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Être mulâtre, le meilleur des deux mondes?

Reportage écrit pour Reflet de Société

Si j’avais été Blanc ou Noir, je n’aurais pas pu vivre toutes les expériences que j’ai vécues. Au Québec, on me considérait comme un Noir et j’y ai vécu du racisme. Quand j’ai été en Guinée, le pays de mon père, on m’a traité comme si j’étais un Blanc et j’y ai vécu de la ségrégation.

Né à Montréal, d’une mère Française et d’un père Guinéen, je possède trois cultures. Aujourd’hui je peux dire que cela m’a enrichi. Ayant résidé dans un quartier multiculturel et ayant fait mon primaire dans une école consistant en une majorité d’immigrants, je n’ai pas eu de problèmes à cet âge. J’ai été perçu comme un latino. Mes amis latinos voulaient même m’apprendre l’espagnol.

J’ai vécu mes premières expériences de racisme vers l’âge de 7 ans dans un camp de vacances. Parce que ces camps coûtent cher, j’étais, à ce que je me souvienne, le seul mulâtre et le seul Noir. Me faire traiter de nègre par les autres enfants, me faire dire qu’un Noir ne peut coucher à certains endroits, que je ne pouvais pas avoir de chips ou de friandises, que tout cela est réservé aux Blancs…Je ne comprenais pas la discrimination. Moi qui ne faisais pas de différence dans les couleurs de notre peau.. J’ai voulu quitter ce camp de vacances qui était devenu une sorte de prison. Je suis resté et j’ai tenté de m’intégrer. J’ai réussi en me tenant avec les plus délinquants du groupe, en montrant que je pouvais être uni avec eux contre l’autorité et que j’avais les mêmes intérêts qu’eux.

Au secondaire, j’ai été dans une école privée. Il n’y avait pas beaucoup d’ethnies présentes et j’y ai encore vécu du racisme. Malgré que ce soit une école privée, il y avait quelques skinheads très racistes. Pour mieux se cacher tout en s’identifiant,comme uniforme, certains portaient des lacets de couleur. Je n’étais plus juste un nègre, mais j’étais rendu un ostie de nègre… Je n’acceptais pas la situation. Je les ai confrontés. Cette période a été plus agressive.

Même avec certains de mes amis, il y avait beaucoup de blagues sur la couleur de ma peau. Cela n’était pas fait méchamment, mais ça me gossait. Je ne comprenais pas pourquoi on faisait tant de cas avec la couleur de ma peau, surtout de la part de mes amis. J’ai fini par moins y porter attention. J’ai développé de la patience, de la tolérance. Ça m’a permis de m’identifier comme Noir. J’ai pris le temps de rencontrer ces gens, de leur dire ce que je n’aimais pas. Tranquillement j’ai gagné le respect que je méritais.

Plus tard, j’ai revu des gens qui ont été avec moi dans le camp de vacances. Je crois que j’ai réussi à changer leur perception. Naturellement, avec le temps. L’amitié crée des liens qui nous aident à passer par-dessus nos différences. Par la suite, j’ai fait un voyage de plusieurs mois dans la famille de mon père en Guinée. J’ai été traité de Blanc. Cette expérience a raffermi mon côté blanc. Cela m’a fait découvrir le Blanc qui dormait en moi. Cela m’a fait réaliser que la perception des gens autour de moi variait selon leur degré d’ignorance ou de compréhension. Après un moment, j’ai donc accepté que l’on me traite de Blanc. Ce qui n’était pas complétement faux et vice versa. J’ai pu y découvrir mes deux polarités et développer une fierté d’avoir ces deux cultures en moi.

Je n’ai pu changer la situation en Guinée. J’étais le seul mulâtre. Pour eux, c’était nouveau. Quand tu es un Blanc, tu as de l’argent. Tu paies plus cher au marché. Il y a un prix pour les Blancs et un prix pour les Noirs. En réalité, il y a un prix pour les étrangers et un autre pour les habitants de la place. Même pour ma famille, j’étais considéré comme un riche Blanc et j’en ai payé le prix. Plusieurs ont apprécié mon retour dans le pays de mes origines, mais je ne pouvais avoir confiance qu’à quelques personnes de ma famille.

Je n’ai pas souffert de ces expériences. J’ai pris le temps de réfléchir sur la condition humaine, d’en parler avec mon père et quelques amis de confiance. Malgré la frustration qui m’habitait, j’ai développé une meilleure compréhension. Après tout, ce n’est pas de leur faute, ils n’ont pas vu autre chose. Pour les Guinéens, un Occidental c’est quelqu’un qui peut avoir de l’argent comme il veut. Tu peux tout avoir. Des jobs, il y en a à la tonne. Tu es perçu comme une personne ayant eu la vie facile et que tout lui est accessible.

Aujourd’hui je viens de commencer un travail comme intervenant de rue auprès de jeunes marginalisés. Si dans une rencontre, il y avait un mulâtre qui se faisait taquiner par un Blanc, je questionnerais ce jeune. Pourquoi dis-tu cela? J’essayerais de lui faire vivre la situation contraire. Si tu étais le seul Blanc avec 8 mulâtres, aimerais-tu te faire traiter de Blanc, qu’on insiste sur ta différence? Je tenterais de lui faire réaliser, de lui faire vivre l’expérience. Je tenterais aussi de cerner l’origine de ses propos. Ma blonde m’a laissé pour un Noir…Ce n’est pas après les Noirs que tu en as, mais après un homme qui a volé ta blonde. Il aurait pu être blanc, noir, jaune ou mauve. Tu es triste d’avoir perdu ta blonde. Cette souffrance tu la retournes envers tous les Noirs.

En ce qui concerne le mulâtre qui a subi ce racisme, dans le non verbal, je resterais disponible à lui. Une ouverture d’esprit, une présence qui lui permettra de m’en parler quand il sera prêt. Une ouverture dans l’attitude. Je n’ai pas à le victimiser plus qu’il ne l’est déjà.

Au Québec, le racisme est plus caché que dans certains pays d’Europe ou d’Afrique. Je dirais que le racisme est moins évident, mais plus hypocrite. Ce n’est pas tout le monde qui le réalise, mais même tes amis peuvent l’être, parfois sans s’en rendre compte.

En me voyant, j’ai vu des gens changer leur sacoche de côté. Ils avaient peur que je les vole. D’autres me dévisageait ou tournait le regard… Certaines régions du Québec m’ont fait vivre des situations de racisme plus fortes qu’à Montréal. Même pendant la St-Jean Baptiste. Peut-être ne comprenaient-ils pas qu’un ostie de Nègre pouvait fêter la St-Jean Baptiste comme un Québécois pur laine?

Je suis né à Montréal. Je suis très Québécois. Un Québécois pur laine. Une mère Française et catholique, un père Guinéen et musulman. Je suis un Québécois, avec son accent très québécois, un Québécois mulâtre et fier de l’être.

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Note2be: outil à proscrire ou outil de démocratisation? 

