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Le crime organisé et les danseuses nues

Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.

On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.

Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligées de se prostituer.

Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?

Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.

Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?

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Le Web 2.0 se retrouve en cour de Justice; l’histoire de Fuzz.fr

Il y a des blogueurs qui génèrent des billets, du contenu, des prises de position. Tous les sujets se retrouvent sur les blogues.

Il existe une blogosphère. Tel que Renart L’Éveillé m’a souligné dans les commentaires, c’est la somme des blogues, ce qui inclus tout ce qui tourne autour de ces blogues.  On pourrait la définir comme étant les fans d’un blogue donné. Les lecteurs et commentateurs réguliers d’un blogue sont le lectorat et le commentariat d’un blogue.

Le blogueur, comme un média conventionnel, veut se faire connaître et être lu par un nombre de plus en plus grand d’Internautes. Il veut faire grossir sa blogosphère. Il y a des sites collaboratifs et agrégateurs d’informations en ligne. Des blogueurs vont sur ces sites et présentent différents billets qu’ils ont publiés. Le public est appelé à voter sur la qualité de ceux-ci. Les meilleurs vont monter, les moins bons vont descendre et disparaître. Les blogueurs peuvent s’y faire connaître et les meilleurs augmentent leur blogosphère en récupérant de nouveaux lecteurs. 

Fuzz.fr est un de ces sites. Un blogueur aurait présenté un billet qui n’a pas été apprécié par une vedette Française. Celle-ci poursuit le créateur du site Fuzz.fr, Eric Dupin pour avoir laissé publié un article calomnieux.

Cela ébranle la communauté du Web 2.0 et la met en péril. Le site Linkertop.com a eu peur et a fermé l’accès à son site en attendant le prononcé de la Justice envers Fuzz.fr.

Je me questionne énormément sur cet événement qui passera devant le juge le 19 mars prochain. D’une part, qui est responsable du contenu dans un site collaboratif? L’auteur du billet qui vient le présenter ou le site qui offre à tous les Internautes de déposer son billet? Si on dit que c’est le site collaboratif, alors est-ce que Google, MSN, Yahoo et autres vont être tenu responsables des référencements que leurs moteurs de recherches font sur des sites qui pourraient causer préjudices à une vedette?

Le Web 2.0 n’est pas parfait. Il a ses histoires de dérapages. Quelle sorte de précédent la Justice Française va nous réserver le 19 mars? Certains médias conventionnels font face à la Justice. Mais les revenus publicitaires leurs permettent d’envisager et de prévoir les conséquences. Les revenus du Web 2.0 sont embryonnaires et souvent inexistants pour plusieurs. Va-t-on tuer le Web 2.0 en faisant peur aux blogueurs et aux sites collaboratifs?

Est-ce une bonne raison pour participer à la cybermanifestation organisé par Reporter sans Frontière?

PS. Dimanche 16 mars. Nous venons d’apprendre que le site collaboratif Gmiix a aussi fermé son site en attendant le jugement de la cour.

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Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière 

Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.

Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.

Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.

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Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/15/le-web-20-se-retrouve-en-cour-de-justice-lhistoire-de-fuzzfr/

Jeff Fillion, CHOI, Patrice Demers et Genex Communications

Dans le Journal de Montréal du 26 janvier, on y lit un article provenant de la Presse Canadienne. Jeff Fillion est poursuivi par son ancien employeur, CHOI, Patrice Demers et Genex Communications. Ses biens personnels ainsi que ceux de sa conjointe, Marie-Claude Grenier ont été saisis par Patrice Demers et Genex Communications. Patrice Demers veut récupérer la quote-part de Jeff Fillion dans les actions en justice que les deux parties ont perdues vis-à-vis Sophie Chiasson, Pierre Jobin de TVA ainsi que Robert Gillet.

Jeff Fillion, pour sa défense, tente de nous faire pleurer. Il mentionne qu’il n’a pas à payer pour la témérité de Patrice Demers. Ce dernier a voulu aller à procès contre Sophie Chiasson. Cela leur a couté 300 000$. Jeff Fillion voulait tenter d’éviter d’aller devant le juge, ce qui aurait peut-être pu se faire avec une entente hors cours à coût moindre.

Même si Jeff Fillion considère qu’il n’a pas à payer pour la témérité de Patrice Demers, peut-être que Patrice Demers n’a pas à payer pour les injures profanées par Jeff Fillion sur les ondes!

