Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A. Lepage à Tout le monde en parle

Raymond VigerDossiers Richard Martineau, Tout le monde en parle, Journal de Montréal, La Presse

Guy A Lepage débute la saison dans la controverse lors de l’émission Tout le monde en parle de dimanche le 1er février. Je viens de recevoir les informations sur la programmation de demain.

Raynald Leblanc, président du syndicat

Dans le coin gauche de l’arène, Raynald Leblanc, le président du syndicat des employés en lock-out du Journal de Montréal. Raynald Leblanc déclare la guerre aux actions «indécentes» et «sauvages» du Journal de Montréal et de Québécor. Raynald Leblanc pointe du doigt la dictature de convergence journalistique de Pierre Karl Péladeau. Raynald Leblanc s’ennuie de l’époque de Pierre Péladeau et regrette celle de Pierre Karl Péladeau. Raynald Leblanc affirme que les syndiqués sont prêts à une lutte à long terme.

Richard Martineau, pigiste au Journal de Montréal

richard martineau Dans le coin droit de l’arène, Richard Martineau, chroniqueur et pigiste indépendant au Journal de Montréal, Richard Martineau continue, malgré le lock-out, de publier sa chronique dans le Journal de Montréal. Richard Martineau va expliquer son choix de refuser de s’impliquer dans tout conflit syndical. Richard Martineau revendique le droit à une démocratie journalistique.

Fort à parier qu’il sera facile pour Dany Turcotte de mettre de l’huile sur un feu déjà bien pris.

Au dire de M. Joseph Facal, aussi chroniqueur pour le Journal de Montréal: le statut d’un pigiste est différent. Un pigiste ne bénéficie pas des nouvelles ententes post-conflit ni du support des syndiqués. C’est vrai que les pigistes n’ont aucune garantie ou protection. Mais la solidarité et les principes ne s’inscrivent pas dans un contrat…

Et la solidarité est réciproque et bilatérale. Être syndiqué, c’est aussi être sensible aux nouveaux qui entrent sans les conditions acquises, question d’éviter les clauses orphelins pour lesquelles des gens comme François Rebello se sont tant battus.

Jean-François Mercier et le Bye Bye de Radio-Canada

Pour continuer dans la controverse de Tout le monde en parle, Jean-François Mercier sera aussi un invité de Guy A Lepage. Évidemment, Jean-François Mercier nous parlera du Bye Bye qui a tant fait jaser.

Lola et le divorce d’un multimillionnaire

Autre sujet de controverse pour Guy A Lepage, Christiane Desjardins, journaliste à La Presse, remplacera l’avocate de «Lola», Me Anne-France Goldwater. «Lola» poursuit son ex-conjoint multimillionnaire et relance le débat juridique sur la reconnaissance des conjoints de fait.

L’émission Tout le monde en parle du 1er février risque d’être essoufflant et Guy A Lepage nous tiendra en haleine.

Autres textes sur Rue Frontenac

Autres textes sur Richard Martineau

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bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.


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Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4


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Blogue Rue Frontenac: le nouveau journal des journalistes sans média

Raymond Viger | Dossiers Rue Frontenac, Journal de Montréal

pkp Sans avis, sournoisement, l’équipe Québécor de Pierre Karl Péladeau profite du week-end pour déclarer un lock-out, cadenassant les locaux du Journal de Montréal. Ce sont 253 journalistes qui se retrouvent du jour au lendemain sans travail et près de 2 millions de lecteurs par semaine qui seront privés des nouvelles que leur livrait leur quotidien.

Pierre Karl Péladeau annonce de son côté qu’avec les pertes de revenus des petites annonces, de la publicité qui glisse vers l’Internet, de la compétition des journaux gratuits, le prix du papier qui augmente… le Journal de Montréal ne peut plus respecter les engagements pris dans les négociations des contrats de travail de ses employés. Coupure de salaire, diminution du personnel, augmentation des heures de travail sans être payé… Et voilà que le budget est à nouveau équilibré et que le Journal de Montréal pourrait continuer sans histoire.

