Y a-t-il un avenir pour la presse écrite au Québec?
Y a-t-il un avenir pour la presse écrite au Québec?
C’est en lisant un billet de Jeff Mignon, un professionnel de l’industrie médiatique que cette question sur l’avenir des médias écrits est venu me hanter une fois de plus.
La position de Jeff Mignon se résume simplement. La presse écrite livre une information de plus en plus superficielle, bourrée de texte d’agence de presse qui se répète d’un média à l’autre. Le journalisme d’enquête est en baisse.
Sur le site de Intruders TV, nous pouvons entendre une entrevue de Philippe Le Roux, président de VDL2 qui actualise chaque année les tendances Internet. M. Le Roux n’est pas tendre envers la presse écrite. Il mentionne que 30 à 50% des nouvelles proviennent d’une dépêche d’un service de presse! Le nombre d’exemplaire vendu par les quotidiens est en chute libre, même en comptant l’arrivée des gratuits! Un baisse qui se chiffre tout près des 10%. Ce qui pourrait faire la différence entre être rentable ou fermer les portes pour certains médias. M. Le Roux mentionne aussi que les budgets de publicités se transfèrent graduellement vers l’Internet, rendant la tâche d’être rentable encore plus difficile.
À tout cela je rajouterais que 2008 est une année assez sombre, pour ne pas dire moyennâgeuse. Le prix du timbre poste ne cesse d’augmenter d’année en année, rendant la distribution aux abonnés de plus en plus difficiles. Patrimoine Canada qui subventionnait une partie de ses frais d’envoies diminue sa participation d’année en année. Il y a même une possibilité pour que la subvention disparaisse au complet!
Le CRTC va appliquer une nouvelle loi sur le télémarketing pour le 1er octobre, rendant cette opération pour aller chercher de nouveaux abonnés plus difficile et plus honéreuse. Notre imprimeur nous annonce une augmentation de 6% du coût du papier pour le printemps avec une autre augmentation de 6% à l’automne! Je n’ai pas besoin de vous parler du prix de l’essence.
Même la subvention du Fond canadien du magazine pour aider les médias à augmenter la qualité de son contenu risque de disparaître. Si messieurs Mignon et Le Roux pensent que l’information est de mauvaise qualité présentement, attendez de voir l’an prochain!
Nous en sommes rendu à imaginer de nouvelles formes de financement pour les médias. Un radioton, un téléton, un quotidienoton et un magazineton. Pas pour financer un organisme communautaire. Pour financer les médias qui risquent d’éprouver des difficultés majeures dans les années à venir.
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[...] quelques jours, je me questionne sur l’avenir des médias au Québec. En tout cas, au moins celui de Reflet de Société et de l’organisme qui le chapeaute, le [...]
[...] quelques jours, je me questionne sur l’avenir des médias au Québec. En tout cas, au moins celui de Reflet de Société et de l’organisme qui le chapeaute, le [...]