Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

 Dossier Prostitution et SexualitéMTS-Sida

La Commission du conseil municipal sur le développement culturel et la qualité du milieu de vie a déposé son rapport au conseil municipal de Montréal le 26 novembre dernier. La commission a reçu deux mémoires qui présentent des positions tout à fait opposées sur la question de la prostitution. La commission souhaiterait recevoir davantage d’information avant de formuler des recommandations sur le sujet, elle aimerait notamment entendre les citoyennes et les citoyens sur cet enjeu d’importance dans les quartiers centraux.À Vancouver, des pressions sont exercées pour légaliser des bordels en coopérative pour les Jeux Olympiques de Vancouver.Le débat sur la légalisation de la prostitution persiste. J’ai donc décidé de ramener dans mon blogue, un texte que j’avais écrit pour le magazine Reflet de Société, édité par le Journal de la Rue.

Le débat sur la légalisation de la prostitution est faussé. Il n’existe pas une forme de prostitution mais plusieurs formes de prostitution

Une personne prostituée à 4 000$ pour un week-end qui couche avec des politiciens à Québec ou à Ottawa ou avec de grosses vedettes internationales ne vit pas dans le même contexte qu’une autre à 20$ pour une pipe, qui est toxicomane, avec des champignons dans la bouche et atteinte du Sida.

Certaines personnes se positionnent en faveur de la légalisation de la prostitution, sous prétexte de vouloir venir en aide aux personnes qui font de la prostitution de rue, assurer leur sécurité… Mais qu’adviendra-t-il de ces personnes lorsque nous aurons légalisé toutes les formes de prostitution?

Les dangers d’une légalisation sans encadrement

De la «viande fraîche»

En autorisant l’ouverture de bordel, les nouveaux entrepreneurs de l’industrie du sexe, pour utiliser leur langage, vont vouloir engager de la «viande fraîche» pour satisfaire leurs clients. Par «viande fraîche» on pense à des personnes de 18 à 23 ans en santé. Pour la majorité des personnes se prostituant dans la rue, l’entrée dans ces bordels leur sera refusée et elles devront continuer à exercer dans la rue. Dans les faits, l’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans!

Pire, après un certain nombre d’années, lorsque les premières personnes ayant travaillé dans ces bordels commenceront à vieillir, les entrepreneurs qui veulent bien traiter leurs clients vont remplacer leurs personnels par des plus jeunes. Il y aura donc encore plus de personnes exerçant la prostitution dans les rues. Ceci se vérifie par les expériences des pays ayant légalisé la prostitution, depuis une dizaine d’années et qui se retrouvent avec 3 à 10 fois plus de prostitués de rue qu’avant la légalisation (Australie, Pays-Bas, Allemagne…).

Les clients indésirables de la prostitution

Mais si un client peut aller en toute légalité dans un bordel pour engager une personne jeune et attrayante, pourquoi utiliserait-il les services d’une personne exerçant dans la rue? Parce qu’il est violent et qu’il se ferait sortir des bordels? Parce qu’il veut exiger de faire des choses qui devraient être refusées dans le bordel comme avoir une relation sans condom? Ou encore parce qu’il veut payer moins cher? Pour toutes ces raisons et pour plusieurs autres, les personnes exerçant la prostitution de rue seront encore plus dans le trouble après la légalisation. Le nombre de mauvais clients rencontrés sur la rue sera encore plus grand et il sera encore plus risqué d’être une personne prostituée.

Prostitution, citoyens et commerçants

Et que dire de nos honorables citoyens! Puisque la prostitution est maintenant légalisée, l’intolérance de ceux-ci aura monté d’un cran. «Puisque c’est légal et qu’il existe des bordels, je ne veux plus te voir traîner dans les rues de mon quartier ou devant les vitrines de mon commerce». Comment vont réagir ces citoyens quand ils vont s’apercevoir que non seulement la légalisation n’a pas diminué le nombre de personnes devant leur honorable résidence, mais qu’en plus, il y en a maintenant 3 fois plus! L’intolérance ne fera que grimper.

Bordels en région

En légalisant, le gouvernement fédéral ne doit pas s’en laver les mains en disant que ça sera du ressort des villes de gérer le tout?

Pourquoi les groupes criminalisés sont si forts en région? Parce que les petites municipalités avec un seul policier n’ont pas les moyens d’avoir le contrôle sur ces puissants groupes. Quand le policier en question est connu de tous, que tout le monde sait où il demeure et que tout le monde connaît sa famille au complet et à quelle heure sa petite fille sort de l’école, pensez-vous qu’il sera assez fou pour tenir tête aux groupes criminalisés? C’est un policier qui fait de son mieux, pas une personne suicidaire. Cela n’est pas sans rappeler encore une fois les pays ayant déjà fait l’expérimentation de la légalisation, qui avouent avoir perdu le contrôle. De plus, ils deviennent incapables de gérer ce nouvel engouement pour le sport sexuel.

Tous les paliers de gouvernements devront s’impliquer dans une approche multidisciplinaire. Pas question de laisser les municipalités se démerder seules dans une industrie qui est déjà internationale et qui a de gros moyens financiers pour brouiller les cartes.

