Les campagnes se meurent

La ruralité a-t-elle encore un avenir?

Les régions en arrachent

De nouvelles réalités de plus en plus pénibles touchent drastiquement les régions rurales et les campagnes.

Raymond Viger Dossiers ÉconomieRégionsFamille, Communautaire

Plusieurs médias ont récemment couvert les difficultés appréhendés pour les régions vis-à-vis le Plan Nord du gouvernement Libéral. Les développements rapides attirent drogue et prostitution. Les autorités locales vont-elles avoir le temps et les budgets pour se préparer à de nouvelles réalités qui viendront rapidement les envahir?

Une grande quantité d’emplois disponibles rapidement au même endroit implique que certaines localités vont perdre leurs mains d’oeuvres. Moins de services seront disponibles dans ces villages avoisinant qui subiront l’arrivée de nouveaux méga-centre.

Une discussion avec des intervenants en région soulignent qu’il n’y a pas que le Plan Nord qui vient affecter les villages. Actuellement, plusieurs événements viennent mettre en péril la survie même de ces villages.

Fermeture des églises

Le noyau social de ces communautés a été longtemps les églises. Chaque village avait jadis son église. L’abandon des fidèles de celles-ci a forcé la fermeture de plusieurs.

Fermeture des Caisses Desjardins

Au début du 20e Siècle Alphonse Desjardins avait implanté des caisses dans plusieurs villages du Québec. C’est ainsi que les Caisses Desjardins offraient un service rural délaissé par les Banques. Ce qui a fait la marque de commerce des Caisses Desjardins est en train de disparaître. Question de rentabilité les Caisses Desjardins ont débuté la fermeture de plusieurs de leurs caisses au profit d’une centralisation dans les grands centres.

Plusieurs citoyens ont manifesté contre les fermetures des caisses Desjardins sans succès.

Fermeture des comptoirs de Postes Canada

Encore pour des raisons de rentabilité et de rationnalisation, Postes Canada a à son tour emboîté le pas avec des fermetures dans plusieurs villages.

Fermeture de CLSC

Maintenant c’est le tour des CLSC de fusionner et déplacer ses services vers les grands centres. Pour ne donner qu’un exemple, quand le point de service du CLSC Châteauguay à Sainte-Martine a fermé ses portes en 2012 et obligé les citoyens à se rendre à un autre point de service situé à 27 minutes en automobiles, la population vieillissante de Sainte-Martine en a subi un contre-coups important.

Et les CLSC des grands centres qui doivent couvrir plus d’habitants reçoivent-ils plus de budget pour répondre aux besoins des populations? Quand on doit couvrir plus de service en santé, on coupe dans les services sociaux. C’est donc dire moins de prévention.

Impact de ses fermetures

Les églises, les caisses Desjardins, les bureaux de Postes et les CLSC étaient des endroits de socialisation pour les gens du village. Plusieurs y allaient à pied. En profitaient pour rencontrer les voisins et discuter de tout et de rien. C’était une occasion de faire son épicerie ou d’utiliser d’autres services locaux. Si maintenant vous devez vous déplacer dans les grands centres et que vous commencez à y faire votre épicerie et autres services, les marchands des villages avoisinants n’auront plus qu’à fermer leurs portes.

Dans les grands centres, vous devenez anonymes dans la foule. Fini les grandes discussions sur le perron de l’église.

Et sans automobile, impossible d’aller dans les grands centres. Certaines personnes âgées deviennent ainsi isolées d’un milieu de socialisation et dépendante pour avoir accès à leurs services.

La rentabilité financière de ces fermetures compensera-t-elle les conséquences sur la qualité de vie des citoyens?

Si ça continue comme cela, à part du bar de danseuses nues ou d’une taverne, que va-t-il rester dans nos villages?

Autres textes sur les Régions

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Terrain gratuit et avantages sur les taxes

St-Louis de Blandford donne des terrains

Ville à la recherche de citoyens

Fort de ses 996 habitants, le Maire de St-Louis de Blandford, Gilles Marchand, donne des terrains et une partie des taxes pour attirer une relève à sa ville.

