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DJ et graffiteur professionel: Naes
Entrevue réalisée pour Reflet de Société
Naes a fait partie d’une école spécialisée en musique. Il a pratiqué, pendant 6 années, de la musique classique au violon, violoncelle, percussion et contrebasse! Il abandonne tout pour jouer de la basse dans un groupe instrumental! Il commence des études en Art au collégial, il abandonne encore une fois et devient un graffiteur. Il troque par la suite sa guitare pour des tables tournantes Hip Hop. Son bonheur il le trouve en apprenant par lui-même à faire partie de la culture Hip Hop.
Ton cheminement contredit cette rumeur qui veut que la musique de les cultures Punk ou Hip-Hop appartiennent à des jeunes qui n’ont pas le talent d’apprendre la musique conventionnelle
Dj Naes: En général c’est vrai, oui et non. Aux États-Unis, certains rappeurs ont fait le Fine Arts University (équivalent des Beaux-Arts) et se donnent, malgré tout, une image de gros gangsters. Je me demande si ces Américains ne content pas des histoires. C’est peut-être juste un «show off» commercial comme la lutte. Ce qui est malheureux c’est que beaucoup de jeunes pensent que c’est vrai et ils essayent de jouer au «bad boy» pour percer.
Pour en revenir à la culture musicale, il en faudrait encore plus dans notre milieu. Pour moi, c’est une chance que j’ai eue et ça me permet d’aller plus loin. Tout le monde peut faire des «beats» mais ils deviennent vite limités. En essayant par soi-même, certains peuvent se débrouiller mais il y a un risque de se répéter.
C’est plus facile si tu écoutes différentes sortes de musique, que tu en cherches à travers toutes les cultures. Tu crées et tu élargis ta culture en prenant de petits éléments un peu partout.
La musique Hip Hop provient des ghettos américains. On jouait du «beat-box» (bruits musicaux fait avec la bouche), on rappait et on dansait sur un carton dans la ruelle. Est-ce encore une culture qui se pratique à peu de frais?
Dj Naes: Aujourd’hui ça te prend 15 000 $ d’équipement (vinyles, tables, mixer…) pour être un DJ. Tu dois avoir ton équipement disponible avec toi, autant pour te pratiquer que pour faire des spectacles. Même chose pour le graffiti, j’ai mis tout l’argent que j’avais là-dessus: crayons, peinture, magazines… J’en mangeais 24 heures sur 24.
Dirais-tu que c’était une obsession ou une passion?
Dj Naes: Une passion obsessive peut-être. C’est comme avec une fille, au début tu veux toujours être avec elle.
Au cégep en arts plastiques tu as eu de la difficulté à t’intéresser à ce que tu avais à apprendre, comment as-tu réussi à être autodidacte dans une culture alternative?
Dj Naes: C’est curieux, mais à l’école je me battais avec mes pinceaux. Il fallait faire toutes sortes de travaux pratiques, des études de couleurs, des cercles chromatiques. Je n’étais pas prêt et je voulais faire du dessin. J’ai commencé à comprendre comment ça marchait quand j’ai pu expérimenter par moi-même. Tu dois être très discipliné, il faut bûcher jusqu’à ce que tu arrives à ce que tu veux.
Quelle que soit ta culture, pour réussir, il faut que tu pratiques à tous les jours, plusieurs heures par jour. Quand je suis 4 jours sans jouer, ça me prend une soirée juste pour reprendre ma forme et commencer à pouvoir évoluer. Je préfère apprendre en jouant avec des gens plus expérimentés que moi.
Malgré tout, je tiens à le répéter, les études que j’ai faites m’ont été d’une grande aide et je me considère chanceux d’avoir eu ce cheminement, cette base derrière moi. C’est peut-être ce qui m’a permis de pouvoir bien maîtriser et de découvrir d’autres cultures.
Au cégep en Art, c’était une petite gang et je ne «fitais» pas dans le décor. Le cégep préconisait l’art abstrait, moi je voulais faire des bandes dessinées. La transition entre le secondaire et le cégep a été difficile. La charge de travail est très différente et je ne me sentais pas bon. Pourtant, dès que j’ai laissé l’école je suis devenu muraliste.
Tu as eu beaucoup de courage de vouloir jouer avec des gens beaucoup plus fort que toi en musique.
Dj Naes: J’ai toujours voulu jouer avec des gens meilleurs que moi. Même si je me plante ou que je parais moins bon que l’autre, c’est la seule façon d’apprendre, de devenir meilleur et de me dépasser.
Que ce soit quand j’ai commencé à être graffiteur ou DJ, il n’y avait pas de techniques, je ne savais pas comment «mixer». C’est par l’exemple que j’ai appris et développer mon art.
Je n’avais même pas réalisé à cette époque que graffiteur et DJ faisait partie de la même culture. C’est en cours de route que je l’ai compris.
Est-ce que les autres membres de ton groupe de musique Traumaturges ont un cheminement artistique semblable au tien?
Dj Naes: 2 de pique a un DEC en guitare classique tandis que Kiro est en intervention auprès des jeunes. En plus d’études très différentes, on n’a pas le même style de vie, on n’a pas la même opinion. Mais c’est la musique qui nous rejoint et nous rallie. De plus, notre groupe est très multi-ethnique.
Les critiques ont décrit votre musique comme étant sombre, très sombre, des «beats» lents et caverneux.
Dj Naes: Nous avons été les premiers à Montréal de dénoncer le rap à la française. Nous sommes de Montréal, il faut donc prendre les couleurs de notre milieu. Nous n’avons pas à copier ou imiter, ni la France, ni aucune autre culture. C’est correct de se faire influencer par les autres cultures, mais tu dois développer la tienne. Nous avons notre propre langage et c’est notre culture que nous devons promouvoir.
Dans nos textes, il y a beaucoup de dénonciations sociales telles que les abus de pouvoir, les problèmes de racisme et d’immigration. Même après 5 ans, nos textes sont encore bons et d’actualité.
Vous avez déjà un CD sur le marché qui s’appelle Suce mon index. C’est pas vulgaire comme titre, quel message vouliez-vous lancer avec ça?
Dj Naes: Ça veut dire absorbe le contenu. On fait référence ici à l’index d’un livre. Dans le Hip Hop il ne faut pas s’attarder à la première impression que nous avons. Il faut écouter et réécouter les textes, chercher à comprendre. Le Hip Hop est très allégorique. Il ne faut jamais juger ce que l’on pense comprendre. Mieux vaut vérifier auparavant.
Maintenant que votre premier CD est en réimpression pour une troisième fois et que vous avez déjà deux vidéoclip à votre actif, à quand le deuxième CD?
Dj Naes: Nous y travaillons depuis deux ans déjà. Il sera disponible à la fin de l’été 2002. Il s’intitulera La guerre des tuques, la famille élargie de Traumaturges. Douze artistes très représentatifs de la culture internationale. Même si le Québec est notre dénominateur commun, nous y retrouvons des pays d’origines comme Haïti, Franco-libanais-palestinien, Égypte, Trinidad, France et Italie
Je remarque aussi que vous avez tous des formations très variées.
Dj Naes: Oui, très variées: sciences pures, sciences humaines, intervention en délinquance, enseignement, arts plastiques, informatique, graphisme, électronique, communication, théâtre, conceptions sonores… Ce n’est pas si exceptionnel que cela. Dans les années 90, MC Solaar de France avait fait de grosses études en philosophie avant de commencer à rapper. C’est sûrement ce qui a influencé les Français à avoir un vocabulaire plus recherché dans leurs textes. Remarque qu’ils ont aussi un système d’éducation scolaire beaucoup plus rigoureux qu’au Québec. Il y a de la place pour du rap intelligent, même si aux États-Unis et en France le rap de gangster semble fonctionner un peu plus.
As-tu l’impression que le Hip Hop au Québec a atteint son apogée?
Dj Naes: On ne peut pas comparer. Ici, il n’y a pas grand chose de fait encore. La culture boite. On n’a pas beaucoup de choix. Je suis DJ et quand je travaille dans un club je n’ai pas assez de matériel provenant du Québec pour faire un «set» complet. Je ne sais pas quand la culture Hip Hop du Québec aura atteint sa maturité.