Suite à la publication de mon billet Le Web 2.0 devant la justice. Est-ce la fin du Web 2.0? sur Cent Papiers, Pierre R. m’a lancé cette question :

J’aimerais connaître votre avis sur cette expérience qui a tourné court en France : la notation en ligne des professeurs. Note2be, un site Internet qui proposait aux élèves d’évaluer leurs enseignants, n’a plus le droit de mettre en ligne le nom des professeurs concernés. Ses créateurs ont fait appel de cette décision, qui devrait faire jurisprudence. Ce cas précis fait appel la justice pour en interdire une notation ad hominem pour protéger les droits des professeurs. En opposition, il y a la liberté pour le citoyen de noter ce professeur au nom d’une information publique. Droit individuel vs droit collectif.

J’ai dû prendre quelques temps avant de répondre à cette épineuse question sur la notation des enseignants par leurs élèves. D’une part, j’ai un emploi du temps épouvantable qui me tient en haleine. D’autre part, parce que je suis déchiré dans la réponse que je vais donner. La réponse étant trop longue pour me limiter à en faire un simple commentaire. J’ai donc décidé d’en faire un billet que je présente à tous. Certains des enseignants qui ont eu la lourde tâche de m’éduquer et de parfaire mes connaissances ont été d’excellents mentor. D’autres ne méritent aucune référence. Dès mon primaire, je me suis retrouvé régulièrement devant le bureau du directeur pour dénoncer l’incompétence de certains enseignants dont je proposais le congédiement. Ce cirque m’a suivi pendant mes 22 années de scolarité! Ce n’est qu’à l’université que j’ai réussi à faire congédier quelques professeurs dont leur enseignement était archaique.Je n’ai jamais eu l’impression qu’on m’ait pris au sérieux dans ma demande de congédiement de certains enseignants. J’aurais bien aimé avoir accès à un tel classement quand j’étais étudiant. Le plus honnêtement possible, j’aurais pu reconnaître les grandes qualités de mes mentors, mais aussi y dénoncer quelques enseignants et certaines lacunes de notre système d’éducation. Cela m’aurait permis de débattre avec d’autres étudiants et peut-être d’adoucir certaines de mes opinions très tranchées que j’avais à l’époque. Et l’inverse aurait été aussi vrai.Tout outil de travail que nous nous donnons a malheureusement ses limites. Il y aurait dérapage. Les mêmes cancres auraient possiblement pris le contrôle de cet outil et nous aurions fini avec un derby de démolition. Mais peut-être aussi qu’avec une bonne modération nous aurions pu conserver un endroit de discussion et de réflexion. Je pense que oui.

En parallèle, je pense au répertoire des écoles du Québec que L’actualité nous présente à chaque année. Répertoire que j’ai questionné pour 2 raisons importantes. D’une part, j’ai vu des directeurs d’école changer leur système de notation pour mieux réussir dans le classement. Leur remontée n’était pas dû à une amélioration des résultats des étudiants, mais à la façon de les présenter. Une école qui était faible en anglais avait divisé leurs étudiants en 2. Les cours d’anglais se donnaient sur la moitié de l’année au lieu de toute l’année. Les moins bons héritaient de la session septembre à décembre, tandis que les meilleurs, ceux qui seraient notés dans le répertoire de L’actualité se retrouvaient avec la session janvier à juin. Belle remontée symbolique.

D’autre part, avec le Père André Durand, nous nous retrouvions à intervenir auprès de plusieurs écoles avec des jeunes qui vivaient des difficultés importantes avec un taux de détresse majeure. L’une de ces écoles figurait bonne dernière du classement tandis qu’une autre figurait toute première. Le classement ne tient pas compte du taux de détresse de ses étudiants. Et cela m’a toujours dérangé énormément. J’imagine un parent bien intentionné et qui décide de tout sacrifier pour envoyer son enfant dans LA meilleure école et qu’en bout de ligne je doive intervenir avec ce jeune pour éviter qu’il ne se suicide. Le choix de LA meilleure école aura-t-il été LA meilleure chose?

Pour conclure ma réflexion, je ne pense pas qu’un outil tel que le Note2be soit problématique. C’est la façon qu’on l’utilise qui pourrait l’être. Et comme certains disent pour l’alcool : La modération a bien meilleure goût.

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière 

Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.

Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.

Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.

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Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/15/le-web-20-se-retrouve-en-cour-de-justice-lhistoire-de-fuzzfr/

À quand le retour de La Soirée du hockey? demande Amir Khadir

Dans le courrier du lecteur du Journal de Montréal du 26 février dernier, Amir Khadir nous parle de son intégration au Québec dans les années 1970 grâce, entre autre, à La Soirée du hockey qui a su remplacer sa ferveur du soccer.

Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire propose que La Soirée du hockey effectue un retour au jeu sur le réseau de télévision publique pour que La Soirée du hockey soit accessible à tous les Québécois, toutes origines confondues. Amir Khadir nous parle de son intégration et de l’importance qu’un réseau de télévision publique soit un outil d’information, d’éducation et de divertissement populaire.

Je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec un article qu’un travailleur de rue, Alain Martel de la Rive-Sud avait publié dans Reflet de Société il y a près de 2 ans. Cet article présentait la relation qu’un père pouvait établir avec son fils lors de la La Soirée du hockey. Alain Martel était attristé que La Soirée du hockey ne soit plus accessible gratuitement à tous les Québécois et à leurs enfants.

Radio-Canada et les Canadiens vont-ils entendre ces cris du coeur?

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/31/la-soiree-du-hockey-un-moment-priviliege-entre-son-pere-et-son-fils/

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Prix Paris Hilton de la Fédération professionnelle des journalistes (FPJQ) remis à l’imam Said Jaziri

Le prix Paris Hilton n’est pas un vrai prix. C’est plus un titre pour un texte publié dans le magazine - trente - de la FPJQ. La description qui en est faite mérite d’être connue du public: L’imam Said Jaziri “n’existe que parce les journalistes s’évertuent à lui mettre un micro sous le nez, au grand dam d’une majorité de croyants montréalais.”

Cette courte synthèse des tonnes et des tonnes d’apparitions de Said Jaziri devant les médias expliquent tout. Il est important que le public soit au courant que l’ensemble des propos de Said Jaziri et ses différentes mascarades avec Luck Mervil à l’émission Le 3950 ne sont pas cautionnés par ses pairs.

Est-ce de la paresse journalistique d’avoir surutiliser Said Jaziri qui était volontaire à prendre toute la place médiatique? Est-ce parce que ces propos étaient plus épicés et sensationnalistes et que cela permettait de faire vendre des copies? Je laisse les gens concernés répondre par eux-mêmes.

Même si certains médias ont soulevé ce questionnement et laissé un droit de parole à d’autres Imams ou croyants islamique, je reprends cette information parce que les légendes urbaines ont la vie dure. Démentir de fausses nouvelles exige qu’on en parle plus souvent encore que les présentations initiales.

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Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Qui est le mieux placé pour influencer ce choix de société qui nous concerne tous? Certains nous diront que les prostituées sont à même de pouvoir nous dire ce qui est bon pour elles. J’ai été travailleur de rue auprès de prostituées pendant de nombreuses années. J’ai accompagné un certain nombre de femmes qui se prostituaient. J’ai eu l’occasion de les revoir 10 ans plus tard. Même si certaines m’avaient dit avoir fait un choix conscient et éclairé, dix ans plus tard, lorsqu’elles étaient sorties du milieu, leur réponse avait changé. Ces femmes ont eu à faire face à d’atroces souffrances et à de multiples formes de violences.