Incohérence à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)

J’ai reçu mon renouvellement de permis de conduire. Cette année, pour conserver la classe MOTO, il faut payer des frais supplémentaires. Au cas ou le “trip” de refaire de la moto ferait parti du démon du midi que je devrais possiblement vivre un jour, je décide de conserver la classe MOTO et d’en payer les nouveaux frais en même temps que le renouvellement de mon permis de conduire.

Mon beau-frère, Carmel, n’est pas dû pour son renouvellement de permis de conduire. Il reçoit donc une lettre de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) l’informant des nouveaux frais s’il veut conserver ce privilège. Étant convaincu que la moto ne fait plus parti de ses objectifs de vie, il décide donc de résiler ce privilège de son permis de conduire.

Surprise! Même s’il décide de ne pas payer les frais pour conserver le droit d’utiliser une moto, il doit tout de même payer des frais. En téléphonant à la SAAQ, la raison qu’on lui a donnée c’est que la société d’État n’avait pas eu le temps d’envoyer les lettres à temps et que l’année était déjà commencée avec la nouvelle règlementation!!!

Si Carmel avait eu à renouveler son permis cette année, les frais de cancellation du permis de moto auraient passé inaperçus dans les frais de renouvellement.

Morale de cette histoire: quand la SAAQ est en retard, tu payes!

Morale de cette morale: prenez le temps de décortiquer les frais d’une facture, il s’y trouve parfois du camouflage.

Est-ce qu’un missionnaire va avoir le temps, l’argent et l’énergie pour faire un recours collectif contre la SAAQ pour préserver les droits de ceux qui acceptent de perdre leur permis de moto pour ne payer que les frais de renouvellements?

Si c’est le cas, SVP m’en aviser.

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Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.

L’avortement, 20 ans après sa légalisation

Le 28 janvier 1988, la Cour suprême du Canada déclarait inconstitutionnel l’article 251 du Code criminel. Les raisons: il restreignait les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des femmes.

Le pionnier dans cette lutte est le Dr Henry Morgentaler, qui a été emprisonné pour la cause qu’il défendait: le droit des femmes de choisir elles-mêmes le moment de leurs grossesses et d’avoir accès à des services d’avortement sécuritaires.

Mais rien n’est acquis. Périodiquement, on remet en question le droit des femmes à des services d’avortement, et ce dans la population comme des deux côtés de la Chambre des Communes.
Voici quelques articles.

* “Avortement 1988-2008 - Vingt ans de liberté et d’égalité”, par Des groupes de femmes du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2879

* “20e anniversaire de l’arrêt Morgentaler - Il y a 20 ans, l’avortement était enfin décriminalisé”, par le Conseil du statut de la femme du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2880

* “Avortement - “Si aujourd’hui j’apprends que je suis enceinte…”, par Cathy Wong, étudiante en droit
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2878

* “Le point sur l’accessibilité aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens - Recul”, par L’Association canadienne pour la liberté de choix
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2883

* “Des hôpitaux canadiens accueillent cavalièrement les demandes d’information sur l’avortement”, par Isabelle N. Miron
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2710

* “L’Église engage un bras de fer contre l’avortement”, par Anne Roy et Gaël De Santis (L’Humanité)
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2881

* “Avortement - Un sujet tabou”, par Margaret Somerville
Et la réplique de Nathalie Collard de La Presse: “4 mois, 3 semaines et 2 jours”
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2882

Dossier Avortement http://sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=128

 

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Politiciens qui mentent et partenariat public-privé (PPP) néfaste

Les nouvelles se succèdent, parfois subtilement. Un petit texte à la fin des nouvelles, un peu comme les petits caractères d’un contrat d’assurance. En les mettant en évidence, une à la suite de l’autre, il peut arriver de faire de curieuses découvertes.

Le 18 mai, dans le Journal de Montréal, un article de la Presse Canadienne pris dans Le Devoir souligne que l’Agence des partenariats publics-privés (PPP) ne respecte pas les principes en vertu desquels elle a été créée. Un contrat de 430 000$ a été accordé à la firme Price Waterhouse Coopers sans aucun appel d’offre. Le président de l’Agence des PPP, Pierre Lefebvre, est un ancien de Price Waterhouse Coopers. L’appel d’offres permet d’obtenir le meilleur prix pour le service demandé. Ça ressemble à un conflit d’intérêts.

Le 8 septembre, le Journal de Montréal publie un autre de la Presse Canadienne. Selon une étude réalisée par la Fédération canadienne des municipalités, les PPP minent la démocratie, nuisent aux petites entreprises et n’entraînent pas d’économies pour les contribuables!