Merci Julien pour ta présence et ton implication. Comme plusieurs autres graffiteurs, Julien fait partie d’une équipe pouvant faire des murales autant intérieures qu’extérieures. Pour plus d’informations, contactez le Café-Graffiti (514) 259-6900. Julien est un des DJ présent sur le CD Ill Légal disponible par la poste auprès du Journal de la Rue. Une autre façon originale et dynamique de supporter notre travail auprès des jeunes.
Autres textes sur le Hip Hop
Le Café-Graffiti “ride again”
Cela fait un certain temps que je ne vous ai pas parlé des jeunes du Café-Graffiti. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas des nouveautés à vous annoncer. C’est qu’il y en a trop, je ne sais plus par où commencer.
Animé par une culture urbaine et underground, le Hip Hop, les artistes du Café-Graffiti sont devenus des professionnels dans leur art. Entreprises, agences de communication, festivals internationaux, cinéma… tout le monde fait appel au Café-Graffiti pour avoir accès à des professionnels du Hip Hop.
Dans sa mission de création d’emploi et de réinsertion, le Café-Graffiti représente ces artistes maintenant devenus des professionnels, mais encadrent et soutient la relève, ceux qui seront les artistes de demain.
Que ce soit les vitrines des magasins Simon’s, l’Hôtel alt quartier Dix-30 à Brossard ou encore celui de Québec, l’aréna des Olympiques de Gatineau, les Francofolies, un décor de 10 000 pieds carré pour le Bal en Blanc, les magasins Oakley, la promotion de Volkswagon au Mont St-Anne ou encore celle au Lac Louise en Alberta, je ne réussis même pas à mettre bout-à-bout la liste de tous les contrats où les artistes urbains ont performés.
Vous pouvez voir plusieurs de leurs réalisations sur le site mis-à-jour du Café-Graffiti. J’en profite pour mentionner que l’organisme n’est pas subventionné. C’est à partir des abonnements à la revue Reflet de Société que nous pouvons continuer notre soutien aux jeunes. Pour la venue du printemps, le Café-Graffiti vous offre aussi un souvenir pour montrer votre soutien à la cause.
Le Hip Hop et le Festival Juste pour rire. Entrevue avec Constance Rozon
Entrevue réalisée pour Reflet de Société
Constance Rozon, la soeur de Gilbert Rozon, est la personne en charge de dépister et d’engager les artistes du Hip Hop, autant de la scène locale de Montréal que les artistes internationaux.
Nous avons rencontré Constance Rozon, responsable de l’introduction de la culture Hip Hop sur les scènes du Festival Juste pour Rire elle a répondu à nos questions.
L’avenir du Hip Hop au Festival Juste pour Rire
Je ne suis pas une personne du milieu Hip Hop. J’ai commencé à faire du repérage de spectacle, notamment pour le théâtre. Par hasard, à New York, j’ai eu la chance de voir un spectacle underground de breakdance. J’ai été charmée. Pendant des années j’ai voulu introduire le breakdance dans le Festival Juste pour rire.
En 2002, le Festival a fait un test et en 2003 on a introduit le Hip Hop à la scène. On tripe et on est content quand on amène un nouveau spectacle, même s’il n’est pas dans la lignée des spectacles d’humour. Gilbert Rozon aime les nouvelles choses. Si on peut aider une culture, quelque chose de nouveau, on va le faire. Ce n’est même pas une question d’argent. Quand on produit les choses que l’on aime, cela fait le succès de l’événement.
Je ne sais pas encore si le Festival Juste pour Rire va décider de conserver le Hip Hop pour 2004. C’est peut-être réservé à une élite. Doit-on investir autant de temps sur une culture qui ne semble pas avoir assez de public? Pourquoi le public n’a pas été présent tout le long des onze jours de programmation pour soutenir les 150 artistes Hip Hop que l’on a présentés?
Les difficultés
Il n’est pas évident de savoir d’où vient le problème. Est-ce moi? Je ne sais pas. Certains artistes sont très sympathiques et fonctionnent bien. Pour d’autres, il m’est arrivé d’avoir à laisser jusqu’à 20 messages avant d’avoir un retour d’appel! Où est la nécessité d’avoir à courir après les artistes du Hip Hop pour leur offrir nos scènes? Je n’ai pas à être une mère pour tout le monde.
On a eu d’autres incidents tels que des rappeurs qui ne se présentent pas pour les sound check, d’autres qui arrivent en retard pour des entrevues avec les médias malgré une confirmation faite la veille.
Quoique dans leur contrat il soit clairement spécifié que personne d’autre que les artistes ne doit être présent dans le back stage, tous leurs amis s’y sont retrouvés (coulisses réservées aux artistes qui se préparent à entrer ou qui viennent de sortir de scène). Il y a eu beaucoup de vol, même que la police a dû intervenir.
Nous avons demandé de voir une pratique pour évaluer leur potentiel avant de confirmer leur présence au Festival. Pour certains groupes, il a fallu attendre de décembre jusqu’à mai! C’est frustrant; moi, ça me vide. Dans le cas d’un certain groupe, nous avions rendez-vous un samedi pour assister à leur pratique. J’ai déplacé quatre personnes du Festival. Sur les 12 artistes prévus, un seul s’est présenté! Ils ont demandé de remettre le tout au dimanche. Le Festival n’est pas habitué de travailler comme cela et a décidé d’annuler la prestation de ce groupe.
Quand je tente de leur ramener cette réalité, je passe pour la mauvaise femme, celle qui fait la morale. Et pendant tout le Festival, les techniciens me mettaient de la pression pour s’assurer que tout baignerait dans l’huile. J’ai vécu un vrai cauchemar. Ça prend beaucoup d’énergie.
Le Hip Hop international
Avec les Européens et les Américains, c’est très différent. Ils ne sont pas en retard aux rendez-vous, au contraire, ils sont d’avance, ils me fournissent rapidement leur matériel, ils sont polis, ne prennent jamais d’alcool pendant les prestations.
Mais on ne peut se comparer avec les Américains. Le bassin de population n’est pas comparable. Là-bas, tout est gros. Une pièce de théâtre qui pourrait tenir l’affiche deux semaines à Montréal, tiendrait l’affiche deux ans à New York. Ici le Hip Hop est une culture underground, à New York, c’est main stream, un comptable va écouter du Rap.
Mon appartement à New York est près des ghettos. Pourtant les gens là-bas ne manquent pas de discipline. Aux États-Unis, les loyers sont tellement chers et il n’y a pas d’assurance comme ici. Peut-être que cela t’oblige à être plus discipliné.
Les artistes étrangers pratiquent beaucoup plus. J’en ai vu se pratiquer à tous les jours, sept jours sur sept, sans même savoir si nous les prenions officiellement. Peut-être parce que les possibilités y sont plus grandes, que cela donne plus d’espoir. En France il y a des festivals partout, les artistes sont mieux payés. Ils prennent cela très au sérieux.
Les solutions
Les artistes de Montréal ne veulent pas avoir un autre travail pour se garder disponible pour un spectacle par mois. Pourtant, avoir un travail te permet d’acquérir une discipline, de te donner une structure, d’établir une relation avec l’autorité, de t’aider dans tes finances… Le travail c’est un enseignement pour travailler avec le monde, pour avoir un équilibre dans ta vie. S’il le faut, prend une journée de congé à ton travail si tu as un spectacle à donner. Quand tu auras à prendre trop de congés, tu pourras laisser ton travail, ton cheminement artistique te permettra de vraiment vivre de ton art.
C’est peut-être à nous les dirigeants de festivals, à faire des échanges pour les supporter, appeler d’autres festivals pour les faire connaître, que le gouvernement leur donne des bourses pour les soutenir. Commencer à créer une raison d’être, à leur donner de l’espoir.
Il va falloir que quelqu’un les aide à s’organiser. Je ne parle pas de gérants d’artistes. Je préfère parler directement avec les artistes. J’ai déjà négocié avec un gérant dont son artiste avait manqué un rendez-vous. Il m’a dit: « Faut vous habituer, c’est ça le Hip Hop. » Non, je ne m’habituerai pas. Tout le monde a des échéanciers à respecter.
Est-ce que je vais pouvoir faire une différence? Est-ce que les scènes vont se remplir? Il y a eu des spectacles comme Kardinal Offishall, un gros nom de Toronto. Il n’y a eu que 300 à 400 personnes. Est-ce que le Hip Hop est un spectacle pour une élite? Est-ce accessible pour un public plus large? Il n’y a rien ici qui centralise l’information et qui peut l’apporter au public. On doit pouvoir faire une différence, les aider, parce que ce sont des artistes de chez nous.
