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L’entrevue de Nathalie Simard devant Jean-Luc Mongrain vu par Richard Martineau
La chronique de Richard Martineau dans le Journal de Montréal du 13 mai nous parle de l’entrevue que Nathalie Simard a accordé à Jean-Luc Mongrain à TQS. J’utilise la chronique de Richard Martineau, parce que je n’ai pas vu l’entrevue que Nathalie Simard a donné.
Même si j’en avais parlé dans un billet du 14 avril dernier intitulé Les adieux de Nathalie Simard, un extrait de Richard Martineau, provenant fort probablement de l’entrevue, m’amène à revenir sur le poids et le fardeau de soutenir une mission.
Richard Martineau mentionne: “C’est déjà assez dur de briser le silence. Vous imaginez comment ça doit être pénible de répéter son histoire jour après jour après jour, devant des classes de jeunes, des salles bondées, des organismes d’aide. Ça doit être l’enfer.”
Comme je le disais dans mon billet, même si conter son histoire est libérateur au début, j’ai vu trop de victimes vouloir sauver le monde et faire des burn out et même, se suicider, sous le fardeau et le poids des responsabilités.
Je suis moi-même une victime, un survivant. J’ai quitté l’entreprise privée pour me consacrer au travail de rue, à l’intervention de crise auprès de personnes suicidaires, au communautaire… Jamais, au grand jamais, je me suis senti obligé de conter jour après jour mon histoire de la même façon. En 16 ans de vie communautaire, après avoir rencontré des milliers et des milliers de personnes, l’histoire de vie que je conte, que je partage s’actualise selon le cheminement que j’ai fait. J’ai vécu des événements tragiques. J’ai eu besoin d’en parler et de les conter. Mais jamais je me suis senti obligé d’arrêter d’évoluer pour me limiter à ne parler que d’un événement à une période précise de ma vie.
Pour moi, partager son vécu, si je veux le faire avec ce que je vis et ressents aujourd’hui doit s’actualiser. Je ne peux en faire un discours que je présenterai toujours de la même façon. Parce que si je veux continuer à être pertinent pour les gens que je rencontre, je ne peux pas être une cassette qui joue toujours la même rangaine.
C’est pour cela qu’après 16 ans, je me sens encore heureux et reconnaissant de pouvoir faire ce que je fais. C’est pour cela aussi qu’après 16 ans, je peux encore écrire sur des thèmes sociaux sans avoir l’impression de me répéter et que cela m’énergise encore et encore. Quand je partage mon vécu, ce n’est pas pour livrer aux gens ce qu’ils s’attendent de recevoir. Je leur livre ce que j’ai besoin de partager. Et c’est ce qui me permet de me connaître toujours un peu plus à chaque jour. Et plus je le fais pour m’aider, et plus cela en rejoint d’autres.
Je me souviens d’un enseignant qui me demandait de rencontrer ses classes d’étudiants en début d’année. Il me disait que cela stimulait ces étudiants pour la balance de l’année. Je l’ai fait jusqu’à sa retraite. Il assistait à chaque fois à ma présentation. Je lui ai demandé s’il n’était pas tanné de toujours m’entendre. Il m’avais répondu que non. Parce que mes présentations étaient différentes d’une fois à l’autre, il en profitait pour mieux me connaître et d’en apprendre un peu plus.
Le crime organisé et les danseuses nues
Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.
On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.
Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligées de se prostituer.
Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?
Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.
Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?
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Suicide d’un homme de 70 ans à sa sortie du Casino de Montréal
Une nouvelle qui a plus d’une semaine déjà. Volontairement, je n’ai pas commenté à chaud cette nouvelle. Tous les médias en parlaient déjà. Je préfère être en avance ou en retard. De toute façon, le suicide et le jeu compulsif fait partie de mon répertoire depuis près d’une quinzaine d’années. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais arrêter d’en parler. Je n’ai pas besoin non plus d’attendre un événement malheureux pour souligner la détresse d’un joueur.
Loto-Québec a eu 2 réactions vis-à-vis ce suicide. Une conférence de presse était prévu pour l’annonce de la construction d’un casino au Mont-Tremblant. Première réaction: la conférence est annulé. Le “timing” n’était pas favorable pour annoncer une augmentation de l’offre de jeu.
Gabrielle Duchaine, journaliste au Journal de Montréal demande à Loto-Québec dans un article du 4 avril, la réaction de la Société d’État sur le suicide du joueur. Deuxième réaction qui nous vient de Jean-Pierre Roy, le valeureux porte-parole de Loto-Québec: “On essaie de comprendre s’il a perdu gros avant de partir”.
Ce commentaire est une façon de gagner du temps et de ne pas répondre à la question. Du côté de Loto-Québec, on espère peut-être que le sujet sera moins chaud et qu’on ait pas à répondre à la question. En ce qui me concerne, en tant qu’intervenant de crise auprès de personnes suicidaires, cette réponse démontre que M. Jean-Pierre Roy et Loto-Québec ne comprennent pas grand-chose au suicide et à ses motivations.
Que laisse sous-entendre une telle réponse? Le joueur qui se suicide, s’il a perdu 100$, ce n’est pas à cause du jeu et s’il a perdu 1 000$ c’est peut-être à cause du jeu? Mais qu’elle est la valeur de l’argent pour un individu donné à une période précise de sa vie?
Si le joueur est allé au Casino de Montréal avec le dernier 100$ qu’il a réussi à voler. Si après ce dernier 100$ il sait qu’il n’a plus d’argent pour payer son loyer et que tout le monde va se rendre compte qu’il est un gambler. Ce dernier 100$ peut représenter beaucoup pour lui.
Souvenons-nous de Did Tafari Bélizaire qui avait sauté du pont Jacques-Cartier après avoir tout perdu au Casino de Montréal. Il n’avait perdu que 500$. Mais ce 500$ était le dernier des derniers. Ce 500$ il l’avait volé dans la petite caisse de son employeur. S’il ne ramenait pas 500$, c’était la fin de tout. Pour lui, 500$, c’était la fin du monde. La fin de son monde.
Dans un état de crise suicidaire, ce n’est pas le dernier événement qui est important. Ce déclencheur n’est que le résultat d’un mode de vie qui a duré un certain temps. Ce sont les années de jeu qui en sont la cause. Pas seulement le dernier soir de gambling.
Ce qui me fait rire (plutôt pleurer) le plus dans la réaction de Loto-Québec et de son représentant Jean-Pierre Roy c’est que si le joueur compulsif se suicide contre un pilier de ciment à 100 kilomètres d’un casino, ils s’en lavent les mains, ce n’est pas à cause du jeu. Si le joueur se suicide en sortant du Casino, il faut examiner combien il a perdu pour s’assurer que c’est vraiment à cause du jeu. Toutes les théories sont bonnes pour se disculper.
Finalement, ce texte n’est peut-être pas écrit 15 jours après les incidents. Il est peut-être écrit à l’avance. Si Jean-Pierre Roy fait une sortie éventuelle pour dire que ce n’est pas à cause du jeu que le gambler de 70 ans s’est suicidé parce qu’il n’a perdu que 100$, et bien, ma réaction aura déjà été publié.
