You are currently browsing the category archive for the 'conflit d'intérêt' category.

Responsabilité de Julie Snyder, Paul Arcand et Bruny Surin dans la fondation Nathalie Simard

Bon je ne devais pas vouloir me faire d’autres amis aujourd’hui. Mais bon, fallait que je le dise. Suite au billet du 14 avril que j’ai écris sur la fin de la carrière publique de Nathalie Simard, beaucoup d’encres et de nouvelles informations ont coulé.

On a appris dans plusieurs médias que des boîtes de dons pour la fondation ont disparu. Plusieurs poursuites contre Nathalie Simard vont se faire entendre devant monsieur le juge. On apprend aussi que les administrateurs qui ont participé à la création de la fondation Nathalie Simard ne seraient plus administrateurs. Ils seraient parti, sans tambour, ni trompette.

Je suis choqué de cette situation. Je dirais même insulté. Lorsque des gens tels que Julie Snyder et Paul Arcand participent à la création d’une fondation qui a fait un tel tapage médiatique, on s’attend à ce que leur présence soit gage de sérieux et de crédible. Il ne faut pas oublier que Paul Arcand avait été l’animateur vedette qui avait eu l’exclusivité de la première entrevue de Nathalie Simard. On ne peut pas faire abstraction que Julie Snyder est la conjointe du propriétaire des médias qui a bénéficié des entrevues exclusives de Nathalie Simard. C’était payant et intéressant pour tout ce monde de coller leurs noms à la création de la fondation Nathalie Simard.

Mais quand tout va mal, on apprend que les administrateurs avaient disparu en douce sans en aviser le public. J’ai un gros malaise. Parce que le départ des administrateurs auraient dû se faire avec le même tapage médiatique que leur arrivée. Il fallait permettre aux citoyens de se poser la question. Si les administrateurs quittent la fondation Nathalie Simard est-elle encore crédible? Les donations sont-elles encore sécures?

Le public aurait dû le savoir. C’était d’intérêt public. Cela questionnait déjà le devenir de la fondation Nathalie Simard. On ne peut pas bénéficier du tapage médiatique quand ça fait notre affaire et disparaître par la porte d’en arrière quand cela ne nous plaît plus. Être administrateur est une responsabilité: gardien de la mission et gardien des avoirs.

Fait curieux, Michel Vastel affirme dans son article du 3 mai que Nathalie Simard était “devenue seule maîtresse à bord”. Pourtant le registraire des entreprises, en date du 9 mai 2008 présente encore vos noms comme administrateurs. Est-ce que Julie Snyder, Paul Arcand et Bruny Surin sont encore administrateurs de la Fondation Nathalie Simard? Jusqu’où les administrateurs sont responsables pour des fraudes possibles dans la Fondation Nathalie Simard?

Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.

PUBLICITÉ
Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur

Tout un titre direz-vous. Je viens de lire un billet de notre ami Renart l’éveillé qui titre: Enfin, une autre photo de Julie Couillard. Le 8 mai dernier, le scandale éclate en première page du Journal de Montréal. On y voit le ministre Maxime Bernier accompagné de Julie Couillard. La photo est pixellisé pour éviter qu’on reconnaisse Julie Couillard. Le 9 mai, Renart L’éveillé lance son billet sur son blogue. Il se pète les bretelles à dire que beaucoup de gens sont venus sur son site en cherchant des photos de Julie Couillard dans Google.

Toujours le 9 mai, après lecture du billet de Renart, le journal d’un Wannabe écrit le billet suivant: Profitant de l’intérêt pour des photos de Julie Couillard. S’amusant à faire compétion à Renart, il dit avoir reçu 420 clics sur ce billet en seulement une heure!

Bon, je dois faire mon méa culpa de blogueur. J’avais entendu vaguement parler de cette histoire entre Maxime Bernier et son ex-amie Julie Couillard. Je suis souvent 7 à 10 jours en retard sur ma lecture de l’actualité. Je savais que je voulais réagir à cet événement. Et comme il arrive souvent, mon opinion aurait sorti 15 jours après ceux-ci.

Mon ami Renart vient cependant de me faire réaliser une chose importante. Quand je blogue, je ne suis plus un rédacteur dans un magazine publié 2 mois après les événements. Je ne suis plus un écrivain qui peut écrire sur des événements qui se déroulent sur plusieurs années. Le blogue, c’est l’instantannéité, le moment présent. On commence à en parler et à présenter des photos avant même que les événements ne soient terminés!

Ouf!!! Va falloir que je me lève encore plus tôt et que je me couche encore plus tard si je veux arriver à reprendre le beat, à être présent sur le web en même temps que tout le monde. Pour mon opinion sur Julie Couillard et Maxime Bernier, vous allez devoir attendre encore un peu. Mon retard est encore évident. Mais la réflexion va se faire sur ma capacité à être si vite et pouvoir livrer une opinion décente plus rapide, malgré mes 100 heures de travail par semaine déjà à l’agenda.

P.S. Après être retourné sur Google en tapant Photo de Julie Couillard, on peut y retrouver en 40e position le blogue de Stéphane Gendron. Voici la description des tags qui nous amènent à son site: Photos Favorites. Photos Favorites · Photos Favorites …. par association tout simplement parce qu’il s’est lié avec une dénommée Julie Couillard. Beaucoup de photos pour une seule ligne sur Julie Couillard dans son billet!!!

Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

Autres textes sur la politique.

Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

PUBLICITÉ
L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. 19,95$

Disponible dans toute bonne librairie.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Le crime organisé et les danseuses nues

Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.

On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.

Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligées de se prostituer.

Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?

Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.

Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

 Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.

Les livres de Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont

Avec la sortie du livre de Pauline Marois, chaque chef de parti en poste à Québec a maintenant son livre. Cette rapidité avec laquelle on se met à écrire des livres, avant même que l’histoire ne soit terminée, me dérange quelque peu.

Je n’ai aucun problèmes à ce que d’anciens politiciens comme Jean Chrétien ou Brian Mulroney publient leurs mémoires. Au contraire, cela nous permet d’avoir des traces de leur passage dans la vie publique. Leurs activités et leurs présences sociales sont terminées. Ils peuvent nous faire part de leur état d’âme, leur grief, leur testament… avec tout le recul qu’ils peuvent nous offrir.

Mais quand des gens encore en poste et actifs en politique comme Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont nous font état de leurs vies… désolé, je décroche.

Dans une biographie, je m’attends à entendre parler d’une histoire complète. Pour un politicien qui cherche à se faire élire, ai-je droit à une histoire vraie ou à des promesses de politiciens en quête de vote? Si l’histoire n’est pas encore terminée, comment l’auteur peut-il avoir le recul nécessaire pour nous livrer une histoire intéressante. Si l’un de ces chefs de parti devient le prochain Premier ministre, est-ce à dire que je devrais relire une nouvelle biographie pour être à jour?

Lorsqu’un Premier ministre ou un chef de parti va se déplacer à travers le Québec, le fait-il en tant que chef de parti ou pour faire la promotion de son livre? Y a-t-il confusion dans les genres?

PUBLICITÉ
Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Mes cartes de crédits et mes vacances

Oui, c’est vrai, j’ai pris quinze jours de vacances avec la belle Danielle, ma copine de toutes mes aventures (et la codirectrice de l’organisme). C’est la première fois depuis l’ouverture du Café-Graffiti en 1997 que nous prenons quinze jours de vacances. C’est même la première fois depuis que nous sommes ensemble. Ce fut plaisant et on compte bien récidiver l’an prochain.

