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Les cartes de crédit: pires que des shylocks!
Je voudrais vous parler d’un scandale épouvantable. Les cartes de crédit. Vous faites des achats sur votre carte de crédit, vous recevez votre compte à la fin du mois, vous le payez au complet et vous ne payez rien en frais d’intérêt. Ça, c’est la partie plaisante d’une carte de crédit.
L’histoire d’horreur commence au moment où vous ne payez pas votre carte de crédit au complet. On prend l’exemple où vous avez acheté pour 500 $ dans le mois. Vous n’avez pas l’argent pour payer au complet, vous ne pouvez verser que 400 $. Il reste un solde de 100 $. Dans votre tête, vous pensez que vous allez payer des intérêts juste sur 100$ à un taux de 19 % par année. Oubliez ça.
La compagnie de crédit vous charge des intérêts sur le 500 piastres au complet, et ce rétroactivement à partir de la date d’achat. Vous payez des intérêts sur un montant cinq fois plus élevé que ce que vous venez d’emprunter. Ce n’est plus du 19 % par année, c’est rendu à du 95 % par année. Passé 60 %, c’est un taux usuraire (du shylocking).
Mais il y a pire encore. Trois jours après avoir payé votre 400 $, vous recevez de l’argent. Vous payez la balance de votre solde, soit 100 $. Dans votre tête, les intérêts arrêtent là. Bien non. Les intérêts continuent à courir jusqu’au prochain état de compte. Vous payez des intérêts sur de l’argent que vous ne leur avez même pas emprunté!
La morale de cette histoire: une carte de crédit, ça s’utilise si vous avez la capacité de la payer au complet quand vous recevez votre état de compte.
La morale de cette morale : si vous êtes toujours pris avec un solde sur vos cartes de crédit, il existe différentes ressources pour vous aider à vous en sortir. Entre autres les associations coopératives d’économie familiale (A.C.E.F). Consultez le bottin téléphonique pour connaître celle de votre quartier.
UN BON CÔTÉ DES CARTES DE CRÉDIT
Malgré le fait que je soutienne fermement qu’une carte de crédit n’est pas un outil de financement sur lequel on devrait laisser traîner des soldes impayés, il y a tout de même un avantage important à payer ses achats sur carte de crédit.
En utilisant votre carte de crédit, si vous n’avez pas reçu les services promis par le marchand, vous appelez le service à la clientèle de votre compagnie de crédit et vous pouvez faire annuler l’achat. Votre compte sera crédité et ce sera la responsabilité du marchand de prouver que vous avez reçu les services achetés. C’est beaucoup plus facile que de demander à un marchand un chèque pour remboursement, une fois la transaction complétée.
Une carte de crédit, dans la mesure où l’on paye intégralement le solde en recevant son compte, permet au consommateur de garder un pouvoir face au marchand. N’hésitez pas à faire appel à l’Office de Protection du Consommateur ou à l’ACEF (association coopérative d’économie familiale) si vous éprouvez des difficultés. Composez le 4-1-1 (opératrice) pour obtenir le numéro du bureau le plus près de chez vous.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quoi-faire-si-vous-perdez-votre-portefeuille/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/quand-notre-argent-disparait-de-la-circulation/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Vous me direz que je suis encore à chialer contre les banques et les cartes de crédit. Hé bien oui. Que voulez-vous? Avec le service qu’elles nous donnent, tous les frais cachés et les petites clauses qui les avantagent, bien camouflées en arrière du troisième formulaire, il faut bien, en tant que consommateur sortir de ses gonds à quelques occasions.
Je vous ai déjà entretenu sur la vente de garantie prolongée sur le papier de toilette, un service offert par la carte Master Card de la banque Canadian Tire (volume 12 no 3, décembre-janvier 2004). Pour ceux qui ne le savait pas, Canadian Tire est devenu une banque. Être une banque est plus payant que d’avoir des magasins. Les magasins ne sont maintenant qu’un prétexte pour faire de l’argent avec le crédit. Aujourd’hui je vais déblatérer à propos des services financiers par internet.
Internet est un instrument merveilleux, quand il ne tombe pas en panne, pour communiquer rapidement. Après m’être inscrit à ce service haute technologie, j’essaie de faire de moi une personne moins préhistorique et je commence à payer mes comptes par internet. Dans le confort douillet de ma maison, je me sers de ce service pour donner mes directives. Puisque je suis quelqu’un qui n’aime pas payer 20% d’intérêt par année (ou plus), je paye mes soldes de carte de crédit au complet à la date demandée. Je m’en suis toujours fait un point d’honneur. Pour être sûr de ne pas oublier un compte sous la tonne de papier qui traîne dans ma valise et sur ma table, dès réception du compte je demande à mon cher internet de le payer à la date requise. Dans ma vie préhistorique, j’utilisais des chèques que j’envoyais d’avance mais datés de la journée ultime de grâce.
Voilà que je vérifie mon dernier compte reçu de cette fameuse banque Canadian Tire. Je m’aperçois que, malgré que j’ai fait mon paiement au montant intégral et à la date demandée, cette banque de pneus m’a chargé les intérêts comme si je n’avais pas payé mon compte. Je saute sur le téléphone pour m’informer du problème. Je me fais répondre que même si j’ai fait le paiement par internet à la date demandée, cela prend deux jours ouvrables pour que le paiement leur arrive! C’est vite internet. On me dit de faire mes paiements deux jours ouvrables avant la date d’échéance pour ne pas avoir à payer d’intérêts. Je suppose que tout bon citoyen sait cela évidemment. Un système internet qui nous permet de parler en direct avec des gens partout à travers le monde prend deux jours ouvrables pour faire le paiement de ma carte de crédit.