J’espère que le journaliste qui entendra ce commentaire éventuel de Jean-Pierre Roy aura lu mon billet et qu’il n’acceptera pas cette vulgaire réponse.
- Histoire d’Anne Panasuk de Radio-Canada contre Loto-Québec.
- Dénonciation d’Éléonore Mainguy, ex-croupière au Casino de Charlevoix, contre les agissements de Loto-Québec.
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Jean Charest, la charité et la publicité
Dans le Journal de Montréal du 24 mars, un article signé par Michel Larose est titré: “Jean Charest touché, il fait un don de 1500$”.
Ce reportage fait référence à l’histoire de Marjorie Jean-Baptiste, une mère de famille qui a sauvé ses 7 enfants des flammes. Mme Jean-Baptiste s’est faire remettre des dons pour un total de 25 726$.
Je suis heureux de voir l’élan de générosité des Québécois envers une famille qui a été ébranlé par des événements malheureux. Je suis cependant choqué et outré de voir le nom d’un politicien avec le montant qu’il a remis à la famille éplorée.
La charité n’est pas un geste publicitaire. On le fait pour aider pas pour être vu. Qu’un policitien lance un message de solidarité, pas de problème. Qu’on sache qu’il a fait un don et le montant de ce don, ça ne nous concernait pas.
Je ne veux pas accuser M. Jean Charest. Ce n’est peut-être pas lui qui a voulu rendre l’information publique. L’organisme communautaire qui recueillait les dons s’est peut-être échappé. Dans tous les cas, le journaliste qui a été responsable de trouvé un titre à l’article de Michel Larose aurait dû trouver autre chose. Que Jean Charest était ému et a appuyé la cause pouvait être d’intérêt public. Le montant qu’il a donné le l’était pas.
Est-ce que le vérificateur général va vérifier si M. Jean Charest va réclamer ce 1 500$ dans son compte de dépenses? Si oui, va-t-il le prendre dans son budget de publicité?
Après l’hypersexualisation, l’ultrasexualisation. Le sexe toujours plus.
Nous avons écrit plusieurs reportages sur l’hypersexualisation de nos jeunes. Après quelques rencontres dans les écoles, nous avions publié les témoignages de jeunes, leurs opinion sur l’hypersexualisation.
Quel surprise de lire dans le Journal de Montréal du 19 mars Vivian Song nous parler d’ultrasexualisation. L’hypersexualisation n’était pas suffisante, les parents et les adultes de notre société sont dépassés, on augmente l’intensité du qualificatif de la sexualisation de nos jeunes.
En lisant l’article de Mme Song, je n’y vois rien de neuf. Toujours les mêmes références à Brittney Spears qui se pavane en nous montrant les attributs féminins de sa sexualité devant de jeunes filles de 12 ans qui veulent faire comme elle.
Je fais un tour dans le moteur de recherche de Google pour voir si d’autres journalistes ou auteurs ont utilisé le mot “ultrasexualisation”. Rien. Une nouveauté de Mme Song.
Ultrasexualisation ou hypersexualisation, le même questionnement sur la sexualité de nos jeunes.
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Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa
Suite au scandale américain du gouverneur démocrate de New-York Eliot Spitzer qui s’est fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupre, le Journal de Montréal, sous la plume de Mathieu Bélanger, nous présente l’hypothèse qu’il y aurait à Ottawa un scandale sexuel qui se trame.
Plusieurs agences d’escortes de la région d’Ottawa-Gatineau ont été contacté pour confirmer que certains politiciens fédéraux jouent avec le feu.
Depuis quelques années, dans mes écrits je vous parle d’une prostituée à 4 000$ pour un week-end qui a eu des relations avec des politiciens. L’heure est maintenant venu d’aller un peu plus loin dans la présentation de cette prostituée et de son réseau de clients politiciens.
Reflet de Société prépare pour son numéro de juin un reportage sur l’inceste et la prostitution. Il y sera question d’un des réseaux de prostitution impliqués avec des politiciens provinciaux et fédéraux.
Un reportage qui saura attirer l’attention. En attendant, est-ce que le Journal de Montréal va déguiser Brigitte McCan en prostituée pour tenter de prendre sur le fait l’un de nos politiciens?
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85 bonnes raisons pour laisser les Harley Davidson aux Hells Angels
Qui ne connaît pas la moto Harley Davidson? Une moto de prestige, qui coûte cher. Pas n’importe qui peut se payer une Harley Davidson. Quand on pense Harley Davidson, comment imagine-t-on son propriétaire?
D’un côté, les rebelles, les bad boys. Membres de groupes criminalisés tel les Hells Angels. Comment puis-je justifier cette théorie. Quand on regarde sur Wikipédia pour Harley Davidson, un article connexe nous réfère aux Hells Angels! Le lien entre Harley Davidson et les Hells Angels n’est plus juste une légende urbaine ou une rumeur.
D’un autre côté, les retraités qui veulent vivre leurs retraites, s’évader.Entre ces deux clientèles totalement différentes il y a quelques autres catégories secondaires de propriétaires de Harley Davidson.
Et voilà que Harley Davidson veut afficher ses couleurs et se faire un peu de publicité. Les résultats sont présentés par André Beauvais dans les Journal de Montréal du 21 mars. La firme OSL Marketing est approchée. Le concepteur de la campagne, Dominic Bourdages propose une campagne dont l’objectif est de provoquer et de faire jaser.
85 panneaux publicitaires sont utilisés pour parodier les panneaux routiers avec des messages, au dire même du concepteur de la campagne, baveux pour promouvoir la marque Harley Davidson.
- 640 raisons d’aller acheter des cigarettes à Kanesatake.
- 40 raisons d’aller visiter les frais chiés de Montréal.
- 40 raisons d’aller s’emmerder à Ottawa.
- 20 raisons d’aller visiter des têtes carrées à Toronto.
- 20 raisons d’habiter dans une banlieue plate.
Une publicité qui avait été prévu mais qui ne sera pas affiché : “640 raisons d’aller discuter golf avec un Mohawk de Kanesatake”. Petit sursaut de conscience sociale pour le concepteur de la campagne publicitaire.
Selon M. Bourdages, Harley Davidson peut se permettre une campagne baveuse et des formules irrévérencieuses parce que Harley Davidson inspire une grande liberté et une certaine force.
Je pense que M. Bourdages vient de faire une grave erreur de jugement. Une publicité peut faire la promotion d’une marque, mais peu aussi manquer son coup et vendre le contraire. Et je crois que c’est justement ce que vient de faire M. Bourdages.
Jusqu’ou notre société est tolérante et prête à accepter que la publicité dise n’importe quoi pour promouvoir son produit? Jusqu’ou une publicité peut baver les citoyens et permettre au produit que l’on tente de vendre d’augmenter ses ventes?
Parce que je suis un propriétaire de Harley Davidson, je peux endosser des illégalités comme la vente de cigarettes à Kanesatake, je peux envoyer promener tout le monde et me penser le nombril du monde. Est-ce que cela représente la philosophie du retraité qui veut vivre sa retraite sur une Harley Davidson? Pas vraiment. Cela représente beaucoup plus la mentalité et la philosophie des Hells Angels. M. Bourdages vient d’associer et d’officialiser encore plus que conduire une Harley Davidson nous donne un caractère de Hells Angels.
