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DJ et graffiteur professionel: Naes
Entrevue réalisée pour Reflet de Société
Naes a fait partie d’une école spécialisée en musique. Il a pratiqué, pendant 6 années, de la musique classique au violon, violoncelle, percussion et contrebasse! Il abandonne tout pour jouer de la basse dans un groupe instrumental! Il commence des études en Art au collégial, il abandonne encore une fois et devient un graffiteur. Il troque par la suite sa guitare pour des tables tournantes Hip Hop. Son bonheur il le trouve en apprenant par lui-même à faire partie de la culture Hip Hop.
Ton cheminement contredit cette rumeur qui veut que la musique de les cultures Punk ou Hip-Hop appartiennent à des jeunes qui n’ont pas le talent d’apprendre la musique conventionnelle
Dj Naes: En général c’est vrai, oui et non. Aux États-Unis, certains rappeurs ont fait le Fine Arts University (équivalent des Beaux-Arts) et se donnent, malgré tout, une image de gros gangsters. Je me demande si ces Américains ne content pas des histoires. C’est peut-être juste un «show off» commercial comme la lutte. Ce qui est malheureux c’est que beaucoup de jeunes pensent que c’est vrai et ils essayent de jouer au «bad boy» pour percer.
Pour en revenir à la culture musicale, il en faudrait encore plus dans notre milieu. Pour moi, c’est une chance que j’ai eue et ça me permet d’aller plus loin. Tout le monde peut faire des «beats» mais ils deviennent vite limités. En essayant par soi-même, certains peuvent se débrouiller mais il y a un risque de se répéter.
C’est plus facile si tu écoutes différentes sortes de musique, que tu en cherches à travers toutes les cultures. Tu crées et tu élargis ta culture en prenant de petits éléments un peu partout.
La musique Hip Hop provient des ghettos américains. On jouait du «beat-box» (bruits musicaux fait avec la bouche), on rappait et on dansait sur un carton dans la ruelle. Est-ce encore une culture qui se pratique à peu de frais?
Dj Naes: Aujourd’hui ça te prend 15 000 $ d’équipement (vinyles, tables, mixer…) pour être un DJ. Tu dois avoir ton équipement disponible avec toi, autant pour te pratiquer que pour faire des spectacles. Même chose pour le graffiti, j’ai mis tout l’argent que j’avais là-dessus: crayons, peinture, magazines… J’en mangeais 24 heures sur 24.
Dirais-tu que c’était une obsession ou une passion?
Dj Naes: Une passion obsessive peut-être. C’est comme avec une fille, au début tu veux toujours être avec elle.
Au cégep en arts plastiques tu as eu de la difficulté à t’intéresser à ce que tu avais à apprendre, comment as-tu réussi à être autodidacte dans une culture alternative?
Dj Naes: C’est curieux, mais à l’école je me battais avec mes pinceaux. Il fallait faire toutes sortes de travaux pratiques, des études de couleurs, des cercles chromatiques. Je n’étais pas prêt et je voulais faire du dessin. J’ai commencé à comprendre comment ça marchait quand j’ai pu expérimenter par moi-même. Tu dois être très discipliné, il faut bûcher jusqu’à ce que tu arrives à ce que tu veux.
Quelle que soit ta culture, pour réussir, il faut que tu pratiques à tous les jours, plusieurs heures par jour. Quand je suis 4 jours sans jouer, ça me prend une soirée juste pour reprendre ma forme et commencer à pouvoir évoluer. Je préfère apprendre en jouant avec des gens plus expérimentés que moi.
Malgré tout, je tiens à le répéter, les études que j’ai faites m’ont été d’une grande aide et je me considère chanceux d’avoir eu ce cheminement, cette base derrière moi. C’est peut-être ce qui m’a permis de pouvoir bien maîtriser et de découvrir d’autres cultures.
Au cégep en Art, c’était une petite gang et je ne «fitais» pas dans le décor. Le cégep préconisait l’art abstrait, moi je voulais faire des bandes dessinées. La transition entre le secondaire et le cégep a été difficile. La charge de travail est très différente et je ne me sentais pas bon. Pourtant, dès que j’ai laissé l’école je suis devenu muraliste.
Tu as eu beaucoup de courage de vouloir jouer avec des gens beaucoup plus fort que toi en musique.
Dj Naes: J’ai toujours voulu jouer avec des gens meilleurs que moi. Même si je me plante ou que je parais moins bon que l’autre, c’est la seule façon d’apprendre, de devenir meilleur et de me dépasser.
Que ce soit quand j’ai commencé à être graffiteur ou DJ, il n’y avait pas de techniques, je ne savais pas comment «mixer». C’est par l’exemple que j’ai appris et développer mon art.
Je n’avais même pas réalisé à cette époque que graffiteur et DJ faisait partie de la même culture. C’est en cours de route que je l’ai compris.
Est-ce que les autres membres de ton groupe de musique Traumaturges ont un cheminement artistique semblable au tien?
Dj Naes: 2 de pique a un DEC en guitare classique tandis que Kiro est en intervention auprès des jeunes. En plus d’études très différentes, on n’a pas le même style de vie, on n’a pas la même opinion. Mais c’est la musique qui nous rejoint et nous rallie. De plus, notre groupe est très multi-ethnique.
Les critiques ont décrit votre musique comme étant sombre, très sombre, des «beats» lents et caverneux.
Dj Naes: Nous avons été les premiers à Montréal de dénoncer le rap à la française. Nous sommes de Montréal, il faut donc prendre les couleurs de notre milieu. Nous n’avons pas à copier ou imiter, ni la France, ni aucune autre culture. C’est correct de se faire influencer par les autres cultures, mais tu dois développer la tienne. Nous avons notre propre langage et c’est notre culture que nous devons promouvoir.
Dans nos textes, il y a beaucoup de dénonciations sociales telles que les abus de pouvoir, les problèmes de racisme et d’immigration. Même après 5 ans, nos textes sont encore bons et d’actualité.
Vous avez déjà un CD sur le marché qui s’appelle Suce mon index. C’est pas vulgaire comme titre, quel message vouliez-vous lancer avec ça?
Dj Naes: Ça veut dire absorbe le contenu. On fait référence ici à l’index d’un livre. Dans le Hip Hop il ne faut pas s’attarder à la première impression que nous avons. Il faut écouter et réécouter les textes, chercher à comprendre. Le Hip Hop est très allégorique. Il ne faut jamais juger ce que l’on pense comprendre. Mieux vaut vérifier auparavant.
Maintenant que votre premier CD est en réimpression pour une troisième fois et que vous avez déjà deux vidéoclip à votre actif, à quand le deuxième CD?
Dj Naes: Nous y travaillons depuis deux ans déjà. Il sera disponible à la fin de l’été 2002. Il s’intitulera La guerre des tuques, la famille élargie de Traumaturges. Douze artistes très représentatifs de la culture internationale. Même si le Québec est notre dénominateur commun, nous y retrouvons des pays d’origines comme Haïti, Franco-libanais-palestinien, Égypte, Trinidad, France et Italie
Je remarque aussi que vous avez tous des formations très variées.
Dj Naes: Oui, très variées: sciences pures, sciences humaines, intervention en délinquance, enseignement, arts plastiques, informatique, graphisme, électronique, communication, théâtre, conceptions sonores… Ce n’est pas si exceptionnel que cela. Dans les années 90, MC Solaar de France avait fait de grosses études en philosophie avant de commencer à rapper. C’est sûrement ce qui a influencé les Français à avoir un vocabulaire plus recherché dans leurs textes. Remarque qu’ils ont aussi un système d’éducation scolaire beaucoup plus rigoureux qu’au Québec. Il y a de la place pour du rap intelligent, même si aux États-Unis et en France le rap de gangster semble fonctionner un peu plus.
As-tu l’impression que le Hip Hop au Québec a atteint son apogée?
Dj Naes: On ne peut pas comparer. Ici, il n’y a pas grand chose de fait encore. La culture boite. On n’a pas beaucoup de choix. Je suis DJ et quand je travaille dans un club je n’ai pas assez de matériel provenant du Québec pour faire un «set» complet. Je ne sais pas quand la culture Hip Hop du Québec aura atteint sa maturité.
Merci Julien pour ta présence et ton implication. Comme plusieurs autres graffiteurs, Julien fait partie d’une équipe pouvant faire des murales autant intérieures qu’extérieures. Pour plus d’informations, contactez le Café-Graffiti (514) 259-6900. Julien est un des DJ présent sur le CD Ill Légal disponible par la poste auprès du Journal de la Rue. Une autre façon originale et dynamique de supporter notre travail auprès des jeunes.
Autres textes sur le Hip Hop
Les blogues ont maintenant leur gala
Découverte ce matin. En vérifiant les statistiques de mon blogue, je remarque que j’ai un trafic provenant d’un blogue nommé exivrogne. Curieux, je clique pour savoir qui me fait une référence et pourquoi.
