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L’entrevue de Nathalie Simard devant Jean-Luc Mongrain vu par Richard Martineau
La chronique de Richard Martineau dans le Journal de Montréal du 13 mai nous parle de l’entrevue que Nathalie Simard a accordé à Jean-Luc Mongrain à TQS. J’utilise la chronique de Richard Martineau, parce que je n’ai pas vu l’entrevue que Nathalie Simard a donné.
Même si j’en avais parlé dans un billet du 14 avril dernier intitulé Les adieux de Nathalie Simard, un extrait de Richard Martineau, provenant fort probablement de l’entrevue, m’amène à revenir sur le poids et le fardeau de soutenir une mission.
Richard Martineau mentionne: “C’est déjà assez dur de briser le silence. Vous imaginez comment ça doit être pénible de répéter son histoire jour après jour après jour, devant des classes de jeunes, des salles bondées, des organismes d’aide. Ça doit être l’enfer.”
Comme je le disais dans mon billet, même si conter son histoire est libérateur au début, j’ai vu trop de victimes vouloir sauver le monde et faire des burn out et même, se suicider, sous le fardeau et le poids des responsabilités.
Je suis moi-même une victime, un survivant. J’ai quitté l’entreprise privée pour me consacrer au travail de rue, à l’intervention de crise auprès de personnes suicidaires, au communautaire… Jamais, au grand jamais, je me suis senti obligé de conter jour après jour mon histoire de la même façon. En 16 ans de vie communautaire, après avoir rencontré des milliers et des milliers de personnes, l’histoire de vie que je conte, que je partage s’actualise selon le cheminement que j’ai fait. J’ai vécu des événements tragiques. J’ai eu besoin d’en parler et de les conter. Mais jamais je me suis senti obligé d’arrêter d’évoluer pour me limiter à ne parler que d’un événement à une période précise de ma vie.
Pour moi, partager son vécu, si je veux le faire avec ce que je vis et ressents aujourd’hui doit s’actualiser. Je ne peux en faire un discours que je présenterai toujours de la même façon. Parce que si je veux continuer à être pertinent pour les gens que je rencontre, je ne peux pas être une cassette qui joue toujours la même rangaine.
C’est pour cela qu’après 16 ans, je me sens encore heureux et reconnaissant de pouvoir faire ce que je fais. C’est pour cela aussi qu’après 16 ans, je peux encore écrire sur des thèmes sociaux sans avoir l’impression de me répéter et que cela m’énergise encore et encore. Quand je partage mon vécu, ce n’est pas pour livrer aux gens ce qu’ils s’attendent de recevoir. Je leur livre ce que j’ai besoin de partager. Et c’est ce qui me permet de me connaître toujours un peu plus à chaque jour. Et plus je le fais pour m’aider, et plus cela en rejoint d’autres.
Je me souviens d’un enseignant qui me demandait de rencontrer ses classes d’étudiants en début d’année. Il me disait que cela stimulait ces étudiants pour la balance de l’année. Je l’ai fait jusqu’à sa retraite. Il assistait à chaque fois à ma présentation. Je lui ai demandé s’il n’était pas tanné de toujours m’entendre. Il m’avais répondu que non. Parce que mes présentations étaient différentes d’une fois à l’autre, il en profitait pour mieux me connaître et d’en apprendre un peu plus.
Le sexe et les jeunes
La Presse Canadienne nous informe que le ministère de l’Éducation laisse tomber les cours d’éducation sexuelle dans les écoles secondaires. Ce sera maintenant la responsabilité de l’ensemble des enseignants de parler de sexe à leurs étudiants. Si le ministre de l’Éducation y croit… moi je n’y crois vraiment pas.
La majorité des enseignants ne voudront pas s’aventurer sur le terrain de la sexualité avec les jeunes. D’une part, ils ont des objectifs à atteindre dans leur matière (Français, mathématiques et autres). Déjà on considère que nos jeunes n’ont pas assez de connaissance dans certaines matières, je vois mal comment un professeur de français va faire pour arrêter son cours et parler sexe avec ses jeunes.
D’autre part, ces enseignants ont-ils la formation et la compétence pour parler de sexe avec des étudiants? C’est pas parce que je trippe sur les formules d’algèbre et que je trippe à enseigner la géométrie que je trippe nécessairement à parler sexe avec mes jeunes.
Il y a aussi un inconfort important qu’il ne faut pas négliger. Avec la peur d’être accusé de pédophilie, la majorité des hommes qui enseignent aux jeunes ne veulent tout simplement pas aborder un sujet comme la sexualité avec les jeunes. Il y a plus de 3 ans, nous avions déjà fait un reportage sur cette problématique.
le Ministère a déjà abandonné le cours de Formation personnelle et sociale (FPS), cours dans lequel on pouvait inculquer des connaissances générales et humaines aux jeunes, une philosophie de vie.
Les jeunes n’arrêteront pas de se questionner sur la sexualité et de vouloir en parler. En tant que société si nous ne prenons pas nos responsabilité, qui va le faire? Internet, un chef de gang, un pimp…?
Voter pour ce texte sur Cent Papiers.
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Commerce Internet, E-Marketing et H2H interactif
Malgré mon emploi du temps très chargé, je me fais un devoir d’assister régulièrement à des formations données par des spécialistes dans différents domaines. C’est ma façon personnelle de faire une formation continue. Peu importe le domaine dans lequel on se retrouve, la formation continue est essentielle. Accepteriez-vous de vous faire opérer par un médecin qui travaille encore avec les outils et les connaissances d’il y a quelques décennies? Même chose pour le mécano de ma bagnole. Il doit se tenir à l’affût des nouvelles technologies.
Je me retrouve donc à une journée de formation organisée par Magazines Canada donné par Alexandre Hénault de H2H interactif. L’objectif est de nous familiariser avec la vente de publicité sur Internet. Le thème de la journée m’attire parce qu’il faut que notre organisme développe de nouvelles stratégies de ventes. De plus, j’ai déjà eu une journée de formation avec Alexandre Hénault et je le sais très compétent.
Je surpris du peu de personnes qui assistent à la journée de formation. Nous ne sommes que 4 participants représentant 3 médias. Bayard a dégagé 2 personnes et une autre pour L’actualité médicale. Je complète la formation en représentant Reflet de Société.
Je profite de l’occasion pour remercier Alexandre Hénault pour cette journée de formation. J’en ressorts complètement stimulé. J’ai eu des idées qui vont pouvoir me tenir occupé encore une autre décennie.
Les idées sont là. La grande difficulté est de trouver les gens compétents pour arriver à faire ce que j’ai en tête. Plusieurs de ces idées vont nécessiter de la programmation Flash. Malheureusement, les bons programmeurs en Flash sont rares et très en demande. Cela veut dire que les tarifs augmentent en conséquences et qu’ils ont une liste d’attente pour leurs nouveaux clients. On se croiraient dans un corridor d’hôpital!
Étant un organisme communautaire, je dois surveiller mes budgets. Les chances que je puisse engager un programmeur Flash, au taux horaire qu’ils chargent, sont peu probable. Je vais devoir trouver une solution à ce dilemne.
J’ai appris un nouveau terme d’un partenaire que je dois trouver. Une régie publicitaire. Ce sont eux qui font le lien entre les clients qui achètent de la publicité Internet et les sites comme le nôtre. Je vais commencer à les rencontrer pour en choisir une qui nous représentera. L’objectif sera de ramener des revenus pour payer nos prochains investissements Internet.
Note2be: outil à proscrire ou outil de démocratisation?
Suite à la publication de mon billet Le Web 2.0 devant la justice. Est-ce la fin du Web 2.0? sur Cent Papiers, Pierre R. m’a lancé cette question :
J’aimerais connaître votre avis sur cette expérience qui a tourné court en France : la notation en ligne des professeurs. Note2be, un site Internet qui proposait aux élèves d’évaluer leurs enseignants, n’a plus le droit de mettre en ligne le nom des professeurs concernés. Ses créateurs ont fait appel de cette décision, qui devrait faire jurisprudence. Ce cas précis fait appel la justice pour en interdire une notation ad hominem pour protéger les droits des professeurs. En opposition, il y a la liberté pour le citoyen de noter ce professeur au nom d’une information publique. Droit individuel vs droit collectif.
