You are currently browsing the category archive for the 'banque' category.
Les cartes de crédit: pires que des shylocks!
Je voudrais vous parler d’un scandale épouvantable. Les cartes de crédit. Vous faites des achats sur votre carte de crédit, vous recevez votre compte à la fin du mois, vous le payez au complet et vous ne payez rien en frais d’intérêt. Ça, c’est la partie plaisante d’une carte de crédit.
L’histoire d’horreur commence au moment où vous ne payez pas votre carte de crédit au complet. On prend l’exemple où vous avez acheté pour 500 $ dans le mois. Vous n’avez pas l’argent pour payer au complet, vous ne pouvez verser que 400 $. Il reste un solde de 100 $. Dans votre tête, vous pensez que vous allez payer des intérêts juste sur 100$ à un taux de 19 % par année. Oubliez ça.
La compagnie de crédit vous charge des intérêts sur le 500 piastres au complet, et ce rétroactivement à partir de la date d’achat. Vous payez des intérêts sur un montant cinq fois plus élevé que ce que vous venez d’emprunter. Ce n’est plus du 19 % par année, c’est rendu à du 95 % par année. Passé 60 %, c’est un taux usuraire (du shylocking).
Mais il y a pire encore. Trois jours après avoir payé votre 400 $, vous recevez de l’argent. Vous payez la balance de votre solde, soit 100 $. Dans votre tête, les intérêts arrêtent là. Bien non. Les intérêts continuent à courir jusqu’au prochain état de compte. Vous payez des intérêts sur de l’argent que vous ne leur avez même pas emprunté!
La morale de cette histoire: une carte de crédit, ça s’utilise si vous avez la capacité de la payer au complet quand vous recevez votre état de compte.
La morale de cette morale : si vous êtes toujours pris avec un solde sur vos cartes de crédit, il existe différentes ressources pour vous aider à vous en sortir. Entre autres les associations coopératives d’économie familiale (A.C.E.F). Consultez le bottin téléphonique pour connaître celle de votre quartier.
UN BON CÔTÉ DES CARTES DE CRÉDIT
Malgré le fait que je soutienne fermement qu’une carte de crédit n’est pas un outil de financement sur lequel on devrait laisser traîner des soldes impayés, il y a tout de même un avantage important à payer ses achats sur carte de crédit.
En utilisant votre carte de crédit, si vous n’avez pas reçu les services promis par le marchand, vous appelez le service à la clientèle de votre compagnie de crédit et vous pouvez faire annuler l’achat. Votre compte sera crédité et ce sera la responsabilité du marchand de prouver que vous avez reçu les services achetés. C’est beaucoup plus facile que de demander à un marchand un chèque pour remboursement, une fois la transaction complétée.
Une carte de crédit, dans la mesure où l’on paye intégralement le solde en recevant son compte, permet au consommateur de garder un pouvoir face au marchand. N’hésitez pas à faire appel à l’Office de Protection du Consommateur ou à l’ACEF (association coopérative d’économie familiale) si vous éprouvez des difficultés. Composez le 4-1-1 (opératrice) pour obtenir le numéro du bureau le plus près de chez vous.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quoi-faire-si-vous-perdez-votre-portefeuille/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/quand-notre-argent-disparait-de-la-circulation/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
La Banque Nationale en feu, vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: gang de rue, groupe criminalisé ou anarchistes?
Notre organisme, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti sont situés en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve. Notre compte de banque se trouve à la Banque Nationale. Celle dont les guichets ont passé au feu.
Un événement malheureux que nous déplorons. Quelques jours plutôt un autre événement s’était produit. 6 auto-patrouilles du poste de quartier 23 sont incendiées, une vingtaine de voitures d’un concessionnaires Mazda et 2 camionnettes de Bell qui stationnent pas loin.
Un communiqué sur le site de la Coalition des médias alternatifs du Québec (CMAQ) revendique les événements. Les anarchistes attaquent, les médias s’emballent et les blogues s’enflamment! De quoi faire peur à toute la population. Même les journalistes Claude Poirier et Paul Arcand parlent d’un possibilité que l’événement des auto-patrouilles de la police soit relié à des groupes criminalisés.
