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Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur
Tout un titre direz-vous. Je viens de lire un billet de notre ami Renart l’éveillé qui titre: Enfin, une autre photo de Julie Couillard. Le 8 mai dernier, le scandale éclate en première page du Journal de Montréal. On y voit le ministre Maxime Bernier accompagné de Julie Couillard. La photo est pixellisé pour éviter qu’on reconnaisse Julie Couillard. Le 9 mai, Renart L’éveillé lance son billet sur son blogue. Il se pète les bretelles à dire que beaucoup de gens sont venus sur son site en cherchant des photos de Julie Couillard dans Google.
Toujours le 9 mai, après lecture du billet de Renart, le journal d’un Wannabe écrit le billet suivant: Profitant de l’intérêt pour des photos de Julie Couillard. S’amusant à faire compétion à Renart, il dit avoir reçu 420 clics sur ce billet en seulement une heure!
Bon, je dois faire mon méa culpa de blogueur. J’avais entendu vaguement parler de cette histoire entre Maxime Bernier et son ex-amie Julie Couillard. Je suis souvent 7 à 10 jours en retard sur ma lecture de l’actualité. Je savais que je voulais réagir à cet événement. Et comme il arrive souvent, mon opinion aurait sorti 15 jours après ceux-ci.
Mon ami Renart vient cependant de me faire réaliser une chose importante. Quand je blogue, je ne suis plus un rédacteur dans un magazine publié 2 mois après les événements. Je ne suis plus un écrivain qui peut écrire sur des événements qui se déroulent sur plusieurs années. Le blogue, c’est l’instantannéité, le moment présent. On commence à en parler et à présenter des photos avant même que les événements ne soient terminés!
Ouf!!! Va falloir que je me lève encore plus tôt et que je me couche encore plus tard si je veux arriver à reprendre le beat, à être présent sur le web en même temps que tout le monde. Pour mon opinion sur Julie Couillard et Maxime Bernier, vous allez devoir attendre encore un peu. Mon retard est encore évident. Mais la réflexion va se faire sur ma capacité à être si vite et pouvoir livrer une opinion décente plus rapide, malgré mes 100 heures de travail par semaine déjà à l’agenda.
P.S. Après être retourné sur Google en tapant Photo de Julie Couillard, on peut y retrouver en 40e position le blogue de Stéphane Gendron. Voici la description des tags qui nous amènent à son site: Photos Favorites. Photos Favorites · Photos Favorites …. par association tout simplement parce qu’il s’est lié avec une dénommée Julie Couillard. Beaucoup de photos pour une seule ligne sur Julie Couillard dans son billet!!!
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Le crime organisé et les danseuses nues
Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.
On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.
Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligées de se prostituer.
Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?
Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.
Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?
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La survie du communautaire passe par l’Internet
Telle est l’opinion de Patrick Dion dans un billet écrit sur le portail Branchez-vous.
Les organismes communautaires, tout comme les entreprises privées, doivent maintenant composer avec les nouvelles technologies. Celles qui n’oseront pas franchir cette étape risque d’y laisser leur peau.
C’est vrai que le Web 2.0 permet d’être plus proche de ses membres, de ses lecteurs et des citoyens. Les gens peuvent commenter rapidement des textes ou des idées que nous émettons, influencer rapidement les directions que nous prendrons. Les gens peuvent émettre des propositions qui changeront notre orientation.
Les Internautes peuvent bonifier chaque commentaire que nous recevons. Dans certains cas, cela ressemble à des séances de “brain storming”, des rencontres d’équipe. Parce qu’aujourd’hui les citoyens veulent s’impliquer. Ils ne veulent plus être seulement des témoins passifs. Ils veulent être des acteurs de changement et participer. Le Web 2.0 devient un outil supplémentaire pour favoriser la démocratie d’une société.
Malgré le beau temps qui règne à Montréal au mois d’août, 400 jeunes provenant de partout à travers le Québec se rejoignent sur une base volontaire pour rêver et réfléchir le Québec de demain. Malgré le beau temps, ils travailleront ensemble pendant quatre jours à définir des propositions et des changements pour nos décideurs et la société. Conférences, ateliers, tables rondes avec une centaine d’acteurs influents de notre société, ils nous livrent maintenant le fruit de leur réflexion.
Une organisation qui aura été possible grâce à l’implication de huit jeunes dans un projet du Fonds Jeunesse Québec. Pendant six mois, ces jeunes se sont acharnés à tout préparer, à tout prévoir. Face aux imprévus, ils ont gardé leur sourire et leur entrain. Quand une difficulté survenait, ils s’excusaient et, avec des yeux pétillants ils mettaient tout en œuvre pour trouver une solution rapide et efficace. Dans toute organisation, rien n’est parfait, mais cette capacité de garder sa bonne humeur et d’inventer une solution fait toute la différence pour la personne aux prises avec un problème.
Les grand acteurs de notre société
Pendant ces quatre jours, ils ont eu la chance de côtoyer Henri Massé, le grand manitou de la FTQ, Bernard Landry, ancien Premier Ministre et chef de l’opposition, Roméo Dallaire, ancien commandant des forces de maintien de la paix au Rwanda pendant le génocide, Marie-France Bazzo, animatrice à la radio de Radio-Canada et à Télé-Québec, Pierre Fortin économiste et chroniqueur pour L’actualité, Claudette Carbonneau, première femme à présider la destinée de la CSN, Michaëlle Jean, animatrice de l’Heure du midi à Radio-Canada, Pops, (le Bon Dieu dans la rue), François Avard, auteur des Bougons, Christian Vanasse, membre des Zapartistes, Michel Mpambara, humoriste, Riccardo Petrella du groupe de Lisbonne et auteur de Désir d’humanité, le droit de rêver et bien d’autres… Près d’une centaine d’invités de haut calibre sont venus s’entretenir avec les jeunes, mais surtout répondre à leurs questions.
Un vrai débat pour parler des vraies affaires
Et le débat a vraiment eu lieu. D’entrée de jeu, le directeur général Michel Venne parlait de toutes les attentions qui ont été mises en place pour recevoir le groupe de 400 jeunes. Il s’est rapidement fait crier dans la salle que pour des considérations environnementales, il n’aurait pas dû y avoir des verres en «styromousse». Tout en gardant son sourire, Michel Venne a eu l’ouverture d’esprit de bien recevoir la critique et de mentionner que cela sera pris en compte pour l’an prochain. Quand on donne l’opportunité aux jeunes de s’exprimer, il faut être capable de se remettre en question sans toujours être sur la défensive. Bernard Landry s’est fait vertement questionner sur des questions écologiques. Le Ministre de l’Éducation, Pierre Reid, a sûrement bien entendu les demandes répétées des jeunes pour un meilleur soutien dans les questions de Prêts et Bourses. Les jeunes étaient là pour s’exprimer, pas pour dormir sur leur chaise pendant qu’on leur parlait du Québec tel qu’il est. Ils ont voulu rêver le Québec de demain qui les attend et qu’ils veulent réaliser. Ils ont répondu à l’appel et brillamment rempli leur mandat.
