France Télécom, épidémie de suicide?

France Télécom, épidémie de suicide?

Raymond Viger                     Dossier Suicide

france télécom épidémie de suicide épuisement travailleurs En 18 mois, ce sont 23 employés de France Télécom qui se sont suicidés. Y a-t-il une épidémie? France Télécom traite-t-il adéquatement ses employés? Que doit-on envisager pour enrayer la situation?

Dans la nuit du 13 au 14 juillet 2009, Michel, architecte pour France Télécom se suicide et laisse une lettre sur ses motivations:

Je suis devenu une épave, il vaut mieux en finir. Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C’est la seule cause… l’urgence permanente, la surcharge de travail, l’absence de formation, management par la terreur

Réaction de Denis Capdevielle pour France Télécom, juillet 2009:

Un « espace écoute » composé d’un médecin, d’une assistante sociale et de deux psychologues a été mis en place et une enquête interne auprès des membres du service concerné a été décidée. Le but est de trouver les faits concrets qui l’ont poussé à bout et de les prévenir pour que cela ne se reproduise plus.

Du côté de la direction, Mireille Le Van poursuit, juillet 2009:

Nos programmes de formation ont été musclés. Des espaces écoute sont disponibles depuis deux ans  Maintenant, on laisse l’unité « réseau » y travailler pour déceler les risques psycho-sociaux.

Suite au 23e suicide chez France Télécom le PDG Didier Lombard affirme le 15 septembre 2009 que, face aux suicides:

La première urgence c’est d’arriver à contrôler et à arrêter le phénomène de contagion et casser le mouvement de spirale infernale… mise en place d’une ligne avec un numéro vert qui débouche sur des psychologues extérieurs à l’entreprise…

Et après quoi? Au 24e suicide on va encore nous dire qu’on a un « espace écoute », des psychologues extérieurs… On aurait pu intervertir les réponses de juillet et de septembre et on en serait encore au même résultat.

Postvention

Et si on parlait d’un principe de base quand on pense être face à un cas d’épidémie? La postvention. Sans donner un cours complet, je vais tenter de vulgariser. Dans un milieu comme l’école ou le travail, le suicide d’un proche peut avoir un effet d’entraînement sur les proches. Les émotions que l’on subit, l’état de choc, de consternation… doivent être évacuées. Des intervenants rencontrent les différentes équipes de travail pour aider les collègues à ventiler leurs émotions. Plusieurs personnes pensent qu’ils sont plus forts, que les événements ne les affecteront pas. Les rencontres de groupe peuvent aider ces personnes à s’ouvrir pour ventiler une partie de leurs émotions. Il faut être pro-actif et aller au devant des gens qui ont subi le stress d’un proche. Une ligne téléphonique au cas où quelqu’un vivrait quelque chose n’est pas suffisant. La postvention est un processus actif pour aider les gens à faire leur deuil.

Pour certains, les rencontres avec les groupes de travail seront suffisant pour leur permettre de développer leur réseau d’aide. Pour d’autres, ils auront besoin de rencontres individuelles.

Est-ce que je considère que d’avoir une ligne téléphonique pour rejoindre un psychologue en dehors de l’entreprise est suffisant? Vraiment pas.

Pour avoir travaillé avec le système français et québécois, je considère qu’au Québec notre intervention auprès de personnes suicidaires est en très grande avance sur celui du système français.

Une épidémie de suicide?

Il faut regarder globalement la problématique. France Télécom, c’est 190 000 employés dans le monde, 106 000 en France. 23 suicides sur 18 mois, c’est une moyenne de 15 par année. 15 suicides pour 190 000 employés, cela donne un taux de suicide 7,9 suicides par 100 000 de population pour l’ensemble des employés de France Télécom. 14,1 suicides par 100 000 de population pour les seuls employés de la France (en supposant que les 23 suicides sont tous des employés français!).

Pour la France, le taux de suicide, selon les différentes littératures et selon les années, varient entre 15 et 30 suicides par 100 000 de population. Dans tous les cas, des taux supérieurs à ceux de France Télécom! Au Québec, en 2001, le taux était de 19,1 suicide par 100 000 de population.

Les taux de suicide chez France Télécom sont donc moindre que ceux de la France et du Québec. Pouvons-nous donner l’absolution à France Télécom? Pas encore. Il faut aussi considérer que pour une population globale, il y a des personnes toxicomanes, qui ont des troubles de santé mentale, des gens qui passent par des extrêmes de pauvreté, des pertes d’emploi… Pourtant des employés qui font carrière chez France Télécom devraient être heureux d’avoir un emploi et une stabilité financière. Et bien non. C’est là que leur responsabilité d’employeur, de bon père de famille est questionné. Leur travail n’est pas le milieu sécurisant et stable qu’un employé a le droit d’avoir. Parce que les dettes et les restructurations de France Télécom ne devraient pas se régler sur le dos des employés.

