Réhabilitation sociale : Lorsque l’art change des vies

En maniant le pinceau, la caméra ou encore la plume, des personnes marginalisées se découvrent des forces et des passions insoupçonnées et retrouvent à la fois confiance et goût du rêve. En prison, dans la rue, dans les centres jeunesse et les résidences intermédiaires, l’art peut faire jaillir l’étincelle d’un nouveau départ.

Un texte de Anne-Frederique Hebert-Dolbec publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

« Pour la première fois, j’ai compris que j’étais capable de terminer ce que j’entreprenais. Avant, mon parcours atypique m’avait souvent amenée à abandonner ou à échouer. Au-delà de la fierté d’avoir réussi, le projet a déclenché tout un processus de réflexion sur tout ce qu’il m’était possible d’accomplir. Ça m’a poussée à entreprendre des démarches concrètes, à bâtir un plan de vie et à retourner sur les bancs d’école. », affirme Geneviève Fortin qui réside temporairement à la Maison de transition Thérèse-Casgrain, à Montréal.

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Ressources sur le suicide

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Autres textes sur Santé mentale

Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueil

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Un livre que vous pouvez commenter et où vous pouvez présenter vos propres créations. Vous pouvez y laisser votre commentaire et même vos propres textes. Chaque commentaire est lu et obtient sa réponse.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000 et en région: 1-877-256-9009 ou par Internet. Éditions TNT : 625 Avenue de la Salle, Montréal, QC H1V

Autres livres pouvant vous intéresser

L’Intervention de crise auprès d’une personne suicidaire

L’Intervention de crise auprès d’une personne suicidaire (2006)

Un livre de Raymond Viger

Intervention et prévention – 9,95$ (13,95$*)

Description sommaire du livre

Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Autant de questions que j’ai tenté de répondre dans ce guide. À partir de mes années de travail sur le terrain en intervention et en prévention du suicide, à partir de mon vécu personnel, ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureurs du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteur (Raymond Viger)

Au début de la trentaine deux tentatives de suicide. Il entreprend à leur suite une première thérapie pour sortir de la crise suicidaire. Puis une deuxième, pour analyser ce qui l’amène à entrer en crise. Appréciant le nouveau mode de vie qu’il découvre alors, il prend le parti de suivre un cours de thérapeute. Non pas pour sauver le monde, mais pour s’assurer de pouvoir reconnaître les signes avant-coureurs de sa dépression et de ses propres difficultés de fonctionnement.

Au cours des 25 dernières années, l’auteur a été travailleur de rue et intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Il a été le confident autant de victimes d’agressions sexuelles que d’agresseurs, ou de gens perturbés dans leur sexualité. Il a travaillé dans plusieurs milieux fermés, notamment ceux des jeunes marginalisés ou celui de la prostitution. Il a enseigné pendant cinq ans le Travail social à l’Université McGill.

Journaliste depuis 1974 il a publié son premier roman en 1992. Avec ses livres, il nous fait partager son vécu et celui des milliers de personnes qu’il a aidées. L’ensemble des confidences reçues par l’auteur fait de lui une personne crédible et reconnue. Il s’est d’ailleurs vu décerner plusieurs prix autant pour son intervention que pour son travail journalistique.

Il est régulièrement sollicité pour donner des conférences et des ateliers autant dans les écoles, les organismes communautaires qu’auprès de citoyens impliqués et sensibles aux thèmes sociaux.

Depuis 1992, l’auteur est directeur clinique du Journal de la Rue et rédacteur en chef du magazine Reflet de Société. Les thèmes sociaux font partie de son quotidien.

Depuis 1997, Raymond Viger a été consulté par différents organismes, universités et institutions partout dans le monde. En 2007, il a été invité à faire une tournée d’une trentaine de conférences dans les principales villes de France sur l’intervention auprès des jeunes.

Nouveauté 2021 – Après la pluie … Le beau temps

Nouveauté 2020 – Marginaux et fiers de l’être

Autres livres de l’auteur (Raymond Viger)

Et si on se parlait maintenant de contagion… émotionnelle ?

Lettre d’opinion de Renée Ouimet, Mouvement Santé mentale Québec.

En ces temps de pandémie, le terme contagion a pris un sens très négatif, et à juste titre. Mais il existe un autre type de contagion qui a le pouvoir de changer les choses: la contagion émotionnelle.