Avec ces 2 articles et cette étude vous vous demandez pourquoi les politiciens continuent de soutenir les PPP et qu’ils ne cessent de nous dire que cela sera bon pour notre société? La réponse nous vient d’un article de l’Agence France Presse publié le 6 octobre dans le Journal de Montréal: Un politicien a maintenant le droit de mentir. La Cour suprême de Washington vient de renverser une loi datant de 1999 qui interdisait la publicité mensongère d’un candidat lors d’une campagne électorale. Maintenant les politiciens peuvent revenir à leurs anciennes habitudes: mentir en période électorale!

http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/27/ford-gm-et-toyota-demantelent-le-metro-de-los-angeles/

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Masturbation et prostitution 

Le 11 septembre dernier, la Presse Canadienne nous rapporte la décision d’un juge de l’Ontario. Le juge Howard Chisvin a statué que le fait de masturber un client pendant un “massage intégral” ne constitue pas un acte de prostitution. Il a ainsi rejeté deux chefs d’accusation qui pesaient contre Valeri Ponomarev, qui exploite le Studio 176 de Vaughan, en Ontario.

La décision du juge Chisvin stipule que l’acte de masturbation optionnel était couvert par les frais exigés pour un massage complet. “Je me demande, et je doute, si la communauté considérait la masturbation comme un geste sexuel en toutes circonstances”, a-t-il dit.

Dans Wikipédia, la masturbation est une pratique sexuelle. Dans mon dictionnaire encyclopédique Hachette, la masturbation est un attouchement des parties génitales destiné à procurer le plaisir sexuel sur quelqu’un.

Dans ces deux références, la prostitution est définie comme le “fait d’avoir des rapports sexuels contre rémunération”.

Comment un juge peut définir que la masturbation n’est pas un acte sexuel? Comment peut-il dire que le fait de payer pour un massage intégral peut inclure la masturbation sans que cela ne soit de la prostitution?

Certains juges créent des précédents et une jurisprudence qui nous compliquent la vie. Est-ce que cela va permettre aux tenanciers de maison close de jouer avec les mots et dire que leur personnel fait de la masturbation avec leur bouche pour faire légaliser les fellations?

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Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/02/24/avons-nous-largent-necessaire-pour-legaliser-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/certaine-formes-de-prostitution-sont-plus-legales-que-dautres/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/

Danseuses nues, Cotroni et la Régie des alcools

Un article d’André Cédilot dans La Presse du 8 mai soulignait que le bar Dice Club, propriété de Giovanni V. Cotroni s’est fait suspendre pour 6 mois son permis de boissons alcoolisés et d’appareils de loterie vidéo.

Le Dice Club a engagé des danseuses nues de 16 et 17 ans à 15 reprises. Le Dice Club a payé une amende et recommencé. En 1998, Giovanni V. Cotroni s’est déjà fait suspendre son permis.

En lisant cet article, j’en ai tombé de ma chaise. Le ton du journaliste de La Presse André Cédilot m’a surpris. Il parle d’une sentence sévère! Quand on se fait suspendre pour une deuxième fois son permis et que l’on s’est fait prendre à 15 reprises pour avoir engagé des danseuses nues qui sont mineures, on est en face d’un récidiviste sans aucune intention de vivre dans la légalité. Les 15 amendes reçues ont été des sentences bonbons. Compte tenu que le permis avait déjà été révoqué, comment se fait-il que dès la première offense, la Régie des alcools des courses et des jeux n’aient pas été plus sévère?

Si on veut une société plus humaine et plus juste, nous allons devoir nous doter de lois et de fonctionnaires plus efficace pour lutter contre la corruption et toutes ces magouilles.

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Journée internationale des travailleurs, Henri Massé, FTQ construction et ses fiers-à-bras

Journal de Montréal, 3 mai. Des manifestants profitent de la Journée internationale des travailleurs pour s’infiltrer dans les bureaux de Henri Massé, le président de la FTQ. Ils occupent son bureau. Pour solutionner le problème, des fiers-à-bras arrivent avec un scie mécanique et scient la porte du bureau de Henri Massé pour expulser les jeunes.

Les jeunes se sauvent. La police arrivent sur les lieux. Personne ne porte plainte, personne ne collabore. Henri Massé n’a aucun commentaire sur l’événement.

Et si au moment de scier la porte un des manifestants se trouvait adossé contre la porte? Un fier-à-bras qui a une scie mécanique dans les mains peut-il représenter un risque de blessure? Dans ce cas-ci, les manifestants ont eu peur et ont déguerpi. Que ce serait-il passé si l’un des manifestants aurait tenté de s’opposer au fier-à-bras de la FTQ? L’aurions-nous trouvé découpé dans un sac de couchage dans le St-Laurent?

