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Le crime organisé et les danseuses nues
Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.
On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.
Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligées de se prostituer.
Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?
Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.
Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?
Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
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La Gazette des femmes dans la chronique “À la découverte des magazines d’ici”
Pour son numéro de février, le magazine Reflet de Société vous présente la Gazette des femmes dans sa chronique “À la découverte des magazines d’ici”.
Cette présentation n’est pas étrangère à la célébration de la Journée de la femme qui aura lieu le 8 mars prochain.
Après avoir présenté Québec Science, Protégez-vous, la Revue Notre-Dame (RND), Les petits débrouillards, Pomme d’Api, Les explorateurs, J’aime lire, Le Mouton Noir, Géo Plein Air et Urbania, la chronique “À la découverte des magazines d’ici” va possiblement tirer sa révérence.
Si vous avez des propositions à nous faire parvenir pour une continuité de cette chronique ou si vous avez une position à prendre, c’est le temps de le faire.
Richard Martineau et le sexe
Richard Martineau, le 3 avril dernier dans sa chronique “Franc-parler”, nous donne sa version des faits dans l’histoire de Julie Dorval, cette femme de 31 ans qui a eu des relations sexuelles avec un garçon de 12 ans. Même si Richard Martineau fait attention pour mentionner qu’il ne veut pas encourager la pédophilie et que cela demeure un crime punissable, il nous parle de ses fantasmes d’adolescent d’avoir des relations sexuelles avec des femmes de 20 ou 30 ans.
Richard Martineau a tout de même réussi à me choquer dans son questionnement et ses affirmations. “Une femme de 30 ans qui fait l’amour à un adolescent, est-ce aussi grave qu’un homme de 30 ans qui fait l’amour avec une adolescente? Cela a-t-il les mêmes conséquences? Après tout, pour qu’il y ait relation, il faut qu’il y ait érection, donc plaisir, donc consentement…”
Pour soutenir de telles affirmations, Richard Martineau fait référence à ses montées de testostérone de son adolescence et sur son tripe de baiser Deborah Harry. Tentons d’être plus objectif. D’un côté, quand une femme se fait abuser et violer, il peut y avoir plaisir sans avoir de consentement. Cela fait parti de la problématique des femmes abusées. Certaines prennent conscience qu’elles ont été abusé que des années après les événements. Même chose pour un homme. Ce n’est pas parce qu’il y a érection qu’il y a consentement, ce n’est pas parce qu’il y a plaisir qu’il y a consentement.
L’agresseur peut prendre un certain temps pour séduire sa victime. C’est rarement une agression physique et déplaisante. L’agresseur “courtise” sa victime et peut en prendre le contrôle de différentes façons. Dans certains cas, l’agresseur utilise alcool ou drogue pour faciliter le “contrôle” de la victime. Il ne faut pas banaliser le traumatisme d’une agression lorsque la victime ne sait plus si elle avait été conscentante ou non.
Dans le cas de Julie Dorval, le jeune est un ami de sa fille. Il y a ici un rapport d’autorité. C’est la mère d’une amie, elle représente l’autorité quand il est chez elle. C’est Julie Dorval qui doit dire ce qui est correct et ce qui ne l’est pas. Est-ce que Julie Dorval aurait accepté des soirées avec de l’alcool, pas dans le but d’encadrer des jeunes dans leur comportement vis-à-vis l’alcool, mais dans un objectif d’être cool avec le jeune et tranquillement de se rapprocher de lui? Son autorité vis-à-vis ce jeune pouvait-il être aveuglé par ses besoins sexuels? Qu”enseigne-t-on à ce jeune? Quand tu veux avoir des permissions de l’autorité ou des adultes, tu couches avec et tu peux avoir tout ce que tu veux!
De plus, que savons-nous de la fille de Julie Dorval? Imaginons qu’elle aurait eu le goût de sortir avec ce jeune. La mère devient-elle sexuellement en compétition avec sa fille? Et que dire si le jeune est homosexuel?
Sachez M. Martineau que la majorité des agressions sont non violentes et ont été faites par des personnes connues de la victime. On ne peut généraliser en disant que toutes les femmes sont des victimes, pas plus qu’on peut dire que tous les hommes qui ont une relation sexuelle sont consentant et heureux de ce qu’il leur arrive.
