You are currently browsing the category archive for the 'La Presse' category.
Dominic Arpin et Patrick Lagacé devant les relationnistes
En janvier dernier, j’avais assisté à un déjeûner-conférence de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), l’ancienne Société des relationnistes. Ils ont créé une série d’ateliers sur l’utilisation des blogues comme outil de marketing.
En tant que journaliste/blogueur, j’étais curieux de voir comment les relationnistes voulaient utiliser les blogues pour faire de la publicité, du branding… Suite au premier atelier, ils avaient annoncé la tenue d’une rencontre avec Dominic Arpin dans les mois qui suivraient.
Dominic Arpin, le Patrouilleur du net, est un blogueur qui méritait que je mette à mon agenda cet atelier. La SQPRP a dû remettre à plus tard la tenue de l’atelier. Ils cherchaient un 2e journaliste/blogueur pour accompagner Dominic Arpin. L’atelier a finalement eu lieu le 17 avril avec la présence de Patrick Lagacé, ancien blogueur pour Canoe, maintenant pour Cyberpresse.
Puisque messieurs Arpin et Lagacé parlaient d’un sujet qui me passionne, le blogue, l’atelier, même si je n’ai rien appris de nouveau a été intéressant. Pas stimulant. Le blogue est une drogue. Elle m’auto-stimule. Je n’ai pas besoin d’être stimulé pour atterrir plusieurs heures par jour pour noircir quelques pages de mon carnet électronique.
En tant que directeur d’un organisme communautaire qui a régulièrement engagé des professionnels pour exécuter des mandats, entre-autre, de mise en marché, cet atelier et la réaction des relationnistes me fait peur et m’inquiète.
On a parlé de plusieurs anecdotes pendant l’atelier. Une publicité virale de Sony qui avait fourni des appareils photos et vidéos pour permettre à des blogueurs d’assister au making-off d’une de leur publicité. Les blogueurs ont donc parlé de la publicité dans leurs carnets. La publicité était attendu de tous et elle a fait un malheur à sa sortie. Ou encore des vidéos de la compagnie Nike qui se sont retrouvés sur You Tube et qui ont fait le tour du monde et d’être vu par des millions d’Internautes. Et tout le monde de crier “WOW! Et toute cette visibilité qui n’a rien coûté!
Je voyais déjà les lueurs dans les yeux des relationnistes qui se préparaient déjà à vendre l’idée à leur client d’investir dans ce genre de publicité virale. Et c’est là que j’ai commencé à avoir peur. Dominic Arpin et Patrick Lagacé connaissent tout le temps que l’on doit passer devant un ordinateur pour avoir un contenu, être vu, devenir crédible. Je ne suis pas convaincu que les relationnistes ont compris dans quoi ils s’embarquent. Ou plutôt dans quoi ils vont embarquer leur client pendant qu’eux vont facturer à l’heure tout l’investissement qu’il y aura à faire.
Quand on dit qu’une publicité virale ne coûte rien, je répondrais que c’est absolument faux. Si je paye une publicité conventionnelle, je sais quand elle va être en onde, je peux estimer combien de personnes vont la voir et je peux faire une évaluation de l’impact qu’elle aura. Pour une publicité virale, c’est le hasard qui va jouer en faveur ou en défaveur de notre publicité. Parce qu’on ne contrôle pas les Internautes et leurs réactions.
Quand Sony a fait sa campagne avec les blogueurs, ils ont payé des gens pour contacter des blogueurs, les intéresser au projet, leur fournir des équipements Sony, les déplacer, leur donner accès à la création de la publicité… Ça coûté de l’argent tout ça. Dans ce cas-là, le résultat a été bon. Mais le tout aurait pu être un flop total. Il n’y avait aucune garantie de réussite.
Et n’oublions pas que nous sommes aux États-Unis, en version anglophone dans un marché mondial. C’est rentable pour Sony d’être vu autant aux États-Unis, qu’en Angleterre qu’au Canada. Reprenons l’exercice pour un marché comme le Québec. Je suis chef d’une entreprise québécoise et je veux faire connaître mon produit. Un relationniste me propose une campage virale avec des blogueurs. Parce que le “temps d’antenne” est gratis, ça devrait être bon pour la compagnie.
1- Il faut trouver suffisamment de bons blogueurs crédibles prêt à faire la promotion du produit et ayant suffisamment de trafic pour que ça vaille la peine. Gros mandat. Je vois mal un gars comme Patrick Lagacé commencer à verser dans l’info-pub!
2- Le montage visuel ou le travail des blogueurs demeurent en compétition avec les publicités internationales. Si un jeune derrière son écran sur You Tube a le choix entre une vidéo de Nikes qui font toutes sortes d’aventures rocambolesques ou un vidéo sur un aspirateur québécois, votre aspirateur est mieux de savoir sauter haut pour concurrencer Nikes et être vu.
