Graffiteur ou intervenant?

Intervention graffiti auprès des jeunes

Du graffiti au travail social

Mark a découvert sa passion pour le graffiti à l’âge de 13 ans. Initié à cet art par de jeunes adultes, il a décidé à son tour de redonner aux plus jeunes.

Dominic Desmarais  Dossier Graffiti, Hip Hop, Sterling Downey

graffiteur-suisse-mark-intervention-jeunes-graffitiLe graffiti a été pour lui un mode de vie qui l’a éduqué. Avec les valeurs qu’il a apprises, il s’est dirigé vers le travail social pour aider les jeunes chez lui, en Suisse. Mais  sensibiliser et convaincre les ados de ne pas peindre dans les endroits dangereux a ses limites.

Originaire d’une petite municipalité Suisse où tout le monde se connaissait, rien ne prédestinait Mark au graffiti, art méconnu dans son enfance. Ado, il passait des heures à dessiner et se promener en skateboard. Ce sont des jeunes dans la vingtaine qui, le voyant traîner, l’ont invité à peindre un mur avec eux. «Ça m’a plu. Je suis resté accroché. J’ai fait ensuite un peu de breakdance, du rap. Mais c’est le graf qui me rejoignait le plus. Tout ça grâce à une plus vieille génération qui nous a motivés, mes amis et moi.»

Le graffiti, une passion dévorante

graffiteur suisse mark graffer graffiti Mark et ses compagnons, à l’aube de l’adolescence, dévorent tout ce qui s’écrit sur cet art naissant. «On savait qu’à Paris, ça existait déjà, le graffiti. On en voyait dans de rares publicités. C’était un défi pour nous de s’informer sur ce qui se passait ailleurs.» Les jeunes artistes en herbe se lient autour d’une même passion pour le hip-hop et le graffiti. Ils en mangent. Peu à peu, les centres communautaires de sa région s’ouvrent à l’idée. Mark peut cheminer en s’exprimant dans des festivals et sur des murs autorisés. «Le hip-hop, c’est une famille où les gens se reconnaissent. Je n’ai que de bons souvenirs de ma jeunesse. Je suis peut-être chanceux, mais l’énergie qui nous enveloppait était positive.»

Un art qui voyage

graffiteur-suisse-mark-montreal-convention-graffiti-internationaleMark perfectionne son art qui lui permet de voyager. Son talent est reconnu. Il se sent privilégié d’avoir tant reçu de la plus vieille génération qui l’a initié. «Quand tu deviens reconnu par tes pairs et par les plus jeunes, tu sens que tu as une valeur. Les gens t’écoutent. Les opportunités qu’on m’a données, je voulais les offrir à mon tour aux plus jeunes. C’est ce qui m’a mené vers le travail social. Ce n’est pas un emploi artistique, mais c’est créatif. Il faut trouver un moyen d’intéresser les jeunes qui ne sont pas obligés de venir. Il faut faire avec le peu qu’on a. Ce qui ressemble à la culture globale que j’ai reçue.» Mark a 33 ans. Malgré son âge adulte, la jeunesse, il connaît. Il trempe dedans.

Mark agit avec les jeunes comme les plus vieux l’avaient fait avec lui. Il ne leur dit pas quoi faire. «On leur fait voir ce qu’ils veulent. On va avec ce qu’ils vivent à l’intérieur d’eux. Qu’est-ce que tu veux ? Est-ce que ça te rendra heureux ? On vise beaucoup le court et le moyen terme avec les jeunes. On les aide à se trouver un appartement, à régler leurs problèmes juridiques, par exemple. Et on n’implique pas plus de 2 ou 3 partenaires pour les encadrer, les aider à se trouver. On leur expose les possibilités ou les conséquences quant à leurs choix, ce qui peut leur arriver. Mais c’est à eux de décider.»

