You are currently browsing the category archive for the 'Drogue' category.

Légalisation
de la prostitution
Des jeunes de l’école secondaire de La Magdeleine à Laprairie nous ont fait parvenir leurs positions. 70% sont contre la légalisation et 30% sont pour. Ces pourcentages demeurent les même parmi les 64 filles et les 19 garçons qui nous ont écrit.
Légaliser la prostitution fera en sorte que l’image de la femme reste encore celle d’un objet sexuel. Cela ne va provoquer qu’une hausse de la demande comme la «saucisse Hygrade». La légalisation de la prostitution n’apportera rien de bon aux prostituées et ne signifiera que «l’exploitation de l’un par le plaisir de l’autre». Isabelle Grenier
Le plus scandaleux pour moi, c’est que ces femmes risquent de passer des années derrière les barreaux tandis que les hommes, à qui elles ont offert leurs services, ne payent qu’une petite amende! Tania Raymond
Il faut arrêter de réprimer les prostituées de rue qui font simplement partie de la chaîne des diverses formes de prostitution. Sellina-Anne
En tant que société, nous avons le devoir de subvenir à leur sécurité psychologique, physique et sociale. Justine Lajoie
Avant de légaliser la prostitution, nous ferions mieux d’établir des programmes pour aider les prostituées qui veulent s’en sortir. Amélie Lévesque Rousselle et Alexandre Vincart-Emard
La sollicitation est illégale, alors pourquoi laisser des annonces dans nos magazines? C’est de la sollicitation et pourtant, personne n’est puni. Claude Côté Dupuis
Pourquoi légaliser un métier où les pratiquants ne demandent qu’à s’en sortir? Stephany
Elle ne vend pas son corps, mais des services sexuels. Les prostituées sont parfois les seules voies d’accès au plaisir physique, notamment aux personnes invalides ou handicapées. Amanda Mesbah
Il est sûr que les groupes criminels seront les principaux administrateurs de ces bordels. Si nous légalisons la prostitution et que les groupes criminels s’en occupaient, nous ne pourrions plus dire que c’est légal. Nous croyons qu’il est temps de ne plus poser la question. Il est temps que nos politiciens mettent leurs culottes et prennent la meilleure décision possible pour que la société soit en meilleures conditions. Simon G. Lamarre et Guillaume Leclerc
Si les prostituées devenaient des travailleuses autonomes, elles obtiendraient certainement des avantages et auraient à payer des impôts. Mais sommes-nous naïfs au point de croire qu’il serait possible de gérer le domaine? D’un autre côté, légaliser, c’est non seulement montrer aux organisations criminalisées que nous ne pouvons rien contre elles, mais aussi leur offrir une plus grande liberté d’action. Charles Lapointe
Ce qu’il faut changer, ce n’est pas la réglementation, mais la mentalité des gens. Alexandre Raymond-Beaulieu
Je n’ai pas envie d’élever mes enfants dans un monde où la prostitution est omniprésente. Je ne me vois pas en train d’expliquer à mes enfants pourquoi, dans le journal, il y a des femmes presque nues qui disent être des vraies cochonnes au lit! Virginie Godin
Il est vrai que la pornographie et la prostitution ont connu un essor incroyable durant les dernières années. Il est rendu impossible de naviguer sur Internet sans se faire harceler par l’une de ces satanées publicités! Tenez-vous vraiment à montrer aux prochaines générations à quel point il est dégradant d’être une femme? C’est l’effet que laissera paraître la légalisation de la prostitution sur la société de demain. Édith Plamondon
Les abus persisteront même si la prostitution est légalisée. Si le client profite de la prostituée, elle ne va pas nécessairement aller le dénoncer. Même de simples citoyennes n’y vont pas! Natacha Binette et Vanessa Costa
En légalisant les danses à dix, les groupes criminels ne se sont pas éloignés des bars. Pourquoi il n’en serait pas de même avec la prostitution? Keven et Anthony
Ce métier est en fait une forme de discrimination pour les femmes puisque celui-ci est basé sur son apparence et non sur son expérience. Élisabeth Lefort et Mélanie Leduc
La prostituée qui se promène sur la rue n’est pas plus illégale que le gérant d’une agence qui fait de la publicité. Serait-ce qu’une prostituée, à moitié nue, à moitié consciente, à moitié refaite, qui se promène sur le trottoir est plus choquante qu’une petite annonce? L’image est drôlement plus dramatique pour la «coureuse des rues». Gabrielle Godin
Nous entendons parler d’histoires d’horreurs. Même si ces jeunes femmes vendent leur corps, elles sont quand même des êtres humains. Il y a des prostituées qui se font violer, qui se font battre et gardent le silence parce que leur gagne-pain est illégal. Elles ont autant le droit à la justice que quiconque. Dans certains emplois, nous devons obligatoirement porter des caps d’acier. Les clients devraient porter le condom. Mériam Duchesne
La prostitution fera toujours partie de notre société. Alors, pourquoi ne pas apprendre à vivre avec? Je ne suis pas nécessairement pour la légalisation de la prostitution. Je crois que nous devrions les aider plutôt que de leur étamper dans le front «criminel ayant aucun droit». Catherine Perrault
La légalisation de la prostitution serait un cadeau aux proxénètes et à l’industrie du sexe. En légalisant, la loi leur permettra de continuer leurs crimes. Amine Soulhi
Sous prétexte que cela serait légal, le gouvernement permettrait d’utiliser la femme comme un objet. La légalisation de la prostitution serait un affront à toutes les femmes qui se sont battues pour l’égalité. Stéphanie Bannon et Sandy Lebeau
Qu’elle soit permise ou non, cela ne changerait rien à la situation. Que la fille soit dans un bordel ou dans la rue, le client est «roi» et il a tous les droits sur elle. Karine Albert et Geneviève Boissonneault
Imaginez votre enfant qui vous annonce qu’il a trouvé la formation qu’il désire suivre: Prostitution. Pensez à ce qu’il apprendrait dans son cours. Certains disent que c’est un métier comme un autre. Vendre son corps ou vendre des voitures, c’est complètement différent. Marie-Pier Lavallée et Bénédicte Millien
La prostitution n’est pas un travail comme un autre, mais principalement une conséquence des inégalités sociales dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. Leur situation ne s’est améliorée dans aucun pays qui a libéralisé les lois sur la prostitution. Vendre son corps est une exploitation des plus pauvres qui porte atteinte à leur dignité. Cela n’a rien à voir avec la liberté sexuelle.