Opinion des représentants de la culture Hip Hop
J’ai fait relire cette entrevue à des membres impliqués et reconnus dans la culture Hip Hop: le producteur d’événement, DJ MiniRodz, le producteur de beat Chilly D, le rapper MGM et à DJ Naes. Après avoir eu ce commentaire: «Ça fait mal, parce qu’elle a raison sur presque toute la ligne», ils décident de mettre sur pied un comité de réflexion sur l’avenir du Hip Hop au Québec. Les artistes arrivaient en retard aux réunions et manquaient visiblement de discipline. Ce qui confirme les dires de Constance Rozon.
Johnny Skywalker mentionne: «C’est vrai que les rappeurs se permettent d’arriver en retard, mais ce n’est pas le cas de tous les artistes du Hip Hop.»
Autres textes sur le Hip Hop:
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/la-place-du-hip-hop-aux-francofolies/
La place du Hip Hop aux Francofolies
Reportage réalisé pour Reflet de Société
Laurent Saulnier est le vice-président à la programmation pour les Francofolies. Le Journal de la Rue l’a rencontré pour mieux faire connaître son point de vue et mettre en perspective la difficulté des jeunes artistes de se faire accepter par cette institution.
Vision du Hip Hop
Personnellement, je dois l’avouer, je suis un fan du Hip Hop. Je ne suis pas un fan du gangster rap*. Je suis plus subtil. Les artistes du Hip Hop sont intelligents, extrêmement bright avec toutes les qualités et les défauts que cela implique. La qualité d’une intelligence vive, rapide d’esprit, avec le défaut d’être rusés, sournois.
Difficultés de la culture
Cependant, je suis un peu triste que la culture Hip Hop tourne en rond depuis un à deux ans. Pas juste à Montréal, mais aussi aux États-Unis et en France. J’ai hâte que quelque chose de nouveau brasse la cage, que le Hip Hop retrouve ses lettres de noblesse.
Il faut de la nouveauté, quelque chose pour nous essouffler. La dernière grande claque a été Saïn Supa Crew. Depuis ce temps, il n’y a pas eu de groupes Hip Hop qui m’ont impressionné.
Les solutions
Je n’ai pas idée de ce que pourrait être ce changement à venir, sinon je serais millionnaire! Mais je reproche aux gens du milieu Hip Hop québécois de communiquer en circuit fermé. Et ce problème s’accentue. Malgré l’effort d’ouverture il y a 5 ou 6 ans, cela demeure un milieu où il est difficile d’y pénétrer.
À cette époque, les gens du milieu semblaient croire que leur musique pouvait rejoindre tout le monde. Cela a possiblement créé une désillusion totale. Nous sommes tous très contents quand un album Hip Hop se vend à 20 000 copies. Le milieu espérait en vendre 50 ou 100 000! Est-ce que cette désillusion a créé un refoulement? Au lieu d’être plus ouvert, le milieu se retrouve plus refermé sur lui-même.
Des groupes tels que Muzion, malgré qu’ils aient signé avec une grosse boîte comme Vik recording BMG Canada, n’ont pas été soutenus suffisamment par leur maison de disques. Je n’ai pas entendu parler d’un deuxième single pour l’album.
Perception des artistes
Ce n’est pas toujours facile de négocier avec le milieu Hip Hop. Tout découle du nombrilisme du milieu: les artistes se parlent entre eux. Je n’ai pas 22 ans, j’en ai 40. En 1982, j’écoutais Grand Master Flash. Je n’ai pas le même langage que le milieu Hip Hop d’aujourd’hui.
Relation de Laurent Saulnier avec l’underground
Je n’ai pas de difficulté à entrer dans un show Hip Hop. Je ne tiens pas à être ami des gens du milieu Hip Hop ou de n’importe quel autre milieu. Mon travail c’est de faire travailler tout ce monde.
On me considère main stream, comme l’ennemi à abattre. Pourtant, je ne vois rien dans le Hip Hop qui pourrait remplir le Spectrum présentement. Pas un seul groupe Hip Hop, même provenant de la France. Certains me parlent d’un sombre rappeur marseillais. Les gens sont déconnectés de la valeur de certains artistes. Souvent les CD de ces artistes ne sont même pas distribués! Il y a un manque de réalisme.
Relation des Francofolies avec le milieu Hip Hop
Aux Francofolies, on conserve des scènes extérieures gratuites parce que c’est important de leur donner une vitrine. On devrait continuer à les soutenir de cette façon. Nous traitons tous les artistes, locaux ou internationaux sur un pied d’égalité. Il n’y a aucun privilège spécial pour les artistes internationaux. Il n’y a aucune discrimination de sexe, de couleur ou de culture musicale.
Chez nous, il y a toujours des contrats écrits, des ententes claires. Tout le monde a le droit à son contrat qui respecte les engagements envers l’Union des Artistes.
Les solutions
Le message que je pourrais lancer au milieu Hip Hop c’est de faire le «basic» que beaucoup d’artistes ne font même pas. Pourquoi suis-je obligé d’appeler les gérants d’artistes? Ça serait le fun qu’ils m’envoient leur CD et leur matériel. C’est la base. Faites au moins le minimum. On écoute tout ce que l’on reçoit. Je ne demande rien de mieux.
Je crois que le Hip Hop doit trouver la façon d’être une musique de masse, populaire. Les artistes refusent cette ouverture qui leur serait pourtant profitable, pas juste financièrement, mais aussi émotivement.
Autres textes sur le Hip hop:
Rien ne va plus dans le monde du graffiti
Éditorial écrit pour Reflet de Société
Le monde du graffiti vit une période de transition qui risque de faire mal à beaucoup de monde. Certains graffiteurs ont choisi la voie artistique, d’autres, trop souvent, celle du vandalisme. Une tension de plus en plus palpable se fait sentir dans nos milieux.
Un marchand du centre-ville en a attrapé un sur son toit en train de graffiter. Il l’a suspendu par les pieds au-dessus du troisième étage et lui a dit: “Si je te laisse tomber, tout le monde va penser que t’as manqué le pied en faisant ton barbouillage”. Heureusement il l’a redéposé sans passer à l’acte. L’impuissance, la frustration ou la colère de certains commerçants ne légitiment pas cette violence. Nous cherchons comment éviter cette escalade.
Depuis presque sept ans, notre organisme travaille avec les graffiteurs et la culture Hip Hop. Le dossier spécial que nous présentons dans ce numéro nous a permis de réfléchir à l’évolution des dernières années en matière de graffiti. Nous avons rencontré des parents de graffiteurs, des graffiteurs reconnus par leur milieu, les plus jeunes qui les ont pris en exemple, des policiers, des marchands. C’est une histoire qui est loin d’être terminée.
Début des années 80, un artiste, Zïlon, se bute aux portes fermées des galeries. Il décide de graffiter sa créativité sur les murs de la ville. Début des années 90, la culture Hip Hop fait son entrée à Montréal avec les Timer, Flow, Seaz, Stack…La culture Hip Hop apporte ses règles, son éthique et le respect: on ne graffite pas sur les églises ni les oeuvres d’un autre artiste. Il y a une hiérarchie à respecter et des consignes pas nécessairement faciles à comprendre: on peut faire du bombing sur un tag, du graffiti sur un bombing… On ne passe par-dessus un graffiteur qui est plus fort ou plus connu que soi. On ne graffe pas un petit commerçant qui tente de gagner sa vie… Les règles de l’art sont enseignées par les plus anciens aux nouveaux qui forment la relève.
Après 1997, on espère, on fantasme, on rêve de pouvoir canaliser tous ces artistes dans un cheminement artistique et culturel. Le Café-Graffiti va s’y investir. Avec la Ville de Montréal, on dispose de murs autorisés pour permettre la libre expression des jeunes. C’est l’ère des projets novateurs, sous-financés, qui tentent de survivre malgré tout et d’être significatifs. Un certain nombre de graffiteurs deviennent des artistes connus et respectés.
