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Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur

Tout un titre direz-vous. Je viens de lire un billet de notre ami Renart l’éveillé qui titre: Enfin, une autre photo de Julie Couillard. Le 8 mai dernier, le scandale éclate en première page du Journal de Montréal. On y voit le ministre Maxime Bernier accompagné de Julie Couillard. La photo est pixellisé pour éviter qu’on reconnaisse Julie Couillard. Le 9 mai, Renart L’éveillé lance son billet sur son blogue. Il se pète les bretelles à dire que beaucoup de gens sont venus sur son site en cherchant des photos de Julie Couillard dans Google.

Toujours le 9 mai, après lecture du billet de Renart, le journal d’un Wannabe écrit le billet suivant: Profitant de l’intérêt pour des photos de Julie Couillard. S’amusant à faire compétion à Renart, il dit avoir reçu 420 clics sur ce billet en seulement une heure!

Bon, je dois faire mon méa culpa de blogueur. J’avais entendu vaguement parler de cette histoire entre Maxime Bernier et son ex-amie Julie Couillard. Je suis souvent 7 à 10 jours en retard sur ma lecture de l’actualité. Je savais que je voulais réagir à cet événement. Et comme il arrive souvent, mon opinion aurait sorti 15 jours après ceux-ci.

Mon ami Renart vient cependant de me faire réaliser une chose importante. Quand je blogue, je ne suis plus un rédacteur dans un magazine publié 2 mois après les événements. Je ne suis plus un écrivain qui peut écrire sur des événements qui se déroulent sur plusieurs années. Le blogue, c’est l’instantannéité, le moment présent. On commence à en parler et à présenter des photos avant même que les événements ne soient terminés!

Ouf!!! Va falloir que je me lève encore plus tôt et que je me couche encore plus tard si je veux arriver à reprendre le beat, à être présent sur le web en même temps que tout le monde. Pour mon opinion sur Julie Couillard et Maxime Bernier, vous allez devoir attendre encore un peu. Mon retard est encore évident. Mais la réflexion va se faire sur ma capacité à être si vite et pouvoir livrer une opinion décente plus rapide, malgré mes 100 heures de travail par semaine déjà à l’agenda.

P.S. Après être retourné sur Google en tapant Photo de Julie Couillard, on peut y retrouver en 40e position le blogue de Stéphane Gendron. Voici la description des tags qui nous amènent à son site: Photos Favorites. Photos Favorites · Photos Favorites …. par association tout simplement parce qu’il s’est lié avec une dénommée Julie Couillard. Beaucoup de photos pour une seule ligne sur Julie Couillard dans son billet!!!

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Le crime organisé et les danseuses nues

Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.

On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.

Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligées de se prostituer.

Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?

Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.

Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?

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La Banque Nationale en feu, vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: gang de rue, groupe criminalisé ou anarchistes?

Notre organisme, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti sont situés en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve. Notre compte de banque se trouve à la Banque Nationale. Celle dont les guichets ont passé au feu.

Un événement malheureux que nous déplorons. Quelques jours plutôt un autre événement s’était produit. 6 auto-patrouilles du poste de quartier 23 sont incendiées, une vingtaine de voitures d’un concessionnaires Mazda et 2 camionnettes de Bell qui stationnent pas loin.

Un communiqué sur le site de la Coalition des médias alternatifs du Québec (CMAQ) revendique les événements. Les anarchistes attaquent, les médias s’emballent et les blogues s’enflamment! De quoi faire peur à toute la population. Même les journalistes Claude Poirier et Paul Arcand parlent d’un possibilité que l’événement des auto-patrouilles de la police soit relié à des groupes criminalisés.

Il faut faire attention pour en pas mettre tout dans le même panier. D’un côté, Claude Poirier, dans son entrevue à LCN parle de cette possibilité pour les auto-patrouilles de la police. Mais il ne fait pas de lien avec la Banque Nationale. Il peut y avoir ici plusieurs événements indépendants les uns des autres.

Pour la Banque Nationale, nous avons été informé que des jeunes de 10 à 12 ans ont utilisé les enveloppes de dépôt en papier pour mettre le feu. Pour les auto-patrouilles, il y a avait des accélérants. Deux histoires qui n’ont pas du tout les mêmes circonstances.

Est-ce que les jeunes qui ont mis le feu à la Banque Nationale ont été influencé par cette montée de vandalisme pour faire le leur. Peut-être. Mais nous n’en savons pas plus pour l’instant et il faut attendre de nouvelles informations avant de spéculer dans toutes les directions.

Est-ce que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est plus dangereux qu’un autre quartier? Aucunement. Malgré ces incidents, la violence n’a pas augmenté, au contraire, elle a diminué. La population augmente, les mises en chantier sont les plus hautes à Montréal, le nombre de propriétaires occupants augmentent, des commerces de qualité ne cessent de prendre leur place… Hochelaga-Maisonneuve, un quartier qui y fait bon vivre.