Il faut faire attention pour en pas mettre tout dans le même panier. D’un côté, Claude Poirier, dans son entrevue à LCN parle de cette possibilité pour les auto-patrouilles de la police. Mais il ne fait pas de lien avec la Banque Nationale. Il peut y avoir ici plusieurs événements indépendants les uns des autres.
Pour la Banque Nationale, nous avons été informé que des jeunes de 10 à 12 ans ont utilisé les enveloppes de dépôt en papier pour mettre le feu. Pour les auto-patrouilles, il y a avait des accélérants. Deux histoires qui n’ont pas du tout les mêmes circonstances.
Est-ce que les jeunes qui ont mis le feu à la Banque Nationale ont été influencé par cette montée de vandalisme pour faire le leur. Peut-être. Mais nous n’en savons pas plus pour l’instant et il faut attendre de nouvelles informations avant de spéculer dans toutes les directions.
Est-ce que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est plus dangereux qu’un autre quartier? Aucunement. Malgré ces incidents, la violence n’a pas augmenté, au contraire, elle a diminué. La population augmente, les mises en chantier sont les plus hautes à Montréal, le nombre de propriétaires occupants augmentent, des commerces de qualité ne cessent de prendre leur place… Hochelaga-Maisonneuve, un quartier qui y fait bon vivre.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.
Vous me direz que je suis encore à chialer contre les banques et les cartes de crédit. Hé bien oui. Que voulez-vous? Avec le service qu’elles nous donnent, tous les frais cachés et les petites clauses qui les avantagent, bien camouflées en arrière du troisième formulaire, il faut bien, en tant que consommateur sortir de ses gonds à quelques occasions.
Je vous ai déjà entretenu sur la vente de garantie prolongée sur le papier de toilette, un service offert par la carte Master Card de la banque Canadian Tire (volume 12 no 3, décembre-janvier 2004). Pour ceux qui ne le savait pas, Canadian Tire est devenu une banque. Être une banque est plus payant que d’avoir des magasins. Les magasins ne sont maintenant qu’un prétexte pour faire de l’argent avec le crédit. Aujourd’hui je vais déblatérer à propos des services financiers par internet.
Internet est un instrument merveilleux, quand il ne tombe pas en panne, pour communiquer rapidement. Après m’être inscrit à ce service haute technologie, j’essaie de faire de moi une personne moins préhistorique et je commence à payer mes comptes par internet. Dans le confort douillet de ma maison, je me sers de ce service pour donner mes directives. Puisque je suis quelqu’un qui n’aime pas payer 20% d’intérêt par année (ou plus), je paye mes soldes de carte de crédit au complet à la date demandée. Je m’en suis toujours fait un point d’honneur. Pour être sûr de ne pas oublier un compte sous la tonne de papier qui traîne dans ma valise et sur ma table, dès réception du compte je demande à mon cher internet de le payer à la date requise. Dans ma vie préhistorique, j’utilisais des chèques que j’envoyais d’avance mais datés de la journée ultime de grâce.
Voilà que je vérifie mon dernier compte reçu de cette fameuse banque Canadian Tire. Je m’aperçois que, malgré que j’ai fait mon paiement au montant intégral et à la date demandée, cette banque de pneus m’a chargé les intérêts comme si je n’avais pas payé mon compte. Je saute sur le téléphone pour m’informer du problème. Je me fais répondre que même si j’ai fait le paiement par internet à la date demandée, cela prend deux jours ouvrables pour que le paiement leur arrive! C’est vite internet. On me dit de faire mes paiements deux jours ouvrables avant la date d’échéance pour ne pas avoir à payer d’intérêts. Je suppose que tout bon citoyen sait cela évidemment. Un système internet qui nous permet de parler en direct avec des gens partout à travers le monde prend deux jours ouvrables pour faire le paiement de ma carte de crédit.
