Tout le monde en parle

Raymond Viger | Dossier Tout le monde en parle

Cette émission qui attire 2 millions de personnes fait jaser beaucoup de monde. Certains journalistes ne sont pas heureux de la proximité de Tout le monde en parle entre le journalisme et une émission de divertissement. D’autres pointent du doigt le fait que M. Guy A. Lepage s’amuse à faire un montage des entrevues pour ne passer que ce qu’il veut bien faire passer.

Je suis surpris de toutes ces attaque que Guy A. Lepage et Tout le monde en parle subissent. D’une part, le public est assez grand pour faire la différence entre un reportage pour les nouvelles et un Talk-show. D’autre part, en ce qui concerne le montage, je trouve que cela est un avantage important pour avoir une émission attrayante et intéressante.

Pour un invité qui est moins habitué de faire de la télévision, le fait de pouvoir faire une erreur, de se reprendre et de savoir que le tout va être coupé au montage est sécurisant. Cela permet de bien faire sortir le message de l’invité et de couper les hésitations inutiles. Cela évite aussi que Guy A. Lepage soit obligé de mettre de la pression sur ses invités pour respecter le chrono.

La question qui tue maintenant. Si certains journalistes reprochent à Guy A. Lepage de faire un montage de son émission Tout le monde en parle, pourquoi acceptons-nous que les nouvelles fassent de même? Quand un journaliste des nouvelles me passe en entrevue, sur 5 minutes d’entretien, au montage, il ne va passer que 30 secondes! Et le journaliste aussi choisi bien ce qu’il veut me faire dire.

Si l’émission Tout le monde en parle n’attirait que 200 000 téléspectateurs, poserions-nous les mêmes questions à Guy A. Lepage?

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    Bistro le Ste-Cath

    bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

    Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

    Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

    Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

      Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

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      Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

      Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
      Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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      L’aide juridique et les jeunes marginaux

      Raymond Viger | Dossiers Graffiti et Culture

      Je me retrouve souvent à témoigner pour des jeunes de leur cheminement devant la justice. Dernièrement, j’ai accompagné un jeune au tribunal. Compte tenu de sa situation financière précaire, il se fait représenter par l’aide juridique.

      Il décide de plaider non coupable. L’avocat de l’aide juridique décide de l’abandonner et de ne plus le représenter. La cause est reportée et le jeune doit se trouver un autre avocat. Plaider coupable et de négocier la sentence est rapide et ne demande pas beaucoup de préparation. Plaider non coupable, trop dur et trop compliqué pour l’aide juridique. Et si au lieu d’un jeune marginalisé, nous aurions eu affaire à un Hells Angels, nous aurions augmenté le salaire de l’avocat de l’aide juridique pour que ce criminel de grandes envergures aient accès à une justice pleine et entière.

      Et comment fait-on pour qu’un jeune marginalisé ait droit à une justice pleine et entière?

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      Prisons pour hommes, femmes gardiens

      Raymond Viger | Dossiers Prison

      Je suis bénévole à l’intérieur d’une prison. Je m’y présente au 15 jours pour rencontrer quelques résidents et les aider dans leurs cheminements. Je suis peut-être en retard sur les nouvelles, mais j’ai été surpris de voir des femmes gardiens de prison dans une prison d’hommes.

      Avec les lois sur l’égalité des sexes, on peut retrouver plus facilement des femmes un peu partout dans des postes longtemps réservé pour les hommes. Ce que les gens qui travaillent en prison me disent c’est que la violence à l’intérieur des prisons à diminuer depuis que les femmes peuvent y être gardienne.

      D’une part, les femmes ont des moyens d’intervention différents que les hommes et portent moins à la violence. D’autre part, il serait très mal vu pour un prisonnier de se battre avec une femme.