La prostitution et l’industrie du tourisme

Un bel exemple que j’ai vécu personnellement. L’état du Nevada permet aux municipalités de légaliser la prostitution. Las Végas, malgré ses innombrables Casinos et ses spectacles grandioses, se refusent de légaliser la prostitution. La ville voisine a légalisé la prostitution. C’est pourquoi nous voyons sur certains coins de rue de Las Végas des dizaines de Mexicains qui tendent des annonces pour inciter l’achat de services sexuels dans la ville voisine. La ville de Las Végas est allée en cour pour tenter d’empêcher ces Mexicains de venir faire de la sollicitation dans les rues de Las Végas. Pour le bénéfice de la libre entreprise et de la liberté d’expression, la ville de Las Végas a perdu contre les Mexicains.

Ceux qui font le rabattage de clients sont majoritairement des garçons. Mais ce qui m’a déchiré le cœur, a été de voir une fille mexicaine d’environ 12 ans, faire du rabattage. Les questions que je me pose encore: le faisait-elle pour sa sœur ou sa mère? Va-t-elle se prostituer et à quel âge risque-t-elle de commencer?

Ce qui s’est passé à Las Végas risque de nous arriver. Montréal avec ces grands festivals et ces grands rassemblements ne tolérera pas de prostitution sur son territoire. Les entrepreneurs de bordels vont s’établir à Terrebonne ou à Bois-des-Filions. Ça va être bon pour l’industrie du taxi. Les gens viennent de partout pour un festival, ensuite le taxi pour les bordels en banlieue. Parce que la prostitution, ce n’est pas bon pour l’industrie du tourisme. Ce n’est pas bon pour l’image d’un grand centre urbain. Quand on voit de nouveaux logements sociaux des auberges du cœur passer criminellement au feu dans le sud-ouest de Montréal, quand des gens font pressions pour empêcher des organismes communautaires comme Cactus de se relocaliser dans le Centre-ville de Montréal, les principes de «pas dans ma cour» vont continuer à se faire prévaloir.

Pénurie de prostituées

Les bordels vont se multiplier en région et les nouveaux entrepreneurs vont y faire la pluie et le beau temps. À un point où il ne serait pas surprenant qu’il manque de main-d’œuvre. Un peu comme il s’est passé quand on a légalisé les danses à 10$. On a manqué de filles pour aller travailler dans les isoloirs. Va-t-on créer un programme pour permettre à des danseuses exotiques étrangères de venir travailler au Canada? Devrons-nous rouvrir ce programme et l’élargir aux artistes de la prostitution? N’est-ce pas ce programme où des fonctionnaires et des intervenants du milieu mentionnent qu’il a profité aux groupes criminalisés? Plusieurs de ces danseuses ont disparu. Le gouvernement américain affirmait en 2003 que le Canada est une plaque tournante pour le trafic des femmes et des enfants.

Conditions essentielles pour légaliser la prostitution

Si nous sommes sérieux dans notre volonté de légaliser la prostitution, il y a des préalables essentiels. La prostitution concerne des êtres humains qui doivent être considérés dans leur globalité. Ceci nous oblige à prévoir une approche multidisciplinaire.

Il faut faire de la prévention en ce qui concerne les jeunes de la rue et ceux placés par la DPJ. Ils sont des victimes vulnérables. La réforme de la DPJ devra tenir compte de cette vulnérabilité. Il faut aussi faire de la prévention et de la sensibilisation dans les écoles et les différents milieux de vie des jeunes.

Pour s’assurer que la prostitution est bel et bien un choix, et non pas un manque de choix face à la pauvreté ou à d’autres difficultés, il faut s’assurer d’offrir un soutien et un encadrement aux personnes concernées.

Il faut prévoir une aide accrue aux organismes d’intervention auprès des personnes prostituées de rue. Nous ne pouvons pas penser légaliser le marché du sexe sans aussi donner les services d’aide et de soutien aux personnes dans le besoin qui seront exclues et marginalisées. Si une municipalité veut ouvrir un bordel, les services aux personnes se prostituant doivent être présents avant son ouverture.

Il faut prévoir des mécanismes de contrôle et de sécurité avant la légalisation. Nous avons laissé à eux-mêmes des groupes criminalisés pendant des décennies. Ils sont devenus des forces redoutables, organisées, structurées et très bien financées. Reprendre le contrôle après coup est très coûteux, sinon impossible. La prostitution, ne se limite pas aux limites géographiques d’une ville, mais fait partie d’un réseau international, qui nécessitera une coordination des différents corps policiers qui devront apprendre à travailler efficacement ensemble. Cela nécessitera de généreux budgets aux différents corps policiers.

Il faudra donc s’assurer qu’il y ait une prise en charge complète par le gouvernement de ces bordels, à tous les niveaux: sécurité, administration, gestion, encadrement, surveillance, finance… Il n’y a pas d’entre-deux possibles pour éviter que la situation ne dérape et qu’il y ait abus.

Il ne faut pas s’imaginer que les revenus de taxes et d’impôt sur la prostitution permettront de compenser les investissements que nous aurons à faire pour légaliser la prostitution. Les pays qui ont déjà légalisé, ont perdu le contrôle et se sont retrouvés avec plus d’effets pervers que de problèmes résolus. Si nous n’avons pas l’argent nécessaire pour nous impliquer adéquatement, nous en aurons encore moins après.

