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Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville, journaliste
Dimanche le 11 mai, finalement, Danielle et moi avons réussi, avec plus d’un mois de retard, à pouvoir rencontrer Jean-Pierre Bellemare à la prison de Cowansville.
Cet événement mérite une entrée en matière. Pendant près de 2 années, Danielle et moi avons été bénévole à l’institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium. Nous y avons fait plusieurs rencontres, dont celle de Jean-Pierre.
Jean-Pierre a régulièrement envoyé des lettres à des médias. Si elles ont été publié, ça n’a été que dans de rares occasions. En apprenant que nous étions aussi impliqué dans le magazine Reflet de Société, Jean-Pierre nous présente quelques textes déjà écrit. J’ai dû refuser les textes présentés.
J’ai encouragé Jean-Pierre a continué d’écrire. J’ai aussi refusé ceux qu’il a écrit pendant les premiers mois qui ont suivi. Jean-Pierre écoutait les nouvelles télévisées, lisaient plusieurs quotidiens… Il était saturé d’informations de toutes sortes. Son opinion sur la guerre en Afghanistan n’était pas crédible et n’apportait rien de nouveau dans le débat.
Au printemps 2006, j’assiste à une journée de remerciement pour les bénévoles. J’ai l’occasion de manger à la cafétéria avec les autres prisonniers et de passer une journée complète avec eux. J’ai pu ainsi rencontrer les prisonniers responsables des différentes activités. Pour l’occasion, plusieurs d’entre-eux avaient écrit des textes de remerciement pour les bénévoles. Les textes de Pascal, Éric, Pat, Benoît, Jean-Pierre et d’un 2e Éric étaient affichés sur un grand carton.
J’avais été touché par cette reconnaissance que les prisonniers ont témoigné envers les bénévoles qui viennent les visiter. Dans nos vies tumultueuses, la visite d’un ami peut facilement être prise pour acquise. Dans une prison fédérale, quand quelqu’un vient te visiter, même un étranger que tu ne connais pas encore, tu apprécies son geste, le temps qu’il t’offre. Un instant de relation, une parole d’encouragement prennent un sens magique.
Lors de ma rencontre suivantee, Jean-Pierre me remet le grand carton avec tous ces textes de remerciement. Celui-ci est encore installé dans mon bureau. En août 2006, avec l’autorisation de Jean-Pierre et de ses collègues, je publie dans Reflet de Société les textes qu’ils ont écrit. En remettant des exemplaires de ce numéro aux différents prisonniers, une flamme illumine leur regard. Quelqu’un leur a fait confiance pour les publier. Ils voient leurs noms au bas de leur texte. Ils vont être lu par près de 500 000 lecteurs à travers tout le Québec!
Suite à cette expérience, nous avons réussi à publier plusieurs textes de détenus. Danielle et moi leur proposons d’écrire sur ce qu’ils connaîssent: la prison et leur criminalité. En parlant, non pas comme des spécialistes ou des techniciens, mais au JE, avec leur coeur, leur raison et leur passion.
Quelques chroniques se publient avec plusieurs auteurs différents. Un seul continue avec persévérance. Après sa première publication, Jean-Pierre m’a regardé droit dans les yeux pour me dire: “j’ai compris ce que tu veux. Attends de voir mon prochain texte. À partir d’octobre 2006, Jean-Pierre a débuté sa chronique en solo et n’a pas arrêté depuis.
En 2007, Jean-Pierre se fait transférer à la prison de Cowansville. Notre relation va continuer dans l’écrit. Jean-Pierre continue de m’envoyer ses textes et des lettres personnelles. Je lui retourne des exemplaires avec des mots de Danielle et moi.
En janvier 2008, l’équipe journalistique de Reflet de Société se réunit pour choisir les textes qui seront présentés à l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et pour l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM). Dans la catégorie “Meilleure chronique”, à l’unanimité nous présentons la chronique de Jean-Pierre.
Début avril, j’envoie une lettre à Jean-Pierre lui annonçant qu’il est finaliste pour les Grands Prix de journalisme de l’AQEM. Je lui fait parvenir des copies couleurs de tous les documents qui font mention des résultats. Je commence les démarches pour le rencontrer à la prison de Cowansville. Le 25 avril, ouverture du congrès de l’AMECQ. Nous apprenons que Jean-Pierre y est aussi finaliste. Le lendemain nous apprenons qu’il remporte le premier prix de l’AMECQ pour sa chronique. Le 30 avril, lors de la journée des magazines, j’apprends que Jean-Pierre n’a pas remporté le prix de l’AQEM.
L’enthousiasme est à son comble parmi l’équipe de Reflet de Société et de ses collaborateurs. Nous avons reçu plusieurs mots d’encouragements des autres éditeurs, tout aussi content que nous que Jean-Pierre se soit aussi bien classé.
Les démarches pour visiter Jean-Pierre auront été longues et ardues. Je reçois des formulaires que je remplis. Après quelques semaines d’attente, j’apprends qu’on ne m’a pas fait parvenir les bons formulaires, je dois recommencer les procédures. Prises de photos, enquête… Danielle et moi sommes finalement accepté pour la prison de Cowansville. C’est la 6e prison qui m’accepte. Mais ils n’ont aucun système centralisé, il faut recommencer les enquêtes et les procédures à chaque fois. Pendant tout ce temps, aucune lettre de Jean-Pierre sur ses impressions. Cela m’inquiète un peu.
Nous mettons près d’une heure trente minute pour parcourir les 116 kilomètres qui nous séparent de la prison de Cowansville. Presque le même temps nous sera nécessaire pour franchir les 116 pieds séparant le stationnement de la salle pour rencontrer Jean-Pierre. C’était la fête des mères. Il n’y avait presque personne. À l’heure où nous sommes arrivés, nous étions les seuls à vouloir passer les contrôles de la sécurité.
Jean-Pierre se présente finalement. Il se confond en excuse. Une barbe de plusieurs jours le gêne. Quand je le rencontrais à l’institut Leclerc, il connaissait mes soirées de présence. Il arrivait toujours bien rasé, bien parfumé et bien habillé. Aujourd’hui, malgré son habillement, la joie de nous revoir, la fierté de nous parler de ce qu’il ressent nous font oublier tout le reste.
Jean-Pierre m’avait envoyé une lettre qui ne s’est jamais rendu. Il m’en avait envoyé une 2e le vendredi. Je viens tout juste de la recevoir. À vrai dire, j’attendais cette lettre avant d’écrire mon billet. Nous nous permettons de partager avec vous ces quelques lignes:
Un magnifique bonjour.
Est-il nécessaire de vous décrire à quel point vous m’avez surpris avec votre dernier envoi. Mon égo et surtout ma fierté m’ont fait franchir un nouveau stade dans mon développement personnel. J’étais un homme relativement content. Maintenant, je deviens un être accompli. La reconnaissance par ses pairs est la sensation la plus agréable… après le sexe.
Un gros merci encore une fois de votre confiance et de vos encouragements. J’ai su qu’un journaliste voulait me rencontrer. J’ai accepté de le rencontrer.
Je vous envoie mes salutations. Passez un bel été fleuri. J’ai quelques textes en préparation.
Jean-Pierre Bellemare.
Jean-Pierre a été surpris du nombre de personnes qui sont venu le féliciter pour le travail qu’il a fait. D’autres détenus, des gardiens, des bénévoles, des gens de la chapelle… J’ai voulu lui remettre le trophée que Jean-Pierre avait gagné. La sécurité n’avait pas autorisé que je lui amène. Même pas pour lui montrer. J’ai mis le trophée sur le “scanner” et lui ai amené des photocopies couleurs grandeurs natures. Elles vont orner sa cellule.
Ces retrouvailles à la prison de Cowansville me motive à parcourir de nouveau les 116 kilomètres qui nous séparent. Je vais bousculer mon agenda pour trouver les 5 heures nécessaires pour cette visite d’une heure. Mais je ne dois pas aviser. Parce que Jean-Pierre m’a avisé. Trop de visites rend difficile le retour à la cellule. Cela revigore les souvenirs qu’il y a une vie après la prison et, qu’un jour, ce sera son tour à reprendre une vie de citoyen.
Au plaisir de la prochaine rencontre Jean-Pierre.
Amitiés,
Danielle et Raymond.
Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
Le 27e Congrès des médias écrits communautaires du Québec vient de se terminer. Un week-end qui s’est déroulé à l’hôtel Mont Gabriel à Ste-Adèle. Cette rencontre entre les artisans de la presse communautaire est une occasion pour des retrouvailles, quelques formations et pour reconnaître le travail journalistique de tous ces gens impliqués, souvent bénévolement, pour servir leur communauté.
