Agence d’escorte et prostitution à domicile

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La prostitution sous tous ses angles

Britanny s’est prostituée de différentes façons. Elle a accueilli des hommes à son domicile en offrant ses services dans les journaux. Elle s’est déplacée chez des clients lorsqu’elle offrait son corps par l’entremise d’une agence d’escorte.

Dominic Desmarais   Dossier Prostitution

prostitution-escorte-prostituee-travailleuses-du-sexe-bordelMais Britanny a commencé dans la rue. C’est sur la Sainte-Catherine et la rue Ontario qu’elle a fait ses premiers pas dans ce qu’elle nomme la jungle.

Avant d’en faire son gagne-pain officiel, Britanny avait goûté au sexe contre rémunération à 17 ans, alors qu’elle vivait dans un centre jeunesse. En sortie les fins de semaines, des amis lui présentaient des hommes intéressés à coucher avec elle. Britanny, en lorgnant les bénéfices – des vêtements, du rouge à lèvre – n’y voyait que des bons côtés.

Quitter le centre jeunesse

Quand elle quitte le centre jeunesse, à 18 ans, elle est confrontée à la dure réalité d’une vie autonome. Le loyer ne se paie pas tout seul, l’électricité et la nourriture non plus. Encore moins le linge et les sorties. Un luxe, pour une jeune femme sans ressources qui aspirait à une vie de star. Elle voulait de l’argent facile, vite fait. Ce que la prostitution lui permettait. Ses quelques expériences, à l’adolescence, ne l’avaient pas rebutée, au contraire.

Britanny n’a pas commencé dans la rue de force, poussée par le désespoir. La jeune femme, forte de caractère, avait choisi ce moyen pour satisfaire ses besoins de vivre dans le faste. «Je voulais goûter aux grands plaisirs: les bons restos, les bijoux, les beaux vêtements. J’avais un énorme besoin d’affection que je comblais avec de l’argent. C’était une solution temporaire à un problème permanent», dit-elle avec lucidité.

Prostitution et luxure

La jeune femme recherchait la grande vie et s’affichait. «J’ai toujours apporté une attention particulière à mon apparence. C’était important pour moi. Pas juste pour racoler les clients.»

Britanny est fidèle à ses priorités. Elle a commencé à se prostituer pour s’offrir des grandes marques, pour se faire belle. Les visites au salon de coiffure, la manucure et le linge passent avant tout le reste.

Ensuite viennent l’épicerie, les comptes et pour finir, la drogue. «C’est sûr que j’avais un budget pour la drogue. J’en avais besoin. C’était mon carburant. J’étais gelée mais ça ne paraissait pas. Je n’avais pas l’air d’une morte.»

Prostitution et consommation

Quand elle se prostitue sur la rue, Britanny consomme un peu de tout. Cocaïne, mescaline, speed, pot ou alcool. Elle en a besoin pour enlever une partie de son stress. Mais elle fait attention de ne pas trop consommer car elle veut rester alerte et ne pas attirer l’attention des policiers ni tomber sur de mauvais clients.

Peu lui importe que les gens du quartier, ses voisins, la remarquent sur le trottoir. «C’est sûr que je croisais des gens que je connaissais. J’allais quand même plusieurs rues plus loin de chez moi. Et je ne restais pas plantée à un coin de rue, immobile. Je marchais beaucoup. Ça passait mieux. Ma préoccupation, c’était la police et les clients sur qui j’allais tomber. Être reconnue par les gens, je n’y pensais même pas», assure la jeune femme. «Ça ne m’a jamais scandalisée d’être une prostituée. J’en étais une! Sauf que j’avais de la classe. Je n’étais pas un déchet.»

Se prostituer dans Hochelaga-Maisonneuve et le Centre-Sud

prostitution-agence-escorte-domicile-prostituée-agences-escortesDans les quartiers crades d’Hochelaga et du Centre-Sud de Montréal, Britanny détonait avec son style glamour. Au milieu de filles abusées, aux prises avec des maladies mentales, de gros problèmes de drogues, elle se sent comme une rose entourée d’épines. «Beaucoup de clients m’ont dit qu’ils ne m’auraient jamais embarquée si j’avais été une junkie, si j’avais eu l’air d’une morte. On m’a aussi demandé à plusieurs reprises si j’étais dans la police! J’étais trop belle dans le secteur.»