3- La visibilité d’un site ne donne pas la réalité de la visibilité d’une publicité. Exemple, les sites et blogues que je gère génère plus de 6 000 visites par jour. Je ne suis pas dans la catégorie de Patrick Lagacé qui en génère de 10 000 à 25 000 par jour, mais c’est tout de même respectable pour le Québec. Une publicité sur nos sites ne seraient pas vu par les 6 000 visiteurs que nous avons. Parce que j’ai beaucoup de trafic qui viennent dans un but particulier, entre autre, lire ou commenter des textes sur le suicide ou la prévention du jeu compulsif. La publicité pour une balayeuse passerait inaperçu sur mon blogue. Il faut donc trouver les blogueurs qui sont pertinents pour le produit qu’on représente. Et au Québec, je ne pense pas qu’on ait suffisamment de choix pour espérer réussir dans ce genre de mandat.
4- Les blogueurs sont capables d’être très critiques. Cela peut être positif pour une bonne campagne, mais mortel pour un produit qui n’était pas bien préparé pour affronter le cyber-marché.
Je suis suffisamment renseigné sur les blogues et sur l’Internet pour comprendre que si un relationniste me propose une campagne virale pour faire connaître notre organisme, je ne l’engagerai pas. Mais qu’arrivera-t-il aux chefs d’entreprise qui vont faire confiance à un relationniste qui ne connaît pas l’ampleur du travail et des préalables pour soutenir une campagne Internet? Il risque de payer pour l’incompétence du relationniste qui lui, va facturer à l’heure pour apprendre.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
PUBLICITÉ
L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. 19,95$
Disponible dans toute bonne librairie.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
La Presse change de format?
J’aimerais bien être un lecteur du quotidien La Presse. Je boycotte cependant La Presse. Pourquoi?
D’une part, le format du quotidien ne me convient pas. Quand je lis un journal, la grandeur de La Presse est un irritant. S’il n’y avait que cela, je trouverais une façon de m’en accommoder. Raisonnablement.
En tant que journaliste, je fais beaucoup de découpage. Quand je lis un article, s’il y a des références ou des angles intéressants, je le découpe pour l’archiver par thème dans de grands tiroirs d’un classeur. Lorsque vous avez un début d’article sur la première page et la continuité en page A-6, oublier le découpage et l’archivage.
Pour palier à cette difficulté, si je tente de faire des photocopies, je rencontre une autre difficulté. La largeur du texte dépasse la capacité du photocopieur! En tentant de faire des photocopies, je perds une partie du texte ce qui m’oblige à en faire deux et faire du collage.
D’autres personnes m’ont aussi mentionné qu’elles boycottent La Presse à cause du format. Depuis un certain temps, les lecteurs réguliers de La Presse me disent que le contenu de La Presse tend à imiter le Journal de Montréal (ce qui n’est pas nécessairement une bonne stratégie). Est-ce que La Presse devrait imiter le Journal de Montréal dans son format? Combien de nouveaux lecteurs La Presse gagnerait avec cette stratégie?
Les prisons, le Sida et l’hépatite C
Dans le quotidien La Presse du 9 janvier, Denis Lessard nous présente un article intitulé: “Le nombre de prisonniers infectés atteint des niveaux alarmants”.
Une étude nous apprend qu’un prisonnier sur quatre a consommé de la cocaine en prison, 4% des prisonniers ont reconnu avoir pris de la drogue par injection et plus d’une fois sur deux, ont admis avoir partagé leur seringue avec un autre détenu. Le rapport de recherche a été transmis au ministre de la Sécurité publique au début 2005. En plus de l’échange de seringues, le tatouage est aussi une source de transmission des virus.
Si l’on se fie à ce sondage, la prostitution à l’intérieur des prisons est presque absente, seulement 1%, mais le tatouage en rejoindrait 40%.
Ces informations ont été remises au ministre de la Sécurité publique du Québec au début 2005. Est-ce que le ministre de la Sécurité publique du Canada a été mis au courant de cette étude? En décembre 2006, lorsque le ministre Stockwell Day a refusé un programme d’échange de seringue avait-il cette information datant de 2005? Notons aussi qu’un programme sécuritaire pour le tatouage en prison avait aussi été abandonné en 2006.
En ce qui concerne la prostitution en prison, un article que nous avions publié dans Reflet de Société sur un prisonnier traitant de la sexualité en prison nous dit que la prostitution est plus fréquente que ce que le rapport mentionne ici: “Plusieurs détenus utiliseront le service des jeunes prostitués de façon si discrète que vous ne pourrez jamais deviner leur penchant. La honte, la peur qui les grugent de l’intérieur les empêchent de sortir du placard”.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
Le traitement journalistique des accommodements raisonnables. Lors du Congrès de la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ) de novembre dernier, j’ai assisté à un atelier sur le traitement journalistique des accommodements raisonnables. Sur le panel, nous retrouvions Mme Carole Beaulieu de L’actualité et M. Vincent Marissal de La Presse. Mme Beaulieu a clairement dénoncé le manque de rigueur journalistique concernant les accommodements raisonnables.M. Marissal, tant qu’à lui, considère que les médias ont déconné depuis 1 an sur les accommodements raisonnables. Au lieu de traiter l’information que La Presse avait reçue par courriel, s’ils avaient tout simplement pesé sur “delete”, cela aurait réglé le problème.Lors de cet atelier, il a été dit que l’histoire de la cabane à sucre n’était pas sérieuse, que la directive du service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’était pas vraie, que les journalistes ont pris un Imam comme porte-parole mais qu’il n’était pas représentatif de sa communauté, que des animateurs ont donné la parole à des gens qui n’étaient pas pertinents, que le sondage n’aurait pas dû être fait auprès d’une population piqué à vif, qu’un sondage on peut lui faire dire ce que l’on veut, que les titres et les chapeaux déformaient les textes…
Tant qu’à Rachid Rafa, président du Carrefour Culturel Sésame de Québec et présent sur ce panel, il a mentionné que les journalistes ont alimenté le débat inutilement pour créer le dérapage.
