Sondage graffiti et tags

Résultats d’un sondage sur le graffiti

Graffiti illégal à Montréal : Malfaiteurs ou artistes ?

Un vox pop réalisé par Reflet de Société auprès d’une trentaine de personnes dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve (où il y a beaucoup de graffitis) et Outremont (où il y en a peu) révèle que les personnes interrogées portent surtout un jugement esthétique sur ce qu’ils estiment être un mode d’expression à part entière.

Claire Gaillard et Morgane Lapeyre  Dossier Graffiti

Le coup de sonde réalisé en 2007 ne montre pas qu’il y avait des différences significatives dans la perception du graffiti entre les deux quartiers. Si les personnes interrogées évoquent parfois la notion d’insécurité, c’est en rapport avec les messages violents, haineux et propagandistes que certains graffitis véhiculent. Toutes ont fait la distinction entre les tags (signatures et messages), perçus comme des gribouillages, et les fresques, fréquemment considérées comme de véritables œuvres d’art.

Autre observation, les graffitis dérangent la plupart des passants parce qu’ils constituent une dégradation du paysage urbain. La violation de la propriété privée est aussi un reproche récurrent adressé aux graffiteurs. Selon les personnes interrogées, ils devraient demander l’accord du propriétaire du mur qu’ils convoitent.

Finalement, le graffiteur est aux yeux de certains un jeune homme, marginal, un peu anarchiste, punk, rappeur ou bohème. Pour d’autres, il est simplement avide d’expression publique clandestine. Voici un échantillon représentatif des témoignages récoltés par Claire Gaillard et Morgane Lapeyre.

Outremont

Yannick Senouvo: « Le graffiti m’évoque la pauvreté. C’est souvent dans les quartiers défavorisés qu’on trouve les graffs. Je m’imagine un jeune, style rappeur avec une capuche. Le genre bad boy. »

Antonio Curcuruto: « C’est une expression artistique métropolitaine. Le graffeur, c’est un type avec une tuque, un peu marginal. Il s’exprime de cette façon parce qu’il ne peut pas le faire par d’autres moyens. »

Félix Dupont-Foisy: « Je trouve ça beau dans la mesure où c’est pas du gribouillis. Ce sont des jeunes de 15-18 ans. Je ne veux pas généraliser, mais ils sont un peu gangsters. »

Mélanie Riverin: « Je trouve que c’est une forme d’expression. Ça peut mettre de la vie et de la couleur, mais il devrait y avoir des espaces faits pour ça. Un graffiteur, c’est quelqu’un qui a une casquette. »

Isabelle Guédon: « Ça peut embellir des endroits tristes ou dénudés. Mais ce n’est pas correct de faire des graffitis sur les murs des propriétés privées. J’imagine des jeunes d’un style un peu bohème qui ont besoin de s’exprimer. »

Hochelaga-Maisonneuve

Josiane Boulet: « Le graffiti y’en a des super beaux. Tout ce qui est écriture et gribouillage c’est affreux. C’est aussi important d’en faire que sur les supports autorisés. J’en ai fait des graffitis quand j’étais jeune alors je suis bien placée pour dire que n’importe qui peut en faire. »

Jean Michel Richard: « Y’en a, c’est de l’art, d’autres du barbouillage. C’est une façon de s’exprimer. Je trouve que ça met de la vie. Le graffiteur est un peu punk. C’est quelqu’un qui doit être un peu flyé. »

Michel Robert: « Il ne devrait pas y en avoir sur les murs des propriétés privées. Y’a des petits jeunes qui écrivent les initiales de leur blonde. Ça devrait être enlevé. Mais il y a aussi des chefs-d’œuvre. Les graffiteurs peuvent être des jeunes de la rue ou de vrais artistes. »

George Dunn: « Un sentiment d’insécurité? Ça dépend de ce qui est marqué. Le graffiteur, c’est un gars qui fait ce qu’il aime, je le vois tout plein de peinture. »

Diane Jean: « Y’en a des laids. Le graffeur, c’est quelqu’un qui veut s’exprimer, mais s’exprimer sur des affaires publiques, ce n’est pas correct. Il y a des murales faites spécialement pour ça. »

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Vandalisme dans le métro et les transports en commun

Entrevue avec Serge Savard de la Société de Transport de Montréal

Vandalisme dans le métro et les transports en commun

La Société de transport de Montréal (STM) consacre annuellement 1,3 million de dollars à l’enlèvement des graffitis dans son réseau. Ça peut sembler énorme et pourtant, c’est encore insuffisant.