Les 50 propositions d’un nouveau Québec
Le tout s’est déroulé avec une grande implication et avec beaucoup d’enthousiasme chez les jeunes. Il fallait les voir dans les pauses continuer à faire le débat et porter la réflexion encore plus loin. Les jeunes se sont impliqués dans une démarche qui les amenait à formuler 50 propositions pour un Québec qui leur est propre. Ces propositions peuvent être consultées sur le site Internet de l’Institut du Nouveau Monde www.inm.qc.ca., l’organisme qui parraine cette activité estivale nommée l’Université du Nouveau Monde.
Dialogue non partisan
Le dialogue a réussi à régner en maître. Les jeunes se sont exprimés, tout en respectant le droit de parole de leurs vis-à-vis. Malgré que toutes les allégeances politiques étaient représentées, les jeunes ont parlé en tant que citoyens militants et non pas en tant que militants d’un parti politique. Aucune ligne de parti n’était de mise. Tout le monde avait son mot à dire, à sa façon, pour un Québec meilleur.
Même si les jeunes sont conscients que les alliances et le regroupement des gens deviennent presque incontournables en politique, pour une réflexion mature et complète. Ils ont choisi l’objectivité à la partisanerie. Et sur cet exercice de démocratie et de travail d’équipe, nos politiciens auraient avantage à écouter nos jeunes et à prendre exemple sur ce qu’ils ont réalisé. Si les politiciens apprenaient à travailler davantage en équipe plutôt que de chercher à se démolir entre eux, nous aurions peut-être la chance de mieux bâtir notre société d’aujourd’hui et de demain.
C’est avec une grande fierté envers le potentiel et l’implication de nos jeunes que j’ai assisté à l’Université du Nouveau Monde. Reflet de Société va continuer à suivre de près les débats et les activités de l’Institut de Nouveau Monde. Vous trouverez à la page couverture arrière de ce numéro un reportage photo sur l’Université du Nouveau Monde 2004 et une invitation pour l’an prochain. Puisque maintenant les jeunes ont pris position, il faut donner une suite aux débats.
Nous y serons et nous nous ferons un plaisir de rappeler à M. Venne dans les semaines qui vont précéder de ne pas oublier de remplacer les verres en «styromousse».
Catherine Farembach, directrice générale du Fonds Jeunesse Québec
«L’Institut du Nouveau Monde a su laisser toute la place aux jeunes pour créer leur propre programmation. L’échange avec des mentors de tous les milieux a été fort intéressant. Ce projet aura été une excellente expérience de travail pour les jeunes et leur donner des responsabilités.
Je connais bien les jeunes qui participent à différents débats dans d’autres réseaux déjà organisés. Parmi les 400 jeunes que j’ai croisé, je n’ai pas vu de visages connus. Les jeunes venaient de partout à travers le Québec, de nouveaux jeunes venus faire le débat. J’ai trouvé intéressant la place que les jeunes ont eu l’occasion de prendre».
Henri Massé, président de la FTQ
«Dès le début de mon exposé, une quarantaine de jeunes s’étaient déjà entassés au micro pour discuter. Nous avons échangé pendant plus d’une heure par la suite, un débat fort actif. Cette formule est plus intéressante qu’une simple conférence.
J’ai été frappé par les questions et les remarques des jeunes. Il est faux de croire que les jeunes sont égoïstes. Ils sont très préoccupés par la mondialisation et les choses sociales. Les jeunes sont très solidaires.
Il est important de travailler nos convergences, plutôt que nos divergences. Il y a tout de même une limite aux débats non partisans. La force des idées n’est pas suffisante. Pour un changement, il faut aussi apprendre à contester.
Pour ne pas se décourager, il ne faut pas se donner que des objectifs à long terme. Il faut aussi se donner de petites luttes, des revendications à court terme, des victoires de tous les jours.
Il n’y a pas assez de forum comme ça. À l’époque nous avions la JEC (Jeunesse Écolière Catholique) et ensuite la JOC (Jeunesse Ouvrière Catholique) pour faire les débats de société. Notre société a tout de même changé. Dans les années 70, le long des autoroutes, on voyait toutes sortes de cochonneries qu’on jetait de nos automobiles ou dans nos excursions de pêche. Aujourd’hui on est beaucoup plus respectueux de l’environnement.
Découvrir le Québec de demain
L’INM est un institut indépendant, non partisan, voué au renouvellement des idées et à l’animation des débats publics au Québec. INM oeuvre dans une perspective de justice sociale, de respect des valeurs démocratiques, et dans un esprit d’ouverture et d’innovation. L’INM veut inspirer l’émergence de solutions novatrices aux problèmes du Québec contemporain.
Retrouver le goût de l’avenir, relancer l’imaginaire, aider les décideurs à décider mieux, dessiner les contours du Québec dans lequel nous voulons vivre demain, déterminer ce qui doit être fait pour répondre aux aspirations d’une société progressiste, juste, démocratique et pluraliste.
Le Ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, déçoit les participants de l’Université du Nouveau Monde
Après quatre jours de durs labeurs, d’échange et de réflexions sur une nouvelle société, c’est l’euphorie totale à l’assemblée citoyenne de l’Université du Nouveau Monde. Pendant la lecture des 50 propositions qu’ils ont élaborées, 400 jeunes applaudissent, font des ovations debout. Un vent de changement parcourt la salle.
Michel Venne, le directeur général de l’Institut du nouveau monde qui a permis la tenue de cet événement, prend la parole. Il a droit lui aussi à une ovation monstre. Les jeunes sont heureux et enthousiastes de l’expérience.
Le Ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, au nom de son gouvernement, est venu prendre acte des propositions des jeunes. Plus il parle et plus l’enthousiasme commence à s’effriter. Certains jeunes calent dans leur fauteuil, d’autres se chuchotent à l’oreille pendant que le Ministre nous entretient sur la théorie de Darwin et de la grosseur des cerveaux des fourmis. Deux jeunes, n’en pouvant plus, commencent à crier après le Ministre. Une dizaine d’autres quittent la salle. Cette salle si passionnée quelques secondes auparavant devient indifférente et déçue du discours du Ministre.
Après avoir rêvé d’un Québec nouveau où règne la démocratie, après avoir eu des dizaines et des dizaines d’ateliers, de conférences et de tables rondes sur l’importance de prendre sa place, l’indifférence du monde du pouvoir tente d’endormir maintenant les jeunes.
J’ai rencontré plus d’une dizaine de jeunes après le discours du Ministre Reid. Ils sont unanimes à dire que le discours était «inapproprié… Cela détonnait avec tout ce que j’ai entendu pendant quatre jours… Je ne se sens pas que le Ministre de l’Éducation nous a entendu… Il aurait dû assister aux ateliers avec nous… Son discours est une coupure avec le restant de l’Université du Nouveau Monde… Il n’a fait aucune référence à nos propositions, malgré qu’il y en ait dix sur l’éducation…» Certains, encore sous l’effet de choc, se sont contentés de commentaires tels que «inimaginable» ou encore tout simplement «complètement pourri».