Britanny voit les autres filles à moitié nues marcher au beau milieu de la rue pour accoster les conducteurs. Elle les entend offrir leurs services sans discrétion. «J’en ai vu qui obligeaient les voitures à s’arrêter. Ouvrir la portière côté passager puis la refermer violemment avec un coup de pied rageur  parce que le chauffeur ne voulait rien savoir. Une fille en manque, tout ce qui l’intéresse c’est de faire un client pour aller aussitôt chercher son crack. Elle va prendre n’importe qui et pour presque rien. Moi, mes clients, je les choisissais. Je voulais gagner de l’argent. Pas me payer ma dose.»

La vie entre prostituées

La cohabitation avec les autres prostituées n’a pas toujours été facile mais Britanny ne semble pas en avoir été troublée. «Je n’ai jamais eu de gros problèmes avec les autres filles. Je ne me mêlais pas, ne leur parlais pas. Il est arrivé qu’elles me crient après pour que je change de coin de rue. J’étais une menace à leurs yeux. Elles sont sur le crack et voient une fille qui pogne plus vite», raconte la jeune femme en soulignant que la rue est une jungle où chacune doit prendre sa place pour survivre. Britanny ne se gênait pas pour leur répondre. Mais comme elle préférait marcher, elle poursuivait son chemin ou les abandonnait en montant dans une voiture.

Britanny se faisait sa place sans l’aide de personne. Elle n’avait pas de souteneur. «Moi, donner mon argent et dire merci, ça ne m’intéressait pas.» Grande de taille et dotée d’un tempérament volcanique, elle n’a jamais ressenti le besoin d’être protégée. Aucun souteneur n’est venu l’aborder pour la forcer à travailler pour lui. «Je n’en ai jamais vu. Je ne sais pas comment ils fonctionnent.»

L’art du racolage

Britanny se déhanche en marchant jusqu’à ce qu’une voiture s’immobilise à sa hauteur. En s’approchant, elle demande au conducteur si elle peut l’aider. Elle attend qu’il aborde le sujet, lui demande ses tarifs pour telle ou telle faveur sexuelle. Si elle soupçonne qu’elle est en présence d’un policier ou si le client ne lui dit rien de bon, elle prend ses distances en prétextant ne pas être une prostituée. Sinon, elle l’informe de ses exigences monétaires et demande à être payée d’avance.

Si le client est d’accord, Britanny monte dans la voiture. Ils se dirigent soit chez elle, soit vers un endroit isolé dans un secteur industriel, soit ils restent à l’intérieur du véhicule. «La plupart des clients refusaient de venir chez moi, ils disaient s’être fait faire les poches par d’autres filles, alors le plus souvent, ça se passait dans leur auto», explique la jeune femme qui faisait la rue uniquement de nuit. «C’était plus discret. Le jour, tu vois des femmes se promener avec leurs enfants. Je n’aurais pas pu supporter leur regard méprisant.»

Prostitution de rue

Dans la rue, la clientèle est bien différente de celle qui a recours aux services d’une escorte. «C’est beaucoup plus dégueulasse», juge Britanny, sans préciser davantage. Les prostituées qui acceptent n’importe quoi attirent des clients aussi désespérés et ringards qu’elles. C’est pourquoi Britanny refusait plusieurs clients et préférait les plus âgés. «Les 50, 60, 70 ans. C’est moins excitant que des jeunes mais plus sécurisant. En général, ils ont plus de respect. Les jeunes ne veulent pas payer, ils négocient sans arrêt, demandent des extras. Les personnes âgées s’en tiennent au contrat passé.»

