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Magog et les parcomètres

Petite balade à Magog pour rencontrer des amis. Je me stationne. Un ami me fait signe pour capter mon attention: “Pas nécessaire de mettre de l’argent dans les parcomètres en décembre”.

Un peu stupéfait, je m’avance vers le parcomètre et regarde son emballage. À la place de la traditionnelle flèche qui nous indique combien de temps il nous reste, nous avons un carton coloré nous souhaitant Joyeux Noel. Un peu incrédule, je regarde les autres parcomètres, ils ont tous le même carton.

J’ai été touché par cette délicate attention de la Ville de Magog. Comme si la municipalité était contente de me recevoir chez elle. Cela fait changement des parcomètres de Montréal.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/15/ville-de-montreal-et-ses-parcometres/

Service Canadien de la faune, Ressources naturelles du Québec, SPCA et le Berger Blanc

Le mois dernier, je vous ai écrit l’histoire du rat musqué qui cohabite dans mon jardin. Le blogue se terminait avec l’installation d’une trappe dans laquelle j’espérais que le rat musqué puisse s’enfiler pour que je puisse le relocaliser ailleurs que dans mon bassin.

Les pommes de mon pommier et les raisins de mes vignes ayant été tout mangés, mon cher colocataire s’est finalement décidé à venir manger les pommes et les carottes camouflées dans la trappe.

Maintenant que j’ai un rat musqué à relocaliser, je vais tenter de vérifier avec les autorités ce que je fais avec la bestiole. Nous sommes vendredi soir. Les bureaux sont tous fermés. J’avais vu un reportage sur les agents de la faune, disponible 24 heures sur 24 pour nous aider à relocaliser, ou du moins, nous informer sur ce qu’il faut ou ne faut pas faire.

Le seul numéro de téléphone que j’ai pu trouver au Service Canadien de la Faune pour les urgences me mentionne qu’il ne peut rien faire. Il ne s’occupe que des déversements chimiques. Du côté des ressources naturelles du Québec, rien trouvé. En cherchant du côté de la Ville de Montréal dans animaux sauvages, on nous réfère au Berger Blanc. Mais ceux-ci ne touchent pas aux rats musqués. Sur le site de Ville de Montréal il y a bien un bouton pour la Société Protectrice des animaux (SPCA). Le lien nous amène sur le site de la SPCA International, section pour leur faire des dons. Pas de téléphone nulle part. Internet est un outil intéressant, mais il faut quand même qu’un Webmestre fasse un bon travail. Faire des liens c’est facile, mais il faut tout de même qu’il y ait un peu de pertinence.

Je me sers du bottin téléphonique. Vous savez, cette vieille technologie en papier pour trouver des numéros de téléphone. Parfois cette vieille technologie fonctionne mieux qu’Internet. Je trouve les coordonnés de la SPCA et je parle enfin à un humain. Un peu déçu de sa réponse, il me dit qu’il ne peut rien faire. Légalement, je n’ai même pas le droit de transporter le rat musqué pour le relocaliser.

D’un côté, je pourrais le tuer entre octobre et février, en autant que j’aie un permis pour poser des collets et l’attraper. De l’autre on me dit que c’est une race protégée qu’il faut que je le relocalise. Et maintenant on me dit que je n’ai pas le droit de le transporter dans mon véhicule! Et aucun agent de la faune disponible pour m’aider dans cet embouteillage de règlements qui, additionnés ensemble font un bouchon monstre.

Avec ma conjointe, qui a refusé que nous adoptions le rat musqué,  nous décidons que nous allons le relocaliser et que nous allons arrêter de tenter d’être des bons citoyens qui cherchent à faire tout légalement. Il y a une limite quand même. Il y a un rat musqué qui est prisonnier de ma cage de transport et l’hiver va bien finir par arriver.

Nous nous dirigeons vers la rivière des Prairies. Je laisse aller la bête.  Une rivière, un bois, plein de cachettes partout et quelques canards pour l’accueillir. Il sera sûrement bien dans son nouvel habitat.  Nous espérons juste qu’il ne sera pas assez stupide pour retourner vers la route et se faire frapper. Je n’ai pas fait tout cela pour le voir en charpie sous un véhicule.