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Groupes criminalisés et mafia: le crime paie-t-il?

J’ai rencontré de grandes quantités de personnes qui ont eu des activités illicites. Toutes sortes de magouilles pour faire de l’argent. Des plus petites au plus grosses.Pour la très grande majorité de ces personnes, elles sont encore plus pauvres aujourd’hui. Surprenant. Pourtant, il y a du gros argent qui se brasse dans les différentes mafias et groupes criminalisés. Mais ou va tout cet argent?

L’argent mal acquis se centralise autour de quelques individus. Ceux qui contrôlent, ceux qui prennent les décisions. Les petits qui tournent autour, ceux qui pensent qu’ils vont devenir riches, habituellement, restent pauvres et petits.

Il y a beaucoup de promesses dans le monde criminel. “Fais-ça et on va t’arranger ça”. “Fais-nous confiance…” “Là, on est un peu serré financièrement, mais laisse-nous arranger nos finances pis on te paye après…”. La réalité est que ce ne sont que des discours vide de sens. Les criminels sont de grands vendeurs de rêves. Et comme beaucoup de vendeurs, ils sont de vrais menteurs. C’est comme ça qu’ils montent leur fortune.

Pour chaque criminel qui monte en grade et qui fait de l’argent, combien de loosers vont demeurer en reste? Les très rares qui ont fait un peu d’argent, ce sont des gens qui ont su s’organiser sans compter sur le crime organisé. Parce que le crime organisé ne sert qu’à organiser leur crime et leur fortune.

Pour le crime organisé et les différentes mafias, tu n’es que de la chair à canon. On t’envoie faire les mauvais coups, on se sert de ton crédit, on te fait travailler gratuitement en attendant des faveurs qui ne viendront jamais. Ils t’entretiennent dans la misère, sous le seuil de la pauvreté.

Parce qu’ils aiment ça que tu dépendes d’eux. Plus tu dépends d’eux et plus tu vas faire des conneries pour eux. Au début pour espérer faire de l’argent. Ensuite, juste pour survivre.

J’ai vu des gars faire de l’argent. Ils se sont fait voler. Bizarre. Qui savait qu’ils transportaient de la drogue ou de l’argent? Pas des groupes ennemis. Trop souvent se sont ceux que tu appelles tes amis, ta gang. Quand tu ouvres les yeux et que tu finis par comprendre, tu as un dossier criminel, tu dois de l’argent à tout le monde, plus personne ne te fait confiance.

Et ne dit surtout pas que tu n’as pas été chanceux. Tu as choisi le crime. Et le crime est bien plus fort et plus gros que tu ne peux te l’imaginer. Tu te pensais plus intelligent que le crime organisé. Ils sont bien plus organisé que tu ne peux le penser.

Quand il te font attendre parce qu’ils te disent qu’ils doivent finaliser des transactions, dis-toi qu’ils ont décidé de ne pas te payer. Ils vont te faire attendre jusqu’à ce que tu ne sois plus capable d’attendre. Et après, tu fais quoi? Tu vas voir la police pour réclamer ton dû? Tu te retrouves seul dans ton coin et tu essayes de comprendre ce qui s’est passé.

Je n’essaye pas de te faire la morale. Seulement te partager l’expérience de beaucoup de gens qui ont passé par là.

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Jeunes, bénévolat et gang de rue

Je viens de lire le blogue de Folliculaire sur le bénévolat. Une vision intéressante qui nous montre que les jeunes ne sont pas que des membres de gangs de rue, des alcooliques, toxicomanes et autres.

Pour les jeunes, le bénévolat est une implication et une présence importante dans notre société. En étant bénévole dans un milieu donné, le jeune expérimente sa citoyenneté, crée des relations, socialise, se trouve un milieu d’appartenance… On ne peut sous- estimer l’importance d’avoir un milieu d’appartenance. C’est la meilleure façon de faire de la prévention aux gangs de rue. C’est souvent par défaut que les jeunes se retrouvent intéressés ou attirés par les gangs de rue. Les jeunes ont besoin d’appartenir à un milieu et d’y évoluer.

Le bénévolat n’est pas juste une présence continue dans un milieu de vie. C’est un état d’esprit. Aider une vieille dame à traverser la rue, balayer le trottoir devant sa résidence… ce sont aussi des façons de faire du bénévolat, ponctuel, à notre rythme, au hasard des rencontres.

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DVD sur la promotion du bénévolat.

Légaliser ou décriminaliser les drogues?

Tout un sujet qui s’ouvre ici. Difficile d’y répondre ou de lancer le débat en quelques paragraphes. D’emblée, je ne cacherais que, comme la très grande majorité des intervenants en toxicomanie, je suis pour la décriminalisation de la drogue et cela, dans un but que les gens consomment moins et mieux.

