À Loto-Québec de qui se moque-t-on?

 

Raymond Viger | Dossiers Loto-QuébecCasinoGamblers anonymesGambling et jeu compulsif

Depuis quelque temps, des documentaires et des reportages publiés dans plusieurs médias traitent des effets pervers du jeu compulsif. Non seulement la souffrance et la détresse des joueurs et de leurs proches y sont soulignées, mais plusieurs journalistes ont questionné fortement l’intégrité et la conscience de Loto-Québec.

Voyant son image ternie par les «méchants» journalistes, les dirigeants de Loto-Québec lancent une campagne de publicité pour redorer leur image corporative et démontrer que Loto-Québec agit en bon père de famille corporatif.

L’intérêt public: Loto-Québec VS journalistes

Quand les journalistes questionnent les agissements de Loto-Québec, ils font leur travail. C’est d’intérêt public et le citoyen est mieux informé. Leurs médias, eux, vendent des pleines pages de publicité où Loto-Québec vante ses mérites. N’est-ce pas contraire à l’intérêt public? Peut-on décrier dans nos éditoriaux des choses et accepter de passer de la publicité qui va à l’encontre de ce que l’on dénonce? Il y a ici un illogisme flagrant et un manque de respect pour le travail des journalistes et pour les lecteurs.

Quelle est la mission de Loto-Québec?

Les profits de Loto-Québec doivent, dit-on, servir à baisser nos impôts, à soutenir les arts et la culture, faire de la prévention et de l’intervention auprès des joueurs compulsifs. Peut-on accepter que Loto-Québec utilise ces profits pour redorer son image publique? En bon père de famille, Loto-Québec aurait dû accepter la critique et prendre le temps de se remettre en question.

Pourquoi ne pas avoir investi ce budget en prévention? Les prestigieuses commandites de Loto-Québec leur donnent déjà suffisamment une belle image.

Boycott de Loto-Québec

Loto-Québec nous a proposé cette publicité où ils se décrivent comme «une institution consciencieuse qui assure un équilibre entre sa mission économique et sa responsabilité sociale».

Nos principes, nos valeurs et le respect que nous portons à nos lecteurs et aux journalistes nous obligent à refuser cette publicité de Loto-Québec. Nous leur avons demandé de la remplacer par une page de publicité sur la prévention face au jeu compulsif. Malgré que Loto-Québec investit des sommes importantes pour redorer leur image corporative, ils n’avaient pas de budget pour faire de la prévention! La directrice des communications corporative de Loto-Québec, Mme Carole Villeneuve, comprenant la spécificité de notre magazine, ne peut rien faire d’autre que d’envoyer une note à la fondation Mise sur toi pour qu’ils pensent à notre magazine lors de leur prochaine campagne. Compte tenu de l’indépendance de la fondation envers Loto-Québec, Mme Villeneuve ne peut cependant rien garantir.

Rien de disponible en prévention du jeu compulsif

Les publicités de la fondation Mise sur toi ne font pas de prévention. Ils font de la publicité pour offrir des services aux joueurs déjà pris dans les engrenages du jeu compulsif. De plus, la fondation Mise sur toi n’a pas de budget de publicité disponible pour nous pour l’instant.

Personne ne pouvant nous offrir une publicité en prévention, nous avons dû refuser l’offre de Loto-Québec. Financièrement, cela nous fait mal. Très mal (3 350$). Mais nous gardons la tête haute et cela n’a pas de prix.

Finalement, nous avons réussi à obtenir une publicité en prévention du jeu compulsif de la part du Ministère de la Santé. Est-ce la responsabilité de ce Ministère de prévenir les effets pervers de Loto-Québec et de remplacer la fondation Mise sur toi en ce qui concerne la prévention du gambling?

Nous attendons impatiemment vos commentaires sur le jeu compulsif et Loto-Québec.

Ressources pour le jeu compulsif

  • Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
  • Narcotiques Anonymes (514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
  • Nar-Anon (514) 725-9284
  • Alcooliques Anonymes (514) 376-9230

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Autres textes sur Gambling et jeu compulsif

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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La qualité de l’information dans les médias est menacé par… les médias

Raymond Viger | Dossier Protection du consommateur

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a fait un sondage auprès de ses membres. Voici quelques résultats intéressants:

– 92% des journalistes qui ont répondu au sondage considère que la qualité de l’information est menacée.