Personnellement, j’ai assisté à un atelier sur le Web avec Benoît Munger du journal Le Devoir et L’art du portrait avec l’excellent André Ducharme du magazine L’actualité. M. Munger nous a fait découvrir plusieurs fonctions et outils du Web que, malgré le nombre d’heures que je passe devant celui-ci, m’avait encore échappé. M. Munger réussi à rendre intéressante la formation et capter notre attention malgré que la matière soit un peu aride.
J’avais déjà eu l’occasion d’écouter l’atelier d’André Ducharme. Mais on ne peut se tanner d’écouter un journaliste d’expérience comme lui. On en apprend encore et encore. La passion d’André Ducharme pour le portrait le rend attrayant et intéressant à écouter.
Pendant ce temps, Danielle, co-directrice de l’organisme et spécialiste des équipements et logiciels s’est amusé dans les ateliers de conception graphique, autant pour les magazines que pour les tabloids. Elle a pris des notes qui vont être discutés avec l’équipe et qui devraient amener quelques changements dans le magazine.
Pour la remise des prix, je profite de cette occasion pour souligner les prix remportés par l’équipe de Reflet de Société. Dans la catégorie entrevue, Annie Mathieu pour son texte Le SIDA tue encore avec le docteur Réjean Thomas. Dans la catégorie chronique, Jean-Pierre Bellemare, notre chroniqueur de la prison de Cowansville pour son texte Pas banale la vie carcérale. Et finalement, une deuxième place pour Dominic Desmarais dans la catégorie reportage pour Le vin québécois fait son chemin.
Avec ces 3 prix, cela a permis à Reflet de Société d’être 3e pour le média communautaire de l’année, devancé par Graffici de Gaspésie et le Mouton Noir du bas du fleuve. Nous profitons de l’occasion pour les féliciter pour leur travail et cette reconnaissance de leurs pairs.
Le congrès s’est terminé avec une conférence de Laurence Poole de Sherbrooke. Cette conférence de motivation et de leadership a été une vraie révélation pour notre équipe. Je reviendrais sous peu pour vous en faire part avec plus de détails.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
Suis-je Francophone ou Québécois?
Le 1er avril dernier, j’ai fait un billet sur mes vacances à Vancouver. Un peu lorsque j’avais fait l’an dernier une tournée de conférence en France sur l’intervention auprès des jeunes, j’ai décidé de faire une catégorie qui regrouperait les billets que je vais écrire sur ma visite à Vancouver.
J’ai aussi rajouté une autre catégorie; Francophone hors Québec. Parce que je suis déjà convaincu que ce voyage à Vancouver va stimuler plusieurs textes, non seulement sur ma visite à Vancouver, mais sur d’autres contacts à travers le Canada.
J’ai reçu mercredi trois messages de Paul de la Riva, directeur des communications pour le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. Il m’invite à une visite de l’école de Surrey. 500 élèves du primaire à la 12e année. Vous vous imaginez, une école de 500 étudiants, réparti sur les 13 niveaux du primaire à la 12e année. Cela fait une moyenne de 38 étudiants par niveau! C’est la plus grosse école francophone (langue première) de la Colombie-Britannique.
Je suis déjà touché et ébranlé par ce que peuvent vivre les francophones dans un milieu minoritaire. En plus, une école qui a un haut niveau de multiculturalisme. Je suis surpris d’apprendre qu’il y a 40 écoles francophones à travers la Colombie-Britannique.
M. de la Riva veut me présenter les participants du projet “À vélo pour les sans-abri” - une excursion de 500 km pour appuyer les sans-abri tout en sensibilisant les élèves et la communauté à cette triste réalité.
Mais là ou M. de la Riva m’a vraiment touché c’est le lien qu’il m’a transmis sur une vidéo qui présente des étudiants francophones et la mission que le Conseil scolaire francophone s’est donné. On y parle d’identité, de culture, du droit et du privilège de parler en français et d’étudier en français, l’amour de la langue. De quoi ébranler un grand sensible comme moi.
J’ai été touché par la vision qu’ils se donnent d’une école francophone: “La réussite scolaire c’est une affaire communautaire. La collaboration, c’est une école communautaire, c’est l’occasion de se parler.”
Je me dois de vous citer 3 étudiants de ce vidéo:
Irina: “À l’école francophone, je fais partie d’une communauté spéciale, avec des profs et des élèves qui se respectent et qui ont une même idée.”
Félix: “Le français c’est une opportunité, surtout dans un milieu anglophone.”
Lisa: “Un message aux jeunes francophones ça serait juste d’être fier d’être francophones.”
C’est le premier message que je reçois des gens de Vancouver pour les 15 jours que je vais y passer. Je suis déjà touché et ébranlé. De voir et d’entendre cette fierté de pouvoir parler et étudier en français. Les liens qui se sont tissés autour d’une école francophone en milieu anglophone.
Peut-être parce que je viens de Montréal. Une ville bilingue où la culture américaine vient ébranler et enterrer notre plaisir d’être juste francophone. Peut-être parce que je travaille depuis 16 ans auprès de jeunes de la culture Hip Hop. Une culture bilingue où les Américains ont plus influencé les montréalais que les Français n’ont réussi à le faire. Peut-être aussi parce que je suis contre les méga-écoles qui comptent 2 000 à 3 000 étudiants.
Merci M. de la Riva, pour votre invitation et pour les liens que vous m’avez partagé.
Gaspésienne et Gaspésien vivant hors Gaspésie recherché par Graffici
Je suis présentement au congrès des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ). Je viens de rencontrer Frédéric Vincent, le directeur du magazine gaspésien Graffici.
Le magazine Graffiti couvre l’ensemble de la Gaspésie depuis 7 ans. Tous les Gaspésiennes et Gaspésiennes reçoivent ce magazine culturel par la poste. Le rêve et l’objectif de Frédéric est de pouvoir rejoindre l’ensemble des Gaspésiennes et Gaspésiens qui ont quitté la Gaspésie et qui vivent partout à travers le monde.
Je profite de mon blogue pour lancer un appel à tous les gaspésiennes et gaspésiens. Laissez-vous un commentaire avec l’adresse mail de tous gaspésienne et gaspésien que vous connaîssez et qui ont quitté la Gaspésie. Le magazine Graffici veut pouvoir leur envoyer des nouvelles de la Gaspésie par l’intermédiaire d’Internet.
Nous attendons vos adresses mail pour les faire parvenir à Frédéric. Vous pouvez les laisser à la suite de ces textes ou encore nous le faire parvenir sur notre adresse couriel: journal@journaldelarue.ca
Merci de votre coopération.
Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.
Le Café-Graffiti “ride again”
Cela fait un certain temps que je ne vous ai pas parlé des jeunes du Café-Graffiti. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas des nouveautés à vous annoncer. C’est qu’il y en a trop, je ne sais plus par où commencer.
Animé par une culture urbaine et underground, le Hip Hop, les artistes du Café-Graffiti sont devenus des professionnels dans leur art. Entreprises, agences de communication, festivals internationaux, cinéma… tout le monde fait appel au Café-Graffiti pour avoir accès à des professionnels du Hip Hop.
Dans sa mission de création d’emploi et de réinsertion, le Café-Graffiti représente ces artistes maintenant devenus des professionnels, mais encadrent et soutient la relève, ceux qui seront les artistes de demain.
Que ce soit les vitrines des magasins Simon’s, l’Hôtel alt quartier Dix-30 à Brossard ou encore celui de Québec, l’aréna des Olympiques de Gatineau, les Francofolies, un décor de 10 000 pieds carré pour le Bal en Blanc, les magasins Oakley, la promotion de Volkswagon au Mont St-Anne ou encore celle au Lac Louise en Alberta, je ne réussis même pas à mettre bout-à-bout la liste de tous les contrats où les artistes urbains ont performés.
Vous pouvez voir plusieurs de leurs réalisations sur le site mis-à-jour du Café-Graffiti. J’en profite pour mentionner que l’organisme n’est pas subventionné. C’est à partir des abonnements à la revue Reflet de Société que nous pouvons continuer notre soutien aux jeunes. Pour la venue du printemps, le Café-Graffiti vous offre aussi un souvenir pour montrer votre soutien à la cause.
Journaliste en prison avec une sentence à vie, finaliste aux Grands Prix 2008 des éditeurs de magazines
Le magazine Reflet de Société, spécialisé dans les sujets sociaux, publie depuis quelques années une chronique d’un prisonnier, Jean-Pierre Bellemare. J’ai connu Jean-Pierre lors de mes années de bénévolat à l’Institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium. Par la suite, Jean-Pierre a été transféré à la prison de Cowansville. Nous sommes resté en contact par la poste et Jean-Pierre a continué sa chronique dans notre magazine.
À chaque année, l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM), organise un concours pour souligner les meilleurs journalistes dans différentes catégories. Pour les Grands Prix 2007, la gagnante dans la catégorie “Chronique d’humeur, billet” a été Geneviève St-Germain de Châtelaine. Les finalistes avaient été Richard Martineau d’Elle Québec ainsi que Bernard Arcan et Serge Bouchard pour Québec Science.