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209 Réponses

  1. Qui peut parler au nom des prostituées et savoir ce qui est bon pour elle?

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  2. Bonjour Sexy Girl.

    On peut vouloir parler au nom des prostituées sous une motivation morale ou politique. J’ai cependant un peu de difficultés avec ces motivations.

    Les motivations qui poussent à se prostituer sont multiples. Il est difficile de généraliser pour toutes les personnes. Les besoins sont multiples et les réponses le sont tout autant.

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  3. Je suis d’accord qu’il y a plusieurs niveau de prostitution. Celui de la rue étant le plus bas. Mais, faut-il légaliser ce niveau étant la souche de plusieurs problème sociaux/santé? Ces femmes deviendrait des indépendantes donc à leur propre compte mais travaillant dans des lieux privées(appartement/motel). Par exemple, j’ai recontré une escorte qui fait aussi des massagse érotique ou des fellations seulement. Le cout est moindre donc donne un choix aux clients cherchant une option selon leurs besoin budgetaire. Je trouve ça comme du bon marketing de sa part. 😉

    « Par «viande fraîche» on pense à des personnes de 18 à 23 »

    A premiêre vue, c’est ce que l’on pense et moi de même. Hors, dans un sondage dans un forum, la grande majorité cherche des femmes de 24+. Ils cherchent la maturité aussi. Je sais, ce n’est pas scientifique mais celà est important car ces femme le fond souvent car elle aiment ça et on fait un choix éclairé.

    « Les clients indésirables de la prostitution »
    Celà restera toujours un problème même dans un bordel. La sécurité sera en theorie plus rapide à agir. Hors, j’ai connu un escorte(agence) qui a subit ce triste évenement avec un client. Le problème est qu’en portant plainte, elle risquerait de perdre ses enfants. Où est la justice dans ça? Si la DPJ considerait ça comme un vrai travail légale, les femmes pourrait avoir la protection qu’elle mérite. Cet indésirable a certainement d’autre acte de violence contre d’autres femmmes(escorte ou pas) mais sans tire à cause de la peur et le risque pour la famille. Une chance, la vaste majorité des clients sont respectueux et correcte.

    Elle pourais ainsi avoir droit à l’aide psychologique pour acte de violence sans jugement contre elle.

    « Prostitution, citoyens et commerçants »
    Le « pas dans ma cours » est aussi avec les maisons de détenu(halfway house) ou autres maison avec de gens à « problème ». Hors, celà peux être fait dans le respect des voisins. Un groupe de musique qui pratique trop fort aurra le même problème. Les organismes pour les femmes du milieu pourrait leur montrées des alternatives à la rue comme indiqué plus haut.

    « Bordels en région »
    Vous avez un point sur le crime organisé. J’ai horreur quant le gouvernement se mêle de ça mais je serai prêt à faire une concession. Il l’ont fait avec les machines à sous.

    « La prostitution et l’industrie du tourisme »
    Des régles pourrait interdire les mineurs de faire de la promotion. Sinon, c’est une amende très grosse ($5000 première fois) donc on élimine ce problème.

    « Pénurie de prostituées »
    Si le gov gère ça, on aurra pas ce problème.

    « Conditions essentielles pour légaliser la prostitution »
    Vous marqué des points. Par contre, on pourrait apprendre des pays qui ont perdu le control.

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  4. Quand le travail du sexe est fait entre adultes consentants… On aimerais bien travailler en paix. Ça ne regarde que nous.

    Un peu tannée des fonctionnaires de la morale. Donnez nous de bonne condition de travail au lieu de toujours nous prendre en pitié.

    Comme si on était toute des petites sottes qui ne savait pas ce que nous faisons. Nos clients ne sont pas tous des abuseurs. Il y en a qu’il le sont mais c’est une minorité de client..

    hummm je suis rentrée dans le métier dans la début trentaine… vous voulez un sondage en voici un.

    18-23 ans… 3 13,04%
    24-30 ans… 11 47,83%
    30-35 ans… 11 47,83%
    35 ans et plus… 8 34,78%
    Il y a 23 répondant des habituées du milieu et c’était un choix de réponse multiple.
    http://www.escortesquebec.ca/forum/showthread.php?t=749

    Ça vient où ça la théorie du 14 ans dans l’entré de l’industrie, et si c’est vrai la police fait quoi?

    Mais c’est dont ben noir ce portrait là… j’ai peine à le croire tellement ce n’est pas ma réalité.

    Et ni celle de mes consoeures de travail.

    Eh bien!

    Amélie Jolie

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  5. Bonjour Mike.

    Si j’ai bien compris, vous dites que la prostitution de rue, étant le niveau de plusieurs problème sociaux/santé, ne devrait pas être légalisé?

    En ce qui concerne le rôle du gouvernement dans le cas de la légalisation, il va laisser l’entreprise privée gérer la prostitution. Il ne le fera pas lui-même. Le fédéral, en légalisant, veut remettre le tout aux municipalités.

