Éduc’alcool, Hubert Sacy et la consommation modérée d’alcool

Débat autour du mandat d’Éduc’alcool

Les lecteurs du Devoir questionnent Hubert Sacy et Éduc’alcool

Ivan Rochette, un citoyen de 77 ans écrit une lettre au Devoir et pose clairement la question: Éduc’alcool, pour qui travaillez-vous? La SAQ, l’industrie des boissons alcooliques? Hubert Sacy patine sans répondre à la question.

Raymond Viger Dossiers Alcool

Un débat qui n’est pas nouveau et qui ne semble pas vouloir s’éclaircir.  La lettre de M. Rochette ainsi que les commentaires qu’elles auront suscitées démontrent bien que les citoyens questionnent les motivations réelles des campagnes de publicité d’Éduc’alcool.

Éduc’alcool est un organisme indépendant, financé par les producteurs d’alcool. Ses membres sont des distilleries et des producteurs d’alcool qui ont décidé de prendre les devants et faire leur campagne de prévention pour éviter que le gouvernement ne l’impose et ne la fasse à leur place.

Tel que décrit sur le site Internet d’Éduc’alcool nous pouvons y voir clairement que les membres d’Éduc’alcool sont des producteurs d’alcool. Ce sont aussi ces producteurs d’alcool qui financent Éduc’alcool.

Objectifs d’Éduc’alcool

Regardons quelques-uns des objectifs d’Éduc’alcool:

Éduquer le grand public et particulièrement les jeunes à la consommation de boissons alcooliques.

Valoriser la notion de plaisir liée à une consommation réfléchie et équilibrée des produits alcooliques.

Promouvoir la modération dans la consommation d’alcool.

La question qui tue

Est-ce acceptable qu’Éduc’alcool, avec de tels objectifs, veuille convaincre mon jeune de 12 ans de boire avec modération?

Éduc’alcool a créé le jeu Pocheville à l’intention des jeunes de 12 à 16 ans afin de les sensibiliser aux effets de l’abus d’alcool… et ainsi les convaincre que la modération a bien meilleur goût.

Références

Lettre d’Ivan Rochette dans le Devoir: Publicité d’Éduc’alcool: incitation à la modération ou à la consommation?

Réponse de Hubert Sacy d’Éduc’alcool dans le Devoir

Objectifs d’Éduc’alcool

Jeux Pocheville pour les jeunes de 12 à 16 ans

Financement d’Éduc’alcool

Le budget d’Éduc’alcool provient des redevances perçues sur les ventes d’alcool de ses membres. Ces contributions sont prélevées par la SAQ à même les ventes des produits des membres institutionnels et remises à l’organisme sur une base régulière de manière à lui assurer un financement adéquat pour remplir son mandat.

Catégorie de membre d’Éduc’alcool

Membres institutionnels

  • Les membres institutionnels d’Éduc’alcool appartiennent à cinq grands secteurs d’activités représentés par des organismes constitués. On y trouve :
  • la Société des alcools du Québec pour le secteur de l’importation, de la distribution et de la vente au détail
  • l’Association des distillateurs du Québec pour le secteur des spiritueux
  • l’Association des viniculteurs négociants du Québec et les viniculteurs qui sont dotés d’un permis d’exploitation et vendent leurs produits par le réseau de la Société des alcools du Québec pour le secteur des vins
  • l’Association des cidriculteurs artisans du Québec et les cidriculteurs et brasseurs qui sont dotés d’un permis d’exploitation et vendent leurs produits par le réseau de la Société des alcools du Québec pour le secteur des cidres
  • l’Association du Québec des agences de vins, bières et spiritueux pour le secteur de la représentation

Membres associés

  • Tout membre de l’industrie des boissons alcooliques qui désire participer aux activités et s’engager dans Éduc’alcool peut le faire à titre de membre associé.

Autres textes sur Alcool et drogue.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Alcoolisme et dépression, thérapie et abstinence

Objectifs thérapeutiques

Vaincre son alcoolisme

La métamorphose de la chenille rappelle l’un des plus grands enseignements de la vie : les ailes de la maturité et de l’autonomie grandissent dans le renoncement à ses vieilles habitudes.

