Les gangs de rue et la justice

Raymond Viger | Dossier Gang de rue

Je rencontre un jeune prisonnier. Il me dit être en prison pour avoir poignardé quelqu’un. Il me conte son histoire.

Pour une soirée, il quitte son quartier et se retrouve dans un autre qu’il ne connaît pas vraiment. Il a le goût de consommer du pot. Il se renseigne. Rapidement, il identifie un endroit où l’on en vend.

Après avoir fait son achat, il croise un gang de rue. Ils sont 4 et bien armé. Ceux-ci pensent qu’il est dans le secteur pour vendre de la drogue. C’est défendu, c’est leur territoire. Une bagarre débute. Il empoigne un couteau qu’il avait sur lui et réussit à se sauver.

Il se fait arrêter. En cour, le gang de rue était représentée par de bons avocats. Seul avec l’aide juridique, il ne réussit pas à démontrer qu’il était en légitime défense. Il se retrouve avec une sentence fédérale.

«Je sais que je n’aurais pas dû me promener avec un couteau. C’est vrai que j’ai poignardé un gars. Mais j’étais en légitime défense. Je suis jeune. C’est toute ma vie qui va être marqué par cette sentence. Je ne sais pas si je vais réussir à me trouver de l’emploi en sortant.»

Je vous raconte son histoire telle qu’il me l’a racontée. Je n’ai pas fait de recherches pour faire sortir les papiers de cour et vérifier si toutes les affirmations sont vraies. Un blogue quotidien qui s’écrit aux petites heures de la nuit est une façon de vous partager ce que je vois et entends.

La question qui se pose et dont je vous laisse répondre. Est-ce que les gangs de rue, après avoir fait de la grosse argent, vont faire comme les groupes criminalisés et nous rendre la justice impossible à gérer et à pratiquer? Vis-à-vis les avocats de ces gangs de rue, devrions-nous nous assurer d’une défense juste et équitable?

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4 Réponses

  1. Bonjour Mike.

    Vous avez parfaitement raison et vous avez une excellente compréhension de l’attrait des gangs de rue. Il nous faut créer des compléments aux maisons de jeunes qui visent l’altruisme et penser en fonction d’entreprenariat. Parce que les gangs de rue, c’est une business, faire des affaires.

    Et effectivement, comme je le soulignais dans un autre billet, à long terme, les gangs de rue et les groupes criminalisés ne sont pas toujours aussi payant qu’on oserait le croire:
    https://raymondviger.wordpress.com/2008/01/07/groupes-criminalises-et-mafia-le-crime-paie-t-il/

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  2. Le grand probleme c’est le besoin d’importance et le besoin d’argent qui n’est pas comblé chez les jeunes hommes.

    Pour éviter les gang de rue, les parents, la société, doit encourager les jeune à développer des projets d’affaires intéressants. Un membre de gang de rue, c’est souvent un jeune entrepreneur qui n’utilise pas le bon plan d’affaire. Il y a beaucoup plus d’argent à faire à long terme et de prestige à être patron de sa propre entreprise, que d’essayer de s’enrichir avec des activités criminelles….

    Pourquoi ne pas débloquer des budgets pour aider les jeunes à se lancer en affaire, au lieu de dépenser des million de dollar dans le système de justice (policiers, avocat, prison,….) qui en bout de ligne ne va pas les aider à se sortir de leur pauvreté et leur misère….

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  3. Parfaitement d’accord que la prévention est la meilleure orientation que nous pouvons prendre en tant que société.

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  4. a mon avis il faut miser sur la prevention, parceque le probleme commence quand un jeune de 15 ans fait 7000$ en une semaine… apres ca, il est trop tard… jamais il ne va vouloir revenir dans le droit chemin.

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