J’ai dû prendre quelques temps avant de répondre à cette épineuse question sur la notation des enseignants par leurs élèves. D’une part, j’ai un emploi du temps épouvantable qui me tient en haleine. D’autre part, parce que je suis déchiré dans la réponse que je vais donner. La réponse étant trop longue pour me limiter à en faire un simple commentaire. J’ai donc décidé d’en faire un billet que je présente à tous. Certains des enseignants qui ont eu la lourde tâche de m’éduquer et de parfaire mes connaissances ont été d’excellents mentor. D’autres ne méritent aucune référence. Dès mon primaire, je me suis retrouvé régulièrement devant le bureau du directeur pour dénoncer l’incompétence de certains enseignants dont je proposais le congédiement. Ce cirque m’a suivi pendant mes 22 années de scolarité! Ce n’est qu’à l’université que j’ai réussi à faire congédier quelques professeurs dont leur enseignement était archaique.Je n’ai jamais eu l’impression qu’on m’ait pris au sérieux dans ma demande de congédiement de certains enseignants. J’aurais bien aimé avoir accès à un tel classement quand j’étais étudiant. Le plus honnêtement possible, j’aurais pu reconnaître les grandes qualités de mes mentors, mais aussi y dénoncer quelques enseignants et certaines lacunes de notre système d’éducation. Cela m’aurait permis de débattre avec d’autres étudiants et peut-être d’adoucir certaines de mes opinions très tranchées que j’avais à l’époque. Et l’inverse aurait été aussi vrai.Tout outil de travail que nous nous donnons a malheureusement ses limites. Il y aurait dérapage. Les mêmes cancres auraient possiblement pris le contrôle de cet outil et nous aurions fini avec un derby de démolition. Mais peut-être aussi qu’avec une bonne modération nous aurions pu conserver un endroit de discussion et de réflexion. Je pense que oui.
En parallèle, je pense au répertoire des écoles du Québec que L’actualité nous présente à chaque année. Répertoire que j’ai questionné pour 2 raisons importantes. D’une part, j’ai vu des directeurs d’école changer leur système de notation pour mieux réussir dans le classement. Leur remontée n’était pas dû à une amélioration des résultats des étudiants, mais à la façon de les présenter. Une école qui était faible en anglais avait divisé leurs étudiants en 2. Les cours d’anglais se donnaient sur la moitié de l’année au lieu de toute l’année. Les moins bons héritaient de la session septembre à décembre, tandis que les meilleurs, ceux qui seraient notés dans le répertoire de L’actualité se retrouvaient avec la session janvier à juin. Belle remontée symbolique.
D’autre part, avec le Père André Durand, nous nous retrouvions à intervenir auprès de plusieurs écoles avec des jeunes qui vivaient des difficultés importantes avec un taux de détresse majeure. L’une de ces écoles figurait bonne dernière du classement tandis qu’une autre figurait toute première. Le classement ne tient pas compte du taux de détresse de ses étudiants. Et cela m’a toujours dérangé énormément. J’imagine un parent bien intentionné et qui décide de tout sacrifier pour envoyer son enfant dans LA meilleure école et qu’en bout de ligne je doive intervenir avec ce jeune pour éviter qu’il ne se suicide. Le choix de LA meilleure école aura-t-il été LA meilleure chose?
Pour conclure ma réflexion, je ne pense pas qu’un outil tel que le Note2be soit problématique. C’est la façon qu’on l’utilise qui pourrait l’être. Et comme certains disent pour l’alcool : La modération a bien meilleure goût.
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How computers make our kids stupid: la conclusion sur les ordinateurs à l’école
Tel que promis, j’ai pris le temps de lire la recherche de Michael Zwaagstra. Le rapport de quelques pages étaient très synthèse. Pas de place au débat ou aux explications. J’avais l’impression d’avoir une table des matières avec une série de référence pour d’autres lectures à faire.
Une des références utilisé par Michael Zwaagstra a attiré mon attention. Un texte écrit par Sue Ferguson en juin 2005 pour MacLean’s. How computers make our kids stupid. There’s growing evidence that too much cyber-time dumbs down our children. Traduction maison: Comment les ordinateurs rendent nos enfants stupide. Il est de plus en plus évident que trop de temps passé sur les ordinateurs rendent plus niaiseux nos enfants.
Ce texte est plus consistant et développe plus la problématique. En plus des références à plusieurs chercheurs et études sur le sujet, nous y retrouvons aussi des témoignages d’enseignants, de direction d’école et d’étudiants.
La référence à une étude de la sociologue Janice Newson de York University auprès de 100 membres de la faculté est révélatrice. Le tiers des répondants ont des problèmes de mémoire et des difficultés de concentration qu’ils associent aux ordinateurs. 70% mentionnent qu’au lieu de lire en profondeur ils ne font que survoler l’information. Leur communication est devenue plus superficielle et moins personnelle.
Il en ressort clairement que si on débute trop jeune avec les ordinateurs cela affecte notre développement. Plus on débute jeune et plus on est affecté. Il est proposé que les ordinateurs ne prennent une place dans notre vie qu’à partir de la 9e année, soit vers l’âge de 15 ans. Avant cela nous avons des choses plus “humaines” à expérimenter et l’interaction directe entre l’enseignant et son élève est très importante. Les ordinateurs nous présentent une matière déjà prédigéré par quelqu’un d’autre au lieu de nous laisser expérimenter nous-mêmes notre relation avec notre environnement et les autres.
La conclusion est intéressante. “The world’s full of all kinds of things — automobiles, sexuality, and we have appropriate times and places for all these aspects of our lives. Traduction maison: “Le monde est rempli de toutes sortes de choses: automobiles, sexualité, et nous avons des temps et des places appropriés pour tous ces aspects de notre vie.
http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Le journalisme, l’Internet et les ordinateurs en classe
Mardi le 4 mars, j’ai écrit un billet intitulé: L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes. M. Thierry Benquey me laisse un commentaire en mentionnant qu’il aurait aimé que je fasse un lien sur la recherche de Michael Zwaagstra financé par l’organisme Frontier Centre for Public Policy.
Le commentaire de M. Benquey était très pertinent. Après tout, nous sommes sur l’Internet. Rien de plus facile que de faire les liens appropriés. Parce qu’aujourd’hui, les lecteurs ne sont plus des gens passifs qui ne font que recevoir la nouvelle. Ils sont plus curieux. Ils en veulent plus. Ils veulent avoir accès aux documents et se faire leurs propres opinions pour pouvoir commenter et prendre position. Une forme de journalisme interactif.
La nouvelle a été publié par la Presse Canadienne, un média qui offre ses textes à plus de 600 autres médias. C’est pourquoi j’ai pu retrouver la même nouvelle sur les sites de Corus, Canoe, le National Post, le Journal de Montréal… Tout le monde reprend la même nouvelle, textuelle, mais personne ne fait le lien sur la source.
En fouillant sur le site de l’organisme, j’ai finalement réussi à trouver la recherche qui a fait le sujet de la nouvelle. Je ne l’ai pas lu encore. Je ne sais pas si je vais avoir le temps de le faire. Je travaille tout de même 80 heures semaines, il y a une tempête de neige et ma souffleuse neuve ne fonctionne pas!!!
Je vais tenter de le faire et je vous reviendrais sur mes commentaires. Je peux cependant vous partager ma réaction initiale en ayant visité le site de Frontier Centre for Public Policy et vu le document de 4 pages de Michael Zwaagstra. Cela ne semble pas être une recherche indépendante, mais plutôt un mémoire déposé par un organisme qui a une idée à vendre aux autorités en place.
La nouvelle de la Presse Canadienne faisait état d’un rapport, ensuite d’un mémoire et finalement l’étude de Michael Zwaagstra. Cette série de synonyme ne nous permet pas de qualifier si ce mémoire est vraiment sérieux ou une simple prise de position d’un organisme revendicateur.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes
Au secondaire, j’ai été le dernier étudiant au Québec à utiliser la règle à calcul en classe. J’ai tenté de boycoter et de m’opposer à la venue des calculatrices électroniques. Il est vrai qu’avec une calculatrice on peut plus facilement donner une réponse avec 8 chiffres après le point. Cependant la règle à calcul nous pousse à la réflexion et exige de nous que nous soyons capable de connaître l’ordre de grandeur d’une réponse. Elle oblige à la concentration et au calcul mental. Avec une calculatrice, une erreur de doigté et l’étudiant peut nous sortir une ânerie du style 2 + 2 font 8!