En guise de conclusion, la question qui a été lancé: “Est-ce que les journalistes savent comment couvrir ce qui touche à la religion?”
De plus, une rencontre entre Kathya Gagnon de La Presse avec Mme Beaulieu allait dans le sens qu’il y a eu dérapage et que, pour citer Mme Gagnon qui a parti le bal avec son article: “Quand le ciment est pris, qu’est-ce qu’on peut faire?”
Je remercie et félicite encore une fois Mme Carole Beaulieu pour sa prise de position lors de cet atelier et pour sa capacité à mettre de l’ordre dans les réflexions journalistiques.
P.S. 25 février 2008. Je viens de terminer L’actualité du 1er décembre. On peut y lire une citation de Katia Gagnon, journaliste à La Presse qui a signé le premier article sur Hérouxville: Mea-culpa “J’ai créé un monstre!”.
Danseuses nues, Cotroni et la Régie des alcools
Un article d’André Cédilot dans La Presse du 8 mai soulignait que le bar Dice Club, propriété de Giovanni V. Cotroni s’est fait suspendre pour 6 mois son permis de boissons alcoolisés et d’appareils de loterie vidéo.
Le Dice Club a engagé des danseuses nues de 16 et 17 ans à 15 reprises. Le Dice Club a payé une amende et recommencé. En 1998, Giovanni V. Cotroni s’est déjà fait suspendre son permis.
En lisant cet article, j’en ai tombé de ma chaise. Le ton du journaliste de La Presse André Cédilot m’a surpris. Il parle d’une sentence sévère! Quand on se fait suspendre pour une deuxième fois son permis et que l’on s’est fait prendre à 15 reprises pour avoir engagé des danseuses nues qui sont mineures, on est en face d’un récidiviste sans aucune intention de vivre dans la légalité. Les 15 amendes reçues ont été des sentences bonbons. Compte tenu que le permis avait déjà été révoqué, comment se fait-il que dès la première offense, la Régie des alcools des courses et des jeux n’aient pas été plus sévère?
Si on veut une société plus humaine et plus juste, nous allons devoir nous doter de lois et de fonctionnaires plus efficace pour lutter contre la corruption et toutes ces magouilles.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Le lectorat du Journal de Montréal
On dit qu’on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres. Il va falloir tout de même qu’on m’explique un jour. L’automne dernier, Pierre Karl Péladeau, le grand patron de Québécor fait un discours de 30 minutes lors du colloque de la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ). Avec son power point et toute une série de statistiques, le message est clair: les grands quotidiens payants sont affligés du même grand maux; baisse de tirage et baisse des ventes publicitaires.
Dans le magazine du journalisme québécois “-Trente-”, les corédactrices en chef, Karine Fortin et Valérie Dufour signe un billet qui souligne une baisse généralisée du lectorat des journaux traditionnels. “A l’exception de La Presse, de Devoir et du Journal de Québec, tous les quotidiens de la province ont vu leur tirage payant reculer au cours des six premiers mois de 2006. Les dernières donnés indiquent que le déclin du lectorat, amorcé il y a quelques années, s’accélère.”
D’un côté, nous avons le grand patron Pierre Karl Péladeau qui dit que ça va mal, de l’autre, Valérie Dufour journaliste au Journal de Montréal nous confirme le tout dans son billet signé pour le magazine des journalistes.
Mais voilà que nous pouvons voir dans les pages du Journal de Montréal du “à mars dernier, Lyne Robitaille, la présidente et éditrice du Journal de Montréal, nous sortir les statistiques de Nadbank et PMB. Ces deux firmes mesurent le lectorat de journaux et démontreraient une augmentation du lectorat du Journal de Montréal!
Qui dit vrai? Le grand patron qui aimerait convaincre ses journalistes de voir leurs textes publiés sur toutes ses plate-formes médiatiques pour couper dans les coûts de journalisme ou la présidente et éditrice qui veut vendre plus de journaux aux lecteurs?
Daniel Bélanger et les Caisses Desjardins à Tout le monde en parle
Guy A. Lepage confronte Daniel Bélanger avec le quotidien La Presse. Une publicité des caisses Desjardins entoure un article sur Daniel Bélanger titré: Conjuguer avoir et être.
