Comment se suicider, moyens pour se suicider
Un titre qui dérange. Parce que le suicide dérange. Je vais vous conter la petite histoire de notre ami Folliculaire.
Folliculaire a un blogue. Il commence par écrire un texte sur la prévention du suicide. Quelques centaines de personnes ont lu son texte sur trois mois. Il remarque cependant que pour aboutir sur son texte, les gens ont fait des recherches avec des mots clefs tels que:
- Comment mettre fin à ses jours.
- Comment se suicider sans souffrance.
- Comment se suicider sans avoir mal.
- Comment se suicider sans laisser de trace.
- Se suicider rapidement sans douleur.
Les gens qui se dirigeaient vers son texte ne cherchaient pas à éviter ou prévenir le suicide, mais plutôt à le compléter!
Folliculaire a eu l’idée de refaire un blogue en s’adressant directement aux gens qui veulent se suicider: Comment se suicider. Quelle surprise de se rendre compte que le premier mois, c’est plus de 3000 Internautes qui ont visité son blogue!
Cela donne le vertige. Cela questionne aussi nos techniques de prévention. Si je fais un texte de prévention du suicide, les proches de ceux-ci viendront peut-être s’informer pour intervenir ou trouver des ressources. Mais si je veux atteindre les gens qui vivent une détresse profonde, je dois mettre sur Internet un titre qui saura les rejoindre.
Cela me questionne aussi sur la responsabilité des moteurs de recherche. Si quelqu’un publie un blogue en donnant des moyens pour se suicider, ne devrait-on pas bannir ce texte? La personne qui en arrive à publier des moyens pour se suicider, ne devrait-elle pas être interpelée et questionnée par les autorités? Pousser quelqu’un vers le suicide ou lui faciliter le passage à l’acte, n’est-il pas une complicité de meurtre?
Si vous souffrez au point d’envisager le suicide, si vous avez un parent ou un ami qui pense à se suicider autour de vous, ne restez pas seul. N’hésitez pas à demander de l’aide.
Pour le Québec, 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.
La France: Infosuicide 01 45 39 40 00.
La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.
La Suisse: Stop Suicide
Guide d’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire. Un guide simple et accessible pour tous.
Textes sur le suicide. Commentaires de Raymond Viger sur le suicide.
D’autres commentaires d’Internautes sur un autre billet portant sur le suicide:
Vous pouvez lire l’aventure complète de Folliculaire ici.
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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.
Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.
Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4




383 comments
Comments feed for this article
septembre 15, 2007 à 9:45
Renart L'éveillé
Pour la responsabilité du contenu, je suis bien d’accord : il faudra bien un jour que l’éthique s’incorpore encore plus sur le web que par la néthique…
septembre 16, 2007 à 1:08
folliculaire
Merci Raymond. Tu résumes très bien mon objectif et je suis heureux de constater que cela peut aider à penser autrement l’intervention auprès des suicidaires.
septembre 16, 2007 à 2:29
Raymond Viger
Il ne faut pas se gêner en matière de prévention et d’intervention pour innover et sortir des sentiers battus.
Merci encore Folliculaire pour ton implication, de nous avoir partagé le fruit de ta réflexion et d’avoir osé prendre le risque de faire autrement.
septembre 17, 2007 à 10:41
chossart
il y a 2 ans, agent de la fonction publique, psy de formation, dess et dea de psychanalyse, a 51ans, j’ai tout perdu; mon amoure apres 28ans de couple symbiotique qui a trouvé quelqu’une d’autre sur internet, mon frere decede a 57 ans d’un cancer en phase terminal et j’ai fait 2 tentatives de suscide avec melange d’alcool et de tranxenes.c’etait un appel au secours, mais celui ci n’a ete compris que par ma psychanalyste et ma psychiatre car au boulot, la depression passe tres mal…le melancolique n’est plus operationnel , ni dans la logique du management…l’angoisse qui ressurgit dans votre corps comme la parole de l’inconscient, votre symptome est pris pour de l’hysterie et une incapacite d’agir.comme si le moi, l’ego dominaient les valeurs psychotiques de cette societe non plus de consommation mais de formatage et d’imposition d’une seule norme …sourire, bien etre, massage, jeunesse eternelle, sport, jogging…surtout ne pas penser et rester dans les semblants vides du toujours jouissif. le suscide n’est pas lachete comme le declare lacan, ni fuite, ni ratage mais contrairement un acte pense pour depasser ce fameux sens commun. et en aucun cas, il n’est génétique…..pavese a ben compris que la douleur d’exister etait le principal moteur de force de notre naissance a notre mort…. une depressive heureuse marguerite
septembre 17, 2007 à 12:36
folliculaire
une dépressive heureuse, curieux comme expression, mais combien réel pour plusieurs. Société de normes, je suis assez d’accord avec vous et comme Pavese, la douleur est présente de notre premier instant jusqu’à la mort. L’apprivoiser (douleur) et lui donner un sens sans trop lui accorder une place importante, selon moi.
Bonne route,
septembre 18, 2007 à 2:09
folliculaire
Bonne nouvelle! Le directeur de l’Association de la prévention du suicide au Québec a pris connaissance de mon communiqué (j’ai laissé une copie dans les commentaires de mon billet) et désir en savoir davantage de ma part. À suivre et merci encore M. Viger, vous êtes le seul média à avoir pris mon texte au sérieux. Culture de la mort, je commence à y croire de plus en plus…
septembre 18, 2007 à 10:39
raymondviger
C’est un plaisir de soutenir votre initiative.
Nous avons un rôle et une mission d’un journalisme différent et d’avant-garde. Votre texte méritait d’être lu et d’avoir son espace.
Vous ferez parti de notre magazine Reflet de Société du mois d’octobre. J’y ai laissé les coordonnés de votre blogue à la suite de votre texte.
octobre 5, 2007 à 6:47
olivier
Bonjour,
Je m’appelle Olivier. Je suis mort un jour d’avril : j’étais jeune. Je n’ai rien laissé. Je détestais ce monde : je lui ai dit merde une bonne fois pour toutes. C’est la seule liberté que j’eus dans ma vie : le “choix” de ma mort.
octobre 6, 2007 à 11:59
Raymond Viger
Salut Olivier.
J’aimerais que tu nous en dises un peu plus. Que s’est-il passé en ce jour d’avril?
octobre 15, 2007 à 6:26
Eric Bailly
Bonjour
Le suicide n’est pas la recherche de la fin, au contraire, par cette fin le candidat espére accéder à une autre phase, peut être une autre vie et ainsi repartir sur une nouvelle voie.
Vous dite que l’homme accepte la souffrance par sa naissance et que le terme de cette souffrance est la mort, lorsque cette souffrance devient insupportable et lorsque le paroxisme de la douleur vous touche, là on pense à mettre un terme à ce mal qui vous ronge et vous empêche de vouloir continuer.