Quelles en sont les conséquences possibles? D’une part, les retraités risquent de choisir un autre modèle de moto pour vivre leur liberté sereinement. D’autre part, en donnant un caractère Hells Angels à la Harley Davidson, M. Bourdages vient possiblement de tuer son produit. Parce que les Hells Angels se promènent de moins en moins en moto. Ils deviennent de plus en plus des criminels en habit cravate!
Qui va maintenant acheter les Harley Davidson? Que reste-t-il comme clientèle pour la Harley Davidson? Au lieu de tenter de développer une nouvelle clientèle et un nouveau créneau, M. Bourdages vient possiblement de tuer la Harley Davidson.
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On parle enfin des coopératives de santé!
En avril 2006, il y a presque 2 ans, Reflet de Société présentait un dossier sur les alternatives en matière de santé. Cela nous a permis de présenter un reportage sur les coopérative de santé. Les coopératives de santé existent depuis maintenant 25 ans. Des rapports qui datent aussi de 25 ans mentionnent que les coopératives sont une voix importante à explorer en matière de santé.
Nous avions aussi présenté Jonquière Médic. Un système de médecins à domicile qui s’autofinance depuis 25 ans. Nos lecteurs du Saguenay avait été heureux et surpris qu’enfin un média provincial parle d’eux en dehors de leur région. C’était la première fois que Jonquière Médic était mis de l’avant sur la scène provinciale dans un média!
Pour compléter le dossier sur les alternatives en matière de santé, nous avions tenté d’obtenir une entrevue du Ministre de la Santé et des Services Sociaux, Philippe Couillard. Les dates possibles d’entrevues ont toujours été repoussé et nous n’avons jamais eu l’entrevue. Nous avons présenté un article sur les questions demeurées sans réponses que nous voulions poser à M. Couillard.
En décembre 2006, nous vous présentions le livre de Jean-Pierre Girard: Notre système de santé, autrement. M. Girard y présentait les coopératives de santé dans son livre publié en septembre 2006.
Lors du débat des chefs, Mario Dumont avait questionné André Boisclair et par la suite Jean Charest sur l’avenir des coopératives de santé comme alternative à exploiter. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont répondu à Mario Dumont. Ils n’ont même pas prononcé le mot coopérative de santé! J’avais souligné en mars 2007 ma joie d’entendre enfin le mot coopérative de santé dans la bouche d’un politicien.
En juin 2006, Reflet de Société présentait un article avec le Dr Bernard Gélinas. Ce médecin à la Clinique coopérative de santé d’Aylmer en avait long à dire. Il lance la question: “La santé des Québécois serait-elle gérée à des fins politiques plutôt que par souci du bien-être collectif?”
En avril 2006, L’actualité présentait un reportage de Véronique Robert sur les réussites du système de santé à Alma. Encore une fois, le Saguenay-Lac-St-Jean nous ouvre la porte à des propositions alternatives en matière de santé qui fonctionnent.
Après tous ces écrits et questionnements sur la réalité des alternatives en matière de santé, voilà que nous pouvons lire, sous la plume de Jean-François Coderre, le 21 février 2008 dans le Journal de Montréal que le concept des coopératives de santé a inspiré le rapport Castonguay!
Ce qui m’a cependant surpris dans cet article c’est le commentaire de Marie-Joelle Brassard du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui fait la promotion des coopératives de santé: elle est vexée de voir le concept s’étendre!
Va-t-on vraiment finir par étudier les alternatives en matière de santé? D’ou vient cette résistance à parler librement? Nous le saurons peut-être dans un autre 25 ans.
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Le journalisme, l’Internet et les ordinateurs en classe
Mardi le 4 mars, j’ai écrit un billet intitulé: L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes. M. Thierry Benquey me laisse un commentaire en mentionnant qu’il aurait aimé que je fasse un lien sur la recherche de Michael Zwaagstra financé par l’organisme Frontier Centre for Public Policy.
Le commentaire de M. Benquey était très pertinent. Après tout, nous sommes sur l’Internet. Rien de plus facile que de faire les liens appropriés. Parce qu’aujourd’hui, les lecteurs ne sont plus des gens passifs qui ne font que recevoir la nouvelle. Ils sont plus curieux. Ils en veulent plus. Ils veulent avoir accès aux documents et se faire leurs propres opinions pour pouvoir commenter et prendre position. Une forme de journalisme interactif.
La nouvelle a été publié par la Presse Canadienne, un média qui offre ses textes à plus de 600 autres médias. C’est pourquoi j’ai pu retrouver la même nouvelle sur les sites de Corus, Canoe, le National Post, le Journal de Montréal… Tout le monde reprend la même nouvelle, textuelle, mais personne ne fait le lien sur la source.
En fouillant sur le site de l’organisme, j’ai finalement réussi à trouver la recherche qui a fait le sujet de la nouvelle. Je ne l’ai pas lu encore. Je ne sais pas si je vais avoir le temps de le faire. Je travaille tout de même 80 heures semaines, il y a une tempête de neige et ma souffleuse neuve ne fonctionne pas!!!
Je vais tenter de le faire et je vous reviendrais sur mes commentaires. Je peux cependant vous partager ma réaction initiale en ayant visité le site de Frontier Centre for Public Policy et vu le document de 4 pages de Michael Zwaagstra. Cela ne semble pas être une recherche indépendante, mais plutôt un mémoire déposé par un organisme qui a une idée à vendre aux autorités en place.
La nouvelle de la Presse Canadienne faisait état d’un rapport, ensuite d’un mémoire et finalement l’étude de Michael Zwaagstra. Cette série de synonyme ne nous permet pas de qualifier si ce mémoire est vraiment sérieux ou une simple prise de position d’un organisme revendicateur.
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Jeff Fillion, CHOI, Patrice Demers et Genex Communications
Dans le Journal de Montréal du 26 janvier, on y lit un article provenant de la Presse Canadienne. Jeff Fillion est poursuivi par son ancien employeur, CHOI, Patrice Demers et Genex Communications. Ses biens personnels ainsi que ceux de sa conjointe, Marie-Claude Grenier ont été saisis par Patrice Demers et Genex Communications. Patrice Demers veut récupérer la quote-part de Jeff Fillion dans les actions en justice que les deux parties ont perdues vis-à-vis Sophie Chiasson, Pierre Jobin de TVA ainsi que Robert Gillet.
Jeff Fillion, pour sa défense, tente de nous faire pleurer. Il mentionne qu’il n’a pas à payer pour la témérité de Patrice Demers. Ce dernier a voulu aller à procès contre Sophie Chiasson. Cela leur a couté 300 000$. Jeff Fillion voulait tenter d’éviter d’aller devant le juge, ce qui aurait peut-être pu se faire avec une entente hors cours à coût moindre.
Même si Jeff Fillion considère qu’il n’a pas à payer pour la témérité de Patrice Demers, peut-être que Patrice Demers n’a pas à payer pour les injures profanées par Jeff Fillion sur les ondes!