Pour les Grands Prix 2008, les finalistes sont Jean-Pierre Bellemare de Reflet de Société. Les 3 billets présentés étaient:
- Pas banale la vie carcérale.
- Traitement de faveur pour délateurs.
- La sexualité au pénitencier.
Les 2 autres finalistes dans cette catégorie sont Émilie Dubreuil de Urbania et André Marois d’Info Presse.
La remise des prix aura lieu le 30 avril. Une demande de sortie spéciale est demandé à la prison de Cowansville pour permettre à M. Bellemare d’être présent lors de la remise des prix. Si la permission spéciale est refusée, à titre de rédacteur, je serais présent pour le représenter.
Toute l’équipe de Reflet de Société est extrêmement fière de la reconnaissance qui est ici offerte à M. Jean-Pierre Bellemare.
Nous avons envoyé l’information à M. Bellemare par la poste et attendons ses réactions. Nous vous tiendrons au courant de ses commentaires dès qu’ils nous parviendrons.
Voir la chronique de Jean-Pierre Bellemare.
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Lettre ouverte à René Angelil
Le doctorat honoris causa de l’Université Laval remis à Céline Dion
Je vous écris M. Angelil en toute modestie. Je viens d’apprendre que Mme Dion a été proposé et accepté pour recevoir les honneurs d’un doctorat honoris causa de l’Université Laval.
Je suis totalement en accord avec cette reconnaissance pour Mme Dion. Mme Dion est une citoyenne du monde qui a fait rayonner le Québec partout ou elle a passé. Elle est une fierté pour tous et un exemple remarquable.
Ce qui me dérange cependant dans cette remise, ce sont les motivations de l’Université Laval dans le choix de ses candidats et la façon que les candidatures se sont déroulées. Selon le reportage de Louis Philibert-Morissette du journal étudiant de l’Université Laval Impact Campus
Les membres du Conseil Universitaire ont eu peu de temps pour se préparer à débattre de la valeur des aspirants, juge l’étudiant Jean-François Bergeron, qui siège sur le Conseil Universitaire: “Le 4 février à 16h57, j’ai reçu un courriel de l’Université Laval m’annonçant qu’il y avait un dossier à l’ordre du jour concernant les doctorats honoris causa. Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps pour étudier les candidatures. La réunion se tenait le 5 février!
Nous apprenions aussi que:
De l’aveu même du président du comité des doctorats honoris causa, les honneurs donnés par l’Université Laval s’inscrivent dans une stratégie de la ville de Québec, qui souhaiterait les strong>appâter et faciliter ainsi leur visite dans la capitale cet été.
1- On parle d’une stratégie de la ville de Québec !!!
2- On parle du besoin d’avoir d’avoir de gros noms pour le 400e de Québec.
3- On présente le doctorat honoris causa comme un “appât”.
J’ai l’impression que tout cela n’est devenu qu’une mascarade commerciale. On ne veut pas reconnaître le talent des personnalités, on veut bénéficier de leur présence et de leur visibilité.
Désolé, mais je suis obligé de questionner ces motivations.
- Est-ce qu’il y a prostitution de la mission des doctorats honoris causa au profit des Fêtes du 400e?.
- Est-ce vraiment un honneur pour Mme Dion ou une façon de se servir de sa visibilité pour pas cher (lire cheap labor) ?
M. Angelil, j’ai totalement confiance dans votre capacité à négocier pour Mme Dion. Il est évident que je ne serais pas choqué d’apprendre que Mme Dion est prête à accepter son doctorat honoris causa… après les fêtes du 400e. Question de s’assurer que l’Université Laval veut vraiment lui faire honneur et non pas se servir de sa réputation !
http://raymondviger.wordpress.com/2006/07/21/j-k-rowling-harry-potter-et-un-doctorat-honoris-causa/
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Vancouver me voici!
C’est fait. Danielle et moi allons prendre des vacances à Vancouver à la fin juin. Nous allons passer la St-Jean Baptiste ainsi que la Fête du Canada dans une banlieue de Vancouver, Surrey plus exactement.
Pourquoi Vancouver? Par hasard. La soeur d’une amie d’un ami, Did Tafari Bélizaire. Vous voyez que le contact s’est fait par hasard. Et bien, cette personne louait sa maison de Surrey pendant ses vacances. Je n’aurais pas imaginé visiter Vancouver à partir d’une chambre d’hôtel, mais l’occasion de louer une maison avec une voiture était des plus intéressantes.
D’une part, même si nous serons en vacances, il y a un ordinateur et une connexion Internet. Je vais amener mon portatif. Ainsi, Danielle et moi allons continuer à travailler un peu même si nous sommes en vacances.
Puisque cette opportunité a pu être créé par une chaîne de couriel, je lance une bouteille à la mer. J’aimerais bien profiter de ces vacances à Vancouver pour rencontrer des groupes de francophones pour y faire connaître notre magazine Reflet de Société. Si vous avez des organisations à me référer, c’est le temps, je vais tenter de les rencontrer pendant mon passage à Vancouver.
P.S. Une nouvelle aventure se dessine à l’horizon. Vous pouvez suivre le tout dans la catégorie Vancouver.

Légalisation
de la prostitution
Des jeunes de l’école secondaire de La Magdeleine à Laprairie nous ont fait parvenir leurs positions. 70% sont contre la légalisation et 30% sont pour. Ces pourcentages demeurent les même parmi les 64 filles et les 19 garçons qui nous ont écrit.
Légaliser la prostitution fera en sorte que l’image de la femme reste encore celle d’un objet sexuel. Cela ne va provoquer qu’une hausse de la demande comme la «saucisse Hygrade». La légalisation de la prostitution n’apportera rien de bon aux prostituées et ne signifiera que «l’exploitation de l’un par le plaisir de l’autre». Isabelle Grenier
Le plus scandaleux pour moi, c’est que ces femmes risquent de passer des années derrière les barreaux tandis que les hommes, à qui elles ont offert leurs services, ne payent qu’une petite amende! Tania Raymond
Il faut arrêter de réprimer les prostituées de rue qui font simplement partie de la chaîne des diverses formes de prostitution. Sellina-Anne
En tant que société, nous avons le devoir de subvenir à leur sécurité psychologique, physique et sociale. Justine Lajoie
Avant de légaliser la prostitution, nous ferions mieux d’établir des programmes pour aider les prostituées qui veulent s’en sortir. Amélie Lévesque Rousselle et Alexandre Vincart-Emard
La sollicitation est illégale, alors pourquoi laisser des annonces dans nos magazines? C’est de la sollicitation et pourtant, personne n’est puni. Claude Côté Dupuis
Pourquoi légaliser un métier où les pratiquants ne demandent qu’à s’en sortir? Stephany
Elle ne vend pas son corps, mais des services sexuels. Les prostituées sont parfois les seules voies d’accès au plaisir physique, notamment aux personnes invalides ou handicapées. Amanda Mesbah
Il est sûr que les groupes criminels seront les principaux administrateurs de ces bordels. Si nous légalisons la prostitution et que les groupes criminels s’en occupaient, nous ne pourrions plus dire que c’est légal. Nous croyons qu’il est temps de ne plus poser la question. Il est temps que nos politiciens mettent leurs culottes et prennent la meilleure décision possible pour que la société soit en meilleures conditions. Simon G. Lamarre et Guillaume Leclerc
Si les prostituées devenaient des travailleuses autonomes, elles obtiendraient certainement des avantages et auraient à payer des impôts. Mais sommes-nous naïfs au point de croire qu’il serait possible de gérer le domaine? D’un autre côté, légaliser, c’est non seulement montrer aux organisations criminalisées que nous ne pouvons rien contre elles, mais aussi leur offrir une plus grande liberté d’action. Charles Lapointe
Ce qu’il faut changer, ce n’est pas la réglementation, mais la mentalité des gens. Alexandre Raymond-Beaulieu
Je n’ai pas envie d’élever mes enfants dans un monde où la prostitution est omniprésente. Je ne me vois pas en train d’expliquer à mes enfants pourquoi, dans le journal, il y a des femmes presque nues qui disent être des vraies cochonnes au lit! Virginie Godin
Il est vrai que la pornographie et la prostitution ont connu un essor incroyable durant les dernières années. Il est rendu impossible de naviguer sur Internet sans se faire harceler par l’une de ces satanées publicités! Tenez-vous vraiment à montrer aux prochaines générations à quel point il est dégradant d’être une femme? C’est l’effet que laissera paraître la légalisation de la prostitution sur la société de demain. Édith Plamondon
Les abus persisteront même si la prostitution est légalisée. Si le client profite de la prostituée, elle ne va pas nécessairement aller le dénoncer. Même de simples citoyennes n’y vont pas! Natacha Binette et Vanessa Costa