Petits trucs, ramassez des points Airmiles et Aéroplan pour payer vos billets d’avion. C’est plus accessible financièrement. Mais attaquons le sujet de mon article. Je me retrouve en vacances au Mexique. Je fais des dépenses, parfois en argent canadien, à d’autres reprises en argent américain ou encore en pesos. Compte tenu des taux de change et des souvenirs que nous achetons à tous nos amis, je n’ai aucune idée de ce qu’il me reste de disponible sur ma carte de crédit. Mes comptes n’étaient pas encore dus quand je suis parti en vacances, je sais que je vais atteindre la limite de cette carte avant la fin de ces merveilleuses vacances. Quand ils vont refuser d’accepter un paiement, je vais passer à ma deuxième carte. Tout avait été prévu et nous avions budgété en conséquences.

De retour à Montréal, je fais la distribution des souvenirs à mes enfants et à tous mes amis du Café-Graffiti. J’ouvre mon courrier accumulé. Je me prépare à faire l’envoi des chèques pour payer mes comptes à temps pour ne pas payer de frais d’intérêt. J’ai toujours fait attention pour ne pas payer de frais inutilement. Quelle est ma surprise de me rendre compte que ma carte de crédit a un solde supérieur à ma limite de crédit autorisée. Mais quelle horreur de voir qu’on me charge 15$ de frais pour surpassement de limite de crédit autorisé.

N’écoutant que mon courage, ou plutôt la moutarde qui me monte au nez, je téléphone au service à la clientèle de cette carte de crédit. On me dit que c’est la procédure. Si votre compte est toujours à date, ils acceptent de vous laisser dépasser votre limite autorisée, moyennant des frais administratifs. Mon compte a dépassé de 100$ ma limite autorisée et on me charge 15$ de frais. C’est l’équivalent d’un taux d’intérêt annuel de 180%! Même les groupes criminalisés chargent moins cher que ça. Personne ne m’a avisé de cette nouvelle procédure.

J’ai encore une fois chialé et défendu ma cause au téléphone. L’agent de service m’a finalement enlevé les frais. Il me spécifie qu’il met une note à mon dossier. Maintenant que je suis au courant qu’il y a des frais de 15$ lorsqu’on dépasse la limite autorisée, ils ne seront pas crédités la prochaine fois. On finit par m’expliquer que c’est une nouvelle procédure et qu’il y avait un avis sur le dernier état de compte. Après vérification, cet avis existait à la fin de l’état de compte. Vous savez, les dernières lignes en petit caractère que personne ne lit.

Tout est informatisé et il faut des numéros d’autorisation pour faire des achats. J’étais convaincu que la limite de crédit ne pouvait pas être dépassée par mégarde. Mais avec les banques, pas facile d’avoir le dernier mot. Mon dossier est rempli de petites notes rouges. La seule raison qui me fait conserver mes cartes, ce sont ces fameux points Airmiles et Aéroplan que j’accumule et qui me permettent de partir en vacances. En espérant qu’Air Canada ne fera pas faillite et que je n’ai pas eu à endurer tout cela pour rien.

P.S. Une autre carte de crédit vient de m’aviser que désormais, des frais de 20$ seront facturés en cas de surpassement de crédit. Continuez de bien vérifier vos comptes et les petits caractères. Les institutions financières s’amusent à émettre de nouvelles procédures et de nouveaux frais. Prenez le temps d’examiner vos comptes. N’hésitez pas à vous plaindre si vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’ils vous chargent. Faites respecter vos droits et soyez vigilants pour ne pas payer de frais inutiles. N’hésitez pas à consulter les ACEF (Association coopérative d’économie familiale) pour vous faire aider. Une grande question demeure. Avons-nous vraiment besoin de ces cartes de crédit?

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quoi-faire-si-vous-perdez-votre-portefeuille/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/quand-notre-argent-disparait-de-la-circulation/

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

PUBLICITÉ
Quand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible dans toute bonne librairie.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Suicide d’un homme de 70 ans à sa sortie du Casino de Montréal

Une nouvelle qui a plus d’une semaine déjà. Volontairement, je n’ai pas commenté à chaud cette nouvelle. Tous les médias en parlaient déjà. Je préfère être en avance ou en retard. De toute façon, le suicide et le jeu compulsif fait partie de mon répertoire depuis près d’une quinzaine d’années. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais arrêter d’en parler. Je n’ai pas besoin non plus d’attendre un événement malheureux pour souligner la détresse d’un joueur.

Loto-Québec a eu 2 réactions vis-à-vis ce suicide. Une conférence de presse était prévu pour l’annonce de la construction d’un casino au Mont-Tremblant. Première réaction: la conférence est annulé. Le “timing” n’était pas favorable pour annoncer une augmentation de l’offre de jeu.

Gabrielle Duchaine, journaliste au Journal de Montréal demande à Loto-Québec dans un article du 4 avril, la réaction de la Société d’État sur le suicide du joueur. Deuxième réaction qui nous vient de Jean-Pierre Roy, le valeureux porte-parole de Loto-Québec: “On essaie de comprendre s’il a perdu gros avant de partir”.

Ce commentaire est une façon de gagner du temps et de ne pas répondre à la question. Du côté de Loto-Québec, on espère peut-être que le sujet sera moins chaud et qu’on ait pas à répondre à la question. En ce qui me concerne, en tant qu’intervenant de crise auprès de personnes suicidaires, cette réponse démontre que M. Jean-Pierre Roy et Loto-Québec ne comprennent pas grand-chose au suicide et à ses motivations.

Que laisse sous-entendre une telle réponse? Le joueur qui se suicide, s’il a perdu 100$, ce n’est pas à cause du jeu et s’il a perdu 1 000$ c’est peut-être à cause du jeu? Mais qu’elle est la valeur de l’argent pour un individu donné à une période précise de sa vie?

Si le joueur est allé au Casino de Montréal avec le dernier 100$ qu’il a réussi à voler. Si après ce dernier 100$ il sait qu’il n’a plus d’argent pour payer son loyer et que tout le monde va se rendre compte qu’il est un gambler. Ce dernier 100$ peut représenter beaucoup pour lui.

Souvenons-nous de Did Tafari Bélizaire qui avait sauté du pont Jacques-Cartier après avoir tout perdu au Casino de Montréal. Il n’avait perdu que 500$. Mais ce 500$ était le dernier des derniers. Ce 500$ il l’avait volé dans la petite caisse de son employeur. S’il ne ramenait pas 500$, c’était la fin de tout. Pour lui, 500$, c’était la fin du monde. La fin de son monde.

Dans un état de crise suicidaire, ce n’est pas le dernier événement qui est important. Ce déclencheur n’est que le résultat d’un mode de vie qui a duré un certain temps. Ce sont les années de jeu qui en sont la cause. Pas seulement le dernier soir de gambling.

Ce qui me fait rire (plutôt pleurer) le plus dans la réaction de Loto-Québec et de son représentant Jean-Pierre Roy c’est que si le joueur compulsif se suicide contre un pilier de ciment à 100 kilomètres d’un casino, ils s’en lavent les mains, ce n’est pas à cause du jeu. Si le joueur se suicide en sortant du Casino, il faut examiner combien il a perdu pour s’assurer que c’est vraiment à cause du jeu. Toutes les théories sont bonnes pour se disculper.

Finalement, ce texte n’est peut-être pas écrit 15 jours après les incidents. Il est peut-être écrit à l’avance. Si Jean-Pierre Roy fait une sortie éventuelle pour dire que ce n’est pas à cause du jeu que le gambler de 70 ans s’est suicidé parce qu’il n’a perdu que 100$, et bien, ma réaction aura déjà été publié.