– 88% considère que l’information est sensationnaliste

– 86% considère que l’information glisse vers le divertissement

– 87% considère que la compétition entre les médias occasions ces déformations du travail journalistique

La conclusion qui en est tiré: « Les principaux obstacles à la qualité de l’information se trouvent avant tout au sein des médias. »

Les journalistes aimeraient bien faire un travail plus consciencieux. Cela n’est souvent pas possible par manque de temps et de ressources dans leur média.

Autres textes sur la Protection du consommateur

Ressources

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Suicide d’un ami

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Raymond Viger | Dossier Suicide

Plusieurs personnes de mon entourage se sont suicidées. Certaines étaient très près de moi. Je leur parlais, je savais qu’elles souffraient à un haut niveau. J’ai tenté de les consoler, de les aider. Mais rien n’y faisait. Elles se sont suicidées.

J’ai commencé par étouffer la culpabilité qui me rongeait en essayant de me convaincre que j’acceptais le choix qu’elles avaient fait. Il est plus facile de dire que c’était leur choix que d’oser imaginer que j’avais peut-être ma part de responsabilité. Si j’avais pris plus de temps avec lui, peut-être qu’il ne se serait pas suicidé. Si j’avais pris plus de temps pour l’écouter, peut-être serait-il encore là à me parler… Un paquet de «si» me hantent et me dérangent. Oui, ça dérange quand quelqu’un se suicide autour de soi.

Je suis envahi par une série de «peut-être» et de «si» qui deviennent menaçants pour ma survie psychologique personnelle. Oui, je parle de survie. Parce que la vraie question, ce n’est pas qu’est-ce que j’aurais pu faire pour éviter le suicide de cet ami, mais plutôt qu’est-ce que moi je peux faire pour survivre à son départ prématuré?

J’ai essayé de me convaincre que nous avons le choix de décider du sort de notre vie. Je n’ai parlé à personne de cette culpabilité qui me rongeait. Je suis devenu une sorte de «zombie», incapable de toucher aux émotions qui remontaient en moi. Laisser remonter une émotion voulait dire aussi laisser remonter cette culpabilité, cette souffrance.

J’ai eu mon lot de difficultés. J’ai fini par faire une tentative de suicide. Ce n’était pas un choix. Je n’avais aucune conscience de ce qui se passait. J’ai fait une overdose de souffrance. Ça faisait trop mal pour que je comprenne ce qui se passait en moi.

Plus tard, en thérapie, j’ai réalisé que ce n’était pas une, mais deux tentatives de suicide que j’avais faites. J’ai été arrêté dans ma première et je ne m’étais même pas rendu compte de ce qui s’était passé. Quand tu dis que tu fais une tentative de suicide et que tu ne t’en souviens même pas! Faut-y que tu sois assez «gelé» par ta souffrance rien qu’un peu!!!

Parce qu’une overdose de souffrance, c’est la pire des drogues qui existe. Tu ne vois plus rien, tu n’as plus conscience de ce qui se passe, ni en toi, ni autour de toi.

Le suicide d’un ami, ça dérange, ça choque et c’est bouleversant. Non je n’accepte pas le choix de se suicider. Je ne l’accepterai jamais. On ne choisit pas de mourir. On se suicide quand on ne voit plus les choix qui s’offrent à soi. Pour moi, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et je ne peux pas dire que je serai mieux quand je serai l’autre bord. Je n’y ai jamais été et personne ne peut me garantir que c’est vrai que c’est plus beau l’autre côté.

Il y a trop de suicides au Québec. Il y a trop de suicides parmi les jeunes. Je ne peux l’accepter et je ne l’accepterai jamais. Non je n’accepte pas qu’un jeune se suicide.

Je n’ai qu’un seul souhait à formuler, un seul message à livrer. Si un de tes amis vient de se suicider, j’espère que tu ne me diras pas que tu acceptes son choix comme moi j’ai essayé de le faire. J’espère, au plus profond de mon coeur, que tu vas prendre le temps d’en parler autour de toi, de contacter une ressource qui peut t’aider et te soutenir dans cette période très difficile. Le suicide d’un proche ça dérange et c’est ensemble qu’on peut s’aider à passer à travers.

Je veux te laisser un petit cadeau. Peu importe l’épreuve que tu traverses, dis-toi qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part qui est prêt à t’aimer, à t’écouter et à faire un bout de chemin avec toi. Ne laisse pas tout tomber avant de l’avoir rencontré.