Tristement, Danielle et moi lui faisons nos adieux. Même s’il a causé plusieurs milliers de dollars de dommage à notre beau jardin, je pense qu’on avait commencé à s’attacher à cette pauvre petite bête. Les coûts exacts des réparations ne seront connus qu’au printemps, lorsque nous aurons terminé de tout réparer.

Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.

Ville de Montréal, les vélos et le stationnement

André Beauvais du Journal de Montréal nous apprenait le 5 octobre dernier que la Ville de Montréal voulait implanter des comptoirs de locations de vélos dans 8 endroits différents de la ville de Montréal.

Belle initiative pour diminuer la pollution. Mais peut-on penser aussi qu’il faut trouver des endroits pour les stationner et les mettre sous clef. Au Café-Graffiti, nous avons des jeunes et des employés qui veulent bien venir en vélo au bureau. Mais on n’a aucune place pour les sécuriser.

Depuis plus de 5 ans, nous demandons régulièrement à la Ville de Montréal d’installer des supports à vélo sur les trottoirs. Peine perdue! Pour faciliter l’utilisation d’un vélo, il faut aussi pouvoir le stationner sans se le faire voler.

Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.

L’aréna Maurice-Richard, le hockey et le patinage de vitesse

Sous la plume d’André Beauvais du Journal de Montréal, nous apprenions qu’un changement de vocation menace l’aréna Maurice-Richard. 200 équipes de hockey représentant 2000 joueurs et 1000 bénévoles seraient affectés par ce changement. L’aréna Maurice-Richard deviendrait un centre d’entraînement exclusif pour le Centre national courte piste.

Ce changement de vocation permettrait à 100 patineurs de vitesse de se préparer pour les compétitions qui auront lieu à Vancouver en 2010.

Tout un dilemne. D’un côté, nous pronons la participation à des sports, nous voulons que les jeunes sortent dehors et délaissent leurs manettes de jeux vidéos. Le hockey est l’un des sports qui réussit bien cette mission. De l’autre, nous voulons soutenir des athlètes pour faire de meilleures compétitions internationales. Les performances de nos athlètes influencent aussi positivement l’implication sportive de nos jeunes.

Qui a préscéance sur qui? Qui est plus important que l’autre? Le nombre ou la qualité? Tout un débat de principes et de priorités.

On aurait beau donner de bons exemples à nos jeunes pour faire du sport, s’ils n’ont pas de lieux pour s’exprimer, c’est un coup d’épé dans l’eau. Les sports professionnels tels le football et le hockey ont leurs lieux bien à eux pour réunir leurs publics. Le financement vient des droits de télévision, du coût des billets, des publicités, des commandites, des produits dérivés…

Mais qu’en est-il pour les athlètes olympiques? Ne devraient-ils pas avoir leur lieu bien à eux sans avoir à mettre à la porte les jeunes qui veulent s’amuser et pratiquer leurs sports? Qui devraient en soutenir le financement? Une partie de nos taxes et une partie des revenus des sports professionnels? En finançant ainsi de nouveaux équipements adaptés pour les Jeux Olympiques, ces installations pourraient aussi servir à des compétitions dans certaines disciplines qui pourraient s’adapter à ces installations.

La quantité ou la qualité? Ni l’un, ni l’autre. Les deux! Parce que sans quantité, nous n’aurons pas de qualité à offrir éventuellement. Et sans la participation d’une quantité de jeunes dans les sports, notre société finira par devenir des gérants d’estrade obèses qui nous coûteront des sommes faramineuses en coûts de santé.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Le restaurant Hélène de Champlain risque-t-il de fermer?

Le Journal de la Rue fête ses 15 ans. Pour remercier ses bénévoles, nous préparons un événement qui sera important pour nous. Nous avons décidé que le tout se déroulera le 29 septembre prochain au restaurant Hélène de Champlain.

En visitant les lieux, Mme De Marquis, responsable des locations m’apprend que le restaurant vit sur la corde raide. La Ville de Montréal, propriétaire des lieux ne voulait pas renouveller le bail du restaurant. Pour 2007, une sorte de prolongation a été accordé, sans savoir si le restaurant sera encore là pour 2008.

