Un médecin récalcitrant

Un médecin récalcitrant

Dossier Coopérative de Santé.         Par Dominic Desmarais

cooperative-de-sante-sante-alternative-systeme-de-sante-sante-autrement Dans la continuité de notre dossier sur la santé, Reflet de Société propose une entrevue avec le Dr Bernard Gélinas, médecin à la Clinique coopérative de santé d’Aylmer. Regard de cet homme qui a pratiqué 36 ans dans une clinique privée et 2 ans et demi en coopérative.

Le Dr Gélinas n’a pas la langue dans sa poche. Dans un domaine où les gens pèsent leurs mots, demandent à recevoir l’article avant sa parution, insistent pour que de nombreux passages ne soient pas publiés, il est une bouffée d’air frais. Ses opinions, il les assume. Articulé, frondeur, la polémique ne l’effraie pas.

Une santé communautaire

D’entrée de jeu, il écorche le ministère de la Santé et ses fonctionnaires. Lui, qui a pratiqué dans un cabinet privé presque toute sa carrière, a dû composer avec les Régies régionales de santé et autres instances bureaucratiques. Sa coopérative, ce n’est pas une structure gouvernementale, insiste-t-il. «On est vivant, alors que le fonctionnaire attend ses directives de Québec. C’est ça, la différence. Apprendre à penser communautaire plutôt que penser par programmes gouvernementaux, avec des statistiques. Nous on pense communauté.» Le ton est lancé. L’homme en a long à raconter.

La santé à des fins politiques

«La pratique est contrôlée par toutes sortes de contraintes. La plus grosse, c’est que la Régie régionale et compagnie (les autres institutions du ministère de la Santé) ont un patron. Et ce patron n’est pas le citoyen. C’est le Ministre», constate-t-il froidement avant d’y aller d’une charge pour appuyer ses dires. «La dernière chose que veut le ministre de la Santé Philippe Couillard, c’est d’être embarrassé aux nouvelles de 18h parce qu’une urgence n’a pas de médecins.» La santé des Québécois serait-elle gérée à des fins politiques plutôt que par souci du bien-être collectif?

La santé à des fins commerciales

«Nous sommes passés de 1500 cliniques médicales à 840 au Québec en quelques années. Elles se sont vidées aux profits des hôpitaux gouvernementaux. À la place, on a vu apparaître des cliniques marchandes. Ce n’est pas très amusant pour une profession comme la nôtre. On a perdu notre autonomie. La seule façon que les jeunes médecins ont trouvée pour survivre, c’est de s’associer avec des groupes commerciaux.» Le Dr Gélinas pointe du doigt les grandes chaînes pharmaceutiques sans les nommer. Forcés par le ministère de la Santé à remplir des heures dans les hôpitaux, les médecins n’ont pas suffisamment de temps à mettre dans une clinique. Aux prises avec des problèmes de recrutement de médecins, la Coopérative d’Aylmer n’est pas épargnée par ce phénomène. «Les entreprises à grandes surfaces ont accès à des cliniques qui, elles, vont garder les médecins. Les petites régions se vident. Ce n’est pas à l’avantage de la population», soupire-t-il.

Sa clinique est passée sous le giron coopératif il y a près de 2 ans et demi. Il reconnaît que la mentalité ne change pas du jour au lendemain. «C’est un partenariat. Les patients ne sont plus des consommateurs, mais des organisateurs des soins. La mentalité doit évoluer, pose-t-il comme diagnostic. La tâche de la santé est trop grande pour être confiée à des fonctionnaires. C’est la communauté qui connaît l’évolution de ses besoins.»

Le citoyen, bienvenue en santé?

Dans son document Garantir l’accès: un défi d’équité, d’efficience et de qualité, publié en février 2006, le ministre Couillard demande au citoyen d’alimenter la réflexion sur les soins de santé. Quelle est la responsabilité du citoyen à l’égard de sa santé?, interroge le document. Le gouvernement peut faire la promotion de saines habitudes de vie, mais ces efforts seront vains sans un investissement actif des citoyens dans leur mieux-être, peut-on lire. Le document met également l’accent sur la promotion, comme une solution aux problèmes de santé. Le rôle du citoyen dans sa santé et la promotion de saines habitudes sont deux facettes incontournables de la coopérative de santé d’Aylmer. Le ministre Couillard s’est-il penché sur le savoir-faire du Dr Gélinas et de ses collègues?