D’autres jeunes ont été blessé par certaines paroles accusatrices du Ministre telles que «… vous ne connaissez pas bien…». Les jeunes se sont questionnés: «Est-ce qu’il a traité les citoyens qui se contentent d’un boulot-dodo-métro de simple fourmi sans cervelle?» Ils ont été déçus, qu’en tant que Ministre responsable de changement dans le système de l’Éducation, qu’il se contente de dire qu’il en fera des photocopies pour ses fonctionnaires. «De telles propositions ne sont pas du ressort des fonctionnaires, mais du Ministre de l’Éducation… J’ai l’impression que nos propositions s’en vont directement à la déchiqueteuse… Compte tenu de l’importance du débat, pourquoi le Premier Ministre n’est pas venu lui-même nous rencontrer?»
Les porte-parole des propositions auraient, quant à eux, préféré un débat sur les énoncés présentés. Michel Venne a tenté de venir à la rescousse du Ministre en expliquant que M. Reid n’avait pas lu les propositions avant de se les faire présenter par les jeunes et qu’il n’avait pas eu le mandat de les débattre.
Ayant été présent pendant les quatre jours de réflexions citoyennes faits par les jeunes, je considère personnellement que si le Ministre de l’Éducation avait eu juste un peu d’écoute, il aurait pu féliciter les jeunes pour leur travail et leur engagement. Indépendamment de la faisabilité des propositions, il aurait pu parler de la fierté de voir des jeunes arriver avec des solutions qui, globalement, méritent d’être discutées. Des jeunes qui ne se contentent pas de chialer pour chialer, mais qui ont pris leur place de citoyens et qui ont rêvé d’un Québec meilleur.
Quand j’écoutais le discours du Ministre Pierre Reid, j’avais l’impression d’être infantilisé. Si on veut que les jeunes s’expriment, il faudrait tout de même prendre un temps pour les écouter. Si on veut que les jeunes prennent une place active dans notre société, il faut aussi être prêt à assumer qu’ils peuvent penser différemment de nous et que leurs propositions peuvent déranger nos vieilles habitudes.
Je ne sais pas si M. Reid est un bon Ministre de l’Éducation ou non. Une chose est certaine, à titre de représentant du Premier Ministre pour être à l’écoute de la jeunesse, il a coulé son examen.
NDLR: Nous avons demandé à plusieurs reprises une entrevue téléphonique avec le ministre Pierre Reid. Après six semaines d’attentes nous sommes toujours sans nouvelle.
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Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière
Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.
Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.
Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.
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Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.
Le Premier ministre Jean Charest corruptible?
Un billet de Renart L’Éveillé et d’Antipollution souligne que La Presse Canadienne a publié dans le Messager de Lachine un article mentionnant que le Premier ministre, Jean Charest, en plus de son salaire de premier ministre, reçoit du Parti Libéral du Québec depuis 1998 une somme de 75 000$ par année.
Le salaire annuel de Jean Charest étant de 182 717$, ce bonus de son parti ramène son salaire annuel à 257 717$.
Le plus inquiétant dans cette nouvelle se retrouve presqu’à la toute fin de l’article de la Presse Canadienne:
Selon l’ex-président du PLQ, Marc-André Blanchard, qui a quitté ses fonctions dimanche, le versement d’un salaire constitue la meilleure façon de mettre à l’abri le premier ministre de toute pression ou tentative de corruption.
Ce commentaire ne vient pas de l’opposition, mais d’un membre important du Parti Libéral du Québec, celui qui, jusqu’à dimanche dernier en était le président.
Est-ce que cela nous renseigne sur la mentalité qui existe au Parti Libéral? Est-ce qu’on doit interpréter qu’avec un maigre 182 717$ de salaire le premier ministre crève de faim et risque d’avoir à voler et à se corrompre pour réussir à payer son loyer?
Cela remet-il en question l’honnêteté du parti Libéral du Québec dans certains dossiers importants comme la vente du Mont Orford à des amis de Jean Charest et du parti? La privatisation de la santé serait-elle menacée d’être vendu à d’autres amis du parti ou du Premier ministre? Est-ce que cela explique pourquoi le Parti Libéral du Québec ne répond jamais sur les questions de santé alternatives comme les coopératives de santé.
Les questions demeurées sans réponses commencent à me peser lourd sur ma conscience politique. Démocratie et transparence ont-elles encore leur place en politique?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
De nouveaux blogues à découvrir
Je profite de cette journée pleine de neige pour vous présenter quelques blogues qui méritent une petite visite. Cette présentation se fait dans la continuité du Blog action Day.
Il y a André, surnommé Aiglestates, est un membre très actif de la blogospère. André a un blogue spécialisé qui touche les nouvelles technologies et l’Internet. Pour les amateurs de vélo et de grand air, il y a Gaétan. Pour les jeunes, un site Internet avec un lieu pour partager ses billets, Québec Jeunes, un webzine pour les ados. L’art du blogue est un lieu d’initiation sur les blogues et la blogosphère. Finalement, le blogue d’Antipollution mérite aussi un petit détour.
Profitez de votre visite sur ces sites pour laisser un petit commentaire et participer au débats proposés.
Autre texte présentant quelques blogues: http://raymondviger.wordpress.com/2007/10/15/blog-action-day-du-vin-tout-pres-de-chez-vous/
La qualité de l’information dans les médias est menacé par… les médias
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a fait un sondage auprès de ses membres. Voici quelques résultats intéressants:
- 92% des journalistes qui ont répondu au sondage considère que la qualité de l’information est menacée.
- 88% considère que l’information est sensationnaliste
- 86% considère que l’information glisse vers le divertissement
- 87% considère que la compétition entre les médias occasions ces déformations du travail journalistique
La conclusion qui en est tiré: “Les principaux obstacles à la qualité de l’information se trouvent avant tout au sein des médias.”
Les journalistes aimeraient bien faire un travail plus consciencieux. Cela n’est souvent pas possible par manque de temps et de ressources dans leur média.
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Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
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Julie Snyder, Le Banquier, TVA, Pierre Bruneau, Sophie Thibault et le Conseil de presse
Le 1er janvier dernier, j’ai débuté l’année avec une courte synthèse des plaintes déposées devant le Conseil de presse en 2007. Je trouvais que cette information était d’intérêt public et permettait de mieux cerner les forces et les faiblesses du journalisme que nous pratiquons et, je l’espère, permetterait une mobilisation des citoyens pour exiger des médias un journalisme de qualité.
Je reprends donc le flambeau aujourd’hui pour vous présenter un blâme reçu par le Groupe TVA de la part du Conseil de presse. Le plaignant, M. David Longpré est membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et enseigne le journalisme au Collège Laflèche de Trois-Rivières. Intéressant de voir l’implication des membres de la FPJQ prendre le temps de dénoncer les médias qui sortent du droit chemin.
Rappelons les faits. Pierre Bruneau accorde une entrevue à Julie Snyder lors de la première de l’émission Le Banquier dans son bulletin de nouvelles de 17 heures. Sophie Thibeault annonce au Téléjournal de 22 heures la venue d’une participante de l’émission Le Banquier aux nouvelles. L’émission Le Banquier est produite par le Groupe TVA.