En légalisant les danses à dix, les groupes criminels ne se sont pas éloignés des bars. Pourquoi il n’en serait pas de même avec la prostitution? Keven et Anthony
Ce métier est en fait une forme de discrimination pour les femmes puisque celui-ci est basé sur son apparence et non sur son expérience. Élisabeth Lefort et Mélanie Leduc
La prostituée qui se promène sur la rue n’est pas plus illégale que le gérant d’une agence qui fait de la publicité. Serait-ce qu’une prostituée, à moitié nue, à moitié consciente, à moitié refaite, qui se promène sur le trottoir est plus choquante qu’une petite annonce? L’image est drôlement plus dramatique pour la «coureuse des rues». Gabrielle Godin
Nous entendons parler d’histoires d’horreurs. Même si ces jeunes femmes vendent leur corps, elles sont quand même des êtres humains. Il y a des prostituées qui se font violer, qui se font battre et gardent le silence parce que leur gagne-pain est illégal. Elles ont autant le droit à la justice que quiconque. Dans certains emplois, nous devons obligatoirement porter des caps d’acier. Les clients devraient porter le condom. Mériam Duchesne
La prostitution fera toujours partie de notre société. Alors, pourquoi ne pas apprendre à vivre avec? Je ne suis pas nécessairement pour la légalisation de la prostitution. Je crois que nous devrions les aider plutôt que de leur étamper dans le front «criminel ayant aucun droit». Catherine Perrault
La légalisation de la prostitution serait un cadeau aux proxénètes et à l’industrie du sexe. En légalisant, la loi leur permettra de continuer leurs crimes. Amine Soulhi
Sous prétexte que cela serait légal, le gouvernement permettrait d’utiliser la femme comme un objet. La légalisation de la prostitution serait un affront à toutes les femmes qui se sont battues pour l’égalité. Stéphanie Bannon et Sandy Lebeau
Qu’elle soit permise ou non, cela ne changerait rien à la situation. Que la fille soit dans un bordel ou dans la rue, le client est «roi» et il a tous les droits sur elle. Karine Albert et Geneviève Boissonneault
Imaginez votre enfant qui vous annonce qu’il a trouvé la formation qu’il désire suivre: Prostitution. Pensez à ce qu’il apprendrait dans son cours. Certains disent que c’est un métier comme un autre. Vendre son corps ou vendre des voitures, c’est complètement différent. Marie-Pier Lavallée et Bénédicte Millien
La prostitution n’est pas un travail comme un autre, mais principalement une conséquence des inégalités sociales dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. Leur situation ne s’est améliorée dans aucun pays qui a libéralisé les lois sur la prostitution. Vendre son corps est une exploitation des plus pauvres qui porte atteinte à leur dignité. Cela n’a rien à voir avec la liberté sexuelle.
En légalisant la commercialisation du sexe, le proxénétisme devient vertueux. Trop de femmes subissent les pressions et les violences de leurs proxénètes. Aimeraient-elles que leur condition de femmes bafouées soit reconnue et légalisée? Jessica Pelletier et Vanessa Lopez-Robert
Les filles ayant déjà des maladies et des problèmes de drogues ou d’alcool ne seront pas engagées dans les bordels légaux. Elles vont continuer à se faire de l’argent comme elles l’ont toujours fait, en se prostituant dans la rue. Mélissa Tremblay et Marie-Claude Gendron
La meilleure solution serait de dépénaliser les prostituées, mais pas les proxénètes. Ces derniers devraient se retrouver derrière les barreaux. Les jeunes, quant à eux, devraient être pris en charge sans être punis. Aucun mineur n’aurait voulu se prostituer de plein gré. Légaliser entraînerait une augmentation du trafic au noir. L’organisation pour les droits des enfants estime que dans un pays où le proxénétisme a été légalisé, le nombre de mineur vendant leur corps est passé de 4 000 à 15 000 en à peine cinq années. Pourquoi ne pas essayer de trouver un moyen qui ne soit ni tout blanc, ni tout noir? Catherine
J’ai de la difficulté à m’impliquer dans ce débat car j’ai plusieurs arguments pour et contre. Il devrait y avoir un juste milieu. Nous pouvons aider les prostituées à s’en sortir, mais pas en changeant la loi. Geneviève Ladouceur
Ce dont une prostituée a besoin, ce n’est pas d’être forcée à être aidée, mais de savoir qu’elle a droit à de l’aide si elle désire en recevoir. De toute façon, on ne peut pas aider une personne qui ne veut pas de notre aide. Marie-Christine Boucher
Légaliser la prostitution serait une grosse erreur. Elle nous entraînerait dans un cercle vicieux où il nous serait désormais impossible de nous en sortir. Jessie Tremblay Brosseau
La police n’a ni les moyens, ni le personnel suffisant pour enquêter dans les bordels afin de poursuivre les dirigeants illégaux. Prenez la loi des cigarettes dont la vente est interdite aux mineurs. Malgré les efforts faits pour empêcher les jeunes de fumer, combien le font malgré tout? Il y aura toujours de la fraude.
Un article de Janice G. Raymond de l’Université du Massachusett mentionne que la Coalition contre le trafic des femmes (CATW) a mené une étude révélant que 80% des victimes affirment avoir subi des violences physiques de la part des proxénètes et des clients avec des conséquences sur leur santé. La protection des femmes contre les abus est secondaire voire sans importance. Karine et Andréa
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.
Autres textes sur la prostitution et commentaires sur la prostitution.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/trois-prostituees-nous-parlent/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/
Malgré le beau temps qui règne à Montréal au mois d’août, 400 jeunes provenant de partout à travers le Québec se rejoignent sur une base volontaire pour rêver et réfléchir le Québec de demain. Malgré le beau temps, ils travailleront ensemble pendant quatre jours à définir des propositions et des changements pour nos décideurs et la société. Conférences, ateliers, tables rondes avec une centaine d’acteurs influents de notre société, ils nous livrent maintenant le fruit de leur réflexion.
Une organisation qui aura été possible grâce à l’implication de huit jeunes dans un projet du Fonds Jeunesse Québec. Pendant six mois, ces jeunes se sont acharnés à tout préparer, à tout prévoir. Face aux imprévus, ils ont gardé leur sourire et leur entrain. Quand une difficulté survenait, ils s’excusaient et, avec des yeux pétillants ils mettaient tout en œuvre pour trouver une solution rapide et efficace. Dans toute organisation, rien n’est parfait, mais cette capacité de garder sa bonne humeur et d’inventer une solution fait toute la différence pour la personne aux prises avec un problème.
Les grand acteurs de notre société
Pendant ces quatre jours, ils ont eu la chance de côtoyer Henri Massé, le grand manitou de la FTQ, Bernard Landry, ancien Premier Ministre et chef de l’opposition, Roméo Dallaire, ancien commandant des forces de maintien de la paix au Rwanda pendant le génocide, Marie-France Bazzo, animatrice à la radio de Radio-Canada et à Télé-Québec, Pierre Fortin économiste et chroniqueur pour L’actualité, Claudette Carbonneau, première femme à présider la destinée de la CSN, Michaëlle Jean, animatrice de l’Heure du midi à Radio-Canada, Pops, (le Bon Dieu dans la rue), François Avard, auteur des Bougons, Christian Vanasse, membre des Zapartistes, Michel Mpambara, humoriste, Riccardo Petrella du groupe de Lisbonne et auteur de Désir d’humanité, le droit de rêver et bien d’autres… Près d’une centaine d’invités de haut calibre sont venus s’entretenir avec les jeunes, mais surtout répondre à leurs questions.
Un vrai débat pour parler des vraies affaires
Et le débat a vraiment eu lieu. D’entrée de jeu, le directeur général Michel Venne parlait de toutes les attentions qui ont été mises en place pour recevoir le groupe de 400 jeunes. Il s’est rapidement fait crier dans la salle que pour des considérations environnementales, il n’aurait pas dû y avoir des verres en «styromousse». Tout en gardant son sourire, Michel Venne a eu l’ouverture d’esprit de bien recevoir la critique et de mentionner que cela sera pris en compte pour l’an prochain. Quand on donne l’opportunité aux jeunes de s’exprimer, il faut être capable de se remettre en question sans toujours être sur la défensive. Bernard Landry s’est fait vertement questionner sur des questions écologiques. Le Ministre de l’Éducation, Pierre Reid, a sûrement bien entendu les demandes répétées des jeunes pour un meilleur soutien dans les questions de Prêts et Bourses. Les jeunes étaient là pour s’exprimer, pas pour dormir sur leur chaise pendant qu’on leur parlait du Québec tel qu’il est. Ils ont voulu rêver le Québec de demain qui les attend et qu’ils veulent réaliser. Ils ont répondu à l’appel et brillamment rempli leur mandat.