Il y a quelques années, le Bloc Québécois a mis sur pied un comité de réflexion concernant la prostitution. Après quelques consultations, trois députés du Bloc Québécois ont déposé un projet de loi visant à légaliser la prostitution.

Le Conseil permanent de la jeunesse, après avoir consulté 19 jeunes prostitués de Montréal et de Québec propose maintenant de décriminaliser les personnes se prostituant et leurs clients. Est-ce que 19 jeunes sont représentatifs de l’ensemble du milieu? Leur opinion sera-t-elle la même le jour où ils ne pratiqueront plus la prostitution?

Quelques groupes communautaires tentent de faire légaliser la prostitution. Je ne vous cacherai pas qu’au début des années 90, j’ai moi-même été en faveur de légaliser la prostitution. Aujourd’hui, je suis cependant ébranlé par de nouvelles informations que nous ne pouvons pas négliger. Des pays tels que les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Australie ont légalisé la prostitution depuis maintenant 10 ans. Nous pouvons analyser les résultats de leur expérience avant de nous positionner.

Le plus vieux métier du monde?

Un argument en faveur de la légalisation est de penser que la prostitution a toujours existé et qu’elle existera toujours. Pourquoi alors ne pas légaliser? Quand je pense à la femme et aux métiers qu’elle a exercé dans nos sociétés, ce n’est pas comme une prostituée que je la vois. La femme a premièrement été une mère, celle qui veillait à la vie en communauté pendant que les hommes allaient à la recherche de nourriture. Être parent, citoyen de sa communauté. Et cela implique d’être sage-femme, artisane, infirmière, cuisinière… Toutes sortes de métiers qui consistent à prendre soin de l’autre et de sa communauté.

Expérience de la légalisation de la prostitution

Les dix années d’expérimentation, démontrent qu’en légalisant la prostitution, les conditions de vie des femmes se sont détériorées, le trafic des femmes et des enfants a augmenté, la prostitution de rue a triplé. Pire, on voulait légaliser la prostitution pour enlever ce gagne-pain aux groupes criminalisés. Erreur. Ces groupes se sont rapidement organisés et contrôlent les bordels légaux! Si demain matin, la prostitution est légalisée à Montréal, qui a la capacité de s’organiser rapidement, de se trouver des prête-noms et d’avoir l’argent nécessaire pour nous construire de superbes bordels de luxe? Les groupes criminalisés, évidemment.

La prostitution, un choix?

Ceux qui favorisent la légalisation de la prostitution disent que les femmes se prostituent par choix. Dans les faits, n’est-ce pas plutôt par manque de choix? La très grande majorité des personnes qui se prostituent ont été sexuellement agressées et très souvent en bas âge. Est-ce que cela doit être considéré dans notre réflexion?

Combien de personnes se prostituent, forcées directement ou indirectement? Et il y a celles qui n’ont rien connu d’autres, souvent perdues dans une dépendance aux drogues, tentant de fuir leurs souffrances. Est-ce qu’elle se prostitue pour consommer ou consomme-t-elle pour pouvoir se prostituer? Un cercle vicieux qui nous montre qu’il s’agit d’un flagrant manque de choix.

Il est vrai que pour un petit nombre d’entre elles, la prostitution est un choix, un mode de vie qu’elles ont accepté. Une prostitution de luxe où la prostituée garde le contrôle de son corps et est capable de mettre ses limites face aux clients. Mais ce n’est qu’une faible minorité. Peut-on accepter de légaliser la prostitution, sachant que la très grande majorité va en subir les tourments?

 Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/02/24/avons-nous-largent-necessaire-pour-legaliser-la-prostitution/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/22/maria-mourani-et-mario-dumont-chez-les-francs-tireurs-richard-martineau-et-patrick-lagace/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/trois-prostituees-nous-parlent/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/certaine-formes-de-prostitution-sont-plus-legales-que-dautres/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/

références sur la prostitution:

http://www.alternatives.ca/article2735.html

http://www.forum.umontreal.ca/numeros/2000_2001/forum_00_10_30/article05.html

http://dsp-psd.pwgsc.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/CIR/822-f.htm

http://www.unesco.org/courier/1998_12/fr/ethique/txt1.htm

http://www.cmaj.ca/cgi/content/full/171/2/111

http://www.gazette.rcmp.gc.ca/article-fr.html?&article_id=43

http://www.afrik.com/dossier201.html

http://sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=12

http://cmte.parl.gc.ca/cmte/CommitteePublication.aspx?COM=10946&SourceId=187081

http://action.web.ca/home/catw/readingroom.shtml?x=32982&AA_EX_Session=4509adf3a597f032b5961d265f6b9167

http://www.cfcv.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=14

http://www.ffq.qc.ca/priorites/prostitution.html

http://www.cyberpresse.ca/article/20070722/CPACTUALITES/70718119/5358/CPPRESSE

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Incohérence à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)

J’ai reçu mon renouvellement de permis de conduire. Cette année, pour conserver la classe MOTO, il faut payer des frais supplémentaires. Au cas ou le “trip” de refaire de la moto ferait parti du démon du midi que je devrais possiblement vivre un jour, je décide de conserver la classe MOTO et d’en payer les nouveaux frais en même temps que le renouvellement de mon permis de conduire.

Mon beau-frère, Carmel, n’est pas dû pour son renouvellement de permis de conduire. Il reçoit donc une lettre de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) l’informant des nouveaux frais s’il veut conserver ce privilège. Étant convaincu que la moto ne fait plus parti de ses objectifs de vie, il décide donc de résiler ce privilège de son permis de conduire.

Surprise! Même s’il décide de ne pas payer les frais pour conserver le droit d’utiliser une moto, il doit tout de même payer des frais. En téléphonant à la SAAQ, la raison qu’on lui a donnée c’est que la société d’État n’avait pas eu le temps d’envoyer les lettres à temps et que l’année était déjà commencée avec la nouvelle règlementation!!!

Si Carmel avait eu à renouveler son permis cette année, les frais de cancellation du permis de moto auraient passé inaperçus dans les frais de renouvellement.

Morale de cette histoire: quand la SAAQ est en retard, tu payes!

Morale de cette morale: prenez le temps de décortiquer les frais d’une facture, il s’y trouve parfois du camouflage.

Est-ce qu’un missionnaire va avoir le temps, l’argent et l’énergie pour faire un recours collectif contre la SAAQ pour préserver les droits de ceux qui acceptent de perdre leur permis de moto pour ne payer que les frais de renouvellements?

Si c’est le cas, SVP m’en aviser.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.

L’avortement, 20 ans après sa légalisation

Le 28 janvier 1988, la Cour suprême du Canada déclarait inconstitutionnel l’article 251 du Code criminel. Les raisons: il restreignait les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des femmes.