Je m’opposais au fait qu’on exige de moi et ma règle à calcul une précision qui n’avait aucune valeur éducative. Mes professeurs de science m’ont convoqué à leurs bureaux. Je devais accepter l’inévitable et prendre la calculatrice ou accepter de couler mon secondaire. Moi qui était premier de classe, à regret, je me suis résigné.
La Presse Canadienne présente nous présente maintenant un rapport rédigé par Michael Zwaagstra, titulaire d’une maîtrise en éducation pour Frontier Centre for Public Policy. Il en ressort que:
- Le temps passé devant un ordinateur devrait l’être à apprendre la lecture, l’écriture et apprendre à interagir avec l’enseignant.
- On peut perdre beaucoup de temps d’enseignement avec l’ordinateur.
- Les 26 millions par année que le Manitoba consacre à cette technologie pourrait être mieux utilisé.
- Il n’y a aucune preuve d’une corrélation positive entre un accès accru aux ordinateurs à l’école et la réussite scolaire.
Ce rapport ne fait pas concensus dans le milieu de l’éducation. Mais, en tant qu’ancien rebelle qui s’est opposé à la calculatrice en classe, il y a matière à réflexion.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/
Le décrochage, histoire de sexe?
Certains diront que le décrochage semble être une affaire essentiellement masculine. Il n’y a pas assez de modèles masculins pour impliquer et intéresser les garçons dit-on. On peut se poser la question à savoir si les garçons ont besoin de bouger plus, d’une discipline plus rigoureuse, d’une école différente de celle qu’on leur propose.
La mixité des classes représente la vraie vie, ce à quoi nous sommes confrontés tous les jours, la cohabitation des sexes. En dépit des différences de race, de religion ou de sexe, nous devons apprendre le plus tôt possible à vivre ensemble. Cependant, pour certain, la non-mixité peut être une solution.
Certains diront aussi que nous avons donné beaucoup aux filles en faisant la promotion de celles-ci face aux différents débouchés possibles. Mais nous ne sommes pas dans des vases clos. Ce que l’on donne aux filles n’enlève rien aux garçons.
Un métier ou un diplôme?
La réalité c’est qu’il y a vingt ou trente ans, ceux qui avaient de la difficulté à réussir à l’école pouvaient tout de même gagner honorablement leur vie. Il y a de bonnes raisons pour que le ministère de l’Éducation exige un Secondaire III pour apprendre un métier. Mais ne pourrait-on pas faire quelques cas d’exceptions? Je connais d’excellents contracteurs, très habiles de leurs mains, qui n’ont qu’une deuxième année!
D’une part, nous avons un haut taux de décrochage. D’autre part, nous commençons à manquer de main-d’oeuvre dans les métiers conventionnels. Ma réflexion est sûrement simpliste, mais si le ministère permettait d’offrir des métiers à des jeunes qui ne réussissent pas leur Secondaire III, nous aurions sûrement des jeunes plus impliqués dans notre société, des jeunes qui seraient fiers d’avoir un métier, qui pourraient gagner leur vie et être indépendants..
Est-ce que le Ministère de l’Éducation fait une obsession de ses diplômes? Le but dans la vie est-il d’avoir un diplôme ou d’être heureux dans sa peau avec un métier? L’école n’enseigne pas tout, nous avons besoin d’aller chercher des connaissances et des expériences ailleurs.
Violence
Plus d’un million d’enfants canadiens ont été témoins d’actes de violence familiale. Les enfants témoins de violence ressentent souvent des signes de stress et voient leurs habiletés sociales et scolaires diminuées. De plus, on ne peut passer sous silence les attouchements sexuels envers les enfants, ce qui est un autre facteur qui trouble la performance scolaire. Certaines statistiques parlent de 25%, d’autres près de 50% des jeunes qui ont subi des attouchements avant l’âge de 16 ans!
Les solutions
Plusieurs idées peuvent aider nos jeunes à créer une relation autant avec l’école que notre société. Le respect du rythme d’apprentissage. L’enseignement individualisé. Le soutien aux jeunes pour s’approprier des projets personnels. L’aide qui tient compte de l’ensemble de la situation, autant à l’école, dans la famille que dans le milieu de vie du jeune. Les tourments scolaires peuvent être un signe que quelque chose ne va pas. Il faut aider le jeune à pouvoir en parler, identifier et nommer les obstacles.
Histoire de sexe
Une grande question demeure sans réponse. Si on dit que les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, qu’elles complètent en plus grand nombre les différents diplômes que nous pouvons leur offrir, pourquoi y a-t-il encore plus d’hommes dans les différents postes de contrôle? Pourquoi les hommes sont-ils encore mieux payés que les femmes? Épineuse question.
Certains disent que les hommes sont en poste depuis plus longtemps. Bientôt le balancier va se renverser malgré les résistances rencontrées. Certaines études reflètent que pour un secteur de travail donné, à travail égal et expérience égale, les femmes et les hommes gagnent le même salaire. La moyenne des salaires des femmes est moins grande que celle des hommes en partie à cause des emplois précaires qui sont encore trop souvent le lot des femmes.
Panique dans le cerveau
Certains neurologues ont découvert que les gens n’ont pas tous la même capacité pour la lecture. Dans notre évolution, l’écriture est beaucoup plus récente que le parler. Nous sommes bien adaptés pour le langage.
Ces neurologues ont déterminé que les zones de notre cerveau qui sont utilisées pour la lecture varient d’une personne à l’autre. Pour certains, la lecture amène le cerveau presqu’au bord d’une panique totale.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/17/les-multiples-facettes-du-decrochage/
Santé et éducation à Cuba, une fierté nationale
Je reviens d’une semaine de vacances à Cuba. Je m’étais promis de ne rien faire d’autre que de profiter de la plage, du soleil et d’un peu de lecture. Mais, dans mon cas, une semaine à ne rien faire, ça devient un peu long. Danielle et moi avons donc décidé de faire une journée de visite à La Havane.
J’ai été touché de voir le sentiment d’appartenance que la guide cubaine avait envers son pays. Quand elle nous présentait les différentes décisions que son gouvernement avait prises pour traverser différents événements marquants, j’avais l’impression qu’elle avait été présente pour voter en faveur de ces décisions. Elle les endossait et les assumait.
J’ai pu sentir aussi la fierté qu’elle avait dans les valeurs sociales que Cuba possède. Lors de la révolution en 1959, Cuba n’avait plus de médecin, les 6 000 médecins que Cuba avait se sont tous exilés dans différents pays.
Fidel Castro a reconstruit le système d’éducation. L’éducation est gratuite pour tout le monde. Si tu demeures trop loin de l’université, l’état paye pour ton transport et ta chambre. De quoi faire rêver plusieurs de nos étudiants. C’est plus de 69 000 médecins qui ont été formés entre 1959 et 1992! Ils en ont tellement formé, qu’ils soutiennent les pays du tiers-monde. Le Venezuela reçoit 20 000 médecins cubains! J’ai laissé le nom du Québec comme pays qui mériterait d’être soutenu par la visite de médecins pour diminuer nos listes d’attente et pour permettre à tous les citoyens d’avoir un médecin de famille. Peut-être que Fidel Castro va recevoir mon message.
La famille est importante à Cuba. Chaque municipalité a sa maison pour soutenir les femmes enceintes.
Famille, Santé et Éducation, des valeurs nationales importantes dans le coeur des Cubains. Et ils ont pris les moyens pour assumer leurs choix sociaux. Est-ce que nous aurons un jour au Québec des politiciens capables d’assumer nos choix sociaux?
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Prêts et bourses, trop perçu du ministère de l’Éducation
Pour les années 1997 et 1998, le ministère de l’Éducation a perçu trop d’intérêts sur les prêts étudiants. Un étudiant de l’époque, Harry Dikranian, a déposé un recours collectif.
La Cour supérieure a fait connaître son avis de jugement. L’Aide financière aux études du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport est à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour assurer le paiement des indemnités aux personnes admissibles.
Le 2 juin 2008, toutes les personnes susceptibles d’être concernées par ce jugement recevront par la poste un avis personnalisé. Cet avis les informera des modalités relatives au processus de remboursement. Vous aurez jusqu’en juin 2009 pour compléter les procédures de réclamation.
Si vous pensez être un étudiant lésé par les prêts et bourses pour les années 97 et 98 et n’avez rien reçu au début juin 2008, visiter le site du ministère de l’Éducation pour les contacter. http://www.mels.gouv.qc.ca/ministere/info/index.asp?page=communiques&id=144
Merci à Harry Dikranian pour cette implication pour obtenir réparation et justice.