Raymond Viger Dossier Famille, Communautaire

logo st-louis de blandford rivière bécancourTous les moyens sont bons pour attirer de nouveaux habitants vers la grande ville de St-Louis de Blandford.

La municipalité Saint-Louis-de-Blandford est située dans les Bois-Francs, à proximité de l’autoroute 20, en bordure de la rivière Bécancour.

St-Louis de Blandford est reconnue pour ses cultures de canneberges.

St-Louis de Blandford est une municipalité où il ne faut pas rire. Pas de caricatures! Sinon, mise en demeure, menace et harcèlement. Le Maire de St-Louis de Blandford réagit au quart de tour comme cela avait été le cas avec la communauté musulmane avec les caricatures de Mahomet.

Et si vous ne voulez pas faire de bénévolat, St-Louis de Blandford est la ville toute indiquée. Parlez-en aux bénévoles du journal communautaire le Réveil de St-Louis de Blandford qui se font intimider par les officiers de la municipalité.

Autres textes sur Presse Communautaire et Intimidation

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Des immigrants anglophones pour travailler chez McDonald

Des immigrants anglophones pour Sept-Îles francophone

Pénurie de main d’oeuvre chez McDonald

S’il n’existe aucun Québécois francophone prêt à aller travailler au McDonald de Sept-Îles pourquoi faire immigrer des anglophones?

Raymond Viger Dossier Francophonie

Le 20 avril dernier, l’agence QMI publiait dans le Journal de Montréal un article soulignant que le restaurant McDonald de Sept-Îles devait faire immigrer des anglophones provenant des Philippines pour trouver du personnel.

Les hauts salaires des mines laissent peu d’habitants de Sept-Îles pour travailler au McDonald du coin! Je peux comprendre. Ce que je ne comprends pas c’est que lorsqu’on cherche du personnel pour faire le service à des francophones on ne cherche pas à faire immigrer des francophones!

Autre point que je ne comprends pas. Si les gens de Sept-Îles sont tous occupés à travailler dans les mines, pourquoi ne pas offrir les emplois aux francophones des autres régions du Québec?

Qui doit payer pour être servi en français?

Autre question qui me turlupine: dans l’Ouest du pays, la forte pression sur les salaires à cause des emplois dans le secteur du pétrole forcent les restaurants à offrir des salaires de beaucoup supérieurs au salaire minimum. Pourquoi le McDonald ne s’adapte-il pas à l’offre et la demande et n’augmente-il pas ses salaires comme ils l’ont fait dans l’Ouest du pays?

C’est vrai qu’en augmentant les salaires pour le restaurant McDonald de Sept-Îles, une entreprise privée, soit le propriétaire du McDonald de Sept-Îles, soit la pauvre entreprise que représente McDonald devrait couper dans ses profits.

Autre solution, si on doit augmenter les salaires chez McDonald de Sept-Îles parce que les salaires sont très hauts dans le secteur minier, qu’on vende les Big macs un peu plus cher pour compenser les augmentations de salaire au personnel.

Et si le bureau chef de McDonald, possiblement situé près d’un paradis fiscal, souligne qu’ils ont une politique d’avoir le même prix d’un restaurant à l’autre à travers le Québec, c’est parfait! Que McDonald paye pour leur politique de prix et que McDo compense le propriétaire de Sept-Îles.

Autres textes sur Francophonie

Bistro In Vivo est maintenant fermé et fait place au Bistro le Ste-Cath.

Autres textes sur restaurants

L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Throll qui commente votre blog ?

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Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

Radiothérapie et cancer du sein en région

Service de radiothérapie

De Mont-Laurier à l’Outaouais

Suzie nous a fait parvenir un cri du coeur sur une injustice qu’elle vit pour le transport de sa mère de 70 ans qui demeure à Mont-Laurier et qui doit suivre ses traitements en radiothérapie pour un cancer du sein dans l’Outaouais.