À partir de 1998, nous assistons à une explosion de jeunes qui se disent graffiteurs, sans connaître la culture du milieu. Confus, les anciens se disent: “Ce sont des graffiteurs, il faut les soutenir”. Cependant, ces jeunes ne suivent pas les règles de l’art. Pour plusieurs, ils ne les ont même pas apprises. Trop de nouveaux qui sont dénoncés par plusieurs graffiteurs. Rebelles parmi les rebelles, certains adoptent le vandalisme. Est-ce vraiment de l’art? Le graffiti dérive vers le scratchfiti (graffignage des vitres) et vers l’acide dans les vitres, des moyens de plus en plus destructeurs. Le graffiti, qui se voulait un art urbain pour donner de nouvelles couleurs à des lieux délabrés, passe maintenant à la destruction des lieux.
Nous constatons les conséquences. Pendant que les marchands demandent plus de répression et accumulent les plaintes, les parents sont dépassés et certains ont tout simplement renié leur progéniture. Certains de ces pseudo-graffiteurs sont recherchés par toutes sortes de personnes, même par d’autres graffiteurs. Des jeunes deviendront peut-être les victimes de gens qui veulent se faire justice eux-mêmes. Gardons notre calme, l’heure est au dialogue.
Parce que la violence attire la violence et que le vandalisme est une forme de violence, nous voulons partager nos préoccupations. Ce dossier graffiti est une occasion d’ouvrir la discussion. Dossier à suivre, qui continuera dans le prochain numéro avec vos commentaires.
Autres textes sur le Hip Hop:
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/le-vandalisme-dans-les-transports-en-commun/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/vandalisme-au-metro-sherbrooke-un-graffiteur-reagit/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quebec-et-gatineau-en-mettent-plein-les-murs/
Fluke, Hérésy et le Café-Graffiti sur You Tube
Lancement officiel du premier vidéo du Café-Graffiti sur You Tube. Nos premières vedettes: les artistes graffiteurs Fluke et Hérésy lors d’un contrat pour les magasins Oakley.
Le vidéo d’une durée de près de 5 minutes est une sorte de “Making off” de ce contrat. On y voit la préparation, la réalisation et le produit finale, le tout agrémenté du choix musical de Fluke.
Le Café-Graffiti prépare une série de vidéo sur les différents événements Hip Hop réalisés dans les dernières années. Au fur et à mesure que le montage sera terminé, il se retrouvera en ligne dans cette nouvelle collection audio-visuelle du Café-Graffiti.
Venez visiter le site régulièrement pour visionner les mises à jour. N’oubliez pas de laisser un commentaire et de voter, question d’encourager Fluke et Hérésy à continuer leur travail.
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Musique, décrochage et théâtre avec Sans Pression
Les membres du groupe Hip Hop Sans Pression, forts populaires auprès des jeunes, sont les invités spéciaux et les porte-parole d’une pièce au Théâtre Denise-Pelletier. Quel genre de pièce de théâtre peut toucher et intéresser un rappeur comme Sans Pression.? Une pièce touchant aux effets pervers du décrochage et de la violence dans les relations des jeunes couples. Présentée dans le cadre du projet Décrocher… Puis Après? Par des habitués du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal, la pièce exprime l’expérience vécue de jeunes adultes face à ces problèmes.
Pour Annie, Éric, Jayme, Léma, Nathalie et Sheila, les jeunes du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal, décrocher, c’est comme tomber dans un trou noir, où la drogue, l’incertitude et le manque d’estime prennent souvent trop d’espace. Le décrochage, Sans Pression connaît bien. «Tout le monde près de moi a décroché, moi le premier. Certains sont revenus, mais pour cela, il faut se raccrocher à quelque chose, avoir un but, vouloir faire quelque chose. On dit qu’un jeune du secondaire sur trois quitte l’école. C’est beaucoup. J’ai un fils de trois ans, Andy, et j’espère qu’il ira longtemps à l’école. Ça t’ouvre les portes, ça te donne plus de chance dans la vie.»
Sans Pression est venu rencontrer les comédiens en herbe et assister à leur représentation. «J’ai parlé aux jeunes. Juste d’être présent, ça leur a fait de l’effet. Pour moi, ça vaut plus qu’un million d’albums vendus. Je communique bien avec les jeunes.»
Le chanteur Hip Hop n’a que des éloges à leur offrir. «C’est du jamais vu. Ces jeunes ne sont pas des acteurs, ils viennent de la rue. La pièce m’a touché et le sujet est profond. Ça se passe partout, il faut en parler. Certains pensent qu’on exagère, mais j’ai vu des jeunes qui n’avaient même pas 20 ans et qui se piquaient à l’héroïne. Ça me dépasse.»
Malgré tout, Sans Pression garde espoir. «Il y a quelque chose à faire. Il faut leur parler avant qu’il ne soit trop tard. Parce qu’il n’est jamais trop tard. Tout le monde fait des gaffes. Même moi, souvent j’ai voulu tout lâcher, j’ai fait une dépression, plus rien ne marchait. Je ne suis pas Superman, je ne suis pas différent d’eux. Je vivais dans un appartement, on était 15 gars à y rester. Je traînais, foutais de la merde. On se disait: «Yo, qu’est-ce que tu fais?» On achetait une bière et on «chillait» ensemble. Il fallait qu’on me sorte de ce milieu. Je faisais du surplace. J’ai été à Tremplin, un centre de thérapie. Il a fallu que je lâche un paquet de monde. Si j’étais resté dans le milieu, je ne serais pas dans la musique. Elle m’a permis de raccrocher. Beaucoup ont choisi la bonne voie. Il faut savoir ce que tu aimes, aller droit vers son but, savoir ce que tu veux faire. Il faut prendre les choses au sérieux.»
L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. «Depuis que j’ai Andy, mon garçon, je le comprends mieux. Depuis que je me lève le matin, je découvre qu’il y a plein de choses à faire, c’est motivant. C’est important de se lever avec le soleil, tu deviens plus actif, plus productif et plus créatif.»
Le rappeur n’est pas tendre envers ceux qui font la promotion de la violence dans la culture Hip Hop. «J’ai été dégoûté en voyant les albums des groupes «50 cents»ou encore «Eminem». Des photos de violence gratuite, de drogue, de gens qui se tirent dessus… On n’a pas à faire la promotion de la violence et du gangster rap, raconte le chanteur qui se dit sensible à la violence suite au suicide de son frère. Avec notre musique, on influence la masse. Ce sont les jeunes qui achètent ce qu’on produit.»
Au Québec, on a la chance de voir le mouvement Hip Hop qui grossit. «Il y a tout le talent pour que ça marche. Il faut continuer. Je suis fier de ce que je fais et de ce que je vois chez les jeunes. Je le vois dans leurs yeux. Je suis un jeune de la rue. Les problèmes des jeunes, si je ne les ai pas vécus, quelqu’un dans mon entourage les a vécus. Je n’ai pas les gros mots savants de certains, mais par le regard on se parle, on se comprend. I’m just like you.»
Pour compléter l’entrevue, Sans Pression m’a dirigé vers Léma, touché par sa prestation. Sentiment réciproque chez le jeune homme qui estime avoir donné le meilleur de lui-même dans la pièce de théâtre. «Les chansons de S.P. parlent de drogue, de violence de la rue, de femmes battues… Une de ses chansons rejoint mon sketch. Ce sont des gars qui veulent s’en sortir.»
Léma a apprécié l’implication du chanteur et de son groupe Hip Hop dans le projet du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal. «C’est bon ce qu’ils font. Sans Pression touche les jeunes qui se cherchent. On a créé de bons liens rapidement avec eux.»
La pièce aura permis de faire des prises de conscience importantes pour Léma. «Dans la vie, il n’y a rien de parfait. Moi aussi j’ai décroché. Mais peu importe quel problème tu rencontres, il faut en parler. C’est en discutant qu’on trouve des solutions pour s’en sortir. Peu importe les temps difficiles, il faut persévérer et toujours continuer. Ce n’est pas facile de se lever le matin, mais c’est pas une raison suffisante pour abandonner.»
Des raisons pour abandonner, Léma aurait pu en trouver facilement. À ses dires, le projet n’a pas été un camp de vacances. «Être neuf à travailler ensemble dans un petit local, ce n’est pas évident. Il a fallu sortir le meilleur de nous dans les instants de chicane. Il a fallu travailler pour créer une chimie de groupe, se motiver et avoir la discipline nécessaire pour atteindre nos objectifs. Si tu veux rester dans le groupe, tu dois travailler, t’investir. Il y en a trois qui n’ont pu terminer le projet. C’est dur de voir quelqu’un qui quitte le projet.»
