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La survie du communautaire passe par l’Internet
Telle est l’opinion de Patrick Dion dans un billet écrit sur le portail Branchez-vous.
Les organismes communautaires, tout comme les entreprises privées, doivent maintenant composer avec les nouvelles technologies. Celles qui n’oseront pas franchir cette étape risque d’y laisser leur peau.
C’est vrai que le Web 2.0 permet d’être plus proche de ses membres, de ses lecteurs et des citoyens. Les gens peuvent commenter rapidement des textes ou des idées que nous émettons, influencer rapidement les directions que nous prendrons. Les gens peuvent émettre des propositions qui changeront notre orientation.
Les Internautes peuvent bonifier chaque commentaire que nous recevons. Dans certains cas, cela ressemble à des séances de “brain storming”, des rencontres d’équipe. Parce qu’aujourd’hui les citoyens veulent s’impliquer. Ils ne veulent plus être seulement des témoins passifs. Ils veulent être des acteurs de changement et participer. Le Web 2.0 devient un outil supplémentaire pour favoriser la démocratie d’une société.
Les blogues ont maintenant leur gala
Découverte ce matin. En vérifiant les statistiques de mon blogue, je remarque que j’ai un trafic provenant d’un blogue nommé exivrogne. Curieux, je clique pour savoir qui me fait une référence et pourquoi.
Intitulé Blogu’or 2008, j’y découvre 18 catégories où des blogues sont mis en nominations. Mon blogue l’est dans la catégorie Meilleur blogueur sérieux… très sérieux. J’y découvre aussi que le blogue du Journal de la Rue est aussi nominé dans la catégorie Meilleure blogueuse sérieuse… très sérieuse.
Je ne connaissais pas ce gala. Je ne savais pas que je me retrouverais en nomination. C’est plaisant d’apprendre que dans la blogosphère, quelqu’un trouvait nos blogues suffisant intéressant pour les proposer à ce gala.
Je reconnaîs plusieurs blogueurs dans les différentes catégories. Martin Petit, Dominic Arpin, Richard Martineau, Renart L’éveillé, le maire Stéphane Gendron, Mario Asselin, Folliculaire, Nicolas Langelier, Un taxi la nuit, Patrick Dion, Carl Charest…
Une belle occasion pour visiter ces différents blogues et apprendre à les connaître. Je remercie les blogueurs qui ont mis mon blogue et celui du Journal de la Rue en nomination.
Je remercie aussi les Internautes qui vont aller voter pour nos blogues. Vous avez jusqu’au 16 mai pour faire vos choix. Le Gala aura lieu le 24 mai prochain.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
Les Grands Prix du journalisme magazine de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)
Mercredi le 30 avril. Une journée spéciale pour le journalisme magazine. Qu’ils soient éditeurs, rédacteurs en chef, journalistes, photographes ou autres, tous se réunissent pour une journée d’échange. Cet événement annuel de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM) se termine par une remise des Grands Prix de journalisme magazine pour souligner le travail de ses artisans.
L’équipe de Reflet de Société était très fier de voir Jean-Pierre Bellemare se retrouver finaliste dans la catégorie Chronique. Je profite de cette occasion pour remercier les membres du jury et l’AQEM de reconnaître et d’accepter le travail parfois différent et original de notre magazine.
Le prix du bénévole de l’année a été remis à M. Félix Maltais. Pendant plus de 15 ans M. Maltais a siégé sur le conseil d’administration de l’AQEM. Il a fait partie de plusieurs débats et il est très impliqué dans le journalisme magazine et scientifique. M. Maltais travaille pour Bayard qui publie les magazines Pomme d’Api, J’aime Lire, Les Explorateurs et Les débrouillards. Merci M. Maltais pour votre implication.
Un journaliste m’a touché tout particulièrement lors de cette remise des Grands Prix. M. Daniel Chrétien de L’actualité. M. Chrétien a commencé par remporter le prix Article pratique ou de service. Le dernier prix de la soirée est le prix Jean Paré nommé en l’honneur du fondateur du magazine L’actualité. Ce prix couronne le journaliste de l’année et récompense la constance dans la qualité, l’originalité du traitement, la qualité de la langue et la pertinence des sujets. Félicitations M. Chrétien pour ce prix que vous méritez largement.
J’ai été très fier et heureux de voir M. Chrétien gagné ce prix. J’ai été ému par son allocution. Il remerçiait sa rédactrice en chef, Carole Beaulieu, pour avoir été difficile avec lui, l’avoir fait travailler et retravailler pour en arriver à sortir le meilleur de lui-même. Je le trouvais chanceux d’avoir un tel environnement de travail.
Personnellement, je suis un ancien perfectionniste qui est devenu un généraliste. Je dû m’adapter à faire 12 000 choses en même temps. Je n’ai souvent même pas le temps de relire mes textes! Intervenant, journaliste, blogueur, rédacteur, écrivain, mise en marché, gérant d’artiste, organisateur de spectacles, conférences… Il m’arrive de plus en plus souvent à rêver de ne faire qu’une chose et de pouvoir la perfectionner, d’aller au bout de l’idée, du projet.
Je pensais à l’article sur la transformation extrême de la Mission Bon Accueil organisée par le Groupe Aldo. Cet article va paraître dans notre édition de juin. Même si j’ai fait 6 entrevues et dégagé un photographe pour une journée complète, j’aurais aimé pouvoir amener l’article encore un peu plus loin. M’assurer de pouvoir bien représenter les bénévoles mobilisés dans l’événement, les organismes qui en ont bénéficiés, mais surtout les gens à qui profitent cette action communautaire. Nos textes doivent bien représenter les gens derrière ces événements.
Est-ce le fait qu’un sondage vient de paraître soulignant que notre magazine est maintenant lu par 7% de la population du Québec qui crée cette pression à en faire plus? À cela, nos sites Internet et nos blogues génèrent plus de 6 000 visites par jour. Ça commence à faire beaucoup de monde qui nous lisent. En plus, Internet donnent une permanence à nos textes. J’ai reçu aujourd’hui des commentaires sur des textes que j’ai écrits il y a plusieurs années.
Il y a une pression à toujours faire mieux. En contre-partie, nous avons des limites financières, mais surtout humaine. Je travaille déjà 7 jours, près de 100 heures par semaine. Je mets tout mon coeur dans mes textes. J’aimerais pouvoir y ajouter un peu plus de temps.
Je me remémore tous les sujets que j’aurai voulu faire et qui n’ont jamais trouvé leur espace. Je vis leur absence comme un deuil.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
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Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Dominic Arpin et Martin Petit… Vous m’inspirez!!!
Merci à toi Dominic. Merci à toi Martin.
Depuis quelques jours, je me questionne sur l’avenir des médias au Québec. En tout cas, au moins celui de Reflet de Société et de l’organisme qui le chapeaute, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis le directeur de l’organisme, le rédacteur en chef du magazine et le fondateur du Café-Graffiti.
Les abonnements à notre magazine Reflet de Société permettent de soutenir des projets pour les jeunes tels que le Café-Graffiti. Mais voilà que le prix du papier augmente de 6% au printemps, on prévoit une autre augmentation de 6% à l’automne, le timbre poste a augmenté de 5 sous en janvier dernier, le prix de l’essence qui continue de battre des records… On prévoit des baisses et peut-être même la disparition des subventions à l’aide journalistique. Même chose pour la subvention pour les frais d’envois postaux.
Juste de demeurer un média, sans avoir à financer un projet communautaire commence à être du sport. En passant, pour ceux qui pensent que je me plaint pour rien avec mon augmentation de 5 sous par envoie, il faut savoir que nous diffusons près de 500 000 exemplaires de notre magazine par année. Chaque 5 sous d’augmentation finissent par coûter cher.