Dossier Santé

Ma mère doit subir des traitements en radiothérapie pour un cancer du sein. Elle a 70 ans et demeure à Mont-Laurier. Moi je suis de l’Outaouais. Ces traitements n’étant pas donné à Mont-Laurier, elle a donc choisi de se faire traiter dans l’Outaouais.

J’ai fais une demande pour de l’aide au transport. Ma mère n’a pas de voiture, (mon père doit rester à Mont-Laurier) pour les 16 jours de traitements. Même si elle en n’a pas vraiment les moyens, elle devrait débourser +/- 400$ pour le service. Un service gratuit n’est offert qu’aux personnes handicapées, immigrantes, autochtones, assistées sociaux et bien sûr aux prisonniers avec escorte.

NON MA MERE EST JUSTE UN QUÉBÉCOISE DE 70 ANS QUI A TOUJOURS HABITÉE LE QUÉBEC. DOMMAGE.

Il y a un service de bénévolat qui coûte 25.00$ par transport. Je trouve cela bien correct. Mais c’est la différence entre nous et tous les autres qui ME CHOQUE.

Autres textes Santé

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Le rap du Lac-St-Jean

Rap et Hip hop en région

Dali, un rapper du Lac-St-Jean

Dali est un jeune rappeur originaire du Lac Saint-Jean qui tente de percer dans le hip-hop québécois. Son parcours vers la reconnaissance est semé d’embûches.

Dominic Desmarais Dossiers Hip-HopRap

rap-lac-st-jean-rapper-region-hiphop-chanteurDali ne se destinait au rap. Né de parents voyageurs et hippies qui habitent La Prairie, en Montérégie, il suit sa mère au Lac Saint-Jean à la séparation du couple.

Dali a 5 ans. Sa mère, affectée par cette rupture, est hospitalisée. Dépressive et bipolaire, elle retourne au bercail vivre avec ses parents et son frère. «J’adorais ça, vivre chez eux! Ma grand-mère supportait ma mère dans son rôle, auprès de moi. On me parlait de ses problèmes. Je voyais ses hauts et ses bas. Mais elle était quand même présente pour moi», se rappelle le jeune homme qui, plus que l’état de santé de sa mère, était préoccupé par l’absence de son père.

Chez ses grands-parents, Dali est entouré d’amour. Il s’y sent chez lui. Puis, un an et demi plus tard, sa mère va mieux. Elle refait sa vie avec un autre homme. Un autre déménagement pour le jeune Dali qui quitte le Lac Saint-Jean pour le Saguenay.

raper-dali-lac-st-jean-rap-region-hip-hop-rappeurDe cette union, qui dure trois ans, Dali reçoit en cadeau un demi-frère. Il affectionne son beau-père. Mais l’idylle tourne au vinaigre. Sa mère apprend que son amoureux la trompe. Dali prend parti. «J’étais fâché contre lui. Je sentais la frustration de ma mère.» Autre rupture, autre hospitalisation pour sa mère. La sensibilité à fleur de peau, elle rechute. Dali et son demi-frère l’accompagnent à Alma, dans le giron familial. Dali a 10 ans. Il doit à nouveau quitter pour une autre école.

Rencontre avec le Hip hop et Dubmatique

Dali n’a pas coupé les ponts avec son père. Il lui rend visite de temps à autre, les fins de semaine ou lors des vacances scolaires. Son père qui habite Montréal, l’accueille à bras ouverts.

dali-rap-lac-st-jean-hiphop-region-rapper-chanteur-hip-hopC’est en visite dans la métropole que Dali tombe en amour avec le hip-hop, qu’il ne connaît pas. «C’est avec la sortie de La force de comprendre du groupe Dubmatique, un album fort du hip-hop québécois qui a permis au rap de sortir de l’underground que je me suis intéressé à la culture.» Dali a 10 ans. Avec son père, il va voir des spectacles et des événements hip-hop. Il achète toutes les revues qui parlent de cet art et des vêtements associés.