Pouvons-nous accepter de voir fermer ce lieu qui fait parti de notre patrimoine? Combien de personnes y sont venus célébrer leur bal de finissants, leurs mariages et d’autres événements tout aussi mémorables?

Une histoire à suivre pour éviter de voir disparaître notre histoire.

Le Doc Mailloux et Yves Boisvert de La Presse

Dans sa chronique du 5 février, Yves Boisvert de La Presse souligne un fait intéressant dans l’histoire du Doc Mailloux. Le comité de discipline des médecins a été provisoirement radié. Ceci est une mesure exceptionnelle utilisé pour qu’il y ait un arrêt d’agir immédiat sur un médecin dangereux. Une radiation avant que le comité ait le temps de juger de la situation.

M. Boisvert nous mentionne que c’est une décision purement politique. Même si plusieurs, comme moi, en avait assez de l’entendre dire des absurdités dans les médias, en tant que psychiatre, il n’y a eu aucune plainte contre le Doc Mailloux.

Et c’est là que je suis un peu bouleversé. Dans ce cas-ci, sans aucune plainte, non seulement le comité de discipline des médecins va juger l’affaire Mailloux, mais ils ont été jusqu’à le radier immédiatement en attendant d’étudier le cas. Dans d’autres histoire, nous entendons régulièrement des institutions tel Santé Canada nous dire qu’ils ne peuvent rien faire tant qu’il n’y a pas de plainte. Deux poids, deux mesures.

Quand c’est politiquement dérangeant, on procède. Si ce n’est que la sécurité des citoyens qui est en jeu, on s’en lave les mains et il faut attendre des plaintes en bonne et dû forme. Est-ce une façon d’utiliser les institutions en place à son avantage personnel?

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/251/

France Labelle  et Dan Bigras du Refuge des jeunes et une recherche de Christian Levac sur les jeunes de la rue

Dans le Journal le Plateau du 28 janvier dernier, nous pouvions lire un article sur le lancement de la recherche de Christian Levac, co-écrit avec France Labelle, directrice du Refuge des jeunes, un organisme qui offre soutient aux jeunes de la rue.

Une statistique qui en dit long, 86% des jeunes de la rue rencontrés lors de cette recherche ont été placés par les services sociaux et se retrouvent à la rue! De quoi questionner le soutien offert aux jeunes en difficultés par notre société.

Dan Bigras y questionne le comportement de la Ville de Montréal. “Alors que les ressources pour les jeunes se trouvent au centre-ville, la Ville de Montréal sort un règlement qui évince les jeunes des parcs et des lieux publics. On a demandé une commission parlementaire sur l’itinérance et ç’a été refusé par Québec.”

Là où je dois apporter un grain de sel est l’interprétation que nous pourrions faire des trois constats du chercheur Christian Levac: les jeunes ont vécu dans des familles instables, ils ont été stigmatisés à l’école ou ont vécu de la violence.

Dan Bigras est l’enfant de deux psychiatres, j’ai personnellement rencontré des enfants de riches commerçants, de professionnels… Et pourtant ces jeunes se retrouvent à la rue.

Dans les trois constats de Christian Levac et de France Labelle, se retrouve un mot très important “ou”. Il ne faut pas généraliser et considérer que les trois constats s’appliquent à tous les jeunes de la rue. Un seul suffit. Reste ensuite la définition que l’on donne à ces constats. Quel est le sens de famille instable? Que s’imagine-t-on quand on lance un tel constat?

On peut être pauvre et très stable. Et l’inverse est aussi vrai. Deux parents professionnels et riches à craquer, de bonne éducation peuvent se garocher des assiettes, se chicaner sans cesse et faire vivre une instabilité émotive à l’enfant.

Être stigmatisés à l’école peut se définir comme un élève en trouble d’apprentissage. Mais cela peut aussi être un élève placé dans une grosse école privée à qui l’on en demande trop. Celui-ci aurait bien réussir dans une école conventionnelle, mais être stigmatisé par une grosse école pour génie à l’autre bout du monde.

Reste maintenant la violence. Un batteur de femmes ou d’enfants est-il nécessairement quelqu’un de pauvre dans un quartier défavorisé? La violence verbale peut aussi se vivre dans différent milieu. J’ai eu l’occasion de rencontrer des enfants élevés dans une violence autant physique que verbale et qui provenait d’une famille très aisée.