La contagion émotionnelle est un transfert d’émotion d’une personne à une autre, d’une personne à un groupe. Elle est un moyen de communication central. Au départ elle avait un rôle d’adaptation et favorisait la cohésion sociale. La peur nous a permis ensemble de nous sauver des mammouths, la colère de nous battre contre des injustices, le plaisir de la fête de nous rassembler et de nous détendre. Aujourd’hui, les liens tissés par les émotions sont tout aussi essentiels, mais ils sont perturbés par notre hyperconnectivité, notre obsession du maîtrisable, et de l’optimisation.
Il n’existe pas d’émotions négatives ou positives. Toutes les émotions ont une fonction, une importance, elles surgissent d’un besoin auquel on se doit de porter attention pour y répondre. Elles sont un baromètre individuel, social et collectif.

Nous sommes touché.e.s par les autres et les autres par nous, les émotions résonnent. Des émotions nous donnent du souffle, de l’espoir, permettent des transformations et d’autres nous font souffrir, et certaines déclenchent même de la violence.

Christophe Haag, auteur sur la contagion émotionnelle, nous signale que neuf peurs sur dix ne sont pas liées à des causes réelles. Dans ce contexte, les émotions ne jouent plus leur rôle adaptatif et nous contaminent de manière malsaine.

Quotidiennement, les « nouvelles » résonnent dans les journaux, à la radio, à la télévision et sur les médias sociaux. Elles se répètent et se répètent sans cesse. Notre hyperconnexion peut ainsi entraîner une myriade de possibilités de contagion.

Par exemple, quand on entend jour après jour qu’il y a des risques d’échec scolaire pour les jeunes, qu’ils n’auront pas acquis les mêmes apprentissages que les années précédentes, on peut avoir peur comme parent. Mais si on entendait parler de tout ce que les jeunes ont acquis comme nouvelles compétences qui vont leur servir tout au long de leur vie, nous aurions peut-être moins peur.

L’humain a une caractéristique particulière bien connue qui est sa curiosité pour les accidents ou toutes autres catastrophes qui font peur. Malheureusement, même au Mouvement Santé mentale Québec qui travaille à créer, développer et renforcer la santé mentale, nous devons présenter des statistiques liées à la souffrance psychologique plutôt qu’au bien-être pour avoir une couverture médiatique. Il sera plus vendeur de dire que 25 % des jeunes ne vont pas bien, vivent de l’anxiété et de la détresse, que de dire que 75 % des jeunes s’en sortent assez bien, ont des forces incroyables et sont résilient.e.s. Pourtant, même si la première nouvelle peut nous amener à agir, la deuxième est tout aussi importante, elle crée de l’espoir et un pouvoir d’agir. Elle fait savoir aux jeunes que tout n’est pas que souffrance. Si dans nos milieux de travail, où l’optimisation est trop souvent au rendez-vous, nous utilisions le baromètre des émotions et cherchions ensemble des solutions pour répondre aux besoins qui les ont déclenchées, nous n’aurions pas 40 % de personnes qui répondraient, comme dans un sondage Léger récent, avoir fait un épuisement professionnel.

Si nous acceptions l’idée que nous ne maîtrisons pas tout et que c’est peut-être mieux ainsi, nous aurions plus de facilité à faire face à l’imprévu.

Si nous partagions quotidiennement avec autant de détermination et de répétition les bons coups, les réussites, le travail accompli, le sens trouvé par de nombreuses personnes, nous créerions de l’espoir.

Si nous partagions les impacts positifs des colères et des peurs partagées, nous verrions que nos actions portent fruit.

Or, il semble être plus difficile de déclencher une contagion positive qu’une pandémie mondiale. Mais pourquoi ne pas essayer? Mieux gérer son temps de connexion virtuelle et se reconnecter à la nature et à ses proches est déjà un pas dans la bonne direction.

En cette Semaine de la santé mentale, si vous deveniez des agent.e.s de contagion émotionnelle positive! Découvrez de nombreux outils pour faire de nos émotions un GPS pour traverser la vie sur www.etrebiendanssatete.ca

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Suggestion de lecture

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Viande artificielle : l’avenir de nos assiettes ?

Une viande 100% créée par l’humain et la technologie serait en passe de voir le jour. Digne d’un épisode de science-fiction ? Pas si sûr. Des start-up américaines se sont lancé le défi de révolutionner la consommation de viande en proposant des alternatives à base de cellules animales cultivées en laboratoire.

Un texte de Alexandra Bachot – Dossier Santé

Le dernier projet en date conçu en Israël par Aleph Farms se nomme SuperMeat. La promesse de la société tient en une phrase : produire des morceaux de poulet à partir de cellules prélevés « sans douleur ». Sur son site, SuperMeat explique davantage son procédé basé sur le slogan « Same meat, different way ». A la suite du prélèvement, les cellules sont reproduites en laboratoire afin de réaliser une viande à l’aide de la technologie 3D.