Pour Léma, le décrochage n’était qu’un mot sans trop de signification. Son implication lui a permis de réaliser que le décrochage n’est pas juste une question d’école. «Ça touche nos relations familiales, notre rôle de citoyen, notre vie de couple… Le projet a provoqué une réflexion sur le sens à donner à sa vie, au chemin qu’il veut emprunter pour sa continuité.»
Son chemin, Léma l’a trouvé. Le jeune homme a profité du projet pour tenter certaines expériences dont une formation en informatique qui a suscité son intérêt. Il veut poursuivre dans cette direction.
Le coordonnateur du projet qui a pris en charge le groupe dans une période difficile à traverser, M. Germain Bouleau, est fier du travail accompli par son groupe. «Plusieurs de ces jeunes n’ont jamais appris de leçons par cœur. Au théâtre, tu dois connaître ton texte, il y a une rigueur, une discipline, une attitude et un lâcher-prise que le groupe doit suivre. Si tu ne connais pas ton texte, tu ne peux pas jouer ton rôle. Et il faut être au moins deux pour jouer. Tu renvoies à l’autre une émotion qu’il doit saisir. Chacun doit être présent dans son rôle. Cela exige un effort moral et physique, mais surtout, une remise en question.»
«La créativité des jeunes est essentielle. En bas âge, un enfant saute, dessine, chante… Dès qu’il entre en maternelle, nous perdons notre ouverture d’esprit face au développement de la créativité du jeune. Il faut maintenant réhabiliter une expression qui passe par la parole et le corps. Le théâtre est un art qui permet des applaudissements après chaque représentation. L’appréciation du public est un juste retour du travail accompli», raconte M. Bouleau. »Quand le groupe commence à jouer sur scène, c’est une occasion unique de s’amuser et de partager ses émotions avec son public.»
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/09/le-decrochage-histoire-de-sexe-3/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/17/les-multiples-facettes-du-decrochage/
Les jumelles de MusiquePlus, Fay et Audrey Sckoropad au Café-Graffiti pour l’émission BO2
Les jumelles de MusiquePlus, Fay et Audrey Sckoropad, dans le cadre de l’émission BO2 sont venues tester leurs connaissances sur le graffiti. Accompagné par les artistes du Café-Graffiti, Arpi et Fluke, Fay et Audrey Sckoropad ont pu expérimenter leur premier graffiti.
Ravi par cette expérience, il n’en fallait pas plus pour que le Père Noel décide d’offrir à Fay et Audrey Sckoropad un cadeau du Café-Graffiti signé par l’artiste Fluke. Celui-ci en a profité pour demander l’autorisation de réaliser 4 toiles représentant l’animatrice de MusiquePlus. Ces toiles sont exposées au Café-Graffiti. Une visite s’impose. Pour informations, (514) 259-6900.
Salon chalets et maisons de campagne 2008 au Stade Olympique
Les artistes du Café-Graffiti ont déjà commencé à préparer les décors du Salon chalets et maisons de campagne qui aura lieu du 14 au 17 février 2008 au Stade Olympique.
L’an dernier, Pierre Dansereau, un spécialiste de l’aménagement paysager avait approché le Café-Graffiti pour faire des décors sur mesure pour le Salon chalets et maisons de campagne. Cette année, des décors supplémentaires seront conçus pour certaines sections du salon.
Autour des muralistes professionnels Fluke et Zeck, plusieurs graffiteurs de la relève seront présents cette année. Arpi, tant qu’à lui, est présentement au Mexique et ne pourra pas participer au Salon chalets et maisons de campagne 2008.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
Depuis sa création en 1997, le Café-Graffiti a soutenu des centaines d’artistes underground. Plusieurs gagnent maintenant leur vie grâce à leur art et leur talent. Malgré que la majorité des toiles aient été vendues, avec les années, le Café-Graffiti a bâti un inventaire de toiles. Les artistes ont déjà été payés pour ces toiles. Maintenant pour pouvoir soutenir les artistes qui fréquentent et utilisent les services du Café-Graffiti, il faut faire un peu de place et faire entrer un peu de sous. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de cet encan électronique. Une façon originale de soutenir notre intervention auprès des jeunes et d’obtenir un petit souvenir de nos artistes.
Pour cet encan, nous retrouvons la toile Guêpe à l’attaque de Mac. D’une valeur de 150$, cette toile peut faire le charme de votre intérieur pour un prix qui saura vous satisfaire. Annie nous présente une version du Chaperon Rouge tandis que Zes nous offre son nom en graffiti. Ces toiles ont une valeur de 175$ et de 125$ respectivement.
Un encan est une belle occasion pour s’approprier une toile du Café-Graffiti à un prix des plus alléchants. N’oubliez pas que l’encan se termine ce vendredi le 25 janvier à 17:00 heures. Faites votre offre.
Une autre façon de soutenir notre intervention est de passer le mot à vos amis et à votre blogosphère. Présentez-leur l’encan et faites un lien sur celui-ci. http://www.cafegraffiti.com/index.php?option=com_auctionfun
Vous pouvez aussi visiter la galerie des toiles et des murales réalisées par les artistes du Café-Graffiti.
Arpi, artiste-muraliste, nous quitte
Arpi a réalisé les décors de l’hôtel alt, quartier Dix-30, participé les 2 années à la réalisation des vitrines de la Maison Simons, créé quatre murales pour les bureaux de la compagnie Johnson and Johnson, participé au décor du Bal en Blanc au Palais des Congrès, à ceux du Salon Chalets et maison de campagnes au stade Olympiques, des murales pour la bière Brahma, immortalisé les boxeurs Joachim Alcide, Herman Ngoudjo, Jean Pascal et Otis Grant sur les murs des bureaux de leur gérant et promoteur…
Arpi nous quitte demain, le 31 décembre pour le Mexique. Retour prévu dans 6 mois! Un besoin de vivre autre chose, de penser à lui, de stimuler sa créativité… Je tenterai de vous donner des nouvelles au fur et à mesure qu’elles arriveront. Parce que la magie d’Internet devrait nous permettre de garder un contact régulier.
M. Arpi, si jamais tu t’ennuies de notre rituel, tu n’as qu’à relire cette phrase que nous te laissons: Arpi! On t’aime!
PHOTO-REPORTAGE DE CE TEXTE.
3e encan électronique du Café-Graffiti
Le Café-Graffiti et ses artistes terminent cette semaine le 3e encan électronique. L’encan se termine vendredi le 21 décembre à 17:00 heures.
Pour cet encan, nous retrouvons la toile GO du graffiteur ARPI, un collectif pour la toile L’exterminateur et la Fée de Marc-André. Au moment d’écrire ce billet, le prix des toiles varient de 30$ à 90$. Encore une belle occasion pour s’approprier une toile du Café-Graffiti à un prix des plus alléchants. N’oubliez pas que l’encan se termine ce vendredi le 21 décembre, juste à temps pour offrir un cadeau de Noel.
Passez le mot à vos amis et à votre blogosphère.
Blogue ou billet?
J’ai eu un échange avec Mario Asselin, connu pour son blogue Mario Tout de go. M. Asselin m’a repris pour une faute de français et je le remercie pour ce geste.
J’aime bien la langue française. Même si l’écriture fait partie de ma vie, je ne me considère cependant pas comme un exemple parfait de rectitude.
Les nouvelles technologies nous font créer régulièrement des anglicismes. J’ai été pendant un certain temps à envoyer des “mails” avant d’apprendre à envoyer des “courriels”. Je ne “tchat” pas sur Internet. Peut-être parce que je ne veux pas dire que je fais du “clavardage” ou encore de la “messagerie instantannée”.
Depuis que j’ai débuté ma carrière de blogueur, j’ai adopté tout un vocabulaire autour du terme “blogue”. J’ai un “blogue” quand certains détiennent un “carnet”. Je me considère “blogueur” quand d’autres sont des “carnetiers”. Je vais encore écrire un “blogue” au lieu d’écrire un billet. Quoi qu’ici, il m’arrive d’utiliser le verbe “bloguer” pour remplacer le terme “écrire un billet”.
La langue française a parfois des retards sur les nouveaux termes. Cela me rappelle mes mésaventures avec le mot hip hop qui est maintenant dans le dictionnaire. Au début des années 90, sans référence linguistique, nous l’écrivions Hip-Hop. Il m’est très difficile aujourd’hui de mettre des minuscules à cette culture que je cotoie depuis presque 15 ans.