Quand j’envoyais un chèque postdaté, le paiement se faisait à la date demandée. Mais pas avec l’internet. Même si j’envoie l’ordre de paiement deux semaines d’avance. Pas vite les ordinateurs. Mais je suis obligé de me poser une grande question. Lorsque je demande de payer mon compte pour le 15 du mois, le paiement me sera crédité le 17 sur ma carte de crédit. Et cela, malgré que mon compte, lui, soit débité le jour même, à l’instant où je pèse sur la touche de confirmation. Si mon argent disparaît de mon compte le 15 et qu’il ne réapparaît que le 17 sur ma carte de crédit, où est-il pendant ces deux jours? Qui fait des intérêts avec mon argent pendant ces deux jours? Des gens se sont déjà mis riches juste à jouer avec les fractions de cennes qui traînaient partout. Maintenant on laisse traîner tout le capital. Et si mon argent oubliait de refaire surface dans deux jours?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
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Le Premier ministre Jean Charest corruptible?
Un billet de Renart L’Éveillé et d’Antipollution souligne que La Presse Canadienne a publié dans le Messager de Lachine un article mentionnant que le Premier ministre, Jean Charest, en plus de son salaire de premier ministre, reçoit du Parti Libéral du Québec depuis 1998 une somme de 75 000$ par année.
Le salaire annuel de Jean Charest étant de 182 717$, ce bonus de son parti ramène son salaire annuel à 257 717$.
Le plus inquiétant dans cette nouvelle se retrouve presqu’à la toute fin de l’article de la Presse Canadienne:
Selon l’ex-président du PLQ, Marc-André Blanchard, qui a quitté ses fonctions dimanche, le versement d’un salaire constitue la meilleure façon de mettre à l’abri le premier ministre de toute pression ou tentative de corruption.
Ce commentaire ne vient pas de l’opposition, mais d’un membre important du Parti Libéral du Québec, celui qui, jusqu’à dimanche dernier en était le président.
Est-ce que cela nous renseigne sur la mentalité qui existe au Parti Libéral? Est-ce qu’on doit interpréter qu’avec un maigre 182 717$ de salaire le premier ministre crève de faim et risque d’avoir à voler et à se corrompre pour réussir à payer son loyer?
Cela remet-il en question l’honnêteté du parti Libéral du Québec dans certains dossiers importants comme la vente du Mont Orford à des amis de Jean Charest et du parti? La privatisation de la santé serait-elle menacée d’être vendu à d’autres amis du parti ou du Premier ministre? Est-ce que cela explique pourquoi le Parti Libéral du Québec ne répond jamais sur les questions de santé alternatives comme les coopératives de santé.
Les questions demeurées sans réponses commencent à me peser lourd sur ma conscience politique. Démocratie et transparence ont-elles encore leur place en politique?
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Régime enregistré d’épargne retraite (REER) et la Banque Nationale
Notre organisme intervient auprès de jeunes marginalisés. Notre personnel accepte de travailler dans des conditions plus difficiles que dans l’entreprise privée. Le salaire est moins élevé, il faut souvent se débrouiller avec moins d’équipement, moins de personnel et il faut travailler plus fort.
Il est vrai que pour certains employés, ils viennent chercher une expérience de travail qui leur permettra de se trouver un emploi fort intéressant. Pour d’autres, la passion des jeunes, la volonté de faire une différence pour certains jeunes, l’intérêt d’aider la société à voir les choses sous un autre angle, les amènent à continuer de s’impliquer dans l’organisme.
Pour ces employés, notre organisme veut les soutenir dans leur continuité. Nous ne pouvons offrir toutes les assurances et avantages sociaux que les grandes entreprises peuvent offrir. Nous tenons cependant à cotiser à un régime enregistré d’épargne retraite (REER) au nom de l’employé. Qu’il continue ou non chez nous, nous espérons qu’il conservera cette discipline.
Débuté jeune, les argents placés dans un REER permettent, avec un montant minime, de garantir d’avoir les fonds nécessaires à la retraite pour subvenir à nos besoins. Mais voilà que cette bonne intention n’est pas facile à gérer avec les institutions financières. Un montant régulier hebdomadaire n’est pas suffisant pour ouvrir un compte. Certaines banques exigent un premier versement de 500$ pour ouvrir un compte REER.
D’autres institutions, comme ING, ne sont pas reconnues ni par les Caisses Desjardins, ni par la Banque Nationale pour que l’on puisse faire des transferts à cette institution. Pour un régime collectif, les Caisses Desjardins exigent des versements hebdomadaires plus grand que l’ensemble des cotisations que notre organisme est prêt à faire à ses employés.
Nous allons trouver une façon de faire pour contourner toutes les exigences de ces banques. Mais je suis surpris qu’il y ait tant d’embûches. Les REER de nos employés vont grossir rapidement. La constance et la fidélité de l’organisme dans cette préparation à la retraite de nos employés est un placement long terme pour la banque. Cela lui permet d’assurer des placements qui seront substantiels avec les années.
Au lieu de nous dérouler le tapis rouge et de vouloir s’arracher notre clientèle, voilà que les banques font leur difficile et ont toutes sortes d’exigences. Je comprends que pour rester en affaires nous devions rationaliser les opérations. Mais il y a un minimum de rationalisation dans le service à la clientèle qui peut être acceptable. Vis-à-vis une banque, je me sens comme un numéro, un cas problème, un moins que rien qui dérange. Pourtant, je suis un client et ces banques font de l’argent avec nous.