Deuil difficile à vivre

Le travailleur social essaie d’éduquer les jeunes aux dangers reliés au graffiti. C’est qu’à 14 ans, il a perdu un ami très proche, happé par un train alors qu’il graffait dans une gare. «J’avais 14 ans, lui 15. Il faisait parfois des tags mais j’avais trop peur de me faire attraper. Je n’y allais pas. Sa mère n’aimait pas ça, alors il allait en faire un dernier. Il m’avait montré, dans un cours, le dessin qu’il allait faire, à la gare. Un END pour dire à sa mère que c’était terminé. Les gens l’ont plutôt associé à un suicide. Il est allé avec 3 amis, un soir. Deux sont morts sur le coup alors que les deux autres surveillaient. Ils n’ont rien entendu. Les gens ont soupçonné qu’ils avaient des baladeurs sur leurs oreilles. C’est resté une question sans réponses. On ne sait pas ce qui s’est passé. Mais ça ne changerait rien. Ça ne le ramènerait pas.»

Pour Mark, la mort subite de son ami est un choc. «C’est dur de perdre un ami à cause d’une passion que tu partages toi aussi. Moi, j’avais déjà peur du tag. Des trains encore plus. J’ai eu un blocage, un choc immense. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais parlé de sa mort avec les deux survivants. Je n’avais pas besoin de savoir. C’était déjà assez dur à vivre.»

Il faudra du temps avant que Mark prenne conscience que cet accident ne doit pas se reproduire. «Dans la communauté hip-hop, on veut éduquer. On parle aux jeunes, inconscients, de notre expérience. On traite des dangers d’aller graffer dans ces endroits. Même chose dans les hauteurs où il faut escalader.

Certains vont chercher ce danger… et les poursuites avec la police. Mon ami ne cherchait pas le danger. C’était l’endroit qu’il cherchait. Un spot parfait. Un mur isolé entre deux voies ferrées.»

Prévention graffiti difficile

Parfois, le jeune homme a l’impression de prêcher dans le désert. «Ils ne sont pas tous ouverts. Ça n’arrive qu’aux autres… Alors je prends une autre approche. Je dis que sa copine n’aura plus de petit ami. Que ses parents n’auront plus de fils. Mais nous ne sommes pas allés plus loin. Nous n’avons pas sensibilisé de manière explicite la communauté graf. Mon ami a pris un risque et il en est mort. Toute mort est dommage… Mais est-ce que ta vie en vaut le prix, pour du graf? Pourquoi peindre là?»

Le jeune travailleur social ne se pose pas en moralisateur. Il n’est pas contre cette démarche, qui recherche l’adrénaline plus que l’art, mais il ne la cautionne pas. «Ça implique des dangers. Il faut en être conscient.»

Mark réalise qu’il est difficile de sensibiliser des adolescents au danger. «Pour eux, la notion de danger, c’est quoi? À cet âge, tu ne sauras jamais que tu rentres dans un mur avant d’être dans le mur. Donc tout est dans la prévention. Mais quelle est la meilleure façon? Des images choc? Je n’ai pas de réponse. Le problème, c’est que ça fait partie de l’adolescence, de braver l’interdit.

Comment prévenir ce comportement? Nous, avec la mort de mon ami, on a eu une référence. Ceux qui le connaissaient ne sont pas allés peindre sur des trains. Mais ç’a pris deux morts pour le comprendre…»

Mark hausse les épaules en signe d’impuissance. Il a été secoué par la mort de son ami, il y a près de 20 ans. Et il n’a toujours pas de solution pour sensibiliser des adolescents qui ne se sentent pas concernés par la mort des autres. Des jeunes qui, par l’art, ne veulent qu’exister.

«Avec le graffiti, c’est ta voix qui doit être perçue plus fort que celle des autres. Tu veux ressortir de la masse. C’est un moyen. On a tous envie que l’on se souvienne de soi. On est 6 milliards sur la terre, et on n’y reste pas longtemps. On est une goutte d’eau. Et on veut que tout le monde sache que cette goutte-là existe…»

Autre reportage sur la découverte du graffiti de Montréal par les Suisses.