Martin Ouellet   Dossiers : Graffiti, Hip-Hop

graffiti dans le metro de montreal

En effet, une évaluation faite en 1999 a révélé qu’il aurait coûté 5 millions pour nettoyer complètement l’intérieur de toutes les stations du métro de Montréal. C’est sans compter ce qu’il aurait fallu débourser pour remettre à neuf tous les autobus de la flotte, la surface extérieure des stations ainsi que les abribus…

Où frappent les vandales?

Le vandalisme est généralisé à l’ensemble du réseau. Même les œuvres d’art ne sont plus respectées par la nouvelle vague de graffiteurs, qui les trouvent démodées. Certains produits chimiques très puissants utilisés pour enlever les graffitis risquent de dégrader la surface des murales ou autres pièces de notre patrimoine artistique. À la station Snowdon, entre autres, les murales représentant les quatre saisons ont été très abîmées par l’enlèvement de graffitis à répétition.

Les conséquences?

Toute personne surprise à souiller une station de métro est passible d’une amende de 75 à 500$. Depuis peu, il faut savoir également que la STM poursuit systématiquement au civil les graffiteurs pris sur le fait pour leur réclamer le montant total qu’aura coûté la réparation de leur vandalisme.

Comment évaluer les coûts?

Pour déterminer à combien s’élève la facture pour les dommages subis, la Société de transport prend en considération différents facteurs: le type de matériel utilisé pour le graffiti, la nature de la surface à nettoyer multiplié par la superficie en pouces carrés et finalement le salaire de la main-d’œuvre chargée de l’effacement. Il existe d’autres pertes reliées au graffiti, impossibles à récupérer. Par exemple, lorsque des voitures de métro sont graffités, on les retire de la circulation jusqu’à ce qu’elles soient nettoyées ou repeintes, ce qui cause une perte de productivité.

Serge Savard affirme que les sommes réclamées par la STM aux vandales sont toujours évaluées de cette façon. Ceux qui prétendent que les chiffres sont gonflés font fausse route car la méthode de calcul est approuvée par l’industrie.

Verra-t-on la fin de la guerre au graffiti un jour?

«Depuis longtemps, notre objectif n’est pas d’éliminer le graffiti, ce qui est utopique, mais de le réduire. Il faut contenir le problème, ne pas laisser déborder la situation. Une grande partie de notre clientèle n’apprécie pas le graffiti et est intimidée par sa présence dans les transports. Cela donne l’impression que le service est négligé et ça crée un sentiment d’insécurité chez la population.»

La prévention?

La STM organise des activités de sensibilisation auprès des jeunes dans les milieux scolaires et produit des brochures pour responsabiliser les citoyens. La Société de transport a également des représentants qui siègent à la table de concertation Alliance Métropolitaine Graffiti et Affichage, où elle travaille en partenariat avec entre autres la Ville de Montréal et le Café-Graffiti.

Un message pour les graffiteurs?

«Vous faites partie de la société vous aussi, vous payez pour vos propres méfaits» «On ne porte pas de jugement artistique sur les graffitis. Si Picasso avait été surpris à peinturer sur les murs du métro, nous l’aurions arrêté. Il faut enlever les graffs, même si certains sont beaux. De tous temps, il y a eu des artistes incompris, rejetés. Ils n’ont pas nécessairement imposé leurs œuvres à tout le monde pour autant… Dites-vous bien que nous n’arrêterons jamais de nettoyer…»

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Graffiti illégal et Ville de Montréal

Plan d’intervention 2007 de la Ville de Montréal

Graffiti illégal à Montréal : Dialogue de sourds

Depuis les années 1990, la Ville de Montréal engloutit des millions de dollars pour effacer les graffitis. Sans l’aide des graffiteurs, elle réfléchit actuellement à une solution pour les laisser s’exprimer à leur guise, tout en diminuant le nombre de graffitis indésirables. D’après la Ville, ils insécuriseraient les citoyens et enlaidiraient la métropole.