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La bourse, les transactions d’initiés et le citoyen
Même si j’ai l’intention de prendre ma retraite à 86 ans et que je ne m’attends pas d’avoir besoin d’un gros montant pour ma retraite, je ne prends pas de chance. Il peut arriver que la fatigue ou la maladie m’oblige à changer mes plans. Je prends donc une partie de mon salaire que je place dans des fonds de placement pour assurer un minimum de revenu à la retraite.
On m’a toujours dit que les placements doivent être vus dans une perspective de long terme. Il peut arriver qu’un placement ait un rendement négatif pour quelques années avant de revenir dans le positif. Les fonds de placement, représentant des centaines et des milliers d’entreprises répartissent le risque et permet, théoriquement, d’obtenir un rendement supérieur à des certificats de dépots sans trop de risque.
J’ai investit dans plusieurs fonds différents pour éviter de mettre tous mes oeufs dans le même panier. Malgré tout, sur des périodes de 15 ans, aucun fonds ne m’a satisfait et me fait sursauter de joie. Certains fonds ont même traversé des périodes très difficiles, perdant jusqu’à 50% de leur valeur. Après des années d’attente, le courtier me mentionne que ce fonds fait peur aux investisseurs et qu’il serait préférable de prendre la perte et de transférer le tout dans un autre fonds.
Je me questionne énormément sur la pertinence des fonds de placement pour le simple citoyen qui n’a pas ni le temps ni l’intérêt de suivre le cours des actions. D’un côté, ça ne semble pas être très rentable pour le citoyen. De l’autre, quand je lis certaines chroniques sur les transactions d’initiés, ça semble être très payant pour les gens impliqués. Les gens en place semblent toujours acheté leurs actions la semaine avant que les actions ne doublent de valeur et les revendent la semaine avant que les titres ne tombent en chute libre.
Les gens du milieu qui possèdent des actions dans les entreprises qui les concernent ont un certain temps pour déclarer leurs transactions aux Autorités des marchés financiers (AMF). L’AMF agirait comme chien de garde pour protéger l’intégrité des transactions boursières. À voir le nombre d’initiés qui contreviennent aux règles, qui payent les amendes sans réchigner, il semble que le chien de garde ne mord pas fort. Les amendes que les initiés doivent payer semblent être ridicule devant l’ampleur des argents que les initiés font.
Et pendant ce temps, des citoyens qui travaillent toute leur vie pour assurer leurs vieux jours se font arnaquer. Soit par des fraudes monstrueuses et énormes telles Norbourg, soit par des transactions d’initiés qui affectent le rendement des différents fonds.
Je n’ai pas de grandes solutions à vous offrir. Il est important de prévoir sa retraite. Prenez le temps de bien y penser. Et, comme tout investissement, ne prenez pas pour vrai tout ce qu’un courtier peut vous dire. Prenez le temps de bien vous informer pour établir la stratégie de placement qui vous correspond.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
L’assurance-chomage, un mauvais employeur!
C’est la période des rapports d’impôts. Plusieurs pleurs et grinchements de dents. Pour ceux qui auront été sur l’assurance-chomage, d’une part ils auront eu deux semaines d’attentes sans revenu. Ensuite, il ne recevront que 55% de leur revenu régulier. L’année aura peut-être été difficile.
Mais il y a pire. Lorsque ces gens feront leur rapport d’impôt, ils s’apercevront que le gouvernement ne leur a pas déduit suffisamment d’impôt. Ils se retrouvent donc avec une dette envers le fisc. Pour certains, la somme peut monter jusqu’à 2 000$!
Tout de même étrange. En tant qu’employeur, nous sommes tenu de par la loi de prélever les bonnes déductions à la source sur tous les salaires que nous versons et d’acheminer les argents recueillis au fisc. Comment se fait-il que l’assurance-chomage ne fassent pas de même? Comment se fait-il que nous laissons quelqu’un qui est fragilisé financièrement s’endetter vis-à-vis du fisc sans l’aviser qu’il est en train de se créer une dette et qu’il doit prévoir qu’à la fin de l’année il devra retourner au fisc une partie des sommes reçues?
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
Les cégeps de Gaspé et de St-Hyacinthe en économie sociale
Reflet de Société avait présenté un reportage de Dominic Desmarais sur des étudiants de l’Île de la Réunion qui évite de suspendre des cours au cégep de Gaspé. Les frais de cours payés par ces étudiants étrangers permettent d’amener de l’eau au moulin et d’offrir des cours où il n’y avait pas assez d’étudiants Gaspésien pour en garantir la continuité. Une forme d’économie sociale basée sur la mondialisation et l’offre de nos compétences à un marché qui dépasse nos proches frontières.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/24/des-etudiants-etrangers-stimulent-la-gaspesie/
Sous la plume de Martin Bisaillon, le Journal de Montréal nous a malheureusement montré le 28 février dernier que l’absurde peut aussi se faire en économie sociale. Au cégep de St-Hyacinthe, Luc Chagnon directeur du programme et le directeur général Jean Barbeau avait inscrit gratuitement 12 étudiants étrangers, toutes dépenses payés dans le programme textile. Une dépense de 240 000$.
La mondialisation et l’économie sociale doivent être un soutien aux interventions que nous voulons faire, pas une dépense! Le principe est simple et efficace. À Gaspé ça fonctionne à merveille. Malgré les bons principes et les avantages de l’économie sociale, il y a des limites à ne pas dépasser et à comprendre.
J’ai été surpris de lire la compréhension qu’en avait faite l’ancienne direction du cégep de St-Hyacinthe.