La FTQ n’a pas besoin de la police. Ils préfèrent se faire justice eux-mêmes. Quand les jeunes se font taxer et décident de se faire justice eux-mêmes, nous assistons à la naissance d’un gang de rue. Devons-nous considérer la FTQ comme un nouveau gang criminalisé prêt à vivre en marge du système et à se faire justice elle-même?

Le droit de grève de la FTQ envers le gouvernement et les employeurs est important. C’est plate de vivre l’occupation illégale de manifestants dans nos bureaux. Est-ce que cela nous donne le droit de se faire justice soi-même?

La violence attire la violence. Est-ce que Henri Massé et la FTQ endosse, comme aux États-Unis, le droit au port d’armes pour mieux se protéger contre une attaque? Est-ce que Henri Massé et la FTQ veulent nous ramener à l’époque du Far-West?

Cela me rappelle un événement qui s’est déroulé il y a plusieurs années. J’accompagne un fier-à-bras qui travaille pour un groupe criminalisé. Celui-ci me dit qu’il a eu un contrat pour les syndicats de la construction. On le paye pour faire du sabotage pendant les grèves. En engageant un membre d’un groupe criminalisé, est-ce que les syndicats de la construction, pour faire des activités illégales, deviennent complice de ces groupes? Ce membre d’un groupe criminalisé mentionne avoir été payé en argent sonnant. Par quelle tour de passe comptable cet argent serait sorti des coffres du syndicat?

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Pourquoi la France a brûlé?

Des jeunes me soulignent qu’ils sont régulièrement sujet d’abus de pouvoir exercé par les policiers. Ceux-ci, sans aucune raison, se permettent d’enquêter des jeunes. Cela veut dire se retrouver les mains au mur, les jambes écartées tels de véritables criminels. Fouillés, des claques en arrière de la tête, un discours provocateur des policiers qui tentent de faire monter la pression.

Des jeunes battus, commentaires peut-être pas crédible. On peut se dire qu’ils l’ont cherché, qu’ils ont sûrement dû faire quelque chose de répréhensible. Des intervenants d’organisme communautaire (association), me confirment que le scénario est véridique et constant. Deux de ces intervenants se sont fait battre par la police et emprisonnés. Eux aussi ont dû le chercher. Après tout un intervenant jeunesse, un adulte qui prend la défense de jeunes marginaux, c’est sûrement un fouteur de trouble, un socialiste, communiste ou autre.

Le premier se retrouve dans le local de son organisme avec des jeunes. Il assiste, impuissant à la vérification par la police de deux jeunes. Ceux-ci se retrouvent les mains dans la fenêtre du local. Les policiers les poussent constamment. L’intervenant a peur que la fenêtre se brise sous le choc de ces jeunes qui se font pousser par les policiers. Il sort et avise les policiers que la fenêtre n’est pas solide et qu’elle risque de se briser et de blesser quelqu’un. Il se fait engueuler et provoquer par les policiers. Il ne répond pas. Pas question d’embarquer dans le jeu de ceux-ci. Ils repartent pendant que l’intervenant retourne à son groupe de jeunes.

Trente minutes plus tard, une vingtaine de policiers entrent en trombe dans le local. Un des policiers présent au moment de la fouille des jeunes montre du doigt l’intervenant en disant : «C’est lui». Les policiers lui demandent de s’identifier. Il se lève en mentionnant qu’il doit aller chercher ses papiers dans le vestiaire. Au même moment, les policiers lui sautent dessus et le plaquent au sol, la matraque sur la gorge comme s’il était pour se sauver ou sortir une arme. Il a de la difficulté à respirer. Il commence à devenir bleu et va bientôt tomber dans les pommes. Une des administratrices de l’organisme, une grand-mère de 75 ans me dit qu’elle a dû intervenir pour que les policiers diminuent la pression sur l’intervenant. Elle avait peur qu’il l’étouffe. L’intervenant se retrouvera en prison et se fera tabasser quelque peu.