Le pionnier dans cette lutte est le Dr Henry Morgentaler, qui a été emprisonné pour la cause qu’il défendait: le droit des femmes de choisir elles-mêmes le moment de leurs grossesses et d’avoir accès à des services d’avortement sécuritaires.

Mais rien n’est acquis. Périodiquement, on remet en question le droit des femmes à des services d’avortement, et ce dans la population comme des deux côtés de la Chambre des Communes.
Voici quelques articles.

* “Avortement 1988-2008 - Vingt ans de liberté et d’égalité”, par Des groupes de femmes du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2879

* “20e anniversaire de l’arrêt Morgentaler - Il y a 20 ans, l’avortement était enfin décriminalisé”, par le Conseil du statut de la femme du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2880

* “Avortement - “Si aujourd’hui j’apprends que je suis enceinte…”, par Cathy Wong, étudiante en droit
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2878

* “Le point sur l’accessibilité aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens - Recul”, par L’Association canadienne pour la liberté de choix
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2883

* “Des hôpitaux canadiens accueillent cavalièrement les demandes d’information sur l’avortement”, par Isabelle N. Miron
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2710

* “L’Église engage un bras de fer contre l’avortement”, par Anne Roy et Gaël De Santis (L’Humanité)
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2881

* “Avortement - Un sujet tabou”, par Margaret Somerville
Et la réplique de Nathalie Collard de La Presse: “4 mois, 3 semaines et 2 jours”
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2882

Dossier Avortement http://sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=128

 

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

 Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

 

 

Homosexuel et la Santé fédérale: don d’organe prohibé

Un article de l’Agence France Presse en page 24 du Journal de Montréal du 11 janvier mentionne que le gouvernement de Stephen Harper vient d’interdire les dons d’organes par les homosexuels. Le ministère canadien de la Santé considère que les hommes homosexuels ayant eu au moins une relation sexuelle au cours des 5 dernières années présentaient un facteur de risque de transmission de maladie infectieuse.

Je suis totalement renversé de lire une telle nouvelle. Ce qui me surprend aussi c’est que la nouvelle ne fait que 2 petits paragraphes en page 24. Quelques pouces carrés perdus dans le Journal de Montréal. Il me semble que le Journal de Montréal est habitué de faire des scandales en première page pour bien moins que cela!

J’imagine que je suis homosexuel. J’imagine que j’ai une vie sexuelle active. Jusqu’ou l’application de ce règlement pourrait me brimer? Un parent aurait besoin d’un rein. Je suis le seul qui peut lui en donner un. Est-ce qu’on me refuserait le droit de donner un rein à un parent sous prétexte que je suis homosexuel et que j’ai une vie sexuelle épanouie!!! Cette position est inacceptable.

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Les prisons, le Sida et l’hépatite C

Dans le quotidien La Presse du 9 janvier, Denis Lessard nous présente un article intitulé: “Le nombre de prisonniers infectés atteint des niveaux alarmants”.

Une étude nous apprend qu’un prisonnier sur quatre a consommé de la cocaine en prison, 4% des prisonniers ont reconnu avoir pris de la drogue par injection et plus d’une fois sur deux, ont admis avoir partagé leur seringue avec un autre détenu. Le rapport de recherche a été transmis au ministre de la Sécurité publique au début 2005. En plus de l’échange de seringues, le tatouage est aussi une source de transmission des virus.

Si l’on se fie à ce sondage, la prostitution à l’intérieur des prisons est presque absente, seulement 1%, mais le tatouage en rejoindrait 40%.

Ces informations ont été remises au ministre de la Sécurité publique du Québec au début 2005. Est-ce que le ministre de la Sécurité publique du Canada a été mis au courant de cette étude? En décembre 2006, lorsque le ministre Stockwell Day a refusé un programme d’échange de seringue avait-il cette information datant de 2005? Notons aussi qu’un programme sécuritaire pour le tatouage en prison avait aussi été abandonné en 2006.

En ce qui concerne la prostitution en prison, un article que nous avions publié dans Reflet de Société sur un prisonnier traitant de la sexualité en prison nous dit que la prostitution est plus fréquente que ce que le rapport mentionne ici:  “Plusieurs détenus utiliseront le service des jeunes prostitués de façon si discrète que vous ne pourrez jamais deviner leur penchant. La honte, la peur qui les grugent de l’intérieur les empêchent de sortir du placard”.

 Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.

Rockwell Family, le Match des Étoiles, les gangs de rue et Yves Desgagnés

Mercredi le 3 octobre, Normand Brathwaite nous présente le Match des Étoiles avec un numéro de danse Hip Hop réalisé par le Rockwell Family.

Dans l’hystérie de la fin de l’émission, le juge Yves Desgagnés lance un appel qui m’a marqué: “Que toutes les gangs de rue aillent sur le site du Match des Étoiles et s’inscrivent pour participer”.

Désolé M. le juge Yves Desgagnés, mais j’ai sursauté dans mon siège quand je vous ai entendu dire cette phrase. Est-ce que vous voulez insinuer que tous les B-Boys font parti des gangs de rue? Est-ce que vous vouliez dire que le Rockwell Family était une gang de rue?

On a encore beaucoup de chemin à parcourir dans la compréhension de la culture Hip Hop. En tant que travailleur de rue, je connais des membres de gang de rue. En tant que directeur du Café-Graffiti qui vit près de la culture Hip Hop depuis maintenant 15 ans, je connais beaucoup d’artistes de cette culture.

Si vous osez insinuer M. Desgagnés que les artistes Hip Hop sont tous ou majoritairement ou en partie des membres de gang de rue, désolé, votre discours passe à côté de la réalité. Je vous invite, M. Desgagnés à m’appeler au Café-Graffiti. Nous prendrons rendez-vous et je vous présenterais des artistes de la culture Hip Hop. Vous pourrez leur parler et leur demander s’ils font partie d’un gang de rue.

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Mathieu Boivin signait un article dans le Journal de Montréal le 19 septembre dernier. On y apprenait que les argents versés par Ottawa pour l’intégration des immigrants seraient déroutés vers d’autres ministères que celui de l’immigration. Le ministère de l’Immigration et des communautés culturelles ne recevrait que 60% des 188 millions d’Ottawa. Un manque à gagner ou un montant détourné de 77 millions pour l’année en cours!

Il existe aussi d’autres magouilles à Québec. Lors du 15e anniversaire de notre magazine Reflet de Société, nous avons approché les politiciens pour prendre un espace dans le numéro spécial d’octobre. En ce qui concerne le premier ministre Jean Charest, pas de problème pour écrire un mot pour nous féliciter. Mais pas question de payer cet espace. Nous avons cependant reçu une proposition. On nous offre de publier gratuitement le mot du Premier ministre Jean Charest. En contrepartie, on nous demande de déposer un projet de 3 000$ auprès du ministère de la Jeunesse de M. Jean Charest. Sans le garantir formellement, ils tenteront de le faire accepter.