Les 50 propositions d’un nouveau Québec
Le tout s’est déroulé avec une grande implication et avec beaucoup d’enthousiasme chez les jeunes. Il fallait les voir dans les pauses continuer à faire le débat et porter la réflexion encore plus loin. Les jeunes se sont impliqués dans une démarche qui les amenait à formuler 50 propositions pour un Québec qui leur est propre. Ces propositions peuvent être consultées sur le site Internet de l’Institut du Nouveau Monde www.inm.qc.ca., l’organisme qui parraine cette activité estivale nommée l’Université du Nouveau Monde.
Dialogue non partisan
Le dialogue a réussi à régner en maître. Les jeunes se sont exprimés, tout en respectant le droit de parole de leurs vis-à-vis. Malgré que toutes les allégeances politiques étaient représentées, les jeunes ont parlé en tant que citoyens militants et non pas en tant que militants d’un parti politique. Aucune ligne de parti n’était de mise. Tout le monde avait son mot à dire, à sa façon, pour un Québec meilleur.
Même si les jeunes sont conscients que les alliances et le regroupement des gens deviennent presque incontournables en politique, pour une réflexion mature et complète. Ils ont choisi l’objectivité à la partisanerie. Et sur cet exercice de démocratie et de travail d’équipe, nos politiciens auraient avantage à écouter nos jeunes et à prendre exemple sur ce qu’ils ont réalisé. Si les politiciens apprenaient à travailler davantage en équipe plutôt que de chercher à se démolir entre eux, nous aurions peut-être la chance de mieux bâtir notre société d’aujourd’hui et de demain.
C’est avec une grande fierté envers le potentiel et l’implication de nos jeunes que j’ai assisté à l’Université du Nouveau Monde. Reflet de Société va continuer à suivre de près les débats et les activités de l’Institut de Nouveau Monde. Vous trouverez à la page couverture arrière de ce numéro un reportage photo sur l’Université du Nouveau Monde 2004 et une invitation pour l’an prochain. Puisque maintenant les jeunes ont pris position, il faut donner une suite aux débats.
Nous y serons et nous nous ferons un plaisir de rappeler à M. Venne dans les semaines qui vont précéder de ne pas oublier de remplacer les verres en «styromousse».
Catherine Farembach, directrice générale du Fonds Jeunesse Québec
«L’Institut du Nouveau Monde a su laisser toute la place aux jeunes pour créer leur propre programmation. L’échange avec des mentors de tous les milieux a été fort intéressant. Ce projet aura été une excellente expérience de travail pour les jeunes et leur donner des responsabilités.
Je connais bien les jeunes qui participent à différents débats dans d’autres réseaux déjà organisés. Parmi les 400 jeunes que j’ai croisé, je n’ai pas vu de visages connus. Les jeunes venaient de partout à travers le Québec, de nouveaux jeunes venus faire le débat. J’ai trouvé intéressant la place que les jeunes ont eu l’occasion de prendre».
Henri Massé, président de la FTQ
«Dès le début de mon exposé, une quarantaine de jeunes s’étaient déjà entassés au micro pour discuter. Nous avons échangé pendant plus d’une heure par la suite, un débat fort actif. Cette formule est plus intéressante qu’une simple conférence.
J’ai été frappé par les questions et les remarques des jeunes. Il est faux de croire que les jeunes sont égoïstes. Ils sont très préoccupés par la mondialisation et les choses sociales. Les jeunes sont très solidaires.
Il est important de travailler nos convergences, plutôt que nos divergences. Il y a tout de même une limite aux débats non partisans. La force des idées n’est pas suffisante. Pour un changement, il faut aussi apprendre à contester.
Pour ne pas se décourager, il ne faut pas se donner que des objectifs à long terme. Il faut aussi se donner de petites luttes, des revendications à court terme, des victoires de tous les jours.
Il n’y a pas assez de forum comme ça. À l’époque nous avions la JEC (Jeunesse Écolière Catholique) et ensuite la JOC (Jeunesse Ouvrière Catholique) pour faire les débats de société. Notre société a tout de même changé. Dans les années 70, le long des autoroutes, on voyait toutes sortes de cochonneries qu’on jetait de nos automobiles ou dans nos excursions de pêche. Aujourd’hui on est beaucoup plus respectueux de l’environnement.
Découvrir le Québec de demain
L’INM est un institut indépendant, non partisan, voué au renouvellement des idées et à l’animation des débats publics au Québec. INM oeuvre dans une perspective de justice sociale, de respect des valeurs démocratiques, et dans un esprit d’ouverture et d’innovation. L’INM veut inspirer l’émergence de solutions novatrices aux problèmes du Québec contemporain.
Retrouver le goût de l’avenir, relancer l’imaginaire, aider les décideurs à décider mieux, dessiner les contours du Québec dans lequel nous voulons vivre demain, déterminer ce qui doit être fait pour répondre aux aspirations d’une société progressiste, juste, démocratique et pluraliste.
Le Ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, déçoit les participants de l’Université du Nouveau Monde
Après quatre jours de durs labeurs, d’échange et de réflexions sur une nouvelle société, c’est l’euphorie totale à l’assemblée citoyenne de l’Université du Nouveau Monde. Pendant la lecture des 50 propositions qu’ils ont élaborées, 400 jeunes applaudissent, font des ovations debout. Un vent de changement parcourt la salle.
Michel Venne, le directeur général de l’Institut du nouveau monde qui a permis la tenue de cet événement, prend la parole. Il a droit lui aussi à une ovation monstre. Les jeunes sont heureux et enthousiastes de l’expérience.
Le Ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, au nom de son gouvernement, est venu prendre acte des propositions des jeunes. Plus il parle et plus l’enthousiasme commence à s’effriter. Certains jeunes calent dans leur fauteuil, d’autres se chuchotent à l’oreille pendant que le Ministre nous entretient sur la théorie de Darwin et de la grosseur des cerveaux des fourmis. Deux jeunes, n’en pouvant plus, commencent à crier après le Ministre. Une dizaine d’autres quittent la salle. Cette salle si passionnée quelques secondes auparavant devient indifférente et déçue du discours du Ministre.
Après avoir rêvé d’un Québec nouveau où règne la démocratie, après avoir eu des dizaines et des dizaines d’ateliers, de conférences et de tables rondes sur l’importance de prendre sa place, l’indifférence du monde du pouvoir tente d’endormir maintenant les jeunes.
J’ai rencontré plus d’une dizaine de jeunes après le discours du Ministre Reid. Ils sont unanimes à dire que le discours était «inapproprié… Cela détonnait avec tout ce que j’ai entendu pendant quatre jours… Je ne se sens pas que le Ministre de l’Éducation nous a entendu… Il aurait dû assister aux ateliers avec nous… Son discours est une coupure avec le restant de l’Université du Nouveau Monde… Il n’a fait aucune référence à nos propositions, malgré qu’il y en ait dix sur l’éducation…» Certains, encore sous l’effet de choc, se sont contentés de commentaires tels que «inimaginable» ou encore tout simplement «complètement pourri».
D’autres jeunes ont été blessé par certaines paroles accusatrices du Ministre telles que «… vous ne connaissez pas bien…». Les jeunes se sont questionnés: «Est-ce qu’il a traité les citoyens qui se contentent d’un boulot-dodo-métro de simple fourmi sans cervelle?» Ils ont été déçus, qu’en tant que Ministre responsable de changement dans le système de l’Éducation, qu’il se contente de dire qu’il en fera des photocopies pour ses fonctionnaires. «De telles propositions ne sont pas du ressort des fonctionnaires, mais du Ministre de l’Éducation… J’ai l’impression que nos propositions s’en vont directement à la déchiqueteuse… Compte tenu de l’importance du débat, pourquoi le Premier Ministre n’est pas venu lui-même nous rencontrer?»
Les porte-parole des propositions auraient, quant à eux, préféré un débat sur les énoncés présentés. Michel Venne a tenté de venir à la rescousse du Ministre en expliquant que M. Reid n’avait pas lu les propositions avant de se les faire présenter par les jeunes et qu’il n’avait pas eu le mandat de les débattre.
Ayant été présent pendant les quatre jours de réflexions citoyennes faits par les jeunes, je considère personnellement que si le Ministre de l’Éducation avait eu juste un peu d’écoute, il aurait pu féliciter les jeunes pour leur travail et leur engagement. Indépendamment de la faisabilité des propositions, il aurait pu parler de la fierté de voir des jeunes arriver avec des solutions qui, globalement, méritent d’être discutées. Des jeunes qui ne se contentent pas de chialer pour chialer, mais qui ont pris leur place de citoyens et qui ont rêvé d’un Québec meilleur.
Quand j’écoutais le discours du Ministre Pierre Reid, j’avais l’impression d’être infantilisé. Si on veut que les jeunes s’expriment, il faudrait tout de même prendre un temps pour les écouter. Si on veut que les jeunes prennent une place active dans notre société, il faut aussi être prêt à assumer qu’ils peuvent penser différemment de nous et que leurs propositions peuvent déranger nos vieilles habitudes.