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Congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), le Château Frontenac et l’eau Évian
Je suis présentement au Château Frontenac pour le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Même s’il fait horriblement froid en ce début d’hiver (-15 degrés), je vais vous livrer mes premiers commentaires à chaud de ce congrès!
Tout d’abord, il y a un record d’inscriptions. Un congrès de la FPJQ à guichet fermé. Un total de 720 inscriptions. Intéressant. Je suis de ceux qui croient à la formation continue, aux rencontres, aux débats. Je suis content de voir que je ne suis pas le seul. Peu importe le travail qui nous anime, il faut briser notre isolement, se regrouper, échanger sur nos pratiques…
J’ai beaucoup de difficultés à comprendre comment certains jeunes qui finissent leurs formations ne prennent pas avantage de ces opportunités. Surtout que le prix de ce congrès est vraiment abordable. Avec en plus, un prix spécial pour les étudiants et les journalistes qui n’ont pas encore de postes plein temps bien rémunérés. Aucune raison valable pour ne pas y être.
Le congrès de la FPJQ se déroule au Château Frontenac. Le prix que la FPJQ a négocié pour la chambre est abordable. Rien à redire sur ce chapitre. Ayant vu le prix des repas au restaurant Le Champlain, les deux repas inclus dans le prix du congrès valent à eux seuls le prix du congrès.
Félicitations à Claude Robillard et à son équipe pour l’organisation du congrès. Excellents ateliers, des invités intéressants. Nous sommes vendredi soir et je n’ai pas réussi à faire mon choix final d’ateliers pour samedi. Il y en a toujours au moins deux en même temps qui m’intéressent. Une nuit d’insomnie est à prévoir pour faire mon choix final. J’en profite pour souligner le bon accueil de Claude Robillard et de son équipe. Malgré le nombre de participants, tout le monde a le sourire, est calme et détendu. Ayant participé à plusieurs congrès et conventions de toutes sortes, ce n’est pas toujours le cas.
Mais pour ceux qui me connaissent, je ne peux partir à l’extérieur sans avoir une petite anecdote à vous conter. Dans les hôtels, tout le monde sait que le petit panier en osier rempli de friandises n’est pas un cadeau pour votre visite. Il faut payer un prix parfois assez horriblement cher pour ces petites gâteries. Le petit frigo avec un scellé est aussi rempli d’item qui vont venir garnir substantiellement votre facture.
Je viens d’une famille relativement humble. Nous n’avons manqué de rien. Mais nous allions rarement au restaurant. Lorsque nous y allions, nous avions le droit à une pizza avec un verre d’eau ou un buffet chinois, toujours avec de l’eau. Mes parents aussi. Pas question de prendre une liqueur ou un café au restaurant. Le rapport qualité-prix est trop faible. En d’autres mots, les breuvages étaient très chers pour une humble famille comme la nôtre. Et je n’ai aucun problème avec l’éducation que j’ai reçue. Je ne m’en porte que mieux aujourd’hui.
Vous avez deviné que je n’ai pas touché aux friandises dans le panier d’osier, encore moins enlevé le scellé sur le petit frigo. Habituellement, dans les hôtels que je suis habitué d’utiliser, il y a une bouteille d’eau sur une table de nuit. Cette bouteille d’eau non réfrigérée est gratuite. Tout comme le café qui vous est fourni avec la cafetière et qui m’aide à me réveiller le matin.
Pendant que je travaille à mon ordinateur, j’ai soif. Au lieu de me prendre un verre d’eau du robinet, je prends cette bouteille d’eau. Après quelques gorgées, j’ai failli m’étouffer. Une étiquette y était apposée: Cette bouteille d’eau Évian est fournie à titre de service pour notre clientèle. Si elle est consommée, une charge de 8,50$ sera portée à votre note d’hôtel.
Le prix d’une vulgaire bouteille d’eau même pas réfrigérée m’a scandalisé. Quand je lis fournie à titre de service pour notre clientèle, je m’attends que ce soit un petit cadeau de bienvenue. À 8,50$ pour une bouteille d’eau, pouvez-vous au moins me la servir froide et me la verser dans un verre.
C’est la première fois que je vois une bouteille d’eau qui n’est pas dans le petit frigo et que je doive payer. Il fallait que je le dise à quelqu’un avant de m’étouffer avec. Ça m’oblige à avoir un regard critique envers le Château Frontenac.
Cet incident n’est pas de la faute de la FPJQ que je veux féliciter encore pour leur bon travail. Mes parents doivent sûrement se retourner dans leurs tombes à me voir boire cette bouteille d’eau à 8,50$ lorsqu’il y a un robinet à quelques pas de moi. Désolé pour ma distraction. On ne m’y reprendra plus.
Enseignante sexy et hyper sexualisation des enseignants
Petite trouvaille sur Internet. Le blogue de journaliste d’estrade est écrit par une enseignante. Elle nous y présente le déguisement d’Halloween d’une de ses collègues de travail. Un déguisement qu’elle décrit comme suit:
“Dans un party d’adultes consentants, ça va. Mais dans une maison d’enseignement? Pour moi, c’est un manque flagrant de jugement”. Cinq autres collègues de travail se sont exprimés dans les commentaires de ce blogue et dénonçant un déguisement inacceptable pour une enseignante devant ses élèves.
Journaliste d’estrade reprend la parole pour nous mentionner que cette enseignante n’en est pas à sa première tenue sexy devant ses étudiants: “C’est une habituée des vêtements inappropriés: elle portait, aux temps chauds, une jupe de denim trop courte pour le code de vie de l’école”. Est-ce qu’une enseignante, chargée de faire respecter un code de vie peut se permettre de l’enfreindre? Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais! À l’heure ou l’on a écrit beaucoup sur l’hyper sexualisation des jeunes, nous avons oublié de parler de l’hyper sexualisation des enseignants.
Pour l’instant, les enseignants se sentent mal à l’aise de faire une plainte à la direction de l’école. Pour aider à mobiliser les gens vis-à-vis le questionnement soulevé, je mentionnerais que c’est une école de Terrebonne. Avis aux parents concernés.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/28/les-jeunes-le-sexe-et-lalcool/
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
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L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. 19,95$
Disponible dans toute bonne librairie.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Les cégeps de Gaspé et de St-Hyacinthe en économie sociale
Reflet de Société avait présenté un reportage de Dominic Desmarais sur des étudiants de l’Île de la Réunion qui évite de suspendre des cours au cégep de Gaspé. Les frais de cours payés par ces étudiants étrangers permettent d’amener de l’eau au moulin et d’offrir des cours où il n’y avait pas assez d’étudiants Gaspésien pour en garantir la continuité. Une forme d’économie sociale basée sur la mondialisation et l’offre de nos compétences à un marché qui dépasse nos proches frontières.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/24/des-etudiants-etrangers-stimulent-la-gaspesie/
Sous la plume de Martin Bisaillon, le Journal de Montréal nous a malheureusement montré le 28 février dernier que l’absurde peut aussi se faire en économie sociale. Au cégep de St-Hyacinthe, Luc Chagnon directeur du programme et le directeur général Jean Barbeau avait inscrit gratuitement 12 étudiants étrangers, toutes dépenses payés dans le programme textile. Une dépense de 240 000$.
La mondialisation et l’économie sociale doivent être un soutien aux interventions que nous voulons faire, pas une dépense! Le principe est simple et efficace. À Gaspé ça fonctionne à merveille. Malgré les bons principes et les avantages de l’économie sociale, il y a des limites à ne pas dépasser et à comprendre.
J’ai été surpris de lire la compréhension qu’en avait faite l’ancienne direction du cégep de St-Hyacinthe.
Dumont, Boisclair, Charest et le débat des chefs
André Boisclair a été plus naturel et plus à l’aise que lors de l’émission Tout le monde en parle. Cette même émission qu’il a eu l’occasion de nommer à Mario Dumont en référence à son cadre financier qui n’était pas encore chiffré.
Malgré de nombreuses attaques envers ses deux rivaux, Mario Dumont s’est vite retrouvé sur la défensive. Ce qui a permis à André Boisclair de faire des gains et de bien paraître. Boisclair a paru en contrôle, se permettant de passer de l’attaque, à l’insistance et à l’humour. Il semblait le mieux préparer à parler d’une vision et des actions de son parti pour le Québec.