Dumont, Boisclair, Charest et le débat des chefs
André Boisclair a été plus naturel et plus à l’aise que lors de l’émission Tout le monde en parle. Cette même émission qu’il a eu l’occasion de nommer à Mario Dumont en référence à son cadre financier qui n’était pas encore chiffré.
Malgré de nombreuses attaques envers ses deux rivaux, Mario Dumont s’est vite retrouvé sur la défensive. Ce qui a permis à André Boisclair de faire des gains et de bien paraître. Boisclair a paru en contrôle, se permettant de passer de l’attaque, à l’insistance et à l’humour. Il semblait le mieux préparer à parler d’une vision et des actions de son parti pour le Québec.
Jean Charest est revenu régulièrement pour dire que le gouvernement précédent avait mis le Québec en péril. La plus plate excuse que je peux accepter d’un premier ministre qui a passé quatre ans au pouvoir. Il est facile de se déresponsabiliser sur les erreurs des autres. Ça peut tenir la route la première année au pouvoir. Mais pas pendant un mandat complet. Un bon gouvernement doit être capable de nous montrer comment il a sorti son épingle du jeu, indépendamment du gouvernement précédent. J’ai été surpris de remarquer que Jean Charest a bégueillé à trois reprises pendant le débat des chefs!
Un thème que j’ai été agréablement surpris d’entendre a été les coopératives de santé. Depuis plus d’une année que nous tentons d’avoir la position du gouvernement sur ce sujet, un thème carrément absent des médias. Et voilà que Mario Dumont nous parle de coopératives de santé à deux reprises. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont embarqué sur ce terrain. Comme s’ils n’avaient rien entendu! C’est un sujet qui nous tient à coeur. Dans notre magazine, Reflet de Société, nous avons fait un dossier complet sur ce sujet l’an dernier. Il ne nous manque que la position du ministre de la Santé pour compléter le tout. Philippe Couillard a retardé l’entrevue à plus d’une reprise. Nous sommes comme les patients en attente d’être soigné. Nous sommes sur la liste d’attente!
Malgré que Mario Dumont a été le premier politicien de qui j’entends parler de coopératives de santé, il a perdu énormément de point en étant incapable de chiffrer la marge de manoeuvre du Québec. Il en a perdu encore plus lorsque les journalistes ont remis en contexte la note de service sur le pont qui s’est écroulé. La note ne proposait pas de réparations! Le lapin que Mario Dumont a tenté de sortir à Jean Charest n’a pas fait le même effet que celui que Jean Charest avait sorti à Bernard Landry au dernier débat des chefs.
Plusieurs questions intéressantes ont été soulevés, mais l’expérience de Jean Charest pour éviter d’y répondre ne nous a pas permis d’avoir des réponses. Jean Charest se lave les mains vis-à-vis des problèmes de santé en disant que c’est la faute à Lucien Bouchard qui a diminué les effectifs. Mario Dumont dit que Jean Charest refuse d’augmenter les possibilités de travail des médecins qui sont prêts à en faire plus. Qui dit vrai. Comme nous a fait remarquer Julie Miville Duchesne, le débat a été rempli de demi-vérités. Un politicien ne conte pas de mensonges, mais dit rarement une vérité complète. Ce qui donne raison à l’adage que les chiffres ont peut leur faire dire n’importe quoi. Et je rajouterais, surtout en politique.
La formule du débat des chefs ne m’a pas excité outre mesure. J’aurais aimé qu’un journaliste intervienne pour synthétiser la question d’un des politiciens et exiger de son vis-à-vis d’y répondre. Sans la présence d’un journaliste pour contrôler le débat, les questions pleuvent, mais les réponses se font rares.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/06/andre-boisclair-vis-a-vis-guy-a-lepage-et-dany-turcotte-a-tout-le-monde-en-parle/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/20/les-politiciens-a-tout-le-monde-en-parle/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/24/maudite-campagne-electorale/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
Charest, Harper, Boisclair, Dumont et les transferts d’argent du fédéral
Voilà bien le style de débat stérile qui me fait hair la politique. Jean Charest lance la première pierre. Dans le cas d’un OUI au référendum, Jean Charest affirme le 26 février que c’est du délire et ridicule que le fédéral continue ses transferts au Québec en mentionnant les pensions de vieillesse, le Supplément de revenu garanti, les prestations pour enfants…
En soirée, André Boisclair accuse Jean Charest de faire du chantage. Du côté de Stephen Harper, il tente de s’en laver les mains en disant qu’il ne veut pas intervenir dans les élections du Québec.
L’insistance et la persévérance des journalistes de La Presse ont permis de faire confirmer par le ministre des Finances, Jim Flaherty, que le déséquilibre fiscal sera régler dans le prochain budget, peu importe ce qui se passera dans d’autres dossiers. Il confirme aussi qu’il n’y aura absolument pas de réduction dans les paiements de transfert au Québec si le Parti québécois remportait la victoire.
Jean Charest, de reculons, revient ensuite sur ses propos et a admis que l’élection du Parti québécois n’entraînerait pas de coupes substancielles des transferts fédéraux.
Du côté de Mario Dumont, il nous dit que c’est un débat qui est sans intérêt!
Une vraie débat politique de bas étage. Après que Jean Charest ait lancé cette pierre dans la marre, que Mario Dumont nous dise que l’histoire est sans intérêt pour les Québécois, je trouve ça très surprenant. Que Stephen Harper veuille s’en laver les mains sous le prétexte qu’il ne veut pas intervenir dans les élections provinciales, désolé, mais lorsque le Premier ministre du Québec parle des intentions d’Ottawa et parle au nom du fédéral, il est interpellé et se doit de prendre position.