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Prix Paris Hilton de la Fédération professionnelle des journalistes (FPJQ) remis à l’imam Said Jaziri

Raymond Viger | Dossier Accommodements raisonnables

Le prix Paris Hilton n’est pas un vrai prix. C’est plus un titre pour un texte publié dans le magazine – trente – de la FPJQ. La description qui en est faite mérite d’être connue du public: L’imam Said Jaziri « n’existe que parce les journalistes s’évertuent à lui mettre un micro sous le nez, au grand dam d’une majorité de croyants montréalais. »

Cette courte synthèse des tonnes et des tonnes d’apparitions de Said Jaziri devant les médias expliquent tout. Il est important que le public soit au courant que l’ensemble des propos de Said Jaziri et ses différentes mascarades avec Luck Mervil à l’émission Le 3950 ne sont pas cautionnés par ses pairs.

Est-ce de la paresse journalistique d’avoir surutiliser Said Jaziri qui était volontaire à prendre toute la place médiatique? Est-ce parce que ces propos étaient plus épicés et sensationnalistes et que cela permettait de faire vendre des copies? Je laisse les gens concernés répondre par eux-mêmes.

Même si certains médias ont soulevé ce questionnement et laissé un droit de parole à d’autres Imams ou croyants islamique, je reprends cette information parce que les légendes urbaines ont la vie dure. Démentir de fausses nouvelles exige qu’on en parle plus souvent encore que les présentations initiales.

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Musique, décrochage et théâtre avec Sans Pression

Raymond Viger | Dossiers Décrochage, Éducation

Les membres du groupe Hip Hop Sans Pression, forts populaires auprès des jeunes, sont les invités spéciaux et les porte-parole d’une pièce au Théâtre Denise-Pelletier. Quel genre de pièce de théâtre peut toucher et intéresser un rappeur comme Sans Pression.? Une pièce touchant aux effets pervers du décrochage et de la violence dans les relations des jeunes couples. Présentée dans le cadre du projet Décrocher… Puis Après? Par des habitués du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal, la pièce exprime l’expérience vécue de jeunes adultes face à ces problèmes.

Le Foyer des jeunes travailleurs de Montréal

Pour Annie, Éric, Jayme, Léma, Nathalie et Sheila, les jeunes du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal, décrocher, c’est comme tomber dans un trou noir, où la drogue, l’incertitude et le manque d’estime prennent souvent trop d’espace. Le décrochage, Sans Pression connaît bien. «Tout le monde près de moi a décroché, moi le premier. Certains sont revenus, mais pour cela, il faut se raccrocher à quelque chose, avoir un but, vouloir faire quelque chose. On dit qu’un jeune du secondaire sur trois quitte l’école. C’est beaucoup. J’ai un fils de trois ans, Andy, et j’espère qu’il ira longtemps à l’école. Ça t’ouvre les portes, ça te donne plus de chance dans la vie.»

Sans Pression et les jeunes

Sans Pression est venu rencontrer les comédiens en herbe et assister à leur représentation. «J’ai parlé aux jeunes. Juste d’être présent, ça leur a fait de l’effet. Pour moi, ça vaut plus qu’un million d’albums vendus. Je communique bien avec les jeunes.»

Le chanteur Hip Hop n’a que des éloges à leur offrir. «C’est du jamais vu. Ces jeunes ne sont pas des acteurs, ils viennent de la rue. La pièce m’a touché et le sujet est profond. Ça se passe partout, il faut en parler. Certains pensent qu’on exagère, mais j’ai vu des jeunes qui n’avaient même pas 20 ans et qui se piquaient à l’héroïne. Ça me dépasse.»

Malgré tout, Sans Pression garde espoir. «Il y a quelque chose à faire. Il faut leur parler avant qu’il ne soit trop tard. Parce qu’il n’est jamais trop tard. Tout le monde fait des gaffes. Même moi, souvent j’ai voulu tout lâcher, j’ai fait une dépression, plus rien ne marchait. Je ne suis pas Superman, je ne suis pas différent d’eux. Je vivais dans un appartement, on était 15 gars à y rester. Je traînais, foutais de la merde. On se disait: «Yo, qu’est-ce que tu fais?» On achetait une bière et on «chillait» ensemble. Il fallait qu’on me sorte de ce milieu. Je faisais du surplace. J’ai été à Tremplin, un centre de thérapie. Il a fallu que je lâche un paquet de monde. Si j’étais resté dans le milieu, je ne serais pas dans la musique. Elle m’a permis de raccrocher. Beaucoup ont choisi la bonne voie. Il faut savoir ce que tu aimes, aller droit vers son but, savoir ce que tu veux faire. Il faut prendre les choses au sérieux.»