Un autre intervenant c’est aussi fait arrêter et tabasser par la police. Vous me direz qui lui, il l’avait cherché. Il existe une expression en France pour désigner les policiers : «Les Sarko-cops ». Sarko comme dans Sarkozy et cops pour policier. Sarkozy a été le responsable des pouvoirs policiers. Celui qui demande à devenir président de la République française! Les jeunes qui se font tabasser ont créé cette expression. Pas très poli, mais bon, ce sont des jeunes. Qu’un intervenant endosse l’expression et l’utilise, c’est criminel et cela mérite bien d’être battu par les policiers et de passer 24 heures en prison. Au moment de le relâcher, le gardien lui ouvre la première porte de la prison, mais pas la deuxième. Pris dans le sas, ils l’ont fait attendre 3 heures avant de lui ouvrir la deuxième porte lui permettant de sortir. « Excuse-nous, on t’avait oublié. » Un autre de répondre : « On ne t’avait pas vu! » Quelle ironie!

Des parents me racontent que lorsqu’ils voient un jeune se faire enquêter, même s’ils ne connaissent pas le jeune, ils s’arrêtent et observent la scène. Parce que les policiers français sont moins brusques avec les jeunes quand il y a un témoin qui les observent. Pour que les parents en soient rendu là, il y a sûrement matière à réflexion.

On peut comprendre qu’il existe une tension énorme entre les jeunes marginalisés et les institutions policières. Ces jeunes marginalisés se retrouvent en très grande partie dans les cités, ces habitations souvent délabrées et mal entretenues dans lesquelles la société française entassent les gens à faible revenu et les immigrants.

En France, un policier ne va pas dans une cité pour le plaisir d’y aller. Ce sont les équipes spécialisées, les CRS qui y vont, ce que nous appelons en Amérique de Nord les S.W.A.T.. Ce ne sont pas des policiers communautaires chargés de rétablir la communication avec les jeunes.

Un jour des policiers poursuivent deux gamins. 10 et 12 ans. Ceux-ci sont effrayés et ne veulent pas être pris par la police. Ils se sauvent. La première cachette qu’ils trouvent est un local ou ils n’auraient pas dû entrer. Des équipements sous haute-tension s’y trouvent. Les deux gamins meurent électrocutés.

C’est la consternation et le deuil pour les jeunes de la cité. Ils s’attendent à ce que Sarkozy se prononcent, fassent quelque chose. Sarkozy va visiter une cité. Il dit à une citoyenne qu’il va nettoyer la place de la racaille qui s’y trouve. Les jeunes attendent la suite, que Sarkozy se rétracte, fasse des excuses.

Après 2 jours, toujours rien. Une première automobile flambe. Toujours rien de la part de Sarkozy. Le feu se propage.

Qui est responsable de cette flambée de violence en France? Un gouvernement qui n’écoute pas ou des jeunes qui veulent être entendu?

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/01/sarkozy-des-graffitis-et-vandalisme-a-montreal/

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Sarkozy, des graffitis et vandalisme à Montréal

Le Journal de Montréal nous apprenait ce matin que le local montréalais de Nicolas Sarkozy a été vandalisé. Des graffitis plein la vitrine, des affiches collées un peu partout avec des mentions telles que: ” Sarkozy, sacre ton camp d’ici ” ou encore “Lutte sans frontière contre le facisme “. Selon Mme Khadija Doukali, la directrice de campagne de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), cela serait la deuxième fois que les partisans de Sarkozy sont victimes de vandalisme depuis le début de la campagne présidentielle.

Malik Dussaud, secrétaire de la section du Parti socialiste de Montréal se dissocie du vandalisme et trouve regrettable les événements.

Personnellement, je ne suis pas surpris de la tournure des événements. Je suis revenus de France le 23 avril dernier. À mon retour, des jeunes que j’accompagne à Montréal me font part de l’arrogance des gens qui travaillent pour Nicolas Sarkozy à Montréal. Par hasard, ils étaient près de l’ambassade de France et des gens de l’équipe de Nicolas Sarkozy tentaient d’empêcher des gens de passer des tracts qui dénoncaient les agissements de Nicolas Sarkozy et de ne pas voter pour lui. La police a dû intervenir et mentionner aux gens de Nicolas Sarkozy, qu’au Québec, les gens ont le droit de faire cabale contre un candidat politique et qu’elle ne pouvait pas empêcher les gens de s’exprimer.

Les gens de l’équipe de Nicolas Sarkozy étaient furieux et arrogants. Les jeunes de Montréal ont été surpris de leurs agissements et de leur façon de faire, comme s’ils étaient les seuls maîtres à bord, que la démocratie leur appartenait et qu’ils pouvaient contrôler les faits et gestes de tout le monde.