Dans mes nombreuses interventions auprès de personnes suicidaires françaises, on me mentionnent qu’il faut payer pour avoir accès à certaines lignes d’appel pour le suicide. Pouvez-vous imaginer qu’au Québec on fasse payer les gens qui utilisent les lignes d’écoute? D’autres ont mentionné qu’après une tentative de suicide, ils se retrouvent dans des hôpitaux psychiatriques et qu’aucun suivi n’est fait, aucun service ne leur est offert. Ils sont remis « en liberté » jusqu’à la prochaine tentative de suicide. Sur ce point, on est peut-être un peu mieux au Québec, mais cela nous arrive trop souvent.

Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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Jeunes, hypersexualisation et sexualité

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Dominic Desmarais, Vol 14-5

Dossier Hypersexualisation , Sexualité, Britney Spears .

hypersexualisation des jeunes, sexualité jeune, éducation sexuelle sexeÀ la suite d’une rencontre avec notre journaliste Dominic Desmarais et le rédacteur en chef Raymond Viger, les élèves de l’école secondaire de la Magdelaine, à Laprairie, des jeunes de 15 et 16 ans, nous livrent leur opinion sur l’hypersexualisation.

Tamara Ménard

C’est quand l’enfant est jeune qu’il faut lui inculquer les bonnes valeurs. Pas quand il est devenu adulte! Les ados cherchent-ils de l’attention dans le sexe et les vêtements pour se sentir voulus et aimés?

Quand un membre du personnel demande à une fille de s’habiller convenablement, elle va se plaindre à ses parents et, souvent, ils vont appeler à l’école pour se plaindre du commentaire de l’employé et de l’établissement! L’école peut-elle exercer son rôle d’éducation sans se faire taper sur les doigts chaque fois?

Francis Noiseux, Philipe Boudreaux et Yannick Archambault

Le marché d’aujourd’hui est basé sur le sexe. On se fait arnaquer. Les annonces du désodorisant Axe montre que les filles nous sautent dessus si on en fait l’utilisation! Pour les femmes, les publicités disent d’utiliser tel produit pour avoir un physique parfait. Ça détériore la société en entier. De nos jours, l’argent fait rouler le monde et le sexe fait rouler l’argent.

Marie-Frédérique Bonomo et Marie-Krystine Martin

Le sexe est partout. Même dans les films d’horreur il y a des passages sexuels. Est-ce normal? Tout fait allusion au sexe. Le sexe ne veut plus rien dire. Ce n’est plus une preuve d’amour, mais seulement un jeu. Avant, les jeunes enfants jouaient avec leurs jouets et leurs amis. On ne devrait pas montrer autant de sexe dans la vie de tous les jours. Une affiche d’un couple en train de presque faire l’amour pour la promotion d’une nouvelle paire de jeans. Où est le rapport avec le jeans là-dedans?

Josianne Hudon

La mode «jeans taille extra basse» et «haut bedaine et décolleté» est exagérée. Elle influence tellement les adolescentes que, maintenant, on peut voir dans les centres commerciaux des fillettes de 10 ans acheter des strings, et habillées comme des adolescentes de 16 ans. Un petit geste peut changer le monde.
Devrions-nous boycotter les grandes marques de vêtements?

Catherine Roy et Maude Dagenais

Une jeune d’à peine 8 ans n’est pas capable de faire la différence entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Les parents n’arrivent plus à dire «non» à leurs enfants. Il serait préférable de cesser de médiatiser une mode excentrique et basée sur un corps jeune et parfait. Pourquoi ne  pas avoir des mannequins bien habillés mais un peu en chair? Ce serait un peu plus normal!

Mireille Provost

Le sexe est totalement banalisé chez les jeunes, principalement chez les jeunes filles. Elles veulent ressembler à leurs idoles. Si Britney dit que c’est «cool» de porter des strings qui dépassent du pantalon, les petites filles de dix ans vont le faire sans vraiment se rendre compte du message qu’elles envoient.

Les adultes évitent le sujet de la sexualité. Le seul lieu où il était facile d’en parler c’était lors des cours de Formation personnelle et sociale (FPS). Le cours va être aboli. Comment les jeunes vont-ils faire pour être conscients des dangers et de l’importance de l’amour dans une relation sexuelle? Ce moment devrait être magique.