Les propos de Jean Charest m’ont énormément déçu. D’une part, prendre la parole au nom du fédéral. D’autre part, dire des menteries éhontées. Stephen Harper n’a pas osé parler pour éviter de mettre Charest dans un bourbier assez embêtant.
Tout cela n’est pas un débat, mais un combat. Dans toute guerre, il n’y a que des perdants. Ce n’est pas la façon de faire qui m’inspire et m’attire. Où est le débat sur les solutions à trouver et inventer pour nous donner une société forte et bienveillante pour ses citoyens? Que nous soyons au pouvoir ou dans l’opposition, la politique devrait être un endroit où, ensemble, nous travaillons pour le bien-être de nos citoyens.
Je n’y vois que des combats de coq. Est-ce que l’égo de nos politiciens et de leur parti politique supplante le bien-être des citoyens qu’ils représentent? Qu’est-ce qui est le plus important? Faire élire son parti ou donner des outils à une société pour éduquer les enfants, les nourrir, les soigner…?
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/24/maudite-campagne-electorale/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/20/les-politiciens-a-tout-le-monde-en-parle/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
La Banque Nationale, des shylocks à cravate?
L’émission JE nous apprenait le 26 janvier qu’un recours collectif était intenté contre la Banque Nationale. Des frais de 5$ étaient chargés au client à chaque fois qu’il utilisait sa marge de crédit! Wow! Ça ressemble étrangement au procédé utilisé par les shylock et les prêteurs sur gages pour majorer artificiellement les taux d’intérêts.
Je n’ose en croire mes oreilles. J’arrive serré. Un chèque passe dans mon compte. Il me manque 2$ et je vais devoir payer 5$ de frais d’administration parce que j’ai utilisé ma marge de crédit! Épouvantable. Il faut surveiller les outils que les banques mettent à la disposition du citoyen. Il faut prendre le temps de bien les comprendre et de lire tous les petits caractères.
La relation de confiance est difficile à établir avec ces banques qui ne cessent de faire des profits en s’inventant toutes sortes de stratagèmes pour nous faire payer.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/04/la-banque-nationale-et-le-tourisme/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/21/les-banques-et-la-banque-canadian-tire/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/quand-notre-argent-disparait-de-la-circulation/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/frais-bancaires/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/09/les-caisses-desjardins-et-les-banques/
Le microcrédit à la rescousse de Haiti
Les médias nous font part que pour aider les petits commerces à créer de l’emploi et les familles défavorisées dans différentes régions du monde, des organismes d’aide internationale ont créé un concept de microcrédit. En leur donnant accès à un peu de crédit, cela permet à des gens de créer leur emploi.
C’est bien. J’ai hâte maintenant que l’on puisse implanter un tel système au Québec. Quand les banques exigent des prêts qui dépassent les besoins des jeunes. Quand les jeunes ont de la difficulté à avoir accès à un compte de banque. Avec le refus des banques de gérer des comptes qui sont moins rentables, il n’est pas surprenant de voir que nous poussons nos jeunes vers les pawn shop, le prêt usuraire et le monde illicite.
Si ça fonctionne pour Haiti d’offrir un microcrédit, pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour nos jeunes du Québec? Jusqu’où devons-nous les marginaliser et les exclure pour qu’on leur offre des services adaptés à leur besoin?
Le guide des entreprises en économie sociale
Je viens de recevoir le guide des entreprises en économie sociale. Possiblement une première au Québec. J’ai vérifié si notre organisme, le Journal de la Rue ainsi que son projet Café-Graffiti se retrouvait dans la liste. Effectivement, nous sommes listés dans ce guide pour ce que nous réalisons en économie sociale.
En feuilletant par hasard quelques pages, le mal de coeur commence à m’envahir. D’une part, je vois des listes à n’en plus finir de Centre de la Petite Enfance. Ces organismes que le gouvernement a classé en entreprise sociale pour diminuer son engagement envers nos jeunes. D’autre part, j’y vois des noms d’entreprises qui, à mon sens, ne sont que des entreprises privées déguisées en organisme communautaire. Une façon détournée d’aller chercher des subventions pour se les mettre dans ses poches. Si vous pensez que je fabule, je respecte votre réaction. Mais j’ai croisé quelques unes de ces entreprises et certaines ont déjà reçues des blames pour mauvaises gestions de subvention. Mais certaines autorités ont préféré étouffer l’affaire plutôt que de la rendre publique. Question de protéger les autorités qui supervisent ces dossiers je suppose.
À chaque fois que notre bon vieux gouvernement nous invite différentes catégories, cela ne fait que changer la magouille de place. Certains détournent l’argent qui devrait aller aux organismes communautaires pour intervenir auprès des jeunes. Pas pour enrichir certains petits vites qui voient les failles de notre système.
Ce qui est malheureux, c’est que lorsque nous tentons de dénoncer ces fraudes, personne ne se sent assez responsable pour recevoir nos plaintes. C’est plus facile de jouer à l’autruche, de se fermer les yeux et de vouloir tasser ceux qui crient à l’injustice.
Finalement, je suis fier de travailler pour rendre autonome et indépendant les organismes communautaires. En développant une vraie économie sociale, indépendante des subventions du gouvernement, d’une part, cela va coûter moins cher de taxes et, d’autre part, nous allons pouvoir remercier la batterie de fonctionnaires payés pour gérer toutes ces subventions. Là aussi les économies seront appréciables.