Finalement M. Martineau, je vais prendre une image tout aussi choquante que celle que vous nous offrez. Fermez les yeux quelques instants. Imaginez-vous à l’âge de 12 ans. Imaginez une femme avec qui vous ne voudriez, malgré votre testostérone d’adolescent, sous aucun prétexte avoir une relation sexuelle. Le parfait contraire de Deborah Harry. Cette femme prend un fusil et le met sur votre tempe. Elle vous déshabille et commence à vous caresser. Seriez-vous capable de ne pas avoir d’érection? Toujours avec le fusil sur la tempe, bandez comme un cheval, elle vous demande de lui faire l’amour. Au moment de l’éjaculation peut-on dire que vous avez eu du plaisir? Peut-on dire que vous avez été consentant parce que vous avez bandé et eu du plaisir?
Est-ce que tout cela explique la difficulté qu’un homme pourrait avoir d’aller au poste de police pour faire un rapport contre une femme qui l’aurait violé. En considérant que les hommes doivent être plus fort, que ça doit lui faire moins mal qu’à une femme… avec ce genre de préjugés, nous avons une réalité: les hommes consultent moins que les femmes et se suicident plus qu’elles.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/26/richard-martineau-la-pedophilie-et-le-sexisme/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé
On annonce une émission des Francs-tireurs qui portera sur la prostitution. Ayant déjà écrit beaucoup sur le sujet, je décide d’écouter cette émission animé par la nouvelle équipe Richard Martineau et Patrick Lagacé.
Même si ce n’était pas la raison de ma présence devant mon téléviseur, l’émission débute avec Mario Dumont et Patrick Lagacé. J’ai admiré le travail et la présence de Patrick Lagacé. Une excellente recherche au préalable a permis à Patrick Lagacé de poser les bonnes questions. Après que la question était lancé, Patrick Lagacé laisse son invité se démener avec, ce qui permet au téléspectateur de se faire une idée de la vision et de la philosophie de l’invité.
En ce qui concerne le sujet qui m’intéressait, la prostitution débattu entre Maria Mourani et Richard Martineau, désolé, je n’ai aucune félicitation à faire à Richard Martineau. Un spectacle style “derby de démolition”, il passe d’un sujet à l’autre, coupe son invité pour faire son spectacle… Ce n’est pas le genre de débat que je trouve intéressant. Ça n’aide en rien la réflexion sur la légalisation de la prostitution et cela ne fait qu’entretenir une série de préjugé sur la question.
J’airais préféré que ce soit Patrick Lagacé qui reçoive Mme Mourani. Richard Martineau compare la légalisation de la prostitution avec le débat sur la légalisation des drogues, de l’alcool et du jeu. Pourtant il n’y a rien de comparable. En ce qui concerne la drogue, l’alcool et le jeu, on parle d’un individu qui a une attirance envers un produit. Pour la prostitution, la grande différence est que le produit est un être humain. On ne peut mettre sur le même pied d’égalité un 40 onces de rhum à la régie des alcools avec une femme que l’on met dans une vitrine.
Grosse généralité de Richard Martineau quand il lance que tout le monde fume du pot! C’est vrai que beaucoup de gens en consomme, mais cela demeure une minorité. M. Martineau extrapole et lance des affirmations gratuites pour faire son spectacle.
Autre jugement lancé par Richard Martineau, “la Mafia ont un code d’honneur, ils règlent ça entre eux”. Est-ce à dire que Richard Martineau n’a pas entendu parlé des juges et des avocats qui ont été tué ou enlevé par la Mafia? C’est vrai que la Mafia tue moins gratuitement que des gangs de rue qui tire partout, mais n’en demeure pas moins qu’ils sont des criminels prêt à tuer toutes personnes, en poste d’autorité ou non, qui se mettent en travers de leur chemin.
Fort peu probable que le citoyen ordinaire se fasse harceler par la Mafia. Mais ils vont infiltrer le pouvoir, la politique, le commerce, la police… D’une façon indirecte, nous subissons l’influence de la Mafia.