Les constats de Christian Levac et France Labelle ne sont pas faux. Mais il faut prendre le temps de les décoder ou de les interpréter comme il se doit. Le jeune artiste, enfant de professionnel peut se retrouver dans la rue si les parents essaient d’en faire un avocat ou un comptable. Il a peut-être juste le goût de jouer quelques notes sur sa guitare. Il y a des jeunes qui vont prendre leur place à partir d’une famille humble d’un quartier défavorisé parce qu’ils sont aimés et acceptés tels qu’ils sont. Il y a des jeunes qui vont se retrouver à la rue même si leur famille vit l’opulence dans de gros quartiers cossus.

Il est trop facile de s’imaginer que c’a arrive juste chez le voisin. L’itinérance, tout comme l’ensemble des phénomènes sociaux, ça nous concerne tous.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/13/recours-collectif-des-sans-abri-contre-le-gouvernement-du-quebec/

Le métro de Laval

Je me permettrais un seul commentaire très court sur la saga du métro de Laval. Comment se fait-il qu’on construise un métro entre Montréal et Laval et que les frais d’opération n’aient pas été discuté et réglé avant?

Ville de Montréal achète des camions de pompiers américains, Thibault conteste

Nous apprenions dans le Journal de Montréal du 24 novembre que la Ville de Montréal veut acheter 30 camions-échelles et 40 autopompes, d’une valeur totale de 53 millions. Malgré que la compagnie Thibault de Pierreville soit la plus bas sousmissionnaire, la Ville de Montréal préfère acheter ses camions de pompiers aux États-Unis.

La compagnie Thibault aurait été déclassé par une grille d’évaluation qui l’aurait rabaissé au 3e rang. Nous n’avons pas eu accès à cette grille et nous n’en connaissons encore moins ses critères.

D’une part, la compagnie Thibault a vendu pendant plusieurs années ses camions à la Ville de Montréal. Plusieurs autres villes le font aussi tel Ottawa et Halifax. Thibault est en mesure de pouvoir livrer la marchandise. Non seulement est-il le plus bas sousmissionnaire, mais en plus il crée de l’emploi et des retombées économiques au Québec.

Aurions-nous déjà oublié les slogans entérinés par le gouvernement du Québec dans les années 1980: Achetez au Québec! ou encore Achetez local! Ce sont des slogans mis de l’avant il y a un quart de siècle pour aider l’économie de notre province, pour soutenir les emplois de nos proches.

J’ai de la difficulté à accepter que l’on envoie si facilement 53 millions de contrat chez nos voisins du Sud. Dans les critères d’achat de la Ville de Montréal, n’y aurait-il pas de place pour y inclure d’acheter le plus Québecois possible? Surtout qu’en étant le plus bas sousmissionnaires, ce n’était pas gênant de soutenir une compagnie locale.

Mais c’est vrai que lorsqu’on fait une grille d’évaluation, il faut la suivre à la lettre pour ne pas se casser trop la tête. Même si les résultats obtenus ne tiennent pas debout. Restons “by the book”. C’est à se demander qui a fait cette grille et à quoi il pensait.

Avec la mondialisation, plusieurs entreprises ont de la difficulté à concurrencer les prix de certains pays. Ici, même avec les plus bas prix, on se fait encore avoir. Tout simplement inconcevable!

Ville de Montréal et le Taz Mahal

Il y a 5 ans, le Taz Mahal, un centre important pour les jeunes qui pratiquaient les roues alignées doit partir. La grande Bibliothèque y sera installé.

Le Taz Mahal était très utilisé par les jeunes. Par nos jeunes autant, sinon plus que les autres. Parce que les roues alignées sont un sport apprécié par la culture Hip Hop. Parce que plusieurs graffiteurs y avaient réalisé des murales dans ce lieu de rassemblement positif pour les jeunes.

On ne cesse de nous prévenir que les jeunes ont des problèmes d’obésité. On nous dit de motiver les jeunes à faire du sport. Mais ils avaient leurs lieux bien à eux pour le faire: le Taz Mahal.