Anonyme

Beaucoup de jeunes parmi nous ont une fausse idée de l’amour. Dans mon entourage, certains n’attendent pas longtemps avant d’avoir des relations sexuelles et sont prêts à se dire amoureux. Quelqu’un de mon entourage a vécu une agression sexuelle. L’agresseur s’est défendu, prétendant que c’était celle-ci qui l’avait «aguiché». L’agresseur se sent invité à commettre l’acte à cause des vêtements.

Isabelle Bleau, Gabrielle Perrier et Christian Lussier

Personne ne parle de ce que ça prend psychologiquement pour en arriver au sexe avec son ou sa partenaire. Qu’est-ce qu’on fait de l’amour? On banalise le sexe et en faisant ça, on ridiculise l’amour.

Véronique Thibault

C’est vrai qu’il y a plusieurs jeunes qui ont des pratiques sexuelles non protégées, mais c’est loin d’être comme ça pour tous les jeunes. Le Ministère se dit préoccupé par l’éducation sexuelle, sauf qu’il veut enlever le cours de FPS. Trouvez l’erreur. Un jeune est mieux de savoir comment se protéger pour ne pas scraper son avenir, que de savoir ce qui s’est passé il y a 400 ans. Leur avenir est plus important que leur passé…

Alexandra, Patrice et Annabelle

Avec Internet, il est de plus en plus facile pour un jeune d’avoir accès à de l’information sexuelle. Les moyens pour diminuer les effets du problème sont peu nombreux. Placer l’ordinateur dans un endroit fréquenté de la maison en est un bon. Est-ce vraiment correct qu’un enfant puisse regarder ce genre de choses sur Internet?

Anonyme

Nous, les jeunes, sommes énormément influençables. Nous nous laissons mani-puler par l’univers du sexe! Tout cela est terriblement inquiétant! Les vêtements d’aujourd’hui sont parfois très provocants. Les pratiques sexuelles commencent jeune chez plusieurs. Ça n’a plus de sens. Ce qui est populaire, c’est l’amitié améliorée: avoir des relations sexuelles avec un ami, sans avoir de liaison amoureuse. Juste pour le plaisir! Il faut changer la mentalité des gens et s’intéres-ser aux autres valeurs bien plus importantes comme la vie, l’amour et l’amitié!

Audrey de Montigny

 Les élèves doivent comprendre qu’il y a des vêtements plus appropriés que d’autres pour les cours. On ne s’habille pas nécessairement de la même façon pour aller à l’école que pour sortir la fin de semaine. Les jeunes doivent distinguer les lieux de travail de ceux de loisirs. L’uniforme serait une solution pour conscientiser les adolescents.Dans les établissements scolaires, il devrait y avoir des ressources disponibles en tout temps pour répondre aux questions. Les infirmiers, psychologues, sexologues et les professeurs formés ne sont malheureusement pas assez présents. La sexualité est un sujet tabou. Ce n’est pas tous les enfants qui se sentent à l’aise d’aborder le sujet avec leurs parents. Faire l’amour est-il toujours un symbole d’amour ou bien est-il devenu un signe de maturité?

Carolyne Alexandre

 Les élèves des écoles privées n’ont qu’une envie: porter le contraire de leur uniforme! Une de mes amies va au privé et elle s’habille de façon beaucoup plus provocante que moi! Jamais je ne porterais le linge qu’elle porte le soir et les fins de semaine.

Luc Ste-Marie

Nous vivons dans un monde où règne le vice, même chez les jeunes. Les personnes qui ne respectent pas la mode peuvent avoir peur d’être mal vues ou même rejetées. Les jeunes ont peur d’être seuls. Ils s’habillent de la sorte pour se faire des amis, s’intégrer dans la société.

Marie-Claire Brisson Huneault et Stéphanie Nadeau

Si le jeune est élevé avec certaines valeurs et qu’on lui explique bien la situation, il sera mieux informé et agira en conséquence. Il faut prendre des mesures pour freiner ce surplus commercial du SEXE chez les jeunes.

Joannie Allard

Je suis contre le fait que les jeunes filles de 10 à 12 ans se promènent en t-shirt bedaine et en minijupe. Elles se découvrent plus que moi. Voyons! Les jeunes n’ont pas l’argent pour acheter tout le linge qu’ils veulent. Ce sont les parents qui paient. Les parents sont aussi fautifs. Ils mettent ça sur le dos de l’école, mais ce sont eux la cause du problème.