«Nous ne sommes pas encore rendus au Ministère, ironise le Dr Gélinas. Mais nous sommes rendus au député! 4500 votes (la Coopérative compte 4500 membres), ça sent bon pour un député. Comme on s’enligne, on pourra avoir plus de votes que ceux obtenus par le député sortant».

Depuis la fondation de la Coopérative, le 1er janvier 2004, la clinique est passée de 50 membres fondateurs à 4500 membres. Un poids considérable pour faire bouger les décideurs. «C’est facile, écraser 4 ou 5 médecins. Mais ce n’est pas évident d’écraser une communauté.» Le vote, plutôt que l’intérêt de la population, semble plus important aux yeux des élus.

La voix du Dr Gélinas devient plus combative, énergique. On le sent revigoré par sa nouvelle manière de pratiquer. «Une coopérative, c’est un organisme vivant. Ça évolue, réagit, agit, ressent. Ça ne meurt pas, une communauté. Un ministre, ça change. Ça peut fermer des secteurs de vie, explique-t-il. Après 35 ans de métier, c’est la plus belle aventure que j’ai avec une communauté!»

Reste à voir si le ministère de la Santé trouvera son intérêt à composer avec un nouveau joueur: celui pour qui il est censé travailler, le citoyen.

 

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La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

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La coopérative de santé

La coopérative de santé

Dossier Coopérative de Santé.           Dominic Desmarais

Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

Aux prises avec la détérioration de services de santé à Aylmer, dans la ville de Gatineau, deux médecins mobilisent la population. Pratiquant à la clinique privée Aylmer-Lucerne, les Dr Bernard Gélinas et Claude Archambault cherchent à éviter le pire: la fermeture de leur centre médical et la perte pour la population de services indispensables.

La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.

Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

De meilleurs équipements pour de meilleurs services

Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.

Les besoins ciblés sont l’agrandissement de la clinique, l’augmentation du nombre d’heures pour les urgences, l’amélioration des services de radiologie et la création d’un Groupe de médecine familiale (GMF).

Prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

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Jonquière Médic, médecin à domicile à Jonquière

Jonquière Médic, un médecin à domicile à Jonquière

Jonquière Médic est un service unique à travers la province. Jonquière Médic fait de l’urgence à domicile et couvre le secteur de Jonquière. Regard sur cet organisme que le ministère de la santé aurait intérêt à observer attentivement.

Dominic Desmarais  Dossier Coopérative de santé

L’époque du médecin à calèche qui se déplaçait pour rendre visite à ses patients est révolue au Québec. Partout? Non. À l’image de l’irréductible village gaulois d’Astérix, l’arrondissement de Jonquière, dans la nouvelle ville de Saguenay, perpétue cette pratique. Adaptée au goût du jour, avec Jonquière Médic, la carriole a fait place à une voiture médicale dernier cri.

Appuyés par la ville de Jonquière, des médecins ont mis sur pied Jonquière Médic, un service à domicile pour se rapprocher des cas d’urgence et mieux desservir leur clientèle. C’était en 1982, avant l’avènement du 911. Jonquière Médic comprenait alors une quinzaine d’omnipraticiens ou d’urgentologues, offrait deux quarts de travail, 7 jours sur 7, même en période des fêtes.

En raison de la pénurie de médecins et des responsabilités plus lourdes au sein de la pratique, le service de Jonquière Médic a diminué. 8 médecins offrent leur temps, et ce, 6 jours semaine. Ces professionnels de la santé, qui opèrent en clinique ou dans une institution hospitalière, prennent de leur temps libre pour sillonner les rues de Jonquière et répondre aux besoins des gens à même leur résidence.

Fonctionnement de Jonquière Médic

Grâce à l’appui de la municipalité de Jonquière, le patient téléphone directement à la centrale de répartition de la sécurité publique – la police – qui relaie l’appel à la voiture médicale de Jonquière Médic. Le médecin priorise alors les appels, se dirigeant vers les cas plus urgents. Sur place, l’infirmier s’occupe de l’inscription, laissant le médecin s’occuper du problème. Une fois la visite terminée, le médecin complète le dossier du patient qu’il vient de voir pendant que l’infirmier conduit.

