Évaluation d’un prisonnier

Stress et attente dans un centre de transition

Colin McGregor, Centre fédéral de formation, 

Dossier: Chroniques d’un prisonnier  Illustration par Siyu

En 2016, Colin McGregor a changé de pénitencier; détenu depuis 25 ans à Cowansville, il fut déplacé à Laval. Avant d’intégrer ses nouveaux locaux, il transita par le Centre régional de réception, lieux de passage obligé de tout détenu. Situé à St-Anne-des-Plaines, sa fonction est d’évaluer les détenus pour connaître leurs besoins et leur niveau de dangerosité.

Bien que transitoire, la durée de passage en ces lieux est aléatoire et inconnue du détenu. Pouvant aller jusqu’à plusieurs semaines, cette période est une source importante de stress pour ces personnes qui sont en attente de la prochaine étape de leur détention. Dans un milieu où le temps est tout ce qui leur reste, Colin nous parle de son attente au Centre régional de réception.

Il n’y a pas de lieu plus triste dans le monde que le Centre régional de réception du Service correctionnel fédéral. C’est là que se retrouvent ceux qui ont été condamnés à des peines de deux ans et plus de prison pour y être «évalués». C’est là que l’on trie leur destinée qui les coupera du monde extérieur pour de longues années. C’est de là qu’on les enverra vers les prisons où commenceront leurs séjours, peu importe la province dans laquelle ils se trouvent.

Personne ne reste bien longtemps en ces lieux sinistres et nus – 30 jours, peut-être 45. Entre deux réunions avec des membres du personnel, ils attendent. Recueillant leurs repas dans des plateaux verts de cafeteria, ils font la queue en se déplaçant lentement, comme le font ceux dont les jours traînent en longueur. Les visages sont pâles et dénués d’espoir. Sur les aires de loisirs, les tables d’acier vissées au plancher de béton, sont toutes occupées par des hommes tranquilles. Des écrans de télévision fixés aux murs, débordent d’images de villes et de plages qu’ils ne pourront plus voir avant que leurs cheveux grisonnent et que leurs visages se couvrent de rides. Et peut-être même plus jamais au cours de cette vie.

Je suis là sans y être – de passage, entre une prison à sécurité moyenne et une autre à sécurité minimale, plus proche que jamais de la rue et du Café Graffiti. La lumière se lève sur mon avenir. Chez la majorité des hommes plus jeunes qui m’entourent, les regards absents révèlent un avenir où l’espoir est encore loin.

Dans son essai Le mythe de Sisyphe, Albert Camus, l’auteur français né en Algérie, affirme que l’absence d’espoir peut vous rendre vraiment heureux. Vous vivez dans le présent et l’avenir ne peut plus vous décevoir. La vie, nous dit-il, ne répond jamais à l’idée que nous nous en faisons. Elle ne répond jamais à nos attentes ou à ce qu’on voudrait qu’elle soit. Ou comme l’art, le rap, la musique et l’éducation nous disent qu’elle devrait être. Le monde est absurde. Accepte-le, et tu pourras commencer à vivre. Refuse-le et tu ne vivras jamais vraiment.

Dans l’Inde ancienne, la plus petite unité de mesure de temps était le kshanta, correspondant à un moment de l’esprit. Un claquement de doigts équivalant à 64 kshantas. Chaque moment est distinct. Mais nous imaginons qu’ils se relient l’un à l’autre pour former le passé, le présent et le futur. Alors qu’en réalité, il n’y a qu’un seul maintenant. C’est ce que croient les bouddhistes, raison pour laquelle ils semblent beaucoup moins stressés que nous.

C’est bien de vivre au présent. Mais si vous êtes un détenu de 24 ans dynamique et débordant d’énergie, et que vous contemplez le mur en sachant qu’il n’y aura pas grand-chose d’autre au cours des nombreuses années à venir à cause d’un acte horrible… Alors, peut-être que ces heureux spectateurs d’une partie de hockey, qui passent à la télé vissée au mur, ont quelque chose à vous dire.

Vous pouvez vous imaginer à leur place dans une quinzaine d’années, mordant dans un hot-dog et rotant devant des joueurs qui en ce moment commencent à peine à marcher.