Les caisses Desjardins et les banques
J’étais en pleine discussion avec un consultant que nous avons engagé au Journal de la Rue. Il me parlait des Caisses Desjardins. Il est un mordu des coopératives. Il ne comprenait pas pourquoi les Québécois étaient plus exigeants envers les gestes que les Caisses Desjardins posaient. Une banque ferait pire et ça passerait. Le mouvement Desjardins ne peut rien se permettre comme marge de manoeuvre sans se faire critiquer rapidement.
La question m’est restée dans la tête. La réponse était évidente pour moi. Lorsque j’étais petit, nous avions une caisse Desjardins installée à notre école. Une façon de nous enseigner l’épargne. J’avais mon petit compte de banque scolaire et j’y déposais 5 sous par semaine. On m’avait vanté les mérites des caisses Desjardins. Une coopérative. Nous étions tous les propriétaires. Une alternative aux grosses méchantes banques. Le mouvement Desjardins s’est effectivement développé en étant une alternative aux banques. Ils ont favorisés le développement rural, un milieu pas payant pour les banques conventionnelles. Ils ont participé au développement de notre société.
Nous avons acheté ce rêve d’être propriétaire de notre institution financière et concurrencer les méchants banquiers. Cela a créé de fortes attentes. Dès que le mouvement Desjardins doit faire un geste qui le fait ressembler plus à une banque nos attentes, ces rêves que nous avons acheté, se métamorphosent en question et en critique. Nous devenons plus critique envers cette coopérative qui me demande une part sociale de 5$. Cette institutions financière qui est la nôtre.
J’ai été emballé par le rêve que le mouvement Desjardins m’avait vendu dans les années 1960. Peut-être parce que mon arrière… arrière grand-oncle, Louis-Michel Viger a fondé la Banque du peuple en 1835. Cette banque qui était associée aux Patriotes. Une banque qui a disparu juste avant l’arrivée des caisses Desjardins.
Et c’est peut-être aussi pourquoi j’ai été touché par la chanson du groupe Mes aieuls, Dégénération. J’ai peut-être à faire le deuil de mes rêves de jeunesse.
Postes Canada, ses cadeaux de Noel et ses augmentations de tarif
Avec la distribution de notre magazine, Reflet de Société, par Postes Canada, nous sommes évidemment un bon client de cette Société d’État. Pour nous souhaiter un Joyeux Noel et de Bonnes Fêtes, Postes Canada nous envoie une lettre en 3 exemplaires adressées à 3 responsables de notre organisme.
Cette lettre était une invitation pour le Grand Prix de ski acrobatique Postes Canada qui se tiendra à Ski Mont-Gabriel les 6 et 7 janvier prochain. Une invitation pour y assister gratuitement à cet événement sous la tente aux couleurs de Postes Canada.
J’apprends dans cette lettre que Postes Canada subventionne depuis 6 ans l’Équipe de ski acrobatique Postes Canada. En plus d’être le commanditaire en titre d’une série de compétitions en territoire canadien; La Fièvre du ski acrobatique Postes Canada.
Est-ce le rôle de Postes Canada de financer une équipe de ski acrobatique et une série de compétitions? N’y a-t-il pas un ministère qui s’occupe du sport? Postes Canada a-t-il besoin de publicité et de visibilité pour nous vendre ses timbres et son monopole de distribution canadien?
Notre organisme, et l’ensemble de l’industrie du magazine qui est aux aboies, a subi des augmentations exceptionnelles de ses frais de postes en 2006. Postes Canada, au lieu d’augmenter comme à l’accoutumée de 0,02$ ses envoies de magazines y est allé d’une augmentation de 0,05$. Ce petit 3 sous peut sembler anodin. Mais pour notre organisme, cela représente une augmentation de nos dépenses de 20 000$, se rajoutant au 15 000$ d’augmentation prévue. Pire. Postes Canada veut se retirer d’une subvention aux frais de postes qui permettaient aux magazines canadiens de concurrencer les magazines étrangers. Patrimoine Canada qui gère cette subvention a déjà commencé à nous couper une partie de cette subvention. Ces 3 facteurs additionnés, tous les surplus que nous avions prévu affecter aux jeunes y est passé.
Et l’insécurité n’este pas terminé. D’autres hausses des dépenses et coupures dans cette subvention sont encore en discussion. Quand je vois Postes Canada m’inviter à me relaxer pour regarder une compétition de ski acrobatique commanditée par Postes Canada, avec une équipe de ski acrobatique commanditée par Postes Canada, sous la tente payée par Postes Canada, avec toutes les coupures de subvention et augmentation de mes tarifs postaux, je dois faire de l’acrobatie pour réviser mes budgets et je n’ai plus le temps de sortir à cet événement.
De toute façon, comment aurais-je pu apprécier l’événement avec tout ce que me coûte Postes Canada?
http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/22/ministere-du-tourisme-et-les-festivals/
Ville de Montréal achète des camions de pompiers américains, Thibault conteste
Nous apprenions dans le Journal de Montréal du 24 novembre que la Ville de Montréal veut acheter 30 camions-échelles et 40 autopompes, d’une valeur totale de 53 millions. Malgré que la compagnie Thibault de Pierreville soit la plus bas sousmissionnaire, la Ville de Montréal préfère acheter ses camions de pompiers aux États-Unis.
La compagnie Thibault aurait été déclassé par une grille d’évaluation qui l’aurait rabaissé au 3e rang. Nous n’avons pas eu accès à cette grille et nous n’en connaissons encore moins ses critères.