Photos de Murales et fresques urbaines.

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Démolition de l’échangeur Turcot et lutte citoyenne

Démolition de l’échangeur Turcot

Le graffiteur et peintre Arpi; art et lutte citoyenne

Avant de mettre son art au service des Montréalais affectés par la démolition de l’échangeur Turcot, le peintre et graffiteur Arpi a marqué de sa signature autobus, trains et édifices aux quatre coins de l’Amérique du Nord. Portrait d’un graffiteur invétéré devenu artiste professionnel.

François Richard                     Dossier Graffiti, Communautaire

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L’implication d’Arpi dans la lutte contre la démolition de l’échangeur Turcot est le résultat d’un processus entamé il y a trois ans par le jeune artiste qui est passé durant cette période, non sans quelques difficultés, de graffiteur délinquant à artiste professionnel. Pietr Sijpkes, le propriétaire des Neufs Sœurs, édifice de Pointe-Saint-Charles où Arpi présente habituellement ses expositions, a constaté cette transformation. «Son style et le message qu’il communique ont beaucoup évolué depuis trois ans. À l’instar d’autres jeunes artistes, Arpi investit les endroits représentant les aspects sales du développement économique: les gares de triage, les usines désaffectées. Il est en quelque sorte le canari dans la mine du développement de nos villes.»

Un graffiti de par le monde

Le principal intéressé avait une vision plus terre-à-terre de son art lorsqu’il a commencé à faire des graffitis au début de son adolescence, il y a une douzaine d’années. «J’aimais l’idée que les gens connaissent mon nom sans me connaître, d’avoir une reconnaissance de la rue.» Cette reconnaissance finira par s’étendre à l’ensemble de l’Amérique du Nord, alors qu’Arpi appose sa griffe sur des trains de marchandises qui circulent aux quatre coins du continent. En consultant des sites Internet dédiés aux passionnés des trains, Arpi aperçoit son nom sur des wagons qui ont été photographiés dans des villes aussi éloignées de Montréal qu’Atlanta ou Chicago.  «Ces trains se rendent jusqu’à la frontière du Guatemala et du Mexique», souligne-t-il avec un brin de fierté.

Graffiteur délinquant

Tout au long de son adolescence, le graffiti prend sans cesse plus de place dans la vie d’Arpi. Il décide d’ailleurs d’abandonner ses études en graphisme, dans un cégep de Montréal, afin de tenter sa chance dans le design de skateboard, dans l’Ouest canadien. De retour au Québec après quelques mois d’aventures, Arpi vivote entre les petits boulots et la délinquance. «Je peignais à l’époque sur plus de 300 trains par année, je volais ma nourriture et je sautais les tourniquets dans le métro», raconte-t-il. Il aura finalement des ennuis avec la justice. «Je me préparais à repartir en voyage, mais j’ai été arrêté par la police après avoir fait un graffiti. Je n’avais donc plus le droit de quitter le pays.»

Le graffiteur trouve alors un emploi de sensibilisation et d’alternative au vandalisme auprès des jeunes du quartier Hochelaga-Maisonneuve, dans le cadre du projet «Y’ a quelqu’un l’autre bord du mur». Le graffiteur passe durant quelques mois ses journées à transmettre aux jeunes l’importance de respecter la propriété d’autrui et à réaliser des œuvres d’art avec eux. Un jour, il passe devant le Café Graffiti et décide d’y entrer pour voir les toiles qui y sont exposées.

Un graffer nouveau genre

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L’association entre Arpi et l’équipe du Café Graffiti s’est avérée fructueuse. Le graffiteur a profité du matériel et des installations mis à sa disposition pour  apprivoiser un nouveau médium: la peinture sur toile. Bien qu’il réalise toutes ses toiles avec de la peinture en aérosol, «il ne s’agit plus de graffitis, insiste-t-il. Le graffiti n’est pas un type d’œuvre en particulier, mais le fait de peindre sur une surface qui n’est pas destinée au travail artistique.»