Retour de vacances, le suicide, la semaine de prévention du suicide et le Journal de Montréal
Nous sommes le 8 février. Mon blogue et celui du Journal de la Rue m’ont créé une certaine commotion. Le trafic continue d’augmenter sur les différents textes, mais plus spécialement sur ceux touchant le suicide. Ces textes sur le suicide, à eux seuls, génèrent plus de 475 visites par jour! C’est plus de 3 000 visites de gens qui souffrent et qui cherchent un moyen pour se suicider qui ont passé sur mon site pendant ma semaine de vacances! C’est aussi plus de 70 commentaires ou demandes d’aide qui se sont rajoutés dans les billets et dans mon mail.
Je voudrais remercier mon ami Folly, un autre blogueur, qui est venu intervenir à quelques reprises pour aider les gens qui ont passé par mon blogue. Folly a aussi répondu à une demande du Journal de Montréal pour une entrevue sur le suicide qui a été publiée aussi sur Canoe.com. Cela a permis de partager les chiffres et l’achalandage que nous recevons sur nos blogues touchant cette détresse qui nous pousse à vouloir en finir et envisager le suicide comme la seule solution “viable” pour éviter de souffrir.
Jean-Michel Nahas, reporter du Journal de Montréal, a écrit cet article, motivé par la semaine de prévention du suicide du 3 au 9 février. Jean-Michel Nahas m’avait laissé un message samedi le 2 février me demandant de le rappeler la journée même pour compléter son article. Mais j’étais en vacances.
Vous vous demandez peut-être comment une personne, sensible au suicide comme moi, peut se retrouver en vacances pendant la semaine de prévention du suicide? Parce que dans mon cas, le suicide se vit 365 jours par année. On peut profiter d’une semaine thématique pour faire de la prévention dans les médias ou dans les écoles. Mais la détresse est omniprésente toute l’année durant.
Cela faisait 3 années que je n’avais pas pris de vacances. La seule semaine de vacances qui pouvait entrer dans l’agenda était celle-là. Et je l’ai prise.
Merci à tous pour votre fidélité et votre présence dans mon blogue. Continuer à prendre votre place et à vous exprimer.
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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.
Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.
Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Homosexuel et la Santé fédérale: don d’organe prohibé
Un article de l’Agence France Presse en page 24 du Journal de Montréal du 11 janvier mentionne que le gouvernement de Stephen Harper vient d’interdire les dons d’organes par les homosexuels. Le ministère canadien de la Santé considère que les hommes homosexuels ayant eu au moins une relation sexuelle au cours des 5 dernières années présentaient un facteur de risque de transmission de maladie infectieuse.
Je suis totalement renversé de lire une telle nouvelle. Ce qui me surprend aussi c’est que la nouvelle ne fait que 2 petits paragraphes en page 24. Quelques pouces carrés perdus dans le Journal de Montréal. Il me semble que le Journal de Montréal est habitué de faire des scandales en première page pour bien moins que cela!
J’imagine que je suis homosexuel. J’imagine que j’ai une vie sexuelle active. Jusqu’ou l’application de ce règlement pourrait me brimer? Un parent aurait besoin d’un rein. Je suis le seul qui peut lui en donner un. Est-ce qu’on me refuserait le droit de donner un rein à un parent sous prétexte que je suis homosexuel et que j’ai une vie sexuelle épanouie!!! Cette position est inacceptable.
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La Presse change de format?
J’aimerais bien être un lecteur du quotidien La Presse. Je boycotte cependant La Presse. Pourquoi?
D’une part, le format du quotidien ne me convient pas. Quand je lis un journal, la grandeur de La Presse est un irritant. S’il n’y avait que cela, je trouverais une façon de m’en accommoder. Raisonnablement.
En tant que journaliste, je fais beaucoup de découpage. Quand je lis un article, s’il y a des références ou des angles intéressants, je le découpe pour l’archiver par thème dans de grands tiroirs d’un classeur. Lorsque vous avez un début d’article sur la première page et la continuité en page A-6, oublier le découpage et l’archivage.
Pour palier à cette difficulté, si je tente de faire des photocopies, je rencontre une autre difficulté. La largeur du texte dépasse la capacité du photocopieur! En tentant de faire des photocopies, je perds une partie du texte ce qui m’oblige à en faire deux et faire du collage.
D’autres personnes m’ont aussi mentionné qu’elles boycottent La Presse à cause du format. Depuis un certain temps, les lecteurs réguliers de La Presse me disent que le contenu de La Presse tend à imiter le Journal de Montréal (ce qui n’est pas nécessairement une bonne stratégie). Est-ce que La Presse devrait imiter le Journal de Montréal dans son format? Combien de nouveaux lecteurs La Presse gagnerait avec cette stratégie?
Richard Martineau, le suicide et la cigarette
Richard Martineau, roi du Congo
C’est ainsi que dans sa chronique du 10 janvier dans le Journal de Montréal, M. Martineau demande à être appelé. L’Agence France-Presse publiait le 8 janvier les résultats d’une étude soulignant qu’il existerait un lien entre le tabagisme et le risque suicidaire.
Les résultats mentionnent, après avoir suivi plus de 3000 jeunes pendant plus de 3 ans, que 15% des non-fumeurs ont eu des pensées suicidaires, 20% chez les fumeurs occasionnels et 30% chez les fumeurs dépendants. La tendance se maintient aussi lorsqu’on regarde les tentatives de suicide. 0,6% pour les non-fumeurs, 1,6% pour les fumeurs occasionnels et 6,4% pour les fumeurs dépendants.
Et voilà M. Martineau qui déchire sa chemise, comme il lui arrive régulièrement, en mentionnant “mais si cette étude est scientifique, moi, je suis le président du Congo”. Désolé M. Martineau, mais votre verbe vous a monté au nez un peu trop vite et vous avez très mal interprété les résultats de cette recherche.
M. Martineau nous présente son argument choc: “Ce n’est pas le tabac qui pousse aux suicides, voyons, c’est l’inverse! Plus on a des tendances suicidaires, plus on est angoissé. Et plus on est angoissé, plus on fume!”
Pour tenter de vous faire comprendre ce que les scientifiques ont tenté d’exprimer dans leur étude, je vais vous parler ici M. Martineau d’une part en tant qu’intervenant de crise auprès de personnes suicidaires et d’autre part, en tant que personne qui a déjà fait 2 tentatives de suicide.
Premièrement, la crise suicidaire c’est quelque chose de ponctuelle dans notre vie. On ne nait pas suicidaire et on ne l’est pas nécessairement toute notre vie. C’est vrai qu’il existe certaines personnes qui sont suicidaires chroniques, à répétition, mais ici on parle d’autre chose, on ne parle plus d’une crise suicidaire.
Il est vrai qu’un fumeur, lorsqu’il traverse une crise suicidaire est plus angoissé et sa consommation de cigarettes, d’alcool ou de tout autre drogue risque fortement d’augmenter. Pour me donner en exemple, j’ai toujours fumé mes 3 paquets de cigarettes par jour. Lorsque je suis entré en crise suicidaire, j’en fumais presque 5 par jour!
Mais l’étude de ces scientifiques ne parle pas de notre changement de consommation au moment de la crise. L’étude dit que dans le groupe de gros fumeur, le risque suicidaire est plus grand que les fumeurs occasionnels qui lui est plus grand que ceux qui ne fument pas. Il y a une nuance énorme entre votre interprétation et les résultats énoncés.