Sans garantir que je vais être parfait sur toute la ligne, je vais tenter de m’améliorer un peu. Un changement de carrière se dessine à l’horizon. Je vais maintenant écrire des billets au lieu d’écrire des blogues. Je vais cependant conserver le titre de blogueur, puisqu’il semble accepté.
Merci encore M. Asselin pour vos précisions sur la langue française.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/12/21/enquete-sur-les-blogueurs-francophones/
http://journaldelarue.wordpress.com/2007/12/23/le-blogue-pour-les-nuls/
http://journaldelarue.wordpress.com/2007/12/20/et-la-collision-avec-les-blogues/
Lazy Legz, Luca Patuelli, Break-dance et Du talent à revendre
Lazy Legz est un breaker très spécial. Il est affligé d’une maladie très rare, l’arthrogrypose, qui l’empêche de marcher et de développer les muscles de ses jambes. Lazy Legz a subi 16 opérations, ce qui lui permet maintenant de me tenir debout. Il a aussi subi des opérations pour une scoliose au dos. Huit de ces vertèbres sont fusionnées et il a une barre de titanium.
Cela n’empêche pas Lazy Legz d’être un break-dancer et d’avoir été un des 35 finalistes de l’émission “Du talent à revendre”, tourné à Las Vegas l’an dernier. La traduction francophone de cette demi-finale sera diffusée vendredi le 9 novembre à 20:00 heures sur le réseau TVA. Le gagnant de la finale recevra un prix d’un million de dollars.
Lazy Legz, break-dancer bien connu au Café-Graffiti, a eu un reportage dans Reflet de Société.
Rockwell Family, le Match des Étoiles, les gangs de rue et Yves Desgagnés
Mercredi le 3 octobre, Normand Brathwaite nous présente le Match des Étoiles avec un numéro de danse Hip Hop réalisé par le Rockwell Family.
Dans l’hystérie de la fin de l’émission, le juge Yves Desgagnés lance un appel qui m’a marqué: “Que toutes les gangs de rue aillent sur le site du Match des Étoiles et s’inscrivent pour participer”.
Désolé M. le juge Yves Desgagnés, mais j’ai sursauté dans mon siège quand je vous ai entendu dire cette phrase. Est-ce que vous voulez insinuer que tous les B-Boys font parti des gangs de rue? Est-ce que vous vouliez dire que le Rockwell Family était une gang de rue?
On a encore beaucoup de chemin à parcourir dans la compréhension de la culture Hip Hop. En tant que travailleur de rue, je connais des membres de gang de rue. En tant que directeur du Café-Graffiti qui vit près de la culture Hip Hop depuis maintenant 15 ans, je connais beaucoup d’artistes de cette culture.
Si vous osez insinuer M. Desgagnés que les artistes Hip Hop sont tous ou majoritairement ou en partie des membres de gang de rue, désolé, votre discours passe à côté de la réalité. Je vous invite, M. Desgagnés à m’appeler au Café-Graffiti. Nous prendrons rendez-vous et je vous présenterais des artistes de la culture Hip Hop. Vous pourrez leur parler et leur demander s’ils font partie d’un gang de rue.
Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.
La Maison Simons refait ses vitrines
Presque deux mois ont passé depuis que le Café-Graffiti a eu l’honneur d’exposer 13 immenses toiles de ses artistes dans les vitrines des magasins de La Maison Simons. Lundi le 24 septembre, c’est la journée ou les vitrines doivent être changées. Les toiles partiront de Québec, Sherbrooke, St-Bruno, Laval et Montréal pour se retrouver exposées au Café-Graffiti.
Compte tenu de la grandeur de ces toiles, certaines mesurent 6 pieds de largeur par 13 pieds de haut, des installations spéciales sont prévues pour pouvoir les exposer. Heureusement que le Café-Graffiti a des plafonds qui sortent de l’ordinaire.
Vous pouvez visiter le nouvel accrochage au Café-Graffiti du lundi au vendredi de 9:00 heures à 17:00 heures. En dehors de ces heures, ce sont les artistes qui utilisent le local pour produire de nouvelles toiles ainsi que les danseurs de Break-dance pour se pratiquer.
Au plaisir de vous y rencontrer.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/28/le-bal-en-blanc-pour-les-graffiteurs-du-cafe-graffiti/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/29/frank-vs-girard-une-emission-graffitee/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/07/30/du-graffiti-a-la-maison-simons/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/05/la-maison-simons-des-skates-et-des-vitrines/
Le graffiti: France - Pérou avec Mélan de l’association Zomeka
Lors de mon voyage en France au printemps 2007, j’ai rencontré Mélan, fondatrice de l’association Zomeka. Mélan préparait un voyage au Pérou et planifiait de les recevoir par la suite en France. Nous avons échangé sur les pratiques de tels échanges. Le voyage s’est réalisé, Mélan m’a fait parvenir quelques informations lors de son passage en Espagne avec ses Péruviens. Ils avaient au préalable participé à la convention Kosmopolite en France.
Le voyage s’est bien déroulé. Au lieu de toute vous conter l’histoire de Mélan et de ses Péruviens, je vous laisse son site Internet. Vous pourrez voir les photos des murales graffitis réalisées et lire les différentes anecdotes. Une photo que vous ne devez pas manquer. Un cheval se fait graffiter!
http://www.zomeka.com/index2.htm
http://raymondviger.wordpress.com/2007/04/22/les-graffiteurs-du-perou/
Wall of fame des meilleurs graffiteurs de Montréal
Devant l’affluence des talents des graffiteurs de Montréal, le Café-Graffiti vient de se doter d’un comité de sélection pour les toiles. Ce comité aura le mandat de déterminer quel graffiteur peut exposer au graffiti, combien de toiles, l’emplacement de son espace…
Les graffiteurs doivent démontrer leur talent et être reconnus par leurs pairs pour pouvoir prendre un espace et le faire évoluer. C’est le même principe qui est utilisé par les différents Conseils des arts.
Le premier comité officiel de sélection et de positionnement du Café-Graffiti sera composé des artistes Kristopher Wilk, Arpi, Zek, le producteur de beat Chilly D ainsi que le directeur du Café-Graffiti Raymond Viger. Des heures et des heures de discussion sont prévues. Certaines zones grises devront être éclaircies et balisées.
Il y aura des distinctions à faire entre les graffiteurs qui fréquentent encore et utilisent les services du Café-Graffiti, les anciens qui sont encore significatifs pour la culture Hip Hop et pour les jeunes fréquentant le local. Il y en aura qui disparaîtront.
Le comité vous tiendra au courant des développements.
La machine à liqueur du Café-Graffiti se promène partout
Le Café-Graffiti vit plein de changements. Les murs sont repeinturés d’une autre couleur. Le plancher a été sablé et refait au cristal. Les danseurs vont pouvoir danser directement sur le plancher, évitant d’avoir un plancher flottant rajouté sur le plancher, des sections thématiques sont rajoutées, une murale est en cours de réalisation…
Mais que faire de cette grosse machine distributrice de liqueur qui se retrouve en plein milieu du local??? Première proposition, on l’installe sur le mur du fond près de l’évier. Cela nous libère un mur pour exposer plus de toiles.
Mais voilà que Danielle regarde le local attentivement. Elle réfléchit… Médite encore un peu… Et voilà! L’idée du siècle vient d’être pondue. On coupe le comptoir et on encastre la grosse machine distributrice dans le comptoir près du lavabo! Idée de génie. Tous les artistes remercient du fond du coeur cette idée géniale de Danielle.
On ne parlera pas de l’avantage secondaire de diminuer la grandeur du comptoir près du lavabo. Avec un plus petit comptoir, paraîtrait que les jeunes ne pourront pas laisser traîner autant de vaisselle sale sur le comptoir. Shut! Ne leur dites pas que cette idée nous enchante et nous va à merveille.
Merci Danielle pour ta participation légendaire au nouveau look du Café-Graffiti.
Quand la France vient aménager le Café-Graffiti
Le Café-Graffiti accueille deux stagiaires pour les 6 prochaines semaines à venir. Élise et Géraldine, fraîchement sortie d’une université française auront le mandat de tout virer à l’envers au Café-Graffiti et sur le site Internet.