Lors de ses escapades chez son père, Dali s’accroche les pieds au Café-Graffiti. «Je ne savais pas dans quelle branche du hip-hop me diriger. J’ai suivi quelques cours de breakdance. Mais j’ai finalement opté pour le rap. Ça me libérait de ce que je vivais. J’avais besoin de prendre la parole pour dire que j’existe. J’aimais faire de la musique mais je n’avais pas d’argent. Pour le rap, tu n’en as pas besoin. Ça prend seulement du papier et un crayon. Et avec de la pratique et de la volonté, chacun peut développer son talent.»

Les premiers pas d’un rapper

Dali fait figure d’extraterrestre à Alma. La culture hip-hop n’a toujours pas pénétré la contrée des bleuets. Avec son accoutrement de rappeur, il fait rire. «C’était dur. Au Lac Saint-Jean, il n’y en avait pas de hip-hop. Je me faisais écoeurer à cause de mon style marginal.»

Ses amis lui enregistrent des musiques instrumentales sur CD pour qu’il y rajoute ses propres textes. «Mes amis ne connaissaient pas ça, ce sont des rockers», dit-il en esquissant un sourire amusé. Dali faisait ses premiers pas comme rappeur en tâtonnant. «J’ai commencé à écrire. Mais ça ressemblait plus à de la poésie parce que je ne savais pas comment on faisait du rap. J’écrivais des textes introspectifs ou sur mon amour du hip-hop.»

Les années passent et la passion de Dali, devenu adolescent, grandit à vue d’œil. Le hip-hop n’était pas un amour de passage, une mode. Il perfectionne son style, continue à s’informer de tout nouveau développement au sein de la communauté hip-hop québécoise. Principalement lors de ses virées montréalaises.

Sans-Pression, Muzion, Yvon Krevé…

Puis arrive dans son univers une éclosion de talents qui l’interpellent. Alors que le précurseur Dubmatique utilisait un français international, les Sans-Pression, Muzion et Yvon Krevé montrent qu’il est possible de rapper en québécois. «À ce moment, le rap joual commençait. Ça m’a inspiré. Je pouvais rapper dans ma langue. Et j’ai voulu qu’il y ait du rap chez nous, au Lac Saint-Jean. Ça m’a motivé à écrire encore plus et à faire des spectacles.»

En 2003, à 15 ans, Dali s’apprête à faire le grand saut. Pour la première fois de sa vie, il monte sur les planches lors du Secondaire en spectacle, un show amateur où les élèves de son école expriment leur talent. «J’ai bien aimé ça. Ça m’a montré que j’étais capable! Et ça m’a donné envie d’en faire d’autres. Même si j’ai eu un blanc de mémoire majeur. J’ai oublié ma chanson! Il a fallu que je fasse reprendre l’instrumental 2 fois!» Une prestation imparfaite qui brise la glace et lui donne confiance. Il en reçoit une mention honorable parce qu’il est le seul à avoir composé les paroles de sa chanson, qui aborde ses difficultés familiales et sa vision de la société.

L’engouement de Dali est à son paroxysme. Il veut se donner en spectacle. «Je voulais faire des shows à l’école, dans des festivals. La Maison de jeunes d’Alma m’a aidé à en organiser. Je ne voulais pas monopoliser la scène pendant 2 heures. C’est rare un spectacle hip-hop d’un seul artiste. Et je voulais créer des opportunités pour d’autres jeunes à prendre de l’expérience de la scène.» Si au Lac Saint-Jean le hip-hop tarde à prendre sa place, le Saguenay est déjà dans le train du rap. Dali invite des groupes de Chicoutimi à se produire dans les spectacles qu’il organise avec la Maison de jeunes d’Alma, au Belvédère.