Intitulé Blogu’or 2008, j’y découvre 18 catégories où des blogues sont mis en nominations. Mon blogue l’est dans la catégorie Meilleur blogueur sérieux… très sérieux. J’y découvre aussi que le blogue du Journal de la Rue est aussi nominé dans la catégorie Meilleure blogueuse sérieuse… très sérieuse.
Je ne connaissais pas ce gala. Je ne savais pas que je me retrouverais en nomination. C’est plaisant d’apprendre que dans la blogosphère, quelqu’un trouvait nos blogues suffisant intéressant pour les proposer à ce gala.
Je reconnaîs plusieurs blogueurs dans les différentes catégories. Martin Petit, Dominic Arpin, Richard Martineau, Renart L’éveillé, le maire Stéphane Gendron, Mario Asselin, Folliculaire, Nicolas Langelier, Un taxi la nuit, Patrick Dion, Carl Charest…
Une belle occasion pour visiter ces différents blogues et apprendre à les connaître. Je remercie les blogueurs qui ont mis mon blogue et celui du Journal de la Rue en nomination.
Je remercie aussi les Internautes qui vont aller voter pour nos blogues. Vous avez jusqu’au 16 mai pour faire vos choix. Le Gala aura lieu le 24 mai prochain.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
Être mulâtre, le meilleur des deux mondes?
Reportage écrit pour Reflet de Société
Si j’avais été Blanc ou Noir, je n’aurais pas pu vivre toutes les expériences que j’ai vécues. Au Québec, on me considérait comme un Noir et j’y ai vécu du racisme. Quand j’ai été en Guinée, le pays de mon père, on m’a traité comme si j’étais un Blanc et j’y ai vécu de la ségrégation.
Né à Montréal, d’une mère Française et d’un père Guinéen, je possède trois cultures. Aujourd’hui je peux dire que cela m’a enrichi. Ayant résidé dans un quartier multiculturel et ayant fait mon primaire dans une école consistant en une majorité d’immigrants, je n’ai pas eu de problèmes à cet âge. J’ai été perçu comme un latino. Mes amis latinos voulaient même m’apprendre l’espagnol.
J’ai vécu mes premières expériences de racisme vers l’âge de 7 ans dans un camp de vacances. Parce que ces camps coûtent cher, j’étais, à ce que je me souvienne, le seul mulâtre et le seul Noir. Me faire traiter de nègre par les autres enfants, me faire dire qu’un Noir ne peut coucher à certains endroits, que je ne pouvais pas avoir de chips ou de friandises, que tout cela est réservé aux Blancs…Je ne comprenais pas la discrimination. Moi qui ne faisais pas de différence dans les couleurs de notre peau.. J’ai voulu quitter ce camp de vacances qui était devenu une sorte de prison. Je suis resté et j’ai tenté de m’intégrer. J’ai réussi en me tenant avec les plus délinquants du groupe, en montrant que je pouvais être uni avec eux contre l’autorité et que j’avais les mêmes intérêts qu’eux.
Au secondaire, j’ai été dans une école privée. Il n’y avait pas beaucoup d’ethnies présentes et j’y ai encore vécu du racisme. Malgré que ce soit une école privée, il y avait quelques skinheads très racistes. Pour mieux se cacher tout en s’identifiant,comme uniforme, certains portaient des lacets de couleur. Je n’étais plus juste un nègre, mais j’étais rendu un ostie de nègre… Je n’acceptais pas la situation. Je les ai confrontés. Cette période a été plus agressive.
Même avec certains de mes amis, il y avait beaucoup de blagues sur la couleur de ma peau. Cela n’était pas fait méchamment, mais ça me gossait. Je ne comprenais pas pourquoi on faisait tant de cas avec la couleur de ma peau, surtout de la part de mes amis. J’ai fini par moins y porter attention. J’ai développé de la patience, de la tolérance. Ça m’a permis de m’identifier comme Noir. J’ai pris le temps de rencontrer ces gens, de leur dire ce que je n’aimais pas. Tranquillement j’ai gagné le respect que je méritais.
Plus tard, j’ai revu des gens qui ont été avec moi dans le camp de vacances. Je crois que j’ai réussi à changer leur perception. Naturellement, avec le temps. L’amitié crée des liens qui nous aident à passer par-dessus nos différences. Par la suite, j’ai fait un voyage de plusieurs mois dans la famille de mon père en Guinée. J’ai été traité de Blanc. Cette expérience a raffermi mon côté blanc. Cela m’a fait découvrir le Blanc qui dormait en moi. Cela m’a fait réaliser que la perception des gens autour de moi variait selon leur degré d’ignorance ou de compréhension. Après un moment, j’ai donc accepté que l’on me traite de Blanc. Ce qui n’était pas complétement faux et vice versa. J’ai pu y découvrir mes deux polarités et développer une fierté d’avoir ces deux cultures en moi.
Je n’ai pu changer la situation en Guinée. J’étais le seul mulâtre. Pour eux, c’était nouveau. Quand tu es un Blanc, tu as de l’argent. Tu paies plus cher au marché. Il y a un prix pour les Blancs et un prix pour les Noirs. En réalité, il y a un prix pour les étrangers et un autre pour les habitants de la place. Même pour ma famille, j’étais considéré comme un riche Blanc et j’en ai payé le prix. Plusieurs ont apprécié mon retour dans le pays de mes origines, mais je ne pouvais avoir confiance qu’à quelques personnes de ma famille.
Je n’ai pas souffert de ces expériences. J’ai pris le temps de réfléchir sur la condition humaine, d’en parler avec mon père et quelques amis de confiance. Malgré la frustration qui m’habitait, j’ai développé une meilleure compréhension. Après tout, ce n’est pas de leur faute, ils n’ont pas vu autre chose. Pour les Guinéens, un Occidental c’est quelqu’un qui peut avoir de l’argent comme il veut. Tu peux tout avoir. Des jobs, il y en a à la tonne. Tu es perçu comme une personne ayant eu la vie facile et que tout lui est accessible.
Aujourd’hui je viens de commencer un travail comme intervenant de rue auprès de jeunes marginalisés. Si dans une rencontre, il y avait un mulâtre qui se faisait taquiner par un Blanc, je questionnerais ce jeune. Pourquoi dis-tu cela? J’essayerais de lui faire vivre la situation contraire. Si tu étais le seul Blanc avec 8 mulâtres, aimerais-tu te faire traiter de Blanc, qu’on insiste sur ta différence? Je tenterais de lui faire réaliser, de lui faire vivre l’expérience. Je tenterais aussi de cerner l’origine de ses propos. Ma blonde m’a laissé pour un Noir…Ce n’est pas après les Noirs que tu en as, mais après un homme qui a volé ta blonde. Il aurait pu être blanc, noir, jaune ou mauve. Tu es triste d’avoir perdu ta blonde. Cette souffrance tu la retournes envers tous les Noirs.
En ce qui concerne le mulâtre qui a subi ce racisme, dans le non verbal, je resterais disponible à lui. Une ouverture d’esprit, une présence qui lui permettra de m’en parler quand il sera prêt. Une ouverture dans l’attitude. Je n’ai pas à le victimiser plus qu’il ne l’est déjà.
Au Québec, le racisme est plus caché que dans certains pays d’Europe ou d’Afrique. Je dirais que le racisme est moins évident, mais plus hypocrite. Ce n’est pas tout le monde qui le réalise, mais même tes amis peuvent l’être, parfois sans s’en rendre compte.
En me voyant, j’ai vu des gens changer leur sacoche de côté. Ils avaient peur que je les vole. D’autres me dévisageait ou tournait le regard… Certaines régions du Québec m’ont fait vivre des situations de racisme plus fortes qu’à Montréal. Même pendant la St-Jean Baptiste. Peut-être ne comprenaient-ils pas qu’un ostie de Nègre pouvait fêter la St-Jean Baptiste comme un Québécois pur laine?
Je suis né à Montréal. Je suis très Québécois. Un Québécois pur laine. Une mère Française et catholique, un père Guinéen et musulman. Je suis un Québécois, avec son accent très québécois, un Québécois mulâtre et fier de l’être.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Les Grands Prix du journalisme magazine de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)
Mercredi le 30 avril. Une journée spéciale pour le journalisme magazine. Qu’ils soient éditeurs, rédacteurs en chef, journalistes, photographes ou autres, tous se réunissent pour une journée d’échange. Cet événement annuel de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM) se termine par une remise des Grands Prix de journalisme magazine pour souligner le travail de ses artisans.
L’équipe de Reflet de Société était très fier de voir Jean-Pierre Bellemare se retrouver finaliste dans la catégorie Chronique. Je profite de cette occasion pour remercier les membres du jury et l’AQEM de reconnaître et d’accepter le travail parfois différent et original de notre magazine.
Le prix du bénévole de l’année a été remis à M. Félix Maltais. Pendant plus de 15 ans M. Maltais a siégé sur le conseil d’administration de l’AQEM. Il a fait partie de plusieurs débats et il est très impliqué dans le journalisme magazine et scientifique. M. Maltais travaille pour Bayard qui publie les magazines Pomme d’Api, J’aime Lire, Les Explorateurs et Les débrouillards. Merci M. Maltais pour votre implication.