Pour faire place à la Grande Bibliothèque et expulser le Taz Mahal, Ville de Montréal a commencé une série de promesses pour relocaliser les jeunes. Différents lieux ont été étudiés. Mais après 5 ans. Plus rien. Veut-on abandonner les jeunes et leur dire que les promesses de politiciens ça ne vaut pas cher? Le désintéressement des jeunes à aller voter quand ils ont 18 ans, il vient d’où?

En janvier 2000, Reflet de Société avait fait un reportage sur Stéphane Julien. Un jeune qui a fréquenté le Taz Mahal. Sa vie a changé. Cet adepte des roues alignés s’est vu offrir des contrats pour enseigner et faire des spectacles en Chine. Comment aurait-il pu développer son talent sans un centre comme le Taz Mahal?

C’est avec beaucoup d’amerture et de déception que je suis obligé de constater qu’après 5 ans, rien n’est fait pour réouvrir le Taz Mahal. Nos lettres d’appui à ce centre sont sûrement déjà dans la récupération. Vous savez ce que représente pour nous 5 ans? Une génération complète de jeunes. Ils se renouvellent à tous les 5 ans. Et quand des politiciens laissent dormir des dossiers pendant 5 ans sur une tablette, c’est une génération complète de jeunes qui en souffrent.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/23/taz-mahal-et-le-journal-de-montreal/

Ville de Montréal et ses itinérants

Une société doit être capable de vivre avec tous ses extrêmes. Elle peut compter sur un pourcentage de jeunes plus récalcitrants, un autre pourcentage de personnes handicapées, un autre avec des problèmes de santé mentale, avec des itinérants, des prostituées

Mais comment réagi la Ville de Montréal face aux extrêmes. Dernièrement, Marcel Tremblay descendait à Québec pour demander qu’on refuse le droit de vendre des canettes aux jeunes. Maintenant, l’arrondissement Ville-Marie vient de fermer l’accès à quinze lieu public aux itinérants et leur donne des contraventions. Pense-t-il vraiment que ces itinérants vont payer les contraventions? Espère-t-il envoyer les itinérants en prison pour non-paiement de contraventions?

Est-ce que les contraventions et la répression sont les seuls moyens que disposent la Ville de Montréal pour aider ses citoyens les plus démunis? Est-ce que de balayer dans les autres quartiers nos citoyens les plus vulnérables permet de régler le problème?

Tout le monde sait que rien ne peut se régler avec la seule application d’un règlement. Pourtant quelques politiciens pensent encore réussir de cette façon. Un changement prend du temps. Aider des gens prend des ressources. Face à leurs nids de poules, les politiciens nous demandent d’être patient, que ça va prendre des années à résorber le problème. Face à l’itinérance, ces mêmes personnages voudraient tout faire disparaître rapidement.

Deux poids, deux mesures. Le changement social est un travail d’équipe. Cela concerne toutes les personnes et les organismes qui sont en contact avec ce qui est considéré comme un «problème». Il existe plusieurs organismes d’intervention. Mais Ville de Montréal en n’arrive à faire qu’à sa tête. Sans cohésion. Sans vision long terme. Sans partenariat. Les réactions de Ville de Montréal et ses positions draconniennes vont souvent à l’encontre de toutes les interventions que les organismes communautaires tentent de faire sur le terrain.

Si on balaie à l’extérieur du quartier les itinérants, les prostituées, les junkies, les graffiteurs… que fait-on avec les organismes qui les accompagnent? On les balaie eux aussi dans d’autres quartiers. Un organisme communautaire devra-t-il devenir un organisme itinérant pour poursuivre sa mission?

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/08/les-marginaux-les-regions-et-les-ressources/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/08/sante-mentale-litinerance-et-les-ressources/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/07/faux-itinerants-et-detournement-de-fonds/

Meeting the style, événement international de graffiti les 2 et 3 septembre

Zeck, un graffiteur connu et respecté du milieu du graffiti et de la culture Hip Hop organise une grande première ce week-end; Meeting the style. Une association internationale d’événements graffiti. Une convention qui regroupera des graffiteurs à travers le monde. Les 2 et 3 septembre prochain au 1435 Bleury.