Charles Messier   Dossiers : Graffiti, Hip-Hop, Culture

La Ville de Montréal est bien déterminée à trouver une solution à long terme aux graffitis illégaux. Elle est en ce moment en pourparlers avec le gouvernement du Québec pour obtenir de l’argent pour adopter un nouveau plan d’intervention d’ici la fin de l’année 2007.

Le responsable du dossier graffiti à la Ville, Raymond Carrier, discute également avec les écoles montréalaises, les organismes œuvrant auprès des jeunes et la police pour trouver une façon de contrôler la prolifération des graffitis indésirables.

Si chacun joue son rôle, on va finir par vaincre ce phénomène-là, juge le porte-parole en matière de graffiti au Service de police de la Ville de Montréal, le commandant Serge Boulerice.

Le graffiti sans graffiteurs

Pour mieux comprendre le graffiti illégal, les discussions réunissent plusieurs acteurs du milieu, sauf les graffiteurs.

J’ai déjà mentionné au gouvernement que nous pourrions les faire venir pour qu’ils s’expriment 35-40 minutes, dit Raymond Carrier. Mais, j’ai pas eu l’accord des ministères. C’est fort complexe. Chacun d’eux a ses particularités. C’est extrêmement long d’avoir l’avis de tous. Mais, moi, je n’y vois pas d’inconvénients.

Cette situation choque le fondateur d’Under Pressure — événement graffiti le plus important au Canada —, Sterling Downey. Pour lui, la complexité du mouvement demande d’étudier en profondeur toutes ses dimensions.

40 minutes pour connaître une culture qui existe depuis les années 1960? Y’a tellement de mentalités différentes de graffeurs, qu’ils n’auront jamais le temps, en 40 minutes, d’entendre tous les points de vue.

En juin, Sterling Downey a rencontré Raymond Carrier pendant plus de 3 heures. Le graffiteur est sorti satisfait de cette rencontre. Il a eu l’impression d’avoir été entendu. Trois semaines plus tard, il attendait cependant toujours l’annonce de changements concrets dans l’approche de la Ville.

La Ville dit préconiser une approche adaptée au mouvement graffiti montréalais, mais Sterling Downey en doute.

La plupart des fonctionnaires de la Ville ne savent pas ce qu’ils font. Je ne comprends pas pourquoi ce monde-là mérite un salaire… Ils n’ont aucune compréhension du problème. Pour eux, « nettoyer » veut dire que ça disparaît.

La communication pourrait être meilleure avec les graffiteurs:

Il devrait y avoir plus de discussions entre eux et la Ville pour trouver des solutions, admet Raymond Carrier.

Graffiti: sentiment d’insécurité?

On fait quoi quand les citoyens se sentent insécurisés par les graffitis sur les murs? se demande Raymond Carrier. La solution est dans la prévention, dans la sensibilisation et dans l’application de la réglementation.

Sterling Downey a perdu foi en ces bonnes intentions.

Ça fait longtemps que la Ville parle d’éducation et de prévention, mais elle ne le fait presque pas. Et, ce qu’elle fait, la plupart du temps, ce n’est pas la bonne approche.

Les graffitis insécuriseraient les résidents des quartiers prisés par les graffiteurs. Le conseiller craint que les citoyens finissent par régler eux-mêmes leur compte avec les graffiteurs si la Ville n’intervient pas efficacement.

Le résident n’a pas peur du graffiteur, croit Raymond Carrier, mais ça provoque en lui un sentiment d’insécurité, parce que ce n’est pas net. Jusqu’où les citoyens vont accepter tout ça? J’ai participé à des rencontres dernièrement où des citoyens disaient vouloir se faire justice eux-mêmes. Prendre un batte de baseball.