Un journaliste m’a touché tout particulièrement lors de cette remise des Grands Prix. M. Daniel Chrétien de L’actualité. M. Chrétien a commencé par remporter le prix Article pratique ou de service. Le dernier prix de la soirée est le prix Jean Paré nommé en l’honneur du fondateur du magazine L’actualité. Ce prix couronne le journaliste de l’année et récompense la constance dans la qualité, l’originalité du traitement, la qualité de la langue et la pertinence des sujets. Félicitations M. Chrétien pour ce prix que vous méritez largement.
J’ai été très fier et heureux de voir M. Chrétien gagné ce prix. J’ai été ému par son allocution. Il remerçiait sa rédactrice en chef, Carole Beaulieu, pour avoir été difficile avec lui, l’avoir fait travailler et retravailler pour en arriver à sortir le meilleur de lui-même. Je le trouvais chanceux d’avoir un tel environnement de travail.
Personnellement, je suis un ancien perfectionniste qui est devenu un généraliste. Je dû m’adapter à faire 12 000 choses en même temps. Je n’ai souvent même pas le temps de relire mes textes! Intervenant, journaliste, blogueur, rédacteur, écrivain, mise en marché, gérant d’artiste, organisateur de spectacles, conférences… Il m’arrive de plus en plus souvent à rêver de ne faire qu’une chose et de pouvoir la perfectionner, d’aller au bout de l’idée, du projet.
Je pensais à l’article sur la transformation extrême de la Mission Bon Accueil organisée par le Groupe Aldo. Cet article va paraître dans notre édition de juin. Même si j’ai fait 6 entrevues et dégagé un photographe pour une journée complète, j’aurais aimé pouvoir amener l’article encore un peu plus loin. M’assurer de pouvoir bien représenter les bénévoles mobilisés dans l’événement, les organismes qui en ont bénéficiés, mais surtout les gens à qui profitent cette action communautaire. Nos textes doivent bien représenter les gens derrière ces événements.
Est-ce le fait qu’un sondage vient de paraître soulignant que notre magazine est maintenant lu par 7% de la population du Québec qui crée cette pression à en faire plus? À cela, nos sites Internet et nos blogues génèrent plus de 6 000 visites par jour. Ça commence à faire beaucoup de monde qui nous lisent. En plus, Internet donnent une permanence à nos textes. J’ai reçu aujourd’hui des commentaires sur des textes que j’ai écrits il y a plusieurs années.
Il y a une pression à toujours faire mieux. En contre-partie, nous avons des limites financières, mais surtout humaine. Je travaille déjà 7 jours, près de 100 heures par semaine. Je mets tout mon coeur dans mes textes. J’aimerais pouvoir y ajouter un peu plus de temps.
Je me remémore tous les sujets que j’aurai voulu faire et qui n’ont jamais trouvé leur espace. Je vis leur absence comme un deuil.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
Le 27e Congrès des médias écrits communautaires du Québec vient de se terminer. Un week-end qui s’est déroulé à l’hôtel Mont Gabriel à Ste-Adèle. Cette rencontre entre les artisans de la presse communautaire est une occasion pour des retrouvailles, quelques formations et pour reconnaître le travail journalistique de tous ces gens impliqués, souvent bénévolement, pour servir leur communauté.
Personnellement, j’ai assisté à un atelier sur le Web avec Benoît Munger du journal Le Devoir et L’art du portrait avec l’excellent André Ducharme du magazine L’actualité. M. Munger nous a fait découvrir plusieurs fonctions et outils du Web que, malgré le nombre d’heures que je passe devant celui-ci, m’avait encore échappé. M. Munger réussi à rendre intéressante la formation et capter notre attention malgré que la matière soit un peu aride.
J’avais déjà eu l’occasion d’écouter l’atelier d’André Ducharme. Mais on ne peut se tanner d’écouter un journaliste d’expérience comme lui. On en apprend encore et encore. La passion d’André Ducharme pour le portrait le rend attrayant et intéressant à écouter.
Pendant ce temps, Danielle, co-directrice de l’organisme et spécialiste des équipements et logiciels s’est amusé dans les ateliers de conception graphique, autant pour les magazines que pour les tabloids. Elle a pris des notes qui vont être discutés avec l’équipe et qui devraient amener quelques changements dans le magazine.
Pour la remise des prix, je profite de cette occasion pour souligner les prix remportés par l’équipe de Reflet de Société. Dans la catégorie entrevue, Annie Mathieu pour son texte Le SIDA tue encore avec le docteur Réjean Thomas. Dans la catégorie chronique, Jean-Pierre Bellemare, notre chroniqueur de la prison de Cowansville pour son texte Pas banale la vie carcérale. Et finalement, une deuxième place pour Dominic Desmarais dans la catégorie reportage pour Le vin québécois fait son chemin.
Avec ces 3 prix, cela a permis à Reflet de Société d’être 3e pour le média communautaire de l’année, devancé par Graffici de Gaspésie et le Mouton Noir du bas du fleuve. Nous profitons de l’occasion pour les féliciter pour leur travail et cette reconnaissance de leurs pairs.
Le congrès s’est terminé avec une conférence de Laurence Poole de Sherbrooke. Cette conférence de motivation et de leadership a été une vraie révélation pour notre équipe. Je reviendrais sous peu pour vous en faire part avec plus de détails.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
Dominic Arpin et Martin Petit… Vous m’inspirez!!!
Merci à toi Dominic. Merci à toi Martin.
Depuis quelques jours, je me questionne sur l’avenir des médias au Québec. En tout cas, au moins celui de Reflet de Société et de l’organisme qui le chapeaute, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis le directeur de l’organisme, le rédacteur en chef du magazine et le fondateur du Café-Graffiti.
Les abonnements à notre magazine Reflet de Société permettent de soutenir des projets pour les jeunes tels que le Café-Graffiti. Mais voilà que le prix du papier augmente de 6% au printemps, on prévoit une autre augmentation de 6% à l’automne, le timbre poste a augmenté de 5 sous en janvier dernier, le prix de l’essence qui continue de battre des records… On prévoit des baisses et peut-être même la disparition des subventions à l’aide journalistique. Même chose pour la subvention pour les frais d’envois postaux.
Juste de demeurer un média, sans avoir à financer un projet communautaire commence à être du sport. En passant, pour ceux qui pensent que je me plaint pour rien avec mon augmentation de 5 sous par envoie, il faut savoir que nous diffusons près de 500 000 exemplaires de notre magazine par année. Chaque 5 sous d’augmentation finissent par coûter cher.
Cela explique pourquoi depuis un certain temps, je travaille à diversifier nos sources de revenus. J’ai engagé plusieurs consultants pour nous aider dans cet objectif, mais ils ont fait choux blancs. Cela a occasionné des dépenses, mais aucun revenu.
Pour la vente de publicité, il y a transfert des budgets vers l’Internet. Les médias conventionnels attirent moins de publicité que l’Internet réussit à faire. J’ai donc décidé d’appeler quelques régies publicitaires pour nous représenter et vendre de la publicité sur nos blogues et nos sites Internet. Après tout, avec plus de 6 000 visiteurs par jour, on devrait être capable d’attirer quelques publicités.
La première régie publicitaire est spécialisé dans le monde des affaires. On en “fitte” pas dans leur décor. Peut-être à l’automne ou au printemps l’an prochain. On repassera, je n’ai pas le temps d’attendre. Une deuxième régie publicitaire me rappelle, prends quelques informations et ne me rappelle pas! Faut pas me laisser sans nouvelles trop longtemps. J’ai sûrement un profil un peu maniaque. Faut que ça bouge. Ma devise, quand tu fais du surplace, tu recules. Parce que les événements eux continuent d’avancer et à te rentrer dedans. La troisième régie publicitaire ne m’a pas encore retourné mon appel.
Bon! J’ai compris, on ne veut pas de mes 6 000 visiteurs par jour. Tant pis pour eux, quand ils se réveilleront, ils courreront après. Après tout, je ne suis pas intéressé à la publicité Google qui ne donne pas grand chose mais qui pollue les blogues et les sites. De plus, en tant qu’organisme communautaire, nous sommes très difficile sur qui pourrait s’annoncer avec nous. On en refuse plus qu’on peut en prendre.
C’est à ce stade que les constellations se sont enlignés. Je me suis souvenu de l’entrevue que Martin Petit m’avait donné. Il me disait avoir rempli une salle de spectacle avec seulement ses contacts Internet. Ensuite j’ai pensé à Dominic Arpin. Lors d’une conférence devant les relationnistes du Québec, Dominic mentionnait qu’il a décidé de faire cavalier seul et d’avoir son propre blogue, indépendant d’un média. Se vendre lui-même plûtot que de laisser le média le vendre et tout empocher.
Suite à mon délire d’hier soir sur l’avenir de la presse écrite, plus pour faire sourire les gens, j’ai fait un Internet-o-thon en présentant les abonnements du magazine. C’était un gag, une satire, la fin de mon délire, rien de plus. Mais aujourd’hui, je me ravise. Mon fort intérieur était plutôt visionnaire et il m’avait lancé un message pourtant clair, net et précis.