Je dirais pour terminer, et comme le disais si bien Marguerite, nous devons voir d’une maniére différente les dépréssifs suicidaires, ma soeur à fait plus de quinze tentatives, qui ont été plus des appels au secours qu’autre chose, mais heureusement le hasard en a voulu autrement, elle a eu de la chance, l’enfant qui est né de sa souffrance lui a donné envie de repartir, aujourd’hui je pense qu’elle est guérie.
notre société est formaté pour ne voir que les gens bien portant psychologiquement.
alors parlons du suicide ouvertement, ce sera la meilleure façon de le combattre.
Salutations
Eric
octobre 19, 2007 à 2:39
fred foulon
c n importe quoi ce ke g lu je sui dsl mai si kelk un ve mourir il doit avoir le droit de choisir et si je trouve pas le moyen sur ce site ou un autre j y ariverai kan meme
octobre 19, 2007 à 3:22
raymondviger
Salut Fred.
Je te remercie d’avoir pris le temps de me laisser un commentaire. Je suis conscient que le texte que j’ai présenté ne représente pas ce que tu cherchais. Je m’excuse d’utiliser de tels moyens, mais cela m’a permis de pouvoir te laisser ce message.
J’ai déjà fait 2 tentatives de suicide. Au départ, j’étais déçu d’avoir été empêché dans l’exécution de mon acte. J’ai été en thérapie, j’en ai parlé. Aujourd’hui, je suis content d’avoir trouvé un sens à ma vie.
J’espère avoir la chance de te reparler. Si tu as ce message, écris-moi, appelle une ligne d’écoute ou passe par le CLSC pour trouver de l’aide. Crois-moi, ça en vaut la peine.
octobre 23, 2007 à 3:21
doris.mathieu
je suis abandonnée
octobre 23, 2007 à 5:56
raymondviger
Bonjour Mme Mathieu.
Êtes-vous la même personne qui a signé Fred Foulon. Les adresses mails ne correspondent pas.
novembre 15, 2007 à 8:18
maugrion
Je viens de lire une tonne de conneries. Pourquoi vouloir dissuader les personnes comme moi qui n’ont jamais rien eu dans leur vie et qui n’ont plus aucun espoir ( j’ai 41 ans, je sais de quoi de parle)de se suicider? Je trouve qu’il est absolument odieux de vouloir forcer les gens à qui la vie n’amène que souffrances à vivre, les traiter de lâches est encore pire. Je vais même plus loin, je pense qu’il devrait y avoir une pilule en vente en pharmacie pour que les gens puissent en finir dignement et sans souffrir. Le suicide n’est ni un acte de lâcheté ni un acte de courage mais simplement un acte de désespoir et je ne supporte pas que des personnes qui n’ont jamais connu ça donnent leurs avis.
novembre 15, 2007 à 8:24
Marie
Je suis d’accord avec Fred ci-dessus, même sans aide, c’est aussi ça que je cherchais en venant sur ce cite, j’y arriverai.
novembre 15, 2007 à 12:38
raymondviger
Je peux comprendre votre déception en ayant lu ce texte. Vous cherchez un moyen pour en finir et vous tombez sur un con comme moi qui vous propose de faire un pas de plus pour rester en vie.
La raison qui me pousse à vous présenter un tel texte c’est que moi aussi j’ai voulu mourir. J’ai fait 2 tentatives de suicides. J’ai été frustré que l’on ait réussi à m’empêcher d’en finir.
Après avoir été en thérapie pour régler les expériences qui m’ont fait souffrir, aujourd’hui, je suis l’homme le plus heureux sur terre que mes tentatives de suicide n’ait pas fonctionner.
J’ai voulu vous présenter mon expérience, en espérant qu’elle puisse aider quelques personnes à accepter que, malgré toute la souffrance qui puisse nous habiter dans certains occasions de notre vie, il y a des moyens autres que le suicide pour les évacuer.
Je ne peux vous dire quoi faire et comment le faire. Mais je peux vous certifier, parce que j’ai passé par là, que la vie mérite d’être vécu.
Prenez le temps de consulter, de trouver l’aide que vous avez besoin. Je ne vous demande que de faire un pas de plus.
Il y a quelqu’un, quelque part, qui peut vous aider.
novembre 25, 2007 à 10:31
Maugrion Marie
Je vais vous dire la solution que j’ai trouvée, j’arrête de manger, c’est peut-être un peu long mais je suis sûre d’y arriver, c’est un conseil que je donne à tous ceux qui veulent le faire, on ne souffre pas on s’affaiblit lentement et c’est tou.
novembre 25, 2007 à 10:37
Maugrion Marie
Je vais même rajouter que c’est agréable, on se sent s’affaiblir de plus en plus et c’est une sensation géniale.
Marie
novembre 25, 2007 à 3:31
raymondviger
Bonjour Marie.
Nous avons eu plusieurs échanges mails direct, sans passer par les commentaires de ce blogue. Tu n’as pas répondu à mon dernier message.
Je t’invite à le lire et à me répondre sur mon mail.
Au plaisir de te lire et de reprendre contact avec toi.
novembre 28, 2007 à 5:11
Adrien
complicité de meurtre ? mais ou va t’on chacun est mettre de son destin et ce n’est pas x ou y qui aurai pu donner un moyen de se suicider qui en est le responsable. Se donner la mort peut se voir sous deux angles la lacheté et le courage. Se donner la mort demande enormement de force et seul une methode de suicide ne peut pas faire franchir le cap !
novembre 28, 2007 à 8:22
Lou
C bien nul et arreter de bleuffer les gens pour les attirer sur votre site.. Ya des gens qui veulent vraiment crever et voir que votre site n’est qu’un gros bleuf, que vous parlez de prevention alors que je veux crever m’énerve doublement..
novembre 29, 2007 à 12:10
raymondviger
Je suis sincèrement navré que de parler prévention vous énerve à ce point.
C’est vrai aussi que lorsqu’un cherche un moyen pour en finir, de tomber sur quelqu’un qui a déjà voulu mourir et qui, aujourd’hui, croit honnêtement que la vie mérite d’être vécu jusqu’au bout, ce n’est pas nécessairement intéressant.
Le fait que je crois sincèrement que nous pouvons arrêter de souffrir autrement que par le suicide, dérange. Et parce que cela dérange, ça mérite que nous en discutions.
Ne restez pas seul, chers amis, avec cette souffrance qui nous étouffe. Parlez-en autour de vous. Donnez-vous cette chance de trouver cette personne qui saura vous écouter et vous faire du bien.
Faites-le pour vous et pour votre continuité.