M. Longpré dénonce les faits: ”ces entrevues pouvaient amener le public à confondre information et publicité, entraînant ainsi une confusion des genres et un conflit d’intérêts. Le principal grief dénoncé par le plaignant concernait le manque d’indépendance entre les secteurs de l’information et de la publicité, d’où la présentation de publicité déguisée en information installant ainsi une confusion des genres.
Le Conseil de presse a retenu la plainte de M. Longpré contre le Groupe TVA.
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Incohérence à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)
J’ai reçu mon renouvellement de permis de conduire. Cette année, pour conserver la classe MOTO, il faut payer des frais supplémentaires. Au cas ou le “trip” de refaire de la moto ferait parti du démon du midi que je devrais possiblement vivre un jour, je décide de conserver la classe MOTO et d’en payer les nouveaux frais en même temps que le renouvellement de mon permis de conduire.
Mon beau-frère, Carmel, n’est pas dû pour son renouvellement de permis de conduire. Il reçoit donc une lettre de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) l’informant des nouveaux frais s’il veut conserver ce privilège. Étant convaincu que la moto ne fait plus parti de ses objectifs de vie, il décide donc de résiler ce privilège de son permis de conduire.
Surprise! Même s’il décide de ne pas payer les frais pour conserver le droit d’utiliser une moto, il doit tout de même payer des frais. En téléphonant à la SAAQ, la raison qu’on lui a donnée c’est que la société d’État n’avait pas eu le temps d’envoyer les lettres à temps et que l’année était déjà commencée avec la nouvelle règlementation!!!
Si Carmel avait eu à renouveler son permis cette année, les frais de cancellation du permis de moto auraient passé inaperçus dans les frais de renouvellement.
Morale de cette histoire: quand la SAAQ est en retard, tu payes!
Morale de cette morale: prenez le temps de décortiquer les frais d’une facture, il s’y trouve parfois du camouflage.
Est-ce qu’un missionnaire va avoir le temps, l’argent et l’énergie pour faire un recours collectif contre la SAAQ pour préserver les droits de ceux qui acceptent de perdre leur permis de moto pour ne payer que les frais de renouvellements?
Si c’est le cas, SVP m’en aviser.
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L’avortement, 20 ans après sa légalisation
Le 28 janvier 1988, la Cour suprême du Canada déclarait inconstitutionnel l’article 251 du Code criminel. Les raisons: il restreignait les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des femmes.
Le pionnier dans cette lutte est le Dr Henry Morgentaler, qui a été emprisonné pour la cause qu’il défendait: le droit des femmes de choisir elles-mêmes le moment de leurs grossesses et d’avoir accès à des services d’avortement sécuritaires.
Mais rien n’est acquis. Périodiquement, on remet en question le droit des femmes à des services d’avortement, et ce dans la population comme des deux côtés de la Chambre des Communes.
Voici quelques articles.
* “Avortement 1988-2008 - Vingt ans de liberté et d’égalité”, par Des groupes de femmes du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2879
* “20e anniversaire de l’arrêt Morgentaler - Il y a 20 ans, l’avortement était enfin décriminalisé”, par le Conseil du statut de la femme du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2880
* “Avortement - “Si aujourd’hui j’apprends que je suis enceinte…”, par Cathy Wong, étudiante en droit
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2878
* “Le point sur l’accessibilité aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens - Recul”, par L’Association canadienne pour la liberté de choix
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2883
* “Des hôpitaux canadiens accueillent cavalièrement les demandes d’information sur l’avortement”, par Isabelle N. Miron
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2710
* “L’Église engage un bras de fer contre l’avortement”, par Anne Roy et Gaël De Santis (L’Humanité)
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2881
* “Avortement - Un sujet tabou”, par Margaret Somerville
Et la réplique de Nathalie Collard de La Presse: “4 mois, 3 semaines et 2 jours”
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2882
Dossier Avortement http://sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=128
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Journalistes, relationnistes et blogueurs
Pour faire suite à mon billet d’hier, je me dois d’expliquer ma présence à la formation de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPR), l’ancienne Société des relationnistes.
Je ne connaissais même pas ce regroupement. Le tout a commencé lorsque la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) m’a envoyé sa lettre d’information hebdomadaire. On y mentionne que les relationnistes organisent un forum sur l’usage des blogues et des médias sociaux. Ces médias sont décrits comme des “moyens potentiellement puissants de communication encore méconnus et trop peu utilisés au Québec, notamment par les professionnels en relations publiques”.
On y souligne un exemple d’utilisation de blogues par les relationnistes: la compagnie d’appareils photo Canon vient d’être prise la main dans le sac en payant des blogueurs pour qu’ils affichent sur leur blogue techno, comme si c’était du contenu rédactionnel indépendant, un test du Canon 40D fourni par la compagnie.
Après avoir été témoin d’une série de billets sur la divergence d’opinion entre les journalistes et les blogues citoyens, voilà que la guerre reprend entre les journalistes et les relationnistes, en ayant les blogueurs comme centre du litige.
Il n’en fallait pas moins pour que j’ai le goût d’assister à cette formation. Qu’est-ce que les “méchants” relationnistes pouvaient bien manigancer pour tenter de contrôler l’information ? Comment voulaient-ils prendre d’assaut les blogues et la manipuler ?
En plus de l’actuel blogue, je suis aussi responsable du blogue du Journal de la Rue. Si quelqu’un veut porter atteinte à notre intégrité ou encore à celle de notre magazine Reflet de Société, je me devais d’en connaître les techniques de guerre utilisées.
D’une part, je fût surpris de ne pas avoir de difficultés à m’inscrire à la formation des relationnistes. Si cette formation devait être le dévoilement d’une stratégie de guerre contre la démocratie, on aurait sûrement limité la présence aux seuls relationnistes en règle. D’autre part, je fût encore plus surpris de n’y voir aucun journaliste! Après tout, plus de 2200 journalistes avaient reçu la même information que moi. Nous n’étions qu’une cinquantaine dans la salle.
Le débat tripartite est intéressant à suivre. D’une part, des journalistes matraquent les citoyens qui disent faire du journalisme via leur blogue. Les journalistes disent avoir un code d’éthique qui les encadrent et que les blogueurs n’en ont pas. Ce code d’éthique permettrait soit d’éviter les dérapages, soit de pouvoir l’utiliser pour faire une plainte au Conseil de presse. D’autre part, les relationnistes déclarent aussi qu’ils ont un code d’éthique pour éviter les dérapages et les abus! Pourtant, ces mêmes journalistes qui se défendent derrière leur code d’éthique ne semblent pas accepter les codes d’éthique des autres associations.
Maintenant que j’ai mis le feu au poudre sur un sujet chaud et qui risque de faire couler beaucoup de cyber-encre, ayant été témoin de la formation que les relationnistes ont eue, je me dois d’en faire une évaluation et de la présenter aux blogueurs et aux journalistes.
Il n’y a nullement été question de mauvaises stratégies ou de plan d’attaque pour envahir Internet et la blogosphère. Ouf! Le cyber-espace est sauf! Les 4 messages les plus importants qui sont ressortis de cette formation:
1- Soyez honnêtes et transparents dans vos démarches. Sinon, la perspicacité des blogueurs va jouer contre les intérêts de votre client et, quand c’est parti dans la blogosphère, ce n’est plus arrêtable.