Pourquoi me casser la tête avec une régie publicitaire qui ne semble pas apprécier notre potentiel ou, encore pire, qui ne saurait pas comment nous vendre et à qui nous vendre. Nous n’avons qu’à faire comme Martin Petit et Dominic Arpin. Nous vendre nous-même. Pas vendre la publicité des autres, mais vendre nos propres produits sur nos sites et nos blogues.
Pour un organisme tel le nôtre, de vendre des abonnements à un magazine de réflexion sociale, vendre des documentaires sur l’implication bénévole, vendre des CD de musique des jeunes que nous accompagnons, des livres de cheminement personnel, des guides d’intervention auprès de personnes suicidaires, de joueurs compulsifs et même notre T-shirt à l’effigie du Café-Graffiti, rien de plus naturel. Pour les Internautes qui nous lisent et qui aiment ce que nous écrivons, ce n’est pas de la pollution publicitaire, c’est d’encourager un organisme communautaire dans son orientation en économie sociale et d’offrir des produits et services qui sont la continuité de ce que nous faisons.
Malgré que dans WordPress nous soyons limité dans l’affichage des publicités, nous avions déjà réussi à placer une bannière dans le haut des blogues. Cette bannière annonce les 4 sites de l’organisme. J’ai ensuite fait rajouter une publicité sur chaque côté. Présentement nous y annonçons 2 livres. Nous alternerons régulièrement les publicités pour y présenter l’ensemble de tout ce que nous faisons.
Et voilà ma dernière trouvaille d’hier. À la fin de mes billets apparaîtra une publicité. Elle sera annoncé en caractère gras: PUBLICITÉ. Celui qui ne voudra pas la lire n’aura qu’à arrêter de lire. Mais celui qui aura aimé nos textes, pourra y découvrir les produits et services que nous offrons.
Nous voilà donc dans notre auto-publicité. Nous sommes convaincu que cela sera beaucoup plus pertinent et rentable que les quelques sous qu’on offre pour les “clics” sur des annonces de n’importe quoi. Parce que même si les budgets commencent à se diriger vers l’Internet, les prix offerts pour tout le travail qu’on y fait est encore dérisoire.
Au plaisir de continuer à vous écrire. Au plaisir de vous présenter quelques publicités pertinentes.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
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2e journée de notre Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Journaliste en prison avec une sentence à vie, finaliste aux Grands Prix 2008 des éditeurs de magazines
Le magazine Reflet de Société, spécialisé dans les sujets sociaux, publie depuis quelques années une chronique d’un prisonnier, Jean-Pierre Bellemare. J’ai connu Jean-Pierre lors de mes années de bénévolat à l’Institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium. Par la suite, Jean-Pierre a été transféré à la prison de Cowansville. Nous sommes resté en contact par la poste et Jean-Pierre a continué sa chronique dans notre magazine.
À chaque année, l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM), organise un concours pour souligner les meilleurs journalistes dans différentes catégories. Pour les Grands Prix 2007, la gagnante dans la catégorie “Chronique d’humeur, billet” a été Geneviève St-Germain de Châtelaine. Les finalistes avaient été Richard Martineau d’Elle Québec ainsi que Bernard Arcan et Serge Bouchard pour Québec Science.
Pour les Grands Prix 2008, les finalistes sont Jean-Pierre Bellemare de Reflet de Société. Les 3 billets présentés étaient:
- Pas banale la vie carcérale.
- Traitement de faveur pour délateurs.
- La sexualité au pénitencier.
Les 2 autres finalistes dans cette catégorie sont Émilie Dubreuil de Urbania et André Marois d’Info Presse.
La remise des prix aura lieu le 30 avril. Une demande de sortie spéciale est demandé à la prison de Cowansville pour permettre à M. Bellemare d’être présent lors de la remise des prix. Si la permission spéciale est refusée, à titre de rédacteur, je serais présent pour le représenter.
Toute l’équipe de Reflet de Société est extrêmement fière de la reconnaissance qui est ici offerte à M. Jean-Pierre Bellemare.
Nous avons envoyé l’information à M. Bellemare par la poste et attendons ses réactions. Nous vous tiendrons au courant de ses commentaires dès qu’ils nous parviendrons.
Voir la chronique de Jean-Pierre Bellemare.
Voter pour ce texte sur Cent Papiers.
Le Hip Hop et le Festival Juste pour rire. Entrevue avec Constance Rozon
Entrevue réalisée pour Reflet de Société
Constance Rozon, la soeur de Gilbert Rozon, est la personne en charge de dépister et d’engager les artistes du Hip Hop, autant de la scène locale de Montréal que les artistes internationaux.
Nous avons rencontré Constance Rozon, responsable de l’introduction de la culture Hip Hop sur les scènes du Festival Juste pour Rire elle a répondu à nos questions.
L’avenir du Hip Hop au Festival Juste pour Rire
Je ne suis pas une personne du milieu Hip Hop. J’ai commencé à faire du repérage de spectacle, notamment pour le théâtre. Par hasard, à New York, j’ai eu la chance de voir un spectacle underground de breakdance. J’ai été charmée. Pendant des années j’ai voulu introduire le breakdance dans le Festival Juste pour rire.
En 2002, le Festival a fait un test et en 2003 on a introduit le Hip Hop à la scène. On tripe et on est content quand on amène un nouveau spectacle, même s’il n’est pas dans la lignée des spectacles d’humour. Gilbert Rozon aime les nouvelles choses. Si on peut aider une culture, quelque chose de nouveau, on va le faire. Ce n’est même pas une question d’argent. Quand on produit les choses que l’on aime, cela fait le succès de l’événement.
Je ne sais pas encore si le Festival Juste pour Rire va décider de conserver le Hip Hop pour 2004. C’est peut-être réservé à une élite. Doit-on investir autant de temps sur une culture qui ne semble pas avoir assez de public? Pourquoi le public n’a pas été présent tout le long des onze jours de programmation pour soutenir les 150 artistes Hip Hop que l’on a présentés?
Les difficultés
Il n’est pas évident de savoir d’où vient le problème. Est-ce moi? Je ne sais pas. Certains artistes sont très sympathiques et fonctionnent bien. Pour d’autres, il m’est arrivé d’avoir à laisser jusqu’à 20 messages avant d’avoir un retour d’appel! Où est la nécessité d’avoir à courir après les artistes du Hip Hop pour leur offrir nos scènes? Je n’ai pas à être une mère pour tout le monde.
On a eu d’autres incidents tels que des rappeurs qui ne se présentent pas pour les sound check, d’autres qui arrivent en retard pour des entrevues avec les médias malgré une confirmation faite la veille.
Quoique dans leur contrat il soit clairement spécifié que personne d’autre que les artistes ne doit être présent dans le back stage, tous leurs amis s’y sont retrouvés (coulisses réservées aux artistes qui se préparent à entrer ou qui viennent de sortir de scène). Il y a eu beaucoup de vol, même que la police a dû intervenir.
Nous avons demandé de voir une pratique pour évaluer leur potentiel avant de confirmer leur présence au Festival. Pour certains groupes, il a fallu attendre de décembre jusqu’à mai! C’est frustrant; moi, ça me vide. Dans le cas d’un certain groupe, nous avions rendez-vous un samedi pour assister à leur pratique. J’ai déplacé quatre personnes du Festival. Sur les 12 artistes prévus, un seul s’est présenté! Ils ont demandé de remettre le tout au dimanche. Le Festival n’est pas habitué de travailler comme cela et a décidé d’annuler la prestation de ce groupe.
Quand je tente de leur ramener cette réalité, je passe pour la mauvaise femme, celle qui fait la morale. Et pendant tout le Festival, les techniciens me mettaient de la pression pour s’assurer que tout baignerait dans l’huile. J’ai vécu un vrai cauchemar. Ça prend beaucoup d’énergie.
Le Hip Hop international
Avec les Européens et les Américains, c’est très différent. Ils ne sont pas en retard aux rendez-vous, au contraire, ils sont d’avance, ils me fournissent rapidement leur matériel, ils sont polis, ne prennent jamais d’alcool pendant les prestations.
Mais on ne peut se comparer avec les Américains. Le bassin de population n’est pas comparable. Là-bas, tout est gros. Une pièce de théâtre qui pourrait tenir l’affiche deux semaines à Montréal, tiendrait l’affiche deux ans à New York. Ici le Hip Hop est une culture underground, à New York, c’est main stream, un comptable va écouter du Rap.
Mon appartement à New York est près des ghettos. Pourtant les gens là-bas ne manquent pas de discipline. Aux États-Unis, les loyers sont tellement chers et il n’y a pas d’assurance comme ici. Peut-être que cela t’oblige à être plus discipliné.