Jean Charest est revenu régulièrement pour dire que le gouvernement précédent avait mis le Québec en péril. La plus plate excuse que je peux accepter d’un premier ministre qui a passé quatre ans au pouvoir. Il est facile de se déresponsabiliser sur les erreurs des autres. Ça peut tenir la route la première année au pouvoir. Mais pas pendant un mandat complet. Un bon gouvernement doit être capable de nous montrer comment il a sorti son épingle du jeu, indépendamment du gouvernement précédent. J’ai été surpris de remarquer que Jean Charest a bégueillé à trois reprises pendant le débat des chefs!
Un thème que j’ai été agréablement surpris d’entendre a été les coopératives de santé. Depuis plus d’une année que nous tentons d’avoir la position du gouvernement sur ce sujet, un thème carrément absent des médias. Et voilà que Mario Dumont nous parle de coopératives de santé à deux reprises. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont embarqué sur ce terrain. Comme s’ils n’avaient rien entendu! C’est un sujet qui nous tient à coeur. Dans notre magazine, Reflet de Société, nous avons fait un dossier complet sur ce sujet l’an dernier. Il ne nous manque que la position du ministre de la Santé pour compléter le tout. Philippe Couillard a retardé l’entrevue à plus d’une reprise. Nous sommes comme les patients en attente d’être soigné. Nous sommes sur la liste d’attente!
Malgré que Mario Dumont a été le premier politicien de qui j’entends parler de coopératives de santé, il a perdu énormément de point en étant incapable de chiffrer la marge de manoeuvre du Québec. Il en a perdu encore plus lorsque les journalistes ont remis en contexte la note de service sur le pont qui s’est écroulé. La note ne proposait pas de réparations! Le lapin que Mario Dumont a tenté de sortir à Jean Charest n’a pas fait le même effet que celui que Jean Charest avait sorti à Bernard Landry au dernier débat des chefs.
Plusieurs questions intéressantes ont été soulevés, mais l’expérience de Jean Charest pour éviter d’y répondre ne nous a pas permis d’avoir des réponses. Jean Charest se lave les mains vis-à-vis des problèmes de santé en disant que c’est la faute à Lucien Bouchard qui a diminué les effectifs. Mario Dumont dit que Jean Charest refuse d’augmenter les possibilités de travail des médecins qui sont prêts à en faire plus. Qui dit vrai. Comme nous a fait remarquer Julie Miville Duchesne, le débat a été rempli de demi-vérités. Un politicien ne conte pas de mensonges, mais dit rarement une vérité complète. Ce qui donne raison à l’adage que les chiffres ont peut leur faire dire n’importe quoi. Et je rajouterais, surtout en politique.
La formule du débat des chefs ne m’a pas excité outre mesure. J’aurais aimé qu’un journaliste intervienne pour synthétiser la question d’un des politiciens et exiger de son vis-à-vis d’y répondre. Sans la présence d’un journaliste pour contrôler le débat, les questions pleuvent, mais les réponses se font rares.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/06/andre-boisclair-vis-a-vis-guy-a-lepage-et-dany-turcotte-a-tout-le-monde-en-parle/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/20/les-politiciens-a-tout-le-monde-en-parle/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/24/maudite-campagne-electorale/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
France Labelle et Dan Bigras du Refuge des jeunes et une recherche de Christian Levac sur les jeunes de la rue
Dans le Journal le Plateau du 28 janvier dernier, nous pouvions lire un article sur le lancement de la recherche de Christian Levac, co-écrit avec France Labelle, directrice du Refuge des jeunes, un organisme qui offre soutient aux jeunes de la rue.
Une statistique qui en dit long, 86% des jeunes de la rue rencontrés lors de cette recherche ont été placés par les services sociaux et se retrouvent à la rue! De quoi questionner le soutien offert aux jeunes en difficultés par notre société.
Dan Bigras y questionne le comportement de la Ville de Montréal. “Alors que les ressources pour les jeunes se trouvent au centre-ville, la Ville de Montréal sort un règlement qui évince les jeunes des parcs et des lieux publics. On a demandé une commission parlementaire sur l’itinérance et ç’a été refusé par Québec.”
Là où je dois apporter un grain de sel est l’interprétation que nous pourrions faire des trois constats du chercheur Christian Levac: les jeunes ont vécu dans des familles instables, ils ont été stigmatisés à l’école ou ont vécu de la violence.
Dan Bigras est l’enfant de deux psychiatres, j’ai personnellement rencontré des enfants de riches commerçants, de professionnels… Et pourtant ces jeunes se retrouvent à la rue.
Dans les trois constats de Christian Levac et de France Labelle, se retrouve un mot très important “ou”. Il ne faut pas généraliser et considérer que les trois constats s’appliquent à tous les jeunes de la rue. Un seul suffit. Reste ensuite la définition que l’on donne à ces constats. Quel est le sens de famille instable? Que s’imagine-t-on quand on lance un tel constat?
On peut être pauvre et très stable. Et l’inverse est aussi vrai. Deux parents professionnels et riches à craquer, de bonne éducation peuvent se garocher des assiettes, se chicaner sans cesse et faire vivre une instabilité émotive à l’enfant.
Être stigmatisés à l’école peut se définir comme un élève en trouble d’apprentissage. Mais cela peut aussi être un élève placé dans une grosse école privée à qui l’on en demande trop. Celui-ci aurait bien réussir dans une école conventionnelle, mais être stigmatisé par une grosse école pour génie à l’autre bout du monde.
Reste maintenant la violence. Un batteur de femmes ou d’enfants est-il nécessairement quelqu’un de pauvre dans un quartier défavorisé? La violence verbale peut aussi se vivre dans différent milieu. J’ai eu l’occasion de rencontrer des enfants élevés dans une violence autant physique que verbale et qui provenait d’une famille très aisée.
Les constats de Christian Levac et France Labelle ne sont pas faux. Mais il faut prendre le temps de les décoder ou de les interpréter comme il se doit. Le jeune artiste, enfant de professionnel peut se retrouver dans la rue si les parents essaient d’en faire un avocat ou un comptable. Il a peut-être juste le goût de jouer quelques notes sur sa guitare. Il y a des jeunes qui vont prendre leur place à partir d’une famille humble d’un quartier défavorisé parce qu’ils sont aimés et acceptés tels qu’ils sont. Il y a des jeunes qui vont se retrouver à la rue même si leur famille vit l’opulence dans de gros quartiers cossus.
Il est trop facile de s’imaginer que c’a arrive juste chez le voisin. L’itinérance, tout comme l’ensemble des phénomènes sociaux, ça nous concerne tous.
Publicité et contreverse, Kia et Pierre C. Bélanger
Le constructeur d’automobiles KIA nous présente une publicité dans laquelle une jolie policière aux cheveux longs et blonds sort de son véhicule de police pour aller embrasser le conducteur qui aurait dû avoir une contravention.
Dans un article paru le 15 janvier dans le Journal de Montréal, le professeur de communication de l’université d’Ottawa, M. Pierre C. Bélanger considère que les critiques qu’a reçues cette publicité ne sont pas justifiées, au contraire dit-il, elle a atteint son objectif: que le nom de Kia roule partout.
Il termine son entrevue avec cette remarque: “C’est sûr qu’il y a toujours les bonnes soeurs de St-Joseph qui sont offensées, mais c’est dans la nature de la pub de provoquer.”
Je suis déçu de voir que lorsque des gens s’indignent contre une publicité, on les traites de bonnes soeurs de St-Joseph. Si ce professeur, malgré qu’il soit reconnu par le Journal de Montréal comme un spécialiste de la publicité et du marketing, enseigne en laissant sous-entendre que la pub doit provoquer et que les réactions des citoyens ne sont pas importantes et non significatives, nous pouvons nous questionner sur le respect que les publicistes ont de la population en général et les limites qu’ils peuvent tolérer dans leur créativité.
Si provoquer et que tout le monde parle de leur publicité est leur seul objectif, nous ne sommes pas sorti du bois. J’aurais espérer qu’une bonne publicité viserait à donner une image de marque aux commanditaires, nous montrer sa crédibilité, attirer l’attention sur ces caractéristiques et, éventuellement, en arriver à augmenter le chiffre d’affaire de l’entreprise.
Un vieil adage disait: en bien ou en mal, pourvu qu’on en parle, c’est ça la publicité. Triste adage. M. Bélanger semble nous le confirmer tristement. Est-ce cette mentalité de gloire instantannée qui motive certains artistes à verser dans le sensationnalisme pour que tout le monde en parle et qu’ils soient vu dans les médias? Certaines vedettes créent toutes sortes de scandales sexuelles et banalisent la sexualité. Provoquer pour que le monde en parle. L’hypersexualisation que vivent nos jeunes n’est-elle pas une conséquence de cette provocation?