En légalisant la commercialisation du sexe, le proxénétisme devient vertueux. Trop de femmes subissent les pressions et les violences de leurs proxénètes. Aimeraient-elles que leur condition de femmes bafouées soit reconnue et légalisée? Jessica Pelletier et Vanessa Lopez-Robert
Les filles ayant déjà des maladies et des problèmes de drogues ou d’alcool ne seront pas engagées dans les bordels légaux. Elles vont continuer à se faire de l’argent comme elles l’ont toujours fait, en se prostituant dans la rue. Mélissa Tremblay et Marie-Claude Gendron
La meilleure solution serait de dépénaliser les prostituées, mais pas les proxénètes. Ces derniers devraient se retrouver derrière les barreaux. Les jeunes, quant à eux, devraient être pris en charge sans être punis. Aucun mineur n’aurait voulu se prostituer de plein gré. Légaliser entraînerait une augmentation du trafic au noir. L’organisation pour les droits des enfants estime que dans un pays où le proxénétisme a été légalisé, le nombre de mineur vendant leur corps est passé de 4 000 à 15 000 en à peine cinq années. Pourquoi ne pas essayer de trouver un moyen qui ne soit ni tout blanc, ni tout noir? Catherine
J’ai de la difficulté à m’impliquer dans ce débat car j’ai plusieurs arguments pour et contre. Il devrait y avoir un juste milieu. Nous pouvons aider les prostituées à s’en sortir, mais pas en changeant la loi. Geneviève Ladouceur
Ce dont une prostituée a besoin, ce n’est pas d’être forcée à être aidée, mais de savoir qu’elle a droit à de l’aide si elle désire en recevoir. De toute façon, on ne peut pas aider une personne qui ne veut pas de notre aide. Marie-Christine Boucher
Légaliser la prostitution serait une grosse erreur. Elle nous entraînerait dans un cercle vicieux où il nous serait désormais impossible de nous en sortir. Jessie Tremblay Brosseau
La police n’a ni les moyens, ni le personnel suffisant pour enquêter dans les bordels afin de poursuivre les dirigeants illégaux. Prenez la loi des cigarettes dont la vente est interdite aux mineurs. Malgré les efforts faits pour empêcher les jeunes de fumer, combien le font malgré tout? Il y aura toujours de la fraude.
Un article de Janice G. Raymond de l’Université du Massachusett mentionne que la Coalition contre le trafic des femmes (CATW) a mené une étude révélant que 80% des victimes affirment avoir subi des violences physiques de la part des proxénètes et des clients avec des conséquences sur leur santé. La protection des femmes contre les abus est secondaire voire sans importance. Karine et Andréa
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/trois-prostituees-nous-parlent/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/
Pour ou contre la légalisation de la prostitution?
Qui est le mieux placé pour influencer ce choix de société qui nous concerne tous? Certains nous diront que les prostituées sont à même de pouvoir nous dire ce qui est bon pour elles. J’ai été travailleur de rue auprès de prostituées pendant de nombreuses années. J’ai accompagné un certain nombre de femmes qui se prostituaient. J’ai eu l’occasion de les revoir 10 ans plus tard. Même si certaines m’avaient dit avoir fait un choix conscient et éclairé, dix ans plus tard, lorsqu’elles étaient sorties du milieu, leur réponse avait changé. Ces femmes ont eu à faire face à d’atroces souffrances et à de multiples formes de violences.
Il y a quelques années, le Bloc Québécois a mis sur pied un comité de réflexion concernant la prostitution. Après quelques consultations, trois députés du Bloc Québécois ont déposé un projet de loi visant à légaliser la prostitution.
Le Conseil permanent de la jeunesse, après avoir consulté 19 jeunes prostitués de Montréal et de Québec propose maintenant de décriminaliser les personnes se prostituant et leurs clients. Est-ce que 19 jeunes sont représentatifs de l’ensemble du milieu? Leur opinion sera-t-elle la même le jour où ils ne pratiqueront plus la prostitution?
Quelques groupes communautaires tentent de faire légaliser la prostitution. Je ne vous cacherai pas qu’au début des années 90, j’ai moi-même été en faveur de légaliser la prostitution. Aujourd’hui, je suis cependant ébranlé par de nouvelles informations que nous ne pouvons pas négliger. Des pays tels que les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Australie ont légalisé la prostitution depuis maintenant 10 ans. Nous pouvons analyser les résultats de leur expérience avant de nous positionner.
Le plus vieux métier du monde?
Un argument en faveur de la légalisation est de penser que la prostitution a toujours existé et qu’elle existera toujours. Pourquoi alors ne pas légaliser? Quand je pense à la femme et aux métiers qu’elle a exercé dans nos sociétés, ce n’est pas comme une prostituée que je la vois. La femme a premièrement été une mère, celle qui veillait à la vie en communauté pendant que les hommes allaient à la recherche de nourriture. Être parent, citoyen de sa communauté. Et cela implique d’être sage-femme, artisane, infirmière, cuisinière… Toutes sortes de métiers qui consistent à prendre soin de l’autre et de sa communauté.
Expérience de la légalisation de la prostitution
Les dix années d’expérimentation, démontrent qu’en légalisant la prostitution, les conditions de vie des femmes se sont détériorées, le trafic des femmes et des enfants a augmenté, la prostitution de rue a triplé. Pire, on voulait légaliser la prostitution pour enlever ce gagne-pain aux groupes criminalisés. Erreur. Ces groupes se sont rapidement organisés et contrôlent les bordels légaux! Si demain matin, la prostitution est légalisée à Montréal, qui a la capacité de s’organiser rapidement, de se trouver des prête-noms et d’avoir l’argent nécessaire pour nous construire de superbes bordels de luxe? Les groupes criminalisés, évidemment.
La prostitution, un choix?
Ceux qui favorisent la légalisation de la prostitution disent que les femmes se prostituent par choix. Dans les faits, n’est-ce pas plutôt par manque de choix? La très grande majorité des personnes qui se prostituent ont été sexuellement agressées et très souvent en bas âge. Est-ce que cela doit être considéré dans notre réflexion?
Combien de personnes se prostituent, forcées directement ou indirectement? Et il y a celles qui n’ont rien connu d’autres, souvent perdues dans une dépendance aux drogues, tentant de fuir leurs souffrances. Est-ce qu’elle se prostitue pour consommer ou consomme-t-elle pour pouvoir se prostituer? Un cercle vicieux qui nous montre qu’il s’agit d’un flagrant manque de choix.
Il est vrai que pour un petit nombre d’entre elles, la prostitution est un choix, un mode de vie qu’elles ont accepté. Une prostitution de luxe où la prostituée garde le contrôle de son corps et est capable de mettre ses limites face aux clients. Mais ce n’est qu’une faible minorité. Peut-on accepter de légaliser la prostitution, sachant que la très grande majorité va en subir les tourments?