Quand elle faisait la rue, Britanny s’arrêtait parfois prendre un verre dans un club. Elle y racolait d’autres clients. «Je m’assoyais au bar, dansais un peu. Quand un homme m’approchait, m’offrait un verre, je lui faisais comprendre que je travaillais. Je ne prenais pas le temps de flirter. S’il n’était pas intéressé je ne m’attardais pas. J’étais en quête d’argent. J’avais toujours en tête: client, client, client.»

Prostitution, argent et amour

À cette époque, Britanny ne pense pas vraiment à l’amour. Elle veut de l’argent. «C’est dommage parce que je suis passée à côté de bons gars qui auraient pu être mes chums. J’ai perdu plusieurs occasions. Mais je n’étais pas dans ce mood là. Je n’avais pas le temps pour l’amour. Pour moi, le sexe, c’était pour faire de l’argent, pas pour le plaisir. Quand je n’étais pas avec un client, c’était du temps que je prenais pour moi.»

Son besoin d’affection, elle le comble avec les billets qui remplissent son portefeuille et lui permettent de dépenser son bonheur. Et Britanny a le regard de nombreux hommes pour sentir qu’elle est belle. «Oui, ça me remontait le moral. Ça me rassurait dans mes insécurités de savoir qu’on me trouvait belle. Plusieurs clients sont d’ailleurs tombés en amour avec moi», dit-elle amusée. Avec les moyens financiers de se gâter et les regards admiratifs des hommes, Britanny s’est enfermée dans ses illusions: elle avait tout ce qu’elle désirait, elle vivait son conte de fée.

La réalité de la prostitution

Mais aujourd’hui, Britanny reconnaît que sa sexualité est fuckée. Elle doit réapprendre à vivre une relation saine, dans un cadre sain, «Avec quelqu’un de normal, pas pour de l’argent», assure-t-elle. Le défi est de taille. Après avoir rencontré autant d’hommes avec des exigences à satisfaire moyennant de l’argent, sans égard pour celle qui leur offrait ses services sexuels, elle doit aussi apprendre à faire confiance.

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Agence d’escorte à la maison

Pour se faire de l’argent, Britanny a tâté de tout, dans le monde de la prostitution: la rue, l’agence d’escorte et le service à domicile.

Dominic Desmarais Dossier Prostitution

prostitution-domicile-agence-escorte-services-prostituee Au gré de la demande, elle alternait de l’un à l’autre. Si l’agence d’escortes n’avait rien à lui offrir, elle se retrouvait à la rue pour combler son goût du luxe. Mais c’est à domicile que Britanny préférait offrir ses services. C’est là qu’elle a fait le plus d’argent. Britanny se sentait plus en sécurité à domicile qu’en agence d’escortes.

Britanny s’excuse. Elle termine de friser ses cheveux. Bien que sa vie de prostituée soit derrière elle  la jeune femme porte toujours un soin jaloux à son apparence. Les cheveux fraîchement coupés, elle se fait belle pour aller faire ses courses plus tard. Son appartement respire la coquetterie et le bien-être. Difficile d’imaginer qu’il a été le théâtre, pendant une dizaine d’années, d’une succession de fantasmes masculins.

Britanny n’est pas dégoûtée par son passé. Elle parle de sexualité sans gêne, d’un ton amusé. Avoir couché avec autant d’hommes inconnus, pour de l’argent, ne lui cause aucun remords. Elle est à l’aise avec cette partie de sa vie, mais quand elle parle de sa sécurité, elle devient tout à coup sérieuse. C’est ce qui était au centre de ses préoccupations. Quand elle offrait ses services chez elle, elle se sentait plus en sécurité.

Sexe et business

agence escorte prostitution domicile prostituéeTravaillant à son compte, Britanny n’avait pas d’intermédiaire. La jeune femme recevait les appels et filtrait les indésirables. «Par le timbre de sa voix, je pouvais savoir s’il avait consommé de l’alcool ou de la drogue, s’il semblait agressif. Je le faisais parler pour me faire une idée», explique-t-elle. Lorsque Britanny accepte un nouveau client, elle le convoque au coin de la rue, à quelques pas de son domicile.