Rejeté par sa mère

Le monde de Dali s’effondre en mars 2004, alors qu’il est âgé de 16 ans. En rentrant de l’école, il est attendu devant la maison par son beau-père des six dernières années. Il a un message pour lui. «T’habites plus ici à partir de maintenant. On se revoit dans une couple d’années.» L’homme lui remet une pièce de 2$ en lui disant, tout bonnement: «Arrange-toi.» Dali a trop peur pour aller chercher ses effets personnels. Il appelle son oncle qui accepte de l’héberger et, plus tard, d’aller récupérer ses vêtements pour lui.

Dali se sent rejeté par sa mère. Mais il ne se sent pas coupable. Il n’a jamais été un enfant à problèmes. «Je ne me suis jamais battu, je n’ai jamais volé quoi que ce soit. Moi, je voulais faire des spectacles, une carrière. Je ne voulais pas de problèmes qui m’empêcheraient de faire ce que je veux.»

Le conflit avec son beau-père couvait depuis des années. Au début de la relation, en 1998, Dali était bien heureux pour sa mère. D’un naturel ouvert et accueillant, héritage de la culture hippie de ses parents, Dali voyait d’un bon œil le nouveau mé-nage de sa bien-aimée mère. Mais, peu à peu, le nouveau venu montre ses tendances manipulatrices et possessives. «Il a commencé à avoir des problèmes avec la famille de ma mère. Je voyais qu’il ne voulait pas être dérangé dans leur relation. Dès que quelqu’un de la famille se mêlait de leurs affaires, il le barrait. Ç’a commencé avec mon oncle, celui qui m’a accueilli quand j’ai été mis à la porte. Puis, ce fut au tour de ma grand-mère, quand elle a voulu sa-voir pourquoi il avait coupé les ponts avec mon oncle. Elle a été barrée. Finalement, c’est toute la famille de ma mère qui a été coupée. Ça s’est fait un par un.»

Pour l’adolescent, la situation familiale était difficile à vivre. Sa mère ne voulait plus voir les membres de sa famille qui l’avaient aidée lors de ses épisodes de dépression. Dali, lui, ne s’empêchait pas de rencontrer ses grands-parents. «Mais mon beau-père m’en voulait de continuer à les voir. Pour lui, j’étais du bord de la famille, pas du sien et de ma mère. Mon demi-frère était parti vivre avec son père. Il a été barré lui aussi. Je n’ai pas eu de nouvelles de lui pendant longtemps.»

Peu avant la rupture définitive d’avec sa mère, Dali est témoin de l’agressivité de celui qu’il appelle le manipulateur. «Mon père est venu nous rendre visite. Le chum de ma mère lui a sauté dessus. Il lui a ouvert le visage. Mon père a eu 6 points de suture. Après, il est devenu agressif envers moi. C’est pour ça qu’il a fallu que je parte.»

La DPJ s’en mêle

Dali termine son année scolaire en habitant chez son oncle. Puis, à la fin des classes, son bon samaritain lui apprend qu’il ne peut le garder plus longtemps. Comme son père est à l’extérieur à travailler sur un navire marchand, il n’a personne pour le garder. La DPJ est saisie. «J’ai revu ma mère en mai. Elle a clarifié la situation avec la DPJ. Son chum et elle ont dit qu’ils avaient un conflit avec la famille et que je continuais de les fréquenter contre leur volonté. Et ils ont dit que le temps était venu pour moi d’aller vivre avec mon père. C’aurait été correct si ça s’était passé à la fin de l’année, mais ç’a été brusque. Ma mère ne voulait pas me reprendre. Il fallait me trouver une famille d’accueil d’ici à septembre, quand mon père serait de retour.»

C’était il y a sept longues années. Et depuis, Dali n’a plus jamais parlé à sa mère. «Je trouve ça difficile. Je l’aimais, avant. Mais là, c’est comme si elle était morte, pour moi. Ça me frustre. Mais je ne lui en veux pas. Elle est libre de ses choix. Mais tant qu’à la voir avec cet homme, renfermés comme ils sont, j’aime mieux ne pas y aller.»