Autre généralité de M. Martineau quand il parle de Stella, un organisme qui représente des personnes qui se prostituent. C’est vrai que cet organisme se bat pour des changements de règlementation et qu’on cesse le harcèlement envers les personnes prostituées. D’une part, cet organisme représente combien de personnes qui se prostituent? D’autre part, Stella n’est pas d’accord avec la légalisation de la prostitution que Richard Martineau voudrait avoir. Entre autre, contrairement à Richard Martineau, ils ne veulent pas subir d’examen médicaux et ne subir aucune ingérence de l’autorité dans la prostitution. Très différent de ce la légalisation à la Martineau.
J’aurais tant préféré que cette entrevue avec Maria Mourani se passe avec Patrick Lagacé. Cela aurait permis de faire un vrai débat.
Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/trois-prostituees-nous-parlent/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Wal-Mart accusé de discrimination
Dans son édition de La Presse du 7 février dernier en page 26 nous pouvons lire un petit article (vraiment tout petit), sur Wal-Mart. Un tribunal de San Francisco donne le feu vert à un recours collectif contre Wal-Mart au nom de 1, 5 million de femmes qui accusent Wal-Mart de discrimination. Wal-Mart paierait moins les femmes que les hommes, à poste égal, et de leur donner moins de promotions.
Pourquoi je ramène cette information sur mon blogue. D’une part, cela en ferait le plus grand procès en recours collectif de l’histoire judiciaire américaine. D’autre part, Wal-Mart se pette les bretelles avec toutes sortes de publicités et de conférences de presse sur le fait qu’il achète au Québec, qu’il est beau, qu’il est fin…
Wal-Mart a fait et fait encore de grandes conneries. Dont celle-ci qui est publié en tout petit en page 26 de La Presse. Est-ce que les conneries d’une entreprise ne mériteraient pas une couverture proportionnelle à la somme des visibilités que cette entreprise peut se payer?
Quand une vedette connue de tous fait une connerie et se fait prendre, on la met à la une parce qu’elle est connue. Si la connerie avait été faite par Monsieur ou madame tout-le-monde, la connerie n’aurait même pas été publié. Qu’on fasse de même avec ces entreprises qui ont les moyens de distraire l’opinion publique avec leurs grandes pages de publicité.
Je profite de mon blogue pour souligner que Wal-Mart est accusé de discrimination envers 1,5 millions de femmes. Le petit reportage du quotidien La Presse du 7 février est déjà dans le bac à recyclage. En soulignant cette nouvelle, j’espère lui donner une vie, une permanence auprès des citoyens Internautes.
P.S. La même nouvelle se retrouvait aussi dans le Journal de Montréal en page 45. Une nouvelle fournit par Agence Presse, c’est ce qui explique pourquoi nous retrouvons exactement la même nouvelle dans deux médias.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/wal-mart-la-madame-est-pu-contente-pantoute/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/10/wal-mart-veut-sacheter-une-conscience/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/13/wal-mart-un-bon-employeur/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables
Hier un blogue sur notre policier raciste avec une chanson sur Internet, aujourd’hui, le cas André Drouin d’Hérouxville. Moi qui ne voulait pas parlé des accommodements raisonnable!
Au départ, quand j’ai lu dans La Presse que l’équipe de Guy A. Lepage cherchait André Drouin pour l’inviter à l’émission Tout le monde en parle, j’ai été déçu. Tout le monde le passait déjà en entrevue. Pourquoi faire comme tout le monde? C’est après avoir regardé l’émission que j’ai compris la différence. Parce que l’émission Tout le monde en parle… différemment. D’une part, la présence de Jacques Proulx de Solidarité rurale a permis de mettre en contexte la présence d’André Drouin. D’autre part, l’émission Tout le monde en parle, c’est un peu comme une drogue. Cela fait ressortir et amplifie une partie de ce que nous sommes. Si notre discours est cohérent et bien fondé, il va se véhiculer encore plus et mieux. Si notre discours est décousu et ne tient pas la route, tout le monde va pouvoir se faire une bonne idée de la situation.