D’une part, l’équipe de Nicolas Sarkozy n’a pas été apprécié. Ni dans cette altercation près de l’ambassade, ni pour ses agissements dans les événements incendiaires dans les cités. D’autre part, depuis la venue d’Internet, les jeunes marginalisés sont en contact ensemble à travers le monde. Ils voyagent plus aussi. Quand les jeunes se sentent persécutés et opprimés en France, ce sont tous les jeunes à travers le monde qui se questionnent et qui sont prêts à riposter.

La France est un pays beaucoup plus rigide que le Québec. Sarkozy, tel que vous le verrez dans mon blogue de demain, n’y a pas été de main morte avec les jeunes et les cités. Je suis contre toute forme de violence. Mais nous devons nous questionner à savoir si Sarkozy est en train de récolter ce qu’il a semé? La violence attire la violence.

Après avoir séjourné 15 jours en France, après avoir rencontré des intervenants, des jeunes et avoir visité les cités, je fais des prières pour que Nicolas Sarkozy ne soit pas élu président de la république.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/02/pourquoi-la-france-a-brule/

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Stockwell Day refuse un programme d’échange de seringues dans les prisons

Un programme de tatou pour diminuer le nombre de détenus qui héritent du VIH-Sida a échoué dernièrement. Maintenant les autorités carcérales refusent un programme d’échange pour les détenus.

Je sais que dans nos fantasmes de citoyens, nous supposons qu’il n’y a pas de drogues qui circulent dans les prisons. La réalité en est tout autre. Il ne faut tout de même pas jouer à l’autruche. Il y en a. Et il y a des détenus qui attrapent toutes sortes de virus, entre autres, avec des seringues. Le risque d’être contaminé en prison et de 10 à 30 fois plus élevé qu’à travers la population!

Un programme d’échange de seringue est une façon de diminuer les risques de contacter une maladie. Dans les différents milieux de consommation, des travailleurs de rue ont accès à de tels programmes pour diminuer les risques de contamination. Pourquoi les autorités carcérales seraient-elles plus prudes et plus conservatrices que la Régie régionale quand il s’agit de la santé des citoyens?

Un programme d’échange de seringue va plus loin que simplement de remettre une seringue neuve à quelqu’un qui veut s’injecter. C’est aussi une occasion pour établir une relation avec la personne et l’aider dans son cheminement. Un programme d’échange de seringues n’augmente pas la consommation des personnes toxicomanes. Le programme permet de le faire dans des conditions plus sécuritaires.

Et un tel programme ne permet pas d’augmenter la sécurité seulement des personnes toxicomanes, mais de toutes la population. Pour mettre un peu plus de pression sur l’importance d’un tel programme dans les prisons je vais expliquer un peu plus ce point. Et je parle d’exemples concrets et réels.

Un détenu s’injecte avec des seringues souillées. Il contracte le VIH. Il a une relation amoureuse avec un autre détenu qui ne s’injecte pas. Ce dernier contracte le virus. Celui-ci a une relation amoureuse avec une employée de la prison. Celle-ci a finalement une relation amoureuse avec le directeur de prison. Ce dernier en arrive à avoir le Sida, le transmet à sa femme, honnête citoyenne d’un quartier cossu de banlieux…

Histoire possible et plausible. Un programme d’échange de seringues protège les prisonniers qui s’injectent. Mais aussi toute la population en général. Parce qu’une personne infectée peut répandre le virus a travers différentes activités. Ce prisonnier qui s’infecte va éventuellement devenir un citoyen en liberté.

Je me souviens que lorsque l’épidémie VIH-Sida avec débuté et qu’elle ne touchait que les Africains et les populations homosexuelles, personne en faisait de cas. Mais dès que la population dit plus “conventionnelle” a été touché, on a commencé à se presser de faire des programmes de prévention. Devons-nous attendre que la femme du directeur de prison tombe malade pour qu’on accepte des programmes d’échange de seringues dans les prisons?

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/fuck-les-medias-tuent/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/les-prisons-les-tatous-et-les-tests-mts-sida/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/29/les-prisons-les-tatous-et-le-journal-de-montreal/

Textes sur alcool et drogue.

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Les gangs de rue et la justice

Je rencontre un jeune prisonnier. Il me dit être en prison pour avoir poignardé quelqu’un. Il me conte son histoire.

Pour une soirée, il quitte son quartier et se retrouve dans un autre qu’il ne connaît pas vraiment. Il a le goût de consommer du pot. Il se renseigne. Rapidement, il identifie un endroit où l’on en vend.