Avec le recul, Dali est conscient que l’abandon de sa mère lui a fait mal. «Je me rends compte que j’ai de la difficulté à approcher les filles. C’est inconscient, mais j’ai peur d’être rejeté. Je suis moins confiant.»

Les 3 reportages sur le rapper Dali:

Autres textes sur le Rap:

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/musique-hiphop-rap.html

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Graffiti à Fermont pour le Festi-Mur

Graffiti et culture Hip hop en région

Le Café-Graffiti à l’assaut de Fermont

Fermont est un village au nord de Sept-Îles, près du Labrador. C’est une ville minière, protégée des vents violents et des tempêtes de neige par un immense mur de plus d’un kilomètre de long. Tous les commerces, l’école, la bibliothèque, l’hôtel, la piscine et l’aréna se retrouvent à l’intérieur de ce fameux mur.

Martin Ouellet   Dossiers Hip-Hop, Graffiti

À l’occasion du Festi-Mur de Fermont, trois délégués du Café-Graffiti, DJ Mini Rodz, Naes (DJ et graffiteur) et Back175 (graffiteur), ont été invités par la maison de jeunes de l’endroit pour animer cette ville nordique. Nous les avons rencontrés à leur retour afin qu’ils nous parlent de leur expérience d’ambassadeurs de la culture hip-hop…

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris que vous étiez invités à Fermont?  Aviez-vous déjà entendu parler de cet endroit-là?

DJ Mini Rodz: Évidemment, on était super enthousiastes!  Raymond Viger (le directeur du Café-Graffiti) nous avait déjà parlé du mur de Fermont et ça nous avait pas mal intrigués. Le Café-Graffiti est depuis longtemps en contact avec la maison de jeunes là-bas. Ils ont été parmi les premiers abonnés du Journal de la Rue en 1992 et ils étaient déjà venus à Montréal, visiter le Café en 2000. Suzanne, la coordonnatrice, a donc pensé aux artistes du Café-Graffiti pour animer la Fête du Mur. Et comme nous sommes toujours prêts à relever de nouveaux défis, nous avons accepté immédiatement!

Comment s’est passé le voyage en avion?

Dj Mini Rodz: Je n’avais jamais pris l’avion de ma vie et j’avais très hâte de voler! Le vol durait cinq heures, avec une escale à Québec et une autre à Sept-Îles. Ensuite, nous avons atterris à Labrador City et de là, une voiture nous attendait pour nous amener à Fermont. Pour un baptême de l’air, c’en était tout un: trois décollages et trois atterrissages!  En plus, au décollage, Naes a renversé son café sur moi. Résultat: le vol a été retardé de près d’une heure pour nettoyer les bancs. Disons qu’à mon arrivée, j’empestais pas mal le café!

En parlant de Dj Naes et de café, j’ai une autre anecdote pour toi! Imagine-toi donc que durant notre séjour, Dj Naes a acheté du café à l’épicerie. Jusque-là, ça va. Sauf que, distrait comme d’habitude, il avait oublié de moudre les grains!  Le lendemain matin, aux petites heures, il a eu beau rouspéter, nous l’avons obligé à retourner avec son petit sac de grains à l’épicerie faire ce qu’il avait oublié de faire la veille!

Dj Naes: Pour en revenir au voyage en avion, tout s’est bien passé, sauf que nous avons eu des sueurs froides en constatant que les cannettes de peinture pour les murales n’étaient pas arrivées à destination. Elles étaient restées à Sept-Îles. Heureusement, après plusieurs coups de fil, nous les avons récupérées à temps et tout est rentré dans l’ordre.

Vous deviez contraster pas mal avec les gens de la place à votre arrivée à Fermont?