Les artistes étrangers pratiquent beaucoup plus. J’en ai vu se pratiquer à tous les jours, sept jours sur sept, sans même savoir si nous les prenions officiellement. Peut-être parce que les possibilités y sont plus grandes, que cela donne plus d’espoir. En France il y a des festivals partout, les artistes sont mieux payés. Ils prennent cela très au sérieux.
Les solutions
Les artistes de Montréal ne veulent pas avoir un autre travail pour se garder disponible pour un spectacle par mois. Pourtant, avoir un travail te permet d’acquérir une discipline, de te donner une structure, d’établir une relation avec l’autorité, de t’aider dans tes finances… Le travail c’est un enseignement pour travailler avec le monde, pour avoir un équilibre dans ta vie. S’il le faut, prend une journée de congé à ton travail si tu as un spectacle à donner. Quand tu auras à prendre trop de congés, tu pourras laisser ton travail, ton cheminement artistique te permettra de vraiment vivre de ton art.
C’est peut-être à nous les dirigeants de festivals, à faire des échanges pour les supporter, appeler d’autres festivals pour les faire connaître, que le gouvernement leur donne des bourses pour les soutenir. Commencer à créer une raison d’être, à leur donner de l’espoir.
Il va falloir que quelqu’un les aide à s’organiser. Je ne parle pas de gérants d’artistes. Je préfère parler directement avec les artistes. J’ai déjà négocié avec un gérant dont son artiste avait manqué un rendez-vous. Il m’a dit: « Faut vous habituer, c’est ça le Hip Hop. » Non, je ne m’habituerai pas. Tout le monde a des échéanciers à respecter.
Est-ce que je vais pouvoir faire une différence? Est-ce que les scènes vont se remplir? Il y a eu des spectacles comme Kardinal Offishall, un gros nom de Toronto. Il n’y a eu que 300 à 400 personnes. Est-ce que le Hip Hop est un spectacle pour une élite? Est-ce accessible pour un public plus large? Il n’y a rien ici qui centralise l’information et qui peut l’apporter au public. On doit pouvoir faire une différence, les aider, parce que ce sont des artistes de chez nous.
Opinion des représentants de la culture Hip Hop
J’ai fait relire cette entrevue à des membres impliqués et reconnus dans la culture Hip Hop: le producteur d’événement, DJ MiniRodz, le producteur de beat Chilly D, le rapper MGM et à DJ Naes. Après avoir eu ce commentaire: «Ça fait mal, parce qu’elle a raison sur presque toute la ligne», ils décident de mettre sur pied un comité de réflexion sur l’avenir du Hip Hop au Québec. Les artistes arrivaient en retard aux réunions et manquaient visiblement de discipline. Ce qui confirme les dires de Constance Rozon.
Johnny Skywalker mentionne: «C’est vrai que les rappeurs se permettent d’arriver en retard, mais ce n’est pas le cas de tous les artistes du Hip Hop.»
Autres textes sur le Hip Hop:
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/la-place-du-hip-hop-aux-francofolies/
La place du Hip Hop aux Francofolies
Reportage réalisé pour Reflet de Société
Laurent Saulnier est le vice-président à la programmation pour les Francofolies. Le Journal de la Rue l’a rencontré pour mieux faire connaître son point de vue et mettre en perspective la difficulté des jeunes artistes de se faire accepter par cette institution.
Vision du Hip Hop
Personnellement, je dois l’avouer, je suis un fan du Hip Hop. Je ne suis pas un fan du gangster rap*. Je suis plus subtil. Les artistes du Hip Hop sont intelligents, extrêmement bright avec toutes les qualités et les défauts que cela implique. La qualité d’une intelligence vive, rapide d’esprit, avec le défaut d’être rusés, sournois.
Difficultés de la culture
Cependant, je suis un peu triste que la culture Hip Hop tourne en rond depuis un à deux ans. Pas juste à Montréal, mais aussi aux États-Unis et en France. J’ai hâte que quelque chose de nouveau brasse la cage, que le Hip Hop retrouve ses lettres de noblesse.
Il faut de la nouveauté, quelque chose pour nous essouffler. La dernière grande claque a été Saïn Supa Crew. Depuis ce temps, il n’y a pas eu de groupes Hip Hop qui m’ont impressionné.
Les solutions
Je n’ai pas idée de ce que pourrait être ce changement à venir, sinon je serais millionnaire! Mais je reproche aux gens du milieu Hip Hop québécois de communiquer en circuit fermé. Et ce problème s’accentue. Malgré l’effort d’ouverture il y a 5 ou 6 ans, cela demeure un milieu où il est difficile d’y pénétrer.
À cette époque, les gens du milieu semblaient croire que leur musique pouvait rejoindre tout le monde. Cela a possiblement créé une désillusion totale. Nous sommes tous très contents quand un album Hip Hop se vend à 20 000 copies. Le milieu espérait en vendre 50 ou 100 000! Est-ce que cette désillusion a créé un refoulement? Au lieu d’être plus ouvert, le milieu se retrouve plus refermé sur lui-même.
Des groupes tels que Muzion, malgré qu’ils aient signé avec une grosse boîte comme Vik recording BMG Canada, n’ont pas été soutenus suffisamment par leur maison de disques. Je n’ai pas entendu parler d’un deuxième single pour l’album.
Perception des artistes
Ce n’est pas toujours facile de négocier avec le milieu Hip Hop. Tout découle du nombrilisme du milieu: les artistes se parlent entre eux. Je n’ai pas 22 ans, j’en ai 40. En 1982, j’écoutais Grand Master Flash. Je n’ai pas le même langage que le milieu Hip Hop d’aujourd’hui.
Relation de Laurent Saulnier avec l’underground
Je n’ai pas de difficulté à entrer dans un show Hip Hop. Je ne tiens pas à être ami des gens du milieu Hip Hop ou de n’importe quel autre milieu. Mon travail c’est de faire travailler tout ce monde.
On me considère main stream, comme l’ennemi à abattre. Pourtant, je ne vois rien dans le Hip Hop qui pourrait remplir le Spectrum présentement. Pas un seul groupe Hip Hop, même provenant de la France. Certains me parlent d’un sombre rappeur marseillais. Les gens sont déconnectés de la valeur de certains artistes. Souvent les CD de ces artistes ne sont même pas distribués! Il y a un manque de réalisme.
Relation des Francofolies avec le milieu Hip Hop
Aux Francofolies, on conserve des scènes extérieures gratuites parce que c’est important de leur donner une vitrine. On devrait continuer à les soutenir de cette façon. Nous traitons tous les artistes, locaux ou internationaux sur un pied d’égalité. Il n’y a aucun privilège spécial pour les artistes internationaux. Il n’y a aucune discrimination de sexe, de couleur ou de culture musicale.
Chez nous, il y a toujours des contrats écrits, des ententes claires. Tout le monde a le droit à son contrat qui respecte les engagements envers l’Union des Artistes.
Les solutions
Le message que je pourrais lancer au milieu Hip Hop c’est de faire le «basic» que beaucoup d’artistes ne font même pas. Pourquoi suis-je obligé d’appeler les gérants d’artistes? Ça serait le fun qu’ils m’envoient leur CD et leur matériel. C’est la base. Faites au moins le minimum. On écoute tout ce que l’on reçoit. Je ne demande rien de mieux.
Je crois que le Hip Hop doit trouver la façon d’être une musique de masse, populaire. Les artistes refusent cette ouverture qui leur serait pourtant profitable, pas juste financièrement, mais aussi émotivement.
Autres textes sur le Hip hop:
Rien ne va plus dans le monde du graffiti
Éditorial écrit pour Reflet de Société
Le monde du graffiti vit une période de transition qui risque de faire mal à beaucoup de monde. Certains graffiteurs ont choisi la voie artistique, d’autres, trop souvent, celle du vandalisme. Une tension de plus en plus palpable se fait sentir dans nos milieux.
Un marchand du centre-ville en a attrapé un sur son toit en train de graffiter. Il l’a suspendu par les pieds au-dessus du troisième étage et lui a dit: “Si je te laisse tomber, tout le monde va penser que t’as manqué le pied en faisant ton barbouillage”. Heureusement il l’a redéposé sans passer à l’acte. L’impuissance, la frustration ou la colère de certains commerçants ne légitiment pas cette violence. Nous cherchons comment éviter cette escalade.
Depuis presque sept ans, notre organisme travaille avec les graffiteurs et la culture Hip Hop. Le dossier spécial que nous présentons dans ce numéro nous a permis de réfléchir à l’évolution des dernières années en matière de graffiti. Nous avons rencontré des parents de graffiteurs, des graffiteurs reconnus par leur milieu, les plus jeunes qui les ont pris en exemple, des policiers, des marchands. C’est une histoire qui est loin d’être terminée.