Quand j’envoyais un chèque postdaté, le paiement se faisait à la date demandée. Mais pas avec l’internet. Même si j’envoie l’ordre de paiement deux semaines d’avance. Pas vite les ordinateurs. Mais je suis obligé de me poser une grande question. Lorsque je demande de payer mon compte pour le 15 du mois, le paiement me sera crédité le 17 sur ma carte de crédit. Et cela, malgré que mon compte, lui, soit débité le jour même, à l’instant où je pèse sur la touche de confirmation. Si mon argent disparaît de mon compte le 15 et qu’il ne réapparaît que le 17 sur ma carte de crédit, où est-il pendant ces deux jours? Qui fait des intérêts avec mon argent pendant ces deux jours? Des gens se sont déjà mis riches juste à jouer avec les fractions de cennes qui traînaient partout. Maintenant on laisse traîner tout le capital. Et si mon argent oubliait de refaire surface dans deux jours?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quoi-faire-si-vous-perdez-votre-portefeuille/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/
Régime enregistré d’épargne retraite (REER) et la Banque Nationale
Notre organisme intervient auprès de jeunes marginalisés. Notre personnel accepte de travailler dans des conditions plus difficiles que dans l’entreprise privée. Le salaire est moins élevé, il faut souvent se débrouiller avec moins d’équipement, moins de personnel et il faut travailler plus fort.
Il est vrai que pour certains employés, ils viennent chercher une expérience de travail qui leur permettra de se trouver un emploi fort intéressant. Pour d’autres, la passion des jeunes, la volonté de faire une différence pour certains jeunes, l’intérêt d’aider la société à voir les choses sous un autre angle, les amènent à continuer de s’impliquer dans l’organisme.
Pour ces employés, notre organisme veut les soutenir dans leur continuité. Nous ne pouvons offrir toutes les assurances et avantages sociaux que les grandes entreprises peuvent offrir. Nous tenons cependant à cotiser à un régime enregistré d’épargne retraite (REER) au nom de l’employé. Qu’il continue ou non chez nous, nous espérons qu’il conservera cette discipline.
Débuté jeune, les argents placés dans un REER permettent, avec un montant minime, de garantir d’avoir les fonds nécessaires à la retraite pour subvenir à nos besoins. Mais voilà que cette bonne intention n’est pas facile à gérer avec les institutions financières. Un montant régulier hebdomadaire n’est pas suffisant pour ouvrir un compte. Certaines banques exigent un premier versement de 500$ pour ouvrir un compte REER.
D’autres institutions, comme ING, ne sont pas reconnues ni par les Caisses Desjardins, ni par la Banque Nationale pour que l’on puisse faire des transferts à cette institution. Pour un régime collectif, les Caisses Desjardins exigent des versements hebdomadaires plus grand que l’ensemble des cotisations que notre organisme est prêt à faire à ses employés.
Nous allons trouver une façon de faire pour contourner toutes les exigences de ces banques. Mais je suis surpris qu’il y ait tant d’embûches. Les REER de nos employés vont grossir rapidement. La constance et la fidélité de l’organisme dans cette préparation à la retraite de nos employés est un placement long terme pour la banque. Cela lui permet d’assurer des placements qui seront substantiels avec les années.
Au lieu de nous dérouler le tapis rouge et de vouloir s’arracher notre clientèle, voilà que les banques font leur difficile et ont toutes sortes d’exigences. Je comprends que pour rester en affaires nous devions rationaliser les opérations. Mais il y a un minimum de rationalisation dans le service à la clientèle qui peut être acceptable. Vis-à-vis une banque, je me sens comme un numéro, un cas problème, un moins que rien qui dérange. Pourtant, je suis un client et ces banques font de l’argent avec nous.
Voter pour ce texte.
Les épiciers Métro et Coin Star, une arnaque pour le consommateur
Le hasard d’une visite me fait entrer dans un marché Métro. J’y remarque une machine que je ne connais pas. En bon français, il y est écrit: “Coin Star. Turn your change into cash”. Une machine qui compte notre change et qui nous donne un crédit pour se faire rembourser en billet.
Ma première réaction est d’être emballé. Notre organisme opère une machine à liqueur. À tous les mois, je dois trouver quelqu’un pour rouler toutes les pièces. Cette machine me permettrait d’amener notre gros pot de change et de tout compter en quelques minutes. Intéressant.
Le lendemain, je me pointe avec 3 ou 400$ en petite monnaie. La machine offre une vidéo de démonstration pour en comprendre le fonctionnement. Après avoir visionné la vidéo de démonstration, certains doutes persistent cependant. Nous avons la possibilité de donner notre change à un organisme communautaire ou d’avoir un crédit sur des achats ultérieurs chez certains marchands. Je ne veux pas un crédit, je veux de l’argent en papier.