    En ce qui concerne l’apprentissage des pays qui ont perdu le contrôle, une chose est évidente. Les services d’aide, de soutien et de protection pour les personnes prostituées, si on ne les mets pas en place avant, ça ne sera pas après que nous pourrons le faire.

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  6. Bonjour Amélie Jolie.

    Vous parlez de morale et de vous prendre en pitié. Peut-être que ça arrive sur d’autres forum ou dans d’autres débats. Mais si vous voyez quelque part dans le texte un côté morale ou pitié, veuillez me le mentionner.

    En ce qui concerne votre sondage, désolé, mais votre lien semble défectueux et vos chiffres incompréhensibles. Sur le lien, la question posé est quel âge préférez-vous une personne qui se prostitue? Vous présentez des chiffres tentant de parler de l’âge d’entrée dans la prostitution.

    Des chiffres comme 313%, ça veut dire quoi au juste?

    Merci de mieux vous expliquer. On aimerait comprendre.

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  7. C’est exacte, je ne légaleriserai pas la prostitution de rue. Celà forcerais les femmes à mieux s’organiser ou travailler dasn une agence pour offrir le service.

    Si le gouvernement ne gère pas des le début, qu’il ne vienne pas pleurer qu’il y a des problèmes après. Par contre, j’aimereais qu’il y une sorte de controle quand même.

    En générale, je suis pro entreprise mais si le privée n’est capable de gérer c’est affaire, donc le gouvernement doit y remédier. C’est rare mais je prone le contraire à cause du risque du crime organisé. Si le crime orgranisé serait intelligent, il pourrait être légale pour une fois.

    Le fait de donnée ça aux municipalitées n’est pas une bonne solution. Les MRC peuvent aussi jouer un rôle dans les régions à la place des peitites municipalitées.

    Il y déjà des organismes comme la CLES, Chez Stella comme modèle.

    Pour le sondage, elle a bien mentioner:
    « c’était un choix de réponse multiple. »

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  8. Bonjour Mike.

    Si vous légalisez toute la prostitution sauf la prostitution de rue, pensez-vous vraiment que la prostituée de rue serait accepté dans une agence?

    Vous aimeriez un certain contrôle. Quel contrôle au juste proposez-vous?

    C’est évident qu’en légalisant la prostitution, on permet aux groupes criminalisés de devenir des hommes d’affaires et de s’ouvrir de gros bordels, non seulement lucratif pour eux, mais permettant aussi de blanchir de l’argent.

    Vous parlez de la CLES et de Stella. Pourtant, ces deux organismes, tout comme Reflet de Société sont contre la légalisation de la prostitution.

    Pour comprendre le sondage, il ne faut pas le relier avec l’âge d’entrée dans la prostitution qui suit la présentation des chiffres. Il faut aller lire la question sur le lien: Quel âge préférez-vous une personne qui se prostituent.

    Dans les réponses, le premier chiffre est le nombre de personnes qui ont répondu. 3 13,04% veut donc dire 3 répondants, ont choisi la catégorie 18 à 23 ans ce qui représente 13,04% des réponses reçues. Si on additionne le tout, ce n’est pas 23 répondants, mais 33 répondants.

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  9. (Si on légalise)

    « prostitution de rue »
    Pourquoi pas? Les agences la fera vérifier pour voire si elle est en santé car la réputation est dur à gagné mais facile à perdre. L’idée est aussi de coupé l’accès aux clients cherchant des mineurs. Est-ce possible?

    Si l’agence détecte une maladie, elle devra la reportée et la femme sera aidée dans ce cas par les autoritées.

    Aller cruiser dans un bar peut-être aussi un risque avec une femme ordinaire. 😦

    Contrôle? je ne sais pas mais comme tous système, on analyse les limites pratique du système et on s’adapte à mesure. Idéallement, le plus possible avant de commencer.

    « groupes criminalisés »
    Il sont déjà là. Une récente décente à eu lieu dans une agence mais à cause de la drogue.

    « CLES, de Stella. »
    Sont simplement des bon exemples d’aides aux femmes que si legaliser, le gouvernment pourrait suivre. Par contre, la CLES veux criminilaser le client. Pour celles qui aime leur carrière, c’est comme leur enlever du pain de la bouche.

    Sondage:
    La vrai question est:
    De quel groupe d’age préférez vous les Travailleuses du sexe?
    Une personne peut choisir plusieurs réponses en même temps. Je ne l’ai pas remarqué avant aujourd’hui. C’est une escorte qui demande cette question.

    Après reflexion, je choisirais 18-35 pour avoir l’expérience de different style de femmes. Par contre, je reste avec le 24-35 pour la maturité des femmes et encore plus si elle est forme. C’est plus motivant pour moi de perdre plus de poids. 😉

    Mais si une femmes entre 24-35 se croit trop veille, elle verrais qu’elle peut entré dans le marché. C’est vrai que plus jeune, plusieurs facteur sociaux peuvent les faire commencer dans ce milieu pour les mauvaises raisons.

    Celà est plus votre sous questions que vous avez mentionné avant.