C’est la nuit. Je me lève pour aller marcher dehors. Il y a une cour entourée de barbelés. Et derrière, une longue terre agricole bien nivelée, aux cultures vertes et beiges mouillées par la pluie de l’après-midi. Plus loin, des avions décollent. À intervalles réguliers, on entend un grondement. Après un faible tremblement de terre lointain, un triangle de lumières, des couleurs d’arbre de Noël, qui s’élèvent lentement dans le ciel. Un lent virage à gauche, entre le croissant de lune et Vénus, et un chargement de passagers se dirige vers l’Europe. Ils se réveilleront à Heathrow ou Charles-de-Gaulle et ce sera le matin, avec ses soucis de bagages, d’hôtels et de taxis.

Mon père possédait une agence de voyages. J’ai grandi avec une vue sur l’aéroport de Dorval. Ce doit être bien d’être bouddhiste, de ne pas se soucier de l’avenir ou de ne pas rêver du passé. Mais je me retrouve dans cet avion, comme c’était le cas jadis, en direction d’un travail en Champagne chez Mumm à Reims. J’ai à nouveau 18 ans, je suis rempli d’espoir, de peur et d’énergie. Un avenir composé d’instants passés, d’anciennes victoires revisitées. De retour à la case départ.

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Apprenez à faire votre propre graffiti, à tourner sur la tête ou à rapper

Le Café Graffiti offre des ateliers d’initiation à la culture urbaine:

  • Graffiti
  • Breakdance
  • Slam et rap

Atelier, spectacle, décor, murale, animation de foule… le Café Graffiti vous offre des concepts clés en main qui sauront s’adapter à vos besoins et vos contraintes.

Les ateliers ont une duré de 90 minutes et peuvent s’ajuster à vos disponibilités.

Les ateliers peuvent se donner à des jeunes du primaire, secondaire et jeunes adultes, en français ou en anglais.

Nos animateurs présentent une légère historique de la culture Hiphop et introduisent rapidement les débuts de leur art; breakdance, graffiti et rap.

Les ateliers peuvent se donner dans vos locaux ou les nôtres. Nous avons déjà performé en

  • En Gaspésie,
  • En Abitibi,
  • Fermont,
  • Trois-Rivières
  • Québec
  • Sherbrooke
  • Même en Europe, au Costa Rica…

Le breakdance

L’atelier est animé par un breakdancer d’expérience. Les jeunes apprendront les bases de cette danse urbaine. L’atelier débute par un réchauffement adéquat.

Après l’atelier, les jeunes auront acquis une base qu’ils pourront continuer de pratiquer à domicile ou dans votre organisme.

Le breakdance est une danse de rue accrobatique développé à New York dans les années 1970.

Le graffiti

Après une présentation des réalisations graffiti possibles, l’animateur présente les différents styles de lettrage, les contorsions des lettres, les dégradés… Plusieurs ateliers graffiti peuvent être offerts:

L’atelier de base, les jeunes pratiquent leur graffiti sur papier – crayon.

L’atelier casquettes, au lieu de se limiter au papier, les jeunes pratiquent sur une casquette avec des paints markers. Ils pourront conserver leurs casquettes. Il y a un frais de 8,50$ par jeune pour le matériel (casquettes et paint marker).

Nous pouvons aussi créer des ateliers avec pratique à la canette aérosol et même de réaliser une murale participatives avec vos jeunes.

Lorsque nous utilisons des canettes aérosols à l’intérieur, nos animateurs utilisent des masques à gaz pour leur protection.

Lorsque nous travaillons sur des surfaces neuves comme par exemple des feuilles de bois, au préalable, ces surfaces doivent avoir une couche de fond pour éviter que la peinture des canettes aérosols soient absorbées par le bois et fassent pâlir la couleur.

Les prix pour les ateliers impliquant des canettes peuvent varier beaucoup selon le nombre de jeunes qui participent, le nombre de surfaces que nous travaillerons… Nous pourrons en discuter ensemble pour évaluer vos besoins exacts.

Pour une murale intérieur, nous pouvons aussi la réaliser aux pinceaux, diminuant les coûts de matériel et rendant plus accessible la réalisation.

Le Rap

xavier-slam-mc-slammer-mc-emcee-slameur-rap-hiphopRythm and Poetry, l’animateur introduira les bases de l’écriture urbaine et fera pratiquer les jeunes.