Cela explique pourquoi depuis un certain temps, je travaille à diversifier nos sources de revenus. J’ai engagé plusieurs consultants pour nous aider dans cet objectif, mais ils ont fait choux blancs. Cela a occasionné des dépenses, mais aucun revenu.
Pour la vente de publicité, il y a transfert des budgets vers l’Internet. Les médias conventionnels attirent moins de publicité que l’Internet réussit à faire. J’ai donc décidé d’appeler quelques régies publicitaires pour nous représenter et vendre de la publicité sur nos blogues et nos sites Internet. Après tout, avec plus de 6 000 visiteurs par jour, on devrait être capable d’attirer quelques publicités.
La première régie publicitaire est spécialisé dans le monde des affaires. On en “fitte” pas dans leur décor. Peut-être à l’automne ou au printemps l’an prochain. On repassera, je n’ai pas le temps d’attendre. Une deuxième régie publicitaire me rappelle, prends quelques informations et ne me rappelle pas! Faut pas me laisser sans nouvelles trop longtemps. J’ai sûrement un profil un peu maniaque. Faut que ça bouge. Ma devise, quand tu fais du surplace, tu recules. Parce que les événements eux continuent d’avancer et à te rentrer dedans. La troisième régie publicitaire ne m’a pas encore retourné mon appel.
Bon! J’ai compris, on ne veut pas de mes 6 000 visiteurs par jour. Tant pis pour eux, quand ils se réveilleront, ils courreront après. Après tout, je ne suis pas intéressé à la publicité Google qui ne donne pas grand chose mais qui pollue les blogues et les sites. De plus, en tant qu’organisme communautaire, nous sommes très difficile sur qui pourrait s’annoncer avec nous. On en refuse plus qu’on peut en prendre.
C’est à ce stade que les constellations se sont enlignés. Je me suis souvenu de l’entrevue que Martin Petit m’avait donné. Il me disait avoir rempli une salle de spectacle avec seulement ses contacts Internet. Ensuite j’ai pensé à Dominic Arpin. Lors d’une conférence devant les relationnistes du Québec, Dominic mentionnait qu’il a décidé de faire cavalier seul et d’avoir son propre blogue, indépendant d’un média. Se vendre lui-même plûtot que de laisser le média le vendre et tout empocher.
Suite à mon délire d’hier soir sur l’avenir de la presse écrite, plus pour faire sourire les gens, j’ai fait un Internet-o-thon en présentant les abonnements du magazine. C’était un gag, une satire, la fin de mon délire, rien de plus. Mais aujourd’hui, je me ravise. Mon fort intérieur était plutôt visionnaire et il m’avait lancé un message pourtant clair, net et précis.
Pourquoi me casser la tête avec une régie publicitaire qui ne semble pas apprécier notre potentiel ou, encore pire, qui ne saurait pas comment nous vendre et à qui nous vendre. Nous n’avons qu’à faire comme Martin Petit et Dominic Arpin. Nous vendre nous-même. Pas vendre la publicité des autres, mais vendre nos propres produits sur nos sites et nos blogues.
Pour un organisme tel le nôtre, de vendre des abonnements à un magazine de réflexion sociale, vendre des documentaires sur l’implication bénévole, vendre des CD de musique des jeunes que nous accompagnons, des livres de cheminement personnel, des guides d’intervention auprès de personnes suicidaires, de joueurs compulsifs et même notre T-shirt à l’effigie du Café-Graffiti, rien de plus naturel. Pour les Internautes qui nous lisent et qui aiment ce que nous écrivons, ce n’est pas de la pollution publicitaire, c’est d’encourager un organisme communautaire dans son orientation en économie sociale et d’offrir des produits et services qui sont la continuité de ce que nous faisons.
Malgré que dans WordPress nous soyons limité dans l’affichage des publicités, nous avions déjà réussi à placer une bannière dans le haut des blogues. Cette bannière annonce les 4 sites de l’organisme. J’ai ensuite fait rajouter une publicité sur chaque côté. Présentement nous y annonçons 2 livres. Nous alternerons régulièrement les publicités pour y présenter l’ensemble de tout ce que nous faisons.
Et voilà ma dernière trouvaille d’hier. À la fin de mes billets apparaîtra une publicité. Elle sera annoncé en caractère gras: PUBLICITÉ. Celui qui ne voudra pas la lire n’aura qu’à arrêter de lire. Mais celui qui aura aimé nos textes, pourra y découvrir les produits et services que nous offrons.
Nous voilà donc dans notre auto-publicité. Nous sommes convaincu que cela sera beaucoup plus pertinent et rentable que les quelques sous qu’on offre pour les “clics” sur des annonces de n’importe quoi. Parce que même si les budgets commencent à se diriger vers l’Internet, les prix offerts pour tout le travail qu’on y fait est encore dérisoire.
Au plaisir de continuer à vous écrire. Au plaisir de vous présenter quelques publicités pertinentes.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
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2e journée de notre Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.
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Y a-t-il un avenir pour la presse écrite au Québec?
C’est en lisant un billet de Jeff Mignon, un professionnel de l’industrie médiatique que cette question sur l’avenir des médias écrits est venu me hanter une fois de plus.
La position de Jeff Mignon se résume simplement. La presse écrite livre une information de plus en plus superficielle, bourrée de texte d’agence de presse qui se répète d’un média à l’autre. Le journalisme d’enquête est en baisse.
Sur le site de Intruders TV, nous pouvons entendre une entrevue de Philippe Le Roux, président de VDL2 qui actualise chaque année les tendances Internet. M. Le Roux n’est pas tendre envers la presse écrite. Il mentionne que 30 à 50% des nouvelles proviennent d’une dépêche d’un service de presse! Le nombre d’exemplaire vendu par les quotidiens est en chute libre, même en comptant l’arrivée des gratuits! Un baisse qui se chiffre tout près des 10%. Ce qui pourrait faire la différence entre être rentable ou fermer les portes pour certains médias. M. Le Roux mentionne aussi que les budgets de publicités se transfèrent graduellement vers l’Internet, rendant la tâche d’être rentable encore plus difficile.
À tout cela je rajouterais que 2008 est une année assez sombre, pour ne pas dire moyennâgeuse. Le prix du timbre poste ne cesse d’augmenter d’année en année, rendant la distribution aux abonnés de plus en plus difficiles. Patrimoine Canada qui subventionnait une partie de ses frais d’envoies diminue sa participation d’année en année. Il y a même une possibilité pour que la subvention disparaisse au complet!
Le CRTC va appliquer une nouvelle loi sur le télémarketing pour le 1er octobre, rendant cette opération pour aller chercher de nouveaux abonnés plus difficile et plus honéreuse. Notre imprimeur nous annonce une augmentation de 6% du coût du papier pour le printemps avec une autre augmentation de 6% à l’automne! Je n’ai pas besoin de vous parler du prix de l’essence.
Même la subvention du Fond canadien du magazine pour aider les médias à augmenter la qualité de son contenu risque de disparaître. Si messieurs Mignon et Le Roux pensent que l’information est de mauvaise qualité présentement, attendez de voir l’an prochain!
Nous en sommes rendu à imaginer de nouvelles formes de financement pour les médias. Un radioton, un téléton, un quotidienoton et un magazineton. Pas pour financer un organisme communautaire. Pour financer les médias qui risquent d’éprouver des difficultés majeures dans les années à venir.
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Les blogueurs quittent leur écran d’ordinateur
Suite à l’atelier que j’ai suivi avec Dominic Arpin et Patrick Lagacé, j’ai appris qu’il y avait des lieux de rencontres pour les blogueurs de Montréal.