Les avantages d’une décriminalisation sont multiples. Sur le marché noir, le consommateur achète n’importe quoi. Il ne connaît pas la concentration ou encore les produits intégrés à la drogue. Certains produits rajoutés sont plus néfastes que la drogue elle-même. On a déjà vu de la vitre broyée dans de la cocaine de mauvaise qualité, juste pour faire saigner du nez le consommateur et qu’il pense avoir du bon stock! Pour la concentration, certains ont fait des overdoses et en sont morts. Le dealer avait oublié de couper son stock et il était trop concentré!

En décriminalisant, on arrête de taper sur la tête du consommateur qui, dans un marché noir, doit se cacher et se couper des ressources pouvant l’aider. Combien de fois le dealer fait crédit pour soutenir la consommation de ses clients? Il ne veut pas l’aider à arrêter. Il prend les moyens pour que ses clients continuent à consommer. J’ai déjà vu des dealers tout simplement donner gratuitement un peu de drogue à un jeune qui avait arrêté de consommer.

Décriminaliser ne veut pas dire légaliser. Aucune forme de publicité pouvant encourager la consommation de drogue n’est acceptée. Une sorte de Société des drogues permettra d’assurer la qualité du produit et un prix constant. Des intervenants seraient sur place pour aider à diminuer la consommation.

En décriminalisant, cela veut dire enlever de gros revenus aux groupes criminalisés et aux gangs de rue. Ces revenus doivent servir à la prévention et l’intervention.

Il y a certains préalables importants pour en arriver en décriminaliser la drogue. Pour cela, on doit avoir une Société des drogues bien investie d’une mission en réduction des méfaits. Juste le contraire de ce que fait le gouvernement avec Loto-Québec et la Société des Alcools du Québec (SAQ). Le gouvernement ne pourrait pas exiger des revenus de cette entité pour arrondir son budget. Ce n’est pas le Ministère des Finances qui devrait avoir la main mise sur une Société des drogues, mais le Ministère de la Santé.

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Rockwell Family, le Match des Étoiles, les gangs de rue et Yves Desgagnés

Mercredi le 3 octobre, Normand Brathwaite nous présente le Match des Étoiles avec un numéro de danse Hip Hop réalisé par le Rockwell Family.

Dans l’hystérie de la fin de l’émission, le juge Yves Desgagnés lance un appel qui m’a marqué: “Que toutes les gangs de rue aillent sur le site du Match des Étoiles et s’inscrivent pour participer”.

Désolé M. le juge Yves Desgagnés, mais j’ai sursauté dans mon siège quand je vous ai entendu dire cette phrase. Est-ce que vous voulez insinuer que tous les B-Boys font parti des gangs de rue? Est-ce que vous vouliez dire que le Rockwell Family était une gang de rue?

On a encore beaucoup de chemin à parcourir dans la compréhension de la culture Hip Hop. En tant que travailleur de rue, je connais des membres de gang de rue. En tant que directeur du Café-Graffiti qui vit près de la culture Hip Hop depuis maintenant 15 ans, je connais beaucoup d’artistes de cette culture.

Si vous osez insinuer M. Desgagnés que les artistes Hip Hop sont tous ou majoritairement ou en partie des membres de gang de rue, désolé, votre discours passe à côté de la réalité. Je vous invite, M. Desgagnés à m’appeler au Café-Graffiti. Nous prendrons rendez-vous et je vous présenterais des artistes de la culture Hip Hop. Vous pourrez leur parler et leur demander s’ils font partie d’un gang de rue.

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Journée internationale des travailleurs, Henri Massé, FTQ construction et ses fiers-à-bras

Journal de Montréal, 3 mai. Des manifestants profitent de la Journée internationale des travailleurs pour s’infiltrer dans les bureaux de Henri Massé, le président de la FTQ. Ils occupent son bureau. Pour solutionner le problème, des fiers-à-bras arrivent avec un scie mécanique et scient la porte du bureau de Henri Massé pour expulser les jeunes.

Les jeunes se sauvent. La police arrivent sur les lieux. Personne ne porte plainte, personne ne collabore. Henri Massé n’a aucun commentaire sur l’événement.

Et si au moment de scier la porte un des manifestants se trouvait adossé contre la porte? Un fier-à-bras qui a une scie mécanique dans les mains peut-il représenter un risque de blessure? Dans ce cas-ci, les manifestants ont eu peur et ont déguerpi. Que ce serait-il passé si l’un des manifestants aurait tenté de s’opposer au fier-à-bras de la FTQ? L’aurions-nous trouvé découpé dans un sac de couchage dans le St-Laurent?