Daniel Bélanger n’est pas le porte-parole des caisses Desjardins. Daniel Bélanger n’était pas au courant qu’on présenterait son entrevue avec un titre qui est le slogan des caisses Desjardins. Il faut supposer que le chef de pupitre (celui qui détermine les titres et les positionnements des articles) a été de conivence avec le département de la publicité pour réaliser une telle présentation.
Pourtant, dans tout bon média, il y a une ligne à ne pas franchir. L’équipe de vente publicitaire ne peut s’ingérer dans l’éditorial, le rédactionnel d’un média. Le quotidien La Presse est-il en train de vendre son âme et son sérieux pour obtenir quelques ventes publicitaires?
Cette publicité s’est fait remarquer à Tout le monde en parle. Elle en est devenu un sujet de risée populaire. Est-ce que les publicistes vont se frotter les mains en se disant “Excellent! La publicité a eu une visibilité inattendue à l’émission de Guy A. Lepage.” À moins que les dirigeants des Caisses Desjardins ne sanctionnent la firme de communication et La Presse en soulignant que les Caisses Desjardins veulent une image de marque et qu’ils sont profondément déçus de ce qu’ils ont entendu à l’émission Tout le monde en parle.
Le public est de plus en plus critique et conscient. Les annonceurs veulent une image de marque. Nous sommes loin de cet ancien adage: “En bien ou en mal, pourvu qu’on parle de nous, c’est ça la publicité”. Les firmes de communication vont devoir faire attention pour travailler des publicités et des placements publicitaires qui ne choqueront pas le public.
L’ère de choquer pour être remarqué est terminé. L’image, le sérieux et l’honnêteté sont les nouvelles valeurs qui animent notre société. Et cela va aussi s’appliquer à la publicité.
Quand on force un artiste comme Daniel Bélanger a devenir un porte-parole des Caisses Desjardins, est-ce une nouvelle forme de vol de droits d’auteur?
Commentaires sur Tout le monde en parle, textes sur les médias, commentaires sur les médias.
Rapport de vérification de l’Agence de revenu du Canada
Par l’intermédiaire de La Presse et du Journal de Montréal, La Presse Canadienne nous présente un rapport de vérification de l’Agence de revenu du Canada.
Je suis étonné et déçu d’y apprendre que les contrôleurs du fisc du gouvernement fédéral hésitent à faire leur travail convenablement devant les plus grandes entreprises canadiennes. Le fisc qui a peur de faire son travail adéquatement devant les grands de notre pays! Inconcevable.
Ce qui est encore plus navrant, c’est d’y lire que le vérificateur général du Canada avait déjà dénonce ces lacunes il y a une décennie! Triste réalité. Ceux qui ont accès aux meilleurs avocats et comptables pour éviter de payer leurs impôts sont aussi ceux que l’on vérifie avec le moins d’efficacité.
Dans cet article, les contrôleurs du fisc ont eu le droit à un qualificatif qui résume très bien la situation: une “approche peureuse”.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Charest, Harper, Boisclair, Dumont et les transferts d’argent du fédéral
Voilà bien le style de débat stérile qui me fait hair la politique. Jean Charest lance la première pierre. Dans le cas d’un OUI au référendum, Jean Charest affirme le 26 février que c’est du délire et ridicule que le fédéral continue ses transferts au Québec en mentionnant les pensions de vieillesse, le Supplément de revenu garanti, les prestations pour enfants…
En soirée, André Boisclair accuse Jean Charest de faire du chantage. Du côté de Stephen Harper, il tente de s’en laver les mains en disant qu’il ne veut pas intervenir dans les élections du Québec.
L’insistance et la persévérance des journalistes de La Presse ont permis de faire confirmer par le ministre des Finances, Jim Flaherty, que le déséquilibre fiscal sera régler dans le prochain budget, peu importe ce qui se passera dans d’autres dossiers. Il confirme aussi qu’il n’y aura absolument pas de réduction dans les paiements de transfert au Québec si le Parti québécois remportait la victoire.
Jean Charest, de reculons, revient ensuite sur ses propos et a admis que l’élection du Parti québécois n’entraînerait pas de coupes substancielles des transferts fédéraux.
Du côté de Mario Dumont, il nous dit que c’est un débat qui est sans intérêt!
Une vraie débat politique de bas étage. Après que Jean Charest ait lancé cette pierre dans la marre, que Mario Dumont nous dise que l’histoire est sans intérêt pour les Québécois, je trouve ça très surprenant. Que Stephen Harper veuille s’en laver les mains sous le prétexte qu’il ne veut pas intervenir dans les élections provinciales, désolé, mais lorsque le Premier ministre du Québec parle des intentions d’Ottawa et parle au nom du fédéral, il est interpellé et se doit de prendre position.
Les propos de Jean Charest m’ont énormément déçu. D’une part, prendre la parole au nom du fédéral. D’autre part, dire des menteries éhontées. Stephen Harper n’a pas osé parler pour éviter de mettre Charest dans un bourbier assez embêtant.