Alexandra, Mikaël, Shawn et Louis-Michel

Le nombre de jeunes filles qui s’habillent osé augmente de façon alarmante. Elles prennent exemple sur des célébrités telles que Jessica Simpson et Britney Spears. Elles sont loin d’être de bons modèles. Il faut apprendre aux jeunes ce qu’est une vraie relation amoureuse afin qu’ils ne sachent pas juste comment utiliser un condom. Il est grand temps que quelqu’un prenne le taureau par les cornes et fasse quelque chose de constructif.

Marie-Ève Robidoux

Les écoles devraient être plus strictes sur l’habillement et remettre en place les cours de FPS. Ces cours sont importants afin que les jeunes apprennent les choses comme il le faut, avec les vrais termes. Les professeurs de FPS sont aussi plus renseignés sur les risques de maladies et comment parler de sexualité avec les élèves. Les parents sont gênés de parler de sexe avec leurs enfants. Peut-être qu’en leur parlant de l’amour aussi, ils seraient moins portés sur la sexualité précoce et complètement dénuée de sens! Les parents devraient prendre conscience du problème et observer leurs enfants, les surveiller et les réprimander s’ils agissent de manière trop adulte pour leur âge.

Maude Blanchet et Tracy Rodriguez.

Plusieurs jeunes pensent que s’habiller comme leurs idoles est tout à fait normal. Les adultes pensent qu’en obligeant les jeunes à porter des uniformes, ils vont changer leur façon de s’habiller. Ce qu’il faudrait, c’est changer ce que l’on montre à la télévision.

Marie-Ève Cool et Marie-Pier Guérette

La jeune fille, grande, mince et belle prend son style sur sa vedette préférée: jupe ultra-courte, chandail au nombril, et se tient dans les bars! Les vedettes sont de mauvais exemples. Les jeunes devraient faire plus attention à leur style vestimentaire. Le médias le plus significatif est Musique Plus. Les  jeunes y voient des vidéos avec des filles pratiquement en sous-vêtement. Même les chansons ont des messages sexuels. Les jeunes n’ont pas besoin de ce genre de chansons. Nous devrions empêcher les vidéos à caractère sexuel. Quelques vidéos sont originaux et intéressants avec des messages sociaux. Ce sont ces vidéos que les jeunes devraient écouter.

Sandy

C’est vrai que les parents ont une responsabilité pour donner des conseils sur les vêtements à leurs enfants. Mais la télé-réalité, la mode vestimentaire provocante qu’on leur propose dans les magazines, et les vedettes de vidéo-clips, auxquelles les filles s’identifient, rendent les jeunes soucieux de leur apparence. Le message envoyé est un épanouissement sexuel que la fille n’a pas. Le port d’uniforme est une solution qui réglera les compétitions des vêtements à la mode entre les élèves, et les rendra moins préoccupés par la perfection. Au lieu de diffuser une mode provocante, pourquoi ne pas s’en servir pour faire de l’éducation à la sexualité, aux médias et à la consommation responsable?

Autres textes sur la Sexualité et l’Hypersexualisation .

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

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Sexualité dans les prisons

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Sexualité dans les prisons

Jean-Pierre Bellemare – Prison de Cowansville, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Dossiers, SexualitéMTS-Sida, Chronique du prisonnier

sexualite-prison-sexe-prisonnier-pénitencier Il existe beaucoup de préjugés sur les mœurs sexuelles en prison. Entres autres, les viols que subiraient les jeunes ainsi que la dominance homosexuelle, la prostitution et les relations entre membres du personnel et détenus.

La sexualité dans le milieu carcéral est plutôt discrète pour ne pas dire carrément secrète. Lorsqu’il y a des rumeurs, elles deviennent rapidement une tumeur maligne pour celui qui la subit. Ceux qui sont le moindrement fragiles psychologiquement deviennent des boucs émissaires.

Prostitution

La prostitution existe aussi. Certains jeunes détenus âgés de 18 à 25 ans recherchent la protection d’un détenu plus gros qu’eux ou ayant une grosse réputation en échange de sexe avec lui. Les pires prostitués sont ceux qui vendraient père et mère pour leur dose de drogue. D’autres, coincés par un gros endettement, accepteront de vendre leurs corps au lieu de recevoir une raclée pour couvrir leurs dettes. Cela ressemble beaucoup à ce qui se passe dans notre société, à la différence près qu’aucun détenu ne fait ça pour payer ses études.

Plusieurs détenus utiliseront le service des jeunes prostitués de façon si discrète que vous ne pourrez jamais deviner leur penchant. La honte, la peur qui les grugent de l’intérieur les empêchent de sortir du placard.