Bonne chance et merci d’avoir pris le temps de me lire et de m’avoir laissé un commentaire. N’hésitez pas à m’en laisser d’autres.
novembre 29, 2007 à 3:40
valuskova
je ne vois personne dire comme moi qu’il a 73 ans qu’a cet age une femme souffre de ne plus etre belle, de savoir que plus personne ne la prendra dans ses bras etc… ne me dites pas d’aller vers les autres quand je ne sais pas moi meme d’ou je viens. décalage entre profession, situation sociale, financiere je ne sais ou se trouve ma place. ne jamais se plaindre près de ses enfants, ils ont leurs propres soucis. voila si quelqu’un trouve que j’ai encore une raison fe vivre qu’il me le dise. je reste des jours entiers sans parler manger ( mal) dormir c’est tout.alors c’est ça la vie!
mamiet
novembre 29, 2007 à 10:14
mylene
le probleme, c’est que c’est le soir les idées noires et ya personne au bout du fils, meme sos suicide …
novembre 30, 2007 à 6:58
journaldelarue
Pour Mylene, SOS Suicide est un centre de crise pour la Ville de Québec. Il est possible que cette ressource ne soit pas ouvert en soirée ou la nuit.
Je vous propose d’appeler la ligne provinciale qui est disponible 24 heures sur 24, 7 jours semaine. 1-866-APPELLE (277-3553).
novembre 30, 2007 à 7:02
journaldelarue
Pour Valuskova.
Cette responsabilité d’être parent, de tout vouloir garder pour ne pas embêter ses enfants. Ma mère n’a pas voulu partager sa souffrance avec moi. Elle s’est suicidé et j’en suis encore attristé. J’aurais aimé que ma mère se soit plus ouverte, qu’elle me parle de ce qu’elle vivait. Nous aurions pu établir une relation de son vivant.
Prenez le risque de vous ouvrir à vos enfants. Il y a peut-être quelques instants magiques à vivre avec eux.
Je suis convaincu qu’il y a des gens qui vous aiment autour de vous. Pour que vous ayiez l’occasion de leur dire, pour qu’ils aient l’occasion de vous le dire, prenez cet instant pour vous ouvrir à eux.
décembre 1, 2007 à 9:58
adrien
Je comprend tout a fais votre point de vue mais d’une part je ne suis en aucun cas suicidaire (seulement un exposé que je dois faire)
et a vrai dire ce fleau ne cessera pas seulement par le fait que des gens qui ne tiennent plus a leur vie ne trouve pas un moyen sur Internet ou autre . C’est surtout notre modele de societé basé sur la recherche de la perfection et de l’exposition de ce qui reussissent et jamais de ceux qui essaye car la vie est faite de tentative la plupart du temp infructueuse mais qui nous forge certain mieux que d’autre.
Amicalement, Dominguez Adrien.
décembre 4, 2007 à 1:28
lilly
bj!ton blog es sympa merci,mais chaq’un son choi,je pense!! moi c léa g 27ansg essayé plusieur fois de me suicidé,don 1foi ou gt a la limite de reussir!!et je regrette ke ce nest pa fonctioné,maintenan je me laisse en suspen,je me laisse mourir mentalemen!je ne fai plu rien,je ne sor plu,je ne travail plu,je dor 4h par nui!!enfin tou le mond conai ca enfiin nou les deprimé!!et ce depui +de 4ans!!et depui 2ans je ne pren plu de cachet,car ct encor pir !je narrive pa a remonté la pente et le mal etre es a vie en moi!!je narrive plus a vivre com ca!je v fair com marie arreté de mangé es 1bonne chose je pense,et san douleur!!et me laissera du tem pour reflechir,enfin ca fai des anné ke je pense!ma tete va finir par explosé!!!!!courage a tous
décembre 5, 2007 à 12:41
journaldelarue
Salut Lilly,
Tu mentionnes “Je me laisse mourir mentalement”. C’est une forme de suicide qui n’est pas facile à intervenir. Plusieurs personnes autour de toi ne verront peut-être pas le désespoir et la détresse qui t’habite.
Tu dis aussi qu’avec les cachets que tu prenais c’était encore pire. L’as-tu mentionné à la personne qui te les as prescrites? As-tu encore quelqu’un qui te suit?
Tu ne sors plus. Tu ne travailles plus. Tu as de la difficulté à dormir. Maintenant, tu ne veux plus manger.
Tu dis que tu n’arrives pas à remonter la pente, que tu n’arrives pas à vivre comme ça. Je peux comprendre. Tu veux arrêter de manger parce que ça va te donner du temps pour réfléchir.
Donne-toi du temps. Ouvre les rideaux de la pièce. Regarde le soleil, les oiseaux dans le ciel. Essaye de prendre quelques instants de marche à l’extérieur.
As-tu quelqu’un à qui tu peux demander de t’accompagner pour faire quelques pas à l’extérieur?
Prends quelques instants pour toi, pour réfléchir à une nouvelle vie que tu pourrais entamer, pour parler de la souffrance qui t’habites.
Ne reste pas seule avec tout cela. Fais quelques pas pour être aidé dans ta démarche.
décembre 5, 2007 à 11:43
Jessica
moi le suicide j’en est vecu plusieurs tentative vis a vis de mes parents quand on fait cela on pense a notre personnes pas au autres ces deguelasse
décembre 5, 2007 à 12:21
journaldelarue
Voir des proches se suicider ou tenter de le faire est une forme de violence que l’on subit. Ce n’est pas facile de voir quelqu’un qu’on aime et que l’on apprécie tenter de nous abandonner de cette façon.
Les lignes d’écoute et les centres d’aide pour le suicide ne concerne pas que les gens qui tentent de suicider. Ils peuvent aussi aider les proches qui subissent cette violence.
N’hésitez pas à entrer en contact avec les ressources et les centres d’aide. Il nous faut trouver des moyens pour exprimer cette violence que nous subissons pour éviter qu’elle nous affecte ultérieurement.
Ma mère et mon père se sont suicidés. Je n’ai pas consulté, je n’ai pas demandé d’aide. J’en suis arrivé moi-même à faire 2 tentatives de suicide. Ne faites pas comme moi. N’attendez pas d’être en crise pour en parler.
décembre 7, 2007 à 6:39
montaubant
moi aussi j’y pense souvent mais je ne sais pas comment faire jai peur
décembre 7, 2007 à 11:26
journaldelarue
@ Montaubaunt, reste en contact avec cette peur. Parce que derrière cette peur de mourir il y a un goût de vivre.