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      Les livres de Colin McGregor

      Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

      Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

      love-in-3dLove in 3D

      Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

      This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

      Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

      teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

      Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

      This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

      Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

      quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

      Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

      Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

      Autres textes sur Égalité Homme-Femme

      Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

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      Prisons pour hommes, femmes gardiens

      Raymond Viger | Dossier Communautaire

      Je suis bénévole à l’intérieur d’une prison. Je m’y présente au 15 jours pour rencontrer quelques résidents et les aider dans leurs cheminements. Je suis peut-être en retard sur les nouvelles, mais j’ai été surpris de voir des femmes gardiens de prison dans une prison d’hommes.

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      D’un couvert à l’autre: être un entrepreneur communautaire

      D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café Graffiti

      Le livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

      Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

      Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

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      Les élections

      Raymond Viger | Dossier Politique

      Sans vouloir commenter trop sérieusement les élections, je me permets cette petite pointe d’humour. Bélinda Stornach qui, l’an dernier, a traversé la chambre pour quitter corps et âmes les Conservateurs pour rejoindre les Libéraux parce qu’elle était tanné d’être dans l’opposition et qu’elle considérait qu’elle méritait mieux, maintenant qu’elle vient d’être élu pour le Parti Libéral et qu’elle se retrouve encore une fois dans l’opposition, va-t-elle retraverser la chambre pour revenir vers les Conservateurs?

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      Après la pluie… Le beau temps

      apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

      Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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      Les banques et la banque Canadian Tire

      Raymond Viger  | Dossiers Protection du consommateurCartes de crédit et le consommateur, Banque, Économie

      Pour ceux qui me font l’honneur de me lire dans le magazine Reflet de Société, édité par le groupe communautaire le Journal de la Rue, vous vous souvenez sûrement de mes textes concernant les cartes de crédit, les banques et surtout la nouvelle banque Canadian Tire. Que ce soit pour les frais cachés, les fausses représentations ou autre entourloupette pour nous facturer, les banques auront été pour moi un sujet d’écriture très inspirant.

      Mais ce n’est pas terminé semblerait. Je me promène dans les allées de Canadian Tire. Pas la banque, mais le magasin qui vend toutes sortes de pièces pour l’auto et la bricole. Que vois-je? Des rouleaux en papier pour rouler notre monnaie. À part du fait que je suis habitué d’acheter ce genre de « gu-gus » au magasin à 1$, le tout aurait pu passer inaperçu. Cependant, je me souviens que les banques refusent que je me présente à la caisse avec de telles rouleaux en papier. À cause d’un trop grand nombre de fraude, les banques veulent maintenant voir l’argent. Il faut acheter des rouleaux en plastiques (moins écolo.). Notre organisme communautaire, le Journal de la Rue avait dû jeter tous ses rouleaux de papier pour acheter un nouvel inventaire. Et voilà que je vois ces rouleaux, refusé par les banques, sont vendus par Canadian Tire. Pourtant ils devraient le savoir que les banques refusent ces rouleaux. Ils sont eux-mêmes une banque!!! Ont-ils fouillés notre bac à recyclage pour revendre ce que nous avons dû jeter?

      Autres textes sur la Protection du consommateur

      Ressources

      Office de la protection du consommateur du Québec
      Montréal: 514-253-6556
      Québec: 418-643-1484
      Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

      Option consommateurs
      Montréal: 514-598-7288
      Numéro sans frais: 1-888-412-1313

      Protégez-vous

      Rédaction
      courrier@protegez-vous.ca
      2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
      Montréal (Québec) H2K 1C3

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      l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleL’amour en 3 dimensions

      Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre est disponible au coût de 19,95$.

      Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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      Incohérence du système scolaire

      Raymond Viger | Dossier Éducation

      Il y a des normes à respecter pour qu’un année scolaire soit accepté comme complète. Entre autre, le nombre de journées d’école. Compte tenu des journées de grève que les étudiants avaient subi, la première session, qui se terminait normalement à la fin décembre, a dû être extensionné et inclure la première semaine de janvier.