Pour reprendre mon exemple personnel, j’ai été un gros fumeur pendant près de 20 ans avant de faire mes tentatives de suicide. Ce n’est pas ma crise suicidaire qui m’a fait commencer à fumer 20 ans plus tôt. Ce n’est pas ma crise suicidaire qui a fait de moi un gros fumeur 20 ans auparavant! L’étude tend à démontrer que lorsque je suis un gros fumeur, quand je traverse une crise suicidaire, je suis peut-être moins bien équipé pour passer à travers cette crise. Je suis plus vulnérable aux différentes crises existentielles que nous devons tous traverser.
Je ne sais pas si mon explication est assez claire pour que vous la compreniez M. Martineau. Si ce n’est pas le cas, S.V.P. avant d’affirmer “Pas besoin d’avoir fait un post-doctorat en physique nucléaire pour se rendre compte que cette étude ne tient pas debout deux secondes”, prenez donc le temps de demander à un vulgarisateur scientifique de vous traduire cette étude et de vous l’expliquer.
Pour terminer, je me prosterne humblement devant le nouveau roi du Congo.
Voter pour ce texte sur Cent Papiers.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/18/richard-martineau-et-le-tabac-au-cinema/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/04/25/richard-martineau-et-le-sexe/
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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Le Conseil de presse et les médias en 2007
Avec l’année 2007 qui se termine, j’en profite pour jeter un petit coup d’oeil sur les décisions rendues par le Conseil de presse en 2007.
“Le Conseil de presse du Québec est un organisme privé, à but non lucratif, qui œuvre depuis plus de trente ans à la protection de la liberté de la presse et à la défense du droit du public à une information de qualité. Son action s’étend à tous les médias d’information distribués ou diffusés au Québec, qu’ils soient membres ou non du Conseil, qu’ils appartiennent à la presse écrite ou électronique.”
Le Conseil de presse a statué sur 52 plaintes en 2007. À 24 reprises, soit dans 46% des cas, le Conseil de presse a blâmé un média, rejetant 28 plaintes. Ces plaintes touchaient 17 médias différents: une radio, 2 médias Internet, 2 télévisions et 12 médias écrits (70,5%).
Les grands champions des blâmes du Conseil de presse sont le Journal de Montréal (4 blâmes, 16,7%), TQS (3 blâmes, 12,5%), le Journal de Québec, ex aequo avec TVA (2 blâmes chacun, 8,3%). Les autres médias qui ont hérité d’un blâme (4,2%) sont: Canoe, 24 Heures, Globe and Mail, National Post, Chasse et Pêche, Filipino Forum, L’express, La Frontière, Actualités Côtes-des-Neiges, Main Street Journal, le mensuel Le Point, Magazine St-Lambert et CFMV-FM.
La famille de média la mieux représentée dans ce classement des prix citron est celle de Québécor avec 6 médias (35,3%) pour un total de 11 blâmes (45,8%).
Rappelons que tout citoyen peut porter plainte devant le Conseil de presse. C’est un outil servant la démocratie et permettant de dénoncer les abus. Voici le lien pour connaître le processus de plainte au Conseil de presse.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
Voter pour ce texte.
Kandahar, Afghanistan, Richard Petit, Annie Dufresne, Stéphane Fallu et Franco Nuovo du Journal de Montréal
Des artistes ont été en Afghanistan, invités par l’armée, pour divertir les troupes canadiennes. Dans sa chronique du 9 décembre du Journal de Montréal, Franco Nuovo questionnait la présence d’artistes sur le front:
“L’artiste qui va à Kandahar pèse-t-il le politique de sa démarche?” “Même quand on est artiste, on devient aussi un agent de relations publiques de l’armée canadienne et on cautionne, involontairement, peut-être, la tuerie.” “En évoquant au retour, dans le cadre d’une émission de radio, les yeux du soldat qui a peur, on justifie l’agression.”
Si j’étais soldat sur le front, que je sois politiquement d’accord ou non avec notre présence militaire dans ces lieux, je serais content et reconnaissant que des gens viennent nous voir pour nous soutenir.
Si j’étais artiste, que je sois politiquement d’accord ou non avec notre présence militaire dans ces lieux, je serais content de soutenir et de venir saluer ces soldats qui répondent aux ordres et qui font leur travail au péril de leur vie.
Est-ce les artistes qui sont coupables de faire les relations publiques de l’armée ou les médias qui font état de la présence des artistes en Afghanistan? Il y a des êtres humains qui sont en Afghanistan. Des êtres humains qui sont peut-être nos frères, nos soeurs, nos amis ou nos conjoints… Ils méritent notre soutien sans réserve.
Les médias ou peut-être certains agents d’artistes qui y voient une occasion pour vendre du papier ou gagner un peu de visibilité, ne sont que des profiteurs d’une situation malheureuse. Ceux-ci méritent d’être dénoncés.
Si les politiciens prennent de mauvaises décisions sur l’utilisation de l’armée, ce sont les politiciens qu’il faut dénoncer et questionner. Pas les êtres humains qui font de leur mieux dans les contextes dans lesquels ils se retrouvent.
Je me devais, M. Nuovo, de nuancer votre position.
En cette période des Fêtes, j’en profite pour saluer toutes ces personnes qui, parfois au péril de leur vie, font leur travail, du mieux qu’elles peuvent, dans des conditions pas toujours facile. Un travail qui les amène parfois à risquer leur vie, à être éloignées de leur famille.
Joyeux Noel et Bonne Année… malgré tout, à ces travailleurs, leurs parents proches et amis.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/01/franco-nuovo-jacques-duchesneau-et-le-profilage-racial/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Les enfants les plus “poqués” de la DPJ
Le 8 décembre, Jean-Philippe Pineault signe dans le Journal de Montréal un article sur les enfants de la DPJ. Pour réaliser ce reportage, pendant une semaine, un journaliste du Journal de Montréal prend le rôle d’un intervenant.
Je suis obligé de me questionner sur l’impact d’un tel reportage sur des jeunes de 6 à 12 ans. Le Centre jeunesse ou le reportage est réalisé est nommé. Je ne le renommerai pas ici pour éviter d’en rajouter. On y parle du vécu de ces jeunes, de leur comportement… En lisant le reportage, ils vont se reconnaître. On présente les jeunes comme étant les plus “poqués” de la DPJ.
Ces jeunes ont déjà assez souffert. Est-ce utile de les traiter de: jeunes les plus “poqués”? Je suis convaincu que les lecteurs du Journal de Montréal sont assez intelligents pour comprendre la situation sans qu’on mette une étiquette sur ces jeunes.
Cigarettes et loterie dans les dépanneurs
Dans le Journal de Montréal du 7 décembre, Yvon Laprade souligne que Québec s’apprête à dicter aux détaillants comment “cacher” les produits du tabac à la vue des consommateurs.
Selon Wikipédia, auQuébec, 5% de la population admet avoir un problème de jeu compulsif. Les problèmes de jeu d’un joueur compulsif touchent une dizaine de personnes (conjoint, enfants, amis, employeurs…). C’est donc dire que près de 50% de la population est affecté par le jeu compulsif.
Toujours selon Wikipédia, chercheurs, intervenants, gouvernement et Loto-Québec s’entendent pour dire (à des degrés différents) que l’accessibilité est un facteur déterminant dans le développement du jeu compulsif.