Elles sont très heureuses de leur première semaine au Québec. Elles sont arrivées juste à temps pour assister à la convention internationale graffiti “Meeting of Styles” qui avait lieu les 1er et 2 septembre dans le Centre-ville de Montréal. Cela leur a permis de prendre contact avec la culture Hip Hop de Montréal et de revoir plusieurs connaissances du milieu underground de Montréal.
Ensuite, elles arrivent au Café-Graffiti. Fini les travaux théoriques universitaires. En résumé, je leur ai remis les clés du local et je leur ai permis d’expérimenter comme elles voulaient. On peut repeindre les murs, le plancher, redisposer toutes les toiles comme bon leurs semblent, faire peindre des murales un peu partout et même le plafond va vivre des changements hauts en couleur. L’équipe du Journal de la Rue et du Café-Graffiti était fière de pouvoir accueillir des stagiaires et que nous leurs laissions l’opportunité de pouvoir expérimenter sans contraintes réelles.
D’une part, l’organisme a une grande ouverture d’esprit pour ce genre d’expérience. D’autre part, nous avons eu une opportunité et une synchronicité dans les événements qui nous a permis d’actualiser ce stage. Nous avons eu la visite de l’équipe des Productions Avanti. Je vous reparlerai de cette belle aventure demain.
Je vais inviter Élise et Géraldine à nous parler un peu plus de leur projet et de leurs stages chez nous. Je vais leur offrir une place dans le blogue des stagiaires. En espérant qu’elles acceptent de se livrer à vous. www.refletdesstagiaires.wordpress.com
Les Étoiles filantes envahissent le Café-Graffiti
Une émission de télévision, Les Étoiles filantes, cherchait un local pour le tournage de certaines scènes. Ils cherchaient à y reproduire une galerie. Le Café-Graffiti a été sélectionné pour un tournage le 7 septembre.
Branle-bas de combat général pour tous. Une journée pour vider le local au complet. Une journée pour le repeinturer. Une journée pour faire les décors. Une journée de tournage. Une belle occasion de brasser la routine des jeunes et de vivre une nouvelle expérience.
Puisque nous avons deux stagiaires de France, Élise et Géraldine, qui sont présentes pour brasser nos vieilles habitudes, le “timing” était parfait pour donner une continuité à cette lancée. On profite d’un local vide pour sabler et repeindre le plancher. Le plancher de break-dance va disparaître. Le plancher au complet sera peinturé avec un “sealer” pour en faire un plancher aussi lisse qu’un gymnase. Plus nécessaire d’avoir un plancher flottant en plein milieu du local, les danseurs vont pouvoir danser partout.
Une murale va être dessinée sur les murs, Élise et Géraldine vont planifier un nouveau raccrochage des toiles. Un nouveau Café-Graffiti va renaître dans les jours qui viennent. Drôle de coincidence, nous venions d’acheter deux nouveaux présentoirs vitré pour les canettes aérosol. Celles-ci seront maintenant visibles. 120 couleurs côte à côte pour faire tripper nos graffiteurs dans leurs choix de couleurs.
Une nouvelle visite des lieux mérite d’être planifiée. Au plaisir de vous y accueillir.
P.S. Un tournage, à Montréal, on est habitué. Mais j’avais oublié qu’Amédé, ce jeune de 18 ans qui nous arrive d’Abitibi, pour lui, c’est quelque chose qu’il n’est pas vraiment habitué de vivre. Il était tout excité d’imaginer qu’il va voir des vedettes de la télévision passer juste à côté de lui! Il devrait être en état de reprendre son poste de travail au service à la clientèle sous peu.
www.icebergscience.com Nouvelle télévision Hip Hop sur Internet
Faut pas manquer les débuts d’une nouvelle télévision qui va nous présenter la culture Hip Hop, ses artisans et les nouvelles plus underground de notre société.
Notre ami Dub D, accompagné de ses compères, Patrick Landry et de DJ Scorpion sont les producteurs de ce nouveau média.
Un petit scoop, DJ Scorpion se promène dans les écoles pour parler des arts, de la culture et de prévention. Il profitera de ses expériences pour faire une nouvelle chronique pour le magazine Reflet de Société. Il nous fera la synthèse de ce qu’il entend dans les écoles et les questions que se posent les jeunes.
Même si le lancement de ce nouveau média est prévu début septembre, quelques clips sont déjà en onde.
Textes sur le Hip Hop.
Du Graffiti à la Maison Simons
En marge de la rentrée scolaire 2007, du 30 juillet au 24 septembre, les différentes succursales de la Maison Simons du Québec vont exposer les oeuvres de nombreux graffiteurs.
Les artistes-graffiteurs Fluke, Arpi, Monk-e1, Vivian, Kris, Zeck, 156, Axe et Choke ont réalisé 9 murales sur toile de 10 à 12 pieds de haut. Ces oeuvres seront exposés dans les vitrines de la Maison Simons de Montréal, Laval et St-Bruno.
Lors de l’événement Limoilou en fête, les artistes-graffiteurs Patrick et Sbire, du collectif de la galerie Morgan Bridge du quartier St-Roch, ont réalisé chacun une oeuvre sur toile. Elles seront exposées dans les vitrines de la Maison Simons de Ste-Foy. Le travail a été réalisé sous la supervision d’Arpi, un artiste-graffiteur du Café-Graffiti.
Phile d’Oktoshop et Fluke du Café-Graffiti, ont également réalisé chacun une murale sur toile de 10 pieds de hauteur. Il sera possible de les admirer à la Maison Simons de Sherbrooke.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/28/le-bal-en-blanc-pour-les-graffiteurs-du-cafe-graffiti/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/29/frank-vs-girard-une-emission-graffitee/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/24/la-maison-simons-refait-ses-vitrines/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/05/la-maison-simons-des-skates-et-des-vitrines/
Le Hip Hop à l’honneur aux Francofolies de Montréal: Graffiti et break-dance.
Du 26 juillet au 4 août aux Francofolies de Montréal, vous aurez l’occasion d’admirer les prestations des artistes-graffiteurs du Café-Graffiti aux Francofolies. Pour le plaisir des spectateurs, ils réaliseront des oeuvres en direct.
Les partys du Shag Molson Dry se feront dans un environnement graffiti réalisé par Arpi, un autre artiste du Café-Graffiti.
Les break-dancers (B-Boys) seront aussi présents pour vous offrir le meilleur d’eux-mêmes sur la scène Vidéotron.
Consultez l’horaire des Francofolies pour les heures et lieux des événements.
Meeting of Styles 2007
Beaucoup de monde ont fait des recherches et m’ont demandé si notre ami Zeck organisait cette année un autre événement Meeting of Styles. Après m’être informé auprès de lui, il confirme que le premier week-end de septembre, les 1er 2 septembre, pour être plus précis, aura lieu le Meeting of Styles 2007 de Montréal.
Toujours au même endroit, à l’îlot Balmoral, à côté de Musique Plus, juste à l’ouest de la Place des Arts. 2007 sera la deuxième édition de cette convention internationale graffiti. Évidemment, breakers, DJ et rappers seront aussi de la partie. Un événement à ne pas manquer.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/09/meeting-the-style-un-succes-international/
Le Conseil de presse blâme le 24 heures
En 2006, j’ai déposé une plainte devant le conseil de presse contre le quotidien 24 heures. Ce journal gratuit avait repris, sans citer aucune référence, une entrevue que j’avais donné à Radio-Canada sur le graffiti. Une fidèle transcription qui laissait supposer que le journaliste du 24 heures, Jean-Claude Grenier, m’avait rencontré.
Suite à la plainte que j’avais déposé pour plagiat, le quotidien 24 heures avait publié un erratum en mentionnant qu’il s’excusait de ne pas avoir cité que le texte avait été ”inspiré” de l’entrevue de Radio-Canada. J’ai fait opposition à ces excuses en soutenant que la transcription était à ce point fidèle qu’on parle ici de plagiat. S’inspirer laisse supposer qu’on amène quelque chose de nouveau, ce qui n’était pas le cas.
Le Conseil de presse vient de statuer. Le quotidien 24 heures et Jean-Claude Grenier sont blâmé pour plagiat.
Ce n’est pas parce que c’est un quotidien gratuit que les règles journalistiques ne s’appliquent pas.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/22/le-conseil-de-presse-blame-le-journal-de-montreal/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/18/24-heures-radio-canada-et-le-conseil-de-presse/
Textes sur les médias.