Je n’étais pas au courant de ce type de rencontre et cela pique ma curiosité. Qui va y être? De quoi va-t-on parler? En attendant de pouvoir vous présenter mes commentaires suite à ces rencontres, vous pouvez visiter leur blogue! Yulblog.org organise des rencontres tous les premiers mercredi du mois à la Quincaillerie sur Rachel.
Il y a aussi Yulbiz.org qui organise des rencontres à Montréal, Québec, Paris et Bruxelles. La prochaine rencontre est le 29 avril prochain au Café Méliès sur St-Laurent.
J’ai bien hâte d’assister à ces rencontres. J’aurai possiblement l’occasion de mettre un visage sur certains blogues que je lis ou rencontre dans la blogosphère.
Et si jamais la tenue de mon blogue devient une drogue trop forte, les gens que je rencontrerais pourront m’aider à créer des rencontres Blogueurs Anonymes!!!
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Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte prend un couleur différente selon notre état d’âme. 9,95$
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Dominic Arpin et Patrick Lagacé devant les relationnistes
En janvier dernier, j’avais assisté à un déjeûner-conférence de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), l’ancienne Société des relationnistes. Ils ont créé une série d’ateliers sur l’utilisation des blogues comme outil de marketing.
En tant que journaliste/blogueur, j’étais curieux de voir comment les relationnistes voulaient utiliser les blogues pour faire de la publicité, du branding… Suite au premier atelier, ils avaient annoncé la tenue d’une rencontre avec Dominic Arpin dans les mois qui suivraient.
Dominic Arpin, le Patrouilleur du net, est un blogueur qui méritait que je mette à mon agenda cet atelier. La SQPRP a dû remettre à plus tard la tenue de l’atelier. Ils cherchaient un 2e journaliste/blogueur pour accompagner Dominic Arpin. L’atelier a finalement eu lieu le 17 avril avec la présence de Patrick Lagacé, ancien blogueur pour Canoe, maintenant pour Cyberpresse.
Puisque messieurs Arpin et Lagacé parlaient d’un sujet qui me passionne, le blogue, l’atelier, même si je n’ai rien appris de nouveau a été intéressant. Pas stimulant. Le blogue est une drogue. Elle m’auto-stimule. Je n’ai pas besoin d’être stimulé pour atterrir plusieurs heures par jour pour noircir quelques pages de mon carnet électronique.
En tant que directeur d’un organisme communautaire qui a régulièrement engagé des professionnels pour exécuter des mandats, entre-autre, de mise en marché, cet atelier et la réaction des relationnistes me fait peur et m’inquiète.
On a parlé de plusieurs anecdotes pendant l’atelier. Une publicité virale de Sony qui avait fourni des appareils photos et vidéos pour permettre à des blogueurs d’assister au making-off d’une de leur publicité. Les blogueurs ont donc parlé de la publicité dans leurs carnets. La publicité était attendu de tous et elle a fait un malheur à sa sortie. Ou encore des vidéos de la compagnie Nike qui se sont retrouvés sur You Tube et qui ont fait le tour du monde et d’être vu par des millions d’Internautes. Et tout le monde de crier “WOW! Et toute cette visibilité qui n’a rien coûté!
Je voyais déjà les lueurs dans les yeux des relationnistes qui se préparaient déjà à vendre l’idée à leur client d’investir dans ce genre de publicité virale. Et c’est là que j’ai commencé à avoir peur. Dominic Arpin et Patrick Lagacé connaissent tout le temps que l’on doit passer devant un ordinateur pour avoir un contenu, être vu, devenir crédible. Je ne suis pas convaincu que les relationnistes ont compris dans quoi ils s’embarquent. Ou plutôt dans quoi ils vont embarquer leur client pendant qu’eux vont facturer à l’heure tout l’investissement qu’il y aura à faire.
Quand on dit qu’une publicité virale ne coûte rien, je répondrais que c’est absolument faux. Si je paye une publicité conventionnelle, je sais quand elle va être en onde, je peux estimer combien de personnes vont la voir et je peux faire une évaluation de l’impact qu’elle aura. Pour une publicité virale, c’est le hasard qui va jouer en faveur ou en défaveur de notre publicité. Parce qu’on ne contrôle pas les Internautes et leurs réactions.
Quand Sony a fait sa campagne avec les blogueurs, ils ont payé des gens pour contacter des blogueurs, les intéresser au projet, leur fournir des équipements Sony, les déplacer, leur donner accès à la création de la publicité… Ça coûté de l’argent tout ça. Dans ce cas-là, le résultat a été bon. Mais le tout aurait pu être un flop total. Il n’y avait aucune garantie de réussite.
Et n’oublions pas que nous sommes aux États-Unis, en version anglophone dans un marché mondial. C’est rentable pour Sony d’être vu autant aux États-Unis, qu’en Angleterre qu’au Canada. Reprenons l’exercice pour un marché comme le Québec. Je suis chef d’une entreprise québécoise et je veux faire connaître mon produit. Un relationniste me propose une campage virale avec des blogueurs. Parce que le “temps d’antenne” est gratis, ça devrait être bon pour la compagnie.
1- Il faut trouver suffisamment de bons blogueurs crédibles prêt à faire la promotion du produit et ayant suffisamment de trafic pour que ça vaille la peine. Gros mandat. Je vois mal un gars comme Patrick Lagacé commencer à verser dans l’info-pub!
2- Le montage visuel ou le travail des blogueurs demeurent en compétition avec les publicités internationales. Si un jeune derrière son écran sur You Tube a le choix entre une vidéo de Nikes qui font toutes sortes d’aventures rocambolesques ou un vidéo sur un aspirateur québécois, votre aspirateur est mieux de savoir sauter haut pour concurrencer Nikes et être vu.
3- La visibilité d’un site ne donne pas la réalité de la visibilité d’une publicité. Exemple, les sites et blogues que je gère génère plus de 6 000 visites par jour. Je ne suis pas dans la catégorie de Patrick Lagacé qui en génère de 10 000 à 25 000 par jour, mais c’est tout de même respectable pour le Québec. Une publicité sur nos sites ne seraient pas vu par les 6 000 visiteurs que nous avons. Parce que j’ai beaucoup de trafic qui viennent dans un but particulier, entre autre, lire ou commenter des textes sur le suicide ou la prévention du jeu compulsif. La publicité pour une balayeuse passerait inaperçu sur mon blogue. Il faut donc trouver les blogueurs qui sont pertinents pour le produit qu’on représente. Et au Québec, je ne pense pas qu’on ait suffisamment de choix pour espérer réussir dans ce genre de mandat.
4- Les blogueurs sont capables d’être très critiques. Cela peut être positif pour une bonne campagne, mais mortel pour un produit qui n’était pas bien préparé pour affronter le cyber-marché.
Je suis suffisamment renseigné sur les blogues et sur l’Internet pour comprendre que si un relationniste me propose une campagne virale pour faire connaître notre organisme, je ne l’engagerai pas. Mais qu’arrivera-t-il aux chefs d’entreprise qui vont faire confiance à un relationniste qui ne connaît pas l’ampleur du travail et des préalables pour soutenir une campagne Internet? Il risque de payer pour l’incompétence du relationniste qui lui, va facturer à l’heure pour apprendre.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
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L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. 19,95$
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Commerce Internet, E-Marketing et H2H interactif
Malgré mon emploi du temps très chargé, je me fais un devoir d’assister régulièrement à des formations données par des spécialistes dans différents domaines. C’est ma façon personnelle de faire une formation continue. Peu importe le domaine dans lequel on se retrouve, la formation continue est essentielle. Accepteriez-vous de vous faire opérer par un médecin qui travaille encore avec les outils et les connaissances d’il y a quelques décennies? Même chose pour le mécano de ma bagnole. Il doit se tenir à l’affût des nouvelles technologies.