Début des années 80, un artiste, Zïlon, se bute aux portes fermées des galeries. Il décide de graffiter sa créativité sur les murs de la ville. Début des années 90, la culture Hip Hop fait son entrée à Montréal avec les Timer, Flow, Seaz, Stack…La culture Hip Hop apporte ses règles, son éthique et le respect: on ne graffite pas sur les églises ni les oeuvres d’un autre artiste. Il y a une hiérarchie à respecter et des consignes pas nécessairement faciles à comprendre: on peut faire du bombing sur un tag, du graffiti sur un bombing… On ne passe par-dessus un graffiteur qui est plus fort ou plus connu que soi. On ne graffe pas un petit commerçant qui tente de gagner sa vie… Les règles de l’art sont enseignées par les plus anciens aux nouveaux qui forment la relève.
Après 1997, on espère, on fantasme, on rêve de pouvoir canaliser tous ces artistes dans un cheminement artistique et culturel. Le Café-Graffiti va s’y investir. Avec la Ville de Montréal, on dispose de murs autorisés pour permettre la libre expression des jeunes. C’est l’ère des projets novateurs, sous-financés, qui tentent de survivre malgré tout et d’être significatifs. Un certain nombre de graffiteurs deviennent des artistes connus et respectés.
À partir de 1998, nous assistons à une explosion de jeunes qui se disent graffiteurs, sans connaître la culture du milieu. Confus, les anciens se disent: “Ce sont des graffiteurs, il faut les soutenir”. Cependant, ces jeunes ne suivent pas les règles de l’art. Pour plusieurs, ils ne les ont même pas apprises. Trop de nouveaux qui sont dénoncés par plusieurs graffiteurs. Rebelles parmi les rebelles, certains adoptent le vandalisme. Est-ce vraiment de l’art? Le graffiti dérive vers le scratchfiti (graffignage des vitres) et vers l’acide dans les vitres, des moyens de plus en plus destructeurs. Le graffiti, qui se voulait un art urbain pour donner de nouvelles couleurs à des lieux délabrés, passe maintenant à la destruction des lieux.
Nous constatons les conséquences. Pendant que les marchands demandent plus de répression et accumulent les plaintes, les parents sont dépassés et certains ont tout simplement renié leur progéniture. Certains de ces pseudo-graffiteurs sont recherchés par toutes sortes de personnes, même par d’autres graffiteurs. Des jeunes deviendront peut-être les victimes de gens qui veulent se faire justice eux-mêmes. Gardons notre calme, l’heure est au dialogue.
Parce que la violence attire la violence et que le vandalisme est une forme de violence, nous voulons partager nos préoccupations. Ce dossier graffiti est une occasion d’ouvrir la discussion. Dossier à suivre, qui continuera dans le prochain numéro avec vos commentaires.
Autres textes sur le Hip Hop:
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/le-vandalisme-dans-les-transports-en-commun/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/vandalisme-au-metro-sherbrooke-un-graffiteur-reagit/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quebec-et-gatineau-en-mettent-plein-les-murs/
Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa
Suite au scandale américain du gouverneur démocrate de New-York Eliot Spitzer qui s’est fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupre, le Journal de Montréal, sous la plume de Mathieu Bélanger, nous présente l’hypothèse qu’il y aurait à Ottawa un scandale sexuel qui se trame.
Plusieurs agences d’escortes de la région d’Ottawa-Gatineau ont été contacté pour confirmer que certains politiciens fédéraux jouent avec le feu.
Depuis quelques années, dans mes écrits je vous parle d’une prostituée à 4 000$ pour un week-end qui a eu des relations avec des politiciens. L’heure est maintenant venu d’aller un peu plus loin dans la présentation de cette prostituée et de son réseau de clients politiciens.
Reflet de Société prépare pour son numéro de juin un reportage sur l’inceste et la prostitution. Il y sera question d’un des réseaux de prostitution impliqués avec des politiciens provinciaux et fédéraux.
Un reportage qui saura attirer l’attention. En attendant, est-ce que le Journal de Montréal va déguiser Brigitte McCan en prostituée pour tenter de prendre sur le fait l’un de nos politiciens?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Vous me direz que je suis encore à chialer contre les banques et les cartes de crédit. Hé bien oui. Que voulez-vous? Avec le service qu’elles nous donnent, tous les frais cachés et les petites clauses qui les avantagent, bien camouflées en arrière du troisième formulaire, il faut bien, en tant que consommateur sortir de ses gonds à quelques occasions.
Je vous ai déjà entretenu sur la vente de garantie prolongée sur le papier de toilette, un service offert par la carte Master Card de la banque Canadian Tire (volume 12 no 3, décembre-janvier 2004). Pour ceux qui ne le savait pas, Canadian Tire est devenu une banque. Être une banque est plus payant que d’avoir des magasins. Les magasins ne sont maintenant qu’un prétexte pour faire de l’argent avec le crédit. Aujourd’hui je vais déblatérer à propos des services financiers par internet.
Internet est un instrument merveilleux, quand il ne tombe pas en panne, pour communiquer rapidement. Après m’être inscrit à ce service haute technologie, j’essaie de faire de moi une personne moins préhistorique et je commence à payer mes comptes par internet. Dans le confort douillet de ma maison, je me sers de ce service pour donner mes directives. Puisque je suis quelqu’un qui n’aime pas payer 20% d’intérêt par année (ou plus), je paye mes soldes de carte de crédit au complet à la date demandée. Je m’en suis toujours fait un point d’honneur. Pour être sûr de ne pas oublier un compte sous la tonne de papier qui traîne dans ma valise et sur ma table, dès réception du compte je demande à mon cher internet de le payer à la date requise. Dans ma vie préhistorique, j’utilisais des chèques que j’envoyais d’avance mais datés de la journée ultime de grâce.
Voilà que je vérifie mon dernier compte reçu de cette fameuse banque Canadian Tire. Je m’aperçois que, malgré que j’ai fait mon paiement au montant intégral et à la date demandée, cette banque de pneus m’a chargé les intérêts comme si je n’avais pas payé mon compte. Je saute sur le téléphone pour m’informer du problème. Je me fais répondre que même si j’ai fait le paiement par internet à la date demandée, cela prend deux jours ouvrables pour que le paiement leur arrive! C’est vite internet. On me dit de faire mes paiements deux jours ouvrables avant la date d’échéance pour ne pas avoir à payer d’intérêts. Je suppose que tout bon citoyen sait cela évidemment. Un système internet qui nous permet de parler en direct avec des gens partout à travers le monde prend deux jours ouvrables pour faire le paiement de ma carte de crédit.
Quand j’envoyais un chèque postdaté, le paiement se faisait à la date demandée. Mais pas avec l’internet. Même si j’envoie l’ordre de paiement deux semaines d’avance. Pas vite les ordinateurs. Mais je suis obligé de me poser une grande question. Lorsque je demande de payer mon compte pour le 15 du mois, le paiement me sera crédité le 17 sur ma carte de crédit. Et cela, malgré que mon compte, lui, soit débité le jour même, à l’instant où je pèse sur la touche de confirmation. Si mon argent disparaît de mon compte le 15 et qu’il ne réapparaît que le 17 sur ma carte de crédit, où est-il pendant ces deux jours? Qui fait des intérêts avec mon argent pendant ces deux jours? Des gens se sont déjà mis riches juste à jouer avec les fractions de cennes qui traînaient partout. Maintenant on laisse traîner tout le capital. Et si mon argent oubliait de refaire surface dans deux jours?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/quoi-faire-si-vous-perdez-votre-portefeuille/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/mes-cartes-de-credits-et-mes-vacances/
On parle enfin des coopératives de santé!
En avril 2006, il y a presque 2 ans, Reflet de Société présentait un dossier sur les alternatives en matière de santé. Cela nous a permis de présenter un reportage sur les coopérative de santé. Les coopératives de santé existent depuis maintenant 25 ans. Des rapports qui datent aussi de 25 ans mentionnent que les coopératives sont une voix importante à explorer en matière de santé.
Nous avions aussi présenté Jonquière Médic. Un système de médecins à domicile qui s’autofinance depuis 25 ans. Nos lecteurs du Saguenay avait été heureux et surpris qu’enfin un média provincial parle d’eux en dehors de leur région. C’était la première fois que Jonquière Médic était mis de l’avant sur la scène provinciale dans un média!
Pour compléter le dossier sur les alternatives en matière de santé, nous avions tenté d’obtenir une entrevue du Ministre de la Santé et des Services Sociaux, Philippe Couillard. Les dates possibles d’entrevues ont toujours été repoussé et nous n’avons jamais eu l’entrevue. Nous avons présenté un article sur les questions demeurées sans réponses que nous voulions poser à M. Couillard.
En décembre 2006, nous vous présentions le livre de Jean-Pierre Girard: Notre système de santé, autrement. M. Girard y présentait les coopératives de santé dans son livre publié en septembre 2006.
Lors du débat des chefs, Mario Dumont avait questionné André Boisclair et par la suite Jean Charest sur l’avenir des coopératives de santé comme alternative à exploiter. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont répondu à Mario Dumont. Ils n’ont même pas prononcé le mot coopérative de santé! J’avais souligné en mars 2007 ma joie d’entendre enfin le mot coopérative de santé dans la bouche d’un politicien.