La FTQ n’a pas besoin de la police. Ils préfèrent se faire justice eux-mêmes. Quand les jeunes se font taxer et décident de se faire justice eux-mêmes, nous assistons à la naissance d’un gang de rue. Devons-nous considérer la FTQ comme un nouveau gang criminalisé prêt à vivre en marge du système et à se faire justice elle-même?

Le droit de grève de la FTQ envers le gouvernement et les employeurs est important. C’est plate de vivre l’occupation illégale de manifestants dans nos bureaux. Est-ce que cela nous donne le droit de se faire justice soi-même?

La violence attire la violence. Est-ce que Henri Massé et la FTQ endosse, comme aux États-Unis, le droit au port d’armes pour mieux se protéger contre une attaque? Est-ce que Henri Massé et la FTQ veulent nous ramener à l’époque du Far-West?

Cela me rappelle un événement qui s’est déroulé il y a plusieurs années. J’accompagne un fier-à-bras qui travaille pour un groupe criminalisé. Celui-ci me dit qu’il a eu un contrat pour les syndicats de la construction. On le paye pour faire du sabotage pendant les grèves. En engageant un membre d’un groupe criminalisé, est-ce que les syndicats de la construction, pour faire des activités illégales, deviennent complice de ces groupes? Ce membre d’un groupe criminalisé mentionne avoir été payé en argent sonnant. Par quelle tour de passe comptable cet argent serait sorti des coffres du syndicat?

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Maria Mourani et Mario Dumont chez les Francs-tireurs Richard Martineau et Patrick Lagacé

On annonce une émission des Francs-tireurs qui portera sur la prostitution. Ayant déjà écrit beaucoup sur le sujet, je décide d’écouter cette émission animé par la nouvelle équipe Richard Martineau et Patrick Lagacé.

Même si ce n’était pas la raison de ma présence devant mon téléviseur, l’émission débute avec Mario Dumont et Patrick Lagacé. J’ai admiré le travail et la présence de Patrick Lagacé. Une excellente recherche au préalable a permis à Patrick Lagacé de poser les bonnes questions. Après que la question était lancé, Patrick Lagacé laisse son invité se démener avec, ce qui permet au téléspectateur de se faire une idée de la vision et de la philosophie de l’invité.

En ce qui concerne le sujet qui m’intéressait, la prostitution débattu entre Maria Mourani et Richard Martineau, désolé, je n’ai aucune félicitation à faire à Richard Martineau. Un spectacle style “derby de démolition”, il passe d’un sujet à l’autre, coupe son invité pour faire son spectacle… Ce n’est pas le genre de débat que je trouve intéressant. Ça n’aide en rien la réflexion sur la légalisation de la prostitution et cela ne fait qu’entretenir une série de préjugé sur la question.

J’airais préféré que ce soit Patrick Lagacé qui reçoive Mme Mourani. Richard Martineau compare la légalisation de la prostitution avec le débat sur la légalisation des drogues, de l’alcool et du jeu. Pourtant il n’y a rien de comparable. En ce qui concerne la drogue, l’alcool et le jeu, on parle d’un individu qui a une attirance envers un produit. Pour la prostitution, la grande différence est que le produit est un être humain. On ne peut mettre sur le même pied d’égalité un 40 onces de rhum à la régie des alcools avec une femme que l’on met dans une vitrine.

Grosse généralité de Richard Martineau quand il lance que tout le monde fume du pot! C’est vrai que beaucoup de gens en consomme, mais cela demeure une minorité. M. Martineau extrapole et lance des affirmations gratuites pour faire son spectacle.

Autre jugement lancé par Richard Martineau, “la Mafia ont un code d’honneur, ils règlent ça entre eux”. Est-ce à dire que Richard Martineau n’a pas entendu parlé des juges et des avocats qui ont été tué ou enlevé par la Mafia? C’est vrai que la Mafia tue moins gratuitement que des gangs de rue qui tire partout, mais n’en demeure pas moins qu’ils sont des criminels prêt à tuer toutes personnes, en poste d’autorité ou non, qui se mettent en travers de leur chemin.

Fort peu probable que le citoyen ordinaire se fasse harceler par la Mafia. Mais ils vont infiltrer le pouvoir, la politique, le commerce, la police… D’une façon indirecte, nous subissons l’influence de la Mafia.

Autre généralité de M. Martineau quand il parle de Stella, un organisme qui représente des personnes qui se prostituent. C’est vrai que cet organisme se bat pour des changements de règlementation et qu’on cesse le harcèlement envers les personnes prostituées. D’une part, cet organisme représente combien de personnes qui se prostituent? D’autre part, Stella n’est pas d’accord avec la légalisation de la prostitution que Richard Martineau voudrait avoir. Entre autre, contrairement à Richard Martineau, ils ne veulent pas subir d’examen médicaux et ne subir aucune ingérence de l’autorité dans la prostitution. Très différent de ce la légalisation à la Martineau.