Je me retrouve donc à une journée de formation organisée par Magazines Canada donné par Alexandre Hénault de H2H interactif. L’objectif est de nous familiariser avec la vente de publicité sur Internet. Le thème de la journée m’attire parce qu’il faut que notre organisme développe de nouvelles stratégies de ventes. De plus, j’ai déjà eu une journée de formation avec Alexandre Hénault et je le sais très compétent.
Je surpris du peu de personnes qui assistent à la journée de formation. Nous ne sommes que 4 participants représentant 3 médias. Bayard a dégagé 2 personnes et une autre pour L’actualité médicale. Je complète la formation en représentant Reflet de Société.
Je profite de l’occasion pour remercier Alexandre Hénault pour cette journée de formation. J’en ressorts complètement stimulé. J’ai eu des idées qui vont pouvoir me tenir occupé encore une autre décennie.
Les idées sont là. La grande difficulté est de trouver les gens compétents pour arriver à faire ce que j’ai en tête. Plusieurs de ces idées vont nécessiter de la programmation Flash. Malheureusement, les bons programmeurs en Flash sont rares et très en demande. Cela veut dire que les tarifs augmentent en conséquences et qu’ils ont une liste d’attente pour leurs nouveaux clients. On se croiraient dans un corridor d’hôpital!
Étant un organisme communautaire, je dois surveiller mes budgets. Les chances que je puisse engager un programmeur Flash, au taux horaire qu’ils chargent, sont peu probable. Je vais devoir trouver une solution à ce dilemne.
J’ai appris un nouveau terme d’un partenaire que je dois trouver. Une régie publicitaire. Ce sont eux qui font le lien entre les clients qui achètent de la publicité Internet et les sites comme le nôtre. Je vais commencer à les rencontrer pour en choisir une qui nous représentera. L’objectif sera de ramener des revenus pour payer nos prochains investissements Internet.
Note2be: outil à proscrire ou outil de démocratisation?
Suite à la publication de mon billet Le Web 2.0 devant la justice. Est-ce la fin du Web 2.0? sur Cent Papiers, Pierre R. m’a lancé cette question :
J’aimerais connaître votre avis sur cette expérience qui a tourné court en France : la notation en ligne des professeurs. Note2be, un site Internet qui proposait aux élèves d’évaluer leurs enseignants, n’a plus le droit de mettre en ligne le nom des professeurs concernés. Ses créateurs ont fait appel de cette décision, qui devrait faire jurisprudence. Ce cas précis fait appel la justice pour en interdire une notation ad hominem pour protéger les droits des professeurs. En opposition, il y a la liberté pour le citoyen de noter ce professeur au nom d’une information publique. Droit individuel vs droit collectif.
J’ai dû prendre quelques temps avant de répondre à cette épineuse question sur la notation des enseignants par leurs élèves. D’une part, j’ai un emploi du temps épouvantable qui me tient en haleine. D’autre part, parce que je suis déchiré dans la réponse que je vais donner. La réponse étant trop longue pour me limiter à en faire un simple commentaire. J’ai donc décidé d’en faire un billet que je présente à tous. Certains des enseignants qui ont eu la lourde tâche de m’éduquer et de parfaire mes connaissances ont été d’excellents mentor. D’autres ne méritent aucune référence. Dès mon primaire, je me suis retrouvé régulièrement devant le bureau du directeur pour dénoncer l’incompétence de certains enseignants dont je proposais le congédiement. Ce cirque m’a suivi pendant mes 22 années de scolarité! Ce n’est qu’à l’université que j’ai réussi à faire congédier quelques professeurs dont leur enseignement était archaique.Je n’ai jamais eu l’impression qu’on m’ait pris au sérieux dans ma demande de congédiement de certains enseignants. J’aurais bien aimé avoir accès à un tel classement quand j’étais étudiant. Le plus honnêtement possible, j’aurais pu reconnaître les grandes qualités de mes mentors, mais aussi y dénoncer quelques enseignants et certaines lacunes de notre système d’éducation. Cela m’aurait permis de débattre avec d’autres étudiants et peut-être d’adoucir certaines de mes opinions très tranchées que j’avais à l’époque. Et l’inverse aurait été aussi vrai.Tout outil de travail que nous nous donnons a malheureusement ses limites. Il y aurait dérapage. Les mêmes cancres auraient possiblement pris le contrôle de cet outil et nous aurions fini avec un derby de démolition. Mais peut-être aussi qu’avec une bonne modération nous aurions pu conserver un endroit de discussion et de réflexion. Je pense que oui.
En parallèle, je pense au répertoire des écoles du Québec que L’actualité nous présente à chaque année. Répertoire que j’ai questionné pour 2 raisons importantes. D’une part, j’ai vu des directeurs d’école changer leur système de notation pour mieux réussir dans le classement. Leur remontée n’était pas dû à une amélioration des résultats des étudiants, mais à la façon de les présenter. Une école qui était faible en anglais avait divisé leurs étudiants en 2. Les cours d’anglais se donnaient sur la moitié de l’année au lieu de toute l’année. Les moins bons héritaient de la session septembre à décembre, tandis que les meilleurs, ceux qui seraient notés dans le répertoire de L’actualité se retrouvaient avec la session janvier à juin. Belle remontée symbolique.
D’autre part, avec le Père André Durand, nous nous retrouvions à intervenir auprès de plusieurs écoles avec des jeunes qui vivaient des difficultés importantes avec un taux de détresse majeure. L’une de ces écoles figurait bonne dernière du classement tandis qu’une autre figurait toute première. Le classement ne tient pas compte du taux de détresse de ses étudiants. Et cela m’a toujours dérangé énormément. J’imagine un parent bien intentionné et qui décide de tout sacrifier pour envoyer son enfant dans LA meilleure école et qu’en bout de ligne je doive intervenir avec ce jeune pour éviter qu’il ne se suicide. Le choix de LA meilleure école aura-t-il été LA meilleure chose?
Pour conclure ma réflexion, je ne pense pas qu’un outil tel que le Note2be soit problématique. C’est la façon qu’on l’utilise qui pourrait l’être. Et comme certains disent pour l’alcool : La modération a bien meilleure goût.
Voter pour ce texte sur Cent Papiers.
Le Web 2.0 se retrouve en cour de Justice; l’histoire de Fuzz.fr
Il y a des blogueurs qui génèrent des billets, du contenu, des prises de position. Tous les sujets se retrouvent sur les blogues.
Il existe une blogosphère. Tel que Renart L’Éveillé m’a souligné dans les commentaires, c’est la somme des blogues, ce qui inclus tout ce qui tourne autour de ces blogues. On pourrait la définir comme étant les fans d’un blogue donné. Les lecteurs et commentateurs réguliers d’un blogue sont le lectorat et le commentariat d’un blogue.
Le blogueur, comme un média conventionnel, veut se faire connaître et être lu par un nombre de plus en plus grand d’Internautes. Il veut faire grossir sa blogosphère. Il y a des sites collaboratifs et agrégateurs d’informations en ligne. Des blogueurs vont sur ces sites et présentent différents billets qu’ils ont publiés. Le public est appelé à voter sur la qualité de ceux-ci. Les meilleurs vont monter, les moins bons vont descendre et disparaître. Les blogueurs peuvent s’y faire connaître et les meilleurs augmentent leur blogosphère en récupérant de nouveaux lecteurs.
Fuzz.fr est un de ces sites. Un blogueur aurait présenté un billet qui n’a pas été apprécié par une vedette Française. Celle-ci poursuit le créateur du site Fuzz.fr, Eric Dupin pour avoir laissé publié un article calomnieux.
Cela ébranle la communauté du Web 2.0 et la met en péril. Le site Linkertop.com a eu peur et a fermé l’accès à son site en attendant le prononcé de la Justice envers Fuzz.fr.