Si nous considérons que les produits du tabac sont nocifs et que pour en réduire les méfaits il faut éviter d’en faire la publicité et éviter de montrer le produit, ne devrions-nous pas étendre ce principe aussi aux loteries? Le gouvernement est-il incohérent dans sa volonté de nous garder en santé?
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/18/richard-martineau-et-le-tabac-au-cinema/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/02/medecin-chercheurs-et-les-cigarettes/
Textes sur le gambling, commentaires sur le jeu compulsif.
L’article 212 de la loi sur la prostitution, le proxénétisme et les annonces classées
L’article 212 du code criminel concernant la prostitution stipule que l’on ne peut vivre pleinement ou en partie de la prostitution d’autrui. Un proxénète qui prend un pourcentage sur le travail d’une prostituée est coupable selon cette loi.
Mais qu’en est-il des médias qui font la publicité des services d’escortes et de prostitution? Ces annonces rapportent des profits. Le média vit en partie de la prostitution d’autrui. Depuis longtemps, nous nous questionnons sur le laxisme des autorités à tolérer cette illégalité au code criminel.
Mais voilà que le vent commence à changer. Le Mercury News un journal de San Jose aux États-Unis, vient de publier un reportage Travis Reed, journaliste de l’Associated Press. Trois vendeurs de publicité pour les annonces d’escorte du Orlando Weekly viennent d’être arrêtés le 19 octobre dernier par une escouade de la moralité, sous le chef d’accusation de faire de l’argent sur le dos de la prostitution. Ils peuvent se faire condamner à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison.
En ce qui concerne le média, il peut être condamné à une amende de 15 000$. Le juge pourrait aussi décider d’incarcérer un représentant du Orlando Weekly. Le Metropolitain bureau of investigation a fait enquête pendant 2 ans pour en arriver à réaliser ces arrestations.
Est-ce que cela va influencer les autorités canadiennes et québécoises à appliquer la loi? Est-ce que cela va mettre de la pression sur les gros vendeurs d’annonces sur la prostitution tel que le Journal de Montréal, le ICI et les autres médias?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
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Régime, diète et la glace
Je ne suis pas un lecteur des chroniques minceurs et de tout ce qui se dit sur les régimes et nos kilos en trop. Ma conjointe m’a émis un commentaire concernant la chronique de Caroline Roy dans le Journal de Montréal du 9 décembre. “Ç’a d’l'air que la glace nous empêche de maigrir”. Mon petit côté scientifique, souvent sceptique, ne réussit pas à comprendre cette nouvelle réalité. Je me devais de jeter un coup d’oeil sur cette nouvelle histoire.
Caroline Roy nous présente une étrange théorie de A. J. Djo et de Bill Quinn, auteurs d’un livre sur une diète sans glace. Les auteurs affirment que même si une personne respecte sa diète, elle ne maigrira pas en buvant des boissons très froides.
Le titre, le texte, les photos, les bas de vignettes et un tableau nous présentent les principes que Djo et Quinn veulent nous vendre dans leur nouveau livre. Un encadré dont la source est le The Toronto Star nous souligne cependant qu’il n’y a aucun fondement scientifique à cette approche et que ce n’est qu’un coup de publicité.
Avec la présentation qu’en a faite Caroline Roy dans sa chronique, ne vient-elle pas jeter une confusion dans le public? Plusieurs personnes ne vont lire que le titre, d’autres que les bas de vignettes. Ce ne sont pas tous les lecteurs qui vont se rendre jusqu’au bout pour découvrir finalement que toute la théorie n’est qu’une arnaque publicitaire. Pour éviter que la majorité des lecteurs soient bernés, Caroline Roy aurait-elle dû nous présenter les faits autrement et dénoncer, dans son titre et son amorce, cette fraude publicitaire?
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/07/23/la-publicite-perdre-du-poids-ou-une-grosse-poitrine/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/04/07/salon-de-bronzage-et-la-sante/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/15/anorexie-elle-quebec-et-clin-doeil/
Textes sur la protection du consommateur. Commentaires du rédacteur sur la protection du consommateur.
Sexe, drogue et école
Sous la plume de Pierre St-Arnaud, nous pouvions lire dans le Journal de Montréal du 27 novembre dernier que Médecins du monde va donner un cours d’éducation sexuelle et une sensibilisation à la réalité du VIH-Sida à une dizaine d’écoles de Montréal.
En 2005, la réforme de l’éducation fait sauter les cours de Formation Professionnelle et sociale (FPS) ou l’on parlait, non seulement de sexualité, mais aussi de la consommation de drogue. Le taux d’infection des maladies transmises sexuellement (MTS) est en hausse chez les jeunes. C’est ce qui a motivé Médecins du monde à revenir à la charge avec les cours de sexualité dans certaines écoles de Montréal.
On parle ici d’un cours de 2 heures. Cela est peut-être suffisant pour que des jeunes reçoivent l’information de base. Mais est-ce suffisamment? Est-ce que des cours sur la sexualité se limitent aux connaissances reliées au Sida et aux MTS? En tant que travailleur de rue, les 2 sujets que je devais discuter le plus souvent avec les jeunes que je croisais étaient la sexualité et la spiritualité. Ce sont les sujets que les jeunes avaient besoin de parler, de discuter, de partager entre eux et avec des adultes. Que reste-t-il dans les écoles pour nourrir la réflexion de nos jeunes?
Toutes les réformes scolaires que j’ai vu passer semblent oublier l’essentiel. Le besoin des jeunes de s’exprimer et de mieux comprendre la société dans laquelle ils évoluent. Ces instants de réflexion et de débats forment la jeunesse. C’est une gymnastique intellectuelle qui permet d’éviter l’obésité mentale.
Qui doit faire cette réflexion avec les jeunes? Un travailleur de rue lorsque le jeune a décroché, le chef de gang, le pimp du coin… Et si c’était votre enfant qui avait besoin de forger sa réflexion, avec quelles sortes d’adultes voulez-vous qu’il s’initie?
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/lhypersexualisation-pas-juste-une-mode/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/le-sexe-banalise/
Marcel Léger, une île aux Antilles et la politique
Caroline Roy, signe un billet dans le Journal de Montréal du 30 octobre. “Le Québec a failli posséder son île aux Antilles”. On y apprend que Marcel Léger, ministre du Tourisme en 1985 était sur le point de conclure une entente pour l’acquisition de l’île d’Eleuthera située à 80 kilomètres de Nasseau.
Selon son fils, Jean-Marc Léger, “le deal était déjà fait. La transaction devait se faire au coût symbolique de 1$ à la condition qu’on intègre la main-d’oeuvre locale”. Aux élections de décembre 1985, le Parti québécois perd ses élections et la transaction devient caduque.
Dans cette entente, tout le monde y trouvait son compte, les entrepreneurs québécois, le gouvernement québécois et le pays antillais et ses citoyens. Parce que nous sommes en élection aux 4 ans, des projets qui nécessitent possiblement des années de négociation ne voient pas le jour. C’est frustrant. Comment peut-on encourager les politiciens à penser long terme, si on leur coupe l’herbe sous le pied à chaque élection.