2- Il est important pour les relationnistes d’encourager les entreprises (leurs clients)à avoir un blogue corporatif.
3- Il est aussi important pour les relationnistes de devenir eux-mêmes des blogueurs. Cela a permis à certains de “s’humaniser”, de se rapprocher du public. Certaines firmes de relationnistes ont maintenant leurs blogues corporatifs. Cela leur a permis de mieux connaître leurs collègues de travail, leur projets, les causes qui les tiennent à coeur.
4- L’exemple le plus significatif d’un blogue qui a été utilisé par les relationnistes est celui qui a été créé pour un projet de construction d’un centre d’achat. Cela a permis aux citoyens de se prononcer, d’exprimer leurs craintes et de permette aux promoteurs de tenter de trouver des solutions pouvant satisfaire le plus de monde possible. Dans cet exemple, le blogue est utilisé comme outil de consultation démocratique. On est loin d’une guerre de tranchées.
5- Quand un commentaire est écrit, on le laisse là et on doit vivre avec. Cela peut-être une occasion de confronter une rumeur ou d’amener une information plus complète. Mais à moins d’avoir un commentaire vraiment haineux et antisocial, il faut assumer ce que l’on écrit et les commentaires reçus.
La morale de cette histoire: les relationnistes ne sont pas guerre et je ne pense pas qu’on ait à leur déclarer la guerre. Il y a des entreprises qui font de fausses représentations. Le rôle du relationniste est d’aider son client à demeurer transparent et intègre dans sa recherche publicitaire. Je préfère avoir des entreprises soutenues par des relationnistes que de laisser certains entrepreneurs prendre eux-mêmes le contrôle de leur relation publique.
La morale de cette morale: les journalistes et les relationnistes ont chacun leur code d’éthique. La très grande majorité des journalistes et des relationnistes fait un bon travail honnête et rigoureux. Il en demeure cependant qu’un petit nombre, autant de journalistes que de relationnistes ne respectent pas leur code d’éthique. Des tricheurs, menteurs, manipulateurs…il y en a dans toutes les sphères de notre société. Ils sont une minorité, mais encore trop. Plus nous seront vigilants et plus nous nous donnerons des moyens pour dénoncer ces abus, et plus nous aurons une industrie saine et équilibrée.
Est-ce que les blogueurs peuvent aider à dénoncer et pointer du doigt les différentes formes d’abus? Est-ce que les journalistes, relationnistes et blogueurs peuvent travailler ensemble pour le mieux-être d’une société plus humaine et plus juste?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
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Le Conseil de presse et les médias en 2007
Avec l’année 2007 qui se termine, j’en profite pour jeter un petit coup d’oeil sur les décisions rendues par le Conseil de presse en 2007.
“Le Conseil de presse du Québec est un organisme privé, à but non lucratif, qui œuvre depuis plus de trente ans à la protection de la liberté de la presse et à la défense du droit du public à une information de qualité. Son action s’étend à tous les médias d’information distribués ou diffusés au Québec, qu’ils soient membres ou non du Conseil, qu’ils appartiennent à la presse écrite ou électronique.”
Le Conseil de presse a statué sur 52 plaintes en 2007. À 24 reprises, soit dans 46% des cas, le Conseil de presse a blâmé un média, rejetant 28 plaintes. Ces plaintes touchaient 17 médias différents: une radio, 2 médias Internet, 2 télévisions et 12 médias écrits (70,5%).
Les grands champions des blâmes du Conseil de presse sont le Journal de Montréal (4 blâmes, 16,7%), TQS (3 blâmes, 12,5%), le Journal de Québec, ex aequo avec TVA (2 blâmes chacun, 8,3%). Les autres médias qui ont hérité d’un blâme (4,2%) sont: Canoe, 24 Heures, Globe and Mail, National Post, Chasse et Pêche, Filipino Forum, L’express, La Frontière, Actualités Côtes-des-Neiges, Main Street Journal, le mensuel Le Point, Magazine St-Lambert et CFMV-FM.
La famille de média la mieux représentée dans ce classement des prix citron est celle de Québécor avec 6 médias (35,3%) pour un total de 11 blâmes (45,8%).
Rappelons que tout citoyen peut porter plainte devant le Conseil de presse. C’est un outil servant la démocratie et permettant de dénoncer les abus. Voici le lien pour connaître le processus de plainte au Conseil de presse.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
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Chicane sur le blogue: Martin Petit, humoriste VS Pierre Cayouette de L’actualité
L’histoire débute avec la sortie des sondages BBM pour la radio. Radio-Canada a une montée spectaculaire. Ce qui fait dire à Pierre Cayouette sur son blogue qu’en plus de la qualité des émissions, une des raisons des bons résultats de Radio-Canada “c’est aussi parce qu’il n’y a pas d’humoristes ignares au micro, le midi”.
Martin Petit réagit dans son blogue. Après tout, il est un humoriste et il fait de la radio. Il se sent un peu concerné quand Pierre Cayouette parle des humoristes ignares qui font de la radio. Compréhensible.
Les blogueurs qui suivent Martin Petit en plus de commenter son blogue, vont répondre directement à Pierre Cayouette sur le sien. Pierre Cayouette, habitué d’avoir une moyenne de 6,6 commentaires par blogue en reçoit 33 pour ce seul blogue! Et certains commentaires, pas nécessairement gracieux et versés dans la poésie.
Pierre Cayouette, se sentant attaqué a dû communiquer avec Martin Petit qui, semblait être la source de ces attaques. Celui-ci, sensible à un web propre, décide d’effacer son blogue. Martin Petit considère qu’il aurait peut-être dû réagir sur le blogue de Pierre Cayouette plutôt que sur son blogue.
Pour ne pas cacher mon conflit d’intérêt dans cette histoire, je vous mentionne que j’avais laissé un commentaire sur le blogue de Martin Petit. Commentaire que je qualifierais de pauser et intéressant sur ce débat. Je fais donc partie des dommages collatéraux de cette guerre, mon commentaire ayant été ”flushé” par Martin Petit pour préserver l’honneur de Pierre Cayouette.
Même s’il n’est pas toujours bon de prendre la parole lorsque nous sommes sous le choc de l’émotion, je me permets de le faire. L’avantage du blogue, je sais que mes lecteurs me ramèneront dans le droit chemin si mes blessures me font trop divaguer.
Le lendemain, Pierre Cayouette fait un blogue sur Bill Clennett, Loto-Québec et le jeu compulsif. Mais, dans son dernier paragraphe, il revient commenter les messages reçus la veille. Ce dernier paragraphe de 418 caractères dans un texte qui en contient 1488 représente 28,1% du texte! Un texte qui, ne l’oublions pas devait nous parler de Bill Clennett et de Loto-Québec.