Après avoir fait son achat, il croise un gang de rue. Ils sont 4 et bien armé. Ceux-ci pensent qu’il est dans le secteur pour vendre de la drogue. C’est défendu, c’est leur territoire. Une bagarre débute. Il empoigne un couteau qu’il avait sur lui et réussit à se sauver.

Il se fait arrêter. En cour, le gang de rue était représentée par de bons avocats. Seul avec l’aide juridique, il ne réussit pas à démontrer qu’il était en légitime défense. Il se retrouve avec une sentence fédérale.

«Je sais que je n’aurais pas dû me promener avec un couteau. C’est vrai que j’ai poignardé un gars. Mais j’étais en légitime défense. Je suis jeune. C’est toute ma vie qui va être marqué par cette sentence. Je ne sais pas si je vais réussir à me trouver de l’emploi en sortant.»

Je vous raconte son histoire telle qu’il me l’a racontée. Je n’ai pas fait de recherches pour faire sortir les papiers de cour et vérifier si toutes les affirmations sont vraies. Un blogue quotidien qui s’écrit aux petites heures de la nuit est une façon de vous partager ce que je vois et entends.

La question qui se pose et dont je vous laisse répondre. Est-ce que les gangs de rue, après avoir fait de la grosse argent, vont faire comme les groupes criminalisés et nous rendre la justice impossible à gérer et à pratiquer? Vis-à-vis les avocats de ces gangs de rue, devrions-nous nous assurer d’une défense juste et équitable?

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

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Textes sur gang de rue.

Tout le monde en parle, le ministre de la Justice Jacques Dupuis et la fusillade du Collège Dawson.

Guy A Lepage reprend son émission. Le tournage a lieu le lendemain de la fusillade du Collège Dawson. Pour en discuter, il invite le ministre de la Justice, M. Jacques Dupuis. Celui-ci lance une grande question “Je ne veux pas accuser personne, mais il devait y avoir des signes avant-coureurs, la famille, les amis auraient dû réagir, faire quelque chose…”.

Le ministre de la Justice Jacques Dupuis devrait appeler son homologue de la Santé, Philippe Couillard. Il devrait se faire confirmer que les listes d’attente sont épouvantables en matière de santé. Je suis intervenant auprès de jeunes marginalisés. Il m’est déjà arrivé d’avoir à attendre plus de 6 mois pour avoir des traitements adaptés à certains jeunes, alcooliques, toxicomanes et psychiatriques. Présentement, j’ai deux jeunes qui ont besoin de soins et de thérapie. Je n’ai pas encore réussi à trouver les services qu’ils ont besoin. Les CLSC sont débordés et confus depuis la fusion avec les Soins de longues durées. Les gens ne savent même plus qui pourraient nous aider et qui est en charge de quoi.

Il y en a des signes avant-coureurs. Ces jeunes qui ont besoin de service ont la mèche courte. Demain peut-être que l’un d’eux se suicidera. Peut-être qu’un autre entrera dans un établissement public et commencera à tirer sur tout ce qui bouge.

Le problème est-il de voir les signes avant-coureurs ou de pouvoir offrir les services aux gens qui ont besoin d’être aidés?

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/journalistes-alarmants-envahissants-et-speculateurs/

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Textes sur Tout le monde en parle.

Les prisons, les tatous et les tests MTS-Sida

En matière prévention MTS-Sida, un programme a été mis sur pied. Pour éviter la propagation des MTS-Sida par les aiguilles d’un équipement artisanal, le programme prévoyait de fournir les équipements pour faire les tatous aux prisonniers et d’assurer un hygiène adéquat.

Le programme, malgré qu’il aurait pu être efficace, a été retiré. Les prisonniers n’ont pas voulu adhérer au programme parce que les autorités carcérales ont exigé une prise de sang avant de pouvoir utiliser les équipements.

Les autorités mentionnaient que les tests de sang ne devaient servir qu’à faire du dépistage MTS-Sida. Les prisonniers ont eu peur que les autorités carcérales en profitent pour déterminer qui consommaient quelles drogues.

Lorsque je vais sur la rue me faire faire un tatou dans un magasin régulier on ne me demande pas de faire une prise de sang. Pourquoi oblige-t-on les prisonniers à le faire? Il est dommage de perdre un programme qui aurait pu être intéressant pour la santé parce que les autorités carcérales en ont profité pour augmenter leur source d’information. Sous le couvert du programme de tatou, ils ont tenté d’obtenir ce qu’ils ne peuvent obtenir directement. Questionnable.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/26/francois-avard-en-prison-au-leclerc/

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Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Les prisons, les jury et les libérations conditionnelles

Lors d’une de mes visites à l’institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium, Jean-Pierre m’accueille chaleureusement comme à l’accoutumé. Il me partage un commentaire.