Dj Mini Rodz: Disons qu’on ne passait pas inaperçus! On portait tous une combinaison hip-hop identique, avec le logo d’un commanditaire, et la tuque de Naes intriguait pas mal les curieux. La mode vestimentaire hip-hop n’existe pas à Fermont, alors, on attirait forcément les regards. Tout le monde savait, juste en nous voyant, qu’on était les animateurs de Montréal. Dans les différents endroits où nous sommes passés, les gars surveillaient leur blonde de près… Ceci dit, les réactions étaient très positives, les jeunes étaient contents de recevoir de la visite et de découvrir la culture hip-hop, à laquelle ils n’ont pas accès habituellement autrement que par la télévision.

En quoi consistait votre contrat d’animation?

Dj Naes: Nous avons animé une première soirée le vendredi, à la maison de jeunes. Durant l’après-midi, Rodz a complètement redécoré le local, qu’il trouvait un peu terne, déprimant. Il a installé une boule disco, a réaménagé l’espace pour donner une ambiance de «party». Devant une quarantaine de jeunes de 18 ans et moins, qui n’avaient, pour la plupart, jamais vu de DJ’s à l’œuvre, DJ Big Rodz et moi, on a «spinné» et j’ai réalisé une murale de 12 pieds de long avec Back175. Tout le monde était hyper enthousiaste et tripait. Même les rockers dansaient!

Le lendemain, nous avions le mandat d’animer un autre «party», à l’aréna, cette fois. Il y avait plus de monde présent et également davantage d’ambiance, car la soirée était aussi ouverte aux adultes. Des gens se sont même déplacés de Labrador City pour y assister. Nous avons donné un cours de DJ à deux jeunes filles de la place et nous avons permis à un jeune MC de 12 ans, Yoan Castillou originaire de Montréal, mais résidant à Fermont, de devenir une star d’un soir en lui cédant le micro! Disons que ses camarades étaient pas mal impressionnés, surtout qu’ils ne le prenaient pas très au sérieux avant… Dommage quand même, que ça prenne la reconnaissance d’artistes de l’extérieur pour faire respecter le talent local…

À l’aréna, j’ai également fait une murale avec Back175 sur des panneaux géants. Notre œuvre représentait le nom de la ville de Fermont, avec dans le O stylisé un mineur en train d’opérer un marteau-piqueur. Les mineurs nous ont regardé «graffer» avec beaucoup d’intérêt. Nous avons même entendu dire, entre-temps, que les panneaux avaient été exposés au centre d’achat de Fermont!

Est-ce que c’est différent de faire bouger les jeunes d’une ville comme Fermont?

Dj Mini Rodz: Premièrement, les gens sont beaucoup plus attentifs, ils participent davantage que dans les grandes villes, où le monde est un peu blasé. Là-bas, ils ne connaissent pas beaucoup le hip-hop, il n’y a jamais de spectacles et les jeunes s’ennuient car il y a peu d’activités pour eux. C’était donc un super beau défi pour nous autres de venir les divertir et leur faire partager notre culture.

Ensuite, au niveau du choix musical, nous n’avons pas mixé avec les mêmes vinyles que d’habitude. Il fallait nous adapter à notre public, c’est pourquoi nous avons opté pour des «hits», des valeurs sûres, des morceaux qui ont tourné à Musique Plus, par exemple, et moins de nouveautés.

Vous êtes vous demandés comment ça serait d’être jeune et d’habiter un endroit comme Fermont?

Dj Mini Rodz: J’imagine que j’aurais fait comme les autres jeunes de la place, je serais parti à dix-sept ans, pour poursuivre mes études ailleurs! Ou, qui sait, peut-être que je serais devenu travailleur de rue ou pourquoi pas propriétaire d’une des deux tavernes de la place!!!  Sans blague, il y a peu d’options possibles au niveau de l’emploi à Fermont. Tous les hommes travaillent à la mine, les femmes travaillent dans les commerces, les restaurants, les services, les bars, les services publics…

Pensez-vous que ça peut aider à la croissance du hip-hop d’aller animer en région?