Pour plus d’informations sur l’un de nos ateliers, un spectacle ou une murale, n’hésitez pas à communiquer avec nous:

Café Graffiti, 4237 Ste-Catherine est, Montréal H1V 1X4

(514) 259-6900 cafegraffiti@cafegraffiti.net

Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs!

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

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Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.cafegraffiti@cafegraffiti.net

Un peu de réconfort pour la période des fêtes

L’itinérance

Noël est pour bien des gens une fête qui ne signifie pas seulement une journée axée sur la religion, mais un moment pour se retrouver en famille.

Caroline Leblanc Dossier Itinérance

Pour les citoyens de la rue, Noël prend un tout autre sens. Lorsque tu déambules dans les rues durant cette nuit, il est possible de croiser des regards emplis de solitude et d’amertume envers notre société. Pour différentes raisons, des individus se retrouvent dans la rue pour partager ce moment, pendant que beaucoup d’autres festoient dans la joie et le bonheur.

Dans la rue, même si tu occupes l’espace public et que beaucoup de monde t’entoure, il y a une grande solitude. Pour certains, Noël est l’occasion de faire la fête avec de la compagnie. Pour d’autres, ce moment les amène à se remémorer les bons souvenirs, mais induit une souffrance de ne pouvoir les revivre. Quand tu te retrouves sans soutien social, le sentiment d’exclusion peut être d’une grande évidence.

D’année en année durant la période de Noël, les membres de Solidarité dans la rue distribuent repas chauds, cadeaux et présence dans les rues de la métropole. Bien que ce ne soit pas des milliers de personnes qui soient rejointes pendant la nuit de Noël, chaque geste et chaque rencontre a son importance. Pour nous, il est crucial de rejoindre les plus exclus de notre société, ceux et celles qui n’ont pas trouvé un refuge et qui doivent passer cette période seuls dans la noirceur des ruelles. Notre objectif n’est pas la quantité de cadeaux que nous distribuons, mais bien la qualité du moment que nous passons avec chacun. Parfois, ce moment nous donne l’opportunité de prendre contact avec une personne, qui dans une autre situation, n’aurait pas souhaité le faire.

Que ce soit l’homme de 84 ans avec ses chats dans le centre-ville qui est heureux d’avoir de la nourriture pour ses animaux, ou celui du Vieux-Montréal qui a attendu minuit pour déballer son cadeau, car il souhaitait le faire en même temps que ses enfants, ou bien encore les nombreuses femmes qui déambulent dans les rues d’Hochelaga-Maisonneuve sans soutien en cette nuit de Noël. Ce projet amène un moment de joie dans le cœur de ces personnes qui sans ce geste, n’auraient peut-être pas souri durant cette journée.

Il est important de prendre conscience que ce geste posé envers les personnes de la rue ne règle en rien leur situation. Nous en sommes conscients, mais au moins durant un moment triste, elles auront croisé des gens qui croient en elles. Très peu de ressources sont sur le terrain durant cette période, alors il est important d’unir nos forces pour amener un moment de solidarité envers les personnes qui vivent dans les rues. Dans un monde idéal, nous devrions avoir des lutins dans toutes les villes de ce pays. Qui sait un jour!

——-
Caroline Leblanc est la fondatrice et directrice de l’organisme Solidarité dans la rue. Ayant vécu dans la rue pendant plusieurs années, elle a créé son organisme pour sensibiliser les différentes instances de notre société à la réalité des personnes de la rue avec un animal de compagnie. Aujourd’hui, elle termine une maîtrise en travail social tout en s’investissant dans son organisme.

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Le temps d’une rencontre avec l’autre

Quand l’art passe à l’action

Mélina Soucy. Dossier Communautaire

Assises sur une terrasse éphémère, une vingtaine de personnes discutent en mangeant une soupe. Certaines rient, d’autres se choquent. Duos de personnes âgées, d’enfants, d’hommes, de femmes, tous d’origines différentes, échangent. Ils sont tous différents, mais une chose les réunit. Ils ne se connaissaient tous pas avant de partager cette soupe.

«On a créé l’événement Le temps d’une soupe, car on voulait inciter les gens à contrer la peur de l’autre, de l’étranger, de l’inconnu,» explique Annie Roy, cofondatrice de l’ATSA (Quand l’art passe à l’action), un organisme à but non lucratif (OBNL) qui dénonce les maux de la société par l’art depuis 1998.