«J’ai été mis en prison par un jury. Pourquoi, ce même jury n’aurais pas l’autorité de décider pour ma libération conditionnelle?» La question mérite réflexion.

«Le poste de commissaire aux libérations est un cadeau politique. Ce sont les amis du pouvoir qui s’y retrouve. Parfois des incompétents en la matière. Avec un jury, il y aurait une neutralité dans les décisions.» Jean-Pierre me mentionne qu’il existerait des «black list». Lorsque le nom d’un prisonnier s’y retrouve, le commissaire ne peut le libérer. Ce genre d’abus ne pourrait se produire avec un jury impartial.

En plus d’éviter la pression politique, il y a un autre avantage de créer un tel jury. Le public qui questionne régulièrement les libérations deviendraient parti prenante des décisions.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/26/francois-avard-en-prison-au-leclerc/

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Les maisons de transition vu par un prisonnier de l’institut Leclerc

Danielle Simard, ma conjointe et co-directrice du Journal de la Rue, m’accompagne dans mes visites à l’institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium. Nous sommes bénévoles pour rencontrer les prisonniers et faciliter leur éventuelle sortie. Nous avons rencontré un prisonnier qui a fait une réflexion sur son expérience sur les maisons de transition. Voici son témoignage:

«J’ai fait plusieurs maisons de transition. Les écarts sont énormes. Une maison de transition privée; 3 intervenants pour 18 prisonniers. Des ordinateurs datant de la guerre. Une maison de transition publique; 18 intervenants pour une trentaine de pensionnaires. Chacun leur ordinateur des plus performants. L’espace cuisine pour les intervenants est plus grand que les espaces réservés aux prisonniers. Le système carcéral est une vraie business. Présentement, il y a moins de prisonniers. Au lieu d’accepter que les prisons se vident et qu’ils perdent leur budget, ils sont sur notre dos pour les bris de conditions. Tout est passé au peigne fin. Le moindre petit écart et on vous ramène en dedans pour terminer notre sentenceRéflexion intéressante sur la gestion de nos taxes.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/26/francois-avard-en-prison-au-leclerc/ 

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L’aide juridique et les jeunes marginaux.

Je me retrouve souvent à témoigner pour des jeunes de leur cheminement devant la justice. Dernièrement, j’ai accompagné un jeune au tribunal. Compte tenu de sa situation financière précaire, il se fait représenter par l’aide juridique.

Il décide de plaider non coupable. L’avocat de l’aide juridique décide de l’abandonner et de ne plus le représenter. La cause est reportée et le jeune doit se trouver un autre avocat. Plaider coupable et de négocier la sentence est rapide et ne demande pas beaucoup de préparation. Plaider non coupable, trop dur et trop compliqué pour l’aide juridique. Et si au lieu d’un jeune marginalisé, nous aurions eu affaire à un Hells Angels, nous aurions augmenté le salaire de l’avocat de l’aide juridique pour que ce criminel de grandes envergures aient accès à une justice pleine et entière.

Et comment fait-on pour qu’un jeune marginalisé ait droit à une justice pleine et entière?

Le papier, le monopole et la justice.

Nous apprenions dernièrement que les papetières Cascades, Domtar et Les papiers JB Rolland se faisaient imposer une amende de 12,5 millions pour avoir comploté ensemble pour fixer les prix du papier. Justice crierons certains. Désolé. Encore une masquarade en ce qui me concerne.

Il faut savoir que les faits remontent à 2000. Après six ans, ils en ont fait de l’argent ces papetières et ils ont eu plusieurs occasions pour contrôler les prix. Comme par hasard, après avoir reçu leurs sentences, on nous prédit trois augmentations du prix du papier pour 2006! Il faut bien que quelqu’un paye pour cette amende et, semblerait que ça ne soit pas les coupables qui le feront.

Mais comment peut-on prévoir ces augmentations. Par la disponibilité du papier. Plus le papier est rare, plus le prix monte. Et présentement on crée artificiellement une rareté du papier. Une autre façon incidieuse pour contrôler le prix du papier.

Évidemment les papetières vont en profiter pour blâmer le gouvernement en disant que la rareté du papier est dû aux restrictions sur la coupe du bois. Faudrait pas que les papetières soient responsables. C’est plus stratégique de faire porter le chapeau par notre cher bouc émissaire de gouvernement.

Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.

Rédacteur en chef de Reflet de Société/Journal de la Rue

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