Je ne doute pas des bonnes intentions d’André Drouin. Mais d’affirmer qu’à Hérouxville on ne peut lapider une femme, est-ce à dire qu’on peut les tuer avec un couteau mais pas avec une roche? Affirmer que l’on doit manger du cochon dans sa ville, n’est-ce pas de l’ingérence dans nos assiettes? Le code de vie adopté par les conseillers tels André Drouin est basé sur un racisme qui mérite d’être dénoncé.
Je suis déçu que les gouvernements, autant provincial que fédéral, ne soient pas encore intervenu dans cette affaire. On ne peut laisser une municipalité interférer dans des lois qui ne sont pas de leur ressort. On ne peut laisser une municipalité maltraiter notre relation avec les immigrants de la sorte sans réagir.
Il y a distorsion de la définition de la démocratie à Hérouxville. Je me souviens d’une phrase d’une ancienne présidente de notre organisme en ce qui concernait la démocratie. Avec notre projet Café-Graffiti, nous éduquons des jeunes marginaux, souvent en apprentissage de la communication, à prendre position sur le devenir de l’organisme. Ces jeunes ont souvent tendance à exclure les autres jeunes. Ils s’approprient les lieux et en deviennent les seigneurs. Et je cite notre ancienne présidente: “Nous représentons les jeunes qui fréquentent le Café-Graffiti ainsi que ceux qui devraient le fréquenter”.
Une telle citation change la couleur de la démocratie souvent totalitaire des seigneurs en poste. En tant que gardien de la mission d’un organisme communautaire, cela nous permet de rester ouvert à de nouvelles fréquentations et aux autres groupes.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/03/les-accommodements-raisonnables/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur Tout le monde en parle.
Les accommodements raisonnables, un policier et une chanson
Je m’étais promis de ne pas aborder ce sujet. Ni les accommodements raisonnables, ni cette chanson raciste que le policier à écrite. L’ensemble des commentaires que j’ai lu sur le sujet me force cependant à prendre quelques instants pour commenter cet événement.
L’ensemble des commentaires du public semble donner raison à ce policier. “Il a fait la chanson sur son temps.” “Question de liberté d’expression, il n’est pas dans le tort.”
Son employeur, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) semble être du même avis. Il ne l’a pas fait sur le temps de la compagnie et il n’a pas utilisé le matériel du SPVM, donc pas de réprimande et pas de problème, on ferme les yeux et on oublie cette histoire.
Personnellement, je vis un gros malaise dans cet événement. D’une part, tout le monde s’entend pour dire que la chanson est raciste. Le monsieur est policier. Si je suis un immigrant et que je me fais arrêter par ce même monsieur, est-ce possible que je me questionne sur son intégrité et son impartialité?
Un policier représente la justice et la loi. Je dois m’attendre à un minimum de neutralité et d’objectivité. Un policier peut-il être raciste? Sommes-nous raciste seulement à la maison sur notre temps? Est-ce que le simple fait de mettre un uniforme nous enlève notre côté raciste?
La chanson a peut-être été réalisée sur son temps, mais en devenant publique, elle déborde et empiète sur son temps de travail. Si nous tolérons le racisme déclaré d’un policier parce qu’il l’a fait sur son temps, pouvons-nous accepter qu’il fasse pousser du ”pot” sur son temps le soir et que le jour il soit policier?
Et c’est là que nous avons à nous positionner en tant que société. Pouvons-nous accepter et tolérer le racisme?
Ce qui m’inquiète aussi c’est la réaction d’un certain public. «ce policier dit tout haut ce que l’on pense tout bas». Ouf! Ça commence à m’inquiéter. Mais pourquoi l’intolérance des Québécois vient de monter d’un cran dans les derniers mois?
Il y a des abus dans ces fameux accommodements raisonnables. Mais le problème ne vient pas des immigrants. Ils ont le droit de demander tout ce qu’ils veulent. Le problème ce sont les personnes en poste d’autorité, les décideurs qui ne sont pas capable de dire non et de s’affirmer. Par peur d’avoir des crises à gérer. Par peur d’avoir à justifier leurs gestes.