Cet événement a pris naissance en 2015, année de l’attentat de Charlie Hebdo, de la création du groupe de pression politique la Meute et de la crise des réfugiés syriens, entre autres. «Avec les attentats, la crise des réfugiés, la suprématie blanche américaine, la montée du populisme, c’est nécessaire d’apprendre à se parler et d’apprendre à faire face à l’autre, croit l’artiste. Il faut contrer la peur de l’autre, c’est elle qui nous divise.»

L’expérience

Par une belle journée au parc Kent dans Côte-des-neiges, les piétons se font aborder par des serveurs de la terrasse créée par l’ATSA. «Ça vous dit une conversation avec un inconnu autour d’une bonne soupe?», proposent les serveurs aux curieux.

Une fois convaincus, les gens peuvent déguster leur entrée : un premier contact avec un étranger, contact où ils se présentent et choisissent la paire de chaise sur la terrasse sur laquelle ils échangeront pour les prochaines minutes. «Chaque paire de chaise est identique mais chaque paire est différente, fait remarquer Annie Roy. Comme les humains. On est tous des humains mais on est tous uniques.»

Le premier contact établi, soupe en mains et sourire nerveux aux lèvres, les nouveaux duos se font attribuer un sujet de conversation du menu créé par l’ATSA. «Que pensez-vous du 375ème de Montréal?, demande la serveuse. Est-ce un sujet qui vous convient?». Le sujet choisi, les duos d’inconnus peuvent déguster leur plat principal : la conversation accompagnée d’une soupe.

«On a travaillé l’expérience pour qu’elle soit ludique, explique Annie. C’est sous forme de restaurant, il y a des menus de conversations et la rencontre de l’autre est structurée comme un repas».

Tout bon repas se termine par un dessert. «On demande aux duos de créer une courte phrases qui représente leur rencontre, dépeint l’artiste.» Cette phrase sera ensuite immortalisée par une photo des duos. Les portraits de ces rencontres hasardeuses sont ensuite mis en ligne sur le site de l’ATSA.

Origines et avenir du projet

En 2013, Annie Roy et son partenaire de création Pierre Allard avait tenté l’expérience à Québec. «On avait seulement installé les chaises en deux longues rangées face à face, se rappelle Annie. Les gens déplaçaient les chaise pour se retrouver en groupes de connaissances et l’idée de parler avec un inconnu ne se concrétisait pas. Ça faisait en sorte que certains finissaient par s’isoler seuls ou en groupes de deux pour manger leur soupe. Ça tuait le dialogue.»

Pour remédier à ce problème, les artistes ont décidé d’imposer les groupes de deux, car cela oblige les gens à s’impliquer dans la conversation. «C’est dur de convaincre les gens de s’arrêter pour donner du temps à un parfait inconnu, démystifie l’artiste. C’est contre la logique du système, du capitalisme, de l’individualisme».

Les discussions sont souvent convenues avec les étrangers. « Ici on peut dire ce qu’on veut, il y a des idées qui s’entrechoquent, des rencontres qui se passent merveilleusement bien et d’autres moins bien, note Annie. Aller à la rencontre de l’autre c’est apprendre à faire la paix.»

Le temps d’une soupe partira en tournée mondiale dans la francophonie prochainement. L’OBNL annonce également le retour de L’État d’urgence. Créé pour la première fois en 1998 pour le cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’événement prend la forme d’un camp de réfugiés en plein centre-ville, où les artistes dénoncent une problématique sociale par année.

« Le thème de cette année, c’est les paradis fiscaux», annonce Annie. Le camp de réfugiés, où nourriture et dortoirs pour dormir accueillaient les sans-abris dans cet événement, existera toujours, pendant les 4 à 10 jours que durera l’événement.

La tournée montréalaise prend fin le 18 octobre, ne manquez pas votre chance d’aller à la rencontre de l’inconnu!

ATSA: court historique

L’ATSA forgent les esprits par leurs réalisations artistiques depuis la construction de leur Banque à Bas, une œuvre qui donnait accès à des vêtements chauds aux sans-abris en 1997. À l’origine, l’OBNL s’appelait l’Action terroriste socialement acceptable. À la suite du 11 septembre 2001, le couple de créateurs demande au Conseil des Arts s’ils devraient changer de nom. Ces derniers le leurs déconseillent, mais les artistes décident quand même de retirer le mot de leur site web.  Ils décident après quelques temps de mettre leur slogan de l’avant pour renforcer leur message pacifiste.