La possibilité d’un tel scénario est une raison suffisante aux yeux du commandant Serge Boulerice pour déployer tous les moyens afin d’apaiser les craintes des citoyens. « C’est un problème social, si ça dérange les gens d’un quartier. »

Pourtant, aucun graffiteur interrogé ne pratique cette activité avec l’intention de susciter ce sentiment. Leur démarche n’est pas violente, même si une infime minorité de graffitis expriment de la haine et de la colère.

J’aimerais que les gens voient ça d’une façon positive, qu’ils ne pensent pas que c’est une activité de gang, explique un graffiteur, Fred. Il faut se dire que les graffeurs ne sont pas dangereux.

Raymond Carrier tient à nuancer de tels propos. Les graffitis enlaidiraient la métropole, croit la Ville, ce qui est l’autre raison principale pour trouver une solution à la prolifération de graffitis.

Y’a d’autres motivations qui mènent le tagueur à faire des throw up (signature en lettres « ballounes ») et à passer des messages politiques ou haineux. C’est pas uniquement positif, le graffiti , dit-il, jugeant que les graffiteurs éprouvent du plaisir à endommager le bien public. Quelqu’un qui arrive de l’extérieur et qui voit toutes les autoroutes graffitées, quelle image que ça donne de la Ville? Du Québec? se demande Raymond Carrier.

Un vox pop mené par Reflet de Société, auprès d’une trentaine de personnes, montre que le sentiment d’insécurité n’est pas venu spontanément à l’esprit des répondants. La plupart voit plutôt le côté positif de cette pratique.

Graffiti: faire payer les parents ?

Raymond Carrier pense à la possibilité d’imposer aux parents des graffiteurs illégaux des amendes s’élevant jusqu’à 10 000 $, comme à Saskatoon. Raymond Carrier envisage même la possibilité que ce soit les parents qui fassent des travaux communautaires.

Mais, il faudrait voir si en pratique une telle réglementation a un impact positif.  Ce sont des dimensions qu’on regarde aussi avec le ministère de la Justice.

Pour lui, l’achat de bonbonnes de peinture est trop accessible. Il aime l’idée de la ville de London, en Ontario, qui a adopté un règlement interdisant leur vente aux moins de 18 ans.

Mais qu’est-ce qu’on fait de la vente sur Internet? se demande-t-il. Ça, ce n’est pas contrôlable… » ajoute-t-il, constatant la lutte sans fin qu’entraînerait une telle la réglementation.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniersCD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Retour à la rue, aider pour mieux s’aider

Entrevue avec Alex Chassagne, alias Ace

Retour à la rue: Aider, pour mieux s’aider

Benson Deverze et Wendy Isson, Droit de Réplique

Dossier : Graffiti, Hip-Hop, Culture

Alex Chassagne, alias Ace, est un ancien participant du stage de La Réplique. Il est également DJ, MC, musicien et graffiteur, en plus de travailler pour les Pairs Aidants, au Bon Dieu dans la Rue. Comme si ce n’était pas suffisant, il est aussi un des organisateurs du Festival Expressions de la Rue, qui a lieu chaque année à Montréal, Place Pasteur, en plus d’en assurer l’animation. L’équipe Droit de Réplique rencontre Ace, un jeune impliqué socialement, artiste dans le milieu hip-hop, et pour qui la vie semble être un tourbillon de motivations.

Ace, t’es toujours impliqué dans un paquet de projets créatifs. Qu’est-ce qui se passe dans ta vie artistique?

Ace:Plein de bonnes choses! J’ai longtemps parlé de monter mon propre studio. C’est presque fini; j’ai mon ordinateur, ma console, etc… Je travaille sur un démo hip-hop avec un de mes amis. Je fais beaucoup d’art, des graffs surtout, ici dans le cadre de l’atelier d’art avec les jeunes du Bon Dieu dans la rue, où je suis Pair Aidant. J’ai aussi travaillé pour La Conscienza; j’ai créé un logo pour eux. Ils ont bien aimé et veulent me donner d’autres contrats. En plus, je suis DJ de temps en temps dans des bars au centre-ville.