Durant ses premiers mois au Café Graffiti, Arpi met sur toile un univers qu’il connaît bien, celui des trains. «J’ai grandi près d’une gare de triage en banlieue de Montréal. Mon premier graffiti a été réalisé sur un train», explique-t-il. La vente de certaines de ces toiles lui permet d’acheter du matériel pour en réaliser d’autres. Les commandes et les expositions suivent… La clientèle du Café Graffiti, puis la sienne, lui permettent éventuellement de vivre de son art. Si la majeure partie de son travail est constituée d’œuvres réalisées sur demande, Arpi consacre tout de même beaucoup de temps à ses propres créations.

Loin de se sentir restreint par le cadre dorénavant plus officiel de son travail, la peinture sur toile permet à l’artiste de s’extérioriser d’une façon nouvelle et satisfaisante. «Les toiles légales me permettent d’être plus extraverti dans mon travail que les œuvres illégales que je réalisais dans le passé. J’ai plus de temps pour les réaliser, je n’ai plus besoin de me cacher.» Arpi pratique en effet maintenant son art en public lorsque le climat le permet. «L’été, je peins sur la rue Sainte-Catherine. Les gens s’arrêtent et échangent avec moi à propos de mon travail. Malgré la vision négative qu’ont les gens du médium que j’utilise, le feedback que je reçois de ces échanges est positif.»

Le graffiti au service de nos valeurs

Depuis qu’il a commencé à peindre, Arpi a utilisé son art pour exprimer ses valeurs. Ces dernières, comme lui, se transforment avec le temps. Il insiste sur le fait que son travail représente qui il est. Il se dit fier de contribuer à des combats comme celui de l’échangeur Turcot, tout en restant prudent quant à l’impact qu’il peut avoir. «C’est quand même juste de la peinture. Ce n’est pas ce dont les gens ont le plus besoin. Personne ne va habiter dans une de mes toiles.» Arpi souhaite tout de même poursuivre ses apprentissages par le biais de la peinture et maximiser, entre autres par le travail en plein air, le nombre de bonnes relations qu’il noue avec les gens qui croisent sa route. «La vie nous retourne ce qu’on lui a donné», conclut-il.

Échangeur Turcot, lieu prisé des graffiteurs

L’échangeur Turcot est un lieu très prisé des graffiteurs montréalais. Les artistes de l’aérosol apprécient les immenses structures de béton «vierges» (pas encore peintes) des lieux, en plus de son aspect abandonné, qui leur permet d’œuvrer sans tourner la tête à tout instant par peur des policiers. Le fait que le lieu soit fréquenté par un grand nombre de graffiteurs en attire toujours de nouveaux qui souhaitent que leur travail soit admiré avant tout par des gens qui partagent leur passion.

Le site serait très fréquenté depuis le milieu de la décennie 2000. Il constitue pour les graffiteurs un prolongement du T-A Wall, un ensemble de pylônes sous l’autoroute Ville-Marie dans le centre-ville de Montréal qui, victime de son succès, serait dorénavant saturé au point que ceux qui souhaitent y laisser leur marque doivent d’abord apposer une couche de fond sur le béton.

Un morceau de Turcot en souvenir

Le site de l’échangeur Turcot connaît le même sort alors que les surfaces qu’il offre aux graffiteurs sont de plus en plus recouvertes d’œuvres de qualité très diverses. Les meilleures d’entre-elles peuvent toutefois être conservées. Le béton de la structure autoroutière est en effet tellement friable qu’il est possible d’en détacher de larges fragments et de ramener à la maison les œuvres le recouvrant. Pour les nostalgiques d’un lieu appelé à disparaître…

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