Depuis sa fondation, l’ATSA a réalisé plus de 40 projets interpellant la population à réfléchir et à agir sur des problématiques sociales, patrimoniales et environnementales. Leurs créations servent d’outils d’éducation populaire.

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Rappeur et santé mentale

Audace, Rappeur et

patient de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Mais le mérite revient à ma mère, je n’essaie que de faire honneur à ce nom. J’écris cet article pour vous parler de mon expérience lors du spectacle des Incassables, un collectif d’artistes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Pour réaliser ce show, les membres des Incassables ont suivi un atelier de création et de chant avec le rappeur Patrick Joseph, alias B.U.

Avant, je sortais rarement de chez moi et encore moins pour me faire de nouveaux acolytes. J’étais plutôt porté vers l’isolement, je me coupais de tout et de tout le monde. J’avais perdu confiance en moi et je ne croyais pas pouvoir apporter quelque chose de bien aux autres et à moi. Mais cette activité m’a redonné confiance en moi et elle a stimulé mon engouement pour la musique.

J’écris et compose des chansons depuis bien longtemps, mais Patrick m’a fait découvrir la musique d’une tout autre façon. Moi qui étais habitué à faire ma production maison, et lors de spectacles, à jouer l’instrumental en play-back. Mais avec Patrick, en plus d’apprendre à jouer avec un band, j’ai appris des techniques de scène comme la direction d’un groupe et la communication avec les musiciens.

Notre coach m’a beaucoup appris sur le leadership, je regardais souvent comment il arrivait à inclure tout le monde. Je suis habitué à travailler seul sur mes projets, mais lors de ces ateliers j’ai appris à créer en groupe. On a beaucoup échangé sur les techniques d’écriture de rap. Patrick m’a aussi beaucoup appris sur l’industrie du disque, mais ça, c’est classé confidentiel, et reste entre lui et moi.

Cet atelier me servira toujours puisque la musique est un domaine dans lequel j’aimerais percer et le spectacle des Incassables m’a redonné goût à la scène et a ravivé en moi la flamme artistique qui avait pris un méchant coup avec mon anxiété et mon agoraphobie. Ma maladie m’avait complètement paralysé et ce show a été libérateur pour moi. Il a libéré une partie de moi que je voyais mourir à petit feu et sa préparation m’a aidé dans ma démarche de guérison.

Je n’oublierai jamais cette soirée. Merci à tous ceux qui se sont déplacé ce 12 février 2016 pour assister au spectacle et nous encourager. Je remercie tous les membres des Incassables, B.U pour son excellent travail de coaching, ainsi que les membres du live band (les Indisciplinés). Un merci spécial à Janine Casimir, notre infirmière, pour son implication et à Delphine Caubet et au magazine Reflet de Société pour leur support. Merci à tout le staff du Bistro le Ste-Cath de nous avoir supportés durant nos pratiques et pour leur excellente bouffe.

Rendez-vous avec moi-même

Sur un coin de rue,
Je me suis donné rendez-vous.
Demande pas pourquoi,
Ça fait longtemps, je m’étais vu.
Agoraphobe anxieux,
Je n’avais plus le dessus.
Mais aujourd’hui,
Je réclame mon reçu,
J’ai rendez-vous avec nul autre
Que mon destin.
Le passé a bien façonné
Le chemin.
Mon futur est clair,
Au point que j’aperçois demain,
Mon nom sur l’affiche.
Toi qui tape des mains,
Je roule dans la ville,
Et j’ai perdu mes freins,
Plus rien ne m’arrête,
Sauf le oh-là des saints.
Clair quand je roule,
Toutes mes routes sont divines,
Clair avec qui je roule,
Il change l’eau en vin.

Quand j’y pense,
Mon chemin était tracé.
Sur ma route,
J’ai su éviter le danger.
Mais la maladie
M’a pris sans m’épargner.
15 ans de misère,
Je n’ai pu m’en écarter.
Pour m’échapper, m’évader,
Je chantais.
Changement d’esprit et de cœur,
Quand j’écrivais,
Connecté au haut des cieux,
Mes vers se versaient.
Chaque jour une track de plus,
Quand je perchais,
Habilité venant de Dieu,
M’était donnée.
Alors je puise dans l’espoir,
De récolter,
M’envoler, m’emporter,
Pour remporter.
Car les lois de mon Dieu,
Disent j’ai gagné.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

L’amour en 3 dimensions Roman sur la relation aux autres

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement
Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Flamenco: El Hispalis

Que ce soit après un orage d’été ou entre deux tempêtes de neige, El Hispalis groupe québécois de flamenco fusion mainstream, illumine les cœurs des spectateurs. Quand ils sont sur scène, les textes sont légers et les rythmiques entraînantes.