    Par contre, ce n’est pas parce qu’une femme se prostitue qu’elle n’est pas une bonne mère. C’est quant la drogue entre en conflit au dépand des enfants que j’ai un problème. Je ne parle pas d’une joint içi est là mais d’un vrai problème de consommation. Si on décriminilise seulement, la DPJ devrait en tenir compte et ne pas porté un jugement indu avec d’avoir les frais. Celà vas rejoindre l’exemple que j’ai mentionné avant.

    Dans mon cas, je ne prend pas d’alcool/drogue/cigarette par choix personel. Si je fait un parallèle avec l’alcool, ce serait interdit à cause des morts sur la route, abus sur les enfant….Mais personne ne dit rien et on laisse aller ça?

    Il y a beaucoup d’exemple de produit qui sont consommé mais dangereux directement ou indirectement. C’est même produits sont légale mais tue plusieurs personne par année.

    Avec la prostitution, c’est un acte entre adultes consentant. du moins dans mon cas que ce soit légale ou decriminaliser.

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  10. Bonjour Mike.

    S’il y a légalisation, en ce qui concerne la prostitution de rue, cela va les marginaliser encore plus. D’une part, pourquoi les agences et les bordels légaux accepteraient de prendre une prostituée provenant de la rue. C’est là que l’on retrouve des personnes qui ont des problèmes de consommation, de santé, de comportement… D’autre part, avec la légalisation de la prostitution, les agences vont recruter des personnes qui répondent à des standards qui élimineront les prostituées de la rue.

    Comme vous dites, les groupes criminalisés sont déjà présents dans la prostitution. En légalisant, on fait de ces criminels des hommes d’affaires. Les arrestations ne seront que plus difficiles.

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  11. Est-ce que les transactions pourrait-elle pas fonctioner comme avec les restaurants le sont our sera? Une idée comme ça.

    Je sais, c’est dénigrand de penser de l’acte comme un menu. Mais, c’est plus pour le contrôle et rendre ça plus difficile pour le crime organisé. Je suppose que certains fonctionnaire se porteront volontaire pour les vérifications surprise. 😉

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  12. Si on parle de vérification et de contrôle, cela implique de légaliser la prostitution. Cela ne peut se faire si on décriminalise la prostitution.

    En légalisant la prostitution, on ouvre la porte aux groupes criminalisés et à leurs abus.

    Ce n’est pas un débat facile. Pour chacune de nos actions, il y a des conséquences.

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  13. Je site ton article…

    «Dans les faits, l’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans!»

    Il y à une étude qui le prouve, sur quoi se basse cette affirmation???

    Il y a des statistiques et si oui je voudrais bien la lire.

    Qui à dit que c’était un fait?

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  14. Oh!… en passant la CLES est un organisme abolitionnisme qui veut un monde sans prostitution. Subventionnée grassement par le gouvernement fédéral. http://www.lacles.org/ Nous croyons qu’un monde sans prostitution est possible si nous apportons un soutien réel aux femmes en situation de prostitution et que nous tenons tête aux gens qui les exploitent.

    Stella est un organisme qui aide les Travailleuses du sexe.
    http://www.chezstella.org/ Ce site est un outil offert aux travailleuses du sexe afin qu’elles puissent vivre et travailler en sécurité et avec dignité.

    Svp ne pas mélanger les deux organismes.

    À plein de niveau il sont à l’opposée.

    Le seule point que je vois en commun c’est la demande à ce que les Travailleuses du sexe soi décriminaliser.

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  15. Voici un commentaire de Richard Poulain, sociologue en ce qui a trait à l’âge d’entrée dans la prostitution:

    « Selon le Service canadien de renseignements criminels, l’âge moyen de l’entrée dans la prostitution au Canada est 14 ans.

    L’enquête de Nadon, Kovela et Schludermann a révélé que 89% des femmes prostituées interviewées au Manitoba ont commencé à vivre une situation de prostitution avant l’âge de 16 ans ; ces chercheurs établissent à 14,1 ans l’âge moyen de l’entrée dans la prostitution dans cette province.

    À Victoria, l’âge de l’entrée est établi à 14,8 ans. Selon Cunningham et Christensen, 52% des 183 femmes prostituées de Vancouver interviewées ont commencé avant l’âge de 16 ans et 70% avant l’âge de 18 ans.

    Une recherche, qui a été menée dans trois provinces de l’Ouest, donne des résultats similaires : les trois-quarts des personnes prostituées interviewées ont commencé à vivre des situations de prostitution lorsqu’elles avaient moins de 15 ans.

    Une autre recherche menée à Calgary indique que l’âge moyen des jeunes au moment où ils ont connu une première situation de prostitution est 14 ans – 75% avaient moins de 16 ans et 86% moins de 18 ans. »

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  16. Bonjour Mme Jolie.

    Je sais que dans leurs idées politiques, Stella et la CLÉS sont aux antipodes.

    Cependant, la CLÉS vient de recevoir une petite subvention pour un projet particulier. Ce qui est le propre de tous les organismes communautaires.

    N’oubliez pas que Stella reçoit beaucoup plus de subventions que la CLÉS, mais qu’en plus elles sont récurantes. Vous étiez sûrement au courant aussi de la subvention de 270 000$ pour l’organisation du Forum XXX qui avait fait énormément jaser.
    https://raymondviger.wordpress.com/2006/12/07/ca-brasse-dans-le-monde-de-la-prostitution/

    Il faut faire attention pour ne pas créer de légendes urbaines en mentionnant que la CLÉS est grassement subventionné. On pourrait demander à Michele Ouimet de La Presse de faire un article sur le financement de la CLÉS et de STELLA.