J’espère que le journaliste qui entendra ce commentaire éventuel de Jean-Pierre Roy aura lu mon billet et qu’il n’acceptera pas cette vulgaire réponse.

- Histoire d’Anne Panasuk de Radio-Canada contre Loto-Québec.
- Dénonciation d’Éléonore Mainguy, ex-croupière au Casino de Charlevoix, contre les agissements de Loto-Québec.

Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.

 

Le sexe et les jeunes

La Presse Canadienne nous informe que le ministère de l’Éducation laisse tomber les cours d’éducation sexuelle dans les écoles secondaires. Ce sera maintenant la responsabilité de l’ensemble des enseignants de parler de sexe à leurs étudiants. Si le ministre de l’Éducation y croit… moi je n’y crois vraiment pas.

La majorité des enseignants ne voudront pas s’aventurer sur le terrain de la sexualité avec les jeunes. D’une part, ils ont des objectifs à atteindre dans leur matière (Français, mathématiques et autres). Déjà on considère que nos jeunes n’ont pas assez de connaissance dans certaines matières, je vois mal comment un professeur de français va faire pour arrêter son cours et parler sexe avec ses jeunes.

D’autre part, ces enseignants ont-ils la formation et la compétence pour parler de sexe avec des étudiants? C’est pas parce que je trippe sur les formules d’algèbre et que je trippe à enseigner la géométrie que je trippe nécessairement à parler sexe avec mes jeunes.

Il y a aussi un inconfort important qu’il ne faut pas négliger. Avec la peur d’être accusé de pédophilie, la majorité des hommes qui enseignent aux jeunes ne veulent tout simplement pas aborder un sujet comme la sexualité avec les jeunes. Il y a plus de 3 ans, nous avions déjà fait un reportage sur cette problématique.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/hypersexualisation-le-quebec-abandonne-t-il-ses-enfants/

le Ministère a déjà abandonné le cours de Formation personnelle et sociale (FPS), cours dans lequel on pouvait inculquer des connaissances générales et humaines aux jeunes, une philosophie de vie.

Les jeunes n’arrêteront pas de se questionner sur la sexualité et de vouloir en parler. En tant que société si nous ne prenons pas nos responsabilité, qui va le faire? Internet, un chef de gang, un pimp…?

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

 Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

Autres textes sur l’éducation et commentaires du rédacteur sur l’éducation.

Lettre ouverte à René Angelil
Le doctorat honoris causa de l’Université Laval remis à Céline Dion

Je vous écris M. Angelil en toute modestie. Je viens d’apprendre que Mme Dion a été proposé et accepté pour recevoir les honneurs d’un doctorat honoris causa de l’Université Laval.

Je suis totalement en accord avec cette reconnaissance pour Mme Dion. Mme Dion est une citoyenne du monde qui a fait rayonner le Québec partout ou elle a passé. Elle est une fierté pour tous et un exemple remarquable.

Ce qui me dérange cependant dans cette remise, ce sont les motivations de l’Université Laval dans le choix de ses candidats et la façon que les candidatures se sont déroulées. Selon le reportage de Louis Philibert-Morissette du journal étudiant de l’Université Laval Impact Campus

Les membres du Conseil Universitaire ont eu peu de temps pour se préparer à débattre de la valeur des aspirants, juge l’étudiant Jean-François Bergeron, qui siège sur le Conseil Universitaire: “Le 4 février à 16h57, j’ai reçu un courriel de l’Université Laval m’annonçant qu’il y avait un dossier à l’ordre du jour concernant les doctorats honoris causa. Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps pour étudier les candidatures. La réunion se tenait le 5 février!

Nous apprenions aussi que: 

De l’aveu même du président du comité des doctorats honoris causa, les honneurs donnés par l’Université Laval s’inscrivent dans une stratégie de la ville de Québec, qui souhaiterait les strong>appâter et faciliter ainsi leur visite dans la capitale cet été.

1- On parle d’une stratégie de la ville de Québec !!!

2- On parle du besoin d’avoir d’avoir de gros noms pour le 400e de Québec.

3- On présente le doctorat honoris causa comme un “appât”.

J’ai l’impression que tout cela n’est devenu qu’une mascarade commerciale. On ne veut pas reconnaître le talent des personnalités, on veut bénéficier de leur présence et de leur visibilité.

Désolé, mais je suis obligé de questionner ces motivations.

- Est-ce qu’il y a prostitution de la mission des doctorats honoris causa au profit des Fêtes du 400e?.

- Est-ce vraiment un honneur pour Mme Dion ou une façon de se servir de sa visibilité pour pas cher (lire cheap labor) ?

M. Angelil, j’ai totalement confiance dans votre capacité à négocier pour Mme Dion. Il est évident que je ne serais pas choqué d’apprendre que Mme Dion est prête à accepter son doctorat honoris causa… après les fêtes du 400e. Question de s’assurer que l’Université Laval veut vraiment lui faire honneur et non pas se servir de sa réputation !

http://raymondviger.wordpress.com/2006/07/21/j-k-rowling-harry-potter-et-un-doctorat-honoris-causa/

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

Jean Charest, la charité et la publicité

Dans le Journal de Montréal du 24 mars, un article signé par Michel Larose est titré: “Jean Charest touché, il fait un don de 1500$”.

Ce reportage fait référence à l’histoire de Marjorie Jean-Baptiste, une mère de famille qui a sauvé ses 7 enfants des flammes. Mme Jean-Baptiste s’est faire remettre des dons pour un total de 25 726$.

Je suis heureux de voir l’élan de générosité des Québécois envers une famille qui a été ébranlé par des événements malheureux. Je suis cependant choqué et outré de voir le nom d’un politicien avec le montant qu’il a remis à la famille éplorée.

La charité n’est pas un geste publicitaire. On le fait pour aider pas pour être vu. Qu’un policitien lance un message de solidarité, pas de problème. Qu’on sache qu’il a fait un don et le montant de ce don, ça ne nous concernait pas.

Je ne veux pas accuser M. Jean Charest. Ce n’est peut-être pas lui qui a voulu rendre l’information publique. L’organisme communautaire qui recueillait les dons s’est peut-être échappé. Dans tous les cas, le journaliste qui a été responsable de trouvé un titre à l’article de Michel Larose aurait dû trouver autre chose. Que Jean Charest était ému et a appuyé la cause pouvait être d’intérêt public. Le montant qu’il a donné le l’était pas.

Est-ce que le vérificateur général va vérifier si M. Jean Charest va réclamer ce 1 500$ dans son compte de dépenses? Si oui, va-t-il le prendre dans son budget de publicité?

Les cartes de crédit: pires que des shylocks!

Je voudrais vous parler d’un scandale épouvantable. Les cartes de crédit. Vous faites des achats sur votre carte de crédit, vous recevez votre compte à la fin du mois, vous le payez au complet et vous ne payez rien en frais d’intérêt.  Ça, c’est la partie plaisante d’une carte de crédit.

L’histoire d’horreur commence au moment où vous ne payez pas votre carte de crédit au complet.  On prend l’exemple où vous avez acheté pour 500 $ dans le mois.  Vous n’avez pas l’argent pour payer au complet, vous ne pouvez verser que 400 $. Il reste un solde de 100 $. Dans votre tête, vous pensez que vous allez payer des intérêts juste sur 100$ à un taux de 19 % par année.  Oubliez ça.