En juin 2006, Reflet de Société présentait un article avec le Dr Bernard Gélinas. Ce médecin à la Clinique coopérative de santé d’Aylmer en avait long à dire. Il lance la question: “La santé des Québécois serait-elle gérée à des fins politiques plutôt que par souci du bien-être collectif?”
En avril 2006, L’actualité présentait un reportage de Véronique Robert sur les réussites du système de santé à Alma. Encore une fois, le Saguenay-Lac-St-Jean nous ouvre la porte à des propositions alternatives en matière de santé qui fonctionnent.
Après tous ces écrits et questionnements sur la réalité des alternatives en matière de santé, voilà que nous pouvons lire, sous la plume de Jean-François Coderre, le 21 février 2008 dans le Journal de Montréal que le concept des coopératives de santé a inspiré le rapport Castonguay!
Ce qui m’a cependant surpris dans cet article c’est le commentaire de Marie-Joelle Brassard du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui fait la promotion des coopératives de santé: elle est vexée de voir le concept s’étendre!
Va-t-on vraiment finir par étudier les alternatives en matière de santé? D’ou vient cette résistance à parler librement? Nous le saurons peut-être dans un autre 25 ans.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
2$; le prix à payer pour devenir un joueur compulsif
Rencontre avec Michel, propos recueillis pour Reflet de Société
Je suis dans un dépanneur et j’attends que le téléphone public se libère. J’entends un bruit de machine. Un homme hystérique vient de gagner un montant d’argent. Je m’avance et lui demande comment ça marche: «C’est pas compliqué. Assieds-toi à côté, prends l’autre machine et je t’explique.» J’ai mis 2$. J’ai gagné 25$. Deux jours après je suis revenu au dépanneur en espérant que le téléphone soit encore occupé pour jouer un peu en attendant. Ce fut le début de ma descente aux enfers.
J’ai été lancé dans un monde de rêve. J’espérais travailler de temps en temps et jouer à plein temps. Quand j’ai été tanné de me conter des menteries, que j’ai voulu arrêter de souffrir, j’ai fait le premier pas vers Gamblers Anonymes. Je pensais qu’ils m’aideraient financièrement, qu’ils me prêteraient de l’argent pour payer mes dettes. Je pensais que j’avais un problème d’argent, pas de jeu. Ils m’ont remis une enveloppe avec les outils nécessaires pour m’aider.
Ce qui m’a frappé le plus à mon premier meeting a été de voir que je n’étais pas seul à souffrir. Je pensais que j’étais seul à être fou. D’autres aussi ont souffert et ils s’en sont sortis. Quand j’ai commencé dans Gamblers anonymes, je voyais des gens qui avaient réussi à arrêter 3 ou 4 ans et je ne les croyais pas.
Je n’avais pas encore touché à mon mal de l’âme. C’est là que j’ai rencontré ma spiritualité. Ce n’est pas une question de religion. C’est quelque chose entre la tête et le cœur. Une petite voix intérieure que j’ai trop longtemps enterrée sous la grosse voix du jeu.
Quand les gens faisaient leur partage, j’étais convaincu qu’ils parlaient de moi, que ma femme les avait appelés pour leur dire ce que j’avais fait. J’y ai appris à m’aimer. Il faut persévérer, revenir. Si tu es gêné, viens avec un ami. Tu n’es pas obligé de t’identifier.
En 1990, il n’y avait que trois meetings Gamblers anonymes par semaine. Aujourd’hui, après l’arrivée des casinos et des vidéo-poker, il y en a plus d’une centaine! L’expansion astronomique de la maladie du jeu a été difficile à suivre. On ne savait pas trop où on s’en allait. Avec leurs expériences, des joueurs provenant des autres fraternités telles Alcooliques Anonymes nous ont aidé à nous structurer. Nous avons travaillé aussi à faire traduire toute la littérature de Gamblers anonymes.
Gamblers anonymes a été important pour m’aider et j’ai aussi utilisé d’autres outils tels la thérapie et surtout l’écriture. Je n’avais jamais écrit sur moi auparavant. J’ai eu mal au poignet tellement j’ai écrit pendant un intensif. C’est une expérience très enrichissante. Une fin de semaine juste avec des joueurs en cheminement, pour se centrer sur soi-même et briser l’isolement. Tu te retrouves dans un climat de sécurité qui te permet d’aller en profondeur dans ce que tu vis, pas juste d’effleurer la surface. Quand je suis sorti de mon premier intensif, je flottais dans les airs. C’est quand tu sors de thérapie ou d’un intensif que la vraie thérapie commence, que tu fais face à la réalité de la vie.
Même si j’ai arrêté de jouer depuis longtemps et que je n’ai plus les obsessions que j’avais au début, j’ai besoin de continuer à m’impliquer, de donner au nouveau ce que j’ai reçu.
La réalité n’est pas toujours facile; créanciers, famille… Tu as l’impression que toute ta vie s’écroule. La honte aussi. Pourquoi moi j’en suis rendu là? Je suis un être intelligent. Gamblers anonymes c’est pas une pilule ou une piqûre magique qui guérit tout instantanément. C’est un mode de vie que je partage avec ma famille et mes nouveaux amis. Mes parents m’ont encouragé. Ils me demandent parfois si j’ai fait un meeting dernièrement. Ils demeurent avec cette peur que je rechute. Ils m’accompagnent dans les meetings quand il y a une occasion spéciale comme fêter une année d’abstinence. Ils viennent aussi au Congrès annuel et rencontrent les nouveaux qui prennent conscience qu’ils doivent arrêter de jouer avant «de se faire la peau». Ils leurs donnent des paroles de réconfort comme ils l’ont fait pour moi: «C’est beau. Lâche pas. T’es capable.»
Avant j’avais le goût de mourir, aujourd’hui j’attrape une grippe et je m’inquiète. Je suis camionneur. Je viens de passer par le New Jersey. Il y avait un tirage pour un gros lot de plusieurs centaines de millions. Je n’ai pas acheté de billet. Mon bonheur intérieur n’a pas de prix.
Je suis heureux de m’être retrouvé. C’est quand tu penses que tu es guéri et que tes finances commencent à remonter que le risque de rechute est le plus grand. On m’a déjà appelé en plein milieu de la nuit pour aider un joueur sur le pont Jacques-Cartier qui voulait sauter. Si tu es vraiment tanné de souffrir, de te conter des menteries, attends pas, viens cogner à notre porte. Nous t’aimerons et t’accepterons tel que tu es. Et si tu viens au Congrès de Terrebonne en juillet prochain, je vais te présenter mes parents: «Lâche pas. T’es capable.»
Textes sur le gambling:
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/quand-le-casino-mene-au-pont-jacques-cartier/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/merci-a-loto-quebec-de-nous-avoir-ruine/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/la-piscine-creusee-et-le-casino/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/quand-le-jeu-devient-excessif/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/15/vivre-avec-un-joueur-compulsif/

À Loto-Québec de qui se moque-t-on?
Écrit par Raymond Viger pour Reflet de Société
Depuis quelque temps, des documentaires et des reportages publiés dans plusieurs médias traitent des effets pervers du jeu compulsif. Non seulement la souffrance et la détresse des joueurs et de leurs proches y sont soulignées, mais plusieurs journalistes ont questionné fortement l’intégrité et la conscience de Loto-Québec.
Voyant son image ternie par les «méchants» journalistes, les dirigeants de Loto-Québec lancent une campagne de publicité pour redorer leur image corporative et démontrer que Loto-Québec agit en bon père de famille corporatif.
L’intérêt public
Quand les journalistes questionnent les agissements de Loto-Québec, ils font leur travail. C’est d’intérêt public et le citoyen est mieux informé. Leurs médias, eux, vendent des pleines pages de publicité où Loto-Québec vante ses mérites. N’est-ce pas contraire à l’intérêt public? Peut-on décrier dans nos éditoriaux des choses et accepter de passer de la publicité qui va à l’encontre de ce que l’on dénonce? Il y a ici un illogisme flagrant et un manque de respect pour le travail des journalistes et pour les lecteurs.
La vraie mission de Loto-Québec
Les profits de Loto-Québec doivent, dit-on, servir à baisser nos impôts, à soutenir les arts et la culture, faire de la prévention et de l’intervention auprès des joueurs compulsifs. Peut-on accepter que Loto-Québec utilise ces profits pour redorer son image publique? En bon père de famille, Loto-Québec aurait dû accepter la critique et prendre le temps de se remettre en question.
Pourquoi ne pas avoir investi ce budget en prévention? Les prestigieuses commandites de Loto-Québec leur donnent déjà suffisamment une belle image.
Boycott de Loto-Québec
Loto-Québec nous a proposé cette publicité où ils se décrivent comme «une institution consciencieuse qui assure un équilibre entre sa mission économique et sa responsabilité sociale».