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/trois-prostituees-nous-parlent/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/
références sur la prostitution:
http://www.alternatives.ca/article2735.html
http://www.forum.umontreal.ca/numeros/2000_2001/forum_00_10_30/article05.html
http://dsp-psd.pwgsc.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/CIR/822-f.htm
http://www.unesco.org/courier/1998_12/fr/ethique/txt1.htm
http://www.cmaj.ca/cgi/content/full/171/2/111
http://www.gazette.rcmp.gc.ca/article-fr.html?&article_id=43
http://www.afrik.com/dossier201.html
http://sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=12
http://cmte.parl.gc.ca/cmte/CommitteePublication.aspx?COM=10946&SourceId=187081
http://www.cfcv.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=14
http://www.ffq.qc.ca/priorites/prostitution.html
http://www.cyberpresse.ca/article/20070722/CPACTUALITES/70718119/5358/CPPRESSE
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Gamblers, toxicomanes ou alcooliques?
Lors d’une visite sur le blogue de Toxico Québec, quelques statistiques attirent mon attention: “Au Québec, le pourcentage de toxicomanes du jeu (joueurs compulsifs), se situe, selon les études, entre 2,1 et 5% alors qu’il n’y a que 0.9% de toxicomanes (drogues illicites) et 1.9% d’alcooliques”.
Des chiffres qui peuvent faire réfléchir sur les conséquences que le jeu peut avoir sur les Québécois.
Toxico Québec a mis en ligne un blogue sur les différentes addictions: drogues, alcool et jeu compulsif. Même si le site Toxico Québec existe depuis de nombreuses années, le blogue semble être tout nouveau, quelques semaines seulement.
Il n’y a pas de commentaires sur les textes publiés, mais le trafic généré par le site semble indiquer que beaucoup d’Internautes se questionnent sur ces problématiques.
Textes sur le gambling, commentaires sur le jeu compulsif.
Publicité sur les cigarettes: Du Maurier, Player’s et Peter Jackson au Mexique
Le syndicat des employés du tabac fait une publicité dénonçant la perte des emplois chez Imperial tobacco dont les cigarettes Du Maurier, Player’s et Peter Jackson sont maintenant fabriquées au Mexique.
Le syndicat offre aux Québécois de fumer les marques Rothman’s, Bensons and Hedges, Mark Ten, Number 7, Export A, Macdonald Spéciale et Vantage qui sont encore fabriquées au Québec.
Je suis très sensible au soutien que le consommateur peut offrir aux travailleurs du Québec. J’ai participé à des campagnes telles “Achetez Québec” pendant de nombreuses années. Je me questionne cependant sur le fait que la publicité sur les cigarettes est maintenant prohibée. Malgré la cause honorable de vouloir sauver les emplois reliés à l’industrie du tabac, pouvons-nous accepter cette illégalité?
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
Afghanistan : Faites fleurir le pavot, pas la guerre.
La présence de soldats canadiens en Afghanistan a pris un visage différent lorsque les médias nous ont présenté des soldats canadiens morts au combat. Dès lors, des gens ont demandé le rapatriement des soldats canadiens de l’Afghanistan.
En se référant à un article publié par Jean-Claude Leclerc dans le Devoir du 23 octobre 2006, les problèmes que connaît l’Afghanistan pourraient être résolus autrement.
Les États-Unis ont dépensé 780 millions de dollars pour tenter vainement d’éradiquer le pavot en Afghanistan. Même les talibans ultrareligieux, avaient interdit cette culture et n’avaient pu l’éliminer. Les Nations unies estiment à plus du tiers du produit national brut de l’Afghanistan l’importance de ce commerce illégal. L’héroïne qu’on en tire fait plus de victimes dans le monde que les conflits militaires. Aucune plante de remplacement n’est aussi payante. En s’en prenant à la culture du pavot, Washington menace avant tout la subsistance des fermiers et des cueilleurs, de quoi les pousser du côté des insurgés.
Le pavot sert à fabriquer l’héroïne, une drogue illégale qui fait des ravages. Mais elle sert aussi à fabriquer la morphine et la codéine que l’on retrouve dans la fabrication de médicaments contre la douleur. Des pays riches (États-Unis, Royaume-Uni, France, Japon, Allemagne, Australie, Canada) consomment la quasi-totalité de ces médicaments. Le reste du globe, soit 80 % de la population, en est privé.
Une meilleure stratégie existe pourtant, signale le professeur John Polanyi, un chimiste canadien et Prix Nobel : légaliser la culture du pavot et fabriquer des médicaments. En doublant la production afghane de pavot, on fait d’une pierre deux coups: aider l’économie de ce pays et soulager les patients des pays pauvres qui en sont privés. En recyclant le pavot dans le marché des médicaments, on prive les trafiquants de revenus colossaux. L’achat de ce pavot devenu légal coûterait 600 millions de dollars, beaucoup moins que ce qui est dépensé pour tenter de l’éliminer!
Voter pour ce texte dans Cent Papiers.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Les prisons, le Sida et l’hépatite C
Dans le quotidien La Presse du 9 janvier, Denis Lessard nous présente un article intitulé: “Le nombre de prisonniers infectés atteint des niveaux alarmants”.
Une étude nous apprend qu’un prisonnier sur quatre a consommé de la cocaine en prison, 4% des prisonniers ont reconnu avoir pris de la drogue par injection et plus d’une fois sur deux, ont admis avoir partagé leur seringue avec un autre détenu. Le rapport de recherche a été transmis au ministre de la Sécurité publique au début 2005. En plus de l’échange de seringues, le tatouage est aussi une source de transmission des virus.
Si l’on se fie à ce sondage, la prostitution à l’intérieur des prisons est presque absente, seulement 1%, mais le tatouage en rejoindrait 40%.
Ces informations ont été remises au ministre de la Sécurité publique du Québec au début 2005. Est-ce que le ministre de la Sécurité publique du Canada a été mis au courant de cette étude? En décembre 2006, lorsque le ministre Stockwell Day a refusé un programme d’échange de seringue avait-il cette information datant de 2005? Notons aussi qu’un programme sécuritaire pour le tatouage en prison avait aussi été abandonné en 2006.
En ce qui concerne la prostitution en prison, un article que nous avions publié dans Reflet de Société sur un prisonnier traitant de la sexualité en prison nous dit que la prostitution est plus fréquente que ce que le rapport mentionne ici: “Plusieurs détenus utiliseront le service des jeunes prostitués de façon si discrète que vous ne pourrez jamais deviner leur penchant. La honte, la peur qui les grugent de l’intérieur les empêchent de sortir du placard”.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
Sexe, drogue et école
Sous la plume de Pierre St-Arnaud, nous pouvions lire dans le Journal de Montréal du 27 novembre dernier que Médecins du monde va donner un cours d’éducation sexuelle et une sensibilisation à la réalité du VIH-Sida à une dizaine d’écoles de Montréal.