Parle-nous un peu de ton travail avec les Pairs Aidants?

Ace: Le projet des Pairs aidants a commencé en 1996. On forme des anciens jeunes de la rue pour faire de l’intervention et de la sensibilisation auprès d’autres jeunes qui vivent présentement cette réalité. Dans le fond, il s’agit de faire le lien entre les services offerts par les organismes et les jeunes de la rue. C’est le CLSC des Faubourgs, dans Centre-Sud, qui a lancé l’initiative.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’impliquer auprès des jeunes de la rue?

Ace: Malgré les difficultés que je vivais moi-même, j’ai toujours essayé d’aider les autres. En me retrouvant dans la rue, j’ai été surpris de constater l’étendue des ressources disponibles pour les jeunes. La plupart des jeunes de la rue recherchent d’autres modèles à suivre que des intervenants. Ils cherchent quelqu’un qui a vécu ce qu’ils vivent, qui est passé par le même chemin qu’eux, et qui s’en est sorti.

Y a-t-il un lien entre ta vie créative et ton intervention communautaire?

Ace: Les deux vont super bien ensemble. Ma culture, c’est le hip-hop et j’ai toujours été quelqu’un qui rappait pour dénoncer. Vu que je baigne dans la pauvreté toute la journée, ça sert à m’inspirer et ça me donne des sujets à  développer pour ma musique. C’est la base du mouvement hip-hop: dénoncer la pauvreté et les injustices de la société; le fait qu’il y ait des gens coincés en bas et ceux au-dessus qui profitent d’eux. Aussi, pour être un artiste, il faut avoir l’esprit ouvert. D’être ainsi exposé à toutes sortes de monde: punks, gais, hippies, etc, ça m’amène à mieux les connaître et à faire tomber les préjugés… autant les leurs que les miens! Les jeunes que je rencontre sont eux aussi confrontés à mon style. On m’étiquette fresh, avec tous les préjugés qui viennent avec… En m’approchant, ils voient que j’ai une conscience, ça ouvre leur esprit au mouvement hip-hop. C’est ce que j’aime de mon travail. Ça ne s’arrête pas à de l’intervention, je peux aller plus loin que ça…c’est un partage.

Qu’est-ce que tu retires du contact avec les jeunes marginaux?

Ace: Ça amène à grandir, man… Ça m’ouvre les yeux sur la vie, sur d’autres vies. Ça m’amène à être reconnaissant, aussi, parce que j’ai passé par ce chemin-là, et je peux voir mon évolution à travers les autres. Certains des jeunes auprès de qui j’interviens étaient dans la rue quand j’étais moi-même dans la rue. Ça m’aide à voir où j’en suis et où je m’en vais. En connaissant mieux les autres, je me rends compte que peu importe quel style on a, on vit tous les mêmes problèmes!

C’est quoi ta première source de motivation dans la vie? Qu’est-ce qui te booste?

Ace: Ce qui me motive le plus, c’est de rencontrer du monde bien, faire de la musique avec des nouveaux musiciens, partager avec les autres. Si ma vie était basée sur une routine, toujours avec le même monde, je ne ferais même pas de musique, au fond.

Où tu espères être rendu dans une dizaine d’années?

Ace: J’espère pouvoir vivre de ma musique, de mon art, de mes peintures, de ce que j’aime faire. L’intervention, ça me pose des difficultés parce que je vis tout le temps avec les problèmes des autres. Je passe ma journée à donner de l’énergie. C’est bien, mais à la fin de la journée, si les autres sont boostés, moi, je suis vidé! Pour intervenir auprès du plus grand nombre possible, je dois le faire à travers la musique.

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Intervention auprès des gamblers

Intervention auprès des joueurs compulsifs

Le casino, les vidéo-pokers et les bars

Loto-Québec et l’intervention auprès des gamblers, deux poids, deux mesures.