Même si nos élus doivent rendre des comptes à la population aux 4 ans, il faut trouver une façon de conserver les acquis et éviter de recommencer à zéro à chaque fois.
Josée Verner et les femmes, Marguerite Blais et les aînés
Un article de la Presse canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 octobre nous présente Josée Verner, ministre du Patrimoine canadien et de la Condition féminine mal en point avec les groupes féministes.
D’un côté, Josée Verner est surprise que les représentantes d’organismes financés par elle la critique, de l’autre, les groupes tels que la Fédération des femmes du Québec n’acceptent pas de se faire museler parce qu’ils reçoivent une subvention.
Cela me rappelle une autre ministre qui a subi le même genre de traitement. Tout récemment, Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés pour le parti Libéral au Québec avait émis des commentaires similaires en parlant de la Table de concertation des aînés du bas du fleuve. Elle venait d’augmenter leur subvention de 75 000$ et ne comprenait pas pourquoi ils continuaient de commenter.
Est-ce que les politiciens pensent qu’en donnant des subventions à des groupes communautaires cela règle tous les problèmes? En ce qui me concerne, quand une association reçoit une subvention, c’est pour commencer à faire un travail. C’est là que le travail et les négociations débutent, que les revendications vont se nommer et être présentées.
C’est pas parce que je mets une subvention de 100 000$ en prévention du suicide qu’obligatoirement les gens vont arrêter de se suicider.
Brault et Martineau, amende de 2 millions!
Un article de la Presse Canadienne publié en le 19 octobre en page 39 du Journal de Montréal nous apprend que Brault et Martineau devra verser 2 millions aux consommateurs ayant financé un achat financé un achat entre le 1er juin 2000 et le 31 décembre 2003.
Suite à un recours collectif, la juge Claudine Roy de la Cour supérieure du Québec a jugé que la publicité de Brault et Martineau violait la Loi sur la protection du consommateur en accordant plus d’importance aux paiements périodiques qu’au prix total, en incitant au crédit, en omettant de divulguer toutes les modalités du crédit, en faisant une représentation trompeuse et un passant sous silence un fait important.
Qu’est-ce qui me motive à présenter cette nouvelle sans la commenter ou amener un angle nouveau? La nouvelle a été publié sur 2 petits paragraphes en page 39 du Journal de Montréal. Vite oubliés, plusieurs consommateurs risquent d’avoir manqué la nouvelle. Internet permet de conserver la nouvelle disponible aux consommateurs. D’une part, ceux qui ont fait des achats dans la période visée pour qu’ils puissent prendre avantage d’un remboursement, d’autre part, pour les futurs consommateurs pour qu’ils soient plus vigilants avant de finaliser leurs achats.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
Ville de Montréal, les vélos et le stationnement
André Beauvais du Journal de Montréal nous apprenait le 5 octobre dernier que la Ville de Montréal voulait implanter des comptoirs de locations de vélos dans 8 endroits différents de la ville de Montréal.
Belle initiative pour diminuer la pollution. Mais peut-on penser aussi qu’il faut trouver des endroits pour les stationner et les mettre sous clef. Au Café-Graffiti, nous avons des jeunes et des employés qui veulent bien venir en vélo au bureau. Mais on n’a aucune place pour les sécuriser.
Depuis plus de 5 ans, nous demandons régulièrement à la Ville de Montréal d’installer des supports à vélo sur les trottoirs. Peine perdue! Pour faciliter l’utilisation d’un vélo, il faut aussi pouvoir le stationner sans se le faire voler.
Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.
Journal de Montréal et plagiat
Dans le blogue de journaliste d’estrade rédigé par une enseignante, un texte a attiré mon attention: Plagiat au Journal de Montréal. Cela concernait le reportage publié par Brigitte McCann sur les cybers-pédophiles.
Safwan souligne que la méthode d’infiltration utilisée par Brigitte McCann et son équipe est exactement la même que l’émission télévisée américaine To catch a predator de la chaîne NBC. Canoe a publié un article qui dénonçait cette émission les méthodes utilisées. On y apprend que NBC est actionné pour 105 millions $. La soeur d’un ancien procureur général américain s’étant suicidée après avoir été visée par cette émission de télévision.
Canoe et le Journal de Montréal appartiennent au même conglomérat, celui de Québecor et de Pierre Karl Péladeau. Est-ce que la main gauche dénonce ce que fait la main droite?
Je me souviens d’une période (les années 1960) ou les chanteurs québécois recevaient le soir les chansons américaines, les traduisaient en vitesse pour les mettre en onde en même temps que les versions originales étaient disponibles. Les temps ont bien changé avec les artistes internationaux que le Québec a développé depuis (Céline Dion, André-Philippe Gagnon, le Cirque du Soleil…).
Puisque le Québec a développé ses talents artistiques et que les Américains pourraient être tentés de nous copier, en sommes-nous rendus à développer nos talents de producteur et arrêter de copier les émissions américaines?
Un militaire canadien profite d’une “nouvelle arme secrète”. Quand les Forces armées canadiennes font de la publicité.
Dans le Journal de Montréal, une nouvelle publicité vient de voir le jour. Tous les éléments d’un article conventionnel y sont. Titre, sur-titre, chapeau, une rédactrice joue le rôle d’un journaliste, photo du militaire qui témoigne… Mais détrompez-vous, cela n’est pas un article conventionnel. Même si aucun logo commercial n’y est affiché ouvertement, dans le coin supérieur droit, on peut y lire “publireportage”. Le nom du produit et du commerce qui a payé cette publicité n’apparaît qu’à la fin du texte.
C’est sûr que le Journal de Montréal va s’en laver les mains en disant qu’ils ont respecté l’éthique et inscrit que ce n’est pas un reportage, mais un publireportage. Mais l’annonceur essaye de tromper le lecteur avec une telle annonce.
De plus, est-ce vraiment éthique d’utiliser la photo d’un militaire et de parler des Forces armées canadiennes pour vendre un produit? On tente de profiter de la crédibilité d’un uniforme pour vendre son produit.
En ce qui me concerne, j’appelle cela usage de faux. Dans le cas de cette annonce, ce ne sont pas les Forces Armées canadiennes qui ont été passées en entrevue et qui prennent position sur un produit commercial. C’est un soldat qui utilise son uniforme pour faire passer son message. Mes taxes pour soutenir l’armée devraient se limiter à sauvegarder la paix dans le monde. Pas à faire des publireportages.
J’espère que tous les payeurs de taxes, les Forces armées canadiennes et tous les soldats sont aussi outrés que moi de la mauvaise utilisation qu’un marchand a faite de l’image de l’armée. Si les Forces armées canadiennes n’ont pas autorisé l’utilisation de leur nom et de leur uniforme pour cette publicité, j’espère qu’ils vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter que cela ne se reproduise. Et si quelqu’un à l’intérieur des Forces armées canadiennes a autorisé cette publicité, j’espère que cette personne sera questionnée et réprimandée.
En ce qui concerne le Journal de Montréal, même si c’est un publi-reportage, il a un devoir de se questionner sur ce qui est présenté et comment il est présenté. Je considère que le Journal de Montréal aurait dû refuser de publier une telle publicité.
Voter pour ce texte.