Le public, ce n’est pas après les immigrants qu’il devrait s’emporter, mais auprès de nos autorités. La mollesse de nos décideurs créent des injustices et une intolérance. Et cela se répercute sur notre climat social.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/03/les-accommodements-raisonnables/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Les accommodements raisonnables
Des policières à qui l’on demande d’éviter les juifs hassidim. Un YMCA qui givre ses vitres pour éviter que les jeunes garçons juifs observent les filles en tenue de gymnastique dans les fenêtres. Dans un CLSC, un patient juif passe devant tout le monde parce qu’il doit revenir chez lui pour respecter le sabbat. Dans un autre CLSC, des cours prénataux sont réservés aux femmes pour respecter les traditions musulmanes, hindoues ou sikhs…
Ces événements ont fait couler beaucoup d’encre. voici un court résumé des articles parus dans le Journal de Montréal du 20 au 22 novembre:
Mario Dumont, soutenu par Jean Allaire le fondateur de l’ADQ, en a profité pour déchirer sa chemise et tenter de se faire un peu de capital politique. André Boisclair déchire la sienne contre Mario Dumont sur le ton et les termes utilisés dans un débat qui méritent d’être fait. Richard Martineau accuse les féministes de rester dans le placard par peur de faire un débat avec les “puissants juifs”. Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec lui répond que la liberté de religion est une épineuse question. Tant qu’à Hélène Harvey, présidente du Conseil du statut de la femme, elle refuse de répondre, tandis que la porte-parole, Danielle Beauchemin, mentionne qu’il leur manque des éléments pour débattre d’une question aussi complexe. Pour Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, la question mérite d’être débattue calmement. À tout cela, Richard Martineau nous revient en disant que les féministes tournent autour du pot et qu’elles marchent sur des œufs quand c’est le temps de dénoncer les extrémistes juifs ou musulmans. Joseph Facal soutient les propos de Mario Dumont. André Boisclair nous revient en demandant que le débat se fasse pacifiquement et dans le respect des individus.
Ouf! Maintenant que nous avons résumé la position de quelques personnalités qui ont pris la parole dans le Journal de Montréal, reste-t-il encore des choses à dire? Je crois que oui. Plusieurs dénoncent les demandes des intégristes. Là n’est pas le problème. Les intégristes peuvent bien demander tout ce qu’ils veulent. Le problème c’est qu’il y a eu des gens qui ont dit oui à ces demandes. Et cela fait malheureusement parti de notre patrimoine génétique. La peur de déplaire. La peur d’être politiquement incorrect. La peur de nous affirmer. La peur d’ouvrir un vrai débat… Les difficultés que nous pouvons avoir avec les immigrants ne sont que le miroir de ce que nous sommes, dans nos forces et nos faiblesses. Nos positions ne sont pas claires. Nous créons de la confusion dans l’application et l’interprétation de nos règlements. Ce ne sont pas les immigrants et les intégristes qu’il faut condamner. C’est notre capacité à être une société avec des règles précises et notre capacité de les faire appliquer. C’est comme avec les adolescents. Qu’ils ne cessent de demander des privilèges aux parents n’est pas un problème en soi. Les parents qui ne savent pas dire non et de faire respecter ce non, là il y a problème!
http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/08/voter-a-visage-decouvert/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/06/05/les-accomodements-raisonnables-quebecois/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Loto-Québec sexiste, 2 à 0 pour Radio-Canada
Nous venons d’apprendre aux nouvelles de Radio-Canada que Loto-Québec vient de retirer sa publicité sexiste pour attirer les jeunes adultes de Boston au Casino de Montréal via une annonce Internet, «matchplay.com». La fermeture de ce site sexiste nous montrant de pulpeuses et juteuses filles décoltées s’est fait une heure après que Radio-Canada ait rapporté les événements. Une publicité de mauvais goût.
Dans mon blogue du 5 avril dernier, je félicitais Mme Anne Panasuk de Radio-Canada pour son reportage sur les machines vidéos à Shefferville. Suite à son reportage, Loto-Québec avait retiré des machines et diminué les heures d’accessibilité de ses appareils loteries-vidéos.
Nous en sommes donc à au moins deux reportages de Radio-Canada qui oblige Loto-Québec à se raviser et à changer son fusil d’épaule. Je n’aurais jamais été aussi fier d’avoir une télévision d’état qui fait un excellent travail de journalisme.