      Puisque les étudiants terminent une session par des examens, se sont donc les examens de fin de session du Cegep qui se sont retrouvés décalé après la période des Fêtes. Certains étudiants étaient heureux d’avoir plus de temps pour se préparer pour les examens, d’autres avaient peur d’avoir tout oublié au retour des Fêtes. La 2e session, prévu le 23 janvier, a été décalé pour ne débuter que le 30 janvier.

      À la dernière minute, les enseignants ont décidé de faire passer tout de même les examens avant les Fêtes. Ainsi on décale le retour d’une semaine pour rien et le règlement concernant le nombre de jours d’école, on s’en balance et on le met là où je pense.

      Entre la théorie et la pratique, il y a toute une marge!

      Parcours initiatique d’une étudiante à l’étranger

      Coopération internationale

      Dominic Desmarais | Dossiers Communautaire, International, Éducation

      Tikal_mayan_ruins_international coopérationNoémie, 26 ans, fait partie de cette génération pour qui la Terre est un terrain de jeu et où les frontières ne sont pas des entraves. Les possibilités de stages internationaux explosent. Mais vivre comme un globe-trotter s’apprend et exige bien des efforts.

      Invitée à l’automne 2008 au 40e anniversaire de l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, où elle étudie de 1998 à 2002, Noémie se sent interpelée par l’allocution de la nouvelle directrice qui se montre ouverte aux nouveaux projets. Alors étudiante au certificat en coopération internationale à l’Université de Montréal, la jeune femme propose à la directrice d’organiser, pour ses élèves, un stage de solidarité internationale à l’étranger. «J’aurais tellement aimé partir à cet âge-là! C’est ce qui m’a motivée à faire cette proposition.»

      Noémie est dirigée vers le directeur adjoint, son ancien professeur de sciences physiques. Pour toute expérience à l’étranger, la jeune femme a passé un été au Mexique en 2008 comme bénévole dans un orphelinat. «Ce n’était pas formel, ça faisait partie d’un voyage touristique personnel. J’ai été déçue. J’avais une idée préconçue de la coopération.» Noémie, qui allait rejoindre un ami mexicain, découvre une culture où elle manque de points de repère. Celui qu’elle pensait connaître au Québec agit différemment dans son environnement, où le rapport entre les sexes se vit autrement. De cette première expérience, elle comprend qu’il serait préférable de partir avec un programme déjà établi. L’improvisation, se sera pour une autre fois.

      Destination Guatemala

      Antigua_guatemala_ coopération internationale voyageEn janvier 2010, le projet de stage commence à prendre forme. Avec la collaboration de deux professeurs d’Arthur-Pigeon, ils passent en revue les destinations possibles, les conditions du stage et les critères de sélection des élèves. «Horizon cosmopolite», qui propose un stage clé en main est choisi, tout comme la destination: deux semaines d’immersion dans des familles au Guatemala.

      Les trois accompagnateurs offrent le projet à tous les élèves du secondaire, en incluant les élèves en cheminement particulier. À la première réunion d’information, 50 jeunes se déplacent. À la deuxième rencontre, 25 se montrent toujours emballés. «On a convoqué une autre soirée où on a passé des entrevues de groupe, des mises en situation. On voulait évaluer si les élèves en cheminement particulier étaient motivés et prêts pour ce type d’expérience. On a constaté que nous n’étions pas outillés pour intervenir auprès d’eux.»