Avec qui peux-tu en parler? Quelles sont les activités qui te font un peu de bien? Ne reste pas seul avec l’idée de mourir.
décembre 17, 2007 à 8:48
moi
moi j’existe deja plus, j’attends plus rien de la vie, que la mort, je vis plus depuis longtemps, je fais juste semblant, les autres, faut juste savoir leur mentir, leur faire croire que tout va bien, c’est vachement facile, d’enlever toute responsabilité ou culpabilité aux autres, faut pas donner l’habitude de téléphoner, de passer et tout ça, après y a plus qu’a arreter de manger et attendre, c sur qu’avec des medocs ça irait plus vite, mais faut savoir faire avec, et si on se fait pas aider, bin c’est qu’on a plus envie d’etre aidé, alors si on a envie de mourir, bin laissez nous faire, nous on critique pas ceux qui aiment la vie et tout ça, on les juge pas, respectez juste notre droit à plus avoir envie d’une vie de merde faite de souffrance et de larmes, on a pas demandé à vivre et venez pas nous dire d’ouvrir les volets, de regarder le soleil, et d’aller faire quelque pas dehors, on sen fout de tout ça,
décembre 18, 2007 à 2:13
raymondviger
Et si au lieu de mentir à son entourage, pourquoi ne pas prendre le risque de dire ce qui se passe réellement en dedans de nous? Qu’avons-nous à perdre de s’ouvrir à nos proches?
janvier 1, 2008 à 9:24
Eric
Et oui moi aussi je cherchai un moyen de me suicider et je suis tomber sur cette page …j’aie 34 ans et sa fait 4 tentative que je fait … on est le 1 janvier et j’aie passez tout le temps des fête seul personne n’a appeler personne n’est venu …le mal de vivre viens de plusieurs chose propre a chacun de nous, moi sa fait plus d’un ans que je ne suis pas sorti de chez moi même pas pour le dépanneur c’est fous avec l’internet on peut tout commander ,tout pour m’aider quoi !
c’est bien beau les ligne d’écoute mes a chaque foi que j’aie appeler c’est dites ligne ça toujours fini que la personne me comptait c’est tentative et ne m’écoutait plus…je suis incapable de sortir a l’extérieur alors je me dit appelons le clsc pour demander de l’aide il me dise
qu’il faut que je me déplace pour ouvrir un dossier…je viens de lui dire que je suis incapable de sortir …
bon bref sa fait quand du biens dans parler un peut …un jour la lumiere viendra……..
janvier 1, 2008 à 11:16
raymondviger
Merci Éric de nous avoir laissé un message. Pour l’instant, c’est Internet qui est ton lien avec le monde extérieur.
Je te félicite d’avoir fait appel aux lignes d’écoute et au CLSC. Je suis cependant déçu que tu n’y aies pas trouvé le réconfort et le soutien que tu cherchais.
Parfois il faut être plus directif avec nos demandes et nos besoins. Si tu reparles avec des gens d’une ligne d’écoute et qu’il commence à te conter leur vie, si tu sens que ce n’est pas ce que tu cherches, ne te gêne pas pour leur dire. Dis-leur que tu as besoin de parler et d’être entendu. Tu ne veux pas connaître la vie du bénévole. Tu veux que lui écoutes la tienne. Tu peux lui demander si quelqu’un d’autre peut prendre l’appel.
Question de me situer un peu, quelle ligne d’écoute as-tu essayé? De quelle région es-tu?
J’attends de tes nouvelles Éric. Au plaisir de te reparler. Bonne Année 2008, à toi, tes proches et amis.
janvier 6, 2008 à 8:43
Fred
C’est tres bien de parler desuicide ça doit en aider certain… Félicitation
Juste encore un peu de temps pour moi pour ecrire ce com… Mais quand vous le lirez… je ne serai plus de ce monde… la bonne vieille corde… simple rapide et efficace… bon courage atous… moi je ne l’ai plus
janvier 6, 2008 à 11:50
raymondviger
Salut Fred,
Merci pour le message que tu m’as laissé. J’espère que tu auras l’occasion de lire le mien.
Je ne peux rester indifférent à ton message. Peux-tu me parler un peu plus de ce qui t’amène à envisager le suicide comme solution? Qu’est-ce que tu as vécu qui te fait souffrir à ce point?
Tu peux prendre contact sur mon mail direct, sur mon site Internet ou encore tu peux appeler une ligne d’écoute. Ne reste pas seul avec cette souffrance. Il y a des gens prêt à t’entendre.
Raymond.
Pour le Québec, 1-866-APPELLE (277-3553).
janvier 8, 2008 à 3:32
sophie
premiere depression 1988
deuxieme 2000 avec ts
troisieme 2002
quatrieme sept 2006 ….je n’en sors pas
5 mois que je ne suis pas sortie
3mois que je ne me lave plus
je veux en finir
janvier 8, 2008 à 4:02
raymondviger
Bonjour Sophie,
Je viens de recevoir ton message sur mon blogue. Merci de me faire confiance dans ton partage.
Internet permettant d’être en contact avec des gens de partout à travers le monde, pourrais-tu me dire de quel pays et quelle région tu es?
Au plaisir d’avoir de tes nouvelles.
janvier 8, 2008 à 6:23
sophie
je veux vraiment en finir , je souffre de trop
janvier 8, 2008 à 7:04
sophie
je voudrais en finir , mais je ne suis pas violente
le 31/12/2000 , j’ai fait une ts avec medicaments …à quelques heures pres , c’etait bon !pas de chance , on m’a trouvée trop tôt
je ne veux plus souffrir
je ne me pendrais pas , je ne me massacrerai pas , je veux en finir en douceur
si je ne trouve rien , ce sera la tete dans un sac en plastique
je ne veux plus de moi
janvier 9, 2008 à 3:38
raymondviger
Sophie a accepté de communiquer avec moi sur mon mail personnel. La communication entre Sophie et moi devient maintenant confidentiel.
janvier 15, 2008 à 1:38
steve
dépressions a répétition.que de souffrance et isolation.pensées suicidaires a repétition.manque de confiance chronique..recherche de dieu.relations interpersonelles fragmentés.incapacité d,avoir le courage d,en finir.
janvier 16, 2008 à 2:32
desrespéré
ce n’est pas le courage qui me manque , c’est le moyen
janvier 16, 2008 à 10:23
raymondviger
Quels sont les moyens, les ressources que vous mettez à votre disposition pour pouvoir parler de votre détresse? Avez-vous contacté les ressources présentées dans l’article? Avez-vous parlé de votre détresse à vos proches? Quelles activités vous fait un peu de bien?
Merci de me répondre et de rester en contact.
janvier 18, 2008 à 4:52
sophie
je suis foutue
janvier 19, 2008 à 11:02
adeline
je me suis defenestrée le 2aout 2007 et aujourdhui je suis encore de ce monde avec les memes soufrances plus les sequelles de ma ts.je veux vraiment en finir.aidez moi à abréger mes soufrances.dites moi comment vous dire aurevoir..
janvier 25, 2008 à 12:43
audrey
J’ai peur de faire comme Adeline, se rater et avoir encore plus de souffrances. Ce n’est pas le but… J’aimerais partir sans douleur et sans regret. Au fond de moi, il reste un tout petit espoir mais voilà, je ne sais plus quoi faire.
janvier 25, 2008 à 3:10
raymondviger
Bonjour Audrey.