Je me questionne énormément sur cet événement qui passera devant le juge le 19 mars prochain. D’une part, qui est responsable du contenu dans un site collaboratif? L’auteur du billet qui vient le présenter ou le site qui offre à tous les Internautes de déposer son billet? Si on dit que c’est le site collaboratif, alors est-ce que Google, MSN, Yahoo et autres vont être tenu responsables des référencements que leurs moteurs de recherches font sur des sites qui pourraient causer préjudices à une vedette?
Le Web 2.0 n’est pas parfait. Il a ses histoires de dérapages. Quelle sorte de précédent la Justice Française va nous réserver le 19 mars? Certains médias conventionnels font face à la Justice. Mais les revenus publicitaires leurs permettent d’envisager et de prévoir les conséquences. Les revenus du Web 2.0 sont embryonnaires et souvent inexistants pour plusieurs. Va-t-on tuer le Web 2.0 en faisant peur aux blogueurs et aux sites collaboratifs?
Est-ce une bonne raison pour participer à la cybermanifestation organisé par Reporter sans Frontière?
PS. Dimanche 16 mars. Nous venons d’apprendre que le site collaboratif Gmiix a aussi fermé son site en attendant le jugement de la cour.
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Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière
Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.
Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.
Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.
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Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.
How computers make our kids stupid: la conclusion sur les ordinateurs à l’école
Tel que promis, j’ai pris le temps de lire la recherche de Michael Zwaagstra. Le rapport de quelques pages étaient très synthèse. Pas de place au débat ou aux explications. J’avais l’impression d’avoir une table des matières avec une série de référence pour d’autres lectures à faire.
Une des références utilisé par Michael Zwaagstra a attiré mon attention. Un texte écrit par Sue Ferguson en juin 2005 pour MacLean’s. How computers make our kids stupid. There’s growing evidence that too much cyber-time dumbs down our children. Traduction maison: Comment les ordinateurs rendent nos enfants stupide. Il est de plus en plus évident que trop de temps passé sur les ordinateurs rendent plus niaiseux nos enfants.
Ce texte est plus consistant et développe plus la problématique. En plus des références à plusieurs chercheurs et études sur le sujet, nous y retrouvons aussi des témoignages d’enseignants, de direction d’école et d’étudiants.
La référence à une étude de la sociologue Janice Newson de York University auprès de 100 membres de la faculté est révélatrice. Le tiers des répondants ont des problèmes de mémoire et des difficultés de concentration qu’ils associent aux ordinateurs. 70% mentionnent qu’au lieu de lire en profondeur ils ne font que survoler l’information. Leur communication est devenue plus superficielle et moins personnelle.
Il en ressort clairement que si on débute trop jeune avec les ordinateurs cela affecte notre développement. Plus on débute jeune et plus on est affecté. Il est proposé que les ordinateurs ne prennent une place dans notre vie qu’à partir de la 9e année, soit vers l’âge de 15 ans. Avant cela nous avons des choses plus “humaines” à expérimenter et l’interaction directe entre l’enseignant et son élève est très importante. Les ordinateurs nous présentent une matière déjà prédigéré par quelqu’un d’autre au lieu de nous laisser expérimenter nous-mêmes notre relation avec notre environnement et les autres.
La conclusion est intéressante. “The world’s full of all kinds of things — automobiles, sexuality, and we have appropriate times and places for all these aspects of our lives. Traduction maison: “Le monde est rempli de toutes sortes de choses: automobiles, sexualité, et nous avons des temps et des places appropriés pour tous ces aspects de notre vie.
http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/
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Le journalisme, l’Internet et les ordinateurs en classe
Mardi le 4 mars, j’ai écrit un billet intitulé: L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes. M. Thierry Benquey me laisse un commentaire en mentionnant qu’il aurait aimé que je fasse un lien sur la recherche de Michael Zwaagstra financé par l’organisme Frontier Centre for Public Policy.
Le commentaire de M. Benquey était très pertinent. Après tout, nous sommes sur l’Internet. Rien de plus facile que de faire les liens appropriés. Parce qu’aujourd’hui, les lecteurs ne sont plus des gens passifs qui ne font que recevoir la nouvelle. Ils sont plus curieux. Ils en veulent plus. Ils veulent avoir accès aux documents et se faire leurs propres opinions pour pouvoir commenter et prendre position. Une forme de journalisme interactif.
La nouvelle a été publié par la Presse Canadienne, un média qui offre ses textes à plus de 600 autres médias. C’est pourquoi j’ai pu retrouver la même nouvelle sur les sites de Corus, Canoe, le National Post, le Journal de Montréal… Tout le monde reprend la même nouvelle, textuelle, mais personne ne fait le lien sur la source.
En fouillant sur le site de l’organisme, j’ai finalement réussi à trouver la recherche qui a fait le sujet de la nouvelle. Je ne l’ai pas lu encore. Je ne sais pas si je vais avoir le temps de le faire. Je travaille tout de même 80 heures semaines, il y a une tempête de neige et ma souffleuse neuve ne fonctionne pas!!!
Je vais tenter de le faire et je vous reviendrais sur mes commentaires. Je peux cependant vous partager ma réaction initiale en ayant visité le site de Frontier Centre for Public Policy et vu le document de 4 pages de Michael Zwaagstra. Cela ne semble pas être une recherche indépendante, mais plutôt un mémoire déposé par un organisme qui a une idée à vendre aux autorités en place.
La nouvelle de la Presse Canadienne faisait état d’un rapport, ensuite d’un mémoire et finalement l’étude de Michael Zwaagstra. Cette série de synonyme ne nous permet pas de qualifier si ce mémoire est vraiment sérieux ou une simple prise de position d’un organisme revendicateur.
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De nouveaux blogues à découvrir
Je profite de cette journée pleine de neige pour vous présenter quelques blogues qui méritent une petite visite. Cette présentation se fait dans la continuité du Blog action Day.
Il y a André, surnommé Aiglestates, est un membre très actif de la blogospère. André a un blogue spécialisé qui touche les nouvelles technologies et l’Internet. Pour les amateurs de vélo et de grand air, il y a Gaétan. Pour les jeunes, un site Internet avec un lieu pour partager ses billets, Québec Jeunes, un webzine pour les ados. L’art du blogue est un lieu d’initiation sur les blogues et la blogosphère. Finalement, le blogue d’Antipollution mérite aussi un petit détour.
Profitez de votre visite sur ces sites pour laisser un petit commentaire et participer au débats proposés.
Autre texte présentant quelques blogues: http://raymondviger.wordpress.com/2007/10/15/blog-action-day-du-vin-tout-pres-de-chez-vous/
Texte écrit pour Reflet de Société
Je suis écrivain. Par curiosité, je tape mon nom dans les moteurs de recherche. Belle surprise, j’y vois mon premier livre, Après la pluie… le beau temps, affiché. Par curiosité, je décide d’aller voir ce que l’on dit de mon livre de pensées à méditer.
Surprise! Je me retrouve sur un site américain qui vend des bouquins. Il y est mentionné que mon livre ne peut être retracé dans leurs archives, mais que sur leur site plus de 100 000 autres titres sont disponibles et pourraient faire mon affaire. D’une part, mon livre est toujours disponible en librairie. D’autre part, ce vendeur de livres Internet n’a aucun droit de vendre mes livres et jamais ne m’en a demandé l’autorisation. Fausse représentation pour attirer une clientèle sur leur site Internet. Ce site que je dénonce est bookfinder.com.