Tout cela n’est pas un débat, mais un combat. Dans toute guerre, il n’y a que des perdants. Ce n’est pas la façon de faire qui m’inspire et m’attire. Où est le débat sur les solutions à trouver et inventer pour nous donner une société forte et bienveillante pour ses citoyens? Que nous soyons au pouvoir ou dans l’opposition, la politique devrait être un endroit où, ensemble, nous travaillons pour le bien-être de nos citoyens.
Je n’y vois que des combats de coq. Est-ce que l’égo de nos politiciens et de leur parti politique supplante le bien-être des citoyens qu’ils représentent? Qu’est-ce qui est le plus important? Faire élire son parti ou donner des outils à une société pour éduquer les enfants, les nourrir, les soigner…?
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/24/maudite-campagne-electorale/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/20/les-politiciens-a-tout-le-monde-en-parle/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Les salons de jeu, la Santé publique et Loto-Québec
Dans La Presse et le Journal de Montréal du 21 février, nous pouvions lire que les 18 directeurs de la Santé publique étaient très préoccupés par l’implantation des nouveaux salons de jeu de Loto-Québec. La Santé publique propose 22 mesures de prévention pour réduire les risques d’augmenter le jeu pathologique.
En rapport avec ce débat, je suis content de voir que nous ne sommes plus les seuls à questionner les agissements de Loto-Québec. Depuis quelques années, les médias et la Santé publique sont devenus très critiques envers Loto-Québec.
Ce qui me surprend cependant c’est de voir Loto-Québec tenter d’attaquer la crédibilité du rapport de la Santé publique. Loto-Québec a un mandat de gestion des loteries. La Santé publique a un mandat de prévention et d’intervention en matière de santé. Si la Santé publique dénonce ou questionne Loto-Québec, leur rapport doit être faux. Même vis-à-vis la Santé publique Loto-Québec joue à la veuve offensée et refuse de voir la réalité des dégats qu’ils causent!
Il y a tout de même un paradoxe important. D’un côté Loto-Québec paye des gens pour créer des jeux qui suscitent le goût de retourner jouer et des promotions pour attirer le public. De l’autre, nous avons la Santé publique qui demande une évaluation scientifique pour réduire la dangerosité des appareils de loteries vidéos. Loto-Québec veut permettre “à la famille” de pouvoir aller dans ces salons de jeu, tandis que la Santé publique voudrait restreindre l’accès aux 18 ans et plus!
Ça prend 18 ans pour acheter des loteries au Québec. Mais dans ces salons de jeu, on permet aux jeunes d’entrer dans les hippodromes pour s’imprégner de la culture du jeu. Une façon de faire de la promotion pour garantir une relève de futurs joueurs. À leurs yeux, les salons de jeu et les hippodromes sont une sortie familiale! Wow! Quelle famille!
Depuis près de 15 ans que je participe aux débats sur les loteries et les casinos. La crédibilité de Loto-Québec s’effrite comme une montagne de sable devant la mer. Dommage que les différents ministres des Finances soient devenus dépendants de Loto-Québec. Leur compulsion les empêchent d’écouter la raison de la Santé publique et de l’intérêt du citoyen.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/13/alain-cousineau-et-la-volte-face-de-loto-quebec/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/05/loto-quebec-sexiste-2-a-0-pour-radio-canada/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/04/14/loto-quebec-le-casino-et-le-suicide/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/a-loto-quebec-de-qui-se-moque-t-on/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/10/loto-quebec-le-poker-au-casino-et-alain-cousineau/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/14/billet-de-649-gratuit-dans-une-pharmacie/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur le jeu compulsif.
Wal-Mart accusé de discrimination
Dans son édition de La Presse du 7 février dernier en page 26 nous pouvons lire un petit article (vraiment tout petit), sur Wal-Mart. Un tribunal de San Francisco donne le feu vert à un recours collectif contre Wal-Mart au nom de 1, 5 million de femmes qui accusent Wal-Mart de discrimination. Wal-Mart paierait moins les femmes que les hommes, à poste égal, et de leur donner moins de promotions.
Pourquoi je ramène cette information sur mon blogue. D’une part, cela en ferait le plus grand procès en recours collectif de l’histoire judiciaire américaine. D’autre part, Wal-Mart se pette les bretelles avec toutes sortes de publicités et de conférences de presse sur le fait qu’il achète au Québec, qu’il est beau, qu’il est fin…
Wal-Mart a fait et fait encore de grandes conneries. Dont celle-ci qui est publié en tout petit en page 26 de La Presse. Est-ce que les conneries d’une entreprise ne mériteraient pas une couverture proportionnelle à la somme des visibilités que cette entreprise peut se payer?
Quand une vedette connue de tous fait une connerie et se fait prendre, on la met à la une parce qu’elle est connue. Si la connerie avait été faite par Monsieur ou madame tout-le-monde, la connerie n’aurait même pas été publié. Qu’on fasse de même avec ces entreprises qui ont les moyens de distraire l’opinion publique avec leurs grandes pages de publicité.