Dans le doute, je demande à une caissière si elle va me rembourser la note de crédit que j’obtiendrais de cette machine. Elle hésite pendant un certain temps et me dit que oui. Je retourne à la machine avec mon sac de change. La machine me demande si c’est la première fois que j’utilise leurs services ou si je suis prêt à débuter l’opération. Je croyais avoir toutes les instructions pour débuter, j’ai presque actionné le bouton pour commencer. Une petite voix intérieure me dit de ne pas le faire tout de suite. J’avise donc la machine que c’est la première fois que j’utilise le service. Apparaissent alors à l’écran les conditions d’utilisation: Des frais de 9,8% vous seront chargés!!!
Un peu comme les petits caractères à l’arrière d’un contrat d’assurance, la machine ne se vante pas qu’elle va m’arracher 9,8% de mon change pour faire son travail. Dans mon cas, cela représente aujourd’hui près de 40$. Il n’est pas question de laisser tant d’argent à ce service qui n’en est plus un.
Je vais visiter le site corporatif de Coin Star. Coin Star a débuté en Angleterre et aux États-Unis. Ils en sont possiblement à leur début avec cette machine au Canada. On y apprend qu’en Angleterre les frais sont de 7.9%, aux États-Unis 8,9%! J’ai beaucoup de difficultés à accepter qu’au Canada il nous faille payer 2% de plus pour le même service.
Je trouve déjà scandaleux les cartes de crédit qui facturent 2% par mois. Au moins pour ce taux, il vous prête de l’argent pendant un mois. Ici, pour une opération de quelques minutes, c’est près de 10% qui seront chargés. Inacceptable en ce qui me concerne.
Est-ce que le marché d’alimentation Métro agit en bon père de famille en laissant une telle machine arnaqueuse de consommateurs dans son entrée? Je ne crois pas. D’une part, les frais ne sont pas affichés clairement. D’autre part, les frais sont exorbitants. Je classe cette opération dans la section prêt usuraire, shylock. Finalement, question d’être puriste, il nous charge 2% de plus au Canada et Coin Star n’est même pas foutu de nous mettre un nom d’entreprise et un slogan en français. “Turn your change into cash” disent-ils. Personnellement, tant que ce genre d’arnaque aux consommateurs sera là, je dis “Turn your back to Metro”.
Voter pour ce texte.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
Daniel Bélanger et les Caisses Desjardins à Tout le monde en parle
Guy A. Lepage confronte Daniel Bélanger avec le quotidien La Presse. Une publicité des caisses Desjardins entoure un article sur Daniel Bélanger titré: Conjuguer avoir et être.
Daniel Bélanger n’est pas le porte-parole des caisses Desjardins. Daniel Bélanger n’était pas au courant qu’on présenterait son entrevue avec un titre qui est le slogan des caisses Desjardins. Il faut supposer que le chef de pupitre (celui qui détermine les titres et les positionnements des articles) a été de conivence avec le département de la publicité pour réaliser une telle présentation.
Pourtant, dans tout bon média, il y a une ligne à ne pas franchir. L’équipe de vente publicitaire ne peut s’ingérer dans l’éditorial, le rédactionnel d’un média. Le quotidien La Presse est-il en train de vendre son âme et son sérieux pour obtenir quelques ventes publicitaires?
Cette publicité s’est fait remarquer à Tout le monde en parle. Elle en est devenu un sujet de risée populaire. Est-ce que les publicistes vont se frotter les mains en se disant “Excellent! La publicité a eu une visibilité inattendue à l’émission de Guy A. Lepage.” À moins que les dirigeants des Caisses Desjardins ne sanctionnent la firme de communication et La Presse en soulignant que les Caisses Desjardins veulent une image de marque et qu’ils sont profondément déçus de ce qu’ils ont entendu à l’émission Tout le monde en parle.
Le public est de plus en plus critique et conscient. Les annonceurs veulent une image de marque. Nous sommes loin de cet ancien adage: “En bien ou en mal, pourvu qu’on parle de nous, c’est ça la publicité”. Les firmes de communication vont devoir faire attention pour travailler des publicités et des placements publicitaires qui ne choqueront pas le public.