Souleyman Dossiers Alcool et drogue, Croissance personnelle

J’ai pris conscience de la piètre estime de soi qui est mienne. Et je ne me connais guère suffisamment. Je sais qu’il existera toujours en moi des trésors et des zones d’ombres que mon introspection et mon exploration ne sauront jamais atteindre.

Par le biais de mon cheminement j’ai voulu me doter d’outils sachant me permettre d’enrayer le sabordage que je faisais de ma vie, de me connaître davantage et de m’accepter tel que je suis.

Mes réflexions introspectives doivent me permettre d’identifier mes comportements dégradants et néfastes, mes blessures, leur Comment et leur Pourquoi.

Objectifs thérapeutiques

  • Divorcer d’avec mon alcoolisme, rester abstinent et marcher vers ma sobriété
  • Corriger mes comportements funestes
  • Vaincre mes troubles psychosomatiques (dépression, insomnie et anxiété chroniques)
  • Outrepasser mes problèmes judicaires
  • Bonifier mon potentiel
  • Me réorienter professionnellement
  • Me réaliser positivement et efficacement

J’ai effectué une thérapie fermée de dix mois entrecoupés d’une escapade de deux semaines, dictée par mon orgueil et mon impulsivité. J’y ai connu une grosse rechute pour ensuite réintégrer ma thérapie à la maison l’Estime, à Asbestos menant ma thérapie à terme avec succès. Je me trouve en ce moment en réhabilitation médicale, sociale et professionnelle avec mes médecins, le centre Dollard-Cormier et la maison l’Exode.

Alcoolisme

Ça faisait une vingtaine d’années que je me retrouvais sous le joug de l’alcool, tout simplement par suivisme, frivolité et insouciance. Plus tard, j’ai pu comprendre qu’outre les plaisirs manifestes que j’en tirais, il y avait surtout ce facteur rébellion contre le confinement rigide et contrôlant ainsi que le conformisme moral et religieux dans lesquels j’ai grandi en tant qu’enfant et adolescent.

Après le déni et la négation, j’ai finalement pris conscience de ma problématique d’alcoolique grâce à l’accompagnement d’amis, de la famille, de mon médecin et de mon employeur. Je ne m’étais pas rendu compte de mon enlisement sournois dans la médiocrité, mes problèmes de santé et l’avilissement de mes facultés intellectuelles (pertes de mémoire et concentration). Et je n’avais pas une bonne hygiène de vie.

Alcoolisme et dépression

J’étais submergé par l’alcoolisme, la dépression, l’anxiété et l’insomnie chroniques. J’étais devenu un ramassis de contradictions : performances épisodiques au travail, sans fiabilité à cause de mon absentéisme, relations interpersonnelles dysfonctionnelles, collection de contraventions, peurs, peine et colère.

J’ai alors demandé de l’aide et je me suis tourné vers mon médecin de famille qui m’a référé psychiatrie à l’hôpital Général Juif. J’y suis médicalement traité et j’ai été orienté vers le centre Dollard-Cormier pour la dépendance alcoolique.

Conséquences de l’alcoolisme

J’ai dû quitter mon emploi essayant vainement d’exercer des fonctions moins exigeantes. Mon alcoolisme m’a aussi conduit à des ennuis judicaires. J’avais collectionné des contraventions. J’ai eu une poursuite au criminel pour menaces de mort suite à une dispute avec mon voisin. Cette affaire est encore en suspens et mes conditions de libération m’interdisent de retourner chez moi.

J’ai cependant réussi à raffermir ma voix intérieure en l’écoutant et en la comprenant davantage. Celle-là même qui est le berceau de mon estime de soi et qui doit toujours nourrir mon honnêteté. J’ai beaucoup réfléchi et saisi qu’elle représente cette énergie dynamique en moi que je ne cesse de faire croître par les fiertés que j’accumule à travers mes accomplissements au quotidien.

Humilité et alcoolisme

Dans les réalisations valorisantes de mes actions, mon estime de soi fait appel à la contribution simultanée de mon honnêteté, mon réalisme et mon humilité; de mon potentiel, mes expériences et mes limites; de ma motivation, ma détermination et ma persévérance.

J’ai assimilé une meilleure hygiène émotionnelle et sentimentale. Je dois harmoniser mes deux autres voix : mon rationnel et mon émotionnel.