La compagnie de crédit vous charge des intérêts sur le 500 piastres au complet, et ce rétroactivement à partir de la date d’achat.  Vous payez des intérêts sur un montant cinq fois plus élevé que ce que vous venez d’emprunter. Ce n’est plus du 19 % par année, c’est rendu à du 95 % par année. Passé 60 %, c’est un taux usuraire (du shylocking).

Mais il y a pire encore. Trois jours après avoir payé votre 400 $, vous recevez de l’argent. Vous payez la balance de votre solde, soit 100 $. Dans votre tête, les intérêts arrêtent là. Bien non. Les intérêts continuent à courir jusqu’au prochain état de compte.  Vous payez des intérêts sur de l’argent que vous ne leur avez même pas emprunté!

La morale de cette histoire: une carte de crédit, ça s’utilise si vous avez la capacité de la payer au complet quand vous recevez votre état de compte.

La morale de cette morale : si vous êtes toujours pris avec un solde sur vos cartes de crédit, il existe différentes ressources pour vous aider à vous en sortir.  Entre autres les associations coopératives d’économie familiale (A.C.E.F). Consultez le bottin téléphonique pour connaître celle de votre quartier.

UN BON CÔTÉ DES CARTES DE CRÉDIT

Malgré le fait que je soutienne fermement qu’une carte de crédit n’est pas un outil de financement sur lequel on devrait laisser traîner des soldes impayés, il y a tout de même un avantage important à payer ses achats sur carte de crédit.

En utilisant votre carte de crédit, si vous n’avez pas reçu les services promis par le marchand, vous appelez le service à la clientèle de votre compagnie de crédit et vous pouvez faire annuler l’achat.  Votre compte sera crédité et ce sera la responsabilité du marchand de prouver que vous avez reçu les services achetés. C’est beaucoup plus facile que de demander à un marchand un chèque pour remboursement, une fois la transaction complétée.

Une carte de crédit, dans la mesure où l’on paye intégralement le solde en recevant son compte, permet au consommateur de garder un pouvoir face au marchand. N’hésitez pas à faire appel à l’Office de Protection du Consommateur ou à l’ACEF (association coopérative d’économie familiale) si vous éprouvez des difficultés. Composez le 4-1-1 (opératrice) pour obtenir le numéro du bureau le plus près de chez vous.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quoi-faire-si-vous-perdez-votre-portefeuille/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/quand-notre-argent-disparait-de-la-circulation/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Suite au scandale américain du gouverneur démocrate de New-York Eliot Spitzer qui s’est fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupre, le Journal de Montréal, sous la plume de Mathieu Bélanger, nous présente l’hypothèse qu’il y aurait à Ottawa un scandale sexuel qui se trame.

Plusieurs agences d’escortes de la région d’Ottawa-Gatineau ont été contacté pour confirmer que certains politiciens fédéraux jouent avec le feu.

Depuis quelques années, dans mes écrits je vous parle d’une prostituée à 4 000$ pour un week-end qui a eu des relations avec des politiciens. L’heure est maintenant venu d’aller un peu plus loin dans la présentation de cette prostituée et de son réseau de clients politiciens.

Reflet de Société prépare pour son numéro de juin un reportage sur l’inceste et la prostitution. Il y sera question d’un des réseaux de prostitution impliqués avec des politiciens provinciaux et fédéraux.

Un reportage qui saura attirer l’attention. En attendant, est-ce que le Journal de Montréal va déguiser Brigitte McCan en prostituée pour tenter de prendre sur le fait l’un de nos politiciens?

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.

 Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

85 bonnes raisons pour laisser les Harley Davidson aux Hells Angels

Qui ne connaît pas la moto Harley Davidson? Une moto de prestige, qui coûte cher. Pas n’importe qui peut se payer une Harley Davidson. Quand on pense Harley Davidson, comment imagine-t-on son propriétaire?

D’un côté, les rebelles, les bad boys. Membres de groupes criminalisés tel les Hells Angels. Comment puis-je justifier cette théorie. Quand on regarde sur Wikipédia pour Harley Davidson, un article connexe nous réfère aux Hells Angels! Le lien entre Harley Davidson et les Hells Angels n’est plus juste une légende urbaine ou une rumeur.

D’un autre côté, les retraités qui veulent vivre leurs retraites, s’évader.Entre ces deux clientèles totalement différentes il y a quelques autres catégories secondaires de propriétaires de Harley Davidson.

Et voilà que Harley Davidson veut afficher ses couleurs et se faire un peu de publicité. Les résultats sont présentés par André Beauvais dans les Journal de Montréal du 21 mars. La firme OSL Marketing est approchée. Le concepteur de la campagne, Dominic Bourdages propose une campagne dont l’objectif est de provoquer et de faire jaser.

85 panneaux publicitaires sont utilisés pour parodier les panneaux routiers avec des messages, au dire même du concepteur de la campagne, baveux pour promouvoir la marque Harley Davidson.

  • 640 raisons d’aller acheter des cigarettes à Kanesatake.
  • 40 raisons d’aller visiter les frais chiés de Montréal.
  • 40 raisons d’aller s’emmerder à Ottawa.
  • 20 raisons d’aller visiter des têtes carrées à Toronto.
  • 20 raisons d’habiter dans une banlieue plate.

Une publicité qui avait été prévu mais qui ne sera pas affiché : “640 raisons d’aller discuter golf avec un Mohawk de Kanesatake”. Petit sursaut de conscience sociale pour le concepteur de la campagne publicitaire.

Selon M. Bourdages, Harley Davidson peut se permettre une campagne baveuse et des formules irrévérencieuses parce que Harley Davidson inspire une grande liberté et une certaine force.

Je pense que M. Bourdages vient de faire une grave erreur de jugement. Une publicité peut faire la promotion d’une marque, mais peu aussi manquer son coup et vendre le contraire. Et je crois que c’est justement ce que vient de faire M. Bourdages.

Jusqu’ou notre société est tolérante et prête à accepter que la publicité dise n’importe quoi pour promouvoir son produit? Jusqu’ou une publicité peut baver les citoyens et permettre au produit que l’on tente de vendre d’augmenter ses ventes?

Parce que je suis un propriétaire de Harley Davidson, je peux endosser des illégalités comme la vente de cigarettes à Kanesatake, je peux envoyer promener tout le monde et me penser le nombril du monde. Est-ce que cela représente la philosophie du retraité qui veut vivre sa retraite sur une Harley Davidson? Pas vraiment. Cela représente beaucoup plus la mentalité et la philosophie des Hells Angels. M. Bourdages vient d’associer et d’officialiser encore plus que conduire une Harley Davidson nous donne un caractère de Hells Angels.

Quelles en sont les conséquences possibles? D’une part, les retraités risquent de choisir un autre modèle de moto pour vivre leur liberté sereinement. D’autre part, en donnant un caractère Hells Angels à la Harley Davidson, M. Bourdages vient possiblement de tuer son produit. Parce que les Hells Angels se promènent de moins en moins en moto. Ils deviennent de plus en plus des criminels en habit cravate!

Qui va maintenant acheter les Harley Davidson? Que reste-t-il comme clientèle pour la Harley Davidson? Au lieu de tenter de développer une nouvelle clientèle et un nouveau créneau, M. Bourdages vient possiblement de tuer la Harley Davidson.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

Note2be: outil à proscrire ou outil de démocratisation? 