«La façon dont c’est structuré me permet de voir autant de gens dans une journée qu’au bureau, raconte le Dr Roger Gagnon, l’un des membres fondateurs de Jonquière Médic. Dans une journée de 8 heures, je peux faire 35 à 40 cas», poursuit-il de sa voix grave et calme. Selon le directeur général de Jonquière Médic, Ghyslain Bouchard, le service effectue entre 10 000 à 13 000 visites annuellement, pour une moyenne de 35 à 40 appels par jour. «Je me souviens d’avoir eu des discussions avec d’autres médecins, rajoute le Dr Gagnon. Ils sont tous surpris des résultats de Jonquière Médic. Ils se demandent comment on fait pour voir autant de personnes.»

Jonquière Médic comble un besoin

Ces milliers de visites, aux dires de M. Bouchard, ont pour effet de désengorger les salles d’urgences. «Si Jonquière Médic n’existait pas, combien de gens se présenteraient à l’hôpital», questionne-t-il sans chercher de réponse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. «La personne âgée qui fait une chute le matin… Qui va lui donner un coup de main? Son enfant qui travaille? Son médecin qui a des rendez-vous? On va envoyer une ambulance la chercher? Elle va aller à l’urgence…», explique le Dr Gagnon qui rajoute que 90% des consultations de Jonquière Médic se règlent à domicile. «Les gens vivent de plus en plus seuls. La solitude est un des problèmes sociaux les plus aigus. Les gens n’ont pas beaucoup de ressources pour se dépanner. Donc ils ont davantage besoin de l’État. C’est plus rentable que Jonquière Médic aille les voir plutôt qu’eux viennent à l’hôpital. Jonquière Médic permet d’éviter des déplacements. Les gens sont dans leur solitude. Ce n’est pas dans le bureau qu’on peut les aider», souligne celui qui est appelé le patriarche par ses collègues vu sa présence depuis les tous débuts de Jonquière Médic.

Pour le directeur général de Jonquière Médic, le service est en accord avec l’orientation du ministère de la  Santé qui veut mettre l’accent sur le maintien à domicile.

L’attachement de la population envers Jonquière Médic

Le président de l’arrondissement de Jonquière, Réjean Laforest, estime que la population s’est appropriée Jonquière Médic. «Par sa contribution, la population montre qu’elle veut maintenir Jonquière Médic. Elle ne veut pas que l’on lui enlève ce service qu’elle adore», explique-t-il avec fierté, comme si lui aussi partageait l’opinion de ses concitoyens.

La campagne de financement de Jonquière Médic, de l’ordre de 90 000$, fait fureur auprès des 70 000 habitants de Jonquière. «Quand on fait notre barrage routier, en juin, les gens qui sont pris par surprise reviennent donner leur 5$. Pour le porte-à-porte de Jonquière Médic, si on ne passe pas chez certaines personnes, ils appellent pour nous le dire et donnent de l’argent», raconte M. Bouchard, visiblement touché par cet intérêt et engouement envers Jonquière Médic.

«Dans les municipalités limitrophes, des personnes déménagent pour avoir accès à Jonquière Médic», rajoute le Dr Gagnon, pour qui ce geste démontre à quel point Jonquière Médic répond à un besoin.

En sus de la campagne de financement, Jonquière Médic est alimenté par les médecins participants. De l’ordre de 15% de leurs gains pour chaque journée passée à Jonquière Médic, la contribution des médecins avoisine les 90 000$ annuellement, et ce, sur un budget d’opération de 190 000$. Soit près de la moitié du financement de Jonquière Médic. «Depuis 1982, les médecins ont versé tout près de 2 millions à Jonquière Médic. C’est de l’argent», s’exclame le directeur général qui y voit dans ce geste l’intérêt de ces professionnels envers ce service de première ligne. Autre signe de cet engouement, pendant 9 ans, un médecin de Québec profitait de ses fins de semaines pour travailler à Jonquière Médic.

Jonquière Médic doit également une fière chandelle à la municipalité. M. Bouchard précise que l’arrondissement fournit le local, le téléphone, le service de répartition des appels ainsi qu’une subvention de 10 000$ par année à Jonquière Médic. Soit le même apport qu’avant la fusion entre Jonquière et Chicoutimi.

«La hauteur du financement est la même. La ville de Saguenay continue à donner parce que le Jonquière Médic est  proche de la population. On veut continuer ce service unique dans la province du Québec», affirme M. Laforest.