Nos principes, nos valeurs et le respect que nous portons à nos lecteurs et aux journalistes nous obligent à la refuser. Nous leur avons demandé de la remplacer par une page de publicité sur la prévention face au jeu compulsif. Malgré qu’ils investissent des sommes importantes pour redorer leur image corporative, ils n’avaient pas de budget pour faire de la prévention! La directrice des communications corporative, Mme Carole Villeneuve, comprenant la spécificité de notre magazine, ne peut rien faire d’autre que d’envoyer une note à la fondation Mise sur toi pour qu’ils pensent à notre magazine lors de leur prochaine campagne. Compte tenu de l’indépendance de la fondation envers Loto-Québec, Mme Villeneuve ne peut cependant rien garantir.
Rien de disponible en prévention
Les publicités de la fondation Mise sur toi ne font pas de prévention. Ils font de la publicité pour offrir des services aux joueurs déjà pris dans les engrenages du jeu compulsif. De plus, la fondation Mise sur toi n’a pas de budget de publicité disponible pour nous pour l’instant.
Personne ne pouvant nous offrir une publicité en prévention, nous avons dû refuser l’offre de Loto-Québec. Financièrement, cela nous fait mal. Très mal (3 350$). Mais nous gardons la tête haute et cela n’a pas de prix.
Finalement, nous avons réussi à obtenir une publicité en prévention de la part du Ministère de la Santé. Est-ce la responsabilité de ce Ministère de prévenir les effets pervers de Loto-Québec et de remplacer la fondation Mise sur toi en ce qui concerne la prévention du gambling?
Nous attendons impatiemment vos commentaires.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/anne-panasuk-transforme-la-societe/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/247/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/boycott-de-loto-quebec/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/17/les-publicites-sociales-qui-nous-font-mal/
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Suicide et intervention de crise en France
L’organisme, Le Journal de la Rue, possède 2 sites Internet et plusieurs blogues. Cela permet de faciliter la navigation des Internautes selon leurs besoins et leurs goûts.
Nous avons donc un site artistique et culturel pour le Café-Graffiti. www.cafegraffiti.net. Nous avons le site général de l’organisme, www.journaldelarue.com. Nous sommes à finaliser un nouveau site, spécifiquement pour le magazine, www.refletdesociete.com.
Nous gérons plusieurs blogues. Les 2 principaux sont ceux des archives de Reflet de Société. www.journaldelarue.wordpress.com et le blogue du rédacteur en chef, www.raymondviger.wordpress.com.
Cela nous amène un trafic différent mais aussi de provenances différentes pour chacun de ces sites et blogues. Les 2 sites Internet génèrent un trafic 100% canadien. Selon les statistiques d’Alexa, le Café-Graffiti se retrouve pour le Canada à la 20 254e place, tandis que le site pour Reflet de Société arrive à la 40 663e place. Seulement à titre de référence pour mieux comprendre ces statistiques, le site de L’actualité génère 63% de trafic canadien et il obtient ainsi la 17455e place pour le Canada.
Ce qui m’a surpris, c’est le trafic généré par les 2 blogues. Le blogue du rédacteur en chef génère un trafic à 56% de France et 11% provenant du Canada. Celui de la revue en a 39% de France et 18% du Canada. En France, ces blogues arrivent en 104 929e place et 95 719e place. Celui de L’actualité arrivant à la 132 221e place.
Quels sont les textes qui génèrent un si grand trafic provenant de la France? Les textes sur le suicide. En plus de générer beaucoup de visites, les textes reliés au suicide génèrent beaucoup de commentaires, surtout provenant de gens habitant la France.
Lors de ma tournée de conférence en France en avril dernier, j’avais remarqué que le suicide est une problématique ou les intervenants n’osent pas prendre leur place, ne laissant que les services spécialisés telle la psychiatrie intervenir. Malgré l’expérience de plusieurs, lorsque j’ai donné une formation sur l’intervention auprès de personnes suicidaires, pour plusieurs des intervenants français, c’était une révélation d’apprendre qu’ils pouvaient et qu’ils se devaient d’intervenir.
À partir des commentaires reçus d’Internautes français vivant des difficultés, j’ai eu l’occasion d’établir une relation thérapeutique par mail. Le manque de ressources pouvant intervenir en France est flagrant et évident. Cela isole encore plus les personnes en crise.
Le Québec demeure encore un endroit privilégié pour ses ressources communautaires et son implication auprès des personnes plus démunies, que ce soit physiquement, financièrement ou émotivement.
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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.
Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.
Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Reflet de Société: 2008, l’année d’une nouvelle garde-robe
Depuis 2004, le magazine Reflet de Société a amorcé une grande série de changements. Passant du papier journal au papier alternatif, rajoutant une couverture glacée, des pages couleur, augmentant le nombre de pages de 24 à 28, ensuite à 36, le nom qui a passé de Journal de la Rue à Reflet de Société, le logo qui s’est transformé d’année en année par la suite.
Le numéro de février de la revue Reflet de Société marque une autre étape dans cette transformation. La métamorphose n’est pas encore terminée, d’autres changements sont sur la table de travail. Le tout sera complété pour la sortie d’un numéro spécial en septembre prochain.
Profitant de cette vague de changements, les sites Internet www.cafegraffiti.net et www.refletdesociete.com terminent leur chirurgie plastique. Le tout sera en ligne pour le mois de mars.
La Gazette des femmes dans la chronique “À la découverte des magazines d’ici”
Pour son numéro de février, le magazine Reflet de Société vous présente la Gazette des femmes dans sa chronique “À la découverte des magazines d’ici”.
Cette présentation n’est pas étrangère à la célébration de la Journée de la femme qui aura lieu le 8 mars prochain.
Après avoir présenté Québec Science, Protégez-vous, la Revue Notre-Dame (RND), Les petits débrouillards, Pomme d’Api, Les explorateurs, J’aime lire, Le Mouton Noir, Géo Plein Air et Urbania, la chronique “À la découverte des magazines d’ici” va possiblement tirer sa révérence.
Si vous avez des propositions à nous faire parvenir pour une continuité de cette chronique ou si vous avez une position à prendre, c’est le temps de le faire.
Les coups de coeur de Lucien Francoeur
Pour son édition de février, le magazine Reflet de Société a invité Lucien Francoeur à partager ses coups de coeur littéraires.
Une chronique de livres différente et qui mérite un petit détour. Les livres qui ont influencé le coeur de ce rocker et qui en ont fait ce qu’il est aujourd’hui. Lucien Francoeur rejoint ainsi Anne Panasuk, Michel Auger, Guillaume Vigneault, Stanley Péan, Yann Perreau, Ricardo Larrivée, Alain Lefèvre qui ont été les invités des numéros précédents.
Cette chronique de livres, présentée par la revue Reflet de Société est une façon de mieux connaître certaines personnalités à travers leurs choix de lecture.
Départ d’Amédé Landry et arrivé d’Alexandre Blackburn
Le service à la clientèle du magazine Reflet de Société vient de changer de voix. Depuis 2 ans, Amédé Landry a été notre voix auprès de nos lecteurs. Provenant de l’Abitibi, Amédé est arrivé à Montréal à l’âge de 16 ans et demi. Il a débuté un travail chez nous, lui permettant de connaître la grande ville et de vivre des expériences importantes dans sa vie. Après 2 années, fort de cette expérience, il a décidé de retourner dans son Abitibi natale.
Pour le remplacer, Alexandre Blackburn vient de faire son arrivée. Ne vous inquiétez pas pour ceux qui étaient habitués au sourire et à la bonne humeur d’Amédé, Alexandre a le même sourire et la même joie de vivre.
Amuse-toi bien Amédé en Abitibi, tu vas nous manquer. Bienvenu Alexandre et bonne continuité chez nous.
Une belle occasion pour soutenir le Journal de la Rue. Parce que le magazine Reflet de Société, édité par le Journal de la Rue fait partie de cette promotion.
L’offre se termine le 14 mars. Pour les gens déjà abonnés à Reflet de Société, ne vous gênez pas pour profiter de cette opportunité en renouvelant votre abonnement à Reflet de Société. Contactez notre service aux abonnés, après vous profiterez de cette offre et nous vous ferons parvenir votre revue, à la suite de votre abonnement actuel. Vous pouvez aussi vous abonner directement à Reflet de Société en ligne ou en appelant le service aux abonnés, (514) 256-9000.
Journalistes, relationnistes et blogueurs
Pour faire suite à mon billet d’hier, je me dois d’expliquer ma présence à la formation de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPR), l’ancienne Société des relationnistes.
Je ne connaissais même pas ce regroupement. Le tout a commencé lorsque la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) m’a envoyé sa lettre d’information hebdomadaire. On y mentionne que les relationnistes organisent un forum sur l’usage des blogues et des médias sociaux. Ces médias sont décrits comme des “moyens potentiellement puissants de communication encore méconnus et trop peu utilisés au Québec, notamment par les professionnels en relations publiques”.
On y souligne un exemple d’utilisation de blogues par les relationnistes: la compagnie d’appareils photo Canon vient d’être prise la main dans le sac en payant des blogueurs pour qu’ils affichent sur leur blogue techno, comme si c’était du contenu rédactionnel indépendant, un test du Canon 40D fourni par la compagnie.
Après avoir été témoin d’une série de billets sur la divergence d’opinion entre les journalistes et les