Les boxeurs Joachim Alcide, Herman Ngoudjo, Jean Pascal et Otis Grant immortalisés par Arpi
Les boxeurs du groupe Yvon Michel, Joachim Alcide, Herman Ngoudjo, Jean Pascal et Otis Grant se retrouvent maintenant représentés sur les murs des bureaux de leur gérant et promoteur. Après s’être fait remarquer dans la décoration des vitrines de la Maison Simon’s l’an dernier, au Salon chalets et maison de campagne au Stade Olympique et pour les décors du Bal en Blanc au Palais des Congrès, l’artiste muraliste du Café-Graffiti, le graffiteur Arpi, a réalisé une gigantesque fresque de ces quatres boxeurs.
Une création qui mérite de faire un petit détour pour l’admirer. Félicitations Arpi et bonne continuité dans ton cheminement artistique.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/28/le-bal-en-blanc-pour-les-graffiteurs-du-cafe-graffiti/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/29/frank-vs-girard-une-emission-graffitee/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/24/la-maison-simons-refait-ses-vitrines/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/07/30/du-graffiti-a-la-maison-simons/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/05/la-maison-simons-des-skates-et-des-vitrines/
Ville de Montréal, le graffiti et l’insécurité
La Ville de Montréal juge que le graffiti suscite un sentiment d’insécurité chez ses citoyens et qu’il enlaidit la métropole. Dans le but de compléter un reportage à être publié, le magazine Reflet de Société souhaite recueillir votre opinion:
1) Vous sentez-vous menacés par la présence de graffitis dans votre quartier?
2) Décrivez l’image que vous vous faites d’un graffiteur (attributs physiques et comportements).
Laissez-nous votre commentaire en nous laissant aussi le nom de votre arrondissement.
Les résultats du sondage seront publiés dans le numéro d’août de Reflet de Société. Merci pour votre coopération.
http://journaldelarue.wordpress.com/2007/08/13/graffiti-illegal-a-montreal-malfaiteurs-ou-artistes/
http://journaldelarue.wordpress.com/2007/08/13/graffiti-illegal-a-montreal-dialogue-de-sourds/
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
Le Café-Graffiti; vol et vandalisme
Dans la nuit de mardi à mercredi, le Café-Graffiti s’est fait défoncer. Les voleurs n’ont pas eu le temps de tout voler, mais plusieurs équipements y ont passé. Nous étions à une semaine d’envoyer le magazine chez l’imprimeur. Il risque d’être décalé d’une semaine (ce qui risque de nous donner un surplus d’appel de clients s’inquiétant du retard du journal). Plusieurs ordinateurs, imprimantes, scan, entre autre, l’ordinateur du pupitreur Guillaume et de l’infographe Jean-François se sont fait volés. Les bureaux ont subi un vandalisme léger, des papiers, photos, dvd… se retrouvant éparpillé sur le sol, comme si les voleurs cherchaient quelques choses. Des équipements pour les jeunes comme la télévision, playstation, radio… ont été volé. Même le micro-onde et des téléphones! Vol des outils pour les rénovations en cours, plusieurs portes défoncées, mur du garage défoncés… Rapport de police, rapport aux assurances, rachat d’équipements, réinstallation des programmes… cela nous retarde et rajoute un surplus d’ouvrage administratif et de rénovation.
Ce vol et vandalisme a mis certains jeunes en crise. Ils nécessitent plus d’attention, de présence et d’encadrement.
Danielle et moi sommes quelque peu dans le jus par les temps qui court. Nous ne sommes pas des plus loquaces pour l’instant. Vous m’excuserez si je ne réussis pas à bloguer aussi régulièrement qu’à l’accoutumée, mais la situation mobilise beaucoup d’énergie de chacun de nous.
Encan électronique du Café-Graffiti
Le Café-Graffiti et ses artistes viennent de débuter un encan électronique. du 1er au 31 mai, trois toiles de trois artistes différentes sont livrées au grand public pour un encan. Dès le 1er juin, trois autres toiles seront sélectionnées.
Pour le premier encan, les artistes choisis sont Ahcer, Olga et Zeck. Vous pouvez voir les toiles sur http://www.cafegraffiti.com/index.php?option=com_auctionfun&Itemid=2
Vous pouvez en profiter pour faire votre offre sur la toile qui vous intéresse. Venez nous visiter régulièrement, d’autres encans auront lieu tout au long de l’année.
Vous pouvez aussi visiter la galerie du Café-Graffiti pour voir l’ensemble des oeuvres des artistes.
Bon encan!
Le graffiti en France
Conférence en France no 32
Mélanie et Adrien m’invite à une petite tournée graffiti. Le tout va se dérouler dans le 93, un quartier chaud de Paris.
On débute par la visite des murs du Kosmopolite à Montreuil. Sur ce mur, ainsi que des murs avoisinants, se déroule, une fois l’an, la plus grosse convention graffiti en France. On ne peut manquer un graffiteur hyper-réaliste tel que FAST. J’ai eu la chance de voir le graff que Zeck avait fait. Il y avait signé comme crew JKR et 156, sa nouvelle appartenance française. J’ai pu aussi voir des yeux et des visages réalisés par Marco, le graffiteur qui a inspiré Monke-1 de Montréal.
Pour ceux qui ne sont pas de la culture Hip Hop, je viens possiblement de parler chinois et vous avez le goût de décrocher. Petite traduction synthèse. Il y a le nom de l’artiste qui est souvent une série de lettres qui ne ressemblent en rien à ce que vous connaissez. Il y a le nom des crew, c’est-à-dire des équipes de graffiteurs qui travaillent ensemble. Prêt à continuer? Merci.
Nous nous sommes rendu ensuite au 115. C’est une sorte de centre d’artiste auto-géré. Nous voulions y rencontrer Psychose et Jonone ainsi que visiter les lieux des différents artistes présents. Psychose est à New-York. Il revient en France, la journée où je part pour Montréal! Ce n’est que partie remise. Jonone n’est pas rejoignable. Ces deux graffiteurs font parti du 156, crew dans lequel Zeck de Montréal a adhéré l’an dernier lors de son passage au Cosmopolite. Zeck avait profité de son passage en France pour inclure Montréal dans la convention internationale “Meeting of styles” qui a eu lieu en septembre dernier.
Nous nous retrouvons ensuite au “frigo”. Un immense bâtiment qui servait d’entrepôt frigorifique au début du siècle dernier. Vers la fin des années 1970, les punks ont skaté ce bâtiment industriel pour en faire une salle de spectacle. Le graffiti de l’époque y a trouvé sa place. Encore pleins de grafs et de tags, les lieux sont maintenant devenus un centre d’artistes auto-gérés. Sur le haut, près du toit, on peut y apercevoir le tag de NME de Montréal.
Nous nous sommes ensuite dirigé au CAES, un centre d’artiste où se cotôyent plus de 80 personnes. Nous y faisons la connaissance des graffiteurs Meik et LEK du crew P19.
Quelque chose va germer de ces rencontres. Histoire à suivre…
Rap VS Slam
Conférence en France no 16
Une étudiante et artiste, Audrey, avait fait la demande de me rencontrer. Elle n’est pas la seule, quelques autres rendez-vous ont été ainsi fixé pour la semaine prochaine. Des gens qui veulent mieux connaître le Café-Graffiti, d’autres nos techniques d’intervention ou encore ceux qui veulent faire des stages au Québec.
Audrey fait du SLAM. Elle viendra au Québec pendant un mois cet été. Je vais l’aider à prendre contact avec les artistes Hip Hop de Montréal et la tenir au courant des événements qui se dérouleront pendant son séjour. Le Slam est une poésie urbaine mais accapella, contrairement au RAP; qui est aussi une poésie urbaine mais chanté avec une musique.
Le Slam est foncièrement européen. Mais depuis l’an dernier, les différents échanges entre les jeunes ont permis de faire connaître et apprécié le Slam. J’ai eu l’occasion d’entendre Monk-e1, un artiste montréalais, faire maintenant du Slam, en plus du Rap et du graffiti où il excelle. Le Slam a l’avantage d’être plus compréhensible et plus universel pour un public plus large.
Aider Audrey dans sa visite artistique à Montréal n’est pas une première pour le Café-Graffiti. Nous sommes devenu une agence touristique pour des jeunes provenant de plusieurs pays et qui veulent prendre contact avec nos jeunes. Cela a permis des échanges très fructueux et brise l’isolement des artistes.