Raymond Viger Dossier Gambling et jeu compulsif, Loto-Québec

J’ai rencontré un tenancier de bar du quartier. Il me dit qu’il doit aller à une formation spéciale pour apprendre à questionner et sensibiliser un joueur qui pourrait être compulsif. Voici ses commentaires:

Ce n’est pas de gaieté de coeur que je me prépare à cette formation. Mais elle est obligatoire si je veux conserver mes vidéo-pokers. Je m’imagine avoir à confronter un de mes clients qui a perdu sa chemise dans un de mes vidéo-pokers et d’avoir à le sensibiliser au gambling. Pourquoi dois-je jouer à l’intervenant avec les gamblers pendant que Loto-Québec ne le fait même pas avec ses joueurs au Casino?

Deux poids, deux mesures pour se donner bonne conscience. Une injustice comme la cigarette qui était défendue dans son bar pendant que les politiciens avaient encore 4 fumoirs sur la colline parlementaire.

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Gambling et Jeu compulsif

Réalité sur les jeux de hasard, outil de discussion pour les jeunes

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DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

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La St-Jean Baptiste sous la pluie

La Fête Nationale du Québec à l’eau

Un 24 juin morose

Les drapeux sont en bernes! La St-Jean Baptiste 2011 est aux couleurs sociales et politiques de la période que nous traversons.

Raymond Viger   Dossiers Francophonie , Culture

drapeau-quebec-berne-24-juin-st-jean-baptiste Une St-Jean Baptiste sous la pluie nous donne le ton de ce qui se passe dans notre vie sociale et politique. On se cherche des partis politiques capables de nous représenter, des politiciens capables d’induire une vision long terme à une nation et d’être à l’écoute de ses citoyens… On est tellement en manque, qu’il faudra peut-être créer un ou deux nouveaux partis pour qu’on en arrive à avancer un peu!

Pour l’instant, il faudra se contenter de la morosité d’une journée de pluie. Semblerait que nous sommes encore très loin de remplir ce vide politique et social qui nous habite depuis trop longtemps.

drapeau-canada-berne-fete-nationale-24-juin-st-jean-baptiste Il nous faudra définir une réforme sociale et politique et la mettre en oeuvre si on veut remettre un peu de soleil dans nos vies.

Parce que pour l’instant, il n’y a vraiment pas matière à se réjouir, même pour un 24 juin. Le drapeau du Québec demeure en berne, tout comme celui du Canada. Tellement en berne, qu’ils traînent dans la flotte!

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Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Quoi faire pour la St-Jean Baptiste 2011?

La Fête de la St-Jean Baptiste

Quel est le sens de la St-Jean Baptiste en 2011?

Pour plusieurs, la St-Jean Baptiste était une occasion de fêter l’arrivée d’un nouveau pays ou encore d’afficher son identité culturelle francophone. Que reste-il de la St-Jean Baptiste aujourd’hui?

Raymond Viger   Dossiers Francophonie , Culture

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Comment pourrais-je rêver à un pays présentement avec le système politique dans lequel nous baignons? Puis-je accepter que le Premier ministre, autant à Québec qu’à Ottawa, n’en fasse qu’à sa tête, prêt à limoger ses ministres qui ne suivraient pas la ligne de parti? Mais est-ce vraiment une ligne de parti ou plutôt sa propre ligne de pensée? Puis-je accepter que la démocratie soit entachée par cette ligne de parti?

Puis-je me réjouir en cette St-Jean Baptiste de la culture francophone au Québec quand je vois des Sociétés d’État telles que Loto-Québec et la Société des Alcools du Québec avoir le contrôle de budgets touchant la culture plus grand que le Ministre de la Culture? Soutenir la culture francophone au Québec, ce n’est pas laisser ces Sociétés d’État faire de la publicité sur le dos de notre culture. Est-ce que ces budgets sont une façon de museler des gens et des organismes en octroyant aux bons et loyaux sujets de Loto-Québec et de la Société des alcools du Québec de petites récompenses déguisées en subvention pour la culture?

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