En 2005, la réforme de l’éducation fait sauter les cours de Formation Professionnelle et sociale (FPS) ou l’on parlait, non seulement de sexualité, mais aussi de la consommation de drogue. Le taux d’infection des maladies transmises sexuellement (MTS) est en hausse chez les jeunes. C’est ce qui a motivé Médecins du monde à revenir à la charge avec les cours de sexualité dans certaines écoles de Montréal.
On parle ici d’un cours de 2 heures. Cela est peut-être suffisant pour que des jeunes reçoivent l’information de base. Mais est-ce suffisamment? Est-ce que des cours sur la sexualité se limitent aux connaissances reliées au Sida et aux MTS? En tant que travailleur de rue, les 2 sujets que je devais discuter le plus souvent avec les jeunes que je croisais étaient la sexualité et la spiritualité. Ce sont les sujets que les jeunes avaient besoin de parler, de discuter, de partager entre eux et avec des adultes. Que reste-t-il dans les écoles pour nourrir la réflexion de nos jeunes?
Toutes les réformes scolaires que j’ai vu passer semblent oublier l’essentiel. Le besoin des jeunes de s’exprimer et de mieux comprendre la société dans laquelle ils évoluent. Ces instants de réflexion et de débats forment la jeunesse. C’est une gymnastique intellectuelle qui permet d’éviter l’obésité mentale.
Qui doit faire cette réflexion avec les jeunes? Un travailleur de rue lorsque le jeune a décroché, le chef de gang, le pimp du coin… Et si c’était votre enfant qui avait besoin de forger sa réflexion, avec quelles sortes d’adultes voulez-vous qu’il s’initie?
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/lhypersexualisation-pas-juste-une-mode/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/le-sexe-banalise/
Consommation de pot
En tant qu’intervenant, j’ai eu l’occasion d’accompagner plusieurs personnes toxicomanes. Aujourd’hui je veux vous partager quelques constats concernant les arrêts de consommation que j’ai pu observer.
On parle ici de jeunes de 16 à 30 ans. Certains ont consommé du pot pendant plusieurs années, pouvant aller jusqu’à 15 ans de consommation continue. Des jeunes devenus irresponsables, voleurs, menteurs, incapables de respecter un rendez-vous ou un engagement, un lever du corps à des heures aléatoires, des promesses, toujours des promesses, mais sans résultat concret, une mémoire de quelques minutes, incapables de planifier plus de 5 minutes à la fois…
En espérant que vous n’avez pas reconnu trop de monde de votre entourage. Certains de ces jeunes ont dû passer par un centre de thérapie pour en arriver à reprendre le contrôle de leur vie. D’autres ont dû faire plusieurs thérapies avant d’en arriver à une victoire.
Finalement, il y a ceux qui ont arrêté, tout simplement parce qu’ils n’en pouvaient plus de se voir consommer et d’être des légumes permanents. Des arrêts de consommation sans aucune thérapie, à froid, motivé par une” écoeurantite” aigue de leur mode de vie. Leur motivation: “Je ne veux plus retourner de là d’ou je viens”.
En peu de temps, moins d’une semaine, ces jeunes se cherchent un emploi, se font un plan d’action, deviennent sérieux et responsables! Ils demeurent différents pour un certain temps. Mais après une semaine d’arrêt de consommation, vous les verriez et vous auriez de la difficulté à me croire si je vous décrivais l’état végétatif dans lequel ils baignaient la semaine d’avant.
Tout n’est pas toujours aussi beau et miraculeux. Certaines drogues laissent des séquelles à long terme. Je fais 2 constats de ces expériences. D’une part, il est faux de banaliser la consommation de pot et de penser qu’il n’y a rien là. Pendant leur consommation, le mode de vie de ces jeunes n’était pas enviable. D’autre part, l’arrêt de consommation peut permettre un rétablissement rapide et plus facile que l’on peut se l’imaginer.
Essayez donc, juste pour voir. Vous m’en donnerez des nouvelles dans quelques semaines.
Textes sur la drogue et commentaires du rédacteur sur la drogue.
Légaliser ou décriminaliser les drogues?
Tout un sujet qui s’ouvre ici. Difficile d’y répondre ou de lancer le débat en quelques paragraphes. D’emblée, je ne cacherais que, comme la très grande majorité des intervenants en toxicomanie, je suis pour la décriminalisation de la drogue et cela, dans un but que les gens consomment moins et mieux.
Les avantages d’une décriminalisation sont multiples. Sur le marché noir, le consommateur achète n’importe quoi. Il ne connaît pas la concentration ou encore les produits intégrés à la drogue. Certains produits rajoutés sont plus néfastes que la drogue elle-même. On a déjà vu de la vitre broyée dans de la cocaine de mauvaise qualité, juste pour faire saigner du nez le consommateur et qu’il pense avoir du bon stock! Pour la concentration, certains ont fait des overdoses et en sont morts. Le dealer avait oublié de couper son stock et il était trop concentré!
En décriminalisant, on arrête de taper sur la tête du consommateur qui, dans un marché noir, doit se cacher et se couper des ressources pouvant l’aider. Combien de fois le dealer fait crédit pour soutenir la consommation de ses clients? Il ne veut pas l’aider à arrêter. Il prend les moyens pour que ses clients continuent à consommer. J’ai déjà vu des dealers tout simplement donner gratuitement un peu de drogue à un jeune qui avait arrêté de consommer.
Décriminaliser ne veut pas dire légaliser. Aucune forme de publicité pouvant encourager la consommation de drogue n’est acceptée. Une sorte de Société des drogues permettra d’assurer la qualité du produit et un prix constant. Des intervenants seraient sur place pour aider à diminuer la consommation.
En décriminalisant, cela veut dire enlever de gros revenus aux groupes criminalisés et aux gangs de rue. Ces revenus doivent servir à la prévention et l’intervention.
Il y a certains préalables importants pour en arriver en décriminaliser la drogue. Pour cela, on doit avoir une Société des drogues bien investie d’une mission en réduction des méfaits. Juste le contraire de ce que fait le gouvernement avec Loto-Québec et la Société des Alcools du Québec (SAQ). Le gouvernement ne pourrait pas exiger des revenus de cette entité pour arrondir son budget. Ce n’est pas le Ministère des Finances qui devrait avoir la main mise sur une Société des drogues, mais le Ministère de la Santé.
Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.
Yann Perreau, la drogue et la téquila Jack Ass à Tout le monde en parle
Pour conclure une soirée intéressante comme je les aime bien, Guy A. Lepage annonce la venue de Yann Perreau. Même si l’entrevue a été parfois humoristique, je dois me questionner sur le discours tenu par Yann Perreau.