Je ne sais pas si M. Reid est un bon Ministre de l’Éducation ou non. Une chose est certaine, à titre de représentant du Premier Ministre pour être à l’écoute de la jeunesse, il a coulé son examen.
NDLR: Nous avons demandé à plusieurs reprises une entrevue téléphonique avec le ministre Pierre Reid. Après six semaines d’attentes nous sommes toujours sans nouvelle.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Le Premier ministre Jean Charest corruptible?
Un billet de Renart L’Éveillé et d’Antipollution souligne que La Presse Canadienne a publié dans le Messager de Lachine un article mentionnant que le Premier ministre, Jean Charest, en plus de son salaire de premier ministre, reçoit du Parti Libéral du Québec depuis 1998 une somme de 75 000$ par année.
Le salaire annuel de Jean Charest étant de 182 717$, ce bonus de son parti ramène son salaire annuel à 257 717$.
Le plus inquiétant dans cette nouvelle se retrouve presqu’à la toute fin de l’article de la Presse Canadienne:
Selon l’ex-président du PLQ, Marc-André Blanchard, qui a quitté ses fonctions dimanche, le versement d’un salaire constitue la meilleure façon de mettre à l’abri le premier ministre de toute pression ou tentative de corruption.
Ce commentaire ne vient pas de l’opposition, mais d’un membre important du Parti Libéral du Québec, celui qui, jusqu’à dimanche dernier en était le président.
Est-ce que cela nous renseigne sur la mentalité qui existe au Parti Libéral? Est-ce qu’on doit interpréter qu’avec un maigre 182 717$ de salaire le premier ministre crève de faim et risque d’avoir à voler et à se corrompre pour réussir à payer son loyer?
Cela remet-il en question l’honnêteté du parti Libéral du Québec dans certains dossiers importants comme la vente du Mont Orford à des amis de Jean Charest et du parti? La privatisation de la santé serait-elle menacée d’être vendu à d’autres amis du parti ou du Premier ministre? Est-ce que cela explique pourquoi le Parti Libéral du Québec ne répond jamais sur les questions de santé alternatives comme les coopératives de santé.
Les questions demeurées sans réponses commencent à me peser lourd sur ma conscience politique. Démocratie et transparence ont-elles encore leur place en politique?
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On parle enfin des coopératives de santé!
En avril 2006, il y a presque 2 ans, Reflet de Société présentait un dossier sur les alternatives en matière de santé. Cela nous a permis de présenter un reportage sur les coopérative de santé. Les coopératives de santé existent depuis maintenant 25 ans. Des rapports qui datent aussi de 25 ans mentionnent que les coopératives sont une voix importante à explorer en matière de santé.
Nous avions aussi présenté Jonquière Médic. Un système de médecins à domicile qui s’autofinance depuis 25 ans. Nos lecteurs du Saguenay avait été heureux et surpris qu’enfin un média provincial parle d’eux en dehors de leur région. C’était la première fois que Jonquière Médic était mis de l’avant sur la scène provinciale dans un média!
Pour compléter le dossier sur les alternatives en matière de santé, nous avions tenté d’obtenir une entrevue du Ministre de la Santé et des Services Sociaux, Philippe Couillard. Les dates possibles d’entrevues ont toujours été repoussé et nous n’avons jamais eu l’entrevue. Nous avons présenté un article sur les questions demeurées sans réponses que nous voulions poser à M. Couillard.
En décembre 2006, nous vous présentions le livre de Jean-Pierre Girard: Notre système de santé, autrement. M. Girard y présentait les coopératives de santé dans son livre publié en septembre 2006.
Lors du débat des chefs, Mario Dumont avait questionné André Boisclair et par la suite Jean Charest sur l’avenir des coopératives de santé comme alternative à exploiter. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont répondu à Mario Dumont. Ils n’ont même pas prononcé le mot coopérative de santé! J’avais souligné en mars 2007 ma joie d’entendre enfin le mot coopérative de santé dans la bouche d’un politicien.
En juin 2006, Reflet de Société présentait un article avec le Dr Bernard Gélinas. Ce médecin à la Clinique coopérative de santé d’Aylmer en avait long à dire. Il lance la question: “La santé des Québécois serait-elle gérée à des fins politiques plutôt que par souci du bien-être collectif?”
En avril 2006, L’actualité présentait un reportage de Véronique Robert sur les réussites du système de santé à Alma. Encore une fois, le Saguenay-Lac-St-Jean nous ouvre la porte à des propositions alternatives en matière de santé qui fonctionnent.
Après tous ces écrits et questionnements sur la réalité des alternatives en matière de santé, voilà que nous pouvons lire, sous la plume de Jean-François Coderre, le 21 février 2008 dans le Journal de Montréal que le concept des coopératives de santé a inspiré le rapport Castonguay!
Ce qui m’a cependant surpris dans cet article c’est le commentaire de Marie-Joelle Brassard du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui fait la promotion des coopératives de santé: elle est vexée de voir le concept s’étendre!
Va-t-on vraiment finir par étudier les alternatives en matière de santé? D’ou vient cette résistance à parler librement? Nous le saurons peut-être dans un autre 25 ans.
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
À quand le retour de La Soirée du hockey? demande Amir Khadir
Dans le courrier du lecteur du Journal de Montréal du 26 février dernier, Amir Khadir nous parle de son intégration au Québec dans les années 1970 grâce, entre autre, à La Soirée du hockey qui a su remplacer sa ferveur du soccer.
Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire propose que La Soirée du hockey effectue un retour au jeu sur le réseau de télévision publique pour que La Soirée du hockey soit accessible à tous les Québécois, toutes origines confondues. Amir Khadir nous parle de son intégration et de l’importance qu’un réseau de télévision publique soit un outil d’information, d’éducation et de divertissement populaire.
Je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec un article qu’un travailleur de rue, Alain Martel de la Rive-Sud avait publié dans Reflet de Société il y a près de 2 ans. Cet article présentait la relation qu’un père pouvait établir avec son fils lors de la La Soirée du hockey. Alain Martel était attristé que La Soirée du hockey ne soit plus accessible gratuitement à tous les Québécois et à leurs enfants.
Radio-Canada et les Canadiens vont-ils entendre ces cris du coeur?
Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.
Jeff Fillion, CHOI, Patrice Demers et Genex Communications
Dans le Journal de Montréal du 26 janvier, on y lit un article provenant de la Presse Canadienne. Jeff Fillion est poursuivi par son ancien employeur, CHOI, Patrice Demers et Genex Communications. Ses biens personnels ainsi que ceux de sa conjointe, Marie-Claude Grenier ont été saisis par Patrice Demers et Genex Communications. Patrice Demers veut récupérer la quote-part de Jeff Fillion dans les actions en justice que les deux parties ont perdues vis-à-vis Sophie Chiasson, Pierre Jobin de TVA ainsi que Robert Gillet.
Jeff Fillion, pour sa défense, tente de nous faire pleurer. Il mentionne qu’il n’a pas à payer pour la témérité de Patrice Demers. Ce dernier a voulu aller à procès contre Sophie Chiasson. Cela leur a couté 300 000$. Jeff Fillion voulait tenter d’éviter d’aller devant le juge, ce qui aurait peut-être pu se faire avec une entente hors cours à coût moindre.
Même si Jeff Fillion considère qu’il n’a pas à payer pour la témérité de Patrice Demers, peut-être que Patrice Demers n’a pas à payer pour les injures profanées par Jeff Fillion sur les ondes!
Départ d’Amédé Landry et arrivé d’Alexandre Blackburn
Le service à la clientèle du magazine Reflet de Société vient de changer de voix. Depuis 2 ans, Amédé Landry a été notre voix auprès de nos lecteurs. Provenant de l’Abitibi, Amédé est arrivé à Montréal à l’âge de 16 ans et demi. Il a débuté un travail chez nous, lui permettant de connaître la grande ville et de vivre des expériences importantes dans sa vie. Après 2 années, fort de cette expérience, il a décidé de retourner dans son Abitibi natale.
Pour le remplacer, Alexandre Blackburn vient de faire son arrivée. Ne vous inquiétez pas pour ceux qui étaient habitués au sourire et à la bonne humeur d’Amédé, Alexandre a le même sourire et la même joie de vivre.
Amuse-toi bien Amédé en Abitibi, tu vas nous manquer. Bienvenu Alexandre et bonne continuité chez nous.