J’ai eu à me poser la question si ce genre de tractation pouvait convenir à la philosophie et à l’éthique de notre organisme. Jusqu’à ce jour, tous les politiciens qui ont publié des textes chez nous ont toujours payé leur espace. Que ce soit le maire de Montréal Pierre Bourque, de Québec, Jean-Paul L’Allier, ou encore André Boisclair lorsqu’il était ministre, Réal Ménard, Louise Harel… Pouvons-nous créer un précédent en laissant le premier Ministre Jean Charest publier gratuitement chez nous en laissant présager une quelconque subvention provenant d’un autre budget? Les fonds prévus pour ces projets peuvent-ils servir à des publicités? Ne sont-ils pas supposés servir à une intervention concrète auprès des jeunes qui en ont besoin?

En ce qui me concerne, ce genre de tractation politique est un détournement de fonds. L’argent affecté à un projet ne peut servir à faire la publicité et la promotion du Premier Ministre. Je ne pouvais pas accepter cette offre et devenir complice d’un tel détournement. 

Nous avons eu moins de pages de publicité que prévu dans notre numéro d’octobre. Nous n’avons eu aucune vedette politique pour souligner nos efforts et notre travail. Mais nous avons gardé notre intégrité et la fierté d’un travail bien accompli. À la sueur de notre front, nous continuerons de nous relever les manches et de travailler honnêtement pour servir la population.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Autres textes sur la politique et commentaires politiques.

André Montmorency, nudité et Défilé de la fierté gaie

Dans son édition du 25 juillet dernier, Nancy Beaulieu du Journal de Montréal rapporte les commentaires d’André Montmorency sur la nudité et sa place dans le défilé de la fierté gaie.

Le défilé de la fierté gaie est un moyen pour les homosexuels, lesbiennes et transsexuels de se montrer avec fierté et d’aider l’homosexualité à prendre sa place et combattre les préjugés.

Est-ce vraiment nécessaire de se mettre à nu et faire sa folle pour montrer que l’on existe? L’homosexualité est quelque chose de tout à faire normal. Que deux homosexuels ou lesbiennes se tiennent par la main sur la rue, s’embrassent et vivent leur vie de couple aux yeux de tous, parfaitement d’accord.

Je suis absolument contre tous les préjugés et les violences (autant physiques que verbales) que les gais et transsexuels peuvent vivre. Mais je suis aussi tout à fait contre cet exhibitionnisme exagéré.

Que peut penser un jeune garçon qui commence à se questionner sur son orientation sexuelle et qui voit le défilé de la fierté gaie? “Maman, est-ce que je dois faire tout ça pour vivre mon homosexualité?”

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 Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

Wal-Mart subventionnée par le fédéral

C’est le titre d’une nouvelle parue dans le Journal de Montréal du 21 juillet dernier en page 14, signé par la Presse Canadienne. Je suis directeur d’un organisme communautaire non subventionné. Nous avons, à chaque année, depuis déjè fort longtemps, demandé des emplois d’été pour nous aider dans notre mission d’intervention auprès de jeunes marginalisés. Nous nous sommes faits refuser ces subventions en se faisant dire que les besoins sont nombreux et qu’il n’y a pas assez d’argent disponible.

Compte tenu que nous sommes un organisme qui avons la fierté de dire que nous ne sommes pas subventionné pour notre mission, nous n’avons jamais été offusqué par cette réponse. Nous avons pensé qu’il y avait d’autres organismes communautaires plus en besoin que nous.

Quand je vois que Wal-Mart, Bacardi, Shoppers Drug Mart, Sobeys Pharmacy ou encore Ford reçoivent des subventions pour des emplois d’été pour étudiants et que nous avons été refusé par manque d’argent. Désolé, je ne comprends plus.

Du moins je ne peux pas admettre que notre système politique soit encore plein de magouille. Parce qu’en plus, nous pouvions lire dans l’article de la Presse Canadienne qu’une vingtaine de circonscription aurait subventionné des Wal-Mart à travers le Canada. Tous des élus conservateurs, plusieurs étant ministres. Ces subventions semblent être des bonbons que les conservateurs distribuent en récompense à des amis fidèles, en l’occurence des entreprises qui peuvent faire pencher les votes.

Le communautaire tel le Journal de la Rue, le Café-Graffiti ou encore le magazine d’information et de sensibilisation Reflet de Société, pas important. Les votes que nous représentons sont négligeables.

Je suis vraiment peiné de cet état de situation. Notre magazine a 471 000 lecteurs au Québec selon les sondages de firmes telles que Léger et Léger ou encore Crop. Ce n’est que 7% de la population du Québec. Nous sommes encore une entité négligeable dans notre société.

Je ne veux pas utiliser le lectorat de notre magazine comme un poids pour faire pencher la balance de notre côté. J’aimerais bien que notre société soit habité par une justice et une équité accessible à tous ces citoyens.

Je me permets de rêver quelques instants plutôt que de me choquer en lisant ce genre de nouvelles.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/wal-mart-la-madame-est-pu-contente-pantoute/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/10/wal-mart-veut-sacheter-une-conscience/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/13/wal-mart-un-bon-employeur/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/14/wal-mart-accuse-de-discrimination/

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Les accomodements raisonnables québécois

Le 24 mai dernier, le Journal de Montréal nous contait l’histoire de Stéphane Gauthier. Ex-employé de Goodyear, M. Gauthier voulait compléter son diplôme en soins infirmiers au Cegeg de Valleyfield. Question de lieu de résidence et de distance du Cegep, Emploi-Québec ne pouvait subventionner M. Gauthier. Quelques heures après avoir publié son histoire dans le Journal de Montréal, Emploi-Québec renverse sa décision et accepte M. Gauthier au Cegep de Valleyfield.

En renversant sa décision et en allant contre les règles établis par Emploi-Québec, est-ce une forme d’accomodement raisonnable que nous accordons à M. Gauthier? Si nous sommes ouvert et heureux pour un tel accomodement raisonnable pour un Québécois pur laine, le serions-nous tout autant pour un immigrant?

http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/08/voter-a-visage-decouvert/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/07/herouxville-andre-drouin-jacques-proulx-et-les-accomodements-raisonnables/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/03/les-accomodements-raisonnables/

Richard Martineau, la pédophilie et sa chronique Franc-parler du Journal de Montréal

Le Québec a malheureusement eu son lot de grandes gueules qui dépassent les bornes et les limites de l’acceptable. Les complètement immoraux tels que Jeff Filion, Champagne, André Arthur, les érudits qui sautent les plombs trop souvent comme Gilles Proulx pour jouer le rôle de l’avocat du diable, ceux qui se cherchent une vocation comme Stéphane Gendron… La liste peut être longue. Trop longue.

Pour différentes raisons, je n’ai pas encore classé un chroniqueur tel que Richard Martineau. Plus difficile à définir. D’une part, parce que je l’ai déjà entendu tenir des positions différentes dans deux débats. Cela aurait tendance à prouver qu’il ne joue qu’une comédie, un jeu de rôle comme plusieurs de ces animateurs. Possiblement parce que plusieurs des débats qu’il a touché sont socialement important. Il ne se limite pas à débratérer sur la sorte de robe que peux porter la mairesse de Québec Andrée Boucher.