Suite à la publication de mon billet Le Web 2.0 devant la justice. Est-ce la fin du Web 2.0? sur Cent Papiers, Pierre R. m’a lancé cette question :

J’aimerais connaître votre avis sur cette expérience qui a tourné court en France : la notation en ligne des professeurs. Note2be, un site Internet qui proposait aux élèves d’évaluer leurs enseignants, n’a plus le droit de mettre en ligne le nom des professeurs concernés. Ses créateurs ont fait appel de cette décision, qui devrait faire jurisprudence. Ce cas précis fait appel la justice pour en interdire une notation ad hominem pour protéger les droits des professeurs. En opposition, il y a la liberté pour le citoyen de noter ce professeur au nom d’une information publique. Droit individuel vs droit collectif.

J’ai dû prendre quelques temps avant de répondre à cette épineuse question sur la notation des enseignants par leurs élèves. D’une part, j’ai un emploi du temps épouvantable qui me tient en haleine. D’autre part, parce que je suis déchiré dans la réponse que je vais donner. La réponse étant trop longue pour me limiter à en faire un simple commentaire. J’ai donc décidé d’en faire un billet que je présente à tous. Certains des enseignants qui ont eu la lourde tâche de m’éduquer et de parfaire mes connaissances ont été d’excellents mentor. D’autres ne méritent aucune référence. Dès mon primaire, je me suis retrouvé régulièrement devant le bureau du directeur pour dénoncer l’incompétence de certains enseignants dont je proposais le congédiement. Ce cirque m’a suivi pendant mes 22 années de scolarité! Ce n’est qu’à l’université que j’ai réussi à faire congédier quelques professeurs dont leur enseignement était archaique.Je n’ai jamais eu l’impression qu’on m’ait pris au sérieux dans ma demande de congédiement de certains enseignants. J’aurais bien aimé avoir accès à un tel classement quand j’étais étudiant. Le plus honnêtement possible, j’aurais pu reconnaître les grandes qualités de mes mentors, mais aussi y dénoncer quelques enseignants et certaines lacunes de notre système d’éducation. Cela m’aurait permis de débattre avec d’autres étudiants et peut-être d’adoucir certaines de mes opinions très tranchées que j’avais à l’époque. Et l’inverse aurait été aussi vrai.Tout outil de travail que nous nous donnons a malheureusement ses limites. Il y aurait dérapage. Les mêmes cancres auraient possiblement pris le contrôle de cet outil et nous aurions fini avec un derby de démolition. Mais peut-être aussi qu’avec une bonne modération nous aurions pu conserver un endroit de discussion et de réflexion. Je pense que oui.

En parallèle, je pense au répertoire des écoles du Québec que L’actualité nous présente à chaque année. Répertoire que j’ai questionné pour 2 raisons importantes. D’une part, j’ai vu des directeurs d’école changer leur système de notation pour mieux réussir dans le classement. Leur remontée n’était pas dû à une amélioration des résultats des étudiants, mais à la façon de les présenter. Une école qui était faible en anglais avait divisé leurs étudiants en 2. Les cours d’anglais se donnaient sur la moitié de l’année au lieu de toute l’année. Les moins bons héritaient de la session septembre à décembre, tandis que les meilleurs, ceux qui seraient notés dans le répertoire de L’actualité se retrouvaient avec la session janvier à juin. Belle remontée symbolique.

D’autre part, avec le Père André Durand, nous nous retrouvions à intervenir auprès de plusieurs écoles avec des jeunes qui vivaient des difficultés importantes avec un taux de détresse majeure. L’une de ces écoles figurait bonne dernière du classement tandis qu’une autre figurait toute première. Le classement ne tient pas compte du taux de détresse de ses étudiants. Et cela m’a toujours dérangé énormément. J’imagine un parent bien intentionné et qui décide de tout sacrifier pour envoyer son enfant dans LA meilleure école et qu’en bout de ligne je doive intervenir avec ce jeune pour éviter qu’il ne se suicide. Le choix de LA meilleure école aura-t-il été LA meilleure chose?

Pour conclure ma réflexion, je ne pense pas qu’un outil tel que le Note2be soit problématique. C’est la façon qu’on l’utilise qui pourrait l’être. Et comme certains disent pour l’alcool : La modération a bien meilleure goût.

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

Quand notre argent disparaît de la circulation

Vous me direz que je suis encore à chialer contre les banques et les cartes de crédit. Hé bien oui. Que voulez-vous? Avec le service qu’elles nous donnent, tous les frais cachés et les petites clauses qui les avantagent, bien camouflées en arrière du troisième formulaire, il faut bien, en tant que consommateur sortir de ses gonds à quelques occasions.

Je vous ai déjà entretenu sur la vente de garantie prolongée sur le papier de toilette, un service offert par la carte Master Card de la banque Canadian Tire (volume 12 no 3, décembre-janvier 2004). Pour ceux qui ne le savait pas, Canadian Tire est devenu une banque. Être une banque est plus payant que d’avoir des magasins. Les magasins ne sont maintenant qu’un prétexte pour faire de l’argent avec le crédit. Aujourd’hui je vais déblatérer à propos des services financiers par internet.

Internet est un instrument merveilleux, quand il ne tombe pas en panne, pour communiquer rapidement. Après m’être inscrit à ce service haute technologie, j’essaie de faire de moi une personne moins préhistorique et je commence à payer mes comptes par internet. Dans le confort douillet de ma maison, je me sers de ce service pour donner mes directives. Puisque je suis quelqu’un qui n’aime pas payer 20% d’intérêt par année (ou plus), je paye mes soldes de carte de crédit au complet à la date demandée. Je m’en suis toujours fait un point d’honneur. Pour être sûr de ne pas oublier un compte sous la tonne de papier qui traîne dans ma valise et sur ma table, dès réception du compte je demande à mon cher internet de le payer à la date requise. Dans ma vie préhistorique, j’utilisais des chèques que j’envoyais d’avance mais datés de la journée ultime de grâce.

Voilà que je vérifie mon dernier compte reçu de cette fameuse banque Canadian Tire. Je m’aperçois que, malgré que j’ai fait mon paiement au montant intégral et à la date demandée, cette banque de pneus m’a chargé les intérêts comme si je n’avais pas payé mon compte. Je saute sur le téléphone pour m’informer du problème. Je me fais répondre que même si j’ai fait le paiement par internet à la date demandée, cela prend deux jours ouvrables pour que le paiement leur arrive! C’est vite internet. On me dit de faire mes paiements deux jours ouvrables avant la date d’échéance pour ne pas avoir à payer d’intérêts. Je suppose que tout bon citoyen sait cela évidemment. Un système internet qui nous permet de parler en direct avec des gens partout à travers le monde prend deux jours ouvrables pour faire le paiement de ma carte de crédit.

Quand j’envoyais un chèque postdaté, le paiement se faisait à la date demandée. Mais pas avec l’internet. Même si j’envoie l’ordre de paiement deux semaines d’avance. Pas vite les ordinateurs. Mais je suis obligé de me poser une grande question. Lorsque je demande de payer mon compte pour le 15 du mois, le paiement me sera crédité le 17 sur ma carte de crédit. Et cela, malgré que mon compte, lui, soit débité le jour même, à l’instant où je pèse sur la touche de confirmation. Si mon argent disparaît de mon compte le 15 et qu’il ne réapparaît que le 17 sur ma carte de crédit, où est-il pendant ces deux jours? Qui fait des intérêts avec mon argent pendant ces deux jours? Des gens se sont déjà mis riches juste à jouer avec les fractions de cennes qui traînaient partout. Maintenant on laisse traîner tout le capital. Et si mon argent oubliait de refaire surface dans deux jours?