Concours de calage de téquila à la Jack Ass. Sniffer du sel, se mettre du citron dans les yeux. Pas sur que je voudrais l’inviter à l’une de mes soirées relaxe du samedi soir.
Je ne connaissais pas M. Perreau. Déçu d’apprendre qu’il a financé son premier CD avec l’argent de la drogue. Pire. Il surenchérit en disant que ce n’est pas le seul que la drogue a financé! Une des raisons pour laquelles les motards sont en prison c’est qu’ils aimaient se vanter de leurs exploits. Je pense que Yann Perreau devrait lire l’histoire des motards et apprendre à être plus discret sur la provenance de son argent.
Je n’ai pas plus apprécié la raison qu’il nous donne pour son implication dans le monde de la drogue. Pour la liberté de pouvoir jouer de la musique qu’elles sont ses choix? Être sur l’aide sociale ou faire pousser du pot! Faire pousser du pot, selon Yann Perreau, est une subvention à la culture. Pas fort si ce ne sont que les seuls choix qu’ils se donnent.
Peu importe les rêves et les objectifs que l’on se donne, le travail et la persévérance peuvent nous amener au succès véritable. Quand on est passionné par ce que l’on fait, on peut travailler et avoir l’énergie pour écrire et chanter. Je suis insulté quand j’entends une telle réplique facile.
Guy A. Lepage a cependant mis le doigt sur le vrai visage de Yann Perreau. Est-il un faux bum? Nous conte-t-il des histoires pour tenter de se trouver intéressant. D’un côté, il nous parle de téquila Jack Ass, de CD financé par l’argent de la drogue. De l’autre côté, il nous parle des marathons et de son entraînement sportif.
Je n’ai pas la réponse à cette dernière question. Je suis simplement déçu de ce que j’ai appris de Yann Perreau. Ma seule consolation est que Guy A. Lepage nous a présenté Yann Perreau sous son vrai jour. Merci M. Lepage. J’avais entendu parler de lui. Je commençais à me dire qu’il faudrait bien que j’aille acheter son CD. Maintenant je n’ai aucune hésitation. Yannn Perreau ne trouvera pas sa place dans ma collection de CD. Pas question que j’encourage un artiste qui se vante d’avoir financé son CD avec l’argent de la drogue. Je deviendrais complice de ses actes.
Textes sur alcool et drogue.
Textes sur Tout le monde en parle.
Les régions, une nouvelle vie pour les jeunes marginalisés
Au Journal de la Rue ainsi qu’au Café-Graffiti, nous accompagnons des jeunes marginalisés. Leur vécu est très varié; décrocheur, trouble de comportement, violence, difficulté avec l’autorité, alcoolique, toxicomane et j’en passe.
Suite à leur passage chez nous, plusieurs restent en contact, viennent nous donner des nouvelles, saluer les anciens encore chez nous ou dire bonjour aux nouveaux qui arrivent. Nous avons eu des nouvelles d’un de nos anciens. Il est maintenant en Gaspésie, ils étudient à l’université en environnement. Il a cessé de consommer. L’exil en Gaspésie aura été important pour lui, pour recommencer à zéro. Sortir du milieu.
Et ce n’est pas le premier qui réussit cet exploit en passant par les régions. Le stress des centres urbains, le mode de vie qu’ils ont développés est devenu infernal pour plusieurs. Leur planche de salut passe par un nouvel environnement, une vie plus calme et sereine, un rapprochement de la nature. Nous avons maintenant des anciens qui se sont ainsi rétablit dans plusieurs régions du Québec. Plusieurs s’impliquent auprès des jeunes de leur région adoptive.
Il est venu nous saluer au Café-Graffiti. Il est reparti avec plusieurs copies du magazine Reflet de Société en nous disant: “Il y a plusieurs jeunes là-bas qui en ont besoin”. Ç’a fait chaud au coeur de voir un ancien sensible à la cause des plus jeunes.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/08/les-marginaux-les-regions-et-les-ressources/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/06/les-gangs-de-rue-sexportent-en-region/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/18/refugie-au-saguenay/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
Textes sur alcool et drogue.
Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé
On annonce une émission des Francs-tireurs qui portera sur la prostitution. Ayant déjà écrit beaucoup sur le sujet, je décide d’écouter cette émission animé par la nouvelle équipe Richard Martineau et Patrick Lagacé.
Même si ce n’était pas la raison de ma présence devant mon téléviseur, l’émission débute avec Mario Dumont et Patrick Lagacé. J’ai admiré le travail et la présence de Patrick Lagacé. Une excellente recherche au préalable a permis à Patrick Lagacé de poser les bonnes questions. Après que la question était lancé, Patrick Lagacé laisse son invité se démener avec, ce qui permet au téléspectateur de se faire une idée de la vision et de la philosophie de l’invité.
En ce qui concerne le sujet qui m’intéressait, la prostitution débattu entre Maria Mourani et Richard Martineau, désolé, je n’ai aucune félicitation à faire à Richard Martineau. Un spectacle style “derby de démolition”, il passe d’un sujet à l’autre, coupe son invité pour faire son spectacle… Ce n’est pas le genre de débat que je trouve intéressant. Ça n’aide en rien la réflexion sur la légalisation de la prostitution et cela ne fait qu’entretenir une série de préjugé sur la question.
J’airais préféré que ce soit Patrick Lagacé qui reçoive Mme Mourani. Richard Martineau compare la légalisation de la prostitution avec le débat sur la légalisation des drogues, de l’alcool et du jeu. Pourtant il n’y a rien de comparable. En ce qui concerne la drogue, l’alcool et le jeu, on parle d’un individu qui a une attirance envers un produit. Pour la prostitution, la grande différence est que le produit est un être humain. On ne peut mettre sur le même pied d’égalité un 40 onces de rhum à la régie des alcools avec une femme que l’on met dans une vitrine.
Grosse généralité de Richard Martineau quand il lance que tout le monde fume du pot! C’est vrai que beaucoup de gens en consomme, mais cela demeure une minorité. M. Martineau extrapole et lance des affirmations gratuites pour faire son spectacle.
Autre jugement lancé par Richard Martineau, “la Mafia ont un code d’honneur, ils règlent ça entre eux”. Est-ce à dire que Richard Martineau n’a pas entendu parlé des juges et des avocats qui ont été tué ou enlevé par la Mafia? C’est vrai que la Mafia tue moins gratuitement que des gangs de rue qui tire partout, mais n’en demeure pas moins qu’ils sont des criminels prêt à tuer toutes personnes, en poste d’autorité ou non, qui se mettent en travers de leur chemin.
Fort peu probable que le citoyen ordinaire se fasse harceler par la Mafia. Mais ils vont infiltrer le pouvoir, la politique, le commerce, la police… D’une façon indirecte, nous subissons l’influence de la Mafia.