Si, après l’avoir rencontré en personne, elle ne se sent pas en confiance, elle refuse de l’emmener chez elle. «C’est arrivé à quelques reprises. Pas souvent. Quelquefois, c’est le client qui refusait parce que je ne correspondais pas à ce qu’il recherchait. Ça ne me faisait pas plaisir mais c’est son fantasme et c’est lui qui paie.»

Une mauvaise expérience lui a donné l’idée de ce contact initial au coin de la rue. Après qu’un client ait débarqué chez elle pour ensuite refuser d’aller plus loin, le stress s’est emparé d’elle. «Il ne voulait pas de moi mais je ne le connaissais pas et lui savait où j’habitais.» Les scénarios se sont bousculés dans sa tête, l’affolant.

L’apprentissage de la prostitution à domicile a suivi son cours. La jeune femme s’est rendu compte du manque de sérieux de plusieurs hommes. «J’ai donné rendez-vous à des clients qui ne se sont jamais présentés. C’est arrivé souvent. Ça me mettait en maudit. J’attendais indéfiniment et je devais refuser d’autres clients potentiels.» C’est le prix à payer pour recevoir des clients chez soi sans recourir à une agence. Avec le risque de voir un client cogner à sa porte sans prévenir. «Je lui ai fait comprendre que j’aurais pu être occupée avec des amis ou mes parents», raconte-t-elle en se comptant chanceuse que ce ne soit arrivé qu’une fois. Britanny ne criait pas sur les toits qu’elle menait une double vie. Certains de ses proches ignorent encore qu’elle offrait ce genre de services.

Prostitution et service à la clientèle

Britanny prenait grand soin de sa personne et de son lieu de travail. Maquillage, ongles, coiffure, vêtements, elle s’assurait de se présenter sous son meilleur jour. «Je n’ai jamais fait de compromis sur mon apparence physique et mon appartement était toujours très propre. Certains de mes clients me disaient qu’ils avaient déjà décampé d’un domicile parce que c’était malpropre. Ils vont aller dans mon lit! Si ce n’est pas propre, ils vont être dégoûtés!»

La jeune femme soigne les détails. Son but est évident: elle veut que ses clients reviennent. Elle se cherche une clientèle régulière qui la paie et ne lui crée pas de problèmes. C’est la meilleure façon pour elle de chasser la peur qui la tenaille quand elle se prostitue. Avec ses clients réguliers, elle ne ressent pas le besoin de consommer de l’alcool ou un joint. À l’aise avec sa sexualité, pas avec sa sécurité. «Les nouveaux clients, ça me stressait toujours, surtout que je les accueillais chez moi», avoue-t-elle avec gravité.

Ses réguliers, elle les bichonnait. Ils avaient même son numéro de cellulaire pour la rejoindre n’importe où, n’importe quand. Mais elle les avisait de ne pas donner ses coordonnées à leurs connaissances intéressées par ses services. «Je n’aimais pas beaucoup les références. Quand je n’ai pas rencontré la personne, je suis toujours réticente. Ce n’est pas parce que mon client régulier est correct que celui qu’il me réfère l’est.» Britanny apprécie la régularité. Car chaque nouvelle rencontre la met sur le qui-vive.

Escorte PME

Pour gérer sa double vie, Britanny s’est procuré une deuxième ligne téléphonique. Ce numéro n’apparaît pas dans l’annuaire. «Je ne voulais pas que les clients ou la police, connaissent mon adresse. Quand les gens devenaient trop insistants, je changeais le numéro. C’était gratuit. J’étais très alerte et avertie, pour me protéger.» Britanny doit assumer les mauvais côtés de la prostitution à domicile. Elle reçoit de nombreux appels d’hommes qui cherchent à se moquer d’elle. Excédée, elle rédige sa liste noire. Elle y note tous les numéros de téléphone des clients qui ne se présentent pas après avoir pris rendez-vous, les plaisantins ou ceux qui sont repartis en la voyant. «Quand j’apercevais l’un de ces numéros sur mon afficheur, je ne répondais pas», explique la jeune femme en exhibant une liste longue de 49 numéros.