Jonquière Médic: un service de santé unique

Jonquière Médic est grandement apprécié de la population. La municipalité y croit. Les médecins s’y investissent et remettent une partie de leurs gains. Jonquière Médic coûte peu cher alors qu’il répond à deux priorités du Ministère de la Santé, à savoir désengorger les urgences et maintenir le patient à domicile. Pourtant, Jonquière Médic ne fait pas partie du réseau de la santé. Il est toléré par l’Agence de santé. Pourquoi?

«Le ministère de la santé ne veut pas que Jonquière Médic s’étende ailleurs. Il n’a pas de contrôle comme sur une clinique ou un hôpital», avance le directeur général d’un ton qui ne cherche pas la confrontation. Jonquière Médic, contrôlé par les médecins, aurait heurté certaines sensibilités dans le milieu médical par le passé.

«On était des marginaux du système. On ne se préoccupait pas des autres. On ne peut plus faire ça aujourd’hui. La pratique a changé. On est sur plusieurs tables de concertation. Faut être conscient qu’on doit participer au réseau», affirme M. Bouchard, qui voit à rétablir les relations entre Jonquière Médic et les différents acteurs de la santé.

Le ministère pourrait-il s’inspirer de Jonquière Médic pour maintenir les gens à domicile? «Le réseau se questionne depuis 10 ans sur sa nouvelle orientation. Personne n’est venu voir Jonquière Médic pour savoir comment ça fonctionne», déclare le Dr Gagnon, sans aucune animosité. Les mots suffisent à démontrer l’absurdité de la situation. Les 70 000 personnes satisfaites de Jonquière Médic seraient dans l’erreur?

Numéro de téléphone de Jonquière Médic: (418) 699-6030

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La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

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Mario Dumont quitte l’ADQ et la vie politique

Mario Dumont quitte l’ADQ et la vie politique.

Dossier Coopérative de santé.    Dossier Mario Dumont .

610x En assistant à l’effondrement de l’ADQ, le questionnement sur l’avenir politique de Mario Dumont était déjà sur toutes les lèvres. Mario Dumont n’aura pas fait durer le suspense très longtemps. Le comptage des votes n’était même pas terminé et voilà que Mario Dumont annonce son départ, prenant tout le monde par surprise, incluant les députés élus de l’ADQ.

Coopérative de santé

Ce qui me désole le plus dans ce départ, c’est que Mario Dumont avait été le seul politicien à parler de coopérative de santé. Mario Dumont avait questionné Jean Charest et André Boisclair lors du débat des chefs il y a 2 ans. Ni Jean Charest, ni André Boisclair n’ont osé répondre à la question. Charest et Boisclair n’ont même pas prononcé ce mot tabou.

Mario Dumont en a même reparlé lors de son discours d’adieu. Les coopératives de santé est un sujet que les partis politiques n’osent pas discuter, même lorsque nous les invitons à le faire. Les coopératives de santé représentent-elles une nouvelle façon de voir, une alternative pour notre système de santé déficient? Les coopératives de santé existent depuis 25 ans et les politiciens évitent encore ce sujet.

Qu’adviendra-t-il maintenant des coopératives de santé dans le discours politique? Reflet de Société va relancer le débat. Histoire à suivre.

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Philippe Couillard, ministre de la Santé, quitte la politique: fin d’un fantasme

Philippe Couillard, ministre de la Santé, quitte la politique: fin d’un fantasme

Dossier Coopérative de Santé, Philippe Couillard

philippe-couillard-ministre-de-la-sante-quebec Reflet de Société a présenté un dossier très bien documenté sur la santé alternative et les coopératives de santé. Nous avions demandé au ministre de la Santé, M. Philippe Couillard de nous accorder une entrevue pour compléter ce dossier. Notre demande d’entrevue a été remise, de 6 mois en 6 mois, jusqu’à ce que mort s’en suive. Nous n’avons jamais eu notre entrevue. Notre dossier sur la santé alternative et les coopératives ne manque qu’un seul intervenant pour que nous puissions le fermer: le ministre de la Santé, M. Philippe Couillard.

Mais voilà que M. Couillard vient d’annoncer sa démission. Il nous quitte sans nous donner cette entrevue que nous avons demandé depuis plusieurs années. Cela m’attriste, me choque et me sidère. Voici le contexte de ce dossier:

En matière de santé, plusieurs intervenants, incluant des médecins ont proposé et réalisé des projets alternatifs tels que la coopérative de santé ou encore Jonquière Médic qui permet aux médecins de faire des visites à domicile. Ces projets ont peut-être leur force mais aussi leur faiblesse. Ils ont leurs limites, leurs contraintes. Dans notre demande d’entrevue, l’objectif n’était pas de mettre le ministre de la Santé, M. Philippe Couillard, en boîte. Nous voulions comprendre pourquoi on n’entend jamais parlé par le gouvernement de ces projets de santé alternative. Des projets qui, depuis maintenant 25 ans, semblent porter fruit et répondre aux besoins de la population.