Un événement à suivre mais qui risque de questionner et de remettre en question la scène underground de Montréal. Il faut se souvenir qu’Underpressure, une convention qui venait de fêter ses 11 années, vient à peine de se terminer. L’événement avait eu lieu derrière les Foufounes Électriques.

Montréal peut-elle être l’hôte de deux conventions internationales de graffitis? Sterling Downey, un graffiteur de longue date et l’organisateur d’Underpressure a déjà parlé à plusieurs reprises et depuis plusieurs années de ne plus renouveller l’événement Underpressure. Va-t-il profiter de cette occasion pour annoncer officiellement sa retraite ou reviendra-t-il l’an prochain en plus grande force?

La pression policière remarquée lors de la convention Underpressure va-t-elle se faire sentir lors de cette nouvelle convention? Comment va réagir l’équipe du Maire Tremblay qui voulait dernièrement restreindre la vente de canettes aérosols aux jeunes de moins de 18 ans? Des membres de son équipe se questionnaient déjà sur la présence à Montréal de la convention Underpressure. Vont-ils tolérés deux rassemblements de graffiteurs à Montréal?

Histoire à suivre. Vos commentaires sont les bienvenus.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/meeting-the-style-un-succes-international/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/underpressure-et-la-pression-policiere/

Ville de Montréal et ses arrondissements; un vrai bordel

Lorsque nous avions une ville avec ses pouvoirs centralisés, les décisions, même si nous n’étions pas nécessairement d’accord, étaient uniformes pour l’ensemble du territoire de la Ville de Montréal.

Après les fusions et défusions de Montréal, ont crée un nouveau pouvoir, celui des arrondissements. Ce pouvoir décentralisé aurait pu permettre d’avoir une meilleure relation avec les citoyens et le quartier. Mais il y a des effets pervers déconcertants.

Chaque arrondissement décide de ses règlements et de son application. Pour un organisme comme le nôtre, le Café-Graffiti, qui avons des activités et des événements sur l’ensemble du territoire, c’est l’enfer. Un arrondissement décide de ne plus autoriser les murales graffitis pour les commerces. Il n’y a plus de standards. Certaines activités légales sur un coin de rue, deviennent illégales en la traversant.

En s’informant au central, Ville de Montréal n’est même plus au courant de quel arrondissement applique quel règlement. Il faut négocier et vérifier avec chacun des arrondissements pour connaître quel est leur règlement en vigueur. Pas facile d’offrir des services à la population dans de telles conditions. Surtout quand on est un organisme communautaire et que nous ne faisons pas de profit sur ces activités.

N’ayant plus aucune uniformité, j’ai l’impression d’avoir perdu une ville pour me retrouver avec cinquante petites villes.

Underpressure et la pression policière

Pour la 11e année, a eu lieu dimanche le 13 août l’événement Underpressure. Cette convention de graffiteurs est un événement important pour la culture Hip Hop qui se retrouve à chaque année à peinturer les murs des Foufounes Électriques, à faire du break-dance et à écouter les DJ faire tourner leurs vyniles. Un rassemblement pacifique, artistique et respecté par les jeunes.

Cette année, étrangement, la présence policière était accrue. Moins d’une semaine après que Marcel Tremblay ait demandé au gouvernement du Québec qu’on défende aux jeunes de moins de 18 ans d’acheter des canettes aérosols, voilà que la présence policière s’est accentuée pour cet événement. Y aurait-il une relation entre ces deux événements? J’espère que certaines personnes, dans les très lointains bureaux de la Ville de Montréal, n’ont pas l’idée d’empêcher ces événements rassembleurs d’avoir lieu.

Quand on parle graffiti et de jeunes, je suis sur la liste d’appels de plusieurs journalistes et recherchistes pour des entrevues ou des mises en contact avec les jeunes. Plus de 400 entrevues donnés et autant de contacts pour rencontrer les jeunes. C’est curieux. Depuis que l’équipe Tremblay est en poste, personne de la Ville de Montréal ne m’a appelé pour faire une réflexion sur le graffiti.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/meeting-the-style-un-succes-international/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/meeting-the-style-evenement-international-de-graffiti-les-2-et-3-septembre/

Le Maire Tremblay, les bombes aérosols et les graffiteurs.