      Finalement, aucun élève en difficulté ne s’inscrit, évitant aux trois accompagnateurs une décision difficile. Au total, 16 élèves, de 14 à 17 ans, s’engagent dans l’aventure. Noémie, qui entreprend alors son deuxième certificat en action communautaire, fait la navette entre Montréal et Huntingdon. Pendant 10 mois, le groupe prépare le séjour au Guatemala: formation interculturelle sur l’histoire du pays, sur la mondialisation, sur les chocs culturels, cours d’espagnol et activités de financement sont à l’ordre du jour. Près d’un an où les tentations de décrocher se multiplient pour tout le monde. «En raison de leur charge de travail comme enseignant, il leur était difficile de faire un suivi constant avec moi. Ça pouvait prendre deux semaines avant qu’ils répondent à mes courriels. Délai qui, au début, ne me dérangeait pas trop, mais qui devenait problématique par la suite, parce que les mois s’écoulaient rapidement. Je manquais d’appui et j’ai vu que notre projet était marginal. Même un enseignant a remis en question son implication durant l’été 2010, pour cause d’épuisement professionnel.»

      L’argent, nerf de la guerre

      Panajachel_calle_santandar_guat guatemala coopération internationaleEn plus d’être exigeant en temps, le stage ne peut se réaliser sans financement. Entre l’emballage dans un commerce de détail, la vente de produits écologiques faits à la main (savons et beurre de karité) et un souper latino, les jeunes et leurs accompagnateurs dépensent beaucoup d’énergie à l’extérieur des cours ce qui soude les liens entre eux. «Les parents aussi se sont impliqués à fond. Au début, ils se disaient que c’était le voyage de leur enfant, que c’était à lui d’y travailler. Mais quand ils ont vu à quel point leur jeune avait à cœur le projet, ils se sont engagés.» Deux semaines avant le départ, le groupe reçoit une subvention du Ministère de l’Éducation pour l’achat des billets d’avion. Cette reconnaissance, qui réjouit les parents, accentue la charge de travail du groupe. «Il a fallu communiquer avec des jeunes de l’école de langue où on allait au Guatemala. Le ministère demandait des preuves d’échanges avec eux. Ça a demandé beaucoup de travail. L’argent, on ne s’en sort jamais. Mais, au retour, l’expérience n’a pas de prix.»

      Immersion culturelle

      Pendant 10 mois, le groupe suit des cours d’espagnol pour se préparer à vivre chez des paysans guatémaltèques. «À l’arrivée, on a laissé les jeunes avec leurs familles d’accueil. Certains avaient de la difficulté à échanger en espagnol, mais ils n’avaient pas le choix!»

      La première semaine, les jeunes participent à des travaux de réfection dans une école, en montagne. «On ne savait jamais ce qu’on allait faire. Ça se décidait le matin même.» Les jeunes vivent un décalage entre la manière nord-américaine de travailler et celle du Guatemala. «Ce qui est important, c’est d’être conscient des différentes façons de faire selon les réalités des gens.» En après-midi, ils se retrouvent devant des enseignants particuliers pour améliorer leurs connaissances en espagnol. Pour les aider, le soir venu, à parler avec les membres de la famille.

      En plus de la langue et des habitudes de vie, il y a la nourriture à laquelle chacun doit s’adapter. Malgré tout, les deux semaines passent rapidement. Le dernier soir, lors du souper d’adieu, chaque jeune lit un mot qu’il a composé à l’intention de sa famille d’accueil. En 14 petits jours, les liens se sont tissés serré. «Personne ne voulait rentrer. Ils voulaient tous rester au Guatemala. Deux semaines, c’est trop court. Un an après leur retour, les jeunes continuent toujours de communiquer avec leurs frères et sœurs guatémaltèques.»

      Au-delà des activités et de l’immersion au Guatemala, le stage permet à chacun de mieux se connaître. «Les leaders du groupe au départ n’étaient plus les mêmes là-bas. De mon côté, une des élèves, qui me voulait plus sécurisante, m’a ramassée. Ce n’est pas l’un des professeurs qui m’a ramené à l’ordre dans ma tête, c’est un jeune. Elle a compris ce que je vivais, ça m’a fait du bien.»