Je profite de mon blogue pour souligner que Wal-Mart est accusé de discrimination envers 1,5 millions de femmes. Le petit reportage du quotidien La Presse du 7 février est déjà dans le bac à recyclage. En soulignant cette nouvelle, j’espère lui donner une vie, une permanence auprès des citoyens Internautes.
P.S. La même nouvelle se retrouvait aussi dans le Journal de Montréal en page 45. Une nouvelle fournit par Agence Presse, c’est ce qui explique pourquoi nous retrouvons exactement la même nouvelle dans deux médias.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/wal-mart-la-madame-est-pu-contente-pantoute/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/01/10/wal-mart-veut-sacheter-une-conscience/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/13/wal-mart-un-bon-employeur/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Recours collectif des sans-abri contre le gouvernement du Québec?
Nathalie Collard dans sa chronique du 11 février nous présente quelques chiffres intéressants. Québec ne donne que 5$ par jour, par lit pour les principaux refuges de Montréal. Québec ne s’est jamais vraiment intéressé aux sans-abri parce qu’il fût une époque, comme le souligne Nathalie Collard, où les communautés religieuses le faisaient bénévolement. Ensuite, les refuges obtiennent des dons privés.
Les communautés religieuses ont été très présentes au Québec. Nous voulons aujourd’hui une société laique. Mais il y a un prix à payer pour cela. Et ça commence par un financement juste et équitable pour les organismes qui prennent la relève des communautés religieuses.
Devrions-nous organiser un recours collectif des sans-abri et des itinérants contre Québec pour les forcer à pourvoir à ses obligations envers tous ses citoyens?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Le Doc Mailloux et Yves Boisvert de La Presse
Dans sa chronique du 5 février, Yves Boisvert de La Presse souligne un fait intéressant dans l’histoire du Doc Mailloux. Le comité de discipline des médecins a été provisoirement radié. Ceci est une mesure exceptionnelle utilisé pour qu’il y ait un arrêt d’agir immédiat sur un médecin dangereux. Une radiation avant que le comité ait le temps de juger de la situation.
M. Boisvert nous mentionne que c’est une décision purement politique. Même si plusieurs, comme moi, en avait assez de l’entendre dire des absurdités dans les médias, en tant que psychiatre, il n’y a eu aucune plainte contre le Doc Mailloux.
Et c’est là que je suis un peu bouleversé. Dans ce cas-ci, sans aucune plainte, non seulement le comité de discipline des médecins va juger l’affaire Mailloux, mais ils ont été jusqu’à le radier immédiatement en attendant d’étudier le cas. Dans d’autres histoire, nous entendons régulièrement des institutions tel Santé Canada nous dire qu’ils ne peuvent rien faire tant qu’il n’y a pas de plainte. Deux poids, deux mesures.
Quand c’est politiquement dérangeant, on procède. Si ce n’est que la sécurité des citoyens qui est en jeu, on s’en lave les mains et il faut attendre des plaintes en bonne et dû forme. Est-ce une façon d’utiliser les institutions en place à son avantage personnel?
Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables
Hier un blogue sur notre policier raciste avec une chanson sur Internet, aujourd’hui, le cas André Drouin d’Hérouxville. Moi qui ne voulait pas parlé des accommodements raisonnable!
Au départ, quand j’ai lu dans La Presse que l’équipe de Guy A. Lepage cherchait André Drouin pour l’inviter à l’émission Tout le monde en parle, j’ai été déçu. Tout le monde le passait déjà en entrevue. Pourquoi faire comme tout le monde? C’est après avoir regardé l’émission que j’ai compris la différence. Parce que l’émission Tout le monde en parle… différemment. D’une part, la présence de Jacques Proulx de Solidarité rurale a permis de mettre en contexte la présence d’André Drouin. D’autre part, l’émission Tout le monde en parle, c’est un peu comme une drogue. Cela fait ressortir et amplifie une partie de ce que nous sommes. Si notre discours est cohérent et bien fondé, il va se véhiculer encore plus et mieux. Si notre discours est décousu et ne tient pas la route, tout le monde va pouvoir se faire une bonne idée de la situation.
Je ne doute pas des bonnes intentions d’André Drouin. Mais d’affirmer qu’à Hérouxville on ne peut lapider une femme, est-ce à dire qu’on peut les tuer avec un couteau mais pas avec une roche? Affirmer que l’on doit manger du cochon dans sa ville, n’est-ce pas de l’ingérence dans nos assiettes? Le code de vie adopté par les conseillers tels André Drouin est basé sur un racisme qui mérite d’être dénoncé.
Je suis déçu que les gouvernements, autant provincial que fédéral, ne soient pas encore intervenu dans cette affaire. On ne peut laisser une municipalité interférer dans des lois qui ne sont pas de leur ressort. On ne peut laisser une municipalité maltraiter notre relation avec les immigrants de la sorte sans réagir.