J’aurais tant préféré que cette entrevue avec Maria Mourani se passe avec Patrick Lagacé. Cela aurait permis de faire un vrai débat.

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Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/02/24/avons-nous-largent-necessaire-pour-legaliser-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/trois-prostituees-nous-parlent/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/certaine-formes-de-prostitution-sont-plus-legales-que-dautres/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/

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Marc Pigeon et les gangs de rue

Marc Pigeon est adjoint au directeur de l’information pour le Journal de Montréal. Le 21 décembre, il prend la plume pour dénoncer les accusés de la rue Pelletier et amis de “Ti-Pon” Mathieu qui se promènent dans le Palais de Justice avec cagoule et lunette fumée.

Sur ce premier point, je suis parfaitement d’accord avec Marc Pigeon. Mon incompréhension des règles de sécurité s’en retrouve tout autant dépassé que lorsque j’ai vu des ministres signer une entente avec des Warriors en cagoule!

Marc Pigeon a cependant dérapé quelque peu lorsqu’il a voulu faire une comparaison avec le policier Serge Côté de la sureté municipale de Varennes qui est venu témoigner en uniforme dans une cause personnelle. Serge Côté avait écopé de deux jours de suspension.

Marc Pigeon nous dit: “entre la sanction à l’honnête policier qui témoigne en uniforme et l’inaction à l’endroit d’un accusé à cagoule, il y a une marge… Le policier en habit de police dans une salle de cour, ça ternit l’image de la justice. Mais un bandit présumé avec un habit de bandit… c’est correct?”

Qu’un policier se serve de son uniforme pour impressionner et tenter d’influencer un jugement de cour dans une cause personnelle est inacceptable. Que des bandits présumés se promènent dans un palais de justice avec cagoule et lunette fumée, c’est aussi inacceptable. Un jugement est venu remettre à l’ordre le policier. Et c’est bien ainsi. Le problème soulevé c’est que nous n’aurions jamais dû accepter ou tolérer les gangs de rue présumés avec leur cagoule. Aucune comparaison ne tient entre les deux incidents. Il n’y en a pas un plus “correct” que l’autre. Les deux événements son inacceptable.

Il faut questionner le laxisme des autorités face à la mascarade de cagoule dans un Palais de justice, mais cela ne permet pas d’innocenter un policier qui a fait usage de son uniforme pour une cause personnelle. 

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Franco Nuovo et les gangs de rue

La chronique de Franco Nuovo du 11 octobre dans le Journal de Montréal sur les gangs de rue m’a questionné.

Avec tous les médias qui font un tapage médiatique sur les gangs de rue, notre ami Franco Nuovo nous parle d’une paranoïa collective et exagéré. Montréal demeure une ville sécuritaire où il fait bon vivre, nous dit-il.

Je ne peux contredire M. Nuovo sur la facilité qu’ont les médias à faire peur au public et à amplifier les réalités de notre vie quotidienne.

D’un autre côté, je ne peux banaliser la présence des gangs de rue à Montréal et prétendre qu’il n’y a rien à faire. Leur présence est réelle, leur force et leur nombre a augmenté. Franco Nuovo termine brillamment son billet. «Peut-être que Montréal possède plus aujourd’hui qu’hier les ingrédients d’une pareille bombe.»

En tant que société, avons-nous suffisamment investi sur nos jeunes? Avons-nous offert à ces jeunes une société qui leur offre des opportunités pour s’épanouïr? Donnons-nous accès à des emplois leur permettant d’être des citoyens à part entière? Et si on pense aux différences culturelles, est-ce que nous leur permettons de s’intégrer facilement à notre société ou si nous les gardons isolés et marginalisés?

Si nous considérons que nous possédons les ingrédients pour favoriser l’émergence de gangs de rue, nous connaissons donc les outils nécessaires à les résorber.

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/journalistes-alarmants-envahissants-et-speculateurs/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/le-suicide-et-les-medias/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/le-silence-des-ados-ou-lindifference-des-medias/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/01/viol-mediatique/

Textes de référence sur les gangs de rue:

http://www.college-gerald-godin.qc.ca/cgi-bin/index.cgi?page=c5_6_26_2

http://www.centrejeunessedemontreal.qc.ca/irds/gang_de_rue.htm

http://www.ledevoir.com/2006/01/04/98857.html

http://www.selection.ca/mag/2006/05/Bras_fer.php

http://www.spvm.qc.ca/fr/service/1_4_3_gangs-de-rue.asp

http://www.csc-scc.gc.ca/text/rsrch/reports/r161/r161_f.shtml

http://www.telequebec.tv/emissions/gangderue/presentation.aspx

http://www.canoe.com/infos/dossiers/archives/2006/09/20060930-073830.html

Les gangs de rue et la justice

Je rencontre un jeune prisonnier. Il me dit être en prison pour avoir poignardé quelqu’un. Il me conte son histoire.