Où met-on nos limites en tant que société? Qui va les faire respecter?
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
L’éducation, la santé et le déséquilibre fiscal
Quand on écoute les débats touchant l’éducation et la santé au Québec, en peu de temps on se retrouve à parler du déséquilibre fiscal avec le fédéral. Le Canada devient le bouc émissaire de nos difficultés dans ces deux domaines.
Je ne veux pas nier ou banaliser le déséquilibre fiscal. Mandatons le Premier ministre et son ministre des finances pour régler la fiscalité et les transferts d’argent aux provinces. Cessons de nous déresponsabiliser en mettant tout sur le dos du déséquilibre fiscal.
Il y a des choses à régler en éducation et en santé. La question qu’il faut se poser est pourtant simple. Avec les outils que nous avons en main, que pouvons-nous faire pour améliorer la situation? C’est vrai que des millions qui nous parviendrait d’Ottawa pourrait augmenter l’inventaire des solutions possibles. Mais dans l’instant présent, ces millions ne sont pas là. Nous avons une responsabilité de faire du mieux que l’on peut avec ce que l’on a.
En tant que bon père de famille, si on me demande qu’est-ce que je fais pour éduquer mes enfants et que je réponds que si mon patron me donnait une augmentation je pourrais régler l’éducation de mes enfants, je me déresponsabilise vis-à-vis mes enfants qui attendent que je passe à l’action, que je leur montre une direction à prendre. Au lieu de regarder ce que je peux faire dans l’instant présent, je fuis dans un futur incertain et je tente de mettre ma responsabilité dans les mains des autres. J’accuse les autres de mon incompétence à prendre le pouvoir sur ce que je peux changer aujourd’hui.
Un jour, je l’aurais mon augmentation de salaire. Ce jour-là, mes enfants auront peut-être quitté la maison. Cet argent servira à autre chose. Mes actions doivent demeurer concrètes et enracinées dans le présent avec une vision sur le futur.
En rapport avec ma réflexion, je pose la question. Je fais l’inventaire des solutions possibles avec ce que j’ai. Je peux consulter pour augmenter cet inventaire. Je priorise les actions possibles. Et finalement, je mobilise mon entourage pour passer à l’action. Les gens qui participeront ou subiront mes actions doivent comprendre où je m’en vais et pourquoi je pose ces gestes. Un vrai leader va définir une vision et pouvoir mobiliser son monde.
Un changement social débute par sa base. De la plus petite cellule de la société vers la plus haute. L’inverse, n’a jamais fait ses preuves. Mais il y a une résistance dans notre société qu’il faut vaincre. Si un enseignant veut proposer des changements, s’il se heurte à une administration qui s’en lave les mains et qui dit qu’on ne peut pas parce qu’en haut ils veulent autre chose, l’énergie nécessaire pour obtenir un changement dans une classe ou une école sera anéantie par cette résistance. Une autorité compétente doit être ouverte au changement, à l’écoute des besoins de ses employés.
Je me souviens d’avoir vu une photo des Japonais à la fin de la deuxième guerre mondiale. Un pays dévasté par les bombes, sans argent. Dans l’inventaire de ce qu’ils possédaient, une chose n’avaient pu être détruite par les bombes. La volonté de rebatir leur pays. Sur cette photo, j’ai vu des Japonais devant une locomotive renversée. Des centaines et des centaines de Japonais. Ils avaient tous une corde dans les mains. Ensemble ils ont tiré pour remettre cette locomotive sur ses rails. C’est vrai que s’ils avaient eu de l’argent provenant d’un déséquilibre fiscal, ils auraient pu louer une grue pour faire ça plus facilement. Mais même sans argent, ils nous restent encore nos deux bras. Et cette locomotive peut revenir dans le droit chemin.
C’est impressionnant de voir une locomotive être levé par la seule force de l’homme. L’éducation et la santé sont nos locomotives que nous devons remettre debout. Ne nous laissons pas décourager par ce qu’il nous manque. Regardons plutôt ce que nous pouvons utiliser.
Les Québécois sont un peuple ingénieux. Prouvons-le. Mettons-nous à l’action. La seule chose qu’il nous faut c’est un leader pour nous dire où attacher nos cordes et nous donner une direction pour tirer.
L’Agence Science-Presse fait son entrée dans le magazine Reflet de Société
Il existe plusieurs agences de presse. Leur mandat est de fournir des textes préparés d’avance sur différents sujets. Un média ne peut fournir des journalistes pour couvrir tous les sujets à travers tous les pays de notre planète. Cela permet donc de publier des nouvelles sur des sujets pointus ou difficilement accessible pour un média conventionnel.
Pour n’en nommer que quelques unes, agence France-Presse (AFP), Presse Canadienne (PC), Reuters, Associated Press (AP), Agence Science-Presse. C’est ce qui explique les abréviations que nous voyons au début du texte. Cela donne la référence de l’article. C’est aussi ce qui explique que nous pouvons retrouver exactement le même texte dans deux médias différents.
Pour avoir accès à ces textes, libre des droits d’auteur, il faut payer une cotisation à l’agence de presse. Reflet de Société a décidé l’an dernier d’adhérer à l’Agence Science-Presse. Cette agence de presse se spécialise dans la vulgarisation de nouvelles scientifiques. Vous avez pu voir les premiers textes de l’Agence Science-Presse trouver leur place dans le numéro de décembre de Reflet de Société.
Ces petites capsules étaient fort intéressantes et d’intérêt pour les fidèles lecteurs de notre magazine d’information et de sensibilisation. L’agence Science-Presse nous fait parvenir 8 à 10 textes par semaine. Quand j’ai décidé de publier quelques capsules de l’Agence Science-Presse, ayant été membre depuis plus de 6 mois, j’avais devant moi plus de 25o textes! Le choix a été difficile.
En même temps, j’étais attristé de voir tous ces textes qui ne trouverait pas leur espace pour être publié et lu. J’ai donc décidé d’inclure l’ensemble de ces textes dans les archives électroniques de notre magazine. Cela va permettre une meilleure diffusion de cette information qui saura plaire à tous.
Scientifiquement vôtre et bonne lecture.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
Les Débrouillards et Explorateur, les invités de février pour la chronique «À la découverte des magazines d’ici»
Les Débrouillards, 25 ans. Les Explorateurs, 5 ans. Deux magazines pour aider nos jeunes et nos ados à s’initier à la science. Leur fondateur, Félix Maltais, racontera la création de ces deux magazines dans la chronique «À la découverte des magazines d’ici» du magazine Reflet de Société.
M. Maltais nous parlera des différentes anecdotes qui ont parsemé la feuille de route de ces deux magazines. Émission de télévision, pages dans des quotidiens, animation dans les écoles, camp… Ce ne sont pas les belles histoires qui manquent.
Les magazines Les Explorateurs et Les Débrouillards établissent une relation étroite avec les enfants. Il reçoit son magazine à son nom. L’enfant alimente la famille sur les questions scientifiques. “Savez-vous que…” s’amusera-t-il à vous dire. Cela l’incite à aimer la lecture, tout en découvrant le monde qui l’entoure.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/20/a-la-decouverte-des-magazines-dici-quebec-science/
Violence à l’école et éducation de nos jeunes, nouvelle chronique d’Égide Royer dans Reflet de Société
Une nouvelle chronique pour le magazine d’information et de sensibilisation Reflet de Société. À compter du 1er février, le psychologue Égide Royer fera partie de l’équipe.
M. Royer intervient directement sur le terrain avec des jeunes dans les écoles. Il est régulièrement confronté à des jeunes violents, qui ont des troubles de comportement.
M. Royer a un langage clair et direct. Il ne passe pas par 4 chemins pour expliquer comment intervenir auprès des jeunes. Nous avons tous notre part de responsabilité dans l’éducation d’un jeune. C’est pourquoi nous avons invité M. Royer à prendre part à nos débats de société sur ce thème qui préoccupe autant les parents que les enseignants.