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quoi-faire-si-vous-perdez-votre-portefeuille/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/

Le Web 2.0 se retrouve en cour de Justice; l’histoire de Fuzz.fr

Il y a des blogueurs qui génèrent des billets, du contenu, des prises de position. Tous les sujets se retrouvent sur les blogues.

Il existe une blogosphère. Tel que Renart L’Éveillé m’a souligné dans les commentaires, c’est la somme des blogues, ce qui inclus tout ce qui tourne autour de ces blogues.  On pourrait la définir comme étant les fans d’un blogue donné. Les lecteurs et commentateurs réguliers d’un blogue sont le lectorat et le commentariat d’un blogue.

Le blogueur, comme un média conventionnel, veut se faire connaître et être lu par un nombre de plus en plus grand d’Internautes. Il veut faire grossir sa blogosphère. Il y a des sites collaboratifs et agrégateurs d’informations en ligne. Des blogueurs vont sur ces sites et présentent différents billets qu’ils ont publiés. Le public est appelé à voter sur la qualité de ceux-ci. Les meilleurs vont monter, les moins bons vont descendre et disparaître. Les blogueurs peuvent s’y faire connaître et les meilleurs augmentent leur blogosphère en récupérant de nouveaux lecteurs. 

Fuzz.fr est un de ces sites. Un blogueur aurait présenté un billet qui n’a pas été apprécié par une vedette Française. Celle-ci poursuit le créateur du site Fuzz.fr, Eric Dupin pour avoir laissé publié un article calomnieux.

Cela ébranle la communauté du Web 2.0 et la met en péril. Le site Linkertop.com a eu peur et a fermé l’accès à son site en attendant le prononcé de la Justice envers Fuzz.fr.

Je me questionne énormément sur cet événement qui passera devant le juge le 19 mars prochain. D’une part, qui est responsable du contenu dans un site collaboratif? L’auteur du billet qui vient le présenter ou le site qui offre à tous les Internautes de déposer son billet? Si on dit que c’est le site collaboratif, alors est-ce que Google, MSN, Yahoo et autres vont être tenu responsables des référencements que leurs moteurs de recherches font sur des sites qui pourraient causer préjudices à une vedette?

Le Web 2.0 n’est pas parfait. Il a ses histoires de dérapages. Quelle sorte de précédent la Justice Française va nous réserver le 19 mars? Certains médias conventionnels font face à la Justice. Mais les revenus publicitaires leurs permettent d’envisager et de prévoir les conséquences. Les revenus du Web 2.0 sont embryonnaires et souvent inexistants pour plusieurs. Va-t-on tuer le Web 2.0 en faisant peur aux blogueurs et aux sites collaboratifs?

Est-ce une bonne raison pour participer à la cybermanifestation organisé par Reporter sans Frontière?

PS. Dimanche 16 mars. Nous venons d’apprendre que le site collaboratif Gmiix a aussi fermé son site en attendant le jugement de la cour.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière 

Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.

Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.

Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/15/le-web-20-se-retrouve-en-cour-de-justice-lhistoire-de-fuzzfr/

Le Premier ministre Jean Charest corruptible?

Un billet de Renart L’Éveillé et d’Antipollution souligne que La Presse Canadienne a publié dans le Messager de Lachine un article mentionnant que le Premier ministre, Jean Charest, en plus de son salaire de premier ministre, reçoit du Parti Libéral du Québec depuis 1998 une somme de 75 000$ par année.

Le salaire annuel de Jean Charest étant de 182 717$, ce bonus de son parti ramène son salaire annuel à 257 717$.

Le plus inquiétant dans cette nouvelle se retrouve presqu’à la toute fin de l’article de la Presse Canadienne:

Selon l’ex-président du PLQ, Marc-André Blanchard, qui a quitté ses fonctions dimanche, le versement d’un salaire constitue la meilleure façon de mettre à l’abri le premier ministre de toute pression ou tentative de corruption.

Ce commentaire ne vient pas de l’opposition, mais d’un membre important du Parti Libéral du Québec, celui qui, jusqu’à dimanche dernier en était le président.

Est-ce que cela nous renseigne sur la mentalité qui existe au Parti Libéral? Est-ce qu’on doit interpréter qu’avec un maigre 182 717$ de salaire le premier ministre crève de faim et risque d’avoir à voler et à se corrompre pour réussir à payer son loyer?

Cela remet-il en question l’honnêteté du parti Libéral du Québec dans certains dossiers importants comme la vente du Mont Orford à des amis de Jean Charest et du parti? La privatisation de la santé serait-elle menacée d’être vendu à d’autres amis du parti ou du Premier ministre? Est-ce que cela explique pourquoi le Parti Libéral du Québec ne répond jamais sur les questions de santé alternatives comme les coopératives de santé.

Les questions demeurées sans réponses commencent à me peser lourd sur ma conscience politique. Démocratie et transparence ont-elles encore leur place en politique?

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.

On parle enfin des coopératives de santé!

En avril 2006, il y a presque 2 ans, Reflet de Société présentait un dossier sur les alternatives en matière de santé. Cela nous a permis de présenter un reportage sur les coopérative de santé. Les coopératives de santé existent depuis maintenant 25 ans. Des rapports qui datent aussi de 25 ans mentionnent que les coopératives sont une voix importante à explorer en matière de santé.

Nous avions aussi présenté Jonquière Médic. Un système de médecins à domicile qui s’autofinance depuis 25 ans. Nos lecteurs du Saguenay avait été heureux et surpris qu’enfin un média provincial parle d’eux en dehors de leur région. C’était la première fois que Jonquière Médic était mis de l’avant sur la scène provinciale dans un média!

Pour compléter le dossier sur les alternatives en matière de santé, nous avions tenté d’obtenir une entrevue du Ministre de la Santé et des Services Sociaux, Philippe Couillard. Les dates possibles d’entrevues ont toujours été repoussé et nous n’avons jamais eu l’entrevue. Nous avons présenté un article sur les questions demeurées sans réponses que nous voulions poser à M. Couillard.

En décembre 2006, nous vous présentions le livre de Jean-Pierre Girard: Notre système de santé, autrement. M. Girard y présentait les coopératives de santé dans son livre publié en septembre 2006.

Lors du débat des chefs, Mario Dumont avait questionné André Boisclair et par la suite Jean Charest sur l’avenir des coopératives de santé comme alternative à exploiter. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont répondu à Mario Dumont. Ils n’ont même pas prononcé le mot coopérative de santé! J’avais souligné en mars 2007 ma joie d’entendre enfin le mot coopérative de santé dans la bouche d’un politicien.

En juin 2006, Reflet de Société présentait un article avec le Dr Bernard Gélinas. Ce médecin à la Clinique coopérative de santé d’Aylmer en avait long à dire. Il lance la question: “La santé des Québécois serait-elle gérée à des fins politiques plutôt que par souci du bien-être collectif?”

En avril 2006, L’actualité présentait un reportage de Véronique Robert sur les réussites du système de santé à Alma. Encore une fois, le Saguenay-Lac-St-Jean nous ouvre la porte à des propositions alternatives en matière de santé qui fonctionnent.

Après tous ces écrits et questionnements sur la réalité des alternatives en matière de santé, voilà que nous pouvons lire, sous la plume de Jean-François Coderre, le 21 février 2008 dans le Journal de Montréal que le concept des coopératives de santé a inspiré le rapport Castonguay!

Ce qui m’a cependant surpris dans cet article c’est le commentaire de Marie-Joelle Brassard du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui fait la promotion des coopératives de santé: elle est vexée de voir le concept s’étendre!