Martin Petit, fidèle à ce qu’il avait annoncé veut commenter la position de Pierre Cayouette directement sur son blogue. Doit-il répondre sur le premier blogue ou Pierre Cayouette parle des humoristes ignares ou sur le deuxième ou Pierre Cayouette livre ses états d’âme en tentant de parler du jeu compulsif? S’il y avait un code d’éthique pour les blogueurs, la définition de la confusion des genres nous aurait possiblement renseignés sur la marche à suivre. Martin Petit décide de commenter les états d’âme de Pierre Cayouette.
Personnellement, je suis content que Martin Petit ait parlé dans son blogue de la position de Pierre Cayouette. Si Martin Petit s’était contenté de le faire sur le blogue de Pierre Cayouette, je n’aurais pas été mis au courant de la position de M. Cayouette. Celui-ci avait plusieurs avantages à voir M. Petit réagir dans son blogue. D’une part, cela lui donnait de la visibilité. D’autre part, cela augmentait son lectorat. Et finalement, cela créait un débat, une discussion.
Je suis contre toute forme de violence, qu’elle soit physique ou verbale. Cela inclut aussi les commentaires haineux que l’on retrouve parfois sur le web. Il y a des leçons à tirer de cette expérience. La violence attire la violence. En juxtaposant humoriste et ignare le message de Pierre Cayouette devant ses lecteurs réguliers aurait peut-être pu passer. Ce qui aurait possiblement arrivé si le tout se déroulait dans la version papier du magazine. Mais à partir du moment ou l’information circule, et sur le web, ça circule vite, on rejoint un public plus large. Et en s’adressant à un public plus large, on ne peut pas communiquer de la même façon.
Autre leçon à considérer. Lorsque nous commençons à recevoir des messages haineux, il ne faut pas réagir et monter sur nos grands chevaux. Il faut prendre le temps de bien lire les commentaires de l’autre et y répondre sans violence. Parce qu’encore une fois, la violence attire la violence. Les lecteurs réguliers de Pierre Cayouette ont attisé la fougue des lecteurs de Martin Petit (ou d’autres lecteurs qui aiment les humoristes). Une guerre, même de mots, se joue des deux côtés.
Finalement, j’ai décidé d’émettre mes commentaires sur mon blogue. Je vais aussi laisser un message sur le blogue de Martin Petit et sur celui de Pierre Cayouette.
Avec cette histoire, je viens d’enfreindre une autre loi des blogues: des textes courts!
http://raymondviger.wordpress.com/2007/11/13/journalisme-citoyen-democratie-et-cent-papiers/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/10/15/blog-action-day-du-vin-tout-pres-de-chez-vous/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/01/blogday-une-fete-a-inscrire-a-son-agenda/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/04/13/internet-un-soutien-aux-magazines-papier/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/30/les-blogues-la-democratie-et-la-convergence/
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Journalisme citoyen et les journalistes professionnels vus par Philippe Schnobb de Radio-Canada
Philippe Schnobb de Radio-Canada, suite au congrès des journalistes, a fait un blogue sur le journalisme citoyen. Je n’ai pas assisté à l’atelier dont fait référence M. Schnobb. J’étais dans un autre atelier sur les accommodements raisonnables. Cet atelier ou l’on tentait de comprendre tous les dérapages médiatiques sur cette question. L’atelier ou certains médias et journalistes ont été pointé du doigt pour leur manque de rigueur et leur incapacité à suivre un code d’éthique.
Vous comprendrez peut-être mon étonnement lorsque je lis ceci dans le blogue tenu par M. Schnobb :
Quand ces images générées par les citoyens sont placées sur un blogue, elles ne sont pas toujours mises en contexte ou, si elles le sont, cette mise en contexte peut être biaisée. Il n’y a que les journalistes qui peuvent garantir que la mise en contexte n’est pas biaisée parce que les journalistes obéissent à un code d’éthique, à des normes. Si nous ne le faisons pas, nous sommes sujets à recevoir un blâme. De l’ombudsman de Radio-Canada, du Conseil de presse ou, pire, d’un tribunal!
Seuls les journalistes peuvent garantir une mise en contexte qui n’est pas biaisée. Sinon, c’est le blâme. La grosse claque sur les doigts que le Conseil de presse va nous infliger. Pourtant, en 2006, j’ai fait 4 plaintes au Conseil de presse. Je les ai toutes gagnées. Les médias et les journalistes ont tous été blâmés. Est-ce que cela les empêchent de continuer? Certainement pas. Il y a trop d’argent à faire avec le plagiat et le sensationnalisme. Est-ce que quelqu’un pourrait me nommer les 4 médias et les 4 journalistes impliqués dans mes plaintes? Encore moins.
Qu’est-ce qui est mieux? Un mauvais journaliste ou un bon citoyen? Parce qu’il y a de mauvais journalistes. Et il y a des citoyens qui font un excellent travail. Ce n’est pas parce que tu portes le titre de journaliste que tu es obligatoirement bon et meilleur que les autres. Peut-on faire confiance aux lecteurs d’être capables de discernement entre le blogue et le média conventionnel qu’ils lisent?
Une chose est certaine. Les blogues permettent un échange d’information beaucoup plus grand qu’un média écrit conventionnel. Les gens laissent des commentaires, permettant une mise à jour de l’information et offre une variété de sources. Les blogues permettent aussi de donner une permanence à l’information. En page 39 d’un grand quotidien, nous avons lu qu’une grande entreprise a été condamnée par l’Office de la protection du consommateur. Peu de gens l’auront vu ou s’en souviendront une semaine plus tard. Lorsque repris par un blogue, cela permet à tous les consommateurs qui font des recherches de retracer l’information et d’en être avisés avant de compléter ses achats. Et ça, même des années après les faits. Si un consommateur est insatisfait d’un commercant, même si l’information n’est pas publiée dans un média, même s’il décide de ne pas porter plainte, il pourra fournir l’information à d’autres consommateurs par l’intermédiaire de son blogue. Aucun média conventionnel ne peut nous offrir autant.
J’ai vu des organismes communautaires prendre leurs caméras vidéos et passer en entrevue des politiciens et d’autres acteurs significatifs pour leur communauté. Les vidéos intégraux se retrouvent sur leur blogue. Une entrevue intégrale est-elle meilleure ou pire que le 30 secondes que l’on peut écouter aux nouvelles?
Un bénévole dans une région fait un petit journal distribué à 200 exemplaires dans son patelin. Certains ont leurs cartes de journalistes professionnels. Si le même bénévole décide de tenir un blogue au lieu d’un petit journal, du jour au lendemain, ce qu’il dit serait moins crédible?
Question d’intégrité, je ne cacherais pas mes appartenances. Je suis journaliste pour le magazine Reflet de Société. Je suis blogueur. Je suis intervenant.
Certains journalistes disent que je suis intervenant, donc que je ne peux pas être un journaliste. Certains intervenants disent que je suis journaliste, donc je ne peux être intervenant et respecter le secret professionnel.
Je me sens à l’aise de bloguer. Personne n’a osé me dire que je n’avais pas le droit de bloguer ou que je ne pouvais pas arborer le titre officiel de “blogueur”. Du moins, tant qu’une association professionnelle ne mettra pas le grappin sur le terme.
Blogueurs qui ont débattu ce sujet: Renart L’éveillé, Mario Tout de go, Olivier Niquet, Le canard réincarné.