Avant SuperMeat, c’est le « Frankenburger » qui avait bouleversé le milieu scientifique. Pionnier dans le domaine de l’alimentation artificielle, le premier burger « in vitro » était élaboré à partir de cellules souches de vaches. Depuis, plusieurs start-up ont misé sur ce créneau, notamment Future Meat Technologies qui garantit une production de muscle et de graisse non génétiquement modifiés. A San Francisco, Memphis Meat cultive du bœuf, du poulet et du canard de laboratoire, en utilisant des méthodes similaires à SuperMeat. L’avantage : sa production n’utiliserait qu’environ 10% de l’eau nécessaire à l’agriculture animale classique.

En effet, ces nouvelles start-up ont pour ambition de changer durablement le système de production de la viande en se positionnant sur des enjeux environnementaux. L’objectif premier est d’apporter une réponse à une crise alimentaire jugée inévitable, en limitant l’élevage des animaux.

Ces sociétés avancent également l’argument d’une réduction des émissions de gaz à effets de serre ainsi que l’utilisation moindre de ressources naturelles.

Loin d’être fantaisistes, ces technologies ont le mérite d’attirer de plus en plus d’investisseurs de renom. Memphis Meat est parvenu à convaincre Bill Gates, ainsi que l’homme d’affaires Richard Branson et l’ancien PDG de General Electric, Jack Welch. L’industrie agro-alimentaire voulant s’inscrire dans l’innovation, investit également. C’est le cas du géant américain de la viande Tyson Foods qui a pris des parts dans Future Meat Technologies et Memphis Meat.

Seul problème, le coût de toutes ces productions est encore très élevé et aucun produit n’est disponible à la vente. Cependant, certains spécialistes misent sur une commercialisation dans les cinq ans à venir.

En complément à Reflet de Société +

Comprendre l’impact de la viande sur l’environnement en 4 minutes grâce au journal Le Monde.

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La décriminalisation pour mieux protéger les prostituées

« C’est moi qui risque d’aller en prison, alors tu vas faire ce que je te dis. » Des phrases comme celle-là, Joannie Blouin, travailleuse du sexe (TDS), en entend de plus en plus de la bouche de ses clients. Car depuis 2014, au Canada, les hommes et femmes qui ont recours à des services sexuels ou tiennent une conversation à cette fin s’exposent à une amende salée et à une peine d’emprisonnement de cinq ans.

Un texte de Anne-Frédérique Hébert-Dolbec publié pour les abonnés de RDS. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Prostitution

La Loi C-36 sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation vise notamment à « protéger les personnes qui offrent leurs propres services sexuels moyennant rétribution et à réduire la demande de prostitution ainsi que son incidence. » Autrement dit, ce sont les clients, et non les TDS qui sont punis.

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Ressources sur le suicide

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Un homme « augmenté » aux cyberpouvoirs pourrait voir le jour

Après les OGM, bientôt des humains génétiquement modifiés ? Le transhumanisme, ce mouvement qui souhaite tirer bénéfice des technologies pour améliorer physiquement nos corps, devient une réalité de plus en plus concrète. 

Un texte de Alexandra Bachot – Dossier Santé

Retrouver l’usage de la vue grâce à une rétine bio-artificielle, remplacer un bras amputé par un membre robotisé commandé par le cerveau : tels sont les exemples de ce que la technologie alliée à la biologie rend possible.

Pourtant, certains chercheurs ont décidé d’aller plus loin, au-delà de la simple réparation en imaginant un « homme augmenté ». Le principe ? Doter l’espèce humaine de capacités « supérieures », tant physiques que cérébrales, dans le but d’améliorer nos capacités cognitives, notre santé ou encore notre durée de vie. Le résultat serait sans précédent : une humanité qui se réinvente elle-même, en dépassant ses limites naturelles.

Si d’ores et déjà, une étape a été franchie avec le premier clonage humain, au stade embryonnaire, les travaux sur le génome humain permettent d’envisager à plus ou moins long terme la création d’un homme « OGM », en agissant au niveau de l’œuf par injection de gènes. Ainsi, la manipulation génétique parviendrait dans un avenir proche à décupler nos facultés en insérant par exemple dans notre ADN le gène qui permet à la chauve-souris de s’orienter la nuit.

La science-fiction s’empare du quotidien puisque la fusion entre l’homme et la machine ne relèverait plus de l’imagination. En 2014, des chercheurs de l’université du Michigan ont mis au point un détecteur d’infrarouge si petit qu’il pourrait s’insérer dans une lentille de contact et ainsi permettre de voir dans l’obscurité.