Le milieu carcéral étant très macho, les homosexuels effeminés travestis, ceux qui s’affichent ouvertement sont victimes de commentaires disgracieux, et ce, sur une base quotidienne. Voilà une bonne raison pour laquelle les homos ne s’affichent pas ouvertement ou ne le font que rarement. De plus, les maladies transmises sexuellement ont parfois des conséquences mortelles qui ralentissent les ardeurs sexuelles de plusieurs.

Homosexualité

Pour certains gais, la prison devient, à maints égards, le paradis. Ils ont accès à une clientèle vulnérable et souvent désemparée, facile à conquérir par la drogue, le chantage et autres. De plus, contrairement aux apparences, ceux qui paraissent coriaces et sans cœur et qui prêchent l’anti-homosexualité, pratiquent parfois eux-mêmes cet échange de services sexuels.

Il y naît de véritables histoires d’amour entre hommes; jalousie, tricherie, mensonge, réconciliation. Il est surprenant de voir à quel point ils ressemblent à de vrais couples hétérosexuels. Le pénitencier n’autorise pas ce genre d’activités à l’intérieur des murs, car un détenu surpris en train d’avoir un rapport sexuel est puni sévèrement.

N’oublions pas ceux qui ont de sérieux problèmes de déviances sexuelles, ils chassent tels de véritables prédateurs les plus faibles. Les viols en prison sont extrêmement rares pour la simple raison qu’il y a trop d’hommes consentants. Lorsqu’un viol se produit, il est souvent dû à une surconsommation de boisson avec pilules. Résultat? le gars devient gaga, fou. Dans ma longue période de détention, ces cas sont des exceptions à la règle.

Sexualité entre détenus et membres du personnel

L’amour transcende toutes les frontières, toutes les barrières, les menottes et efface les uniformes. C’est connu que les plus belles histoires proviennent d’amoureux que tout sépare: la richesse, le clan, la religion, le lieu. Roméo et Juliette, Tristan et Iseult pour citer quelques exemples. L’interdit est un sacré aphrodisiaque pour ceux ou celles qui s’y risquent.

Ici, au pénitencier, le sexe avec un membre du personnel est un sujet plus que tabou, il est sanctionné sévèrement par les autorités. J’imagine qu’être directeur de la prison, je ferais la même chose, mais étant un détenu et ayant déjà vécu ce genre d’expérience, je vois les choses d’un tout autre œil.

Nous apprenons à apprécier la femme comme aucun homme à l’extérieur ne peut le faire. Notre manque affectif et amoureux, qui ne cesse de croître, fait en sorte que notre désir fait de nous de véritables Casanova. Pour les femmes qui succombent, elles découvrent un chapitre sur l’amour digne d’un roman Harlequin. Les autorités en place font leur possible pour que cela n’arrive pas, voilà pourquoi il est plutôt rare de voir un détenu en compagnie d’une femme seule et à l’abri des regards. Ce qui est cocasse, pendant qu’ils surveillent les femmes, certains membres masculins du personnel et d’orientation gaie ont les coudées franches. L’amour au pénitencier est exception, mais lorsqu’il se produit, cela ressemble à une fleur perçant l’asphalte en plein centre-ville, magnifique triomphe de l’amour sur les éléments ou les conventions.

La recherche de la beauté suprême avec un corps de déesse devient totalement secondaire. Notre besoin d’être aimé reste présent même si nous sommes incarcérés. Je sais que plusieurs d’entre nous attendent leur sortie pour exprimer leurs besoins légitimes d’être reconnus et aimés. Personnellement, je sais par mon expérience que le déni de nos envies sexuelles et affectives cause des dommages à notre famille, à nous-mêmes et à notre future conjointe.

Il s’est produit de belles histoires d’amour entre les membres du personnel (professeur, secrétaire, agent de libération, bibliothécaire, gardienne) et certains détenus. Naturellement l’administration étouffe le tout de son mieux. Étrangement, la beauté d’aimer devient un acte criminel, abject et ridiculisé par les autorités. À tel point que lors de la formation des membres du personnel, un volet important y est accordé: comment ne pas succomber aux détenus! Des lavages de cerveaux, on convainc les femmes que les détenus veulent uniquement les utiliser pour rentrer de la drogue ou leurs soutirer des informations sécuritaires.

Cela n’est pas la norme. Est-ce que toutes les secrétaires qui couchent avec leurs patrons le font uniquement pour de l’avancement? Non, il arrive qu’ils s’aiment vraiment et deviennent conjoints. Il se passe la même chose au pénitencier.

Qu’un détenu craque pour une femme est considéré comme un geste inadmissible. Trahison, voilà l’idée que veut faire naître l’administration à ceux ou celles qui auraient envie d’écouter leur cœur plutôt que leur tête.