Pour une soirée, il quitte son quartier et se retrouve dans un autre qu’il ne connaît pas vraiment. Il a le goût de consommer du pot. Il se renseigne. Rapidement, il identifie un endroit où l’on en vend.

Après avoir fait son achat, il croise un gang de rue. Ils sont 4 et bien armé. Ceux-ci pensent qu’il est dans le secteur pour vendre de la drogue. C’est défendu, c’est leur territoire. Une bagarre débute. Il empoigne un couteau qu’il avait sur lui et réussit à se sauver.

Il se fait arrêter. En cour, le gang de rue était représentée par de bons avocats. Seul avec l’aide juridique, il ne réussit pas à démontrer qu’il était en légitime défense. Il se retrouve avec une sentence fédérale.

«Je sais que je n’aurais pas dû me promener avec un couteau. C’est vrai que j’ai poignardé un gars. Mais j’étais en légitime défense. Je suis jeune. C’est toute ma vie qui va être marqué par cette sentence. Je ne sais pas si je vais réussir à me trouver de l’emploi en sortant.»

Je vous raconte son histoire telle qu’il me l’a racontée. Je n’ai pas fait de recherches pour faire sortir les papiers de cour et vérifier si toutes les affirmations sont vraies. Un blogue quotidien qui s’écrit aux petites heures de la nuit est une façon de vous partager ce que je vois et entends.

La question qui se pose et dont je vous laisse répondre. Est-ce que les gangs de rue, après avoir fait de la grosse argent, vont faire comme les groupes criminalisés et nous rendre la justice impossible à gérer et à pratiquer? Vis-à-vis les avocats de ces gangs de rue, devrions-nous nous assurer d’une défense juste et équitable?

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/26/francois-avard-en-prison-au-leclerc/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/les-prisons-les-jury-et-les-liberations-conditionnelles/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/28/les-maisons-de-transition-vu-par-un-prisonnier-du-leclerc/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/les-prisons-les-tatous-et-les-tests-mts-sida/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/29/les-prisons-les-tatous-et-le-journal-de-montreal/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/

Textes sur gang de rue.

Le Journal de Montréal, les armes et l’exagération éhontée

La une du Journal de Montréal de mardi le 15 août, titrait: ”Un élève sur 5 a un couteau ou une arme à feu”.

Ces chiffres, interprétés par le pupitreur ou le journaliste, proviennent d’une recherche crédible de Mme Patricia Érickson professeure de criminologie et de sociologie à l’Université de Toronto. En page 3 de ce même Journal de Montréal, on peut voir la réalité des vrais chiffres à 2 endroits.

D’une part, on y mentionne que ”18,7% des élèves de Montréal affirment avoir déjà apporté une arme à l’école”. Ces jeunes de 14 à 17 ans ne disent pas qu’ils amènent présentement une arme. Ils disent qu’ils ont déjà apporté une arme. Donc, si un jeune de 17 ans a amené une seule journée une arme lorsqu’il avait 14 ans, cela compte dans cette statistique. Il n’en a pas nécessairement aujourd’hui. Il faut comprendre que cette statistique doit se ventiler sur les 4 années que représente le groupe d’âge des jeunes.

D’autre part, le plus intéressant, la définition d’une arme: ”couteau, gaz irritant et bâtons utilisés dans les arts martiaux”. Un peu plus loin, finalement, on inclus aussi les carabines. Contrairement au titre de la une où l’on n’y parle que de couteaux et d’armes à feu, maintenant on inclut ce qu’on appelle le poivre de Cayenne, connu aussi sous le nom de ”pepper spray”!

Dans ce 20%, combien y avait-il de filles qui ont répondu oui parce qu’elles avaient un ”pepper spray”? Ça change la couleur du titre. Un couteau peut être une arme d’attaque et je peux tuer quelqu’un. Le ”pepper spray” est une arme défensive et je ne pense pas qu’on puisse blesser gravement quelqu’un avec.

Soit qu’au Journal de Montréal, certains journalistes ont besoin d’un petit cours de mathématiques pour interpréter les recherches des universitaires, soit qu’ils nous ont volontairement mis un titre pour induire en erreur le public pour vendre leur une. Dans un cas comme dans l’autre, je considère qu’il y a faute grave.

Faute grave parce que ce titre vient augmenter l’insécurité du public. Pire, cette faute risque d’augmenter la violence. Que se passe-t-il dans la tête d’un adolescent qui voit un pareil titre. Si dans sa classe de 30 élèves, 20% des jeunes sont armés, je dois donc me protéger contre 6 élèves de ma classe. Dans mon école de 2000 jeunes, je dois me protéger contre 400 agresseurs potentiels. Je vais m’armer moi aussi. Et seul je n’y arriverais pas. Je vais me trouver un gang de rue pour me protéger.