Espoir pour les jeunes

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. «Depuis que j’ai Andy, mon garçon, je le comprends mieux. Depuis que je me lève le matin, je découvre qu’il y a plein de choses à faire, c’est motivant. C’est important de se lever avec le soleil, tu deviens plus actif, plus productif et plus créatif.»

Violence et Hip Hop

Le rappeur n’est pas tendre envers ceux qui font la promotion de la violence dans la culture Hip Hop. «J’ai été dégoûté en voyant les albums des groupes «50 cents» ou encore «Eminem». Des photos de violence gratuite, de drogue, de gens qui se tirent dessus… On n’a pas à faire la promotion de la violence et du gangster rap, raconte le chanteur qui se dit sensible à la violence suite au suicide de son frère. Avec notre musique, on influence la masse. Ce sont les jeunes qui achètent ce qu’on produit.»

Au Québec, on a la chance de voir le mouvement Hip Hop qui grossit. «Il y a tout le talent pour que ça marche. Il faut continuer. Je suis fier de ce que je fais et de ce que je vois chez les jeunes. Je le vois dans leurs yeux. Je suis un jeune de la rue. Les problèmes des jeunes, si je ne les ai pas vécus, quelqu’un dans mon entourage les a vécus. Je n’ai pas les gros mots savants de certains, mais par le regard on se parle, on se comprend. I’m just like you.»

Sans Pression, violence et drogue

Pour compléter l’entrevue, Sans Pression m’a dirigé vers Léma, touché par sa prestation. Sentiment réciproque chez le jeune homme qui estime avoir donné le meilleur de lui-même dans la pièce de théâtre. «Les chansons de S.P. parlent de drogue, de violence de la rue, de femmes battues… Une de ses chansons rejoint mon sketch. Ce sont des gars qui veulent s’en sortir.»

Léma a apprécié l’implication du chanteur et de son groupe Hip Hop dans le projet du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal. «C’est bon ce qu’ils font. Sans Pression touche les jeunes qui se cherchent. On a créé de bons liens rapidement avec eux.»

La pièce aura permis de faire des prises de conscience importantes pour Léma. «Dans la vie, il n’y a rien de parfait. Moi aussi j’ai décroché. Mais peu importe quel problème tu rencontres, il faut en parler. C’est en discutant qu’on trouve des solutions pour s’en sortir. Peu importe les temps difficiles, il faut persévérer et toujours continuer. Ce n’est pas facile de se lever le matin, mais c’est pas une raison suffisante pour abandonner.»

Des raisons pour abandonner, Léma aurait pu en trouver facilement. À ses dires, le projet n’a pas été un camp de vacances. «Être neuf à travailler ensemble dans un petit local, ce n’est pas évident. Il a fallu sortir le meilleur de nous dans les instants de chicane. Il a fallu travailler pour créer une chimie de groupe, se motiver et avoir la discipline nécessaire pour atteindre nos objectifs. Si tu veux rester dans le groupe, tu dois travailler, t’investir. Il y en a trois qui n’ont pu terminer le projet. C’est dur de voir quelqu’un qui quitte le projet.»

Le décrochage des jeunes

Pour Léma, le décrochage n’était qu’un mot sans trop de signification. Son implication lui a permis de réaliser que le décrochage n’est pas juste une question d’école. «Ça touche nos relations familiales, notre rôle de citoyen, notre vie de couple… Le projet a provoqué une réflexion sur le sens à donner à sa vie, au chemin qu’il veut emprunter pour sa continuité.»

Son chemin, Léma l’a trouvé. Le jeune homme a profité du projet pour tenter certaines expériences dont une formation en informatique qui a suscité son intérêt. Il veut poursuivre dans cette direction.