Aujourd’hui, Richard Martineau m’a profondément déçu. Dans sa chronique Franc-parler du 21 mai dans le Journal de Montréal, il traite de l’article du magazine Maclean qui traite Montréal de terre d’accueil et de paradis pour les pédophiles. En réponse à un article stupide, Richard Martineau fait de même. Il donne les indications pour trouver l’adresse et le téléphone du pédophile John Robin Sharpe. Il incite ses lecteurs à montrer aux Canada anglais que nous ne sommes pas tolérant envers les pédophiles. Est-ce une incitation à la violence? Jusqu’ou cette violence peut dégénérer? Si quelques psychiatriques, affamés du sensationalisme du Journal de Montréal, prennent à la lettre le texte de Richard Martineau et vont tuer John Robin Sharpe, en fournissant la façon de trouver ses coordonnés, Richard Martineau sera-t-il reconnu coupable de complicité de meurtre?

La violence attire la violence. La violence peut être physique, verbale ou écrite. Avec sa chronique du 21 mai, Richard Martineau nous montre un niveau de violence sociale inacceptable. Inciter à la violence est pire que la faire soi-même. Celui qui se lève pour faire acte des écrits d’un chroniqueur tel que Richard Martineau n’a pas peut-être pas toute sa tête. Mais celui qui a écrit le texte est un acteur social qui est instruit et qui est payé pour faire un travail respectable.

Même si je suis contre la pédophilie et les gestes que peut avoir posé John Robin Sharpe, s’il devait lui arriver quelque chose suite aux textes violents de Richard Martineau, le Journal de Montréal serait aussi complice d’avoir laissé ce droit de parole pour un tel texte. En tant qu’éditeur, le Journal de Montréal a une responsabilité sur les dires et les agissements de son personnel.

Nous récoltons ce que nous semons. Si nous voulons une société plus humaine et plus juste, ou amour et liberté pourront l’habiter, il serait temps que nous commençions à semer un peu plus d’amour.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/26/richard-martineau-la-pedophilie-et-le-sexisme/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/04/25/richard-martineau-et-le-sexe/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/06/17/richard-martineau-et-la-pedophilie-encore-plus-violent-et-incoherent/

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Le magazine Urbania fait une entrée remarquée dans Reflet de Société

Dans la chronique “À la découverte des magazines d’ici”, Reflet de Société présente à chacun de ses numéros un magazine. Pour le numéro de juin, c’est Urbania qui fait son entrée.

L’idée de présenter Urbania vient de notre journaliste Guillaume Brodeur. L’idée est excellente. Le reportage que Guillaume a fait l’est aussi. Mais voilà que cette chronique est accompagnée de pages couvertures déjà publiée. C’est là que nos problèmes commencent.

Urbania s’amuse et se spécialise dans la présentation de pages couvertures qui cherchent à attirer l’attention et parfois même à choquer les gens. Une façon différente de notre magazine de travailler. Guillaume parle dans son texte des couvertures qui ont fait réagir leurs lecteurs. C’est aussi Guillaume qui s’occupe de monter la présentation visuelle du magazine. Il décide de placer ces pages couvertures dans l’article. Nous sommes obligé de nous questionner sur la présence d’un tel visuel chez nous.

Notre lectorat est composé autant de jeunes de 12 à 13 ans que de parents et de grand-parents. Nous sommes lu dans les écoles. Nos textes servent même de référence pour le ministère de l’éducation autant au Québec qu’en Ontario. Nous avons des limites différentes d’un magazine tel qu’Urbania. Guillaume veut bien argumenter en mentionnant que plusieurs de ces couvertures ont gagné des prix, le respect de notre lectorat doit primer.

Cet événement a remis en question une fois de plus nos façons de faire. Un débat qui nous a demandé de consulter nos partenaires et des gens impliqués dans notre vision éditoriale. Ne vous inquiétez pas, le magazine Urbania va être présenté dans notre chronique. Avec des pages couvertures différentes.

Bonne découverte de l’originalité d’Urbania.

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/06/13/urbania-la-ville-dans-tous-ses-etats/

Chronique ”À la découverte des magazine d’ici

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Pourquoi la France a brûlé?

Des jeunes me soulignent qu’ils sont régulièrement sujet d’abus de pouvoir exercé par les policiers. Ceux-ci, sans aucune raison, se permettent d’enquêter des jeunes. Cela veut dire se retrouver les mains au mur, les jambes écartées tels de véritables criminels. Fouillés, des claques en arrière de la tête, un discours provocateur des policiers qui tentent de faire monter la pression.

Des jeunes battus, commentaires peut-être pas crédible. On peut se dire qu’ils l’ont cherché, qu’ils ont sûrement dû faire quelque chose de répréhensible. Des intervenants d’organisme communautaire (association), me confirment que le scénario est véridique et constant. Deux de ces intervenants se sont fait battre par la police et emprisonnés. Eux aussi ont dû le chercher. Après tout un intervenant jeunesse, un adulte qui prend la défense de jeunes marginaux, c’est sûrement un fouteur de trouble, un socialiste, communiste ou autre.

Le premier se retrouve dans le local de son organisme avec des jeunes. Il assiste, impuissant à la vérification par la police de deux jeunes. Ceux-ci se retrouvent les mains dans la fenêtre du local. Les policiers les poussent constamment. L’intervenant a peur que la fenêtre se brise sous le choc de ces jeunes qui se font pousser par les policiers. Il sort et avise les policiers que la fenêtre n’est pas solide et qu’elle risque de se briser et de blesser quelqu’un. Il se fait engueuler et provoquer par les policiers. Il ne répond pas. Pas question d’embarquer dans le jeu de ceux-ci. Ils repartent pendant que l’intervenant retourne à son groupe de jeunes.

Trente minutes plus tard, une vingtaine de policiers entrent en trombe dans le local. Un des policiers présent au moment de la fouille des jeunes montre du doigt l’intervenant en disant : «C’est lui». Les policiers lui demandent de s’identifier. Il se lève en mentionnant qu’il doit aller chercher ses papiers dans le vestiaire. Au même moment, les policiers lui sautent dessus et le plaquent au sol, la matraque sur la gorge comme s’il était pour se sauver ou sortir une arme. Il a de la difficulté à respirer. Il commence à devenir bleu et va bientôt tomber dans les pommes. Une des administratrices de l’organisme, une grand-mère de 75 ans me dit qu’elle a dû intervenir pour que les policiers diminuent la pression sur l’intervenant. Elle avait peur qu’il l’étouffe. L’intervenant se retrouvera en prison et se fera tabasser quelque peu.

Un autre intervenant c’est aussi fait arrêter et tabasser par la police. Vous me direz qui lui, il l’avait cherché. Il existe une expression en France pour désigner les policiers : «Les Sarko-cops ». Sarko comme dans Sarkozy et cops pour policier. Sarkozy a été le responsable des pouvoirs policiers. Celui qui demande à devenir président de la République française! Les jeunes qui se font tabasser ont créé cette expression. Pas très poli, mais bon, ce sont des jeunes. Qu’un intervenant endosse l’expression et l’utilise, c’est criminel et cela mérite bien d’être battu par les policiers et de passer 24 heures en prison. Au moment de le relâcher, le gardien lui ouvre la première porte de la prison, mais pas la deuxième. Pris dans le sas, ils l’ont fait attendre 3 heures avant de lui ouvrir la deuxième porte lui permettant de sortir. « Excuse-nous, on t’avait oublié. » Un autre de répondre : « On ne t’avait pas vu! » Quelle ironie!