Cette histoire me rappelle celle de l’école Henri-Bourassa il y a une quinzaine d’années. Les étudiants s’étaient armés à cause de ce sentiment d’insécurité. Le père André Durand avait participé à désarmer les jeunes qui fréquentaient cette école en faisant la démonstration que leur peur était basée sur les titres du Journal de Montréal!

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Textes sur gang de rue.

Reflet de Société et le Journal de la Rue maintenant international

Le magazine Reflet de Société, édité par l’organisme le Journal de la Rue vient de franchir une importante étape en devenant international.

Nous étions déjà reconnu pour notre grande sensibilité pour couvrir les bons coups communautaires des différentes régions du Québec. Maintenant on en rajoute encore plus. Dans notre numéro de février dernier, nous avions publié un reportage spécial de Patrick Alleyn au Sri Lanka sur les rescapés du Tsunami.

Dans notre numéro d’avril, notre journaliste, Dominic Desmarais signait un reportage sur les banques alimentaires au Congo. Dans notre numéro de juin, Dominic nous entretiendra des étudiants de l’Île de la Réunion (près de Madagascar) qui étudient en Gaspésie et permettent aux étudiants Québécois de conserver plus de cours. Ils nous entretiendra aussi de l’école du phare qui a un projet en Estrie d’échange avec le Niger ainsi que les pérépities de Jonquiérois dans un voyage de coopération internationale. Pour le numéro de juin, nous avons aussi l’arrivée de Jamila Mannani du Maroc qui nous parlera des différences entre les générations et Françoise Zaidman Billa nous entretiendra sur la communauté Haïtienne.

Le tout se continuera en août et en octobre avec le voyage de Dominic au Sierra Leone sur la réinsertion des enfants soldats en faisant un parallèle avec la réinsertion des jeunes de gang de rue. Pour les numéros d’octobre et décembre, Dominic fera des reportages sur la traite des blanches et des enfants, suite à son voyage au Cambodge et au Vietnam.

Pour 2007, Dominic organisera un voyage échange en Amérique du Sud avec des étudiants en journalisme de Jonquière pour les sensibiliser et les former aux reportages internationaux.

Pour 2007, j’ai été invité pour une tournée de conférence en France et en Belgique. D’autres pays se rajouteront possiblement d’ici-là. Autres reportages en vue. Attachez bien vos ceintures et continuez de nous lire.

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Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.

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Démocratie, politique et gangstérisme

Une loi a été créée pour nous aider à intervenir contre les groupes criminalisés. Cette loi (467) défini une infraction grave comme étant tout acte criminel passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans ou plus. Une organisation criminelle est défini comme étant un groupe, quel qu’en soit le mode d’organisation:
a) composé d’au moins trois personnes
b) dont une des activités principales est de commettre ou de faciliter une infraction grave qui, si elles étaient commises, pourraient lui procurer, ou à une personne qui en fait partie, directement ou indirectement, un avantage matériel, notamment financier.

Pour qu’il y ait facilitation d’une infraction il n’est pas nécessaire que la nature de celle-ci soit connue, ni que l’infraction soit réellement commise. Commettre une infraction comprend le fait de participer ou de conseiller à une personne d’y participer.

Souvenons-nous maintenant du scandale des commandites. Plusieurs personnes ont été impliqués et ont complotés pour détourner l’argent de nos taxes. Des entreprises ont eu des chiffres d’affaires majoritairement reliés à des usages de faux, détournement et autres fraudes. Est-ce que cette loi sur le gangstérisme s’appliquerait à ces à gangsters à cravates? Il serait surprenant que des motards viennent m’arnaquer. Mais je suis victimes, comme tous les citoyens de notre pays, de ces gangsters à cravate, proche du gouvernement et qui complotent ensemble pour détourner l’argent de nos taxes. Il y a les différentes mafias, les motards, les gangs de rue. Mais il ne faut pas sous-estimer ces gangsters à cravate.

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/06/lavenir-de-notre-societe/

L’avenir de notre société?

D’un côté, il y a les groupes criminalisés. On les a laissé s’organiser, tout contrôler. Il y a même une justice à deux vitesses. Si un motard passe en cours, ses avocats, payé par l’aide juridique pour leurs “pauvres clients” ont le droit à une forte augmentation de salaire. Quand un des jeunes que j’accompagne fait face à la musique, il faut qu’il sorte du cash pour être servi par ces avocats de l’aide juridique. Sinon, il n’est qu’un simple numéro dans la grosse machine et les chances d’avoir un procès juste et équitable sont plus mince que de gagner au casino. Est-ce qu’on laisse les gangs de rue refaire le même scénario? Jusqu’où la violence et les injustices vont monter?