Merci pour la confiance que tu nous témoignes avec le partage de ton questionnement. Au fond de toi, il reste un tout petit espoir. Accroche-toi à cet espoir qui sommeille, qui ne demande qu’à prendre sa place.
Parle-nous de ce que tu vis, ce que tu ressens, de ces événements qui t’ont faire souffrir, des ressources que tu as tenté de contacter, ce qui t’a fait un peu de bien, ce qui te laisse indifférent.
Au plaisir de te lire Audrey.
janvier 26, 2008 à 9:49
PONTACQ Rémy
je souhaite juste entrer en contact avec toi. je ne suis pas suicidaire mais aimerai pouvoir faire mon possible par la discussion pour essayer d aider ne serait ce qu un petit peu mon prochein…
janvier 26, 2008 à 9:54
raymondviger
Bienvenue sur notre blogue. La présence et l’implication de tous pour émettre des commentaires sont les bienvenues.
Vous pouvez me contacter au raymondviger@hotmail.com
janvier 26, 2008 à 10:02
PONTACQ Rémy
Faut dire que j ai connu une personne qui s est suicidee en debut d annee… c etait un collègue de travail… je ne connais pas les tenants e les aboutissants mais je sais u il a fini par le faire… il s est poignardé a plusieurs reprises… meme si ce n etait pas quelqu un de proche cela fait quand meme bizarre de savoir que l on a logé avec une personne pendant plus d un an et que l on ne s est jamais apercu de son mal etre…
janvier 26, 2008 à 10:16
raymondviger
Le fait de cotôyer quelqu’un qui s’est suicidé peut nous faire vivre de fortes émotions, entre autres, la culpabilité de ne pas avoir vu de signes avant-coureur, de ne pas avoir su quoi lui dire ou quoi faire…
Il ne faut pas rester seul avec ces émotions. Il faut prendre le temps d’en parler pour éviter que cela devienne un sujet que l’on ne puisse plus aborder.
Je vous félicite d’être capable d’en parler et je vous encourage à continuer dans ce sens.
janvier 26, 2008 à 10:19
PONTACQ Rémy
ben on en a parlé entre les anciens collegues de cette personne… c est vrai ke cela a fait bizarre a pas mal d entre nous mais globalement peu d entre nous se sentent coupables mais on s interroge quand meme…
janvier 26, 2008 à 11:31
raymondviger
Je ne sais pas si vous êtes du Québec, mais ici nous avons des centres de crise qui peuvent aller rencontrer les employés pour les aider à exprimer leurs émotions.
Pour le Québec, vous pouvez vérifier avec la ligne 1-866-277-3553 quelles sont les centres qui peuvent vous soutenir dans cette démarche ou encore auprès de votre CLSC.
janvier 27, 2008 à 4:30
PONTACQ Rémy
moije suis en france … dans le sud ouest non loin de toulouse…
janvier 27, 2008 à 7:43
raymondviger
Pour la France, vous avez la ressource Infosuicide, par téléphone: 01 45 39 40 00 et leur site Internet: http://www.infosuicide.org/
Vous avez aussi des associations en France qui peuvent possiblement vous soutenir.
janvier 27, 2008 à 7:58
PONTACQ Rémy
oui je suis au courant… je me suis permis de prendre le numero de la ligne infosuicide pour la mettre sur mon blog si ca ne derange pas… j aimerais pouvoir aider les gens alors si tu souhaite faire passer quelsues personnes voulant discuter sur mon blog pas de souci… l adresse de mon blog est sur ton site avec mes coordonnees pour les coms…
janvier 27, 2008 à 8:13
raymondviger
Pas de problème pour afficher les coordonnés d’infosuicide. Plus de gens le feront et plus nous pourrons intervenir et faire de la prévention.
J’ai beaucoup de trafic provenant de France sur mon blogue et plus spécifiquement pour mes textes sur le suicide. Les gens peuvent avoir accès à ton site en cliquant sur ton nom. Je laisse tout de même l’information pour en facilité l’accès: http://experiencesdevie.blog4ever.com/blog/index-173688.html
janvier 27, 2008 à 8:23
PONTACQ Rémy
je suis allé faire un tour sur le forum d infosuicide… j y ai trouvé un poème qui m a énormément ému… je ne connais pas l auteur mais une chose est sure c est que si une plus grande partie des gens pensaient a regarder autour d eux la detresse de certaines personnes qui les entourent et arretaient de faire du nombrilisme beaucoup d’histoire ne se termineraient pas de maniere aussi tragique… pourquoi les pouvirs publics ne prennent pas aussi conscience que le suicide est un fléau qui touche tout le monde et a tout moment… je pense que l on connait tous de maniere directe ou pas quelqu un qui en est passé par la… il reste intolerable ke si peu de monde se soucie de la detresse de ces gens la et j aimerais pouvoir a mon petit niveau faire quelque chose et apporter du soutien… alors n hesitez pas a me contacter… si toi tu as connaissances de personnes cherchant de l aide dans ma region n h esite pas non plus… mon blog est ouvert a tous… autant pour les personnes concernees que pour les proches…
janvier 28, 2008 à 7:19
Pageblanche
Bonsoir
comme bon nombres de personne, je ne suis pas arrivée ici par hasard.
C’est trop dur de souffrir autant
janvier 29, 2008 à 12:26
raymondviger
Bienvenue Page blanche.
Il y a plusieurs ressources internationales annoncés dans le billet ci-haut. Vous pouvez aussi profiter de ce blogue pour vous exprimer et partager avec les autres Internautes.
janvier 29, 2008 à 11:03
tiger59
Il est tellemnt vrai que pour trouver ce site j’avais pour intention de trouver une sorte de “mode d’emploi” indolore! (rires)! J e ne m’attendais pas à trouver autant de personnes qui parlent de leur mal être! Et je te remercie pour ton accueil chaleureux!
La seule chose que je demande c’est une paix interrieure et il me semblke que la mort répondrait parfaitement à ce critére!
janvier 29, 2008 à 12:58
raymondviger
Salut Tiger 59.
C’est un plaisir de t’accueillir parmi nous. Comme tu peux le voir, tu n’es pas seul avec ta souffrance. Ensemble on peut se parler, tenter de trouver des solutions.
Ne reste pas seul avec ce que tu vis. La crise que nous traversons est une période de changement. Il s’agit de voir comment on peut la rendre positive, prendre un nouvel envol.
Au plaisir de te lire.
janvier 29, 2008 à 3:12
tiger59
Y a t il vraiment des solutions?? Les seules personnes que je connaisse ou que je rencontre ont fait des tentatives de suicide et seulement aprés on décidé que la vie en vallait le coup!! Je pense que peut etre face à l’échec elles se sont résignées et pour donner un sens à leur vie ont aidé les autres (je ne porte ici aucune forme de jugement j’emmet seulement un simple avis). Je me demande juste si pour vraiment tirer un trait sur ses maux soit on tente de se suicider et on y arrive (et on se libére)ou on s’en sort et on décide de se libérer d’une autre façon??