L’ère de choquer pour être remarqué est terminé. L’image, le sérieux et l’honnêteté sont les nouvelles valeurs qui animent notre société. Et cela va aussi s’appliquer à la publicité.
Quand on force un artiste comme Daniel Bélanger a devenir un porte-parole des Caisses Desjardins, est-ce une nouvelle forme de vol de droits d’auteur?
Commentaires sur Tout le monde en parle, textes sur les médias, commentaires sur les médias.
La Banque Nationale, des shylocks à cravate?
L’émission JE nous apprenait le 26 janvier qu’un recours collectif était intenté contre la Banque Nationale. Des frais de 5$ étaient chargés au client à chaque fois qu’il utilisait sa marge de crédit! Wow! Ça ressemble étrangement au procédé utilisé par les shylock et les prêteurs sur gages pour majorer artificiellement les taux d’intérêts.
Je n’ose en croire mes oreilles. J’arrive serré. Un chèque passe dans mon compte. Il me manque 2$ et je vais devoir payer 5$ de frais d’administration parce que j’ai utilisé ma marge de crédit! Épouvantable. Il faut surveiller les outils que les banques mettent à la disposition du citoyen. Il faut prendre le temps de bien les comprendre et de lire tous les petits caractères.
La relation de confiance est difficile à établir avec ces banques qui ne cessent de faire des profits en s’inventant toutes sortes de stratagèmes pour nous faire payer.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/04/la-banque-nationale-et-le-tourisme/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/21/les-banques-et-la-banque-canadian-tire/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/quand-notre-argent-disparait-de-la-circulation/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/frais-bancaires/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/09/les-caisses-desjardins-et-les-banques/
Le microcrédit à la rescousse de Haiti
Les médias nous font part que pour aider les petits commerces à créer de l’emploi et les familles défavorisées dans différentes régions du monde, des organismes d’aide internationale ont créé un concept de microcrédit. En leur donnant accès à un peu de crédit, cela permet à des gens de créer leur emploi.
C’est bien. J’ai hâte maintenant que l’on puisse implanter un tel système au Québec. Quand les banques exigent des prêts qui dépassent les besoins des jeunes. Quand les jeunes ont de la difficulté à avoir accès à un compte de banque. Avec le refus des banques de gérer des comptes qui sont moins rentables, il n’est pas surprenant de voir que nous poussons nos jeunes vers les pawn shop, le prêt usuraire et le monde illicite.
Si ça fonctionne pour Haiti d’offrir un microcrédit, pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour nos jeunes du Québec? Jusqu’où devons-nous les marginaliser et les exclure pour qu’on leur offre des services adaptés à leur besoin?
Les caisses Desjardins et les banques
J’étais en pleine discussion avec un consultant que nous avons engagé au Journal de la Rue. Il me parlait des Caisses Desjardins. Il est un mordu des coopératives. Il ne comprenait pas pourquoi les Québécois étaient plus exigeants envers les gestes que les Caisses Desjardins posaient. Une banque ferait pire et ça passerait. Le mouvement Desjardins ne peut rien se permettre comme marge de manoeuvre sans se faire critiquer rapidement.
La question m’est restée dans la tête. La réponse était évidente pour moi. Lorsque j’étais petit, nous avions une caisse Desjardins installée à notre école. Une façon de nous enseigner l’épargne. J’avais mon petit compte de banque scolaire et j’y déposais 5 sous par semaine. On m’avait vanté les mérites des caisses Desjardins. Une coopérative. Nous étions tous les propriétaires. Une alternative aux grosses méchantes banques. Le mouvement Desjardins s’est effectivement développé en étant une alternative aux banques. Ils ont favorisés le développement rural, un milieu pas payant pour les banques conventionnelles. Ils ont participé au développement de notre société.
Nous avons acheté ce rêve d’être propriétaire de notre institution financière et concurrencer les méchants banquiers. Cela a créé de fortes attentes. Dès que le mouvement Desjardins doit faire un geste qui le fait ressembler plus à une banque nos attentes, ces rêves que nous avons acheté, se métamorphosent en question et en critique. Nous devenons plus critique envers cette coopérative qui me demande une part sociale de 5$. Cette institutions financière qui est la nôtre.