De l’autre, nous voyons des politiciens nous compter toutes sortes de romances, changer les lois et la fiscalité pour avantager rétroactivement leurs entreprises personnelles, accepter de la surfacturation pour des programmes tels les commandites, des députés qui embauchent, dans des conditions inhumaines, des immigrants pour les faire travailler sur leurs terres, d’autres qui profitent de la réforme des CPE pour leur entreprise privée…

En ce début de nouvelle année, mon coeur est à la tristesse et au découragement. Malgré tout, il y a des changements majeurs en vue. Des groupes s’organisent, réfléchissent, se positionnent. Que ce soit les groupes de réflexion de l’Institut du nouveau monde, du forum jeunesse ou encore le forum citoyen… le besoin de réfléchir et de se positionner collectivement se fait sentir de plus en plus. Cette nouvelle synergie devrait déboucher vers une nouvelle classe de dirigeant qui vont prendre des postes politiques, économiques et autres.

De cette réflexion, l’action et le changement doit déboucher. Sinon, il faudra retourner au bonnes vieilles méthodes. Celle de Robin des Bois et de nos anciens sauveurs sociaux. Plus violente, plus radicale, mais qui peuvent atteindre leurs objectifs: une société juste, plus humaine et équitable, une harmonie à travers toutes les couches de la société et les différentes cultures de notre monde…

Pour cette année 2006, je nous souhaite, Paix sur terre et Amour pour tous. Que règne Santé et Harmonie sociale.

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/14/democratie-politique-et-gangsterisme/

Le gangster Rap 

Le rappeur américain 50 Cent sera à Québec aujourd’hui dimanche, à Montréal lundi et terminera sa tournée canadienne à Toronto. Ce rappeur, qui a été chef de gangs de rue a fait plusieurs séjours en prison pour deux tentatives de meurtres et possession d’armes. Lors de ses passages précédents, à Toronto il y avait eu une fusillade mortelle, à Montréal, un jeune a été atteint d’un projectile d’arme à feu.

Au douane, malgré son casier judiciaire et la violence qui le suit, il n’est pas embêté. Pourtant, Patricia Kaas avait déjà été empêché d’entrer au pays parce qu’elle avait un joint sur elle, des jeunes de Montréal n’avaient pu aller au Brésil pour une compétition internationale de graffiti parce qu’ils avaient un dossier pour des délits mineurs. Si 50 Cent avait été Canadien, jamais les États-Unis le laisserait passer la frontière pour aller jouer chez eux. Comment se fait-il que le Canada laisse entrer des gens plus violents et plus criminalisés que les États-Unis?

50 Cent prône la violence et les armes. La scène Hip-Hop de Montréal dénonce le gangster rap et sa violence. Pourtant, lorsqu’un Américain comme 50 Cent vient chez nous, parce qu’il attire des foules, plusieurs de nos jeunes artistes se remettent en question.

Si les seuls gros spectacles que nous offrons à la culture Hip Hop sont sous la bannière du gangster rap, à la fin, nous enseignons à la culture que c’est le seul chemin pour gagner sa place d’artiste. Et c’est dommage. Très dommage. Parce que nous avons d’excellents artistes au Québec. Mais il faut leur laisser des espaces pour gagner leur célébrité.

J’attends les nouvelles de la tournée de 50 Cent. J’espère qu’il n’y aura aucune victime. Malgré tout, nous donnons un très mauvais exemple à notre jeunesse.

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/25/raps-et-gangster-rap-ne-chantent-plus-la-meme-rime/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/papa-rapper/

Peine de mort pour un membre de gang de rue 

Mardi dernier le 14 décembre, les instances carcérales de Californie ont mis à mort “TookieWilliams, fondateur d’un célèbre gang de rue, les crips.

Nous ne pouvons entériner le mal que Tookie a fait en créant un gang de rue. L’histoire mentionne cependant qu’il s’est repenti et prêchait pour la non-violence. Avons-nous le droit, en tant que société, de tenir le pouvoir de vie ou de mort sur un individu?

En me référant à la Bible, il y est dit qu’un des douze apôtres, avant de rencontrer Jésus, était un voleur de grand chemin. Si celui-ci vivait de nos jours en Californie, l’aurions-nous exécuté pour ses erreurs? Nous aurions tué un apôtre et perdu toute la richesse que la conversion peut offrir.

Nous ne pouvons pas accepter aucune forme de violence faite à autrui. Ni celle des gangs de rue, ni celle de l’autorité dans l’exercice de son pouvoir.

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/les-filles-dans-les-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/13/genese-des-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/13/le-defi-des-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/le-gangster-rap/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/franco-nuovo-et-les-gangs-de-rue/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/06/les-gangs-de-rue-sexportent-en-region/

Rédacteur en chef de Reflet de Société/Journal de la Rue

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