Va-t-on vraiment finir par étudier les alternatives en matière de santé? D’ou vient cette résistance à parler librement? Nous le saurons peut-être dans un autre 25 ans.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Les prédateurs d’Internet

Texte écrit pour Reflet de Société

Je suis écrivain. Par curiosité, je tape mon nom dans les moteurs de recherche. Belle surprise, j’y vois mon premier livre, Après la pluie… le beau temps, affiché. Par curiosité, je décide d’aller voir ce que l’on dit de mon livre de pensées à méditer.

Surprise! Je me retrouve sur un site américain qui vend des bouquins. Il y est mentionné que mon livre ne peut être retracé dans leurs archives, mais que sur leur site plus de 100 000 autres titres sont disponibles et pourraient faire mon affaire. D’une part, mon livre est toujours disponible en librairie. D’autre part, ce vendeur de livres Internet n’a aucun droit de vendre mes livres et jamais ne m’en a demandé l’autorisation. Fausse représentation pour attirer une clientèle sur leur site Internet. Ce site que je dénonce est bookfinder.com.

Choqué, je continue ma recherche. Comme vous le savez sûrement, je m’implique et m’investit très fort pour notre organisme communautaire. Nous publions avec cœur et passion un magazine d’informations et de sensibilisation. Je cherche le nom de Reflet de Société dans le moteur de recherche Copernic. À ma grande stupéfaction, j’y découvre que le site amazon.com vend des abonnements à Reflet de Société. Les abonnements prennent 12 semaines à être livrés et la livraison ne se fait qu’aux États-Unis. Jamais le site amazon.com n’a demandé à nous représenter. Ils n’ont même pas accès à notre magazine. Tous les abonnements sont gérés directement par le Journal de la Rue. Quand on entre sur leur site, ils nous offrent des milliers d’autres magazines. J’ai tenté d’acheter un abonnement pirate de notre magazine. N’ayant pas d’adresse américaine à leur offrir, ils ont refusé de m’abonner.

Je pousse plus loin mon enquête. Un organisme communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Vastringue, avait réalisé un projet intéressant de réinsertion pour les jeunes. J’avais décidé d’en faire un article qui a été publié en septembre 2004. L’organisme la Vastringue a présenté sur son site le reportage que j’avais réalisé. Pour une raison que j’ignore, ils ont décidé, en février dernier, de fermer leur site. Le lendemain, une agence de voyages américaine reprend leur nom et transfère l’achalandage sur son site! Ils bénéficient d’un bon positionnement dans les moteurs de recherche que la Vastringue avait réussi à gagner avec les années.

J’ai écrit un article, «Le décrochage scolaire; histoire de sexe», publié en août 2003. Ce texte parlait de décrochage scolaire et tentait d’aider les gens à mieux comprendre la problématique. Croyez-le ou non, trois sites pornos ont fait des liens à partir de mon texte pour profiter de l’achalandage de notre site et présenter leurs cochonneries! Quand on va voir leur site, on voit apparaître, sans notre permission, le nom de notre organisme communautaire et le titre de mon texte. Imaginez ce que je peux ressentir. J’ai des jeunes de 12 ans qui vont sur notre site pour participer à des débats de société!

Et nous ne sommes pas les seuls médias à s’être fait jouer le tour. Sur ces sites pornos, nous nous retrouvons avec Le Devoir, Science Presse, Radio-Canada, Cyber-Science ou encore des institutions telle l’Université de Montréal!

Toutes ces magouilles américaines sur Internet me choquent et me renversent. Si vous avez vécu des expériences similaires ou avez des conseils à donner au public pour gérer et préserver notre identité Internet, n’hésitez pas à nous en faire part.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/ecrivains-attention-aux-editeurs-frauduleux-arnaque-sur-internet/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/20/piratage-de-protegez-vous/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/

Rapports de Loto-Québec: au moins 2 suicides dans les casinos

C’est ce que souligne la Presse Canadienne en se fiant aux documents, finalement obtenus de Loto-Québec par Bill Clennett.

Est-ce que Loto-Québec tente de minimiser la détresse humaine relié au jeu compulsif? Je suis intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Peu de temps après l’ouverture du casino, nous avons eu à intervenir avec de grandes quantités de personnes qui avaient tout perdu au Casino de Montréal et qui voulait en finir avec la vie.

Le Casino de Montréal avait été rencontré. Nous voulions intervenir plus près de la détresse des joueurs, c’est-à-dire, directement dans le Casino. Ce qui m’avais choqué c’était que les dirigeants du Casino nous garantissait qu’il n’y avait pas de problème et qu’il n’y avait pas de matière à intervenir.

Pourtant, les histoires d’horreur n’ont pas cessé de se multiplier. Pourtant, en Suisse, pour qu’un casino puisse opérer, il doit y avoir un intervenant de crise sur place, près à intervenir.

Deux suicides reliés aux casinos nous dit Loto-Québec. Désolé, avec l’expérience que j’ai eu de leur capacité à jouer à l’autruche, je serais porter à dire: “Deux suicides reliés aux casinos que Loto-Québec ne réussit pas à s’en laver les mains”.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Textes sur le gambling et commentaires sur le jeu compulsif.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/04/14/loto-quebec-le-casino-et-le-suicide/

Trop de médecins au Québec?

On lisant un billet de Renart L’éveillé, je m’arrête à quelques statistiques sur les professionnels de la santé.

Une première référence est faite à l’institut canadien d’information sur la santé. Le tableau suivant nous y est présenté. Nous pouvons y voir le nombre de médecins par 100 000 habitants en date du 31 décembre 2005:

Nous en comptons 215 au Québec, 174 en Ontario et la moyenne nationale est de 190.

Un autre tableau, celui du Ontario Hospital association présente le nombre de médecins par 100 000 habitants en date du 31 décembre 2003:

Nous en comptons 214 au Québec, 178 en Ontario et la moyenne nationale est de 189.

Les 2 tableaux sont similaires. Le Québec compte 20% plus de médecins par tranche de 100 000 habitants que l’Ontario ainsi que 13% de plus que la moyenne nationale.

Comment se fait-il qu’en ayant plus de médecins par capita au Québec, que notre système de santé ne réussissent pas à nous satisfaire? Est-ce un problème de main d’oeuvre ou d’organisation et de structure?

Une question soulevée par Y-Man dans les commentaires reçus par Renart L’éveillé mérite notre attention: “Est-ce qu’en privatisant le gouvernement cherche un moyen facile pour briser la structure administrative en place tout en évitant de faire lui-même la job de bras?”  

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes

Au secondaire, j’ai été le dernier étudiant au Québec à utiliser la règle à calcul en classe. J’ai tenté de boycoter et de m’opposer à la venue des calculatrices électroniques. Il est vrai qu’avec une calculatrice on peut plus facilement donner une réponse avec 8 chiffres après le point. Cependant la règle à calcul nous pousse à la réflexion et exige de nous que nous soyons capable de connaître l’ordre de grandeur d’une réponse. Elle oblige à la concentration et au calcul mental. Avec une calculatrice, une erreur de doigté et l’étudiant peut nous sortir une ânerie du style 2 + 2 font 8!

Je m’opposais au fait qu’on exige de moi et ma règle à calcul une précision qui n’avait aucune valeur éducative. Mes professeurs de science m’ont convoqué à leurs bureaux. Je devais accepter l’inévitable et prendre la calculatrice ou accepter de couler mon secondaire. Moi qui était premier de classe, à regret, je me suis résigné.