Il y a distorsion de la définition de la démocratie à Hérouxville. Je me souviens d’une phrase d’une ancienne présidente de notre organisme en ce qui concernait la démocratie. Avec notre projet Café-Graffiti, nous éduquons des jeunes marginaux, souvent en apprentissage de la communication, à prendre position sur le devenir de l’organisme. Ces jeunes ont souvent tendance à exclure les autres jeunes. Ils s’approprient les lieux et en deviennent les seigneurs. Et je cite notre ancienne présidente: “Nous représentons les jeunes qui fréquentent le Café-Graffiti ainsi que ceux qui devraient le fréquenter”.
Une telle citation change la couleur de la démocratie souvent totalitaire des seigneurs en poste. En tant que gardien de la mission d’un organisme communautaire, cela nous permet de rester ouvert à de nouvelles fréquentations et aux autres groupes.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/03/les-accommodements-raisonnables/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur Tout le monde en parle.
Richard Martineau du Journal de Montréal VS Yves Boisvert de La Presse
Le Journal de Montréal fait un sondage, Yves Boisvert en tête ainsi que d’autres journalistes de La Presse critiquent les titres et l’interprétation que le Journal de Montréal en fait. Les journalistes du Journal de Montréal se défendent.
Ensuite c’est au tour de La Presse de faire son sondage sur les bannières commerciales en anglais. Richard Martineau du Journal de Montréal reproche maintenant à La Presse d’interpréter les résultats de la même façon que le Journal de Montréal l’avait fait et critique la critique d’Yves Boisvert.
On se souviendra aussi que dans le courant de l’été, les journalistes de Radio-Canada avait critiqué l’intervention du Journal de Montréal dans l’histoire de l’eau de piscine avec le maire Vaillancourt. La rumeur circule qu’il y aurait une complicité entre les équipes de Radio-Canada et celles de La Presse. Une sorte de convergence informelle pour concurrencer la convergence formelle du Journal de Montréal et de TVA.
Essoufflant toute cette histoire. Mais allons-nous dans la bonne direction? Les magasins Steinberg’s avaient déclenché une guerre de prix contre ses concurrents. Ils ont fait faillite peu de temps après. Doit-on faire la guerre à un concurrent ou apprendre à vivre et à grandir avec lui?
Pour les Internautes qui me lisent depuis un certain temps, je vous surprend sûrement ici. Et je vous comprends. Vous vous souvenez de tous mes blogues questionnant et montrant du doigt les titres sensationnalistes et trompeurs du Journal de Montréal. Moi-même je me surprends. Peut-être parce que la situation dépasse mon entendement.
Est-ce que 2 quotidiens dans la même ville peuvent se livrer une guerre d’éditorial et se lancer des boulets tout en continuant d’augmenter leur part de marché. Cette guerre devient tellement ridicule et loufoque que j’ai l’impression que les 2 quotidiens n’ont plus le temps et l’énergie de couvrir la réalité de notre société. Trop occupé à faire des sondages pour épater la galerie, trop occupé à démolir et critiquer le sondage du voisin, trop occupé à se défendre des attaques de l’autre…
Personnellement, je viens de fermer la switch à “off”. Je lisais les 2 quotidiens. Maintenant je fais la grève générale. Quand les joueurs auront repris leurs rôles respectifs je reviendrais peut-être. Mais pour l’instant la récréation a sonné et on arrête tout. Les 2 quotidiens viennent donc de perdre un lecteur chaque.
Maintenant que je me suis libéré de cette guérilla, je vais vous partager 3 anecdotes intéressantes. La première témoigne de notre magazine, Reflet de Société. Sommes-nous en compétition avec les autres magazines du Québec pour des parts de marché? Aucunement. Est-ce que je veux que les lecteurs s’abonnent à des magazines autres que Reflet de Société? Absolument! D’une part, parce que plus il y a de lecteurs et de gens qui s’abonnent à des magazines, plus il y aura d’abonnés à Reflet de Société. C’est tellement vrai que j’ai créé la chronique “À la découverte des magazines d’ici”. À chaque numéro je présente un magazine différent et les coordonnés pour que les gens s’abonnent. Ce ne sont pas des compétiteurs. Je les considèrent comme des collègues qui vivent sur le même territoire que moi. Plus on donne le goût aux gens de lire et plus ils s’abonnent à des magazines. À travers nos associations de magazines, autant québécoise que canadienne, nous organisons des promotions communes pour s’entraider et faire la promotion de l’ensemble des magazines. Intéressant. Cela nous donne accès à des promotions que seul, nous ne pourrions même pas envisager. J’appelle cela un travail d’équipe, un respect des artisans de notre industrie. Si je rencontre un employé d’un autre magazine, je n’ai pas à changer de trottoir parce que c’est un ennemi. Je vais avoir tendance à le saluer, à prendre des nouvelles et voir qu’est-ce qu’on peut faire pour l’aider. C’est tellement plus agréable.
La seconde anecdote remonte aux années 1980. Je suis dans l’entreprise privée pour une compagnie qui vend des meubles. Nous avions un magasin sur la rue St-Hubert. Il s’y trouve 16 autres magasins pour nous compétitionner. Était-ce un problème? Non, au contraire. C’était la manne. Nous étions 17 magasins de meubles à annoncer aux clients potentiels de faire leurs achats sur la rue St-Hubert. Tout le monde profitait de l’achalandage du voisin et c’était très plaisant. Notre stratégie était d’être différent de notre voisin. Et ça fonctionnait. Avec 17 concurrents réunis au même endroit, nous avions une masse critique pour attirer beaucoup de clients.