Quoi voir ce week-end

Comme beaucoup de groupes, El Hispalis a connu un certain remue-ménage avant de trouver sa forme actuelle. Né en 2012, le groupe a vu passer plusieurs membres avant d’être composé officiellement de Stefano Pando, Yannick Strawinski, Sébastien Blackburn, Michel Brindis Medrano, Clarence Corbeil et Sophie Pinard.

Si les anicroches entre les légendaires Gypsy King (célèbre groupe gitan de flamenco et influence d’El Hispalis) ont fait les manchettes des journaux et ont mené à une dissociation du groupe entre les «vrais» et «faux» Gypsy, Stefano le membre fondateur du groupe est bien conscient des difficultés. Mais avec le noyau dur qu’il s’est constitué, il est confiant de pouvoir faire rouler son groupe.

Il faut dire que Stefano est un vieux routier de la guitare classique. Après avoir joué de nombreuses années du luth et enregistré des albums, il s’est tourné vers le rock puis l’électro, avant de retomber dans le flamenco. «Quand j’étais jeune, mon père écoutait Manitas de Platas dans l’auto. C’est ce son de guitare que j’aime et qui est revenu plus tard», explique Stefano. Manitas de Platas, oncle des Gypsy King, et célèbre guitariste de flamenco.

Depuis quelques années, Stefano jouait du flamenco dans des bars, des cafés… partout où il pouvait finalement. Même si Montréal est la scène flamenco la plus active au Canada, cette musique reste institutionnalisée dans un cercle restreint… à l’opposé de sa tradition européenne. Mais Stefano n’a pas attendu qu’on l’invite, il a pris les devants. Sur la route de ses scènes, un restaurant de la Petite-Italie à Montréal dont le propriétaire était un féru de culture andalouse. «C’est lui qui m’a donné le nom d’El Hispalis. Il m’a dit que c’était la tradition dans cette culture et qu’il allait me le choisir.» El Hispalis, le nom de latin de Séville, auquel le groupe a couplé un logo de taureau aux couleurs jaune et rouge. Difficile de manquer la référence à la mère patrie du flamenco.

Si la qualité musicale est la première chose que l’on note du groupe, leurs chansons sont accompagnées de textes «difficiles à écrire» explique Stefano. Lui compose la musique (son terrain de prédilection) mais écrit également la majorité les textes. Français, espagnol et anglais sont à l’honneur. Pas de textes transcendants, mais des paroles légères qui s’accompagnent parfaitement d’un verre et de quelques amis.

Pendant son spectacle, le groupe interprète ses compositions, des reprises des Gypsy King et des classiques du flamenco. Entre 2 cante du chanteur, Yannick, le groupe entonne quelques solos de guitare traditionnels. Réjouissez-vous! El Hispalis puise autant dans la tradition que la modernité.

Bistro le Ste-Cath

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, le Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Le Ste-Cath présente plus de 250 spectacles gratuits par année.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

Les ruptures amoureuses toxiques, Ingrid Falaise

 Violence conjugale

Ingrid Falaise, dossier Famille 

Je suis un oiseau de nuit, je l’ai toujours été. Alors que l’insomnie me gagne au lieu de compter les moutons je compose des chansons, ou des chapitres, ou des billets.

Cette nuit, je réfléchis à l’hiver, le temps des ruptures. Ces temps-ci, alors que la grisaille accapare notre moral, les séparations pleuvent comme si les nuages n’avaient pas assez fourni.

À la petite cuillère, nous ramassons les états d’âme accumulés au sol. Détruits, meurtris, rien ne va plus, «j’ai tout perdu» nous raconte ces morceaux brisés, étalés sur le plancher.

Ce qui me frappe, c’est la quantité de confidents qui étaient prisonniers d’une relation toxique empreinte de manipulation. Des histoires de hics et de heurts répétées depuis des années. Le nombre de fois où ces paroles ont résonné lors de conversations.