Le traitement journalistique des accommodements raisonnables. Lors du Congrès de la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ) de novembre dernier, j’ai assisté à un atelier sur le traitement journalistique des accommodements raisonnables. Sur le panel, nous retrouvions Mme Carole Beaulieu de L’actualité et M. Vincent Marissal de La Presse. Mme Beaulieu a clairement dénoncé le manque de rigueur journalistique concernant les accommodements raisonnables.M. Marissal, tant qu’à lui, considère que les médias ont déconné depuis 1 an sur les accommodements raisonnables. Au lieu de traiter l’information que La Presse avait reçue par courriel, s’ils avaient tout simplement pesé sur “delete”, cela aurait réglé le problème.Lors de cet atelier, il a été dit que l’histoire de la cabane à sucre n’était pas sérieuse, que la directive du service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’était pas vraie, que les journalistes ont pris un Imam comme porte-parole mais qu’il n’était pas représentatif de sa communauté, que des animateurs ont donné la parole à des gens qui n’étaient pas pertinents, que le sondage n’aurait pas dû être fait auprès d’une population piqué à vif, qu’un sondage on peut lui faire dire ce que l’on veut, que les titres et les chapeaux déformaient les textes…
Tant qu’à Rachid Rafa, président du Carrefour Culturel Sésame de Québec et présent sur ce panel, il a mentionné que les journalistes ont alimenté le débat inutilement pour créer le dérapage.
En guise de conclusion, la question qui a été lancé: “Est-ce que les journalistes savent comment couvrir ce qui touche à la religion?”
De plus, une rencontre entre Kathya Gagnon de La Presse avec Mme Beaulieu allait dans le sens qu’il y a eu dérapage et que, pour citer Mme Gagnon qui a parti le bal avec son article: “Quand le ciment est pris, qu’est-ce qu’on peut faire?”
Je remercie et félicite encore une fois Mme Carole Beaulieu pour sa prise de position lors de cet atelier et pour sa capacité à mettre de l’ordre dans les réflexions journalistiques.
P.S. 25 février 2008. Je viens de terminer L’actualité du 1er décembre. On peut y lire une citation de Katia Gagnon, journaliste à La Presse qui a signé le premier article sur Hérouxville: Mea-culpa “J’ai créé un monstre!”.
Magog et les parcomètres
Petite balade à Magog pour rencontrer des amis. Je me stationne. Un ami me fait signe pour capter mon attention: “Pas nécessaire de mettre de l’argent dans les parcomètres en décembre”.
Un peu stupéfait, je m’avance vers le parcomètre et regarde son emballage. À la place de la traditionnelle flèche qui nous indique combien de temps il nous reste, nous avons un carton coloré nous souhaitant Joyeux Noel. Un peu incrédule, je regarde les autres parcomètres, ils ont tous le même carton.
J’ai été touché par cette délicate attention de la Ville de Magog. Comme si la municipalité était contente de me recevoir chez elle. Cela fait changement des parcomètres de Montréal.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/15/ville-de-montreal-et-ses-parcometres/
Costa Rica et les étudiants en journalisme d’ATM à Jonquière
Gabriel Alexandre Gosselin et Dominic Desmarais, deux journalistes du magazine Reflet de Société, préparent un voyage de formation au Costa Rica pour les étudiants en journalisme d’Art et Technologie des médias du Cégep de Jonquière.
Huit étudiantes ont décidé de se porter volontaires pour ce stage original. Une expérience de journalisme international qui saura enrichir leur C.V. Le voyage est prévu au début de l’été 2008.
Vous pouvez suivre les péripéties des préparatifs de ce voyage sur le blogue tenu par Gabriel. Prenez le temps aussi de leur laisser quelques commentaires et quelques encouragements.
Congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), le Château Frontenac et l’eau Évian
Je suis présentement au Château Frontenac pour le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Même s’il fait horriblement froid en ce début d’hiver (-15 degrés), je vais vous livrer mes premiers commentaires à chaud de ce congrès!
Tout d’abord, il y a un record d’inscriptions. Un congrès de la FPJQ à guichet fermé. Un total de 720 inscriptions. Intéressant. Je suis de ceux qui croient à la formation continue, aux rencontres, aux débats. Je suis content de voir que je ne suis pas le seul. Peu importe le travail qui nous anime, il faut briser notre isolement, se regrouper, échanger sur nos pratiques…
J’ai beaucoup de difficultés à comprendre comment certains jeunes qui finissent leurs formations ne prennent pas avantage de ces opportunités. Surtout que le prix de ce congrès est vraiment abordable. Avec en plus, un prix spécial pour les étudiants et les journalistes qui n’ont pas encore de postes plein temps bien rémunérés. Aucune raison valable pour ne pas y être.
Le congrès de la FPJQ se déroule au Château Frontenac. Le prix que la FPJQ a négocié pour la chambre est abordable. Rien à redire sur ce chapitre. Ayant vu le prix des repas au restaurant Le Champlain, les deux repas inclus dans le prix du congrès valent à eux seuls le prix du congrès.
Félicitations à Claude Robillard et à son équipe pour l’organisation du congrès. Excellents ateliers, des invités intéressants. Nous sommes vendredi soir et je n’ai pas réussi à faire mon choix final d’ateliers pour samedi. Il y en a toujours au moins deux en même temps qui m’intéressent. Une nuit d’insomnie est à prévoir pour faire mon choix final. J’en profite pour souligner le bon accueil de Claude Robillard et de son équipe. Malgré le nombre de participants, tout le monde a le sourire, est calme et détendu. Ayant participé à plusieurs congrès et conventions de toutes sortes, ce n’est pas toujours le cas.
Mais pour ceux qui me connaissent, je ne peux partir à l’extérieur sans avoir une petite anecdote à vous conter. Dans les hôtels, tout le monde sait que le petit panier en osier rempli de friandises n’est pas un cadeau pour votre visite. Il faut payer un prix parfois assez horriblement cher pour ces petites gâteries. Le petit frigo avec un scellé est aussi rempli d’item qui vont venir garnir substantiellement votre facture.
Je viens d’une famille relativement humble. Nous n’avons manqué de rien. Mais nous allions rarement au restaurant. Lorsque nous y allions, nous avions le droit à une pizza avec un verre d’eau ou un buffet chinois, toujours avec de l’eau. Mes parents aussi. Pas question de prendre une liqueur ou un café au restaurant. Le rapport qualité-prix est trop faible. En d’autres mots, les breuvages étaient très chers pour une humble famille comme la nôtre. Et je n’ai aucun problème avec l’éducation que j’ai reçue. Je ne m’en porte que mieux aujourd’hui.
Vous avez deviné que je n’ai pas touché aux friandises dans le panier d’osier, encore moins enlevé le scellé sur le petit frigo. Habituellement, dans les hôtels que je suis habitué d’utiliser, il y a une bouteille d’eau sur une table de nuit. Cette bouteille d’eau non réfrigérée est gratuite. Tout comme le café qui vous est fourni avec la cafetière et qui m’aide à me réveiller le matin.
Pendant que je travaille à mon ordinateur, j’ai soif. Au lieu de me prendre un verre d’eau du robinet, je prends cette bouteille d’eau. Après quelques gorgées, j’ai failli m’étouffer. Une étiquette y était apposée: Cette bouteille d’eau Évian est fournie à titre de service pour notre clientèle. Si elle est consommée, une charge de 8,50$ sera portée à votre note d’hôtel.
Le prix d’une vulgaire bouteille d’eau même pas réfrigérée m’a scandalisé. Quand je lis fournie à titre de service pour notre clientèle, je m’attends que ce soit un petit cadeau de bienvenue. À 8,50$ pour une bouteille d’eau, pouvez-vous au moins me la servir froide et me la verser dans un verre.
C’est la première fois que je vois une bouteille d’eau qui n’est pas dans le petit frigo et que je doive payer. Il fallait que je le dise à quelqu’un avant de m’étouffer avec. Ça m’oblige à avoir un regard critique envers le Château Frontenac.
Cet incident n’est pas de la faute de la FPJQ que je veux féliciter encore pour leur bon travail. Mes parents doivent sûrement se retourner dans leurs tombes à me voir boire cette bouteille d’eau à 8,50$ lorsqu’il y a un robinet à quelques pas de moi. Désolé pour ma distraction. On ne m’y reprendra plus.
Maigrir rapidement, sans douleur, sans effort: les centres d’entraînement Curves
Danielle veut se remettre en forme et perdre quelques livres. Attirée par une publicité, elle décide d’aller visiter le centre de conditionnement Curves.
Pendant une trentaine de minutes, une représentante de Curves lui fait la tournée des appareils et du mode de fonctionnement de ce centre minceur. Je l’attends pendant ce temps à l’extérieur. Les hommes ne sont pas admis dans ces centres.
Danielle s’est fait dire que le temps de chaque visite chez Curves ne doit pas dépasser 30 minutes. Leur justification: “nos machines étant hydrauliques, 30 minutes chez Curves équivaut à 1:30 heures sur un autre appareil”. Oups! Ma formation scientifique en prend pour son rhume. En ce qui me concerne, si tu mets 30 livres de pression hydraulique ou que je doives bouger 30 livres de poids, c’est 30 livres dans les 2 cas. Donc la même chose. Sans pousser plus loin mon enquête, je suis convaincu que c’est un argument d’un vendeur qui correspond à la définition d’un menteur.