Et si une puce implantée dans le cerveau pouvait convertir notre activité cérébrale en commande afin d’éteindre la lumière? Des scientifiques ont déjà créé le système BrainGate conçu pour permettre aux personnes paralysées d’activer un bras robotisé.

Par ailleurs, au vu des progrès actuels, il n’est pas impossible de concevoir des implants permettant de connecter son cerveau au Web. Selon l’ingénieur en chef de Google, ce genre de cyberpouvoirs serait possible à l’horizon 2030.

Une question mérite toutefois d’être soulevée : ne va-t-on pas dénaturer l’humain, voire le faire disparaître en abusant de la technologie ? Vers le chemin qui mène à l’homme augmenté, l’éthique pourrait bien faire obstacle.

En complément à Reflet de Société +

Pour la première fois en 2017, un robot a obtenu la citoyenneté d’un pays. Dénommée Sophia, ce robot utilisant l’intelligence artificielle a été conçu pour s’habituer aux comportements humains et pouvoir interagir avec eux. Depuis quelques mois, Sophia a la citoyenneté saoudienne. Découvrez-la dans cette entrevue réalisée par Konbini.

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Déconfine tes pensées; des slams écrits par des jeunes

Dossier Santé mentale

Crédit : Mélodie Descoubes

Un projet d’écriture pour les jeunes

L’auteur-slameur et porte-parole du Mouvement Santé mentale Québec, David Goudreault, effectue tous les mois, avec d’autres artistes, en direct sur Facebook, une lecture publique de textes rédigés par des jeunes de 12 à 25 ans dans le cadre du projet d’écriture Déconfine tes pensées. Un beau clin d’œil au confinement vécu en raison de la pandémie COVID-19.

« On désire faire entendre vos mots dans l’espace public à travers nos voix. On souhaite savoir ce que vous avez ressenti pendant cette crise, ce que vous ressentez en ce moment. Tout est bienvenu ; écrivez en vers, en prose, des nouvelles, en inversé, en sanscrit, en calligramme, en slang… on veut vous entendre ! », explique David Goudreault.

Le niveau de stress, d’anxiété et de désespoir a généralement augmenté avec le confinement. Plusieurs jeunes sont retournés aux études avec le plaisir de revoir leurs amis, mais ont dû s’adapter au quotidien chamboulé des écoles. Le Mouvement Santé mentale Québec souhaite donner la parole aux jeunes en vue de favoriser leur résilience et réduire à long terme les effets nocifs de la pandémie sur leur santé mentale.

Vous pourrez lire ici des textes et des extraits reçus depuis l’automne dernier. Voici les deux premiers slams écrits par des élèves d’une classe de français de l’école Jean-du-Nord, à Sept-Îles. Ils ont préféré garder l’anonymat.

Pensionnat

On n’a peut-être pas vécu les pensionnats,

Mais c’est comme si on était au pensionnat.

À la place des coups,

On accumule les contrecoups.

Ils ne nous violent pas,

Mais ils volent notre identité.

À force de trop parler le français,

On se noie dans notre différence.

Nous faire dire qu’on ne peut pas parler l’innu,

C’est comme nous déraciner.

Nous faire arracher à notre famille,

Ça brise une famille,

Ça brise l’enfant,

Ça me brise.

C.

M.


J’en ai assez

Je suis une jeune du centre de réadaptation qui, par obligation, doit accueillir l’abandon.

Retirée de mon milieu familial comme un animal en cage, je suis remplie de rage.

Nous sommes 10, 15 mille à être enfermés,

Ils n’ont aucune idée du chemin qu’on a traversé.

Ils versent des larmes pour une petite plaie, nous, on n’en verse pas, même si ça nous plairait.

Toutes ces nuits à ne pas dormir me donnent l’impression de périr.

Tous ces tourments nous rendent insomniaques, c’est peut-être pour ça que nous les noyons avec du cognac.

Nous sommes comme des animaux sauvages qu’on essaie d’apprivoiser.

Ils nous ont apprivoisés, ils nous ont appris à voir le passé.

Le centre jeunesse n’est pas la solution pour tous les adolescents,

Mais moi, je n’ai pas eu le choix de l’accueillir à bras ouverts, comme mes aînés avec le pensionnat.

Plusieurs à travers l’univers persévèrent envers leurs problèmes qui s’avèrent sévères.

Mais n’oubliez pas, ils nous ont apprivoisés, ils nous ont appris à voir le passé.

Ils disent ne pas vouloir nous assimiler, qu’ils ont changé, mais en fait, je vis la même chose que mes ainés.

J’en ai assez.

L.

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Ressources sur le suicide

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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