L’article 212 de la loi sur la prostitution, le proxénétisme et les annonces classées
Dossier Prostitution et Sexualité, Journal de Montréal
L’article 212 du code criminel concernant la prostitution stipule que l’on ne peut vivre pleinement ou en partie de la prostitution d’autrui. Un proxénète qui prend un pourcentage sur le travail d’une prostituée est coupable selon cette loi.
Mais qu’en est-il des médias qui font la publicité des services d’escortes et de prostitution? Ces annonces rapportent des profits. Le média vit en partie de la prostitution d’autrui. Depuis longtemps, nous nous questionnons sur le laxisme des autorités à tolérer cette illégalité au code criminel.
Mais voilà que le vent commence à changer. Le Mercury News un journal de San Jose aux États-Unis, vient de publier un reportage Travis Reed, journaliste de l’Associated Press. Trois vendeurs de publicité pour les annonces d’escorte du Orlando Weekly viennent d’être arrêtés le 19 octobre dernier par une escouade de la moralité, sous le chef d’accusation de faire de l’argent sur le dos de la prostitution. Ils peuvent se faire condamner à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison.
En ce qui concerne le média, il peut être condamné à une amende de 15 000$. Le juge pourrait aussi décider d’incarcérer un représentant du Orlando Weekly. Le Metropolitain bureau of investigation a fait enquête pendant 2 ans pour en arriver à réaliser ces arrestations.
Est-ce que cela va influencer les autorités canadiennes et québécoises à appliquer la loi? Est-ce que cela va mettre de la pression sur les gros vendeurs d’annonces sur la prostitution tel que le Journal de Montréal, le ICI et les autres médias?
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si je donne sa quote à mon pimp, c’est illégal et on peut l’arrêter. Si je paye une publiciét pour m’anoncer au Journal de Montéral, ça on le tolère. Deux poids deux mesures. Son aussi coupable les deux.
Regardez bien autour de vous à Montréal et vous verrez la prolifération des salons de massage, spas et autres lieux où trouver des faveurs sexuelles. Conséquence des gangs de rue qui sont maintenant si bien établies qu’elles ont investi dans des commerces légaux pour recycler (blanchir) l’argent de la drogue. Et que fait la police bien installée dans ces postes de quartier ? Elle attend vos appels. Personnellement, j’ai décidé de quitter Montréal car je ne supporte plus cette décadence.
Jacqueline Julien
Personnellement, je voudrais lutter contre ce commerce humain. Mon ex-mari étant lui-même proxénète a tenté de m’impliquer dans ce système, mais j’ai résisté. Pendant plusieurs mois, j’ai été droguée à mon insu, filmée, exposée à différents individus sans que je sache le pourquoi des choses. Il serait facile pour moi de dire “OUI” ; ce réseau est à ma portée, et par conséquent me faire des centaines de dollars de plus par année, mais par respect pour moi-même et par amour pour mes enfants, je ME REFUSE CATÉGORIQUEMENT d’en faire partie, sauf que j’ai besoin d’aide et je considère que l’aide à laquelle j’ai besoin n’afflue pas….
Bonjour Mme Roy.
Pour tenter de vous donner des ressources qui pourraient vous aider et vous soutenir, il faudrait que je sache dans quel pays et quel secteur vous habitez.
Cela fait partie de la réalité d’Intertet. J’ai des gens qui m’écrivent de partout à travers le monde. Les ressources pour le Québec sont très différentes de celle de France ou de Belgique.
Au plaisir de pouvoir vous soutenir et vous aider.