D’une part, la compagnie Thibault a vendu pendant plusieurs années ses camions à la Ville de Montréal. Plusieurs autres villes le font aussi tel Ottawa et Halifax. Thibault est en mesure de pouvoir livrer la marchandise. Non seulement est-il le plus bas sousmissionnaire, mais en plus il crée de l’emploi et des retombées économiques au Québec.
Aurions-nous déjà oublié les slogans entérinés par le gouvernement du Québec dans les années 1980: Achetez au Québec! ou encore Achetez local! Ce sont des slogans mis de l’avant il y a un quart de siècle pour aider l’économie de notre province, pour soutenir les emplois de nos proches.
J’ai de la difficulté à accepter que l’on envoie si facilement 53 millions de contrat chez nos voisins du Sud. Dans les critères d’achat de la Ville de Montréal, n’y aurait-il pas de place pour y inclure d’acheter le plus Québecois possible? Surtout qu’en étant le plus bas sousmissionnaires, ce n’était pas gênant de soutenir une compagnie locale.
Mais c’est vrai que lorsqu’on fait une grille d’évaluation, il faut la suivre à la lettre pour ne pas se casser trop la tête. Même si les résultats obtenus ne tiennent pas debout. Restons “by the book”. C’est à se demander qui a fait cette grille et à quoi il pensait.
Avec la mondialisation, plusieurs entreprises ont de la difficulté à concurrencer les prix de certains pays. Ici, même avec les plus bas prix, on se fait encore avoir. Tout simplement inconcevable!
Implication sociale de l’entreprise privée
Notre organisme, le Journal de la Rue, recevons régulièrement des stagiaires. Toutes sortes de stagiaires. Cela nous demande du temps, de l’encadrement, répondre à toutes sortes de questions.
Nous considérons qu’il est important de s’impliquer auprès de stagiaires. Le temps qu’il passe chez nous leur permet d’être plus expérimenté lorsqu’ils arriveront sur le marché du travail.
Il existe une série de stages pour les jeunes du Cegep et de l’université. Pour ces jeunes, l’industrie est volontaire pour les aider et les recevoir. Ce sont des finissants, des jeunes qui sont disponibles à être engagé et qui ont des connaissances dans le milieu de travail qu’ils ont choisi.
Nous accueillons aussi des étudiants du secondaire. Certains ont encore quelques années à faire avant de terminer leur secondaire. Des jeunes, souvent en stage d’observation. Ils ne savent pas encore dans quels cours et quels métiers les intéressent.
Cette semaine, nous avons une de ces stagiaires en comptabilité. Si le stage est conclant, elle va commencer ses cours en janvier prochain. Elle était très reconnaissante de l’avoir accepté chez nous. J’étais surpris de tant de reconnaissance. Elle me mentionne que nous étions le 56e endroits où elle avait demandé de faire son stage. Tous les autres l’avaient refusé. Pas le temps de s’embêter avec une stagiaire.
J’ai été surpris de tous les échecs précédents. Je la félicite pour sa persévérance et sa tenacité. 55 refus en ligne en aurait découragé plus d’un. Je suis déçu cependant que peu d’entreprises soient volontaires pour s’impliquer auprès de nos jeunes.
Comme disent les Africains, ça prend un village pour élever un enfant. Si un jeune veut devenir forgeron, il doit voir comment celui-ci fait son travail. Par l’observation, nous pouvons communiquer une partie de notre savoir à la prochaine génération. Et l’observation est un excellent outil pédagogique pour des jeunes qui ne réussissent pas toujours par les moyens scolaires traditionnels.
Que pouvons-nous faire diminuer la consommation des jeunes, les gangs de rue, le suicide, la violence…? S’impliquer auprès des jeunes. S’impliquer comme un père de famille le ferait avec ses propres enfants. Être présent comme un citoyen responsable et fier de la société dans laquelle il vit.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/02/donner-aux-autres-apprendre-sur-soi/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/les-differentes-facettes-du-benevolat/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/le-benevolat-un-tremplin-pour-le-travail/
Des éoliennes fabriqués en Europe
Pendant que nous amorçons un débat sur la nationalisation du vent au Québec, de mon côté, je me pose une question un peu plus terre-à-terre. Une question d’économie et de création d’emplois. Possiblement pas important dans le débat qui soulève tout le monde.
Le Québec vient de découvrir le potentiel des éoliennes. Commence à être temps. Je me souviens qu’on en parlait déjà au début des années 70. Avec le nombre d’éoliennes que nous aurons à installer dans les prochaines années, comment se fait-il que nous nous contentons de les assembler? Comment se fait-il qu’elles sont fabriqués en Europe?
J’en suis scandalisé. Le vent a un potentiel intéressant. Mais il faudrait pour cela l’exploiter intelligemment. Peut-être que ça serait opportun que notre cher gouvernement crée des incitatifs pour que nous les fabriquer ici même.
C’est dans la création d’emploi qu’un richesse est doublement intéressante. Quand on voit partir Bombardier pour fabriquer ses avions au Mexique, on pourrait peut-être négocier un petit contrat pour la fabrication des éoliennes au Québec? Si on a les connaissances et la technologie pour construire des avions, des métros, des motoneiges… on devrait sûrement être capable de fabriquer nos éoliennes?
Puisque les éoliennes vont être installés en région, c’est aussi une belle occasion pour négocier que cette usine s’installe près de ces mêmes régions. Les agriculteurs vont collecter des dividendes pour prêter leur terrain, certains employés auront des contrats pour l’entretien et d’autres des emplois pour les fabriquer.
J’ai dû manquer quelques choses dans l’implantation de ces éoliennes. Faudrait qu’on m’explique.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
Lucien Bouchard et le travail
L’ancien premier ministre du Québec lance un appel pour augmenter la productivité. Comment décoder cette demande?