Ma théorie est de penser très sérieusement qu’ils limitent la visite à 30 minutes parce que Curves veut être le “fast-food” des centres d’entraînement pour maigrir. Ayant de petites salles d’entraînement, tu te limites à 30 minutes parce qu’il faut faire entrer d’autres dames qui veulent maigrir.
Autres choses qu’il faut savoir sur le centre d’entraînement Curves. Il y a une animatrice qui vous laisse faire 30 secondes d’entraînement sur une machine. Après, tout le monde joue à la chaise musicale et change de place. Un peu fatiguant de se faire dire de changer de machines à toutes les 30 secondes.
Avant de signer un contrat avec un centre d’entraînement pensez-y à 2 fois. Ils vous font signer un contrat de 6 ou 12 mois. Beaucoup de gens se découragent après quelques séances d’entraînement. Mais vous devez payer pendant encore un bout de temps.
En ce qui concerne les centres d’entraînement Curves, j’ai visité le site de l’Office de la protection du consommateur. On peut y lire que le Centre Curves de Lennoxville a fermé ses portes, Curves Outremont aussi, Curves Joliette, Curves St-Étienne des Grès, Curves Rivières des Prairies… À ce point, j’ai arrêté de lire. Les propriétaires sont des compagnies à numéro toutes indépendantes une de l’autre. Si le Curves de votre coin ferme, les autres centres Curves ne se tiennent pas responsables des argents que vous aurez versés d’avance.
Prenez le temps d’être un consommateur averti et posez les bonnes questions.
Voter pour ce texte.
Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.
Karina Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle
Le 18 novembre, Karina Goma, documentariste, est invitée par Guy A. Lepage à l’émission Tout le monde en parle. Elle y mentionne que les cours prénataux qui ont été offerts à diverses communautés culturelles ou les hommes ne pouvaient être présents sont une formule inventée pour un groupe spécifique.
L’action posée par le CLSC pour rejoindre un groupe de citoyens a été mal interprétée par les médias, que toute l’histoire a été montée en épingle et que certains en ont fait du capital politique. Si les gens avaient été sur le terrain au lieu de demeurer dans leur tour d’ivoire, ç’a aurait été très différent. On n’aurait pas parlé de scandale des accommodements raisonnables.
Posons-nous la question sur comment on en est arrivé là. Le tout débute avec les vitres givrées du YMCA. Les journalistes crient au scandale et nous mettent en une le fait que le YMCA se plie aux exigences des juifs pour cacher le corps de ces dames qui s’entraînent.
Pourtant, si on se fie aux dires de Super Cath qui fait un commentaire sur le blogue de François Rodrigue : “Et, honnêtement, toute l’histoire des accommodements raisonnables, c’est une tempête dans un verre d’eau créée par les médias! L’histoire des vitres teintées du YMCA… J’ai su d’une de leurs clientes que la clientèle demandait depuis longtemps à faire teinter les vitres pour une question d’intimité, mais le YMCA n’avait pas les fonds nécessaires pour le faire. Alors lorsque la communauté juive a proposé de le faire - à ses frais! - c’est évident qu’ils allaient accepter. C’est juste drôle que cette partie de l’histoire n’ait pas été rapportée dans les nouvelles.”
L’histoire du YMCA serait donc une entente de bon principe entre 2 organisations qui s’entraident. Un exemple de bon voisinage. Rien à voir avec un scandale sur les accommodements raisonnables.
Ces deux histoires en une des médias deviennent une cible pour Mario Dumont qui saute sur l’actualité comme un chien enragé devant un os et qui n’a pas mangé depuis belle lurette. On le place en une lui aussi.
Avec tout ce qui est lu en une par les médias, on fait peur aux gens d’Hérouxville. Aux armes citoyens, protégeons notre communauté. Par peur, sur la défensive, ils écrivent un texte qui se retrouve lui aussi à faire la une. Ils y parlent des immigrants, sans trop connaître ce que c’est. Juste au cas ou une communauté de l’autre bout du monde, en regardant un globe-terrestre s’exclame: “Nous voulons quitter notre pays, nous voulons nous établir à Hérouxville”.
Pour alimenter le débat, un journaliste demande au directeur général des élections: “Si une femme voilée voulait voter, pourrait-elle le faire?” Le DGE, au lieu de répondre qu’il se posera la question quand on sera vis-à-vis cette réalité, prend les devants et nous sort la connerie de dire qu’on peut voter voilé. Cela fait encore la une. Des citoyens mécontents décident de jouer le jeu des médias et vont voter voilés. Une autre nouvelle qui fait la une.
Pour prendre position, si le DGE avait demandé l’avis aux intéressées, il se serait fait répondre que, dans leur pays, les gens doivent s’identifier pour voter!!!
Dans toutes ces histoires, il n’y a pas de conflits entre immigrants et le Québec. Ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau de journalistes en manque de sensationnalisme pour vendre du papier.
Tout cela nous amène à créer une commission qui va nous coûter la peau des fesses, ou des gens vont s’en servir pour canaliser leur violence verbale. Certains diront que ça sera une forme de thérapie sociale pour que le méchant sorte. Désolé, une thérapie se fait à huis clos. On peu “bitcher” qui on veut en thérapie, parce que seul le thérapeute va savoir ce que vous avez dit. On ne fait pas de thérapie en public et encore moins sans thérapeute!!!
Dans cette histoire, c’est un bel exemple de mauvais journalisme. Un journalisme qui crée la nouvelle plutôt que de couvrir les nouvelles.
J’étais pour dire que ce genre d’histoire me fait honte d’être journaliste. C’est vrai que je fais du journalisme. Mais je ne me considère pas comme un journaliste. Pour moi, question de sauver mon intégrité, cela fait une grande différence.
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Privatisation de la santé, Claude Castonguay, Québec solidaires et Arnold Relman
Dans le blogue de Cent papiers, Michel Monette nous mentionne que Claude Castonguay va recevoir de la part de Québec solidaire : un ouvrage publié par Arnold Relman, professeur émérite à la Harvard Medical School et ex-éditeur en chef du New England Journal of Medicine.
M. Relman est on ne peut plus clair: laisser les entreprises à but lucratif s’emparer de notre système de santé équivaut à lui injecter du poison. “La plupart, sinon la totalité, des problèmes que connaît actuellement le système de soins de santé des États-Unis, et ils sont nombreux, résultent de l’empiétement croissant des entreprises privées à but lucratif et des marchés concurrentiels sur un secteur de notre vie nationale qui est à juste titre du domaine public”.
Les assureurs privés sont entrés dans le système de santé américain au début des années 1990. Le résultat ne s’est pas fait attendre : les coûts ont été gonflés de frais administratifs se situant entre 15 et 30 p. 100 du coût total des assurances.
De notre côté, notre magazine Reflet de Société a fait une série de reportages sur la question des moyens alternatifs en matière de santé. Nous sommes étonnés que les différents ministres de la Santé ne veuillent pas envisager ces moyens qui ont fait leur preuve depuis près d’un quart de siècle.
Les coopératives de santé ont démontré qu’elles peuvent baisser les coûts d’intervention et faire une prévention efficace. Il existe des rapports de recherche qui ont été réalisés dans l’ouest du Canada démontrant les avantages des coopératives de santé.
Jonquière Médic est un autre projet intéressant existant depuis plus de 25 ans. Jonquière Médic offre, au Saguenay, des médecins à domicile. Au lieu d’engorger les urgences, les gens peuvent demeurer à la maison en attendant la visite du médecin. Ce système s’autofinance et est un bel exemple de prise en charge par le milieu.
Nous avons demandé depuis près de 2 ans à M. Philippe Couillard une entrevue pour expliquer la position du ministère de la Santé sur la santé alternative au Québec. Nous n’avons pas réussi à avoir une date d’entrevue qui est toujours repoussée de semestre en semestre.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/le-systeme-de-sante/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/25/un-medecin-recalcitrant/
Sexualité, prostitution, homosexualité et viols dans les prisons
Jean-Pierre Bellemare est un prisonnier à Cowansville. Il rédige depuis plus d’un an une chronique dans le magazine Reflet de Société. Pour le numéro de décembre, Jean-Pierre nous entretiendra d’un sujet non seulement tabou, mais qui saura faire parler: la sexualité, la prostitution et les viols dans les prisons.
Jean-Pierre abordera aussi un autre sujet tabou: les relations amoureuses entre le personnel carcéral et les prisonniers. L’homosexualité fera partie du reportage. Un tour d’horizon complet sur la vie sexuelle des prisonniers.
L’ampleur du sujet nous a forcés d’offrir exceptionnellement deux pages pour la chronique de Jean-Pierre. Reflet de Société est disponible par la poste en appelant au (514) 256-9000.
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