Merci encore de m’écouter! c’est si rare
janvier 29, 2008 à 6:34
Raymond Viger
Salut Tiger 59.
Le goût de vivre que j’ai pu développer après mes tentatives ne viennent pas du fait que je n’ai pas complété mes tentatives de suicide, mais plutôt d’un travail thérapeutique pour exprimer ma souffrance et apprendre à vivre avec moi-même en toute sérénité.
Le besoin de redonner aux autres est une façon de m’aider pour éviter que je retombe dans mes anciens patterns. Une façon de me souvenir d’ou je viens, me permettant de demeurer humble vis-à-vis la vie.
Je ne suggère pas à personne de passer par le même chemin que moi. J’espère que ma présence va permettre à des gens d’éviter toute la souffrance que je me suis fait subir.
janvier 30, 2008 à 3:23
Ægidius
Ce que veulent les suicidaires, c’est la certitude de mourir, c’est pourquoi les hauteurs sont si surveillées car elles offrent cette certitude. Une vraie hauteur. Car même un onzième étage a vu ses rescapés. Mais pas un quinzième. Ni un vingtième.
Une société digne ce nom devrait légaliser le suicide purement et simplement avec accompagnement médical. Rien de plus simple que de procéder à une anesthésie générale irréversible. C’est indolore et efficace.
Si elle ne le fait pas, ce n’est pas pour des raisons idéologiques mais par peur de la mort. C’est pour la même raison qu’elle a aboli la peine de mort. L’idéologie n’a rien à voir là-dedans. Simplement la canaille aime à habiller ses peurs ou ses intérêts d’idéologie.
La société n’a pas de sens car d’un côté, elle vous dit « marche ou crève », de l’autre, elle vous dénie le droit de mourir en faisant tout dissuader le suicide. Jusque dans l’architecture.
On reproche par exemple aux chômeurs et autres exclus d’être des poids pour la société, alors pourquoi ne pas leur donner la possibilité d’en finir dans la dignité ?
Quant à ceux qui veulent dissuader les autres du suicide, je me méfie d’eux comme de la peste, comme tous ces généreux autoproclamés, je n’aime pas ces générosités de pacotille car le plus souvent, aider les autres n’a d’autres significations que d’aider soi-même. Et c’est toujours pareil, ce sont les malades eux-mêmes qui prétendent soigner.
Dans une société manifestement surpeuplée, la légalisation du suicide et son accompagnement médical, surtout pour les exclus définitifs, ne devraient poser aucun problème. Et devrait même être une évidence.
janvier 30, 2008 à 7:07
Denis
Le silence de l’univers devant ma détresse,
ces espaces qui semblent m’ignorer totalement,
ma conscience insignifiante devant ces inconnus,
me terrifient et m’écrasent jusqu’au néant.
Seul, perdu dans ces infinis éternels,
je m’étonne de me voir ici plutôt que là,
d’être plutôt que de n’être pas.
Survivant terrassé de l’absolu désespoir,
le désir de démasquer la source coupable de ma peur est le dernier courage qui me reste.
Dieu cruel, j’aimerais tant te détester.
janvier 30, 2008 à 8:08
raymondviger
Merci pour ton poême Denis.
Au plaisir de te lire encore.
janvier 30, 2008 à 6:00
tiger59
L’homme à se pouvoir qu’est la volonté et moi j’ai cette volonté d’en finir!! pourquoi continuer une vie dont on devine la souffrance de chaque lendemain? Mon quotidien est si noir!! je n’arrive plus à suppoprter de me lever le matin avec le goùt de la maladie dans la bouche!! Je n’arrive plus à trouver l’espoir, celui de me dire qu’un jour tout ira mieux
janvier 31, 2008 à 2:19
raymondviger
Bonjour Tiger 59. Content de te revoir.
Peux-tu me parler un peu plus de cette maladie qui te fait souffrir?
janvier 31, 2008 à 7:21
tiger59
Je ne vie plus, je ne peux casiment plus sortir, le moindre effort m’affaiblit (ex: faire mon lit), je tombe dans les pommes plusieurs fois par jour!! j’ai des crises de vomissements, je prend des médoc’s qui me mette dans des états inaccéptabbles!! Et j’en passe!! J’ai l’impreession de ne pouvoir jamais m’en sortir!! je me suis déjà battu contre ça, de toute mes forces, mais rien à n’y a fait, alors je suis devenu lasse de me battre et je préfére me retrancher dans la lacheté!!!
janvier 31, 2008 à 8:31
raymondviger
Bonjour tiger 59.
Quelle est cette maladie qui cause tous ces symptômes? Avez-vous des gens de confiance qui vous entoure, vous visite, avec qui vous pouvez jaser?
Lorsque vous lirez ceci, je serai parti en vacances. Ma première semaine de vacances depuis 3 ans déjà. Ne vous inquiétez pas si je ne peux vous répondre rapidement.
Au plaisir de vous retrouver à mon retour.
janvier 31, 2008 à 10:32
Mario
Bonjour,
Merci pour vos commentaires qui, malgré tout, font toujours du bien.
Depuis que j’ai écris ce petit texte, j’ai repensé à ça toute la journée et je me suis demandé pourquoi j’en suis arrivé à vous écrire et vous parler de tout ça. Ai-je bien fait ? J’en suis gêné… Je me sens ridicule. Suis-je si mal que ça ??? Je me fais peur. Suis-je entrain de faire mon « Caliméro » ??
Je suis français et je n’ai jamais appelé qui que ce soit ou des numéros « SOS Suicide »… Mon cas n’est pas si grave, en relativisant et en le comparant à d’autres cas beaucoup plus sérieux. Pourtant, ce « non-goût » de la vie ne me quitte pas et croit dans le temps.
Ce « non-goût » est présent depuis très longtemps, même avant de réaliser vraiment que je suis gay.
Depuis tout petit, on m’idéalisait une vie « normale », comme tout le monde, comme mes frères, reproduisant le schéma d’une vie de famille avec des enfants, et tout, et tout…
Bien avant ma dixième année, je sentais que j’étais différent du reste de ma famille où l’homosexualité est un sujet tabou. Mais je ne voulais pas me l’admettre. J’en avais honte.