J’ai été emballé par le rêve que le mouvement Desjardins m’avait vendu dans les années 1960. Peut-être parce que mon arrière… arrière grand-oncle, Louis-Michel Viger a fondé la Banque du peuple en 1835. Cette banque qui était associée aux Patriotes. Une banque qui a disparu juste avant l’arrivée des caisses Desjardins.
Et c’est peut-être aussi pourquoi j’ai été touché par la chanson du groupe Mes aieuls, Dégénération. J’ai peut-être à faire le deuil de mes rêves de jeunesse.
La Banque Nationale et le tourisme
Un article de La Presse du 11 décembre dernier nous rapporte que la Banque Nationale (BNC) de St-Donat a donné bien du fil à retordre à des touristes Européens. Pour couper dans leurs frais d’opération, la BNC a décidé de ne plus changer l’argent au comptoir pour les touristes qui n’ont pas de compte à la BNC. Les touristes de St-Donat se sont fait référé à un bureau de change à Mont-Tremblant, soit plus de 100 kilomètres de là! Ces touristes se sont fait refuser leur carte de crédit Master Card, le commerçant n’acceptant que Visa!
Pendant ce temps, la ville de St-Donat fait de la publicité pour attirer les touristes dans son patelin. Cela démontre bien qu’un effort individuel ne vaut pas grand chose quand la communauté ne suit pas en arrière. Une banque fait partie d’une communauté. Elle ne peut imposer des règles qui vont à l’encontre du bien-être de sa communauté. Une banque peut avoir des règles centralisées, mais elle se doit de s’adapter et d’être flexible en fonction de la communauté qu’elle sert.
Si on se retrouve dans le Centre-Ville de Montréal et que le touriste a des alternatives telles des bureaux de change à tous les coins de rue, on pourrait tolérer cette règle, même si je ne la trouve pas très attirante. Mais quand on est à St-Donat et que l’alternative proposée est à 100 km. de là, c’est pas pareil.
C’est la convivialité d’une entreprise qui fait sa force. Je suis obligé de sympatiser avec ces touristes. Il m’arrive à moi aussi d’en être un. Et j’espère ne pas avoir à subir ce traitement lorsque je serais en voyage. La Banque Nationale perd un point dans la qualité de son service.
Six touristes de passage à St-Donat ne pèsent peut-être pas lourd dans la balance de la BNC. Mais si j’étais commercant de ce secteur et que j’avais un compte à cette banque, je passerais le mot pour que collectivement, nous fermions nos comptes à cette institution. Une façon claire de démontrer l’importance de la concertation et de la communauté que nous représentons.
Les banques et la banque Canadian Tire.
Pour ceux qui me font l’honneur de me lire dans le magazine Reflet de Société, édité par le groupe communautaire le Journal de la Rue, vous vous souvenez sûrement de mes textes concernant les cartes de crédit, les banques et surtout la nouvelle banque Canadian Tire. Que ce soit pour les frais cachés, les fausses représentations ou autre entourloupette pour nous facturer, les banques auront été pour moi un sujet d’écriture très inspirant.
Mais ce n’est pas terminé semblerait. Je me promène dans les allées de Canadian Tire. Pas la banque, mais le magasin qui vend toutes sortes de pièces pour l’auto et la bricole. Que vois-je? Des rouleaux en papier pour rouler notre monnaie. À part du fait que je suis habitué d’acheter ce genre de “gu-gus” au magasin à 1$, le tout aurait pu passer inaperçu. Cependant, je me souviens que les banques refusent que je me présente à la caisse avec de telles rouleaux en papier. À cause d’un trop grand nombre de fraude, les banques veulent maintenant voir l’argent. Il faut acheter des rouleaux en plastiques (moins écolo.). Notre organisme communautaire, le Journal de la Rue avait dû jeter tous ses rouleaux de papier pour acheter un nouvel inventaire. Et voilà que je vois ces rouleaux, refusé par les banques, sont vendus par Canadian Tire. Pourtant ils devraient le savoir que les banques refusent ces rouleaux. Ils sont eux-mêmes une banque!!! Ont-ils fouillés notre bac à recyclage pour revendre ce que nous avons dû jeter?
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/quand-notre-argent-disparait-de-la-circulation/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/frais-bancaires/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/05/avis-important-fraude-bancaire/
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.




Commentaires récents