La discipline des jeunes

Le coordonnateur du projet qui a pris en charge le groupe dans une période difficile à traverser, M. Germain Bouleau, est fier du travail accompli par son groupe. «Plusieurs de ces jeunes n’ont jamais appris de leçons par cœur. Au théâtre, tu dois connaître ton texte, il y a une rigueur, une discipline, une attitude et un lâcher-prise que le groupe doit suivre. Si tu ne connais pas ton texte, tu ne peux pas jouer ton rôle. Et il faut être au moins deux pour jouer. Tu renvoies à l’autre une émotion qu’il doit saisir. Chacun doit être présent dans son rôle. Cela exige un effort moral et physique, mais surtout, une remise en question.»

«La créativité des jeunes est essentielle. En bas âge, un enfant saute, dessine, chante… Dès qu’il entre en maternelle, nous perdons notre ouverture d’esprit face au développement de la créativité du jeune. Il faut maintenant réhabiliter une expression qui passe par la parole et le corps. Le théâtre est un art qui permet des applaudissements après chaque représentation. L’appréciation du public est un juste retour du travail accompli», raconte M. Bouleau. »Quand le groupe commence à jouer sur scène, c’est une occasion unique de s’amuser et de partager ses émotions avec son public.»

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Julie Snyder, Le Banquier, TVA, Pierre Bruneau, Sophie Thibault et le Conseil de presse

Raymond VigerDossier Protection des consommateurs

Le 1er janvier dernier, j’ai débuté l’année avec une courte synthèse des plaintes déposées devant le Conseil de presse en 2007. Je trouvais que cette information était d’intérêt public et permettait de mieux cerner les forces et les faiblesses du journalisme que nous pratiquons et, je l’espère, permettrait une mobilisation des citoyens pour exiger des médias un journalisme de qualité.

Je reprends donc le flambeau aujourd’hui pour vous présenter un blâme reçu par le Groupe TVA de la part du Conseil de presse. Le plaignant, M. David Longpré est membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et enseigne le journalisme au Collège Laflèche de Trois-Rivières. Intéressant de voir l’implication des membres de la FPJQ prendre le temps de dénoncer les médias qui sortent du droit chemin.

Rappelons les faits. Pierre Bruneau accorde une entrevue à Julie Snyder lors de la première de l’émission Le Banquier dans son bulletin de nouvelles de 17 heures. Sophie Thibault annonce au Téléjournal de 22 heures la venue d’une participante de l’émission Le Banquier aux nouvelles. L’émission Le Banquier est produite par le Groupe TVA.

M. Longpré dénonce les faits: « ces entrevues pouvaient amener le public à confondre information et publicité, entraînant ainsi une confusion des genres et un conflit d’intérêts. Le principal grief dénoncé par le plaignant concernait le manque d’indépendance entre les secteurs de l’information et de la publicité, d’où la présentation de publicité déguisée en information installant ainsi une confusion des genres.

Le Conseil de presse a retenu la plainte de M. Longpré contre le Groupe TVA.

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Quand une croupière s’en va en guerre; histoire d’Éléonore Mainguy

Raymond Viger | Dossiers Gambling et jeu compulsifGamblers Anonymes, Casino

Loto-Québec a retiré le contrôle du jeu des mains du crime organisé. Pourtant, la descente aux enfers des joueurs compulsifs s’aggrave. L’ex-croupière Éléonore Mainguy lève le voile sur les stratégies douteuses de Loto-Québec.

Historiquement, le gouvernement a créé Loto-Québec pour supprimer la mainmise des groupes criminalisés sur les jeux de hasard. Le gouvernement de l’époque réagissait à la loterie du maire de Montréal, Jean Drapeau, qui commençait à faire de l’argent pour financer Terre des hommes (Expo 1967) et le métro. Il y avait de l’argent à faire, pas question de laisser les municipalités en prendre le contrôle. Mais notre société amorçait un dérapage qui nous fera perdre la maîtrise de la gestion du jeu. Même si peu de machines ont été saisies, on évalue que les groupes criminalisés avaient placé un maximum de 25 000 machines de jeu au Québec, Serge Chevalier, sociologue à la Direction de santé publique de Montréal. Loto-Québec les a remplacées par 14 000 appareils de loterie-vidéo dans les bars et 6 000 machines à sous dans les casinos. Mais gare aux apparences: Loto-Québec a augmenté l’accessibilité et le rendement du jeu.