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  26. Je pense que la solution serait que seul l’état soit en droit d’organiser la prostitution.
    Ainsi on évite les organisations criminelles et on garde le plus ou moins le contrôle.
    Qu’en pensez-vous ?

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  27. Bonjour Franck.

    Effectivement, la seule façon que l’on puisse légaliser la prostitution est d’avoir l’État qui en fasse une saine gestion, c’est-à-dire dans un but d’aider les prostituées qui veulent arrêter de pouvoir en sortir et de réinvestir tous les profits en prévention et en intervention sociale. Il ne faut pas que le ministère des Finances voient la légalisation de la prostitution comme une source de revenu comme il l’a fait avec les jeux de hasard.

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  28. Tous dans la vie est une question de perception. Sur la question de la prostitution; les féministe réduisent trop souvent la question à n’être qu’une simple histoire d’exploitation machiste des femmes. La gauche; à n’être qu’une simple exploitation de la pauvreté par les classe aisées. Les nationaux; à n’être qu’une exploitation des citoyennes par les autres… Mais si chacun de ces groupes ont en partie raison, leurs diverses positions n’englobent pas l’ensemble de la problématique qu’est la vérité de l’exploitation sexuelle. La problématique de l’exploitation sexuelle est reliée à tellement de phénomènes sociaux, qu’il devient rapidement impossible de voir toute l’ampleur du problème. D’accuser ou de responsabiliser un groupe social en particulier, c’est de ne pas comprendre toute la complexité du phénomène. La position féministe occulte complètement l’exploitation des jeunes hommes. Celle de la gauche, les jeunes femmes de milieux aisés qui se prostituent. Celle des nationaux, l’exploitation des personnes immigrantes sur notre territoire…

    Nous citoyens et citoyennes, nous devons redécouvrir le besoin d’être liés ensemble par le désir de vivre en paix et en sureté dans notre propre société. Nous ne pouvons plus être la voix de la déraison, ni de la propagation de discours de haines ou d’exclusions. Ces propos ne font qu’accentuer le phénomène que nous voulons combattre. De même, nous ne devons plus demeurer passifs devant ces genres de discours qui visent directement notre propre société, notre peuple, ou les femmes. Le phénomène des ″ gangs de rue ″ découle principalement de cette passivité. Car ces discours sont justement employés par les recruteurs pour justifier leurs actes criminels contre la population civile. Nous ne pourrons dire non que collectivement à cette culture de la violence, de la haine, de la victimisation ou de l’exclusion. Les rapports humains dans notre société sont exagérément devenus des confrontations entre égos. Beaucoup de conflits à caractères sexiste, de classes, raciaux, culturels ou religieux sont beaucoup plus liés à une parfaite incompréhension de l’autre, qu’à une réel problématique sexuelle, de lutte de classe, raciale, culturelle ou religieuse. Les préjugés diffusés sur les classes pauvres ne font qu’accentuer leurs détresses, car en plus de devoir survivre dans une carence de leurs qualités de vie, ils doivent subir le mépris et la honte de leur situation. Le sentiment de culpabilité et de mépris qui en découle, propulse facilement la jeunesse rageuse qui y est née dans la criminalité. Donc invariablement dans l’exploitation sexuelle. Les femmes demeurent hélas fatalement les principales victimes de ce type de criminalité qui est profondément haineuse.

    La principale cause de l’aggravation de l’exploitation sexuelle me semble être essentiellement causée par la détérioration du tissu social de nos sociétés. Ce qui a pour effet d’isoler dangereusement les citoyennes et les citoyens de nos communautés. Cette détérioration accentue les préjugés sexuels, sociaux et raciaux, qui exaspèrent les sentiments de frustrations, de mépris et de colères entre concitoyens et concitoyennes. L’impression d’impuissance, de résignation qui en découle, se répandent comme un cancer dans les diverses couches sociales de notre société. Elle est une grave menace pour l’unité, pour la survivance de notre culture et de notre société. Les gens se sentent avec raison, isolés, impuissants et abandonnés par leurs dirigeants politiques, qui sont de plus en plus incapables de se rapprocher de leur peuple, de le comprendre et d’agir efficacement. De plus rajoutons l’ensemble des préjuger qui stigmatise cette population, nous ne nous en sortons plus.

    Les légalistes croient qu’en l’égalisant la prostitution, tout les problèmes disparaitrons d’eux-mêmes. Alors que les abolitionnistes croient l’inverse. Bien que ma position me vienne de 5 ans d’enquête personnelle sur la question, bien que suite à de multiple rencontre avec divers palier du milieu, je reste mitigé. Je suis un abolitionniste, mais un abolitionniste froid. Je m’explique; aucun gouvernement ne sera assez responsable pour prendre les mesures nécessaires pour vraiment sécuriser la légalisation de la prostitution. (C’est-à-dire : Retirer au crime organisé toutes formes d’influence dans le domaine.) Et une position conservatrice d’interdiction complète, placerait trop de victimes dans une position encore plus fragilisant. En effet, toute forme responsable de légalisation implique par le fait même de placé notre gouvernement dans une position de proxénétisme. Ce qui implique l’acceptation du fait que des personnes de notre société puisse être considérer comme étant de la marchandise exploitable ainsi qu’exportables. Vision exprimé par plusieurs personnes avec l’expression : Il y a des filles justes bonnes à ça!