Marcel Tremblay, le frère du Maire, vient de faire une demande au gouvernement du Québec; prohiber la vente de peintures aérosols au moins de 18 ans.

Ce n’est pas la première fois qu’on part en guerre contre les graffiteurs et qu’on avance ce genre d’action. En 1996, accompagné d’une quinzaine de graffiteurs, je m’étais insurgé contre la Ville de Montréal et son programme anti-graffiti. Heureusement, à l’époque, la Ville de Montréal a changé son fusil d’épaule. L’équipe de Pierre Bourque a nommé une fonctionnaire en charge du dossier prévention graffiti et lui a accordé un budget pour faire son travail. Et ce programme a bien réussi. Des murs autorisés ont été créés à travers la Ville, des animateurs en prévention graffiti ont pu être engagé pour offrir des moyens alternatifs aux jeunes… C’était l’époque où la Ville de Montréal était à l’écoute de ces citoyens et de ses jeunes, prenaient le temps de consulter, de se concerter et de trouver, en tant que bon père de famille, des idées originales et fonctionnelles. Les commercants de la rue Ste-Catherie, avec des projets tel le Café-Graffiti avaient dénotés des baisses de 20% des tags et des graffitis lorsque les autres quartiers étaient en hausse.

En 2002, le vent tourne. L’équiipe Tremblay entre au pouvoir. Fermeture du poste de la personne responsable graffiti et coupure du maigre budget qu’elle avait. Pour 5 millions d’octroyer en nettoyage, un maigre 150 000$ était alloué à la prévention.

Coupure de la relation entre les graffiteurs et la Ville de Montréal. Les murs autorisés ne sont plus entretenus, certains ont fermés. Avec une hausse des tags et des graffitis, c’est à ce moment que Marcel Tremblay fait sa demande pour interdire la vente de canettes de peinture au moins de 18 ans.

D’une part, si j’enlève les canettes aux graffiteurs, ils leurs restent encore des markers, des stickers, des porcelaine pour faire du scratchfiti, de l’acide… Les canettes ne sont qu’un outil utilisé par les jeunes pour accomplir des graffitis illégaux. Certains utilisent même de simples rouleaux et de la peinture en gallon pour faire leurs tags illégaux.

D’autre part, s’il est illégal pour un jeune d’acheter des canettes, risque-t-on de voir augmenter le vol de ces dites canettes?

Finalement, que faisons-nous de tous ces jeunes qui utilisent des canettes pour exercer un art sur des murs autorisés, des toiles…?

Dans une société, la répression est la dernière méthode d’intervention que nous devons utiliser pour vivre en harmonie. Nous devons offrir des moyens alternatifs, être à l’écoute de nos jeunes, les accompagner dans leur cheminement. Pour les 3% de rebelles puristes qui ne veulent pas utiliser des choix positifs pour eux et la société, la répression devient le dernier recours à utiliser.

Un règlement généraliste tel que voudrait voir appliquer l’équipe du Maire Tremblay est utopique et simpliste. C’est la recherche de la pilule miracle qui va guérir toutes les maladies au lieu de prescrire une psychothérapie.

Au fait, comment se fait-il que depuis l’arrivée de l’équipe Tremblay, il n’y a plus de concertation des principales vicitimes du graffiti? Comment se fait-il que plus personnes ne viennent rencontrer les graffiteurs et voir comment on peut vivre ensemble en harmonie dans nos quartiers?

Un jour, peut-être, certains politiciens comprendront qu’il faut arrêter de ne voir que des problèmes, mais prendre le temps d’écouter les être humains qui se cachent derrière. Mais pour cela il faudra que les politiciens sortent de leurs bureaux du centre-ville et daignent venir rencontrer le peuple. 

Autres textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement.

Ville de Montréal et ses parcomètres

L’an dernier, dans le centre-ville de Montréal, de nouveaux parcomètres ont fait leur apparition. Au lieu d’avoir un parcomètre pour chaque place de stationnement, une borne nous indique notre numéro d’emplacement et nous payons à n’importe quels super-parcomètres.