La rigueur de l’environnement carcéral complique le flirt au maximum. Plusieurs détenus ne tolèrent pas qu’un de leurs semblables joue dans le camp ennemi. Il va de soi que les autres membres du personnel qui voient le manège d’un détenu réagissent négativement à la chose. Donc, une opération de séduction doit être soigneusement étudiée pour qu’elle aboutisse un jour. La prison est remplie de caméras, mais aussi d’informateurs qui se font un devoir de vendre leurs confrères ou consœurs de travail.

L’approche est si progressive que la douceur que nous développons en est enivrante. L’amour qui fait craquer nous ramène comme des ados à leurs premiers véritables amours. Pour le détenu plus rien ne semble compter, il est prêt à tout. Je vous le dis, un véritable fleuve de passion et de désir.

Ce sont des histoires qui font rêver et lorsqu’elles se réalisent, c’est le bonheur total, au grand dam des autorités en place. Mon expérience personnelle m’a coûté très cher vis-à-vis de l’autorité, mais je ne regrette rien. Le plaisir retiré, les souvenirs créés valaient amplement les années incarcérées. Pour l’amour, des explorateurs ont traversé l’océan, des rois ont fait la guerre, moi je me suis rempli de souvenirs indélébiles qui valent leur pesant d’or.

Je pourrais vous écrire une histoire d’amour si touchante, si bouleversante que des larmes vous viendraient. Malheureusement l’amour carcéral ne peut se vivre que dans la clandestinité.

Mariage gai en prison

Les relations sexuelles sont peut-être interdites dans les pénitenciers du Québec, mais les instances ne peuvent rien contre l’amour. À preuve, le 29 octobre dernier, dans la prison de Cowansville, où notre collaborateur Jean-Pierre Bellemare est incarcéré, les détenus Sony-Jean Martin et David Bédard se sont unis pour le meilleur et pour le pire, dans l’établissement où ils purgent leur peine respective. Une juge de la paix les a mariés lors d’une courte cérémonie.

C’était la première fois qu’un tel événement prenait place dans un pénitencier du Québec. Mais il pourrait bien en inspirer plusieurs autres, puisque la pratique est conforme à la Charte canadienne des droits et libertés.

Les nouveaux tourtereaux sont emprisonnés dans des départements différents, et il n’est pas question pour la prison de leur permettre de se rapprocher. Mariés, mais déjà séparés!

Condoms et relations sexuelles dans les prisons

Bien que proscrites, les relations sexuelles dans les pénitenciers sont protégées… par les autorités, qui distribuent des condoms aux détenus! «De cette façon, on réduit le risque d’infections transmises sexuellement» explique Jean-Yves Roy, gestionnaire aux communications pour le service correctionnel du Canada section Québec.

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

Quelques textes de nos chroniqueurs en prison:

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Les jeunes nous parlent: sexe et gangs de rue

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Dossier Gang de rueSexualité et Hypersexualisation

Notre journaliste, Dominic Desmarais publie un excellent reportage sur les gangs de rue (vol 13 no 6). Ce reportage a été repris par d’autres médias à travers le Québec. L’école secondaire de la Magdelaine à Laprairie s’est servi de ce reportage pour amorcer une réflexion auprès de leurs jeunes. Nous rapportons ici les commentaires de 14 de ces jeunes du Secondaire IV. Leur âge varie de 15 à 16 ans.

Janyck Beaulieu

Le problème des gangs de rue est devenu inquiétant. Les parents absents sont une cause importante. Avec les années, sans encadrement et à se débrouiller seul, il risque de développer des moyens de survie illégaux. Afin de faire de l’argent, ces jeunes se rassemblent et deviennent des gangs de rue. Il serait important que l’enfant soit bien encadré par des organismes si ses parents ne s’en occupent pas.

Le gouvernement devrait donner plus de fond à ces organismes et en créer de nouveaux. La drogue y est aussi pour quelque chose. La drogue affecte non seulement notre corps mais aussi notre façon de penser et d’agir. Elle provoque une forme de négligence face à l’éducation et à tout ce qui l’entoure. Ne voulant plus aller à l’école, ils se promènent en petite gang et cherche à faire de l’argent. La drogue est un moyen facile pour en faire.

Je crois que les gangs de rue sont un problème de plus dans la société. Ils reflètent bien comment le Québec s’occupent de ses jeunes. Il serait grand temps d’agir et de leur donner la chance d’avoir une vie stable.