    Pour ce qui est les abolitionnistes, ils occultent volontairement le fait que plusieurs victimes ont ceci en commun, elles ont subit beaucoup de menaces, d’intimidations, de violences physiques et phycologiques. (Soulignons que les contacts de l’organisation criminelle fournissent rapidement aux proxénètes, toutes sortes d’informations personnelles sur les jeunes victimes ainsi que sur leurs familles proches. De fausses cartes d’identités, qui falsifies leurs noms ainsi que leurs âges, leurs sont fournies dans une période de trois jours. Ce qui, non seulement, prouve que l’organisation a réussi à infiltrer notre système bureaucratique, mais amplifie le sentiment de désespoir et d’impuissance que les jeunes personnes éprouvent.) Elles subissent donc de fortes pressions de représailles sur leurs proches, sur elles même si elles ne se soumettent pas. Elles auront été séquestrées et violées à répétition sur de très longues périodes pouvant durer plusieurs jours. Elles auront été droguées avec des drogues fortes pour créer de la dépendance et auront été régulièrement torturées sexuellement. Le but étant de leurs faires paraître la danse et la prostitution comme étant une forme de délivrance. Le niveau incroyable de violence et d’avilissement que subissent les victimes laisse non seulement des blessures physiques mais affecte en profondeur leurs psychismes. Plusieurs de ces jeunes femmes banalisent la situation, considérant même que c’est normal, qu’elles méritent ce qu’elles subissent et que c’est totalement justifié. La prostitution exploité par les ″ gangs de rue ″ laisse des séquelles importantes chez les victimes. Un grand nombre des ces jeunes filles subissent des traumatismes réels et lourds. Beaucoup de ces jeunes femmes sont forcées de se prostituer à temps plein ou presque. Emprisonnées, elles sont réduites à n’être plus que des esclaves sexuelles à qui l’on a retiré toutes formes de considérations humaines. Elles sont obligées de subir des relations sexuelles qui les blessent définitivement dans leurs âmes et leurs corps. Pour beaucoup, il n’y a que ce milieu comme réalité de vie!

    Beaucoup des jeunes personnes, qui auront connue l’exploitation sexuelles sur une longue période de temps, auront développées la fausse impression de n’être bonne qu’à cela. Il faut comprendre que la majorité des victimes n’auront connue, pendant leurs exploitations sexuelles, qu’une forme d’attention humaine et de gentillesse uniquement basée sur leurs dégrées de soumission sexuelle. Il leurs faudra du temps pour réaliser et accepter que ce fait n’est ni naturel, ni acceptable. Il nous faudrait, non seulement des psychologues et des psychiatres, mais aussi des sexologues aptes a travailler sur cette problématique. Ils devront être en mesure de redévelopper une sexualité saine et normale chez les victimes. L’enseignement devra aussi toucher le personnel masculin d’un futur centre afin qu’il identifie correctement les comportements néfastes pour les victimes et qu’il réagisse convenablement pour les aider.

    De plus, il sera primordial de fournir aux jeunes femmes la possibilité de terminer leurs études dans un cadre sain et valorisant, de leurs fournir la possibilité de les poursuivre si elles le désirent, ou de se trouver un travail gratifiant. Il nous faudra développer un réseau avec les services déjà existant comme les cours par correspondance et ceux de retour aux études pour adulte, tout comme ceux qui favorisent la réinsertion sur le marché du travail. Il nous sera donc nécessaire de développer des relations durables et de confiances avec des services sociaux, des employeurs potentiels et de trouver des personnes ressources pour les guider dans ces dites démarches. Nous devrons chercher à garder comme intervenantes celles qui voudront s’investir dans des programmes de prévention en matière d’exploitation sexuel tout en les rétribuant. Elles seront les meilleures personnes, pour non seulement parler aux victimes, mais aussi pour intervenir auprès des jeunes femmes qui forment la clientèle cible des recruteurs du marché de la traite des femmes.

    Notre devoir de citoyen envers les victimes est de les ramener à un degré d’humanité normal, de leurs faires définitivement quitter le statue d’objet sexuel. De les respecter et de les valoriser dans leurs acquisitions de nouvelles valeurs humaines. Pour ce faire, nous devons leurs permettre de redévelopper toutes les facettes de leurs personnalités, que ce soit par les arts, les études, la reprise du contrôle de leurs autonomies, etc. Il faut arriver à les rendre suffisamment fortes pour avoir la possibilité d’avoir de nouveau une vie normale. Nous devons leurs permettre de redevenir autonome psychologiquement et physiquement. Nous devrons surement leurs réapprendre à faire un budget, à faire la cuisine, à faire l’épicerie, à prendre soin d’elles mêmes, etc. Toute ces choses qui nous semble si normales n’ont pour la plupart pas pus être développé dans l’environnement contrôlant qu’est le joug de l’exploitation sexuel. Le but des proxénètes n’ayant été que d’accomplir une complète destruction de leurs personnalités, ce dans l’unique but de les assujettir complètement par la terreur, par la destruction de leurs estimes personnelles, et de leurs avilissements, à une soumission complète sous leurs autorités.