Pendant mon adolescence (que j’ai très mal vécu), j’ai constaté que, indéniablement, le fait d’être gay n’est pas un choix. C’est comme ça, la vie me l’a imposé et je dois « vivre » avec, bien ou mal (il est là, le choix). Alors je me suis exclu des autres pendant plus de 15 ans, loin de tout et de tout le monde…
Je suis resté des mois et des mois sans sortir (ou très peu pour des courses), me négligeant, sans faire le ménage, le cerveau imbibé d’alcool de temps en temps… En attendant que la vie passe… Avec un boulot de merde. Tout en pensant que, de plus en plus, je ne valais rien et ma vie non plus. Je m’enterrais. Je voulais comme avorter de ma vie. Mais comment ? Par quel moyen ? Le seul être qui me faisait tenir debout était mon chat, il est mort depuis.
Quand j’ai rencontré mon mec, il y a environ 9 ans, j’ai pu un peu sortir la tête hors de l’eau grâce à lui. Il m’a appris à m’assumer, envers moi et les autres. Mais malgré cela, ce mal de vivre reste en moi, ne me quitte pas. J’évite tout le temps de le lui montrer car je ne veux absolument pas l’emmerder avec ça.
Maintenant, j’assume mon homosexualité, mais je m’en fous. J’ai passé la quarantaine et j’ai du mal à trouver le courage pour tout. Je me lasse de tout. Plus rien ne m’intéresse. Je me sens toujours aussi nul et ma vie est de plus en plus sans intérêt, sans plus raison d’être, sans aucun sens. Je suis toujours à coté de mes pompes. Je suis toujours en retard pour tout. J’ai perdu cette petite étincelle magique que j’avais quand j’étais tout petit.
Je souffre en moi.
Je sais bien que la mort arrivera bien assez tôt. Mais d’ici là, je continue à manger un repas sans goût…
Et je ne sais toujours pas pourquoi j’écris toutes ces choses mal rédigées et sans intérêt.
Mario
janvier 31, 2008 à 7:40
Aurélie
Bonsoir
Une fois de plus le déséspoir me gagne. Je vis sur Paris, et en me promenant ce soir, j’ai eu comme une envie de dsiparaitre. Alors j’ai trouvé ce site, et efectivement quelle ne fut pas ma déception en ne trouvant pas ce que je cherchais. Cela fait des années que je vis avece ce malêtre, sans encore avoir franchis le pas ultime. Pourtant j’en ai aprlé avec des proches, et finalement sans grands changements. Tout ce qui compte c’est de ne pas les mettre mal à l’aise. Je ne sais plus quoi faire, mes espérances sont à chaque tentative gâchées, et m’enfoncent un peu plus vers le fond. Je sens que je m’en approche doucement ; j’avoue que cela m’effraie, mais j’ai cette impression que tout cela est inéluctable, même si j’ai encore quelques espoirs illusoirs. Je ne sais pas si quelqu’un a déjà été dans mon cas ; cela peut paraître complexe. Mais je n’ai plus de solutions. Je trouverai bien un de ces 4 le moyen d’en finir.
février 1, 2008 à 7:49
D3LL-G
je veux me suicidé voulez vous me donné un truc qui pourait moin faire mal que une corde et un couteau je prendrait bien un gun mais faut un permis est sur le marcher noir je c pas ou trouvé
février 1, 2008 à 5:00
marie R
Je ne sais pas qui vous êtes et pourquoi vous avait créer ce site. Une chose est sûr. Il n’y a pas de mot qui puisse réelement faire part de ce que l’on ressent à l’instant où l’on décide de mettre fin à ses jours. Ce n’est pas la mort que nous recherchons, mais ce n’est pas dans cette vie et dans ce monde que nous vivrons. Parce que la vérité c’est qu’il y a en nous un vide, un sentiment de ne pas faire partie de ce monde. On fait comme si. On agit parce qu’il le faut mais pas parce que nous le voulons. Ce que je veux moi, c’est mourrir pour ne plus être un corps sans âme, sans vie, sans envie. Je marche parfois dans la rue et ce que je vois n’a pour moi aucun sens. J’ai beau essayé de faire partie de se monde mais je suis a coté. Tout ce qui semble faire plaisir au autres ne me touche pas. Parfois et de plus en plus souvent je me demande pourquoi je dois lutter pour me maintenir en vie. Alors que dans mon esprit ce que veux c’est en finir. Lorque je sort de chez moi, je ère sans but et puis je me dis qu’il me suffirait de traverser la route et me faire écraser ou de sauter d’un pont. Cette idée est la seule chose que je trouve censéé. Dites vous bien que la souffrance dans laquelle nous sommes est telle que même les antidépresseurs, les thérapies n’y peuvent rien. Là où je suis, au plus profond de mon âme, il fait noir et il fait froid. Il n’y a pas de lumière. Les mots prononcés pour tenter d’aider ne m’atteigne pas. Un jour prochain je mettrais fin à mes jours et rien de ce qui peut être dit ne me fera changer d’avis, car vous n’êtes pas moi et vous ne ressentez pas ce que moi je ressent. Il n’existe aucun mot. Car à l’instant où je vous écris ceci ma propre pensée est dénaturée du simple fait de tenter d’exprimer mon vécu.
février 2, 2008 à 1:13
simon
Marie,
je trouve ton commentaire très juste et pertinent
dans les mots utilisés et dans les idées exprimées. Moi aussi, je ressents un vide immense en moi, j’ai perdu goût à la vie depuis déjà longtemps (et j’ai à peine 20 ans, et pourtant, je me sens vieux). Moi non plus, je n’ai pas l’impression d’appartenir à cette société et à ce monde, je me sens totalement dépassé, désincarné,
incompatible avec cette vie. J’ai beau faire des efforts pour m’y intégrer, rien n’y fait. Je ne me sens même pas vivant, personne ne m’accorde de l’attention, je ne suis qu’une ombre, qu’un fantôme. J’ai plusieurs fois tenté de mettre fin à mes jours, car c’est l’unique solution pour mettre un terme à mon ennui, à mon malaise et à mon errance, tant physique que psychologique. Je pense que notre vie nous appartient, et que l’on a le droit d’en disposer comme on l’entend. Le suicide est un acte tout à fait légitime : si on n’a pas choisi notre naissance, on a le droit de choisir notre mort. Si la souffrance est trop énorme, à quoi bon continuer de vivre cette souffrance, si on peut l’achever par le biais du suicide? Moi, je n’ai rien à perdre, je n’ai aucun sens à ma vie, je vis sans but. Je hais les gens qui voient la vie en rose et pour qui le suicide est un acte égoïste et lâche : ces gens-là n’ont jamais souffert, et ne savent pas se mettre à la place de ceux qui souffrent réellement, car ils pensent que le monde tourne autour d’eux et de la vérité qu’ils prétendent détenir. Ils ne prennent pas la peine de regarder la détresse des gens autour d’eux, et se réfugient dans des considérations stéréotypées et toutes faites (”le suicide, c’est lâche”…), sans se remettre en question ou faire preuve d’ouverture d’esprit. Pour ressentir ce que ressent un dépressif, il faut déjà être dépressif, et être capable de se décentrer par-rapport à nos propres sentiments, pour pouvoir comprendre d’autres points de vue que le notre. Dire à un dépressif de s’accrocher et de retrouver le moral, c’est comme dire à un handicapé de se lever et de marcher.