Mais revenons à cet événement qui me donne la nausée. Loto-Québec fait de la publicité en faisant passer les filles du Québec pour des filles faciles! Loto-Québec ne mousse pas son casino, il mousse les seins et les poitrines de nos filles! Épouvantable. Et qu’est-ce que leur porte-parole, Jean-Pierre Roy a à nous répondre sur cette publicité: «C’est vrai que c’était une approche risquée… nous ne voulions pas dénigrer les femmes… Nous nous excusons si cela a pu choquer des gens… et bla bla bla…»
Est-ce que Loto-Québec en serait rendu à vouloir légaliser la prostitution pour permettre de faire une meilleure promotion de son casino? Nous ne cessons de parler de l’importance de l’égalité et du respect des femmes dans notre société. Et voilà qu’une société d’État s’amuse à «miser» sur les attributs sexistes pour attirer les touristes!
Impardonnable. Il me semble que des têtes ont déjà roulé pour moins que ça. Doit-on congédier les gens qui s’occupent du marketing chez Loto-Québec ou ceux qui ont donné le mandat de faire passer une telle publicité qui n’a pas sa raison d’être?
Merci aux journalistes de Radio-Canada. Vous avez fait plus qu’un reportage. Encore une fois, vous avez été notre conscience sociale.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/04/05/anne-panasuck-loto-quebec-et-shefferville/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/07/09/loto-quebec-le-journal-de-montreal-et-lacces-a-linformation/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/a-loto-quebec-de-qui-se-moque-t-on/
Textes sur le jeu compulsif.
Carole Théberge, les femmes et les Sociétés d’État
Québec décide de forcer la main aux Sociétés d’État en ce qui concerne la composition de leur conseil d’administration. Ce château fort des hommes devra être équitable envers les femmes et atteindre le chiffre magique de 50-50.
Belle initiative. Mais puisque c’est important d’atteindre la parfaite équité entre les hommes et les femmes, pourquoi se restreindre seulement au conseil d’administration des Sociétés d’État? Pourquoi le gouvernement ne s’oblige-t-il pas à ce que le conseil des ministres et l’ensemble des députés soient composés de 50% de femmes?
Vous me direz que ce n’est pas le gouvernement qui décide du sort des députés, mais les citoyens lors des élections. Si chaque parti politique s’oblige à présenter 50% de femmes sur l’ensemble des comtés, on pourrait y arriver. Malgré cela, s’il y a encore trop d’hommes, que le Premier Ministre fasse démissionner quelques hommes pour laisser leurs places à des femmes. C’est ça de la discrimination positive pour s’assurer que les femmes aient leur place.
Pour aller encore un peu plus loin, regardons maintenant les organismes communautaires. Le bastion des femmes. Faible salaire, mauvaises conditions de travail… Il faudrait aussi y avoir la parité. Qu’on y oblige une discrimination positive envers les hommes. De toute façon il faudra bien replacer les hommes qui auront dû démissionner et quitter la politique. Un petit stage dans le communautaire ne leur fera pas de tort.
Et pour la parfaite équité entre les hommes et les femmes, dans des dossiers tels que la vente du Mont Orford à des amis du pouvoir, il faudra bien que ce pouvoir se trouve des amies!
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/18/pistes-glissantes-au-mont-orford/
Prisons pour hommes, femmes gardiens.
Je suis bénévole à l’intérieur d’une prison. Je m’y présente au 15 jours pour rencontrer quelques résidents et les aider dans leurs cheminements. Je suis peut-être en retard sur les nouvelles, mais j’ai été surpris de voir des femmes gardiens de prison dans une prison d’hommes.
Avec les lois sur l’égalité des sexes, on peut retrouver plus facilement des femmes un peu partout dans des postes longtemps réservé pour les hommes. Ce que les gens qui travaillent en prison me disent c’est que la violence à l’intérieur des prisons à diminuer depuis que les femmes peuvent y être gardienne.
D’une part, les femmes ont des moyens d’intervention différents que les hommes et portent moins à la violence. D’autre part, il serait très mal vu pour un prisonnier de se battre avec une femme.




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