Si les gens l’appellent pour la narguer, c’est qu’elle attire sa clientèle par l’entremise des petites annonces, sous la rubrique escortes dans les journaux. Britanny a offert ses services dans La Presse, Le Journal de Montréal, ICI et 24 Heures. À la recherche d’une clientèle aisée, des hommes d’affaires particulièrement, elle cible surtout La Presse. À ses débuts, en 1997, il lui en coûtait une vingtaine de dollars pour placer une annonce de deux lignes. Au milieu des années 2000, Britanny doit dépenser 45$ pour sa publicité. Elle se présente sommairement: belle, grande, blonde, sexy avec forte poitrine.

Elle passait son annonce en se rendant sur place, au comptoir des annonces classées et choisissait les jours où elle désirait publier. C’est le Journal de Montréal qui était le plus strict en exigeant un enregistre-ment au Palais de Justice. Un exercice à répéter à chaque année. Britanny l’a fait une fois. Elle s’est enregistrée sous un faux nom et une fausse adresse sous la rubrique Agence d’accompagnement. Mais l’année suivante, des mesures renforcées lui font rebrousser chemin. Elle craint que la police ne découvre ce qu’elle fait. Elle veut éviter les problèmes à tout prix. «C’est dommage parce que c’est avec une annonce dans Le Journal de Montréal que j’ai battu mon record absolu : 1200$ en une journée», dit-elle le regard brillant.

Prostitution et jour de paye

Au fil des ans, Britanny réalise que ses annonces lui rapportent plus les jeudis, jour de paie, et les vendredis. Sa clientèle, surtout celle du milieu des affaires, la rencontrait sur l’heu-re du midi ou à la fermeture des bureaux. «Ils ne prenaient pas toute l’heure car ils étaient trop pressés», se souvient la jeune femme qui re-cevait aussi, vers 3 heures du matin, la clientèle des boîtes de nuit. «Je ne m’empêchais pas d’aller me coucher mais je me tenais prête, dormant sur une oreille, prête à toute éventualité. J’avais juste à me recoiffer, me maquiller et me rhabiller.»

Britanny se fixait des limites. Ne jamais recevoir de clients le matin, son moment à elle. Et elle ne répondait pas au téléphone quand elle s’organisait des sorties dans les bars ou au cinéma pour voir ses amis ou qu’elle allait dévaliser les boutiques. «Quand j’avais gagné assez d’argent, je ne répondais pas. Si j’avais fait 400 $ dans la journée, je n’avais pas besoin de rester éveillée. Il ne faut pas laisser l’escorte prendre toute la place. Je serais devenue folle à toujours attendre des appels.»

Prostitution et voisinage

En évitant les clients à problèmes et en les espaçant autant que possible, Britanny croit ne pas avoir suscité la méfiance de ses voisins. Elle dit ne jamais avoir été dévisagée comme une prostituée. Les gens ne se doutaient pas que sous ce joli visage débordant d’énergie et d’empathie se cachait tantôt une bonne-à-tout-faire, un semblant d’infirmière ou encore une dominatrice prête à satisfaire des clients aux fantasmes qui dépassent l’entendement. Que dans ses armoires, des costumes et des jouets bien dissimulés procuraient un plaisir bien particulier. De son appartement, Britanny menait une double vie plus discrète que si elle avait offert ses services sexuels sur le trottoir.

Illustrations Énoch

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Ma vie dans les agences d’escortes

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Les agences d’escortes

Prostitution: vivre dans la nuit

Britanny a gagné sa vie pendant des années en se prostituant. Prostitution dans la rue, pour des agences d’escorte et à son domicile. Dans ce témoignage, elle dévoile les dessous de son expérience dans une agence d’escorte.

Dominic Desmarais Dossier Prostitution

prostitution-escorte-prostituee-bordel--sexualiteBritanny a quitté le monde de la prostitution il y a quelques années. Cette belle grande blonde de 36 ans, qui en paraît 10 de moins, ne correspond pas à l’archétype de la prostituée maganée. Avec sa haute taille, ses vêtements à la mode, son maquillage finement retouché, elle affiche une assurance qui détonne avec son passé.