Avantage pour le citoyen: quand le temps est écoulé, nous pouvons rajouter des sous sans avoir à revenir à notre stationnement, pouvant payer au super-parcomètre le plus près. Avantage pour la Ville de Montréal: elle récupère le temps que vous laissez lorsque vous quittez. Votre successeur ne peut plus utiliser votre temps restant pour faire ses emplettes.

Je reviens du centre-ville de Montréal. Je remarque que la Ville de Montréal a remplacé ses vieux parcomètres à ressort datant de la guerre par de nouveaux modèles électroniques.

Avantage pour le citoyen: le parcomètre accepte autant les 5 sous que les 10 sous ou les 2 dollars. Avantage pour la Ville de Montréal: si vous essayer de récupérer le temps restant du parcomètre, lorsque vous glissez de nouvelles pièces, le parcomètre repart à neuf! J’avais mis pour une heure trente de monnaie dans le parcomètre. Après une heure, je retourne à l’auto et j’ai l’occasion de rajouter d’autres pièces. Il me reste 29 minutes. Je glisse un dollar dans la fente pour obtenir une heure additionnelle. Au lieu de me donner une heure et 29 minutes, je n’ai qu’une heure!

Que la Ville de Montréal veuille récupérer le temps inutilisé de mon parcomètre au lieu de l’offrir à mon voisin, c’est une chose. Mais que je ne puisse rajouter du temps à mon parcomètre quand je veux c’en est une autre.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/12/16/magog-et-les-parcometres/

Conflit d’intérêt.

Montréal est une ville de grands festivals. C’est une industrie en soi. Festival Montréal en lumière fait partie de la grande famille. Son PDG, Michel Labrecque, aussi membre du conseil d’administration du Regroupement des événements majeurs internationaux, a décidé de se lancé en politique aux dernières élections municipales. En plus de ses fonctions, il est maintenant conseiller municipal du Plateau Mont-Royal.

D’un côté, M. Labrecque, en tant qu’administrateur du Regroupement des événements majeurs internationaux et PDG du Festival Montréal en lumière, négocie avec Ville de Montréal des subventions qui ne sont pas de la pacotille. De l’autre, il représente cette même ville en étant un de ses conseillers! Si ce n’est pas un conflit d’intérêt, comment appelle cette double polarité?

Quand le chef de police, M. Duchesneau a voulu tenter l’expérience en politique, il avait démissionné de son poste de chef de police. Quand Serge Lareault, directeur du groupe communautaire l’Itinéraire a fait le saut, il a fait de même. Pour éviter le conflit d’intérêt. Paul Martin, propriétaire de Canadian Steamship Lines (CSL) ne l’a pas fait quand il était Ministre des Finances. Michel Labrecque ne l’a pas fait non plus. Deux poids, deux mesures.

Notre organisme, le Journal de la Rue, a déjà eu une excellente fonctionnaire de la Ville de Montréal comme administrateur. Elle a dû démissionner lorsque nous voulions faire une demande de subvention à la Ville de Montréal. Il est arrivé la même chose à une fonctionnaire qui travaillait au Ministère des Relations avec les Citoyens. Il est vrai que nous ne demandions des subventions que de 5 ou 10 000$. Nous ne parlions pas des budgets faramineux des festivals internationaux ou de la CSL.

Comment va réagir la Ville de Montréal si un organisme demande une subvention pouvant concurrencer les événements majeurs sous l’administration de M. Labrecque? Si Ville de Montréal voulait se désengager des faramineuses subventions données, à même nos taxes, aux différents événements sous la tutelle de M. Labrecque, les deux entreprises pour lesquelles il fait partie n’auraient-ils pas un lobbyiste en place pour faire du maraudage pour renverser la vapeur? Ses fonctions de lobbyistes ne sont-ils pas contraire aux intérêts des citoyens qui ont votés pour lui? Comment réagirait M. Labrecque si l’un de ses principaux commanditaires de festivals devenait le mouton noir dans son arrondissement? Peut-il être une autorité politique intègre tout en acceptant des commandites de ceux-ci?

Cela ne m’aide vraiment pas à croire en la justice et l’équité en politique. Quand de gros sous sont en jeu, les règles de transparence changent et s’adaptent.

Je suis déçu, très déçu.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/13/ville-de-montreal-et-le-taz-mahal/

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