Des parents me racontent que lorsqu’ils voient un jeune se faire enquêter, même s’ils ne connaissent pas le jeune, ils s’arrêtent et observent la scène. Parce que les policiers français sont moins brusques avec les jeunes quand il y a un témoin qui les observent. Pour que les parents en soient rendu là, il y a sûrement matière à réflexion.

On peut comprendre qu’il existe une tension énorme entre les jeunes marginalisés et les institutions policières. Ces jeunes marginalisés se retrouvent en très grande partie dans les cités, ces habitations souvent délabrées et mal entretenues dans lesquelles la société française entassent les gens à faible revenu et les immigrants.

En France, un policier ne va pas dans une cité pour le plaisir d’y aller. Ce sont les équipes spécialisées, les CRS qui y vont, ce que nous appelons en Amérique de Nord les S.W.A.T.. Ce ne sont pas des policiers communautaires chargés de rétablir la communication avec les jeunes.

Un jour des policiers poursuivent deux gamins. 10 et 12 ans. Ceux-ci sont effrayés et ne veulent pas être pris par la police. Ils se sauvent. La première cachette qu’ils trouvent est un local ou ils n’auraient pas dû entrer. Des équipements sous haute-tension s’y trouvent. Les deux gamins meurent électrocutés.

C’est la consternation et le deuil pour les jeunes de la cité. Ils s’attendent à ce que Sarkozy se prononcent, fassent quelque chose. Sarkozy va visiter une cité. Il dit à une citoyenne qu’il va nettoyer la place de la racaille qui s’y trouve. Les jeunes attendent la suite, que Sarkozy se rétracte, fasse des excuses.

Après 2 jours, toujours rien. Une première automobile flambe. Toujours rien de la part de Sarkozy. Le feu se propage.

Qui est responsable de cette flambée de violence en France? Un gouvernement qui n’écoute pas ou des jeunes qui veulent être entendu?

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/01/sarkozy-des-graffitis-et-vandalisme-a-montreal/

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Sarkozy, des graffitis et vandalisme à Montréal

Le Journal de Montréal nous apprenait ce matin que le local montréalais de Nicolas Sarkozy a été vandalisé. Des graffitis plein la vitrine, des affiches collées un peu partout avec des mentions telles que: ” Sarkozy, sacre ton camp d’ici ” ou encore “Lutte sans frontière contre le facisme “. Selon Mme Khadija Doukali, la directrice de campagne de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), cela serait la deuxième fois que les partisans de Sarkozy sont victimes de vandalisme depuis le début de la campagne présidentielle.

Malik Dussaud, secrétaire de la section du Parti socialiste de Montréal se dissocie du vandalisme et trouve regrettable les événements.

Personnellement, je ne suis pas surpris de la tournure des événements. Je suis revenus de France le 23 avril dernier. À mon retour, des jeunes que j’accompagne à Montréal me font part de l’arrogance des gens qui travaillent pour Nicolas Sarkozy à Montréal. Par hasard, ils étaient près de l’ambassade de France et des gens de l’équipe de Nicolas Sarkozy tentaient d’empêcher des gens de passer des tracts qui dénoncaient les agissements de Nicolas Sarkozy et de ne pas voter pour lui. La police a dû intervenir et mentionner aux gens de Nicolas Sarkozy, qu’au Québec, les gens ont le droit de faire cabale contre un candidat politique et qu’elle ne pouvait pas empêcher les gens de s’exprimer.

Les gens de l’équipe de Nicolas Sarkozy étaient furieux et arrogants. Les jeunes de Montréal ont été surpris de leurs agissements et de leur façon de faire, comme s’ils étaient les seuls maîtres à bord, que la démocratie leur appartenait et qu’ils pouvaient contrôler les faits et gestes de tout le monde.

D’une part, l’équipe de Nicolas Sarkozy n’a pas été apprécié. Ni dans cette altercation près de l’ambassade, ni pour ses agissements dans les événements incendiaires dans les cités. D’autre part, depuis la venue d’Internet, les jeunes marginalisés sont en contact ensemble à travers le monde. Ils voyagent plus aussi. Quand les jeunes se sentent persécutés et opprimés en France, ce sont tous les jeunes à travers le monde qui se questionnent et qui sont prêts à riposter.

La France est un pays beaucoup plus rigide que le Québec. Sarkozy, tel que vous le verrez dans mon blogue de demain, n’y a pas été de main morte avec les jeunes et les cités. Je suis contre toute forme de violence. Mais nous devons nous questionner à savoir si Sarkozy est en train de récolter ce qu’il a semé? La violence attire la violence.

Après avoir séjourné 15 jours en France, après avoir rencontré des intervenants, des jeunes et avoir visité les cités, je fais des prières pour que Nicolas Sarkozy ne soit pas élu président de la république.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/02/pourquoi-la-france-a-brule/

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Le secrétaire d’état au multiculturalisme Jason Kenney et les ordres professionnelles

La Presse Canadienne nous apprenait que le député conservateur et secrétaire d’état, Jason Kenney, blâme les organismes de réglementation professionnelle pour les difficultés qu’éprouvent les immigrants à faire reconnaître leurs diplômes au Canada. Ceux-ci ferment la porte aux nouveaux canadiens.

J’ai toujours eu de la difficulté avec cette chasse gardé. J’ai connu un médecin qui arrivait du Kazakhstan. Nous sommes en pénurie de médecins et il ne peut pratiquer au Canada parce que l’ordre des médecins lui met des bâtons dans les roues.

D’un côté nous nous disons ouvert à l’immigration, de l’autre, nous ne facilitons pas le transfert de connaissance aux immigrants. Les ordres professionnelles tel le Collège des médecins, l’ordre des pharmaciens et autre sont-elles des sectes pour protéger leurs membres de souches ou pour superviser l’ensemble de la profession?

Le racisme trouve ses racines dans ses petits faits et gestes où l’on met de côté des citoyens canadiens et que nous ne leur donnons pas la chance d’exercer leur plein potentiel de citoyen.

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Le suicide, les armes à feu et le coroner Michel Ferland

Dans le Journal de Montréal du 12 février dernier, nous pouvons y lire les recommandations du coroner Michel Ferland: “Nous sommes d’avis qu’une personne détentrice d’armes à feu qui manifeste des idéations suicidaires sérieuses devrait se voir interdire la possession à tout jamais d’arme à feu.” Il demande au au ministre québécois de la Sécurité publique de s’entendre avec son homologue fédéral “pour trouver une solution afin d’interdire la remise des armes à feu à un détenteur” qui a déjà pensé à se suicider.

Dans l’histoire du meurtre suivi d’un suicide que le coroner Ferland avait à étudier, il conclut que le suicidaire avait une santé mentale trop instable pour posséder des armes.

Je demeure bouche bée devant de telles conclusions. Il y a un manque complet de compréhension du processus suicidaire et le coroner Ferland tente de régler un problème complexe avec une solution simpliste.