Soit Philippe Couillard, soit un des membres de son personnel, quelqu’un au Ministère de la Santé a décidé que nous n’aurions pas notre entrevue. Quelqu’un a décidé que nous ne pourrions pas renseigner le public et les intervenants en matière de santé alternative.

Je demeure avec un sentiment d’amertume et d’échec. Un échec social de répondre aux besoins des citoyens et de leur offrir un sujet d’intérêt public. Je ne m’avoue pas encore vaincu et je ne classe pas ce dossier dans la filière "réglé". Je demeure songeur. Très songeur. Pas terminé ce dossier sur la médecine alternative.

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Privatisation de la santé, Claude Castonguay, Québec solidaires et Arnold Relman

Privatisation de la santé, Claude Castonguay, Québec solidaires et  Arnold Relman

Dossier Philippe Couillard

Dans le blogue de Cent papiers, Michel Monette nous mentionne que Claude Castonguay va recevoir de la part de Québec solidaire : un ouvrage publié par Arnold Relman, professeur émérite à la Harvard Medical School et ex-éditeur en chef du New England Journal of Medicine.

M. Relman est on ne peut plus clair: laisser les entreprises à but lucratif s’emparer de notre système de santé équivaut à lui injecter du poison. "La plupart, sinon la totalité, des problèmes que connaît actuellement le système de soins de santé des États-Unis, et ils sont nombreux, résultent de l’empiétement croissant des entreprises privées à but lucratif et des marchés concurrentiels sur un secteur de notre vie nationale qui est à juste titre du domaine public".

Les assureurs privés sont entrés dans le système de santé américain au début des années 1990. Le résultat ne s’est pas fait attendre : les coûts ont été gonflés de frais administratifs se situant entre 15 et 30 p. 100 du coût total des assurances.

De notre côté, notre magazine Reflet de Société a fait une série de reportages sur la question des moyens alternatifs en matière de santé. Nous sommes étonnés que les différents ministres de la Santé ne veuillent pas envisager ces moyens qui ont fait leur preuve depuis près d’un quart de siècle.

Les coopératives de santé ont démontré qu’elles peuvent baisser les coûts d’intervention et faire une prévention efficace. Il existe des rapports de recherche qui ont été réalisés dans l’ouest du Canada démontrant les avantages des coopératives de santé.

Jonquière Médic est un autre projet intéressant existant depuis plus de 25 ans. Jonquière Médic offre, au Saguenay, des médecins à domicile. Au lieu d’engorger les urgences, les gens peuvent demeurer à la maison en attendant la visite du médecin. Ce système s’autofinance et est un bel exemple de prise en charge par le milieu.

Nous avons demandé depuis près de 2 ans à M. Philippe Couillard une entrevue pour expliquer la position du ministère de la Santé sur la santé alternative au Québec. Nous n’avons pas réussi à avoir une date d’entrevue qui est toujours repoussée de semestre en semestre.

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Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

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Philippe Couillard et la santé alternative

Philippe Couillard et la santé alternative

Dossier Philippe Couillard, Dominic Desmarais

Le 1er avril dernier, deux magazines ont traité de santé. L’actualité avec un reportage de Véronique Robert sur les réussites du système de santé à Alma et Reflet de Société avec un reportage de Dominic Desmarais sur les projets alternatifs en santé tel que les coopératives de santé de Gatineau, Trois-Rivières et d’Aylmer, les médecins à domicile avec Jonquière Médic.

Puisqu’il existe au Québec des "succes story" en matière de santé, pourquoi parle-t-on de privatiser la santé au lieu d’investir dans ces projets alternatifs qui ont fait leurs preuves depuis un quart de siècle?

J’espère que M. Charest n’a pas d’amis dans la santé comme il en avait pour la vente du Mont Orford! J’espère aussi que si M. Philippe Couillard décidait de s’investir dans les moyens alternatifs qu’il ne se retrouvera pas dans les arrières bancs comme il est arrivé à Mulcair pour s’être opposé au projet du Mont Orford.

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La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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