Choqué, je continue ma recherche. Comme vous le savez sûrement, je m’implique et m’investit très fort pour notre organisme communautaire. Nous publions avec cœur et passion un magazine d’informations et de sensibilisation. Je cherche le nom de Reflet de Société dans le moteur de recherche Copernic. À ma grande stupéfaction, j’y découvre que le site amazon.com vend des abonnements à Reflet de Société. Les abonnements prennent 12 semaines à être livrés et la livraison ne se fait qu’aux États-Unis. Jamais le site amazon.com n’a demandé à nous représenter. Ils n’ont même pas accès à notre magazine. Tous les abonnements sont gérés directement par le Journal de la Rue. Quand on entre sur leur site, ils nous offrent des milliers d’autres magazines. J’ai tenté d’acheter un abonnement pirate de notre magazine. N’ayant pas d’adresse américaine à leur offrir, ils ont refusé de m’abonner.
Je pousse plus loin mon enquête. Un organisme communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Vastringue, avait réalisé un projet intéressant de réinsertion pour les jeunes. J’avais décidé d’en faire un article qui a été publié en septembre 2004. L’organisme la Vastringue a présenté sur son site le reportage que j’avais réalisé. Pour une raison que j’ignore, ils ont décidé, en février dernier, de fermer leur site. Le lendemain, une agence de voyages américaine reprend leur nom et transfère l’achalandage sur son site! Ils bénéficient d’un bon positionnement dans les moteurs de recherche que la Vastringue avait réussi à gagner avec les années.
J’ai écrit un article, «Le décrochage scolaire; histoire de sexe», publié en août 2003. Ce texte parlait de décrochage scolaire et tentait d’aider les gens à mieux comprendre la problématique. Croyez-le ou non, trois sites pornos ont fait des liens à partir de mon texte pour profiter de l’achalandage de notre site et présenter leurs cochonneries! Quand on va voir leur site, on voit apparaître, sans notre permission, le nom de notre organisme communautaire et le titre de mon texte. Imaginez ce que je peux ressentir. J’ai des jeunes de 12 ans qui vont sur notre site pour participer à des débats de société!
Et nous ne sommes pas les seuls médias à s’être fait jouer le tour. Sur ces sites pornos, nous nous retrouvons avec Le Devoir, Science Presse, Radio-Canada, Cyber-Science ou encore des institutions telle l’Université de Montréal!
Toutes ces magouilles américaines sur Internet me choquent et me renversent. Si vous avez vécu des expériences similaires ou avez des conseils à donner au public pour gérer et préserver notre identité Internet, n’hésitez pas à nous en faire part.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/20/piratage-de-protegez-vous/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/
L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes
Au secondaire, j’ai été le dernier étudiant au Québec à utiliser la règle à calcul en classe. J’ai tenté de boycoter et de m’opposer à la venue des calculatrices électroniques. Il est vrai qu’avec une calculatrice on peut plus facilement donner une réponse avec 8 chiffres après le point. Cependant la règle à calcul nous pousse à la réflexion et exige de nous que nous soyons capable de connaître l’ordre de grandeur d’une réponse. Elle oblige à la concentration et au calcul mental. Avec une calculatrice, une erreur de doigté et l’étudiant peut nous sortir une ânerie du style 2 + 2 font 8!
Je m’opposais au fait qu’on exige de moi et ma règle à calcul une précision qui n’avait aucune valeur éducative. Mes professeurs de science m’ont convoqué à leurs bureaux. Je devais accepter l’inévitable et prendre la calculatrice ou accepter de couler mon secondaire. Moi qui était premier de classe, à regret, je me suis résigné.
La Presse Canadienne présente nous présente maintenant un rapport rédigé par Michael Zwaagstra, titulaire d’une maîtrise en éducation pour Frontier Centre for Public Policy. Il en ressort que:
- Le temps passé devant un ordinateur devrait l’être à apprendre la lecture, l’écriture et apprendre à interagir avec l’enseignant.
- On peut perdre beaucoup de temps d’enseignement avec l’ordinateur.
- Les 26 millions par année que le Manitoba consacre à cette technologie pourrait être mieux utilisé.
- Il n’y a aucune preuve d’une corrélation positive entre un accès accru aux ordinateurs à l’école et la réussite scolaire.
Ce rapport ne fait pas concensus dans le milieu de l’éducation. Mais, en tant qu’ancien rebelle qui s’est opposé à la calculatrice en classe, il y a matière à réflexion.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/
Feuilleter un magazine sur Internet
J’avais déjà entendu parler de plusieurs innovations en matière de lecture électronique. Déjà notre organisme met à la disposition des Internautes ses archives en ligne. Classé par thèmes sociaux, le texte se retrouve cependant sans aucun montage infographie.
Je ne m’attendais pas que nous en arrivions à dépasser cette étape. Les nouvelles technologies deviennent cependant accessibles plus rapidement qu’on peut le penser. Un nouveau programme nous permet de vous offrir en ligne le magazine complet, tel que publié originalement.
Dans les semaines qui vont suivre, nous mettrons en ligne tous les numéros que nous avons encore en version électronique. Pour l’instant, question de vous mettre l’eau à la bouche, je vous laisse le lien pour un exemplaire électronique de Reflet de Société:
Le patrouilleur du net: le retour de Dominic Arpin
C’est avec grand plaisir que j’apprends que Dominic Arpin fait son retour sur le web. Son blogue, le patrouilleur du net, ne sera pas affilié à son employeur. Complètement indépendant Dominic Arpin sera libre comme l’air pour l’écriture de son blogue.
Tout un retour en force, beaucoup d’Internautes l’attendaient. Dès la mise en ligne de son nouveau blogue, Dominic a reçu 80 commentaires de bienvenue!
J’avais été attristé par son départ à l’automne, ce qui m’a amené à lui écrire une lettre ouverte à Dominic Arpin sur mon blogue: http://raymondviger.wordpress.com/2007/11/02/la-mort-de-dominic-arpin-le-blogueur/
Son retour va stimuler la blogosphère québécoise. Tout le monde en parle, tout le monde fait des liens. Un retour en force bien attendu.
Je suis content aussi que Dominic Arpin ait fait son retour sur la blogosphère avant une conférence qu’il va donner le 19 février prochain pour la SQPRP (Société québécoise des professionnels en relation publique). Il y est invité à titre de journaliste-blogueur. Pouvait-il être présenté sous ce titre en ayant fermé son blogue? Je préfère qu’il soit de retour et j’ai bien hâte d’assister à sa conférence.
Retour de vacances, le suicide, la semaine de prévention du suicide et le Journal de Montréal
Nous sommes le 8 février. Mon blogue et celui du Journal de la Rue m’ont créé une certaine commotion. Le trafic continue d’augmenter sur les différents textes, mais plus spécialement sur ceux touchant le suicide. Ces textes sur le suicide, à eux seuls, génèrent plus de 475 visites par jour! C’est plus de 3 000 visites de gens qui souffrent et qui cherchent un moyen pour se suicider qui ont passé sur mon site pendant ma semaine de vacances! C’est aussi plus de 70 commentaires ou demandes d’aide qui se sont rajoutés dans les billets et dans mon mail.
Je voudrais remercier mon ami Folly, un autre blogueur, qui est venu intervenir à quelques reprises pour aider les gens qui ont passé par mon blogue. Folly a aussi répondu à une demande du Journal de Montréal pour une entrevue sur le suicide qui a été publiée aussi sur Canoe.com. Cela a permis de partager les chiffres et l’achalandage que nous recevons sur nos blogues touchant cette détresse qui nous pousse à vouloir en finir et envisager le suicide comme la seule solution “viable” pour éviter de souffrir.
Jean-Michel Nahas, reporter du Journal de Montréal, a écrit cet article, motivé par la semaine de prévention du suicide du 3 au 9 février. Jean-Michel Nahas m’avait laissé un message samedi le 2 février me demandant de le rappeler la journée même pour compléter son article. Mais j’étais en vacances.