      Noémie n’en était qu’à sa deuxième expérience à l’international. C’est peu, considérant sa responsabilité envers des élèves de 14 à 17 ans. Elle aussi participait au stage pour mieux se comprendre et s’ouvrir à une autre culture. «En général, les jeunes ont été très ouverts. Depuis le retour, on s’est réuni quelques fois. Ils ont développé une belle maturité.»

      Le stage a eu lieu en janvier 2011 et se répètera en janvier 2013, toujours au Guatemala. «Je veux que le stage se poursuive. C’est mon bébé. Pendant tout le projet, j’ai rêvé que j’étais enceinte. Et au retour du Guatemala, j’ai rêvé que j’accouchais. Comme si j’avais porté ce voyage en moi.»

      Noémie passe le flambeau et espère que de nouveaux enseignants vont prendre la relève. «J’ai rencontré des parents et eux-mêmes le recommandent aux jeunes. Reste à voir ce que l’école et la commission scolaire vont décider.» La jeune femme peut respirer d’aise. Une nouvelle cohorte fait le stage en 2013, pour la destination du Guatemala qui fait toujours rêver.

      Une autre destination, le Liban

      Noémie termine un baccalauréat par cumul de certificats. À sa dernière année, où elle étudie en intervention auprès des jeunes, elle a emmené quelques-uns de ses stagiaires pour une présentation orale sans savoir que cela lui ouvrirait les portes d’un stage en zone conflictuelle au Liban.

      Interpellée à cause de son implication internationale auprès de jeunes, son enseignante, une chargée de cours de l’université St-Joseph à Beyrouth, au Liban, lui propose un stage de deux mois auprès d’adolescentes de 15 à 18 ans, scolarisées, mais orphelines. «J’ai mûri, je suis maintenant prête à être intervenante.»

      Noémie prépare son séjour au Liban auprès de l’ONG «SOS Enfants». Mais les détails administratifs entre l’université de Montréal et celle de Beyrouth compliquent les choses. Puis il est difficile de trouver du financement tant que le stage n’est pas officiel. Si le projet au Guatemala a démontré à quel point l’argent était indispensable pour la tenue d’un séjour à l’étranger, celui du Liban le confirme. Et le temps est compté. «J’ai demandé plusieurs lettres d’appui de mon directeur de programme. Il me les fournit facilement. Mais il s’inquiète de mon voyage en raison du conflit en Syrie.»

      Pour calmer ses inquiétudes, Noémie a rencontré des Libanais à Montréal. «Ils me disent que ça ne marchera pas comme je l’imagine. Je les écoute, j’accepte que ce soit différent de l’idée que je m’en fais. Et que je devrai être vigilante.» De plus, si elle ne part pas bientôt, les portes risquent de se fermer à cause du conflit en Syrie. Et pourtant, dit-elle: «Je veux plonger dans la culture arabe. De plus en plus, j’ai une ouverture interculturelle qui me permet d’envisager ce stage avec confiance. J’ai un niveau d’ouverture plus élevé grâce au Guatemala.»

      Noémie a trouvé sa voie. Ses expériences à l’étranger font partie de sa formation étudiante et humaine. Elle ne fait que suivre le chemin qui est en elle depuis son enfance. «Quand j’étais jeune, j’ai dit à ma mère que j’aimais voir les yeux des gens en parcourant les revues National Geographic. J’aimais m’imprégner de ces regards. Je suis fascinée par l’autre, par l’être humain. Je veux être témoin du vécu humain.»

      Au retour, les communautés autochtones

      Noémie sait déjà ce qu’elle veut faire, au retour du Liban. Elle se dirige vers la maîtrise pour travailler avec les communautés autochtones du Québec. Bien que ce ne soit pas l’autre bout du monde, les différences culturelles, elles aussi, sont profondes. «Je veux voir comment entrer en relation, être acceptée par une autre culture, alors qu’on est quand même unis par le fait qu’on est tous des êtres humains.»

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      Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$.. Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
      Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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