Imaginez un policier qui fait une dépression et qui commence à penser au suicide. Une telle loi va-t-elle l’aider à demander de l’aide? Sûrement pas. S’il se dénonce comme étant suicidaire, il va perdre le droit de porter une arme, donc son emploi.

Suite à une crise suicidaire, aussi intense soit-elle, la résolution de la crise peut prendre différente finalité. Elle peut-être positive, c’est-à-dire que la personne en sort grandi et plus forte. Elle peut-être neutre, c’est-à-dire que la personne en sort dans le même état qu’elle était avant la crise. Elle peut-être négative, c’est-à-dire qu’elle en ressort affaibli et plus vulnérable.

Ce qui est important, c’est d’offrir suffisamment de ressources et de soutien pour que la personne suicidaire puisse en arriver à grandir dans cette épreuve et devenir plus forte qu’elle était avant la crise. Avec une bonne intervention, cela est possible. On ne peut étiquetter une personne qui a vécu une période suicidaire pour le restant de ses jours sans en connaître son cheminement, son droit à revenir à une vie normale.

Un tel jugement pourrait s’appliquer non seulement aux personnes suicidaires, mais à toutes personnes ayant vécu des difficultés dans une période de sa vie. Avec le même raisonnement, devrait-on dire que toutes les personnes ayant des troubles d’alcoolisme, de toxicomanie, de gambling ou autres, sont des personnes finies pour le restant de leur jour et qu’elles ne sont plus aptes à posséder une arme ou à conduire leurs véhicules…

Si on commence à stigmatiser une personne qui a vécu des difficultés il faudra enlever des droits à des centaines de milliers de citoyens aujourd’hui bien rétabli de leur crise. Peut-on affirmer qu’aucun policier, médecin, politicien, enseignant ou autre n’a eu des idéations suicidaires ou d’autres problèmes qui pourraient justifier de lui enlever ses droits et privilèges à vie?

Un tel jugement est une sentence à vie que l’on veut imposer à des citoyens qui ont besoin de soutien. Dans ces recommandations du coroner Ferland, il mentionne que la personne avait une santé mentale instable. Il est vrai qu’une personne qui a une santé mentale instable ne devrait pas avoir accès à une arme à feu. Mais ce n’est pas parce que nous sommes suicidaire que nous avons des problèmes de santé mentale à vie.

Si M. Ferland veut être cohérent avec ce qu’il dit, qu’il enlève le permis de conduire à vie à toute personne qui a eu un problème d’alcool. Selon son raisonnement, même si ces personnes règlent leur problème et sont abstinentes, elles demeurent des dangers et des risques publics. S’il veut se rendre jusque-là, qu’il n’oublie pas d’enlever les privilèges à tout le monde, incluant des premiers ministres que nous avons eu et qui ont eu des problèmes d’alcool.

M. Ferland aurait dû dénoncer le manque de suivi et de ressources que nous offrons aux personnes suicidaires. J’ai vu trop souvent des jeunes entrer à l’hôpital pour une tentative de suicide et en ressortir 24 heures après avec un rendez-vous avec un psychiatre dans 6 mois. Sachant que les risques sont élevés d’une deuxième tentative de suicide dans les semaines qui suivent la première, cela est une négligence qui se doit d’être dénoncé.

Si dans le cas qui nous concerne il y avait eu un suivi digne de ce nom, les événements se seraient déroulés différemment.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/12/michel-sheenan-daniel-pinard-guy-a-lepage-et-le-suicide-a-tout-le-monde-en-parle/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/23/guide-dintervention-aupres-dune-personne-suicidaire/

Autres textes sur le suicide.

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Wal-Mart accusé de discrimination

Dans son édition de La Presse du 7 février dernier en page 26 nous pouvons lire un petit article (vraiment tout petit), sur Wal-Mart. Un tribunal de San Francisco donne le feu vert à un recours collectif contre Wal-Mart au nom de 1, 5 million de femmes qui accusent Wal-Mart de discrimination. Wal-Mart paierait moins les femmes que les hommes, à poste égal, et de leur donner moins de promotions.

Pourquoi je ramène cette information sur mon blogue. D’une part, cela en ferait le plus grand procès en recours collectif de l’histoire judiciaire américaine. D’autre part, Wal-Mart se pette les bretelles avec toutes sortes de publicités et de conférences de presse sur le fait qu’il achète au Québec, qu’il est beau, qu’il est fin…

Wal-Mart a fait et fait encore de grandes conneries. Dont celle-ci qui est publié en tout petit en page 26 de La Presse. Est-ce que les conneries d’une entreprise ne mériteraient pas une couverture proportionnelle à la somme des visibilités que cette entreprise peut se payer?

Quand une vedette connue de tous fait une connerie et se fait prendre, on la met à la une parce qu’elle est connue. Si la connerie avait été faite par Monsieur ou madame tout-le-monde, la connerie n’aurait même pas été publié. Qu’on fasse de même avec ces entreprises qui ont les moyens de distraire l’opinion publique avec leurs grandes pages de publicité.

Je profite de mon blogue pour souligner que Wal-Mart est accusé de discrimination envers 1,5 millions de femmes. Le petit reportage du quotidien La Presse du 7 février est déjà dans le bac à recyclage. En soulignant cette nouvelle, j’espère lui donner une vie, une permanence auprès des citoyens Internautes.

P.S. La même nouvelle se retrouvait aussi dans le Journal de Montréal en page 45. Une nouvelle fournit par Agence Presse, c’est ce qui explique pourquoi nous retrouvons exactement la même nouvelle dans deux médias.

Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/wal-mart-la-madame-est-pu-contente-pantoute/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/10/wal-mart-veut-sacheter-une-conscience/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/13/wal-mart-un-bon-employeur/

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Recours collectif des sans-abri contre le gouvernement du Québec?

Nathalie Collard dans sa chronique du 11 février nous présente quelques chiffres intéressants. Québec ne donne que 5$ par jour, par lit pour les principaux refuges de Montréal. Québec ne s’est jamais vraiment intéressé aux sans-abri parce qu’il fût une époque, comme le souligne Nathalie Collard, où les communautés religieuses le faisaient bénévolement. Ensuite, les refuges obtiennent des dons privés.

Les communautés religieuses ont été très présentes au Québec. Nous voulons aujourd’hui une société laique. Mais il y a un prix à payer pour cela. Et ça commence par un financement juste et équitable pour les organismes qui prennent la relève des communautés religieuses.

Devrions-nous organiser un recours collectif des sans-abri et des itinérants contre Québec pour les forcer à pourvoir à ses obligations envers tous ses citoyens?

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/02/08/france-labelle-et-dan-bigras-du-refuge-des-jeunes-et-une-recherche-de-christian-levac-sur-les-jeunes-de-la-rue/

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Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables

Hier un blogue sur notre policier raciste avec une chanson sur Internet, aujourd’hui, le cas André Drouin d’Hérouxville. Moi qui ne voulait pas parlé des accommodements raisonnable!

Au départ, quand j’ai lu dans La Presse que l’équipe de Guy A. Lepage cherchait André Drouin pour l’inviter à l’émission Tout le monde en parle, j’ai été déçu. Tout le monde le passait