Julie Lefrançois et Jean-Michel Tessier

Les acteurs concernés tels que les écoles, les familles ou encore la police devraient s’unir rapidement afin de sauver le plus de jeunes de leur détresse profonde. Les parents doivent s’investir dans leur rôle. Les jeunes ont grandement besoin d’attention, de valorisation ainsi que de protection. C’est aux parents que revient ce devoir. Un enfant qui manque d’affection et d’encadrement risque plus d’adhérer à un gang. C’est le seul moyen qu’il trouve pour combler un vide intérieur.

Les jeunes sont-ils trop influençables? Autrefois, la valeur familiale fracassait le palmarès des valeurs. Aujourd’hui, elle s’est fait déclasser par l’argent. Le gangster RAP, dont le chanteur 50 cents, contribue à véhiculer l’image que l’argent est synonyme de beaux chars, de belles filles, de drogue, d’armes, de sexe. La vie facile. Pourtant, la vision qu’ils offrent dans leur vidéo n’a rien à avoir avec la réalité. Une solution qui aiderait à contrer les gangs serait d’investir dans les milieux concernés et de sensibiliser les gens à cette triste réalité.

Sébastien Houle

Taxage, intimidation, menaces, vente de drogue, prostitution et règlements de compte. Voilà ce qu’est l’enfer des gangs de rue. Les morts ne cessent d’augmenter et la plupart sont reliés aux gangs de rue.

Plusieurs familles pleurent, font le deuil de personnes qui étaient proches d’eux. Pourquoi s’enrôler dans des gangs de rue? Ce problème prend beaucoup d’ampleur. Il faut trouver des solutions qui régleront au plus vite ce problème. Sommes-nous en train de perdre le contrôle de la situation? L’univers des gangs de rue est un système très violent et dangereux. Plusieurs jeunes ne connaissent pas les dangers qu’ils courent en entrant dans les gangs de rue. Ils vivent parfois des problèmes familiaux ou il manque tout simplement d’encadrement.

Nous devrions dès maintenant informer nos jeunes et aider ceux qui sont déjà dans cet univers. Tout cela doit changer au plus vite. Les jeunes sont souvent influencés par les chanteurs de rap. Le style gangster rap est devenu très populaire auprès des jeunes ados. Les vidéo clip ne leur donnent pas toujours un bon exemple. Dans ces vidéos, le chanteur 50 cent fait allusion à la force des armes ou aux pouvoir que peut apporter l’argent. Les jeunes se basent sur ces modèles pour donner un sens à leur vie. Il faut à tout prit intervenir.

Qu’est-ce que ces jeunes deviendront à l’âge adulte? La société doit réagir au plus vite à ce problème et venir en aide aux jeunes ados qui vivent l’enfer des gangs de rue. Pour les autres jeunes, il faut les prévenir des graves dangers qu’ils risquent en s’enrôlant dans un gang. Il faut aussi dire aux parents d’intervenir auprès des jeunes et de faire appel à des organismes pour leur venir en aide.

Joanie et Mélyanne

Le phénomène des gangs de rue touche de plus en plus la jeune population de Montréal. Pour notre part, nous sommes confrontées à la peur et à l’insécurité de sortir seules le soir. Les policiers sont impuissants face aux méfaits des gangs de rue. Comment peut-on se sentir en sécurité lorsque nous regardons ce qui nous entoure? Personne n’est à l’abri de la violence.

Ne croyez-vous pas qu’il serait peut-être temps de réagir à ce trouble de société grandissant? Quel est l’influence des vidéo-clips chez les jeunes? Pourquoi des femmes s’exposent à peine vêtu devant un public de tous âges? Ce phénomène vulgaire et superficiel est incompréhensible. Oui, les chanteurs auront plus de profit en provocant les spectateurs, mais ils ne se soucient pas des méfaits qu’ils causent. Ces méfaits poussent les jeunes vers une pensée négative et les amènent vers les gangs de rue. Pourquoi pousser les jeunes vers la haine au lieu de leur apprendre les belles choses de la vie?

Pour solutionner nos nombreux problèmes sociaux, nous devons premièrement en prendre conscience. Les policiers devraient être plus présents dans les rues pour éviter et diminuer la violence. Les postes de télévision devraient arrêter de passer de tels vidéo-clips et d’en passer des plus réalistes, qui montrent les vraies choses de la vie.

Marie-Lucie Chénier et Jean-Christophe Emond

Les gens ne font que parler des gangs de rue mais personnes ne donnent de vraies solutions. Ils ne comprennent pas réellement ce qui attire les jeunes à aller dans un gang. La plupart des jeunes joignent les gangs de rues pour l’argent. C’est dix fois plus payant qu’un travail légal et ça demande beaucoup moins d’effort.