Le plus bel arc-en-ciel se produit lorsque les rayons lumineux du pardon traversent les larmes nébuleuses du regret, du remords ou du ressentiment.

Alcoolisme et ressentiments

Parfois mes regrets, mes remords ou mes ressentiments me plongent dans la culpabilité, la honte, la haine et la rancune reliés aux mauvais choix que j’ai faits ou aux situations hostiles dans lesquelles je me suis volontairement ou involontairement placé.

Les sentiments qui en découlent sont parfois très forts et me génèrent beaucoup de peine et de colère. Rêves, ambitions et projets que je me suis fait avorter, préjudices que j’ai pu subir ou infliger à autrui. Et cela à cause de mon alcoolisme, mon insouciance et surtout, ma malhonnêteté envers moi-même. Je suis conscient que je me sens impuissant face à mon passé et que je ne peux changer.

Teintées par mes valeurs et mes croyances, Je sais que mes idées, mes pensées ne représentent pas forcément la réalité. Je dois les maîtriser et ne pas en rester esclave. Je possède le pouvoir de modifier mes perceptions sombres, d’élaborer un avenir épanouissant, en dépit de mon vécu.

Parfois plus longue que prévue, la route de l’effort ne trompe jamais les marcheurs. Ceux qui en doutent ne vont jamais assez loin.

Autres textes sur Alcool et drogue.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Congrès de l’Association des intervenants en toxicomanie

Du 23 au 26 octobre 2011 à Trois-Rivières

Gambling et suicide

Lors du Congrès de l’Association des intervenants en toxicomanie (AITQ) , Reflet de Société présentera le DVD en prévention gambling et le guide d’intervention auprès d’une personne suicidaire.

Raymond Viger Dossiers Toxicomanie, Alcool et drogue

Lors du Congrès de l’Association des intervetants en toxicomanie, lundi le 24 octobre 2011 sera la seule journée pour rencontrer un intervenant de Reflet de Société. Il y aura présentation du DVD en prévention gambling, du guide d’intervention auprès d’une personne suicidaire ainsi que le magazine d’information et de sensibilisation Reflet de Société. Le congrès se déroule au Centre des Congrès du Delta de Trois-Rivières.

Pour ceux qui ne pourraient être présents et qui veulent se procurer l’un de ses outils de prévention, ils peuvent être commandé par la poste, par téléphone ou par Internet:

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard;

un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

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Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Consommation et paradis artificiels

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Développement personnel

Ces barreaux qui entravent notre développement

Engourdir sa solitude, griser son irresponsabilité ou saouler sa peine ne sont que des solutions éphémères que l’on peut se procurer en vente libre dans des bouteilles en tout genre.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville.

Dossier Chronique du prisonnier, Alcool et drogue, Gambling et jeu compulsif

consommation-alcool-drogue-gambling-toxicomanie Combien d’entre nous avons choisi le moyen le plus simple pour éviter l’inévitable? Si le mal s’estompe rapidement, ce n’est que d’une durée proportionnelle à notre consommation. Le besoin de calmer son angoisse avec une pilule bleue, d’étouffer une blessure en ingurgitant un cocktail qui supprime les émotions ou, encore, d’endormir son malheur avec l’espoir qu’il se volatilise, voilà des rêves qui ne se réaliseront jamais.

Ignorer son sentiment de culpabilité en boucanant toute lucidité possible ou sniffer toutes ses envies refoulées ou jouer pour fabuler un futur parce que son présent n’est qu’une suite d’attentes avant de vivre prochainement.

Toutes ces manières de respirer, marcher et courir enveniment un mal de vivre. Cette idée magique que tout peut s’arranger, que l’extérieur est un prétexte idéal pour s’enfermer, pour verrouiller sa porte de sortie en croyant à tort que c’est du dehors que viendra ce qui doit venir du dedans.

Ce sont des barreaux qui entravent sérieusement notre développement. Ils proviennent de certitudes que nous refusons de confronter, car elles nous remettent en question.

J’ai réussi à briser ces chaînes parce que j’ai accepté de sortir de mes vieilles idées pour aller en explorer de nouvelles. Aujourd’hui, mes nouveaux voisins cultivent des sourires biologiques et m’en offrent dans la mesure où je consens une participation à leur culture. Depuis ce jour, mon jardin produit un fruit nourrissant et surtout agréable au goût et au toucher.