«Cette fois-ci c’est la bonne» «Il a compris» ou «Elle va changer» «Je reste pour les enfants»

Rester au nom des enfants… Ces petits bouts d’humain remplis d’amour méritent au contraire d’avoir un parent épanoui, solide et heureux surtout. Non pas un papa ou une maman qui reste dans une relation en leur nom. Imaginez la charge que ces enfants porteront sur leurs épaules. « Papa est malheureux à cause de moi. »

Toxique

La voix intérieure le sait. Mais le niveau de dysfonction et de manipulation dans le couple est si élevé qu’on ne l’écoute plus. Alors on encaisse et on diminue la gravité des propos, des infidélités, des mensonges. Car une personne toxique et manipulatrice ne souhaite pas le bonheur de son partenaire. C’est une égocentrique qui sabote l’épanouissement du conjoint qu’elle dit aimer. «Je t’encourage dans tes projets», dira-t-elle pour, par la suite, reprocher à son partenaire ses heures de travail, de répétition ou d’étude.

Il y a autant de degrés de toxicité que d’histoires d’amour ou de relations amoureuses. Mais le maître du toxique est un individu qui ne reconnaît pas ses torts, méprise et rabaisse l’autre afin de garder sur lui une emprise, un pouvoir. «C’est toujours quand tu le décides», nous reprochera cette personne alors qu’au contraire, le reproche devrait être inversé. «Si tu m’aimais réellement, tu aurais fait autrement», nous lancera-t-il pour nous culpabiliser.

L’auteure du livre Les manipulateurs sont parmis nous, Isabelle Nazare-Aga, explique que ce type de personne semble tout savoir. Il «affirme» des choses, il reporte ses responsabilités sur nous. Il nous demande de répondre immédiatement à ses demandes. Il nous critique et nous dévalorise. Et puis, nous doutons et nous finissons par avoir peur de lui dire certaines choses. Il est doué pour créer de la confusion dans notre tête. Il ne formule pas ses demandes de manière claire, il nous rend coupable de faits imaginaires. Il crée des malentendus, il prêche le faux pour savoir le vrai. Et tout ceci derrière un masque, si beau et attrayant. Autour d’une table, ils sont sympathiques, séducteurs, cultivés.

Une relation toxique, ce n’est pas une dispute de temps à autre. C’est lorsque les efforts ne sont qu’en sens unique, lorsque les sentiments exprimés sont balayés du revers de la main. Le simple fait d’exposer une émotion ou de demander un changement au sein du couple est difficile, alors de ne pas être écouté et recevoir des reproches en guise de réponse fera clore nos lèvres pour de bon.

Être dans une relation toxique, c’est oublier de se choisir au réveil et de porter notre attention sur l’autre par peur de faire un faux pas ou de s’attirer un reproche, un regard de travers. C’est être envahi par le stress et l’angoisse en présence de l’autre. C’est aussi ne pas pouvoir s’en passer, car il vous aura rentré dans l’esprit que vous n’aurez jamais personne de mieux que lui.

Pourquoi endurons-nous ces nuits où il n’est pas rentré, ses mensonges à répétitions et ses cachoteries qui nous rendent paranoïaque?

Parce que toutes les fois où nous avons confronté le toxique, manipulateur, pervers, narcissique (un ou tous ces adjectifs à la fois), nous aurons été manipulés pour que nous restions. Car ces femmes et hommes toxiques ne peuvent concevoir de perdre leur emprise sur leur conjoint.

Dans un jadis non si lointain, je ne savais pas qu’il était possible de se choisir. Se choisir, c’est s’aimer assez pour honorer qui nous sommes à chaque instant, à tout moment. C’est être doux envers nous-même et cesser de vivre pour l’autre. Mais surtout, c’est d’ouvrir son cœur non pas vers l’extérieur, mais vers l’intérieur comme je l’ai fait il n’y a pas si longtemps. Vers nous même. Car nous sommes la personne la plus importante et nous méritons d’être aimé, respecté, honoré dans toutes les sphères de notre vie.

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Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 35 ans. Le Monstre est un récit autobiographique sur les années où elle vécut de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre retrace les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique.

Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de SOS Violence conjugale.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

L’amour en 3 dimensions Roman sur la relation aux autres

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement
Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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