Dj Mini Rodz: Tout à fait. Ça aide à promouvoir la culture. Les gens sont heureux qu’on se déplace pour aller les rencontrer chez eux et leur présenter notre art. Ça suscite la curiosité et c’est sûr qu’il va y avoir des retombées. Déjà, des jeunes de la place nous ont demandé une liste de CD’s qu’ils vont commander à leur disquaire. Malheureusement, il est difficile pour eux de se tenir au courant des parutions récentes, car il n’y a pas de scène locale et même la radio accuse un certain retard. Les jeunes ont presque tous internet, on imagine qu’ils «downloadent» (téléchargent) pas mal de MP3, mais nous sommes contre ça. Sauf que présentement, ils n’ont pas tellement le choix.

Dj Naes et Dj Mini Rodz: En finissant, on voudrait offrir un  «Big up» à Nady Sirois, Kathy Laplante et Suzanne Synott, les responsables de la Maison de jeunes de Fermont!  Gros merci également à tous les jeunes et aux parents qui sont venus fêter avec nous!  À la prochaine!

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Développement social et employabilité

Économie sociale et communautaire

Autopsie d’un exclu

Serge Gélinas est agent de recherche pour l’Économie Communautaire de Francheville (ÉCOF), un organisme de développement social dans la région de Trois-Rivières, une implication sur l’exclusion sociale et l’employabilité.

Sonia Lavergne, Tour d’y Voir, Trois-Rivières

Dossiers Commerce équitable, Communautaire

L’exclusion sociale passionne Serge. Il a lui-même vécu ce phénomène avec un passé de consommateur qui s’est échelonné sur 20 ans. Plus jeune, il a quitté l’école avec à peine un secondaire 2 dans les poches.

Pour lui, le marché du travail était une avenue plus prometteuse que les bancs d’école. «Je pensais en connaître et en savoir assez pour pouvoir gagner ma vie, explique-t-il. J’ai 20 ans de consommation, alors j’ai toujours vécu pour ma consommation jusqu’en 1993, où j’ai entamé ma deuxième thérapie.» À cette époque, il avait atteint un point de non retour. Après avoir consommé l’argent familial qui devait servir à l’achat de lait et de couches pour le bébé, il décide d’entreprendre une deuxième thérapie qui lui sera salutaire. «C’était ça ou la route de la prostitution», explique-t-il.

Thérapie et remise en question

Cette thérapie amène Serge à se remettre en question et à se demander ce qu’il allait faire dans la vie. C’est alors qu’il a eu le goût de se diriger vers le mouvement communautaire. Après avoir œuvré dans une maison d’hébergement pour sans-abri, comme intervenant auprès de toxicomanes puis comme intervenant dans une maison venant en aide aux hommes violents, etc., il décide de retourner aux études pour obtenir un baccalauréat en communication sociale.

Parallèlement à ses études, il réalise un stage où il fait une recherche sur l’exclusion sociale: la perception des punks de la région sur les services offerts par la Ville de Trois-Rivières.

Démarche de revitalisation de Trois-Rivières

Son stage terminé, il est embauché par la Démarche de revitalisation des premiers quartiers de Trois-Rivières. Cet organisme avait un projet de recherche pour connaître les indicateurs de désinsertion des personnes exclues. C’est après avoir réalisé cette recherche qu’il a été appelé à se pencher sur le phénomène de l’exclusion et de l’employabilité.

Ses travaux de recherche devraient se terminer en mars 2006 et se clôturer par un séminaire dont le but sera d’exposer les résultats de la recherche. Une quarantaine de candidats de Trois-Rivières et une quarantaine de personnes d’Ottawa ont participé à cette recherche. Cette étude visait à recueillir l’opinion de personnes, qui sont soit en employabilité ou en dehors du marché du travail. Le but est de réajuster le tir au niveau des programmes d’employabilité qui sont déjà offerts.

Pour lui, la vie est remplie d’exemples d’espoir. «L’important c’est de s’accrocher à un rêve. L’individu qui n’a pas d’objectif personnel s’éteint», conclut-il.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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