Je vous souhaite tout ce qui m’arrive pour que vous puissiez à votre tour sortir de ces paradis artificiels aux couleurs aveuglantes.   Bonheurs vous est souhaité!

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L’armure qui nous protège et nous isole

Être sa propre victime

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Le mur invisible

Les leçons à tirer des préjugés

Ma prison intérieure

Roman de cheminement, L’amour en 3 Dimensions

Recueil de textes à méditer

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Toxicomanie: témoignage d’un jeune

Témoignage d’un jeune toxicomane

Les retours de l’enfant prodigue

S’il est un bonheur magnifique dans la vie, c’est bien celui de mettre au monde un enfant. En même temps, on doit peu à peu faire le deuil de celui qu’on attendait afin d’accueillir celui qui est là.

C. Morency   Dossier Alcool et drogue

drogue-alcool-toxicomane-toxicomanieCombien de parents cherchent désespérément leur enfant, qu’il ait physiquement disparu ou qu’ils ne le reconnaissent plus dans ce qu’il est devenu. Empreinte de désespoir, de culpabilité, de regrets et de remords, la douleur ronge ses victimes jusqu’à les détruire. Nous avons connue cette douleur.

C’est par un froid matin de décembre que nous arrive ce fils tant attendu. Nous sommes des parents comblés, fiers et heureux. Dès son plus jeune âge, nous fondons beaucoup d’espoir en lui,  nous nous projetons en lui, c’est pourquoi nous tentons désespérément de l’amener à s’initier à toutes sortes d’activités.

Notre fils est de nature timide, voire inhibée. Il n’a que des goûts simples. Il est de plus d’une très grande sensibilité, il a tendance à s’isoler, à se réfugier dans le rêve ce qui a pour effet de nous faire redoubler d’ardeur pour le convaincre d’embarquer. À notre insu, nous refusons sa nature.

École et drogue

Dès sa rentrée à l’école, des problèmes plus sérieux se dessinent. Inquiets, nous consultons pour nous faire dire que notre enfant est tout à fait normal, qu’il n’est que différent, mais nous n’entendons pas à ce moment là le message qui nous propose de simplement l’accepter tel qu’il est et de cesser d’essayer de le faire devenir celui que nous voudrions qu’il soit.

À l’adolescence, tout bascule: il s’oppose maintenant de façon agressive à l’autorité, il contrevient, la délinquance l’attire. Nous nous acharnons, nous l’inscrivons dans un collège privé où il sera, pense-t-on, mieux encadré, mais il est trop tard, il se s’intégrera pas à ce milieu.

À force de persévérance, nous parvenons à ce qu’il obtienne son diplôme d’étude secondaire et qu’il s’inscrive à une formation pour laquelle il n’a que peu d’intérêt. Sa réussite sera mitigée. À cette époque, il a déjà commencé à consommer différentes drogues. Nous nous doutons bien qu’il fume un joint de temps à autre mais nous ne nous en inquiétons pas outre mesure.

Quand il entre sur le marché du travail, il connaît là encore certaines difficultés que nous attribuons à sa malchance légendaire et nous refusons toujours de voir son malaise et son désarroi. Nous sommes tout de même fiers de ce qu’il a accompli, connaissant et admettant désormais sa vulnérabilité.

Nous tentons tant bien que mal de l’encourager, de façon trop souvent maladroite. Nous continuons de croire qu’un jour il s’éveillera et sortira miraculeusement d’une condition inexplicable et inacceptable pour les parents que nous sommes.

Rupture amoureuse et drogue

alcool-drogue-toxicomanie-alcoolique-toxicomaneIl a maintenant des dettes, sa conjointe menace de le quitter, il s’enlise. Il consomme de plus en plus et les effets secondaires commencent à se manifester. Il souffre de psychose toxique et de paranoïa,  il nous effraie.

C’est la déchéance totale, nous devons faire appel à la police pour nous protéger de lui. Nous n’abandonnons pas pour autant, nous réunissons la famille et tentons le tout pour le tout. Nous obtenons de lui qu’il entre en thérapie mais c’est peine perdue, il en ressort au bout de deux jours et retombe encore plus bas. Il vit maintenant dans la rue et dans des refuges pour itinérants.