Vous vous demandez peut-être comment une personne, sensible au suicide comme moi, peut se retrouver en vacances pendant la semaine de prévention du suicide? Parce que dans mon cas, le suicide se vit 365 jours par année. On peut profiter d’une semaine thématique pour faire de la prévention dans les médias ou dans les écoles. Mais la détresse est omniprésente toute l’année durant.
Cela faisait 3 années que je n’avais pas pris de vacances. La seule semaine de vacances qui pouvait entrer dans l’agenda était celle-là. Et je l’ai prise.
Merci à tous pour votre fidélité et votre présence dans mon blogue. Continuer à prendre votre place et à vous exprimer.
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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.
Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.
Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Les Québécois fêtent plus que les Français
Initialement, mon blogue n’attirait que des Internautes Canadiens francophones. On peut supposer une majorité de Québécois.
Le cycle du trafic généré était cyclique et prévisible. Les débuts de semaine, lundi, mardi et mercredi étaient très forts. Le jeudi, le week-end commençait déjà à se faire sentir. Le vendredi, les partys débutent. Le samedi les statistiques fléchissent encore pour atteindre le creux de la vague le dimanche.
Maintenant, mon blogue attire une majorité d’Internautes Européens, plus spécifiquement de France. Le blogue reçoit maintenant des visites continues jusqu’au dimanche, seule journée ou les Français semblent se reposer à faire autre chose qu’à être devant leur ordinateur.
Dois-je en conclure que les Québécois font plus la fête que les Français?
Suicide et intervention de crise en France
L’organisme, Le Journal de la Rue, possède 2 sites Internet et plusieurs blogues. Cela permet de faciliter la navigation des Internautes selon leurs besoins et leurs goûts.
Nous avons donc un site artistique et culturel pour le Café-Graffiti. www.cafegraffiti.net. Nous avons le site général de l’organisme, www.journaldelarue.com. Nous sommes à finaliser un nouveau site, spécifiquement pour le magazine, www.refletdesociete.com.
Nous gérons plusieurs blogues. Les 2 principaux sont ceux des archives de Reflet de Société. www.journaldelarue.wordpress.com et le blogue du rédacteur en chef, www.raymondviger.wordpress.com.
Cela nous amène un trafic différent mais aussi de provenances différentes pour chacun de ces sites et blogues. Les 2 sites Internet génèrent un trafic 100% canadien. Selon les statistiques d’Alexa, le Café-Graffiti se retrouve pour le Canada à la 20 254e place, tandis que le site pour Reflet de Société arrive à la 40 663e place. Seulement à titre de référence pour mieux comprendre ces statistiques, le site de L’actualité génère 63% de trafic canadien et il obtient ainsi la 17455e place pour le Canada.
Ce qui m’a surpris, c’est le trafic généré par les 2 blogues. Le blogue du rédacteur en chef génère un trafic à 56% de France et 11% provenant du Canada. Celui de la revue en a 39% de France et 18% du Canada. En France, ces blogues arrivent en 104 929e place et 95 719e place. Celui de L’actualité arrivant à la 132 221e place.
Quels sont les textes qui génèrent un si grand trafic provenant de la France? Les textes sur le suicide. En plus de générer beaucoup de visites, les textes reliés au suicide génèrent beaucoup de commentaires, surtout provenant de gens habitant la France.
Lors de ma tournée de conférence en France en avril dernier, j’avais remarqué que le suicide est une problématique ou les intervenants n’osent pas prendre leur place, ne laissant que les services spécialisés telle la psychiatrie intervenir. Malgré l’expérience de plusieurs, lorsque j’ai donné une formation sur l’intervention auprès de personnes suicidaires, pour plusieurs des intervenants français, c’était une révélation d’apprendre qu’ils pouvaient et qu’ils se devaient d’intervenir.
À partir des commentaires reçus d’Internautes français vivant des difficultés, j’ai eu l’occasion d’établir une relation thérapeutique par mail. Le manque de ressources pouvant intervenir en France est flagrant et évident. Cela isole encore plus les personnes en crise.
Le Québec demeure encore un endroit privilégié pour ses ressources communautaires et son implication auprès des personnes plus démunies, que ce soit physiquement, financièrement ou émotivement.
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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.
Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.
Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Gamblers, toxicomanes ou alcooliques?
Lors d’une visite sur le blogue de Toxico Québec, quelques statistiques attirent mon attention: “Au Québec, le pourcentage de toxicomanes du jeu (joueurs compulsifs), se situe, selon les études, entre 2,1 et 5% alors qu’il n’y a que 0.9% de toxicomanes (drogues illicites) et 1.9% d’alcooliques”.
Des chiffres qui peuvent faire réfléchir sur les conséquences que le jeu peut avoir sur les Québécois.
Toxico Québec a mis en ligne un blogue sur les différentes addictions: drogues, alcool et jeu compulsif. Même si le site Toxico Québec existe depuis de nombreuses années, le blogue semble être tout nouveau, quelques semaines seulement.
Il n’y a pas de commentaires sur les textes publiés, mais le trafic généré par le site semble indiquer que beaucoup d’Internautes se questionnent sur ces problématiques.
Textes sur le gambling, commentaires sur le jeu compulsif.
Carl Charest du portail Branchez-vous: handicapé pour sa marche pour la Sclérose en plaques
Mardi dernier, je vous ai raconté l’histoire touchante de Sophie et Maxime, un couple d’amis de Carl Charest, atteint de la Sclérose en plaques. Carl Charest, le directeur de contenu du portail Branchez-vous va participer en avril prochain à une marche pour la Sclérose en plaques. Carl s’est fixé un objectif de 500$ pour cette activité.
J’ai invité les Internautes à aller sur le site de Carl pour faire des dons et que sa marche soit significative. Pour donner le bon exemple, j’ai brisé la glace et fait le premier don. J’ai eu plusieurs commentaires d’Internautes me disant qu’ils ne réussissaient pas à trouver, sur le texte de Carl, comment s’inscrire pour faire un don à la Sclérose en plaques pour cette marche.
Première problématique, les billets de Carl sont écrits sur un fond foncé. Il faut s’arracher les yeux pour comprendre qu’à la fin de son texte il y a un lien (presque de la même couleur que le fond d’écran) pour aller sur la Sclérose en plaques.
Deuxième problématique, Carl, voyant que j’avais fait un don, a écrit un billet me remerçiant. Se faisant, lorsque les Internautes cliquaient sur le lien que j’avais laissé arrivaient sur ce nouveau billet. Il fallait alors comprendre que le lien se retrouvait à la fin du 2e texte!
L’opération devenant plus difficile, nous n’avons pas encore atteint notre objectif de 500$ pour faire marcher Carl Charest lors de cet événement de financement de la Sclérose en plaques. Je réitère donc mon invitation, mais cette fois-ci en vous dirigeant directement à la page de financement de la marche de Carl.
Vos dons vous permettent d’avoir un reçu aux fins d’impôts.
Merci à tous de soutenir la Sclérose en plaques et merci de votre persévérance.
Journalistes, relationnistes et blogueurs
Pour faire suite à mon billet d’hier, je me dois d’expliquer ma présence à la formation de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPR), l’ancienne Société des relationnistes.
Je ne connaissais même pas ce regroupement. Le tout a commencé lorsque la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) m’a envoyé sa lettre d’information hebdomadaire. On y mentionne que les relationnistes organisent un forum sur l’usage des blogues et des médias sociaux. Ces médias sont décrits comme des “moyens potentiellement puissants de communication encore méconnus et trop peu utilisés au Québec, notamment par les professionnels en relations publiques”.
On y souligne un exemple d’utilisation de blogues par les relationnistes: la compagnie d’appareils photo Canon vient d’être prise la main dans le sac en payant des blogueurs pour qu’ils affichent sur leur blogue techno, comme si c’était du contenu rédactionnel indépendant, un test du Canon 40D fourni par la compagnie.