Britanny ne joue pas à la victime. Elle est consciente de son vécu. C’est purement pour l’appât du gain qu’elle a choisit cette vie. Pour faire de l’argent rapidement. «Connais-tu beaucoup d’emplois qui rapportent 120 à 140$ l’heure», demande-t-elle avec aplomb.

L’éveil à la prostitution

Ambitieuse et pleine de rêves, la jeune Britanny voulait goûter, dès l’adolescence, à la vie de luxe. Une vie que lui faisait miroiter la société mais qui lui était refusée. Placée en foyer de groupe de 11 à 13 ans, elle a vécu ensuite en centre d’accueil jusqu’à sa majorité. «J’avais une paie minable, au centre d’accueil. Ça payait à peine le rouge à lèvres. Je voyais des filles qui se prostituaient et je les admirais. Je les trouvais chanceuses d’avoir de beaux vêtements. J’en voulais aussi!»

C’est lors de ses sorties du centre, les week-ends, qu’elle s’ouvre tranquillement à l’univers de la prostitution. Elle a 17 ans. «Quand je n’allais pas chez mes parents, je passais mes fins de semaines chez des gens peu fréquentables. J’ai commencé à en parler. Que j’aimerais faire plus de sous pour m’acheter du maquillage, du linge. Ces gens m’ont présenté des hommes… Mes éducateurs ne les aimaient pas», dit-elle sourire en coin.

Quitter le centre d’accueil

Puis arrive la majorité. Prête ou pas, la jeune femme doit quitter l’institution et voler de ses propres ailes. «J’ai paniqué. Je n’arrivais pas à joindre les deux bouts. L’appart, la bouffe, les comptes… J’ai commencé par la prostitution de rue.» Sur le trottoir de la Sainte-Catherine, elle est rapidement découverte par Terry, qui possède une agence d’escorte. Il lui offre de travailler pour son agence. «Ça m’allait mieux. Sur Sainte-Catherine, c’est plus des junkies.» Terry a 15 filles qui travaillent pour lui. Il prend Britanny sous son aile. Pour ses premiers clients, il l’accompagne jusqu’à la porte et s’assure qu’elle est payée. Le service qu’elle offre est payable d’avance. Sur 140$ pour une heure, 80$ lui reviennent.

«Je voulais de l’argent facile pour pouvoir me payer tout ce que je voulais. Je décidais de mon horaire. Je trouvais ça bien. Je pensais être «maître» de ma vie», se rappelle-t-elle de ses débuts. Britanny a travaillé près de deux ans pour Terry. Ils sont restés amis. Après une pause des agences pour travailler seule, de chez elle, Britanny contacte l’agence de madame Dodo quelle trouve dans les petites annonces d’un journal. «Elle m’a demandé mes mensurations et le nom que j’allais utiliser. Je lui ai demandé si elle voulait me voir avant. Elle m’a dit non, on va te voir quand on va venir te chercher!»

Une soirée comme prostituée

Ses quarts de travail débutaient à l’heure du souper pour se terminer vers les 3 heures du matin. Le nombre de clients variait à chaque soir, entre un et trois. «Si je voulais des clients, j’appelais pour me rapporter. Je n’avais pas de gun sur la tempe pour me forcer à travailler.» Un chauffeur, souvent Dodo et son mari à l’époque où elle travaillait pour cette agence, la prenait chez elle pour l’emmener chez le client ou dans un motel. Pour s’assurer de sa sécurité, le chauffeur attendait dans la voiture. Mais à ses débuts, le cellulaire commence à peine à faire une percée. S’il lui arrive malheur, elle doit se précipiter à l’extérieur pour aviser son protecteur. Chanceuse, elle n’a pas eu de problèmes. «Mais une fois, en rencontrant le client, j’ai eu des doutes. Je ne le sentais pas. Le chauffeur a appelé l’agence. On est reparti aussitôt.» L’histoire ne dit pas si l’agence a envoyé une autre fille satisfaire le client abandonné.