On nous a souvent conseillé, au cours de cette période, de l’abandonner totalement. C’était, nous disait-on, le seul moyen de l’aider ou au moins de ne pas sombrer avec lui. Mais comment peut-on refuser de nourrir et d’abriter son enfant, celui dont on rêvait et en qui on continue de croire malgré la cruelle réalité. On ne laisse pas un chien dehors.

Nous n’aurions pas pu nous y résoudre s’il n’y avait eu cette opportunité qui s’est presque miraculeusement offerte de tout quitter pour rejoindre notre fille à cent lieux de chez nous. Nous sommes donc partis, la mort dans l’âme. Je le revois encore assis sur un banc de parc, la tête entre les mains, pleurant suite aux adieux que nous venions d’échanger.

Il m’a fallu puiser dans ce qui me restait de courage pour ne pas faire demi-tour et le prendre dans mes bras, mais j’avais passé le point de non-retour, j’avais lâché prise, enfin presque, car je ne pouvais m’empêcher de rêver que, peut-être un jour, nous nous retrouverions.

Il a fallu aussi beaucoup de courage à mes deux autres fils pour assumer à notre place le rôle ingrat de refuser l’accès au domicile familial à leur frère. Ils ont fait preuve de fermeté mais aussi de beaucoup de compassion. Ils ont acquis une certaine maturité au cours de cette expérience qui leur servira sans doute dans leur vie personnelle. Comme quoi on peut toujours retirer quelque chose de positif même de situations qui nous semblent pourtant stériles.

Difficultés d’une thérapie

Ce n’est que neuf mois plus tard, comme au terme d’une nouvelle grossesse, que notre fils, à bout de ressources, a décidé de se prendre en main et d’entrer en thérapie. Ce n’est qu’après un premier mois, très douloureux pour lui mais aussi pour nous car nous avions complètement perdu sa trace, qu’il s’est enfin manifesté. Il a téléphoné à son frère le priant de nous avertir pour ne pas qu’on s’inquiète de lui. Puis nous avons pu communiquer avec lui. Ces échanges étaient très timides au début, pas question de s’emparer à nouveau de son problème, nous devions apprendre ou réapprendre à lui faire confiance et le laisser venir vers nous.

Au bout de six mois de thérapie, il nous a invité à une remise de diplôme attestant de tous ses efforts. C’est avec émotion qu’il a livré son témoignage et que nous sommes venus nous joindre à lui pour dire notre bonheur de le retrouver.

Certains des jeunes et des moins jeunes qui assistaient à la scène, versaient une larme de joie mais aussi peut-être d’envie en nous écoutant. Trop de ces gens qui se retrouvent dans ces centres, ne sont en fait que des grands enfants négligés voire même abusés, que notre système social n’a pas su protéger quand il en était encore temps et qui n’ont que peu de recours pour se sortir de la misère morale dans laquelle ils stagnent.

Nouveau milieu de vie

Nous avons donc proposé à notre fils de tout recommencer dans un autre milieu, c’est-à-dire loin de ceux qui se disaient ses amis et qui risquaient de l’entraîner dans une rechute, de venir vivre avec nous au Manitoba. Notre fils est un homme courageux, il a sauté sur l’occasion et est venu nous rejoindre dès que ce fut possible.

Il a fallu de part et d’autre réapprendre à vivre ensemble en évitant les pièges qui ne manquaient pas de se manifester. Nous avons, pour notre part, dû apprendre à composer avec une toute nouvelle personne, nous reconnaissions certains de ses traits de caractère bien sûr, mais nous découvrions aussi des aspects de lui qui nous étaient complètement étrangers. Nous avons dû nous faire violence parfois pour ne pas retomber dans nos vieux patterns. Que de discussions nous avons eu, son père et moi, afin de trouver un consensus pour faire face à des situations que nous appréhendions de façon différente.

Lui de son côté, je présume, a certainement connu des moments plus difficiles, mais comme il ne se livre pas beaucoup, nous avons dû apprendre à respecter cette réserve.

Nouveau mode de vie

Nous nous sommes, au fil du temps, aménagé un nouveau style de vie où chacun a dû faire sa place. Nous avons appris à mieux nous connaître et à nous apprécier. Peu à peu, une certaine routine s’est installée et nous avons retrouvé la sérénité.

Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait et on ne peut jurer de rien, peut-être qu’un jour il nous quittera. Il en parle parfois, mais je crois que s’il le fait ce sera avec une toute nouvelle assurance, du moins je me plais à le croire. Cette pause dans sa vie lui aura permis de faire le point, de récupérer peut-être ce qui lui avait manqué et de repartir sur de nouvelles bases.

Pour notre part, nous apprécions chaque instant  passé en sa présence, nous remercions le ciel de nous l’avoir rendu. Nous nous estimons plus que chanceux et nous compatissons avec tous les parents qui n’ont pas notre chance. Nous espérons enfin que notre société se fera un jour une fierté de venir réellement en aide à tous ces jeunes qui vivent des difficultés et à leurs parents. Nous souhaitons aussi qu’elle reconnaisse chaque réussite au même titre qu’elle reconnaît des succès sportifs ou artistiques, car sortir d’un tel enfer demande une énergie incroyable et un courage inouï.

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Fraternité d’entraide ateliers quatrième étape

Fraternité d’entraide

Ateliers de quatrième étape (inventaire moral)

Dossier Alcool et drogue

L’abstinence, à elle seule ne suffit pas, il faut changer son caractère, vaincre ses peurs, se débarrasser de ses ressentiments, se découvrir soi-même, apprendre à pardonner et grandir spirituellement.

equilibre-alcoolique-alcoolisme-fraternite-d-entraide-alcool-drogue L’inventaire moral : un indispensable outil de libération!

Une démarche basée sur les fraternités anonymes à 12 Étapes et « De l’alcoolisme à la paix et à la sérénité », de Jacques T.

Un atelier est animé par André-Émile P. — Gisèle C. — et Joël S. D’une durée de  8 dimanche, de 13 h 30 à 16 h 30, débutant le 12 septembre pour se terminer le 31 octobre 2010. Le coût est une contribution volontaire.

Depuis 1999 plus de 300 personnes ont été aidées.

Centre Communautaire St-Robert, 701 Duhamel (par la rue De Lyon) Longueuil (Autobus 73).

Les personnes intéressées, déjà engagées dans une association à 12 Étapes, peuvent s’inscrire dès maintenant au :

Tél. 450-678-0897   giseleandre@sympatico.ca

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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La toxicomanie a volé mon fils!

Je suis une mère qui a le cœur meurtri par les combats contre la toxicomanie de son fils.

Sophie L.  Dossier ToxicomanieAlcool et drogue

 Il y a environ quatre ans, je recevais un appel téléphonique pour m’abonner à la revue Reflet de Société. J’ai répondu: «Certainement, j’ai moi-même un fils pas mal rock’n’roll qui va dans les centres d’accueil. Souvent, je me sens impuissante et c’est certain, les jeunes ont besoin d’aide». Après avoir raccroché, j’ai ressenti cette peur froide qu’un jour mon fils devienne toxicomane et vive dans la rue.

À 22 ans, je suis tombée enceinte accidentellement. J’ai gardé  l’enfant même si je savais que le père ne s’en occuperait pas. Il avait de gros problèmes de toxicomanie! Malgré déboires et malchances, j’ai élevé mon fils seule. Dès l’âge de 11 ans, comme il était souvent en retenue à l’école, j’ai demandé qu’il soit transféré dans une classe où il aurait pu recevoir des services pour ses troubles de comportement. Les professeurs et la direction ont refusé sous prétexte qu’il aurait influencé le reste de la classe et leur aurait fait perdre le contrôle. L’école a finalement décidé de le mettre dehors et de lui donner des cours à la maison. C’est là que tout a commencé à dégénérer. Mon fils avait gagné contre le système scolaire: il était hot et je n’avais désormais plus aucune autorité.

Centre d’accueil

Deux jours avant ses 13 ans, après plusieurs situations intolérables, j’ai suivi les conseils de la DPJ qui devait m’aider avec mon fils. À contrecœur, j’ai coopéré avec les policiers afin qu’ils l’emmènent de force dans une centre d’accueil. Il devait y rester environ un mois. Quelle déchirure pour le cœur d’une mère! Il y a tant à dire sur ces longs et nombreux séjours en centres d’accueil, ponctués de rencontres avec le juge, jusqu’à ses 18 ans… Mais le problème n’a pas disparu pour autant. Non, il a empiré.