Les employés et leur syndicat ne l’entendent pas de la même façon. Refusant de se plier à des arguments comptables et financiers, les journalistes se retrouvent maintenant devant un lock-out. Le Journal de Montréal ne s’empêchera pas de continuer à publier son quotidien.

Je suis attristé de voir que le conflit se limite à deux positions extrêmes avec deux partis qui ne semblent pas vouloir et être prête à travailler en équipe. Pourquoi l’arrivée de l’Internet et de son pouvoir d’attraction pour les budgets publicitaires ne seraient-elles pas une occasion pour bonifier le quotidien papier? Pourquoi ne pas trouver ensemble de nouvelles façons de travailler qui pourrait être bénéfique pour tout le monde, autant les journalistes, que la partie patronale, sans oublier les lecteurs?

Le blogue Rue Frontenac

Les journalistes se retrouvent sur le trottoir. Ils ont créé rapidement et efficacement leur site Internet et leur blogue: Rue Frontenac. Profitez-en pour lire un nouveau type de nouvelles. N’oubliez pas de laisser des commentaires sur les blogues présentés.

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couverture  livre jean-simon copiePoésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois

Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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Journal de Montréal en lock-out; un média sans journaliste

Raymond Viger | Dossiers Rue Frontenac, Journal de Montréal

Je vais être honnête avec vous, je ne lisais déjà plus le Journal de Montréal depuis un bon petit bout. Je manque de temps et j’ai dû faire des choix.

J’étais curieux de voir comment le Journal de Montréal se débrouillait pour publier son quotidien. Je viens d’ouvrir le Journal de Montréal du 29 janvier. Chapeau pour la page 2. Le rédacteur en chef, Dany Doucet signe un virulent article sur la tempête de neige. Un titre, un chapeau, 3 photos avec bas de vignettes. Il n’y manque que le texte!!!

En tournant les pages, on y voit une majorité de textes qui proviennent d’agences: PC pour Presse Canadienne, AFP pour Agence France Presse, Reuters, AP pour Associated Press et même de l’agence QMI, la nouvelle agence de Québécor.

Le Journal de Montréal est publié oui, mais je ne peux pas dire que c’est un média pour autant. Prendre des textes d’agence ne peut pas être une forme de journalisme en soi. C’est correct d’avoir des textes d’agence pour se dépanner sur des événements que l’on n’a pas pu couvrir. Mais un média (digne de ce nom), ne peut pas en faire sa principale source d’information.

Un texte d’agence peut se retrouver intégralement dans plusieurs médias différents simultanément. Le texte d’agence est vendu et rendu disponible à tout le monde en même temps. Rien d’original dans un tel texte.

Parce qu’un média doit avoir une âme. Et cet âme provient de ses artisans, c’est-à-dire des journalistes qui font parti de la boîte.

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Rue Frontenac, lock-out au Journal de Montréal

Raymond Viger | Dossiers Rue Frontenac, Journal de Montréal

logo Réaction rapide et bien organisé des employés en lock-out du Journal de Montréal, un site Internet, Rue Frontenac et des blogues arrivent dans la blogosphère.

Un slogan original pour le site Rue Frontenac: par la bouche de nos crayons! Une catégorie qui attire l’attention: Sur le trottoir… présente 8 journalistes qui vont tenir un blogue et qui n’attendent que vos commentaires et votre participation. Belle présentation du site, les publicités sont déjà en ligne! Rapide et bien organisé.

Journal de Montréal et le lock-out

L’affrontement qui débute entre le Journal de Montréal et ses journalistes n’est que le début d’une transformation du métier de journaliste. Le papier se vend moins, les publicités quittent le navire au profit du web et des blogues, Pierre-Karl Péladeau tentent de redresser la barre comptable en coupant dans les employés, leurs salaires et leurs conditions de travail.

Est-ce que les nouvelles technologies doivent être une source de conflit ou une opportunité pour trouver de nouvelles façon de faire?