Comme escorte, Britanny a connu tous les genres d’hommes. Le travailleur d’usine, de la construction, l’avocat, le PDG. Des pauvres comme des riches à craquer. Des célibataires, des hommes mariés. Des timides, des tourmentés. Des straights, des pervers. Après avoir reçu l’argent, son travail commence. «Des fois c’est étend toi sur le dos tout de suite. D’autres fois, on m’offrait du vin pour me détendre. Surtout quand il s’agissait d’un nouveau client. J’étais nerveuse. Mais avec la plupart, il n’y avait pas de niaisage. Ils ne m’ont pas fait venir pour parler de la pluie et du beau temps», dit-elle avec candeur.

La jeune femme est consciente qu’elle sert de jouet sexuel. «Ils font ce qu’ils veulent avec nous. On est payées pour ça. Il faut leur donner leur fantasme. Les clients nous demandent ce qu’ils n’oseraient pas demander à leur conjointe. Donc c’est à nous à répondre à leur besoins.» Britanny énumère toutes sortes de demandes des clients sans pudeur. La liste est longue, crue.

Prostitution, drogue et consommation

«Quand j’allais faire des clients, c’est sûr que je me gelais un peu la bette pour me donner du courage. De la coke, des joints, de l’alcool. Je l’ai déjà fait à jeun, mais j’étais très stressée ces fois-là. On pogne pas toujours le top modèle! Il y a des clients qui sont franchement dégueulasses, qui ont des grosses bédaines. Je comprends les filles qui consomment.

C’est dur, psychologiquement. Quand c’est un nouveau client, tu ne sais pas à quoi t’attendre. Va-t-il m’agresser? C’est toujours ta sécurité qui est en jeu. Ce n’est pas nécessairement celui qui fait le plus dur qui est le pire. J’ai rencontré de parfaits salauds qui portent l’habit et la cravate.» Les agences pour lesquelles elle a travaillé ne lui fournissaient pas sa drogue. Dans d’autres milieux, c’est une bonne façon de garder les prostituées sous l’emprise du souteneur. Et s’assurer de récupérer tout l’argent en leur vendant de la came dont elles sont devenues dépendantes.

La vie après le travail

Sitôt le rendez-vous terminé, elle fait le vide. «Pendant que je suis avec le client, c’est comme si je mettais le pilote automatique. J’ai fait semblant de jouir plus souvent qu’à mon tour! Une fois terminé, je ne veux plus y penser.» Pour oublier son travail, Britanny dépense rapidement ce qu’elle gagne. Une façon de justifier l’argent qui remplit son portefeuille. «On pense que parce qu’on est capable de s’acheter de beaux meubles, de fréquenter de bons restaurants, de se payer des chirurgies plastiques, on est heureux. Mais c’est illusoire. Et tu en veux toujours plus. Tu te crées des besoins. Donc tu veux plus de clients. Le cycle infernal commence. C’est le retour au boulot. Avec le stress de voir les clients… pour mieux dépenser l’argent», explique-t-elle.

Sortir d’une agence d’escorte

Britanny n’a eu aucune difficulté à quitter les deux agences pour lesquelles elle a travaillé. Elle a cessé de se rapporter. Et quand elle a reçu un appel pour savoir si elle voulait un client qui la demandait, elle a signifié sa décision d’arrêter. Aussi simplement. «Dodo m’avait dit de me sentir à l’aise d’en sortir quand je voulais.» Mais quitter l’agence est une chose. Tourner le dos au salaire en est une autre. «C’est trop d’argent vite fait. C’est dur de s’en sortir. Aujourd’hui, je ne roule pas sur l’or. Je suis incapable de me payer du luxe. Mais j’ai 36 ans. Je n’ai plus la patience de faire ça. Je cherche toujours l’amour. Mais je ne le trouverai pas avec un client! À l’époque, j’ai eu des aventures, des amants. Mais jamais de petit ami régulier. C’était difficile. Quel gars accepterait que sa blonde couche avec d’autres hommes pour de l’argent? Même s’il n’y a aucun sentiment?»

Suite de ce témoignage: Agence d’escortes à domicile.

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Illustrations Mabi.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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