M. Royer saura animer le débat et apporter des pistes de solutions. Les lecteurs pourront commenter et faire parvenir leurs questions en commentant les articles publiés sur le site Internet www.journaldelarue.com
Édige Royer est psychologue et professeur titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval. Il est aussi auteur de Comme un caméléon sur une jupe écossaise et Chuchotement de Galilée: permettre aux jeunes difficiles de réussir à l’école.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/21/les-jeunes-en-cheminement-particulier-et-lecole/
Les jeunes en cheminement particulier et l’école
Un jeune de 14 ans. Il a un problème de mathématique qu’il ne peut résoudre. Il est en Secondaire I et en cheminement particulier. Sa mère ne réussi pas à l’aider dans son devoir de mathématiques. Je les croise. Il me demande un coup de main.
Et pourquoi pas. Faire des devoirs avec un jeune est un instant privilégié pour faire un peu de relation d’aide. On peut pratiquer la patience, la persévérance, l’écoute… Ce ne devrait pas être trop compliqué. Après tout, j’ai 22 ans de scolarité, un DEC en Sciences pures et appliquées incluant les mathématiques 303 (3e cours du calcul différentiel et intégral). J’avais fait ce cours seulement parce que c’était le cours supposément le plus difficile de mathématiques au cégep. J’ai fait carrière en biochimie alimentaire. Suivi d’une carrière de 5 ans dans l’aviation avec tous les cours d’aérotechnique et d’aéronautique. Tout ça pour dire que le petit problème de mathématique de Secondaire I d’un élève en cheminement particulier ne devrait pas m’effrayer. Ayant été instructeur dans l’aviation et enseignant en travail social, ma capacité de lui enseigner les notions de base ne devrait pas être un problème non plus.
Il me présente sa feuille. Un exercice de défactorisation. Il faut ensuite trouver le plus petit multiplicateur commun et le plus grand dénominateur commun ou quelque chose du genre. Wow! Une chance qu’il est en Secondaire I et que j’ai fait 22 ans d’études. Heureusement que le jeune se souvenait comment défactoriser et que cela m’a permis de comprendre le restant du problème. Sinon je devait donner ma langue aux chats.
Nous avons des jeunes qui sont bons à l’école et qui mangent des sciences et des mathématiques. Un peu comme il existe des personnes qui mangent de la viance. Qu’on leur en donne. Il y a d’autres jeunes qui sont différents. Comme s’ils étaient végétariens, ils mangent autre chose. Alors pourquoi ne pas leur donner leurs légumes. Au lieu de les mettre dans des classes de cheminement particuliers et de tenter de leur taper sur la tête pour essayer de leur apprendre à défactoriser des nombres, pourquoi ne pas leur enseigner des sujets qui vont les intéresser et dans lesquels ils vont possiblement exceller.
Exemple; plomberie, électricité, menuiserie, soudure, mécanique, informatique, faire la cuisine… Des matières plus concretes pour eux, plus compréhensibles. Je suis désolé, mais je ne connais pas beaucoup de monde qui se dépannent dans la vie avec la défactorisation. Mais avec un peu de métiers de base, ces jeunes vont pouvoir se débrouiller dans leurs appartements, peut être y trouver un champ d’intérêt qui va les passionner.
Il y a des notions de base que tous les jeunes devraient apprendre. Lire, écrire, compter. Les plus motivés et intéressés peuvent aller plus loin. Ne les freinons pas. Pour ceux qui ne savent pas quoi faire de la factorisation des nombres, qu’on arrête de s’entêter à vouloir leur bourrer le crane.
Dans ce genre de devoir on envoit le signal aux jeunes que l’école ce n’est pas pour lui. Qu’il est mieux de continuer à être turbulent. Parce qu’il ne comprend rien et qu’il ne comprendra jamais rien. On envoie aussi le signal à ses parents qu’ils sont incompétents à l’aider dans la défactorisation des nombres et qu’ils sont de mauvais parents. On met, autant le jeune que ses parents en crise. En perpétuel conflit.
Pourquoi ne pas avoir du plaisir à accueillir ce jeune dans la fierté qu’il aurait à nous montrer sa première cabane à oiseaux qu’il a construit lui-même. La relation de ce jeune avec ses parents seraient tellement différente.
Ronald McDonald se fait sortir des écolesDans le Journal de Montréal du 21 novembre, un article de la Presse Canadienne nous rapporte que le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick vient de bannir le clown Ronald McDonald des écoles primaires. Il y faisait la promotion de la bonne forme physique et d’une saine alimentation. Message contradictoire dit-on.
Je croyais que la publicité destiné aux enfants étaient proscrites? Si c’est le cas, comment se fait-il qu’on ait laissé entrer Ronald McDonald dans les écoles primaires?
Est-ce que la conscience sociale commence à mettre des limites dans les abus et la propagande? Ce vent de nouvelle conscience sociale va-t-il se rendre, plus près de nous, jusqu’à Loto-Québec en rapport avec le jeu compulsif?
Implication sociale de l’entreprise privée
Notre organisme, le Journal de la Rue, recevons régulièrement des stagiaires. Toutes sortes de stagiaires. Cela nous demande du temps, de l’encadrement, répondre à toutes sortes de questions.
Nous considérons qu’il est important de s’impliquer auprès de stagiaires. Le temps qu’il passe chez nous leur permet d’être plus expérimenté lorsqu’ils arriveront sur le marché du travail.
Il existe une série de stages pour les jeunes du Cegep et de l’université. Pour ces jeunes, l’industrie est volontaire pour les aider et les recevoir. Ce sont des finissants, des jeunes qui sont disponibles à être engagé et qui ont des connaissances dans le milieu de travail qu’ils ont choisi.
Nous accueillons aussi des étudiants du secondaire. Certains ont encore quelques années à faire avant de terminer leur secondaire. Des jeunes, souvent en stage d’observation. Ils ne savent pas encore dans quels cours et quels métiers les intéressent.
Cette semaine, nous avons une de ces stagiaires en comptabilité. Si le stage est conclant, elle va commencer ses cours en janvier prochain. Elle était très reconnaissante de l’avoir accepté chez nous. J’étais surpris de tant de reconnaissance. Elle me mentionne que nous étions le 56e endroits où elle avait demandé de faire son stage. Tous les autres l’avaient refusé. Pas le temps de s’embêter avec une stagiaire.
J’ai été surpris de tous les échecs précédents. Je la félicite pour sa persévérance et sa tenacité. 55 refus en ligne en aurait découragé plus d’un. Je suis déçu cependant que peu d’entreprises soient volontaires pour s’impliquer auprès de nos jeunes.
Comme disent les Africains, ça prend un village pour élever un enfant. Si un jeune veut devenir forgeron, il doit voir comment celui-ci fait son travail. Par l’observation, nous pouvons communiquer une partie de notre savoir à la prochaine génération. Et l’observation est un excellent outil pédagogique pour des jeunes qui ne réussissent pas toujours par les moyens scolaires traditionnels.
Que pouvons-nous faire diminuer la consommation des jeunes, les gangs de rue, le suicide, la violence…? S’impliquer auprès des jeunes. S’impliquer comme un père de famille le ferait avec ses propres enfants. Être présent comme un citoyen responsable et fier de la société dans laquelle il vit.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/02/donner-aux-autres-apprendre-sur-soi/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/les-differentes-facettes-du-benevolat/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/le-benevolat-un-tremplin-pour-le-travail/
Chercheurs et grands spécialistes dans les colloques pour les intervenants
Il y a quelques jours, j’ai participé à un colloque sur la prévention de la criminalité et des gangs de rue. Très intéressant en ce qui me concerne. J’ai réussi à tirer mon épingle du jeu
Il y a eu plusieurs intervenants intéressants à rencontrer. Certains que je n’avais pas vu depuis plusieurs années. Une belle occasion d’échanger sur nos pratiques.
Pendant certaines conférences, ennuyantes à mourir, mon esprit se met à penser à toutes sortes d’idées que je m’empresse à noter sur un calepin. Les conférenciers, même mauvais, stimulent ma créativité.
Je dois faire un constat sur la qualité des conférenciers qu’on nous sert pendant certains colloques. La majorité des conférenciers étaient des chercheurs, de grands spécialistes en provenance de presque tous les pays du monde. J’ai divisé leur participation en 3 mouvements pour juger de leur pertinence à un colloque.
1- Je suppose que toutes ces personnes sont d’imminents chercheurs et qu’ils sont capables de nous sortir une étude complète en 600 pages. Je ne ferais pas un débat sur la qualité de leur travail. Je suppose que si on a décidé de les inviter dans comme conférencier, cette brique de 600 pages doit être intéressantes et cohérentes.