://raymondviger.wordpress.com/2007/11/13/journalisme-citoyen-democratie-et-cent-papiers/
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Notoriété des journalistes, le congrès de la Fédération professionnelles des journalistes du Québec (FPJQ) et Carole Beaulieu de L’actualité
Je termine le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Un congrès que j’affectionne tout particulièrement. D’une part, pour la participation des journalistes. À guichet fermé, 720 journalistes de partout à travers le Québec se sont inscrits. Des journalistes représentant autant les grands médias que les plus humbles. Des journalistes d’expérience pouvant participer à des débats de fonds et plusieurs étudiants en journalisme qui veulent faire leur place.
D’autre part, la qualité et la diversité des ateliers présentés. Variés et sachant répondre aux différents besoins du milieu journalistique et des représentants.
Finalement, la capacité des journalistes à se questionner sur la pratique journalistique. Humblement, avec une grande ouverture, j’ai pu entendre des journalistes parler du manque de temps qu’on leur donne pour faire des articles mieux étoffés, des pressions des patrons de médias pour vendre de la copie, les difficultés entre le texte, le titre et les photos qui vont l’habiller… Des journalistes qui voudraient faire mieux et plus, remplis de bonne volonté, mais souvent en manque de moyens. Des journalistes ouverts à discuter de nos différences et prêts à faire des changements dans leurs pratiques. Au-delà des journalistes, j’ai rencontré des êtres humains passionnés par leur travail.
La notoriété des journalistes dans le grand public n’est pas dans sa meilleure forme. C’est vrai qu’il y a eu quelques dérapages. C’est vrai que certains médias dérapent plus souvent que d’autres. Mais si le public avait pu voir et entendre tout ce qui s’est dit pendant ce congrès, je suis convaincu que le public aurait été touché et que cela aurait changé beaucoup de perceptions.
En 2006, j’avais souligné l’implication et le travail journalistique de Mme Anne Panasuk. Pour le public, son travail était visible et apprécié. Pour 2007, je voudrais souligner l’excellent travail de Mme Carole Beaulieu, rédactrice en chef de L’actualité. Le public peut la reconnaître pour son éditorial, des textes dans son magazine ou encore pour son rôle de rédactrice en chef.
Mais ce que le public ne sait pas et que je voudrais souligner ici est l’implication de Mme Beaulieu lors d’ateliers et de conférences auprès de jeunes journalistes, son ouverture d’esprit à aider et soutenir tout journaliste qui lui demande son aide, sa capacité de nommer et de montrer clairement les manquements aux règles d’éthique journalistiques. Mme Beaulieu est un excellent exemple de rigueur journalistique.
Quand Mme Beaulieu prend la parole devant les journalistes, et elle l’a encore bien démontré au congrès 2007 des journalistes, ceux-ci écoutent.
Bonne continuité, Mme Beaulieu dans votre implication et dans votre travail auprès du milieu journalistique. C’est l’ensemble des lecteurs et des téléspectateurs de tous les médias qui bénéficient de votre travail.
Journalisme citoyen, démocratie et Cent Papiers
Suite au décès de Dominic Arpin en tant que blogueur, j’ai entrepris une réflexion sur le journalisme citoyen et le rôle des blogueurs. J’ai déjà mentionné que les blogues sont pour notre société un outil supplémentaire de démocratie. Comme tout outil, il faut le nourrir, l’entretenir, s’impliquer.
Je me suis demandé à plusieurs occasions si tout le temps investi dans un blogue était justifié. Plusieurs de mes blogues touchent la protection du consommateur. Des gens cherchent des noms de commerce tel que Brault et Martineau, MDG, Dell ou Encan H. Grégoire et tombent, à tous les jours sur mes commentaires. Internet permet ainsi d’offrir une permanence pour nos textes, une référence pour les futurs consommateurs, offre des ressources pour soutenir les citoyens dans leurs différentes démarches.
Il faut briser l’isolement du blogueur devant son écran d’ordinateur. Il faut lui permettre de faire une réflexion, d’avoir plus de commentaires sur ses textes… Pour se faire, j’ai découvert récemment un média Internet: Cent Papiers. Ce média regroupe des centaines de blogueurs qui deviennent des rédacteurs pour le site. Cela permet aux blogueurs de briser son isolement, d’être mis en relation avec d’autres rédacteurs. Les commentaires de tous et chacun permettent de nous alimenter.
J’ai donc joint cette communauté de blogueurs. Vous pouvez y visiter ma page et commenter mes textes. Vous pouvez aussi évaluer les textes. Il ne faut pas avoir peur d’être évalué. Cela permet à un rédacteur de voir les textes que les gens apprécient et ceux qui sont moins appréciés.
N’hésitez pas à prendre votre place de citoyen en commentant les blogues et les textes. Internet est un média interactif. On ne se limite plus à écrire et être lu. Tout le monde devient rédacteur et fait parti de la réflexion.
Bonne lecture et bonne écriture.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/10/15/blog-action-day-du-vin-tout-pres-de-chez-vous/
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Josée Verner et les femmes, Marguerite Blais et les aînés
Un article de la Presse canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 octobre nous présente Josée Verner, ministre du Patrimoine canadien et de la Condition féminine mal en point avec les groupes féministes.
D’un côté, Josée Verner est surprise que les représentantes d’organismes financés par elle la critique, de l’autre, les groupes tels que la Fédération des femmes du Québec n’acceptent pas de se faire museler parce qu’ils reçoivent une subvention.
Cela me rappelle une autre ministre qui a subi le même genre de traitement. Tout récemment, Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés pour le parti Libéral au Québec avait émis des commentaires similaires en parlant de la Table de concertation des aînés du bas du fleuve. Elle venait d’augmenter leur subvention de 75 000$ et ne comprenait pas pourquoi ils continuaient de commenter.
Est-ce que les politiciens pensent qu’en donnant des subventions à des groupes communautaires cela règle tous les problèmes? En ce qui me concerne, quand une association reçoit une subvention, c’est pour commencer à faire un travail. C’est là que le travail et les négociations débutent, que les revendications vont se nommer et être présentées.
C’est pas parce que je mets une subvention de 100 000$ en prévention du suicide qu’obligatoirement les gens vont arrêter de se suicider.
Jeunes, bénévolat et gang de rue
Je viens de lire le blogue de Folliculaire sur le bénévolat. Une vision intéressante qui nous montre que les jeunes ne sont pas que des membres de gangs de rue, des alcooliques, toxicomanes et autres.
Pour les jeunes, le bénévolat est une implication et une présence importante dans notre société. En étant bénévole dans un milieu donné, le jeune expérimente sa citoyenneté, crée des relations, socialise, se trouve un milieu d’appartenance… On ne peut sous- estimer l’importance d’avoir un milieu d’appartenance. C’est la meilleure façon de faire de la prévention aux gangs de rue. C’est souvent par défaut que les jeunes se retrouvent intéressés ou attirés par les gangs de rue. Les jeunes ont besoin d’appartenir à un milieu et d’y évoluer.