La dernière anecdote remonte aux calendres grecques. Mes 5 années dans l’aviation civile. Nous organisions des promotions pour les écoles de pilotage lors des pageants aériens. Je n’étais pas en compétition avec les autres écoles de la région. Je donnais de l’information pour intéresser les gens à prendre des cours de pilotage. Parce que plus il y avait de gens qui voulaient apprendre à voler et plus nous aurions d’étudiants. Nous faisions la promotion d’une industrie. Et à l’intérieur de l’industrie que nous représentions, nous montrions notre différence et les avantages d’être chez nous.
Qu’est-ce que je pense de cette guerre d’éditorial entre le Journal de Montréal et La Presse? Pas grand chose de bons. Est-ce que cela va diminuer la qualité de l’information journalistique? Est-ce que les lecteurs vont se complaire dans cette guerre? À long terme, si un de ces deux quotidiens en meurt, est-ce que la population de Montréal va être mieux servi? J’en doute.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/03/pierre-peladeau-et-la-loi-du-succes/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/28/journalistes-alarmants-et-envahissants/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/le-suicide-et-les-medias/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/le-silence-des-ados-ou-lindifference-des-medias/
Festival Orgue et Couleurs; Quand le Hip Hop rencontre le classique
Première rencontre des artistes underground et des artistes classiques du Festival Orgue et Couleurs. Merveilleuse rencontre. Grande ouverture d’esprit des deux côtés de la culture. En peu de temps, les artistes de deux mondes différents ont réussi à se créer une complicité pour cet événement des plus original. Rassurant, parce qu’avant cette rencontre, plusieurs commençaient à stresser et à souffrir d’insomnie.
L’originalité de l’événement est attrayant et suscite des débats. Cet événement fait déjà grandement parler de lui. L’actualité, Voir, La Presse, Métro, Radio-Canada (autant la radio que la télévision), Télé-Québec… Les médias ne cessent de demander des entrevues et de rencontrer les artistes qui participeront à ce spectacle.
Même l’église St-Nom-de-Jésus change de couleurs. Pendant toute la durée du Festival Orgues et Couleurs, elle sera habillé par les toiles des meilleurs graffiteurs de Montréal; Zylon, Timer, Back 175, Rodz One, Monke-1, Zeck, Arpi… Ils seront plus d’une trentaine à exposer leurs oeuvres et à les faire découvrir à un nouveau public.
Une seule représentation pour 2006. Mais des idées pleins la tête pour les organisateurs pour 2007 et 2008. Les billets sont disponibles au (514) 256-9000 ou par Internet www.journaldelarue.com
Un spectacle bénéfice pour le Café-Graffiti qui ne devrait laisser personne indifférent.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/04/26/le-festival-orgue-et-couleurs-leglise-st-nom-de-jesus-les-journees-de-la-culture-et-le-hip-hop/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
La SAQ et Toutant, 3e partie.
Après que la SAQ nous ait livré son secret de la majoration des prix des vins européens, voilà que son PDG, Sylvain Toutant sort de ses gongs et suspends, sans solde, du personnel.
Le blame initial pour M. Roy, avoir écrit une lettre au Devoir questionnant les agissements de la SAQ. Conséquence; 6 mois de suspension. Un autre employé, M. Brewster a écopé de trois mois de suspension pour avoir écrit sa lettre d’opinion sur le site Internet de La Presse. Des mesures disciplinaires ont été prises envers les employés qui ont manifesté leur appui à M. Roy.
La raison invoquée; le devoir de loyauté envers l’employeur. Mais envers qui M. Roy doit-il être loyal? Envers la SAQ, son employeur, ou envers son PDG, M. Toutant? Si M. Roy considère que son PDG a fait faux pas, il est de son devoir d’être loyal envers son employeur et de remettre en question les faits et gestes de M. Toutant. Le geste de M. Roy ne doit pas être endossé et soutenu que sous le seul principe de la liberté d’expression, mais bel et bien à titre d’employé loyal et fidèle qui veut le bien de son employeur et de l’entreprise pour laquelle il s’est investi depuis 30 ans.
Un message pour M. Toutant. Dans notre organisme communautaire, le Journal de la Rue, nous travaillons fort pour nous améliorer et publier un magazine d’information et de sensibilisation, Reflet de Société. Nous payons des gens d’expérience pour nous critiquer, commenter notre travail et nous aider à nous remettre en question. Vous aviez la chance d’avoir quelqu’un à l’interne qui était prêt à le faire bénévolement. Il aurait mérité une promotion, pas une suspension!
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/fraude-a-la-societe-des-alcools-du-quebec/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/la-societe-des-alcools-du-quebec-et-sylvain-toutant/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/04/02/la-saq-nen-fait-qua-sa-tete/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/la-societe-des-alcools/




Commentaires récents