2- La capacité de synthèse du chercheur. En supposant qu’ils ont un excellent recueil de 600 pages, est-ce que le chercheur peut me faire une conférence de 15 minutes et synthétiser cette information en quelques pages cohérentes et pertinentes? Sur ce point, aussi imminent soit-il en tant que chercheurs, plusieurs ont une capacité très restreinte de synthèse.
3- La capacité de communiquer à un auditoire leur synthèse d’une façon intéressante et attrayante.
Quand je ressorts de ces colloques, je me demande toujours combien a pu coûter un imminent chercheur que l’on fait venir de l’autre bout de la planète?
Et j’ai une question qui me donne encore plus le mal de ventre. Il arrive régulièrement qu’à ces colloques ont demande à des gens qui sont plus près du terrain de prendre la parole. Si on a des budgets pour ces imminents spécialistes qui ne savent pas comment communiquer leur savoir, pourquoi quand arrive le tour des intervenants du communautaire les budgets ont tous fondus et qu’il ne restent plus rien?
Les gens qui ont une pratique plus près du terrain n’ont pas nécessairement une plus grande capacité de communiquer. Encore une fois, il faut faire des choix cohérents pour le bien-être des gens qu’on veut éduquer et instruire.
Certains ont mérité d’être entendu, d’autres ont été des déclencheurs pour que mes idées remontent et noircissent les feuilles de mon calepin. Pour certains organisateurs, les diplômes sont gages de réussite pour une conférence. En ce qui me concerne, c’est à ces fruits que l’on reconnaît l’arbre.
Le ministre de l’Éducation Jean-Marc Fournier explique sa réforme
Les enseignants ne soutiennent pas la réforme du Ministre Fournier. Voilà que Jean-Marc Fournier veut écrire aux parents pour leur faire comprendre les bienfaits de la réforme.
Je suis obligé de revenir dans le passé. Mon grand-père, né en 1909 a été à l’école au maximum jusqu’en 11e année. Même chose pour mon père né en 1933. C’est donc dire que ces deux personnes ont été à l’école avant le début de toutes les réformes scolaires.
Mon grand-père et mon père savaient écrire, compter, lire. Ils aimaient la langue française. Il n’était pas rare d’assister, le dimanche après-midi, à des débats sur l’ortographe. Des débats où l’on retrouvait le dictionnaire au milieu de la table de discussion.
En plus de maîtriser le français et les mathématiques, ils parlaient latin, connaissaient leur histoire, non seulement celle du Canada, mais celle de la mythologie grecque. Ils avaient appris le petit cathéchisme par coeur. Je pouvais donner à mon père le numéro de la question et il me récitait la question et la réponse! Sans compter les cours d’algèbre, de géométrie et de bienscéance pour être un bon citoyen.
Ce par coeur est-il important dans nos vies? La capacité de mémoriser de mon père, il l’a transposé dans son travail. Il était pompier à la Ville de Montréal. Il connaissait toutes les rues de Montréal, où elles commençaient et où elles finissaient, celles qui étaient à sens unique. Même les lieux et les noms des ruelles!
Une 11e année, ça équivaut à quoi aujourd’hui? Un Secondaire IV ou un secondaire V? Si je compare les finissants du secondaire, est-ce que leurs connaissances sont supérieures à ce que mon père et mon grand-père ont réalisé? Pas sûr. Vraiment pas sûr. Parce que peu d’étudiants terminent et savent écrire. Ils ne savent plus compter sans calculatrice. Je ne suis même pas convaincu que le terme «table d’addition et de multiplication» existe encore. La mémoire de nos jeunes se limitent très souvent aux 5 prochaines minutes.
C’est vrai que notre système d’éducation avait besoin d’une réforme. Le latin et le petit catéchisme n’ont plus leur place dans nos écoles. Nous n’avions qu’à remplacer ces cours par d’autres, plus actuel.
Quand je compare les résultats sur différentes générations, je suis déçu de nos ministères de l’éducation. Nous pourrions dire que 40% des jeunes décrochent de notre système d’éducation? Faux! Nous pouvons dire, qu’en tant que société, nous ne réussissons à scolariser que 60% de nos jeunes. Nous avons un problème. Un grave problème.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/la-reforme-et-le-francais-derapage/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
La réforme et le français; dérapage?
Un témoignage intéressant paru dans L’actualité du 15 octobre. «Une suppléante se vide le coeur». J’y ai appris les nouvelles normes du français. Un adjectif ne s’appelle plus un adjectif, mais «noyau du groupe adjectival».
D’une part, la directrice qui avait engagé la suppléante ne savait même pas la nouvelle appellation des adjectifs. Comment peut-on aider un suppléant, quand on ne parle déjà plus le même langage?
Mais le problème que je vise ici, n’est pas la directrice. Cette rupture de communication entre la directrice et la suppléante, elle vient de cette fameuse réforme. La dernière ou l’une des dernières. Parce que j’entends parler de réforme depuis des décennies. Et il semblerait que rien ne se soit amélioré d’une réforme à l’autre.
Je suis auteur et rédacteur en chef. À la lecture de cet article, j’appréhende maintenant le jour où je vais engager un journaliste qui ne saura pas ce qu’est un adjectif et qu’il me parlera d’un «noyau du groupe adjectival»!
Désolé, mais ça sera une raison pour ne pas l’embaucher. Je dois être capable de communiquer avec mes employés! Je me considère très avant-gardiste. Mais il semble que sur certains points je suis vieux jeu et conservateur. Un adjectif, c’est un adjectif. En quoi cela peut aider un jeune de tenter d’apprendre que c’est un «noyau du groupe adjectival»?
Pire, il y a le décrochage des parents dans l’aide qu’ils peuvent apporter à leurs enfants. Tant que ceux-ci apprennent des matières de base, le parent peut donner un coup de main. Arrive un jour où le parent, dépassé par les notions ou connaissances à maîtriser, ne peut plus aider l’enfant. Après tout, ce ne sont pas tous les parents qui ont fait du «calcul différentiel et intégral». Et c’est bien correct ainsi.
Mais là, en changeant des termes de bases, connu d’à peu près tout le monde, le parent risque de décrocher beaucoup plus rapidement.
Ces fichues réformes scolaires, ça me rappelle ce que nos gouvernements ont fait aux Inuits. Dans les années 60, le fédéral les envoyaient apprendre l’anglais et ils n’avaient plus le droit de parler Inuktitut. Question de les assimiler. Ensuite, dans les années 70, le provincial veut reprendre ses droits dans le Grand Nord et exige que l’école se passe en français. Cela donne comme résultat, un grand-parent qui ne parle qu’Inuktitut, un parent qui parle anglais et Inuktitut et un enfant qui parle français et Inuktitut. Vous croyez peut-être que tout ce beau monde réussit à se comprendre en parlant Inuktitut. Pas toujours. Non seulement parce que certains ont perdu leur Inuktitut en fréquentant les écoles fédérales, mais aussi parce que l’Inuktitut parlé se laisse influencé par la langue seconde apprise!
L’objectif initial de cet exercice avec les Inuits étaient de les assimiler et de faire disparaître une culture. Quel est l’objectif du ministère de l’Éducation avec ses réformes bizaroïdes? Avait-il une direction précise avant de déraper?
En ce qui me concerne, je resterais fidèle aux adjectifs. Désolé pour les réformistes.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/30/le-ministre-de-leducation-jean-marc-fournier-explique-sa-reforme/
Les écoles, la publicité et nos taxes
Des cahiers spéciaux dans les journaux, des pages de publicité dans des magazines, des commerciaux à la radio et à la télévision, même de grands panneaux routiers pour annoncer les qualités de certaines écoles.
Ces écoles font de la publicité pour attirer plus d’étudiants. Plus d’étudiants peut vouloir dire être plus difficile sur les examens d’admission et aller chercher les meilleurs étudiants. C’est aussi s’assurer de remplir l’école pour aller chercher le maximum de subvention du gouvernement.
Finalement, c’est avec nos taxes que ces écoles font de la publicité pour remplir leur école. Moi qui était content d’envoyer des impôts au gouvernement pour assurer une bonne éducation à nos jeunes. Pas pour de la publicité pour que les écoles se vantent d’être les meilleurs.
Avec ce budget de publicité, je suis convaincu que les directeurs d’école et les professeurs ont plusieurs listes de matériels à acheter qui seraient très utiles à nos jeunes. Et peut-être un restant de budget pour le para-scolaire qu’on coupe par manque de budget!!!
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