Loto-Québec, les casinos en France et le Journal de Montréal
Valérie Dufour signait un article dans le Journal de Montréal du 15 octobre: “Gaspillage à la société d’État? Une stratégie coûteuse de 375 000$ pour obtenir la construction de deux casinos en France et qui vire en queue de poisson.”
Valérie Dufour questionne la stratégie employée par Loto-Québec. Elle pose la question et elle met un point d’interrogation à son titre. Cependant, en qualifiant la stratégie de “coûteuse” et que l’opération “vire en queue de poisson”, nous tombons dans l’accusation. Ce qui aurait pu être correct selon l’article qu’elle nous présente.
Pour ceux qui me connaissent, j’ai déjà écrit beaucoup d’éditoriaux dénonçant Loto-Québec. Ce n’est pas dans ma nature de prendre la défense de Loto-Québec. Cependant, l’article de Valérie Dufour m’y pousse.
L’article souligne que 2 dirigeants de Loto-Québec ont “dépensé” 375 000$ pour tenter d’obtenir des contrats pour des casinos en France. Si Loto-Québec avait obtenu les contrats de 154 millions d’euros (213 millions de dollars) pour ces casinos, au lieu de parler de dépense, on aurait parlé d’investissement. On aurait félicité Loto-Québec d’aller chercher des revenus ailleurs que dans les poches des joueurs compulsifs du Québec et d’utiliser leur compétence à travers le monde. On aurait pu les qualifier de nouveaux Cirque du Soleil et de Céline Dion du gambling.
D’un côté, on ne peut espérer aller chercher des contrats internationaux sans faire d’investissements. Surtout avec les Français. Avant de conclure une entente quelconque, les Français veulent vous voir, établir une relation avec vous. Il faut prendre le temps d’aller casser la croute à plusieurs occasion avant même d’espérer commencer à négocier une entente.
D’un autre côté, la France coûte cher. Le litre d’essence à 2$ ou une canette de liqueur au dépanneur à 2$, c’est deux fois plus cher qu’à Montréal. L’article parle des dépenses de M. Labelle de 90 000$. Le tout se déroule sur une période de 3 ans pour 36 voyages en France. Cela fait donc une moyenne de 2 500$ par voyage.
L’article ne dit pas combien de temps les séjours ont duré. Même si une partie des dépenses de voyage ont été payées par d’autres partenaires et que ces voyages auraient coûté 5 000$ chacun, peut-on supposé que les dépenses étaient extravagantes, coûteuses?
Rien dans l’article ne me le mentionne. Le titre oriente donc le lecteur dans une théorie de dépenses outrageuses de Loto-Québec. Quand Mme Dufour mentionne que le projet de Loto-Québec vire en queue de poisson, malheureusement, je pense que c’est son article qui vire en queue de poisson. La preuve de dépenses coûteuses n’a pas été faite.
Mauvais titre pour cet article, ce qui m’oblige à faire quelque chose que je n’aurais jamais cru possible: défendre Loto-Québec sur la place publique!
Politiciens qui mentent et partenariat public-privé (PPP) néfaste
Les nouvelles se succèdent, parfois subtilement. Un petit texte à la fin des nouvelles, un peu comme les petits caractères d’un contrat d’assurance. En les mettant en évidence, une à la suite de l’autre, il peut arriver de faire de curieuses découvertes.
Le 18 mai, dans le Journal de Montréal, un article de la Presse Canadienne pris dans Le Devoir souligne que l’Agence des partenariats publics-privés (PPP) ne respecte pas les principes en vertu desquels elle a été créée. Un contrat de 430 000$ a été accordé à la firme Price Waterhouse Coopers sans aucun appel d’offre. Le président de l’Agence des PPP, Pierre Lefebvre, est un ancien de Price Waterhouse Coopers. L’appel d’offres permet d’obtenir le meilleur prix pour le service demandé. Ça ressemble à un conflit d’intérêts.
Le 8 septembre, le Journal de Montréal publie un autre de la Presse Canadienne. Selon une étude réalisée par la Fédération canadienne des municipalités, les PPP minent la démocratie, nuisent aux petites entreprises et n’entraînent pas d’économies pour les contribuables!
Avec ces 2 articles et cette étude vous vous demandez pourquoi les politiciens continuent de soutenir les PPP et qu’ils ne cessent de nous dire que cela sera bon pour notre société? La réponse nous vient d’un article de l’Agence France Presse publié le 6 octobre dans le Journal de Montréal: Un politicien a maintenant le droit de mentir. La Cour suprême de Washington vient de renverser une loi datant de 1999 qui interdisait la publicité mensongère d’un candidat lors d’une campagne électorale. Maintenant les politiciens peuvent revenir à leurs anciennes habitudes: mentir en période électorale!
http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/27/ford-gm-et-toyota-demantelent-le-metro-de-los-angeles/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité
Mathieu Boivin signait un article dans le Journal de Montréal le 19 septembre dernier. On y apprenait que les argents versés par Ottawa pour l’intégration des immigrants seraient déroutés vers d’autres ministères que celui de l’immigration. Le ministère de l’Immigration et des communautés culturelles ne recevrait que 60% des 188 millions d’Ottawa. Un manque à gagner ou un montant détourné de 77 millions pour l’année en cours!
Il existe aussi d’autres magouilles à Québec. Lors du 15e anniversaire de notre magazine Reflet de Société, nous avons approché les politiciens pour prendre un espace dans le numéro spécial d’octobre. En ce qui concerne le premier ministre Jean Charest, pas de problème pour écrire un mot pour nous féliciter. Mais pas question de payer cet espace. Nous avons cependant reçu une proposition. On nous offre de publier gratuitement le mot du Premier ministre Jean Charest. En contrepartie, on nous demande de déposer un projet de 3 000$ auprès du ministère de la Jeunesse de M. Jean Charest. Sans le garantir formellement, ils tenteront de le faire accepter.
J’ai eu à me poser la question si ce genre de tractation pouvait convenir à la philosophie et à l’éthique de notre organisme. Jusqu’à ce jour, tous les politiciens qui ont publié des textes chez nous ont toujours payé leur espace. Que ce soit le maire de Montréal Pierre Bourque, de Québec, Jean-Paul L’Allier, ou encore André Boisclair lorsqu’il était ministre, Réal Ménard, Louise Harel… Pouvons-nous créer un précédent en laissant le premier Ministre Jean Charest publier gratuitement chez nous en laissant présager une quelconque subvention provenant d’un autre budget? Les fonds prévus pour ces projets peuvent-ils servir à des publicités? Ne sont-ils pas supposés servir à une intervention concrète auprès des jeunes qui en ont besoin?
En ce qui me concerne, ce genre de tractation politique est un détournement de fonds. L’argent affecté à un projet ne peut servir à faire la publicité et la promotion du Premier Ministre. Je ne pouvais pas accepter cette offre et devenir complice d’un tel détournement.
Nous avons eu moins de pages de publicité que prévu dans notre numéro d’octobre. Nous n’avons eu aucune vedette politique pour souligner nos efforts et notre travail. Mais nous avons gardé notre intégrité et la fierté d’un travail bien accompli. À la sueur de notre front, nous continuerons de nous relever les manches et de travailler honnêtement pour servir la population.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