Autre généralité de M. Martineau quand il parle de Stella, un organisme qui représente des personnes qui se prostituent. C’est vrai que cet organisme se bat pour des changements de règlementation et qu’on cesse le harcèlement envers les personnes prostituées. D’une part, cet organisme représente combien de personnes qui se prostituent? D’autre part, Stella n’est pas d’accord avec la légalisation de la prostitution que Richard Martineau voudrait avoir. Entre autre, contrairement à Richard Martineau, ils ne veulent pas subir d’examen médicaux et ne subir aucune ingérence de l’autorité dans la prostitution. Très différent de ce la légalisation à la Martineau.
J’aurais tant préféré que cette entrevue avec Maria Mourani se passe avec Patrick Lagacé. Cela aurait permis de faire un vrai débat.
Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/trois-prostituees-nous-parlent/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Stockwell Day refuse un programme d’échange de seringues dans les prisons
Un programme de tatou pour diminuer le nombre de détenus qui héritent du VIH-Sida a échoué dernièrement. Maintenant les autorités carcérales refusent un programme d’échange pour les détenus.
Je sais que dans nos fantasmes de citoyens, nous supposons qu’il n’y a pas de drogues qui circulent dans les prisons. La réalité en est tout autre. Il ne faut tout de même pas jouer à l’autruche. Il y en a. Et il y a des détenus qui attrapent toutes sortes de virus, entre autres, avec des seringues. Le risque d’être contaminé en prison et de 10 à 30 fois plus élevé qu’à travers la population!
Un programme d’échange de seringue est une façon de diminuer les risques de contacter une maladie. Dans les différents milieux de consommation, des travailleurs de rue ont accès à de tels programmes pour diminuer les risques de contamination. Pourquoi les autorités carcérales seraient-elles plus prudes et plus conservatrices que la Régie régionale quand il s’agit de la santé des citoyens?
Un programme d’échange de seringue va plus loin que simplement de remettre une seringue neuve à quelqu’un qui veut s’injecter. C’est aussi une occasion pour établir une relation avec la personne et l’aider dans son cheminement. Un programme d’échange de seringues n’augmente pas la consommation des personnes toxicomanes. Le programme permet de le faire dans des conditions plus sécuritaires.
Et un tel programme ne permet pas d’augmenter la sécurité seulement des personnes toxicomanes, mais de toutes la population. Pour mettre un peu plus de pression sur l’importance d’un tel programme dans les prisons je vais expliquer un peu plus ce point. Et je parle d’exemples concrets et réels.
Un détenu s’injecte avec des seringues souillées. Il contracte le VIH. Il a une relation amoureuse avec un autre détenu qui ne s’injecte pas. Ce dernier contracte le virus. Celui-ci a une relation amoureuse avec une employée de la prison. Celle-ci a finalement une relation amoureuse avec le directeur de prison. Ce dernier en arrive à avoir le Sida, le transmet à sa femme, honnête citoyenne d’un quartier cossu de banlieux…
Histoire possible et plausible. Un programme d’échange de seringues protège les prisonniers qui s’injectent. Mais aussi toute la population en général. Parce qu’une personne infectée peut répandre le virus a travers différentes activités. Ce prisonnier qui s’infecte va éventuellement devenir un citoyen en liberté.
Je me souviens que lorsque l’épidémie VIH-Sida avec débuté et qu’elle ne touchait que les Africains et les populations homosexuelles, personne en faisait de cas. Mais dès que la population dit plus “conventionnelle” a été touché, on a commencé à se presser de faire des programmes de prévention. Devons-nous attendre que la femme du directeur de prison tombe malade pour qu’on accepte des programmes d’échange de seringues dans les prisons?
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/fuck-les-medias-tuent/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/les-prisons-les-tatous-et-les-tests-mts-sida/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/29/les-prisons-les-tatous-et-le-journal-de-montreal/
Textes sur alcool et drogue.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Les prisons, les tatous et le Journal de Montréal
Le 15 septembre dernier, je vous ai entretenu de la disparition d’un programme de tatouage dans les prisons. 2 mois plus tard, soit 11 novembre, dans le Journal de Montréal, Louis Mathieu Gagné nous confirmait le tout.
Nous pouvions y lire les raisons administratives qui auraient poussé à la fermeture de ce programme. Je suis cependant déçu de ne pas y voir la position des prisonniers. Ceux-ci ont une vision différente de la fermeture du programme.
Louis Mathieu Gagné s’est servi de la Loi sur l’accès à l’information pour nous rapporter la version supposément officielle des autorités carcérales. D’une part, ce que nous retrouvons dans les rapports officielles n’est souvent qu’un faible reflet des motivations réelles. D’autres part, il aurait été intéressant qu’il nous donne aussi l’envers de la médaille et la position des utilisateurs, c’est-à-dire des prisonniers. Et dire que le Journal de Montréal aime bien se pêter les bretelles en montrant qu’ils sont capables d’entrer sur le terrain de l’aéroport, dans les métros… Avoir accès à des prisonniers ne devraient pas être si difficile que cela.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/15/les-prisons-les-tatous-et-les-tests-mts-sida/
Textes sur alcool et drogue.
Lettre ouverte à Jean-François Lisée de L’actualité
Ré: Égalité pour les vices!, 15 novembre 2006
Globalement, je voudrais vous féliciter et vous remercier pour les positions que vous avez pris dans votre chronique. Majoritairement, nous soutenons et avons publié des positions similaires depuis fort longtemps. Je suis content de voir que d’autres journalistes en arrivent à soulever un débat qui doit se faire.
Seule nuance que je voudrais souligner. Vous mettez sur le même pied la légalisation de la prostitution et celle de la marijuana. J’ai fait de même pendant une vingtaine d’années. En tant qu’intervenant en toxicomanie, je suis conscients des effets pervers de judiciariser le pot. Pendant longtemps, j’ai extrapolé qu’il en était de même pour la prostitution.
Avec le recul de toutes mes années d’intervention auprès de prostituées, j’en suis arrivé à nuancer ma position. En légalisant le pot, nous arrêtons de judiciariser la relation d’un consommateur avec sa drogue. Il n’y a qu’une personne d’impliquée, le consommateur de pot. Le produit que nous légalisons est un produit réel, sans âme et sans émotion.
En légalisant la prostitution, il y a une relation à plusieurs niveaux. Le produit que nous légalisons est un être humain. Cette personne qui devient un produit est en relation avec un client, mais doit aussi faire face à la pression de son entourage. Combien de fois ai-je entendu des parents, des proches et des conjoints mettre de la pression sur une fille? Se faire dire: “C’est normal pour une fille d’aller danser ou de se prostituer quand son chum est dans la merde” “T’as juste à te prostituer quelques temps pour te sortir du trou”… En légalisant la prostitution, la pression des proches sur certaines femmes va augmenter, avec l’approbation de la société qui va l’avoir légalisée.