On devrait encourager les jeunes à travailler légalement en augmentant leurs salaires et en améliorant les conditions de travail des jeunes. Ce qui pousse aussi les adolescents à joindre les gangs est la protection. De nos jours, on ne se bat plus un contre un. Ils appellent tout leurs amis pour se défendre. Un jeune qui appartient à une gang est protégé par les autres membres. Tant que les jeunes pourront se faire de l’argent facile et qu’ils seront protégés par leurs gangs de rues, ils en feront partis. Il faut agir en favorisant le travail légal.

Marc-Alexandre Croteau et Jean-Nicholas Bourdon

Les gangs sont de plus en plus présentent dans les rues. Nous sommes d’avis que le rappeur 50 cents et le gangster rap ont une mauvaise influence sur les jeunes. Tous ces fans veulent faire comme lui. Je connais un ami qui n’écoute que ça. Comme fond d’écran sur son ordinateur il a deux AK47 et deux M4. Il se promène à tous les jours avec un canif sur lui! Le gangster rap montre une mauvaise vision aux jeunes. Les jeunes sont violents parce qu’ils sont trop laissés à eux-mêmes. Les parents ne sont pas assez présents dans la vie de leurs jeunes. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent et les parents n’en savent rien.

Bénédicto Desbiens

De plus en plus de jeunes cherchent à se valoriser. C’est pourquoi ils veulent faire parti de «gangs de rue». Les adolescents ont besoin de se référer à un modèle pour être «cool». Le rappeur 50 cents a une influence sur les jeunes. Les adolescents voient dans ses vidéo-clips qu’il est riche et ils veulent faire pareil. Pour les adolescents, riche signifie: avoir toutes les filles, des grosses maisons, etc. Il faudrait réduire ce phénomène car il grossit d’année en année.

Les policiers ont essayé de trouver des trucs pour réduire ce phénomène, mais sans résultats. Les gangs de rue dureront tant et aussi longtemps que ces modèles existeront. Nous devrions changer leurs perceptions et proposer d’autres modèles. Mais allons-nous vraiment réussir à réduire ce phénomène?

Danny Arseneault

Les gangs de rue sont de plus en plus présente dans notre région. Les jeunes font parti de gangs de rue parce qu’ils veulent avoir une protection. Les jeunes qui ont de la misère avec leur famille et qui sont dans des milieux défavorisés sont plus portés à faire partie d’un gang. Ils se font influencer par d’autres jeunes.

Les jeunes veulent aussi imiter leur idole. Le rappeur 50 cents est un des modèles pour les jeunes. Dans ces vidéos, on peut y voir le luxe, les chars, l’argent, les filles. Les jeunes pensent améliorer leur image en adoptent celle de leur idole.

Marian Kissi

Ce n’est pas tous les membres d’un gang de rue qui sont violents. Le sentiment d’être en sécurité est une des raisons de vouloir appartenir à une gang. En étant en gang, on sait qu’on a un groupe d’amis qui sera toujours là pour nous. Il deviendra notre famille. On se sentira moins seule. Je ne crois pas que c’est la solution idéale pour se sentir aimer.

En regardant les vidéos clips de 50 cents tenant une arme, ça influence les jeunes. Mais c’est la responsabilité des médias. Ce sont eux qui projettent ce genre de vie aux jeunes. On allume le téléviseur. On voit du monde riche. Pleins de voitures coûteuses. Une grande maison. C’est ça que la majorité des gens vont vouloir! Pour que les adolescents n’envisagent pas ce mode de vie, les parents doivent être présents et montrer à leurs enfants qu’ils sont là pour eux. Ils doivent aussi les soutenir dans leurs décisions afin d’assurer leurs futurs.

Marc-Antoine Serré

Il y a trop de jeunes qui sont membres de gangs de rues. Est-ce normal? Dans les écoles, il y a beaucoup trop de violence. Les écoles doivent prendre des mesures de sécurité tels des caméras. Ils conservent même les numéros de casiers des suspect et envoient l’escouade canine. C’est anormal de devoir prendre de tels mesures.

Des jeunes entrent dans les gangs de rues en pensant devenir riches et puissants. Ils ne pensent pas aux conséquences que cela peut leurs apporter. Je partage l’avis de l’inspecteur Jean Baraby de la police de Montréal. Le devoir primordial des parents est de dire à leurs enfants qu’ils les aiment et qu’ils le fassent sentir mieux. De plus, le projet de l’organisme communautaire de la Maison d’Haïti avec ses travailleurs de rue est une très bonne idée pour minimiser la violence. Les gangs de rue existeront toujours. La facilité à se procurer des armes encourage ce phénomène. Mais on peut toujours la minimiser!

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Disponible en anglais Love in 3 D.

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