La Presse Canadienne présente nous présente maintenant un rapport rédigé par Michael Zwaagstra, titulaire d’une maîtrise en éducation pour Frontier Centre for Public Policy. Il en ressort que:

- Le temps passé devant un ordinateur devrait l’être à apprendre la lecture, l’écriture et apprendre à interagir avec l’enseignant.

- On peut perdre beaucoup de temps d’enseignement avec l’ordinateur.

- Les 26 millions par année que le Manitoba consacre à cette technologie pourrait être mieux utilisé.

- Il n’y a aucune preuve d’une corrélation positive entre un accès accru aux ordinateurs à l’école et la réussite scolaire.

Ce rapport ne fait pas concensus dans le milieu de l’éducation. Mais, en tant qu’ancien rebelle qui s’est opposé à la calculatrice en classe, il y a matière à réflexion.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/10/how-computers-make-our-kids-stupid-la-conclusion-sur-les-ordinateurs-a-lecole/

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/

2$; le prix à payer pour devenir un joueur compulsif

Rencontre avec Michel, propos recueillis pour Reflet de Société

Je suis dans un dépanneur et j’attends que le téléphone public se libère. J’entends un bruit de machine. Un homme hystérique vient de gagner un montant d’argent. Je m’avance et lui demande comment ça marche: «C’est pas compliqué. Assieds-toi à côté, prends l’autre machine et je t’explique.» J’ai mis 2$. J’ai gagné 25$. Deux jours après je suis revenu au dépanneur en espérant que le téléphone soit encore occupé pour jouer un peu en attendant. Ce fut le début de ma descente aux enfers.

J’ai été lancé dans un monde de rêve. J’espérais travailler de temps en temps et jouer à plein temps. Quand j’ai été tanné de me conter des menteries, que j’ai voulu arrêter de souffrir, j’ai fait le premier pas vers Gamblers Anonymes. Je pensais qu’ils m’aideraient financièrement, qu’ils me prêteraient de l’argent pour payer mes dettes. Je pensais que j’avais un problème d’argent, pas de jeu. Ils m’ont remis une enveloppe avec les outils nécessaires pour m’aider.

Ce qui m’a frappé le plus à mon premier meeting a été de voir que je n’étais pas seul à souffrir. Je pensais que j’étais seul à être fou. D’autres aussi ont souffert et ils s’en sont sortis. Quand j’ai commencé dans Gamblers anonymes, je voyais des gens qui avaient réussi à arrêter 3 ou 4 ans et je ne les croyais pas.

Je n’avais pas encore touché à mon mal de l’âme. C’est là que j’ai rencontré ma spiritualité. Ce n’est pas une question de religion. C’est quelque chose entre la tête et le cœur. Une petite voix intérieure que j’ai trop longtemps enterrée sous la grosse voix du jeu.

Quand les gens faisaient leur partage, j’étais convaincu qu’ils parlaient de moi, que ma femme les avait appelés pour leur dire ce que j’avais fait. J’y ai appris à m’aimer. Il faut persévérer, revenir. Si tu es gêné, viens avec un ami. Tu n’es pas obligé de t’identifier.

En 1990, il n’y avait que trois meetings Gamblers anonymes par semaine. Aujourd’hui, après l’arrivée des casinos et des vidéo-poker, il y en a plus d’une centaine! L’expansion astronomique de la maladie du jeu a été difficile à suivre. On ne savait pas trop où on s’en allait. Avec leurs expériences, des joueurs provenant des autres fraternités telles Alcooliques Anonymes nous ont aidé à nous structurer. Nous avons travaillé aussi à faire traduire toute la littérature de Gamblers anonymes.

Gamblers anonymes a été important pour m’aider et j’ai aussi utilisé d’autres outils tels la thérapie et surtout l’écriture. Je n’avais jamais écrit sur moi auparavant. J’ai eu mal au poignet tellement j’ai écrit pendant un intensif. C’est une expérience très enrichissante. Une fin de semaine juste avec des joueurs en cheminement, pour se centrer sur soi-même et briser l’isolement. Tu te retrouves dans un climat de sécurité qui te permet d’aller en profondeur dans ce que tu vis, pas juste d’effleurer la surface. Quand je suis sorti de mon premier intensif, je flottais dans les airs. C’est quand tu sors de thérapie ou d’un intensif que la vraie thérapie commence, que tu fais face à la réalité de la vie.

Même si j’ai arrêté de jouer depuis longtemps et que je n’ai plus les obsessions que j’avais au début, j’ai besoin de continuer à m’impliquer, de donner au nouveau ce que j’ai reçu.

La réalité n’est pas toujours facile; créanciers, famille… Tu as l’impression que toute ta vie s’écroule. La honte aussi. Pourquoi moi j’en suis rendu là? Je suis un être intelligent. Gamblers anonymes c’est pas une pilule ou une piqûre magique qui guérit tout instantanément. C’est un mode de vie que je partage avec ma famille et mes nouveaux amis. Mes parents m’ont encouragé. Ils me demandent parfois si j’ai fait un meeting dernièrement. Ils demeurent avec cette peur que je rechute. Ils m’accompagnent dans les meetings quand il y a une occasion spéciale comme fêter une année d’abstinence. Ils viennent aussi au Congrès annuel et rencontrent les nouveaux qui prennent conscience qu’ils doivent arrêter de jouer avant «de se faire la peau». Ils leurs donnent des paroles de réconfort comme ils l’ont fait pour moi: «C’est beau. Lâche pas. T’es capable.»

Avant j’avais le goût de mourir, aujourd’hui j’attrape une grippe et je m’inquiète. Je suis camionneur. Je viens de passer par le New Jersey. Il y avait un tirage pour un gros lot de plusieurs centaines de millions. Je n’ai pas acheté de billet. Mon bonheur intérieur n’a pas de prix.

Je suis heureux de m’être retrouvé. C’est quand tu penses que tu es guéri et que tes finances commencent à remonter que le risque de rechute est le plus grand. On m’a déjà appelé en plein milieu de la nuit pour aider un joueur sur le pont Jacques-Cartier qui voulait sauter. Si tu es vraiment tanné de souffrir, de te conter des menteries, attends pas, viens cogner à notre porte. Nous t’aimerons et t’accepterons tel que tu es. Et si tu viens au Congrès de Terrebonne en juillet prochain, je vais te présenter mes parents: «Lâche pas. T’es capable.»

Textes sur le gambling:

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/quand-le-casino-mene-au-pont-jacques-cartier/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/merci-a-loto-quebec-de-nous-avoir-ruine/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/la-piscine-creusee-et-le-casino/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/quand-le-jeu-devient-excessif/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/15/vivre-avec-un-joueur-compulsif/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/13/quand-une-croupiere-sen-va-t-en-guerre-histoire-deleonore-mainguy/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/gam-anon-fraternite-dentraide-pour-les-proches-des-joueurs-compulsifs/

Commentaires sur le gambling et textes sur le gambling

Intervenir auprès des joueurs compulsifs

Entrevue réalisée pour Reflet de Société

Un grand bonhomme bien bâti. Les pommettes rouges. Malgré le grand sourire sympathique qu’il affiche, Martin Alary revient de l’enfer. Pendant la dernière année, l’intervenant a côtoyé la souffrance des joueurs compulsifs dans les bars du Plateau Mont-Royal.

Le projet m’a profondément touché et ému. J’avais à couvrir 20 bars en même temps. Parce que les appareils de loterie vidéo, il y en a partout. Peu importe