Après avoir été témoin d’une série de billets sur la divergence d’opinion entre les journalistes et les blogues citoyens, voilà que la guerre reprend entre les journalistes et les relationnistes, en ayant les blogueurs comme centre du litige.
Il n’en fallait pas moins pour que j’ai le goût d’assister à cette formation. Qu’est-ce que les “méchants” relationnistes pouvaient bien manigancer pour tenter de contrôler l’information ? Comment voulaient-ils prendre d’assaut les blogues et la manipuler ?
En plus de l’actuel blogue, je suis aussi responsable du blogue du Journal de la Rue. Si quelqu’un veut porter atteinte à notre intégrité ou encore à celle de notre magazine Reflet de Société, je me devais d’en connaître les techniques de guerre utilisées.
D’une part, je fût surpris de ne pas avoir de difficultés à m’inscrire à la formation des relationnistes. Si cette formation devait être le dévoilement d’une stratégie de guerre contre la démocratie, on aurait sûrement limité la présence aux seuls relationnistes en règle. D’autre part, je fût encore plus surpris de n’y voir aucun journaliste! Après tout, plus de 2200 journalistes avaient reçu la même information que moi. Nous n’étions qu’une cinquantaine dans la salle.
Le débat tripartite est intéressant à suivre. D’une part, des journalistes matraquent les citoyens qui disent faire du journalisme via leur blogue. Les journalistes disent avoir un code d’éthique qui les encadrent et que les blogueurs n’en ont pas. Ce code d’éthique permettrait soit d’éviter les dérapages, soit de pouvoir l’utiliser pour faire une plainte au Conseil de presse. D’autre part, les relationnistes déclarent aussi qu’ils ont un code d’éthique pour éviter les dérapages et les abus! Pourtant, ces mêmes journalistes qui se défendent derrière leur code d’éthique ne semblent pas accepter les codes d’éthique des autres associations.
Maintenant que j’ai mis le feu au poudre sur un sujet chaud et qui risque de faire couler beaucoup de cyber-encre, ayant été témoin de la formation que les relationnistes ont eue, je me dois d’en faire une évaluation et de la présenter aux blogueurs et aux journalistes.
Il n’y a nullement été question de mauvaises stratégies ou de plan d’attaque pour envahir Internet et la blogosphère. Ouf! Le cyber-espace est sauf! Les 4 messages les plus importants qui sont ressortis de cette formation:
1- Soyez honnêtes et transparents dans vos démarches. Sinon, la perspicacité des blogueurs va jouer contre les intérêts de votre client et, quand c’est parti dans la blogosphère, ce n’est plus arrêtable.
2- Il est important pour les relationnistes d’encourager les entreprises (leurs clients)à avoir un blogue corporatif.
3- Il est aussi important pour les relationnistes de devenir eux-mêmes des blogueurs. Cela a permis à certains de “s’humaniser”, de se rapprocher du public. Certaines firmes de relationnistes ont maintenant leurs blogues corporatifs. Cela leur a permis de mieux connaître leurs collègues de travail, leur projets, les causes qui les tiennent à coeur.
4- L’exemple le plus significatif d’un blogue qui a été utilisé par les relationnistes est celui qui a été créé pour un projet de construction d’un centre d’achat. Cela a permis aux citoyens de se prononcer, d’exprimer leurs craintes et de permette aux promoteurs de tenter de trouver des solutions pouvant satisfaire le plus de monde possible. Dans cet exemple, le blogue est utilisé comme outil de consultation démocratique. On est loin d’une guerre de tranchées.
5- Quand un commentaire est écrit, on le laisse là et on doit vivre avec. Cela peut-être une occasion de confronter une rumeur ou d’amener une information plus complète. Mais à moins d’avoir un commentaire vraiment haineux et antisocial, il faut assumer ce que l’on écrit et les commentaires reçus.
La morale de cette histoire: les relationnistes ne sont pas guerre et je ne pense pas qu’on ait à leur déclarer la guerre. Il y a des entreprises qui font de fausses représentations. Le rôle du relationniste est d’aider son client à demeurer transparent et intègre dans sa recherche publicitaire. Je préfère avoir des entreprises soutenues par des relationnistes que de laisser certains entrepreneurs prendre eux-mêmes le contrôle de leur relation publique.
La morale de cette morale: les journalistes et les relationnistes ont chacun leur code d’éthique. La très grande majorité des journalistes et des relationnistes fait un bon travail honnête et rigoureux. Il en demeure cependant qu’un petit nombre, autant de journalistes que de relationnistes ne respectent pas leur code d’éthique. Des tricheurs, menteurs, manipulateurs…il y en a dans toutes les sphères de notre société. Ils sont une minorité, mais encore trop. Plus nous seront vigilants et plus nous nous donnerons des moyens pour dénoncer ces abus, et plus nous aurons une industrie saine et équilibrée.
Est-ce que les blogueurs peuvent aider à dénoncer et pointer du doigt les différentes formes d’abus? Est-ce que les journalistes, relationnistes et blogueurs peuvent travailler ensemble pour le mieux-être d’une société plus humaine et plus juste?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
PUBLICITÉ
Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Carl Charest marche pour la Sclérose en plaques
Carl Charest est le directeur de contenu pour le portail Branchez-vous. Je l’ai croisé lors d’une formation de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), l’ancienne Société des relationnistes.
Carl Charest n’était pas un des conférenciers de cette formation. D’une part, il n’a pas pu s’empêcher de prendre le micro pour mettre son grain. D’autre part, les relationnistes présents dans la salle n’ont pu s’empêcher de questionner M. Charest.
Suite à la formation, j’ai pris quelques instants pour rencontrer M. Charest et discuter un peu de la refonte en cours des sites Internet de l’organisme Le Journal de la Rue et de son projet Café-Graffiti ainsi que de nos blogues. En peu de temps, je me suis vite rendu compte qu’il était évident que l’expertise de M. Charest valait la peine que je le rencontre.
Question de mieux connaître le blogueur qui se cache derrière le personnage que je venais de rencontrer, j’ai décidé d’aller visiter son blogue. Dans son blogue, une catégorie m’accroche: “Engagement”. Un seul texte s’y retrouve. Daté de novembre dernier, ce billet nous présente un couple d’amis, Sophie et Maxime, qui vivent avec la Sclérose en plaques.
Carl a décidé de s’impliquer et de les aider. Il va participer en avril prochain à une marche pour la Sclérose en plaques. Dans son texte de présentation, un lien nous amène sur le site de la Sclérose en plaques. L’objectif de Carl est d’amasser 500$ pour la Sclérose en plaques.
Malheureusement, le thermomètre de Carl était à zéro. Touché par le geste de Carl, j’ai pris la décision que je lui donnerais un petit coup de pouce. Après tout, si nous voulons qu’il marche en avril, il faut bien qu’il atteigne son objectif de 500$. J’avais pensé dire à tous les gens qui me lisent, d’aller faire un don pour la cause que Carl soutient.
Évidemment, il fallait que je donne l’exemple. J’ai brisé la glace et fait le premier don. Pas un gros don. Mais je me suis dit qu’avec les milliers de personnes qui naviguent sur Internet nous devrions être capables de défoncer le thermomètre de Carl.
Allez Carl, prépare-toi à marcher en avril et à bien nous représenter.
P.S. J’entends déjà certaines voix s’élever dans la blogosphère. Mais qu’est-ce qu’un journaliste-intervenant faisait à une formation pour des relationnistes? Je ne veux pas gâcher cet instant magique que je vous offre avec Carl et sa cause auprès de Sophie et Maxime. Je vous expliquerai dans un autre billet qui sera publié demain.
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