Lorsque les machines sont devenues légales et disponibles partout, plusieurs catégories de personnes sont devenues des joueurs compulsifs alors qu’elles ne l’auraient jamais été avec les machines du crime. Selon des sources qui ont requis l’anonymat, les revenus d’une machine illégale tournaient autour de 40 000$ par année. Selon le rapport annuel 2004 de Loto-Québec, les appareils de loterie vidéo rapportent en moyenne 78 979$ chacune. Le double du crime organisé!

Loto-Québec a créé un département de marketing pour nous vendre l’illusion et le rêve. Publicité, promotion du jeu, techniques de fidélisation des joueurs, contrôle de l’environnement pour garder le joueur le plus longtemps possible, voyages organisés pour les groupes, spectacles, pressions sur les détaillants pour qu’ils atteignent des quotas de vente de loteries (s’ils veulent, par exemple, une machine pour valider les billets de certains tirages), accessibilité démesurée du jeu partout où l’on va… Tout est mis en œuvre pour répondre à la gourmandise du ministère des Finances.

Nous ne sommes plus à vouloir tasser les groupes criminalisés. Nous sommes à vouloir gagner le plus grand bénéfice possible. Loto-Québec, une société d’État, est devenue une grosse machine qui s’emballe et dont nous avons perdu les rênes. Cela fait contraste avec le crime organisé. Avez-vous déjà vu une pub de criminels pour attirer les joueurs? Loto-Québec ne s’en gêne pas…

Des chercheurs nous montrent des chiffres qui devraient nous alarmer. Des joueurs partagent leur calvaire dans les méandres des jeux gérés par Loto-Québec. De nouveaux témoins se lèvent et révèlent un côté obscur de Loto-Québec. Des gens entraînés pour détrousser des joueurs craquent et témoignent. Des employés de cette «vénérable» institution dénoncent leur employeur. Éléonore Mainguy a été croupière pendant près de quatre années au Casino de Charlevoix. Elle partage avec nous la sombre réalité des casinos mis en place par notre gouvernement. «J’ai été entraînée à identifier les besoins du joueur pour le mettre en confiance, lui donner l’illusion qu’il contrôle le jeu. A-t-il besoin que je lui parle? Que je passe les cartes plus lentement? Quand je change l’argent, est-ce qu’il a besoin de petites coupures pour jouer plus longtemps ou de grosses pour s’emballer?… », relate Éléonore Mainguy.

«Il y avait un lexique de mots que nous ne pouvions pas utiliser: “je vous reviendrai plus tard — je ne peux pas — je ne sais pas…”. Tout devait être fait instantanément pour satisfaire le joueur. C’était une prise en charge complète de ses besoins», explique la jeune femme de 25 ans.

Complice du joueur

Mme Mainguy travaillait à Charlevoix, une petite communauté où tout le monde se connaît et se parle. «J’ai eu à participer aux menteries que les joueurs contaient à leur famille. À l’épicerie, quand je croisais la femme d’un de nos bons joueurs, je restais vague sur mes réponses ou je devais carrément être complice du joueur: “non madame, je ne me rappelle pas avoir vu votre mari… Je ne saurais vous dire s’il a perdu…” On nous entraîne à être des “dignes’’ représentants du Casino 24 heures sur 24.»

«Cette illusion que nous vendons, nous la subissons nous-mêmes dans nos vies et notre quotidien.» Cette représentation va beaucoup plus loin que de simples sourires, décrit Mme Mainguy. Les employés doivent subir la violence des joueurs sans broncher et sans faire réagir les joueurs. «À force de se faire traiter de “petite garce” ou de “petite cr…”, ça finit par te peser sur les épaules, dit-elle. Un joueur régulier passe par toutes sortes d’émotions que nous devons subir sans nous plaindre, sans pouvoir mettre nos limites. Des joueurs deviennent agressifs, frustrés, envahis par des émotions intenses et extrêmes. Nous ne pouvions pas leur dire de se calmer. Il nous fallait subir ces agressions avec le sourire, même quand le joueur est malheureux et dépasse ses limites de jeu — des agressions verbales, psychologiques, presque physiques à l’occasion.»

«Les barmaids dans les clubs ont la responsabilité de refuser de servir de l’alcool à quelqu’un qui dépasse ses limites. Au Casino, en aucun temps, un croupier ne peut suggérer d’arrêter de jouer!», dénonce Mme Mainguy. Juste avant le suicide. S’il y a intervention, elle ne se fera qu’à la toute dernière limite, juste avant que le joueur craque, raconte-t-elle. «À la limite de la dépression et de la folie, on laisse le joueur s’en retourner.» À Montréal, par exemple, certains se sont suicidés dans le stationnement du casino, d’autres ont marché jusqu’au pont Jacques-Cartier, situé tout près.