À l’âge de 16 ans, mon fils a revu son père, qu’il n’avait pas vu depuis 10 ans. Ce dernier était toujours toxicomane. Même si mon fils a été très déçu par cette rencontre, il l’a fréquenté pendant un an et demi environ.

Opiacés et toxicomanie

alcool drogue toxicomanie alcoolisme toxicomane consommation Mon fils avait des talents artistiques comme j’en ai rarement vus. Il était très doué, intelligent et très beau aussi. Son état s’est dégradé et maintenant il est dépendant aux opiacés. Il a consommé toutes sortes de drogues. Plus ça allait, moins je le reconnaissais. La drogue l’a magané et beaucoup amaigri. Elle m’a pris mon fils. J’ai souvent essayé de le convaincre de recevoir des soins médicaux car avec toute la drogue qu’il consomme, il aura inévitablement des séquelles.

Avec l’aide de la DPJ, j’ai essayé tous les chemins, mais je me suis retrouvée toujours seule à me battre. J’ai le goût de crier, comme bien des mères j’en suis certaine, cette douleur lourde de voir quelqu’un qu’on a tant choyé et aimé être aspiré par la drogue.

J’ai tout essayé… Jusqu’à devoir le sortir de la maison. J’étais en train de couler avec lui. Je commençais à avoir des idées suicidaires. Seule, comme depuis sa naissance, j’ai dû agir avec fermeté, calme et détermination.

Après l’avoir mis à la porte à contrecœur, je lui ai dit: «quand tu voudras t’en sortir, que tu en auras assez, fais-moi signe et je vais t’aider». Cette période a été très éprouvante! Six mois plus tard, il est finalement venu me voir en disant qu’il n’en pouvait plus, que, quand il n’avait pas sa dose, il avait le goût de se suicider mais qu’il n’en avait pas la force. Il a besoin de sa drogue pour vivre comme de l’air qu’il respire. Et ces marques sur son bras…

Les démarches pour un centre de thérapie

J’ai passé deux jours avec lui à faire des démarches et j’ai beaucoup appris sur les opiacés. Je me suis renseignée, je l’ai écouté, je l’ai aidé, j’ai téléphoné partout. Je n’ai vu que des portes fermées: pas une seule place disponible, les médecins étaient en vacances, rien avant plusieurs mois. C’était complètement décourageant, épuisant. Il voulait de l’aide, là, maintenant, et je craignais que son envie de s’en sortir ne dure pas.

Quelle déception, une fois de plus, de voir mon fils repartir. De mon côté, abattue et pratiquement noyée dans cette mer de larmes, j’ai demandé de l’aide à un centre. Deux mois plus tard, j’attends toujours. Je m’efforce de rester le plus réaliste possible, de prendre soin de moi. Je ne sais pas ce qui va arriver et je me sens totalement impuissante.

Fin des programmes de méthadone

Mon fils m’a téléphoné il y a trois semaines. Il m’a dit qu’il se débrouillait, qu’il avait entendu aux nouvelles que le gouvernement supprimait les subventions des programmes de méthadone. Il m’a alors annoncé qu’il allait entreprendre la démarche cette année. Je lui ai répondu de ne pas se laisser décourager par cette nouvelle et que, même si nous nous heurtions à bien des portes fermées, il fallait persévérer. Tout ce que j’ai pu dire à mon fils est que je l’aimais et que s’il voulait entreprendre une démarche, je serais là pour l’aider. Tout part de lui. Il est le seul à avoir le pouvoir de changer sa vie.

Depuis, il ne m’a pas téléphonée. Quand je pense à toutes ces choses qu’il m’a dites, tout ce qu’il est prêt à faire pour avoir sa dose, même se prostituer, j’ai mal au cœur dans tous les sens du terme. Mon fils, que j’aime de tout mon cœur, va avoir 19 ans. À l’heure où j’écris ces mots, je ne sais pas ce qu’il fait, où il vit… Vit-il encore? Ma peine est tellement profonde…

Je terminerai en disant «Merci» aux gens qui continuent d’aider les jeunes.

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