Même si je suis tout de même un dinosaure préhistorique vis-à-vis les nouvelles technologies, je suis convaincu que nous pouvons prendre avantage de celle-ci pour améliorer le sort de tout le monde, à partir du lecteur pour une meilleure information, des journalistes pour de meilleures conditions de travail et pour l’entreprise de presse pour une continuité et une diversification.

Rue Frontenac, le début d’une nouvelle histoire

Avec la Fédération des journalistes professionnels du Québec, j’ai donné hier ma deuxième formation sur comment écrire pour un blogue à des journalistes. Indépendamment du lock-out du Journal de Montréal et du lancement du site Rue Frontenac, les journalistes cherchent à se positionner vis-à-vis les changements dans l’environnement médiatique, voir comment ils vont prendre leur place dans un nouvel univers dont les règles ne sont pas encore définies. Imaginez-vous que vous êtes un journaliste qui débute sa carrière! Que vous êtes pigistes et que vous cherchez des entreprises de presse pour vous donner quelques affectations!

Le monde journalistique est en crise! Crise vient du grec et signifie changement. Les choses vont changer. Je demeure optimiste sur la finalité des changements en cours.

Blogue des journalistes: Rue Frontenac

Le débat va se poursuivre. Nous n’en sommes qu’à l’introduction. Entre-temps, je vous invite à visiter le site Rue Frontenac. Profitez-en pour lire un nouveau type de nouvelles. N’oubliez pas de laisser des commentaires sur les blogues présentés. Possiblement que vous n’aurez jamais été aussi près des journalistes qu’aujourd’hui. Une nouvelle expérience de proximité qui mérite d’être tenté.

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Alcooliques anonymes, fraternité d’entraide et d’intervention sur Internet

Raymond Viger | Dossiers Alcool et drogue, Toxicomanie

L’Internet est un nouvel outil qui se développe et prend de nouvelles couleurs. Depuis maintenant un an, je fais de l’intervention auprès de personnes suicidaires grâce à l’Internet. Cela me permet de rejoindre les gens dans leur milieu, la blogosphère et de pouvoir intervenir quand les ressources conventionnelles ne réussissent plus à le faire.

Prévention et intervention sur Internet531484_44845958

Faire de la prévention ne comporte pas vraiment de problématiques. On met en ligne des textes de sensibilisation, les coordonnés des organismes qui peuvent intervenir et le tour est joué.

En ce qui concerne l’intervention, la réflexion est encore à être faite. Beaucoup d’intervenants se questionnent encore sur comment intervenir avec l’Internet, si on doit le faire, les risques et les problématiques reliés à ce type d’intervention…

Personnellement, je suis convaincu que l’Internet est une plus value à nos interventions. Les gens peuvent avoir accès à des textes de sensibilisation, des ressources qui peuvent intervenir, ils peuvent poser des questions, faire des partages, lire les commentaires de personnes vivant des difficultés similaires… La partie interactive permet de briser l’isolement de certains.

Association Entraide Internet anonyme

L’usage de l’Internet pour intervenir commence à s’élargir. Je vous présente aujourd’hui un site Internet qui présente des témoignages de membres de la fraternité des Alcooliques anonymes: l’Association Entraide Internet anonyme.

En réalité Association Entraide Internet anonyme est ouvert à des témoignages de tous membres d’une fraternité quelconque, que ce soit Alcooliques anonymes (AA), Narcotiques anonymes (NA), Gamblers anonymes (GA), Cocaïnomanes anonymes (CA)… Pour l’instant, ce sont majoritairement des partages et des témoignages de membres des Alcooliques anonymes (AA) que l’on retrouve sur le site Internet de l’Association Entraide Internet anonyme.

Cela est intéressant parce qu’il permet de rendre public et disponible à tous les témoignages des membres d’une fraternité. Si une personne qui souffre n’ose pas encore faire le premier pas vers une salle de meeting, la salle de meeting peut maintenant se déplacer à lui. Et ce, 24 heures sur 24, 7 jours semaine, partout à travers le monde.