«Des croupiers auront été les dernières personnes à parler à ces gens avant leur suicide. Sachant le désarroi et la détresse qui habitent une personne dans les instants précédant son suicide, même inconsciemment, cette énergie peut devenir un boulet à traîner pour le personnel du casino», se rappelle l’ex-croupière, encore troublée par son expérience.

Ligne 1-800 bidon

Face à tout cela, avec un service à la clientèle qui se veut hors pair pour faciliter le jeu, on peut supposer que le Casino traite aux petits oignons ses employés se trouvant aux premières lignes. «Non, tranche la jeune femme, il n’existe pas vraiment de service d’aide aux employés, sauf une ligne 1-800 bidon. Même si j’ai travaillé près de 4 ans au Casino, je n’avais pas le droit de l’utiliser, car j’étais considérée comme une employée occasionnelle. Seulement ceux qui ont un statut de temps plein et régulier y avaient droit.»

«Nous avions des cours conçus par des psychologues pour reconnaître les pulsions des joueurs, afin de profiter d’eux, mais rien pour nous aider à passer à travers tout le stress que nous vivions.»

«Quand un joueur a tout perdu à ta table, il te fait sentir coupable. Loto-Québec fait de même: tout est comptabilisé et tu es toujours espionné. Si tu donnes plus de gain à ta table que la moyenne, tes patrons te font sentir que ce n’est pas normal. “Une chance que tu ne paies pas comme ça tous les jours!”, te disent-ils. Si, comme le prétend Loto-Québec, le jeu est un hasard, pourquoi nous culpabiliser quand des joueurs gagnent? Ils savent que le facteur humain peut être contrôlé et ils mettent tout en place pour y arriver.» Aux casinos, il n’y a aucune horloge: on fait perdre aux joueurs la notion du temps…

Croupiers compulsifs

Mme Mainguy a observé que plusieurs croupiers développent eux aussi des problèmes de jeux. «En tant qu’employé de Loto-Québec, tu n’as pas le droit de jouer au Québec. C’est pourquoi nous retrouvons des employés qui s’installent des tables de jeu chez eux.» «D’autres ont des problèmes d’alcool ou encore de cocaïne. Beaucoup pleurent et ont des signes physiques du stress que nous subissons. La durée de vie des croupiers avant de craquer est de 3 à 4 ans en moyenne.» En bout de ligne, tout le monde y perd et nous sommes tous victimes: le joueur, sa famille et son entourage, le croupier. La société aura plus tard à ramasser les pots cassés.

L’argent amassé par Loto-Québec n’est qu’illusion, croit l’ancienne croupière. Aurons-nous les moyens de payer les effets pervers de cet argent pompé sur le dos des joueurs, des familles et des employés de Loto-Québec? demande-t-elle.

Milliards de profits et 20 millions pour le jeu compulsif…

Sur les milliards et milliards de profits, est-ce responsable de redistribuer seulement 20 millions par année en intervention et en prévention auprès des joueurs compulsifs? Éléonore Mainguy partage un de ses rêves. «Je refuse d’endosser les patterns préétablis par nos gouvernements sous prétexte qu’ils existent depuis déjà longtemps», affirme-t-elle. Oui, on est là pour changer ce monde qui se ternit au rythme des aberrations de notre système.»

«Loto-Québec doit arrêter de faire l’autruche et de miser sur la faiblesse des gens. Qu’ils s’assument et qu’ils arrêtent de mentir à la population!», conclut la jeune femme, déterminée à poursuivre son combat sur toutes les tribunes.

NDLR: Pour contacter Éléonore Mainguy. L’adresse que nous avions publiée pour rejoindre Éléonore Mainguy n’est plus en activation. Nous avons une autre adresse pour la rejoindre. Nous attendons son autorisation pour la publier. En attendant, vous pouvez nous envoyer vos demandes et nous lui acheminerons: journal@journaldelarue.ca

Ressources pour le jeu compulsif

  • Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
  • Narcotiques Anonymes (514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
  • Nar-Anon (514) 725-9284
  • Alcooliques Anonymes (514) 376-9230

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Ressources sur le suicide

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts. Merci de votre soutien.

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