Cela fait plusieurs années que je suis une thérapie et que je prends des antidépresseurs, cela ne change rien, cette envie de disparaître est trop profondément ancrée en moi. Je me sens abandonné de tous, désespérement seul, et en mal de reconnaissance. Je suis souvent fatigué, hypersensible, anxieux et malhabile au quotidien. Avec le temps, j’ai accumulé trop de frustrations, notamment sentimentales et affectives. Le suicide, pour moi, est une façon de partir en conservant sa dignité et sa liberté.
Je ne veux plus être moi.
Merci de votre compréhension à tous.
Simon
février 2, 2008 à 4:40
Marie R
Ce n’est pas la mort que je recherche, c’est de ne plus être là. Hélas le seul moyen c’est de se flinguer. Contrairement à certain j’ai une famille qui m’aime et je sais que si je mets fin à mes jours je les ferais souffrir et cette simple idée me fait mal. Pourtant comment expliquer que je ne ressens rien pour ce monde. J’ai beau essayer de faire comme tout le monde. Je fais semblant d’être bien, d’être là. Je m’occupe pour ne pas me figer, car autour de vous quelqu’un finira par vous demander ce qui ne va pas. Et que pourrais-je leur dire si ce n’ai que je n’ai pas ma place en ce monde. Que je ne les comprends pas. Que toute leur petites histoires,leur petite vie,leur préoccupation materièl et autres m’es étranger. Que j’ai froid et que j’ai si mal si mal que rien de ce qu’on l’on pourrais me dire n’attenuera en rien ce que je ressens. Il y a un moi, être social qui appartient à la société, qui a des obligation sociales. Et y a moi “âme” dans un corps que je ne reconnait pas mais que je dois entrtenir, nourrir, déplacer, pour ne pas attirer les regards de mépris ou de fausse compension. Alors on fait comme si, mais pour combien de temps peut-on le faire? Quand on ressent cela depuis l’enfance.
J’ai mal au plus profond de mon âme. Là où je suis,c’est un lieu où personne ne peut entrer et où moi-même je ne peux en sortir, c’est quelque part dans mon esprit et je me dis que si je pouvais me faire sauter la tête et bien peut-être qu’enfin je pourrais me liberer de ce corps, de ce monde. Je ne serrais plus obliger d’être quelq’un que je ne suis pas. Je ne fais pas partie de ce monde. C’est comme si lorsque je marche il y a comme une membrane invisible qui me sépare des gens. Je les vois bouger, parler rires pleurer mais je ne peut les toucher et ils ne peuvent pas m’atteindre. Je ne suis pas en adéquation et c’est cela qui est diffice. c’est comme si on vous avais débarquer dans un autre monde avec aucun moyen de vous adapter car il n’y a rien sur quoi vous puissiez vous accrcher.
Je vous le dit, si je meurs ce ne sera rien en comparaison à cette vie car l’enfer c’est içi et nul par ailleur
février 2, 2008 à 4:53
Marie R
NB: A monsieur Viger
Je tiens à préciser que ce que j’écris dans ce bloc dois rester dans ce blog et ne pas être utiliser à des fin commerciales. Je vous précise cela dans l’éventualité où vous vous servirez de la souffrance des personnes qui n’ont pas eu d’autre choix que de venir sur ce site, pour écrire un livre sur la misère humaine et vous service des temoignages de toutes les personnes qui se sont ouvertes à vous et aux autres peut-être pour la première fois. C’est pourquoi je souhaite avoir de votre part un engagement de votre part écrit, qui peut être lu par tous.
COMMENTAIRE DE RAYMOND VIGER:
BONJOUR MARIE R.
JE PEUX M’ENGAGER À RÉPONDRE POSITIVEMENT À TA DEMANDE DE GARDER LES COMMENTAIRES ET LES TÉMOIGNAGES SUR CE BLOGUE. JE N’AI PAS L’INTENTION DE FAIRE UN LIVRE OU DE COMMERCIALISER LA SOUFFRANCE QUI S’EXPRIME ICI.
J’AI DÉJÀ FAIT 2 TENTATIVES DE SUICIDES. L’ÉCRITURE À ÉTÉ UN MOYEN THÉRAPEUTIQUE POUR EXPRIMER MA SOUFFRANCE ET LES MOYENS QUE J’AI TROUVÉ POUR SORTIR DES MES PATTERNS SUICIDAIRES. J’AI DÉJÀ PUBLIÉ PLUSIEURS LIVRES SUR LE SUICIDE. J’Y RACONTE MES SOUFFRANCES PERSONNELLES ET MON PROPRE CHEMINEMENT. J’AI COMMENCÉ PAR ÉCRIRE “APRÈS LA PLUIE… LE BEAU TEMPS“, UN RECUEIL DE TEXTES À MÉDITER. UN LIVRE REMPLI D’ÉMOTIONS. J’AI ENSUITE SENTI LE BESOIN D’ÉCRIRE UN LIVRE SUR MON CHEMINEMENT, “L’AMOUR EN 3 DIMENSIONS“, UN ROMAN DE CHEMINEMENT HUMORISTIQUE POUR AIDER À DÉDRAMATISER LA VIE ET LES ÉVÉNEMENTS QU’ELLE NOUS FAIT VIVRE. DANS CE ROMAN, J’Y ACCOUCHE DE MON ENFANT INTÉRIEUR. IL DEVIENT MON THÉRAPEUTE, MON GRAND FRÈRE, S’AMUSANT À MES DÉPENDS DE MES PATTERNS ET DE MES DIFFICULTÉS. J’AI AUSSI ÉCRIT UN GUIDE D’INTERVENTION AUPRÈS DE PERSONNES SUICIDARES.
CES LIVRES SONT PUBLIÉS AUX ÉDITIONS TNT ET DISPONIBLES AUPRÈS DU JOURNAL DE LA RUE (514) 256-9000 OU EN LIGNE SUR http://www.cafegraffiti.com/livres.htm
MON VÉCU PERSONNEL ME PERMET D’ÉCRIRE AUTANT DE LIVRES QUE J’AI BESOIN POUR RÉPONDRE À MON BESOIN. CE BLOGUE VOUS EST OFFERT POUR VOUS EXPRIMER ET PARTAGER VOTRE VÉCU DANS LE SEUL BUT D’AIDER LES GENS À EXPRIMER LEUR SOUFFRANCE QUI LES HABITENT ET TENTER, TOUS ENSEMBLE DE S’ENTRAIDER.
AU PLAISIR DE VOUS LIRE MARIE R.
février 5, 2008 à 7:52
mortvif