Cette nuance dans ma réflexion m’amène aujourd’hui à être contre la légalisation de la prostitution. Je suis en faveur qu’on arrête de criminaliser la personne qui se prostitue. C’est une personne qui a besoin d’être aidé et soutenu, qui a besoin de services.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/prostitution-legalisation-ou-decriminalisation/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-couts-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/
Textes sur la drogue.
Lettre ouverte à Jean-François Lisée de L’actualité
Ré: Égalité pour les vices!, 15 novembre 2006
Globalement, je voudrais vous féliciter et vous remercier pour les positions que vous avez pris dans votre chronique. Majoritairement, nous soutenons et avons publié des positions similaires depuis fort longtemps. Je suis content de voir que d’autres journalistes en arrivent à soulever un débat qui doit se faire.
Seule nuance que je voudrais souligner. Vous mettez sur le même pied la légalisation de la prostitution et celle de la marijuana. J’ai fait de même pendant une vingtaine d’années. En tant qu’intervenant en toxicomanie, je suis conscients des effets pervers de judiciariser le pot. Pendant longtemps, j’ai extrapolé qu’il en était de même pour la prostitution.
Avec le recul de toutes mes années d’intervention auprès de prostituées, j’en suis arrivé à nuancer ma position. En légalisant le pot, nous arrêtons de judiciariser la relation d’un consommateur avec sa drogue. Il n’y a qu’une personne d’impliquée, le consommateur de pot. Le produit que nous légalisons est un produit réel, sans âme et sans émotion.
En légalisant la prostitution, il y a une relation à plusieurs niveaux. Le produit que nous légalisons est un être humain. Cette personne qui devient un produit est en relation avec un client, mais doit aussi faire face à la pression de son entourage. Combien de fois ai-je entendu des parents, des proches et des conjoints mettre de la pression sur une fille? Se faire dire: “C’est normal pour une fille d’aller danser ou de se prostituer quand son chum est dans la merde” “T’as juste à te prostituer quelques temps pour te sortir du trou”… En légalisant la prostitution, la pression des proches sur certaines femmes va augmenter, avec l’approbation de la société qui va l’avoir légalisée.
Cette nuance dans ma réflexion m’amène aujourd’hui à être contre la légalisation de la prostitution. Je suis en faveur qu’on arrête de criminaliser la personne qui se prostitue. C’est une personne qui a besoin d’être aidé et soutenu, qui a besoin de services.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/prostitution-legalisation-ou-decriminalisation/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-couts-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/
Textes sur la drogue.
Gam-Anon, les proches des joueurs compulsifs et Gamblers anonymes
Il y a plus d’une centaine de meetings Gamblers Anonymes à travers le Québec. Ces rencontres gratuites permettent à des joueurs compulsifs de se retrouver ensemble pour se soutenir face à leur volonté d’arrêter de jouer.
Il existe une autre fraternité d’entraide proche de Gamblers Anonymes mais moins connu; Gam-Anon. Cette fraternité regroupe les conjoints, les enfants et tous les proches du joueur compulsif pour les aider à s’assumer face aux gamblers.
Un joueur compulsif trouble et dérange plus d’une dizaine de personnes autour de lui. Nous pourrions supposer qu’il y aurait 10 fois plus de meetings Gam-Anon. Pourtant non. Gam-Anon a de la difficulté à remplir ses salles de rencontres et il n’existe qu’une dizaine de meetings à travers le Québec.
Il y a pourtant un principe de base en intervention. Si tu veux aider quelqu’un, tu dois aussi accepter d’être aidé. Si je veux aider un gambler à découvrir un nouveau mode de vie, il faut que j’accepte que j’ai aussi des choses à travailler sur moi. D’où l’importance de cette fraternité Gam-Anon. Pour les Alcooliques Anonymes, il existe l’équivalent, Alanon. Pour Narcotiques Anonymes, il existe Nar-Anon… Même pour les adolescents, il y a Alateen, une fraternité spécialisée dans l’entraide auprès des adolescents vivant près d’une personne alcoolique.
Les ressources pour nous aider à intervenir auprès d’un proche qui vit des difficultés sont là. N’hésitez pas à les utiliser.
Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
Narcotiques Anonymes (514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
Nar-Anon (514) 725-9284
Alcooliques Anonymes (514) 376-9230
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/15/vivre-avec-un-joueur-compulsif/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/merci-a-loto-quebec-de-nous-avoir-ruine/
Textes sur le gambling.
Les prisons, les tatous et les tests MTS-Sida
En matière prévention MTS-Sida, un programme a été mis sur pied. Pour éviter la propagation des MTS-Sida par les aiguilles d’un équipement artisanal, le programme prévoyait de fournir les équipements pour faire les tatous aux prisonniers et d’assurer un hygiène adéquat.
Le programme, malgré qu’il aurait pu être efficace, a été retiré. Les prisonniers n’ont pas voulu adhérer au programme parce que les autorités carcérales ont exigé une prise de sang avant de pouvoir utiliser les équipements.
Les autorités mentionnaient que les tests de sang ne devaient servir qu’à faire du dépistage MTS-Sida. Les prisonniers ont eu peur que les autorités carcérales en profitent pour déterminer qui consommaient quelles drogues.
Lorsque je vais sur la rue me faire faire un tatou dans un magasin régulier on ne me demande pas de faire une prise de sang. Pourquoi oblige-t-on les prisonniers à le faire? Il est dommage de perdre un programme qui aurait pu être intéressant pour la santé parce que les autorités carcérales en ont profité pour augmenter leur source d’information. Sous le couvert du programme de tatou, ils ont tenté d’obtenir ce qu’ils ne peuvent obtenir directement. Questionnable.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/26/francois-avard-en-prison-au-leclerc/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/28/les-maisons-de-transition-vu-par-un-prisonnier-du-leclerc/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/26/francois-avard-en-prison-au-leclerc/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/29/les-prisons-les-tatous-et-le-journal-de-montreal/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Smirnoff, Seagram, l’alcool et les familles
Le hasard de la vie fait atterrir entre mes mains un exemplaire de la Gazette des femmes de septembre 2005. J’y découvre un article mentionnant que l’Inde, la nation la plus sobre de la planète, est au prise avec des femmes qui manifestent contre le commerce de l’alcool. Aux Indes, la consommation d’alcool causant une augmentation du nombre de maris et de pères violents.
Mais que c’est-il passé pour que cette nation en arrive à revivre les années 1930 qui nous avais fait vivre la prohibition? Début des années 90, des entreprises telles Smirnoff et Seagram se sont installés aux Indes. Avec un tapage publicitaire, ces compagnies ont vendu l’idée aux Indiens de consommer l’alcool.