Le bénévolat n’est pas juste une présence continue dans un milieu de vie. C’est un état d’esprit. Aider une vieille dame à traverser la rue, balayer le trottoir devant sa résidence… ce sont aussi des façons de faire du bénévolat, ponctuel, à notre rythme, au hasard des rencontres.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.
DVD sur la promotion du bénévolat.
Politiciens qui mentent et partenariat public-privé (PPP) néfaste
Les nouvelles se succèdent, parfois subtilement. Un petit texte à la fin des nouvelles, un peu comme les petits caractères d’un contrat d’assurance. En les mettant en évidence, une à la suite de l’autre, il peut arriver de faire de curieuses découvertes.
Le 18 mai, dans le Journal de Montréal, un article de la Presse Canadienne pris dans Le Devoir souligne que l’Agence des partenariats publics-privés (PPP) ne respecte pas les principes en vertu desquels elle a été créée. Un contrat de 430 000$ a été accordé à la firme Price Waterhouse Coopers sans aucun appel d’offre. Le président de l’Agence des PPP, Pierre Lefebvre, est un ancien de Price Waterhouse Coopers. L’appel d’offres permet d’obtenir le meilleur prix pour le service demandé. Ça ressemble à un conflit d’intérêts.
Le 8 septembre, le Journal de Montréal publie un autre de la Presse Canadienne. Selon une étude réalisée par la Fédération canadienne des municipalités, les PPP minent la démocratie, nuisent aux petites entreprises et n’entraînent pas d’économies pour les contribuables!
Avec ces 2 articles et cette étude vous vous demandez pourquoi les politiciens continuent de soutenir les PPP et qu’ils ne cessent de nous dire que cela sera bon pour notre société? La réponse nous vient d’un article de l’Agence France Presse publié le 6 octobre dans le Journal de Montréal: Un politicien a maintenant le droit de mentir. La Cour suprême de Washington vient de renverser une loi datant de 1999 qui interdisait la publicité mensongère d’un candidat lors d’une campagne électorale. Maintenant les politiciens peuvent revenir à leurs anciennes habitudes: mentir en période électorale!
http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/27/ford-gm-et-toyota-demantelent-le-metro-de-los-angeles/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité
Mathieu Boivin signait un article dans le Journal de Montréal le 19 septembre dernier. On y apprenait que les argents versés par Ottawa pour l’intégration des immigrants seraient déroutés vers d’autres ministères que celui de l’immigration. Le ministère de l’Immigration et des communautés culturelles ne recevrait que 60% des 188 millions d’Ottawa. Un manque à gagner ou un montant détourné de 77 millions pour l’année en cours!
Il existe aussi d’autres magouilles à Québec. Lors du 15e anniversaire de notre magazine Reflet de Société, nous avons approché les politiciens pour prendre un espace dans le numéro spécial d’octobre. En ce qui concerne le premier ministre Jean Charest, pas de problème pour écrire un mot pour nous féliciter. Mais pas question de payer cet espace. Nous avons cependant reçu une proposition. On nous offre de publier gratuitement le mot du Premier ministre Jean Charest. En contrepartie, on nous demande de déposer un projet de 3 000$ auprès du ministère de la Jeunesse de M. Jean Charest. Sans le garantir formellement, ils tenteront de le faire accepter.
J’ai eu à me poser la question si ce genre de tractation pouvait convenir à la philosophie et à l’éthique de notre organisme. Jusqu’à ce jour, tous les politiciens qui ont publié des textes chez nous ont toujours payé leur espace. Que ce soit le maire de Montréal Pierre Bourque, de Québec, Jean-Paul L’Allier, ou encore André Boisclair lorsqu’il était ministre, Réal Ménard, Louise Harel… Pouvons-nous créer un précédent en laissant le premier Ministre Jean Charest publier gratuitement chez nous en laissant présager une quelconque subvention provenant d’un autre budget? Les fonds prévus pour ces projets peuvent-ils servir à des publicités? Ne sont-ils pas supposés servir à une intervention concrète auprès des jeunes qui en ont besoin?
En ce qui me concerne, ce genre de tractation politique est un détournement de fonds. L’argent affecté à un projet ne peut servir à faire la publicité et la promotion du Premier Ministre. Je ne pouvais pas accepter cette offre et devenir complice d’un tel détournement.
Nous avons eu moins de pages de publicité que prévu dans notre numéro d’octobre. Nous n’avons eu aucune vedette politique pour souligner nos efforts et notre travail. Mais nous avons gardé notre intégrité et la fierté d’un travail bien accompli. À la sueur de notre front, nous continuerons de nous relever les manches et de travailler honnêtement pour servir la population.
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Guy Laliberté et le Cirque du Soleil; Prix Nobel de la Paix
Dans l’édition du 14 septembre dans le Journal de Montréal, Dany Bouchard signe un article sur le Cirque du Soleil. On y apprend que le Cirque du Soleil veut imposer ses règles et obliger la Chine à respecter des “paramètres de responsabilité sociale”.
Je suis heureux de voir que Guy Laliberté ne se limite pas à innover en matière de culture, d’économie et de créations d’emplois. Il repousse les limites de l’implication sociale. Après avoir soutenu des initiatives telles que le Cirque du monde pour favoriser le développement des jeunes partout sur la planète, maintenant avec une clause de responsabilité sociale pour avoir le privilège d’être partenaire avec le Cirque du Soleil, Guy Laliberté risque de provoquer un changement social planétaire important.
Faites le cirque et non la guerre. Une façon novatrice que Guy Laliberté et le Cirque du Soleil ont mise sur la table pour soutenir la démocratie et les droits humains à travers le monde. Guy Laliberté devrait devenir conseiller au Président des États-Unis. Pourquoi partir de grandes guerres quand on peut changer le monde par le rire.
Quant à moi, Guy Laliberté mérite le prix Nobel de la paix pour cette initiative. Félicitations et merci à M. Guy Laliberté et tous les artisans du Cirque du Soleil.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Josée Verner et l’ancien sénateur Rioux: deux poids, deux mesures
Un reportage de la Presse canadienne paru dans le Journal de Montréal le 16 juin dernier, nous présente Josée Verner, ministre de la Coopération internationale dans un litige, qu’elle dit privé, et qui concerne une entreprise privée. Thomas Mulcair, le lieutenant québécois du chef du NPD et Jack Layton, avaient réclamé que Mme Verner quitte temporairement le cabinet du premier ministre Stephen Harper.
L’ex-associé du mari de Josée Verner, Paul Bleau, avec la firme LXB Communication-Marketing réclame 1 million $ en dommages, alléguant que le mari de Josée Verner, Marc Lacroix s’est servi dans la caisse, entre autres en versant à Josée Verner un salaire pour un emploi fictif.
Que son mari soit actionné pour une fraude quelconque, cela ne regarde peut-être pas la ministre Josée Verner. Mais elle est concernée par cette plainte. C’est quand même elle qui recevait ce salaire pour un travail qu’on allègue être fictif.
Il me semble que l’ancien sénateur Rioux s’est fait linché pour moins que ça et pour des gestes qui remontaient à son adolescence. Est-ce que la justice s’interprête différemment d’une personne à l’autre?
Textes sur la politique et commentaires politiques.