D’une part, l’économiste Nathalie Elgrably dans sa chronique du Journal de Montréal nous mentionne que le message de Lucien Bouchard n’est pas complet. Elle souligne que la productivité est aussi fonction des investissements sur la machinerie des entreprises et qu’il faut aussi parler de qualification des travailleurs.
Le sujet peut-être abordé sous différents angles. D’une part, les peuples surexploités ont un taux de productivité énorme. On les paye pas cher et pour arriver à manger 1 ou 2 repas par jour, ils acceptent de travailler pendant 12 heures et plus par jour, parfois 7 jours sur 7. Pour être sur que ce «cheap labor» conserve une bonne productivité, plusieurs sont battus, intimidés… Est-ce le genre de société que M. Bouchard nous convie? J’espère que non.
Un bon employeur est celui qui est ouvert aux besoins de ses employés. Si une mère de famille cherche à travailler 20 heures semaine pour concilier le travail et la famille, quoi de plus honorable que de l’aider à trouver sa place sur le marché du travail. Évidemment, quand les gens ne travaillent que 20 heures semaine, cela fait baisser la moyenne d’heures travaillée par employé. Et puis après? Cela permet de diminuer le nombre de chomeur et d’assistés-sociaux. Nous ne sommes pas moins productif pour autant.
Quel est la définition de richesse collective? Une société où tout le monde travaille jusqu’à l’épuisement sans valorisation et sant plaisir? Ce n’est pas le nombre d’heures travaillées qui importent, mais la qualité des heures réalisées. Un employé heureux dans son travail a plus de chance d’apporter des idées novatrices à son employeur. Et s’il travaille moins d’heures, c’est peut-être parce qu’il s’occupe de sa famille et de sa communauté? N’oublions pas que le Québec est une terre fertile en bénévolat et en implication de toutes sortes. Si on rajoute toutes ces heures de bénévolat données à la société, de peuple paresseux, selon les dires de M. Bouchard, nous devenons peut-être un peuple très productif?
Possiblement que j’ai mal interprété M. Bouchard. C’est la problématique des politiciens qui se lèvent pour nous annoncer LA bonne nouvelle et leurs dernières trouvailles. Le temps est à la réflexion commune. Pas aux affirmations qui nous tentent de nous diriger dans une direction prédéterminé.
Travailler ensemble, pour une meilleure société implique que nous partipions tous aux débats et aux solutions.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/15/les-aines-du-japon-et-les-vieux-du-quebec/
BCE, Bell Canada et une nouvelle fiducie de revenu
Je vais accepter ici de me montrer sous toute mon ignorance. J’ai toujours été convaincu que Bell Canada et toutes ces entreprises qui sonnaient à peu près pareil étaient une sorte de Société d’État qui offrait un service de qualité à ces citoyens et qui rapportaient des surplus qui étaient redonné à notre gouvernement fédéral. Un peu comme le fait Loto-Québec ou Hydro-Québec.
J’ai dû mal interprété ou mal comprendre la définition de Bell Canada. Les médias nous rapportent que BCE va redevenir Bell Canada et se transformer en fiducie de revenu. Une fiducie de revenu est une façon de ne pas payer d’impôts à notre gouvernement. Une sorte d’échappatoire fiscale comme il semble en avoir beaucoup au Canada.
Pour Bell Canada, de se transformer pour ne pas payer d’impôts devient contraire à ma vision de société d’état fédérale. Est-ce que je me suis gourré à ce point et que Bell Canada est une entreprise privée et n’a rien à voir avec notre gouvernement et ses actifs?
Ce blogue d’aujourd’hui démontre ma grande incompétence vis-à-vis certaines notions de hautes finances et des échapatoires fiscales. Une chose demeure, j’ai des hauts le coeur quand une entreprise, indépendamment que ce soit Bell ou une autre entreprise privée, se limite à changer quelques statuts dans ses règlements et que cela lui permet d’éviter de payer ses impôts.
Je travaille pour un organisme communautaire et nous ne sommes pas financé par le gouvernement. Nous avons créé une cinquantaine d’emplois qui paient leur impôts. Nous payons la part d’employeur sur ces salaires. Nous payons des taxes de ventes, des taxes d’affaires, des permis… Nous sommes fier des sommes d’argent que nos opérations peuvent dégager pour envoyer de l’argent à nos différents paliers de gouvernement. Et nous sommes du communautaire. Si certaines entreprises privées n’avaient que la moitié de notre fierté à être citoyen, cela pourrait changer la couleur de notre société.
Dans mon éditorial du magazine d’information et de sensibilisation Reflet de Société du mois de décembre 2005, je questionnais le virage communautaire que Wal-Mart voulait tenter. Tout cela était basé sur le changement de cap annoncé par M. Marion Pilozzi, président de Wal-Mart Canada.
Nous pouvons maintenant déjà voir à la télévision des annonces sur les oeuvres Wal-Mart. Il était bien préparé le M. Pilozzi et prêt à passer à l’action!
La publicité ne sert pas qu’à vendre un produit, mais à vendre l’image qu’une entreprise a besoin de montrer pour rejoindre son public. Question de conscience ou de part de marché?
Pour lire l’éditorial: http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/wal-mart-la-madame-est-pu-contente-pantoute/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/13/wal-mart-un-bon-employeur/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/07/30/wal-mart-subventionnee-par-le-federal/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/10/wal-mart-veut-sacheter-une-conscience/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/14/wal-mart-accuse-de-discrimination/




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