Les Indiennes, victime de la violence des hommes alcooliques, revendiquent que la vente d’alcool relève directement du gouvernement, un âge minimum légal pour l’achat d’alcool, faire interdire les débits près des écoles et implanter un programme de prévention de l’alcoolisme.
Nous avons vécu la même chose avec l’alcool il y a près de 100 ans. Nous avons réussi à gagner, après de nombreuses batailles, l’ensemble des revendications exigées par les Indiennes.
D’une part, Loto-Québec est-il en train de faire le même cheminement avec les jeux de hasard, les machines à sous et les casinos? Pourquoi faut-il rendre le peuple malade avant qu’on en arrive à prendre des moyens pour le soigner et le préserver des effets pervers? Pourquoi faut-il toujours attendre que le peuple fasse une crise pour les autorités mettent leurs culottes et agissent avec modération? Pourquoi des groupes de citoyens voient et comprennent facilement qu’il y a des effets pervers pendant que les autorités auraient dû le voir bien avant et agir en bon père de famille?
D’autre part, est-ce acceptable ce manque de conscience d’entreprises telle que Smirnoff et Seagram qui entrent dans un pays et se contentent de vendre le plus possible sans prendre conscience des effets pervers qu’ils causent?
Finalement, dans tous ces exemples, ce sont les femmes qui font le changement social. Serait-ce que les femmes sont synonymes d’humanité et de conscience? Au lieu de laisser ces femmes se battre contre les autorités en place (trop souvent en majorité masculine), qu’attendons-nous pour remplir les différents gouvernements de ces femmes?
Il y a une règle en environnement qui dit «pollueur payeur». Ne devrait-on pas avoir la même règle en ce qui concerne les conséquences sociales de ces entreprises et sociétés d’état?
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/a-loto-quebec-de-qui-se-moque-t-on/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/13/alain-cousineau-et-la-volte-face-de-loto-quebec/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/10/loto-quebec-le-poker-au-casino-et-alain-cousineau/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/14/billet-de-649-gratuit-dans-une-pharmacie/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
Textes sur le jeu compulsif.
Santé mentale, l’itinérance et les ressources
À titre de travailleur de rue, j’accompagne une personne qui a plusieurs problématiques; maniaco-dépressif, alcoolique, toxicomane et suicidaire. Je réussis à amener la personne à accepter une évaluation psychiâtrique à Louis H. Lafontaine. On refuse de suivre la personne. Elle est alcoolique et toxicomane. Qu’elle règle ces deux problèmes avec l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et on verra ensuite pour le suivi psychiâtrique. À l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, ils ne peuvent rien faire. Il faut commencer par Louis H. Lafontaine pour régler ses problèmes de santé mentale! J’ai fait la navette entre ces deux institutions pendant 6 mois avec une personne suicidaire que personne ne voulait. Elle a finalement été admise à Louis H. Lafontaine après qu’elle ait fait une tentative de suicide en passant à travers une fenêtre du deuxième étage!
Un jeune adolescent fait une tentative de suicide. Il se retrouve à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Dès que les symptomes physiques sont sous contrôles, on le laisse partir. Sans aucun suivi ou encadrement. Il pourra voir un psychiâtre dans 6 à 9 mois! Pourtant les risques d’une deuxième tentative sont très grands à court terme.
Ce ne sont que deux exemples de ce que j’ai pu vivre vis-à-vis les institutions pouvant nous aider à accompagner des jeunes. En tant qu’intervenant, notre impuissance ne se vit pas seulement auprès de la personne que nous accompagnons, mais aussi avec les institutions qui devraient nous aider et appuyer notre démarche.
Mon expérience terrain m’amène à questionner notre système de santé. Nous avons trop de spécialistes et pas assez de généralistes. Un bon accompagnement commence par un généraliste, près du terrain, pouvant établir une relation avec la personne. Après avoir identifié les besoins et les ressources pouvant intervenir, ce généraliste doit pouvoir avoir ses portes d’entrée dans les différentes institutions. Les spécialistes ne devraient jamais être en charge de l’intervention, mais être un outil de soutien à ce généraliste. Le généraliste, souvent nommé travailleur de rue, devrait pouvoir accès à l’information concernant la personne aidée et faire parti d’un plan de suivi et d’encadrement.
Trop souvent j’ai fait admettre une personne dans une ressource et, sous le couvert du secret professionnel, on ne me donnait aucune information. Il est arrivé que je laisse mes coordonnés pour que je sois appelé si la personne quittait pour que je puisse l’acceuillir à sa sortie. Malheureusement, on la laissait sortir sans me prévenir avec des conséquences et des effets pervers qui ont mis ces gens en danger.
Notre système de santé a des ratés. Impersonnel, trop de procédures, pas assez de connaissance de la personne qu’on aide… Combien de fois j’aurais pu sauver de l’argent et du temps à tout le monde si l’expérience et la relation que j’avais de la personne suivi était écouté et tenu en compte.
Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de vision. Arrêtons de ne voir qu’un problème qui doit être soigné, mais tentons de voir un être humain qui a besoin d’un accompagnement global dans sa vie.
La santé, ça nous concerne tous et nous devrions tous pouvoir faire partie d’une solution globale.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/08/les-marginaux-les-regions-et-les-ressources/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/06/ville-de-montreal-et-ses-itinerants/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/07/faux-itinerants-et-detournement-de-fonds/
Autres textes sur le suicide.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
PUBLICITÉ
Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.
Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.
Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Ivanovic, la coupe Rogers, tests antidopage et le Journal de Montréal
La une du Journal de Montréal du 22 août. À côté de la photo d’Ivanovic on peut y lire «Tests surprises antidopage» et en dessous, «Ivanovic remporte la coupe Rogers».
En somme-nous encore à une histoire de scandale et de dopage? Est-ce qu’on va retirer la coupe Rogers à Ivanovic pour dopage? Le suspense va durer jusqu’à la page 107. On y lit qu’il y a eu des tests antidopage. Rien de surprenant jusque là. Dans beaucoup de disciplines sportives, depuis déjà fort longtemps, on en fait. À la fin de l’article on peut y lire; «les joueuses affichent un dossier immaculé».
Finalement, on fait des tests antidopage comme à l’accoutumée. On ne trouve rien comme il arrive très souvent. Et pourtant. Cette une du Journal de Montréal. Cette page prête à nous livrer n’importe quelle montage pour nous intriguer et nous amener à lire pouvait être, encore une fois, très questionnable. Si les tests antidopage n’ont rien révélé, où était la nouvelle dans cette première page?
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/18/24-heures-radio-canada-et-le-conseil-de-presse/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/le-silence-des-ados-ou-lindifference-des-medias/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/28/journalistes-alarmants-et-envahissants/


Commentaires récents