    Plusieurs d’entre elles seront irrémédiablement détruites psychologiquement et physiquement, soit par les drogues qu’elles auront consommées, par la trop longue exposition aux divers sévices sexuels qu’elles auront subit, par les maladies transmissibles sexuellement (non-soignées ou incurables) qu’elles auront contractées lors de leurs exploitations sexuelles. Nous devons nous donner les ressources pour les soigner et les encadrer. Nous aurons besoin des services déjà existants et qui interviennent déjà avec les travailleurs de rue auprès de ce type de clientèle. Il faudra effectuer toutes les approches possibles avec les cliniques traitant le SIDA afin qu’elles nous apportent leurs soutiens dans cette tâche. Nous avons le devoir de voir à ce qu’elles puissent avoir la meilleure fin de vie digne et agréable que possible. Pour y arriver, nous devrons forcer les institutions gouvernementales à reconnaître toute l’horreur de la problématique de l’esclavage sexuelle. Nous devrons faire en sorte que leurs soit octroyé une pension à vie, ainsi que l’accès gratuit à tous les médicaments qu’elles nécessitent pour leurs permettre de fonctionner le mieux possible jusqu’à leurs morts.

    Une commission d’expert des Nations Unies a établi une enquête sur les allégations de viols et d’agressions sexuelles dans l’ex-Yougoslavie et a conclu que conformément aux Droits Internationaux Humanitaires, que le viol et autres agressions sexuelles sont dans la plupart des cas soit expressément interdits comme tels ou soit considérés comme de la torture. Les experts ont également souligné que durant les procès de Tokyo, le viol était considéré comme un crime aussi sérieux que la torture et l’homicide. Aujourd’hui, un tel crime serait considéré comme une infraction grave.

    Le Statut de Rome de la Cour Pénale international (ICC) représente un important pas en avant pour la poursuite de crime contre les femmes durant les conflits armés et en particulier pour des crimes de violences sexuelles. Le Statut de la cour pénale internationale inclut spécifiquement les actes de violences sexuelles et prévoit aussi la réparation (comprenant la restitution, la compensation et la réhabilitation), ainsi que la protection des victimes de violences contre les femmes.

    Déclaration de Vienne et Programme d’Action.
    Juin 1993, UN Doc. A/Conf. 157/23,11, Par.38

    Les violations des droits des femmes en tant que droit de la personne dans les situations de conflits armés contreviennent aux principes fondamentaux des droits de la personne et du droit humanitaire. Toutes violations de ce type, plus précisément le meurtre, le viol systématique, l’esclavage sexuel et la grossesse forcée, demandent une intervention particulièrement efficace.

    Comité international de la Croix-Rouge
    Décembre 1992; disposition de l’article 147, Quatrième convention de Genève.

    Le comité international de la Croix-Rouge a déclaré que « D’infliger intentionnellement des souffrances aigues ou de porter atteinte à l’intégrité physique ou à la santé », couvrait de toute évidence le viol et que par conséquent, le crime de viol devait de fait constituer une infraction grave.

    Tribunal Pénal International Pour L’Ex-Yougoslavie.
    Cas nº It-96-23-1, 26 juin 1996. Juge Lai c.

    « Le présent acte d’accusation contient des allégations relatives à des actes de pénétrations sexuelles forcées. D’une personne où relatives à des contraintes exercées sur une personne pour qu’elle pénètre sexuellement une autre personne. La pénétration sexuelle comprend l’introduction du pénis, même partielle, dans le vagin, l’anus ou la cavité buccale. La pénétration sexuelle dans le vagin ou l’anus n’est pas seulement opérée à l’aide du pénis. Pareil acte peut constituer un élément d’un crime contre l’humanité, (Réduction en esclavage sanctionné par l’article 5 (c), torture sanctionnée par l’article 5 (g) d’une violation des lois et coutume de la guerre (Torture sanctionnée par l’article 3 du statut et l’article 3 (1) (a) des conventions de Genève) et d’une infraction grave aux conventions de Genève (Torture sanctionnées par l’article 2 (b)).»

    -Les proxénètes et leurs recruteurs doivent être considérés comme des criminels contre l’humanité. La définition des crimes contre l’humanité et celle des crimes de guerres inclut spécifiquement le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, les grossesses forcées, la stérilisation forcée ou d’autres formes de violences sexuelles.

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  29. Bonjour Lawrence Thierry Bernard.

    D’une part, j’arrive sensiblement au même constat que vous. Pour légaliser la prostitution, il faut que le gouvernement non seulement gère la prostitution, mais qu’en plus ils aient la capacité de faire règner l’ordre. Ce qui est fort possiblement de l’utopie de croire que nous aurons un tel gouvernement.

    De plus, les changements de gouvernement fréquents ne permettent pas d’avoir une vision long terme qui sera respecté.

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