Ce travail demande beaucoup d’énergie. Étant bénévole, il pourrait arriver que les membres s’essoufflent et arrêtent de nourrir le site de l’Association entraide Internet anonyme. Malgré tout, le site peut demeurer une ressource pour aider la personne prise avec une problématique de faire les premiers dans la reconnaissance de sa maladie. L’outil demeurera malgré tout un plus pour les fraternités. L’Internet permet de donner une permanence et une accessibilité aux interventions réalisées.

Autres textes sur Alcool et drogue 

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Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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L’éducation francophone dans l’Ouest Canadien

Francophone dans un milieu Anglophone

L’éducation francophone dans l’Ouest Canadien

Raymond Viger | Dossier Francophonie

En vacances avec ma conjointe Danielle à Vancouver, j’en profite pour faire un reportage sur les francophones hors-Québec. Je me demandais comment une communauté francophone peut survivre dans un milieu anglophone. Est-ce que nous, en tant que Québécois, avons des choses à apprendre des francophones pour nous aider à mieux vivre notre identité culturelle? Je m’attendais à un reportage simple, rapide et facile pouvant se combiner avec mes vacances. La réalité fut très différente! J’ai dû faire 3 reportages différents. Un sur le quartier chaud de Vancouver, le Downtown Eastside. Ce reportage touche l’itinérance des francophones dans l’ouest. Un deuxième sur un outil mis en place à Vancouver et que nous devrions avoir au Québec, un site d’injections supervisées, le Insite, le seul site d’injections supervisées en Amérique du Nord. Et finalement celui-ci sur l’éducation francophone dans un milieu minoritaire.

Parler de la communauté francophone de l’Ouest du Canada en ce début d’année est d’actualité. Parce que Maillardville, le berceau de la francophonie de la Colombie-Britannique fête cette année ces 100 ans. Bonne fête aux Francophones de Vancouver et bonne lecture! Ce reportage a été publié dans le magazine Reflet de Société.

Qui sont les élèves francophones dans un milieu anglophone?

En faisant le tour des écoles du grand Vancouver métropolitain, nous remarquons que les élèves francophones proviennent de partout à travers le monde: Europe, Île Maurice, Congo, Rwanda, Amérique du Sud, Vietnam. Les élèves québécois sont en minorité. Chez les enseignants, nous retrouvons une majorité de Québécois et plusieurs Français.

Les écoles qui ont une plus grande présence québécoise sont celles situées près des bases militaires ou de la Gendarmerie Royale du Canada. Pour les écoles francophones en Colombie-Britannique, la période d’inscription se fait 12 mois par année, au fur et à mesure que les parents arrivent.

Une école francophone en Colombie-Britannique  implique que les élèves doivent voyager beaucoup pour s’y rendre. Il n’y a pas d’école francophone dans tous les quartiers. En contrepartie, cela veut dire qu’elle sera petite, intime, que tout
le monde se connaît. La plus importante, l’école Gabrielle-Roy de Surrey, compte 540 élèves de la maternelle jusqu’à la 12e année. Certains niveaux n’ont pas le nombre minimum d’étudiants. Un peu comme dans nos régions rurales.

Une petite école, cela veut dire moins de décrochage, de meilleurs résultats scolaires, un meilleur encadrement, plus de services adaptés… De quoi faire rêver tous les parents à la recherche de la meilleure école pour leurs enfants. Certains professeurs enseigneront aux mêmes jeunes pendant plusieurs années.

Cette relation privilégiée entre les enseignants  et les élèves se vérifie par le slogan de l’école Gabrielle-Roy: « Nous sommes à construire un monde meilleur – un étudiant à la fois. »

Choisir le français en milieu anglophone

La directrice de Gabrielle-Roy, Irène Noël, lance un message clair aux parents qui auront à décider si leur enfant étudiera en français ou en anglais. «Certains parents francophones placent leurs jeunes à l’école anglophone en espérant que leur enfant puisse mieux se placer sur le marché du travail. Pourtant, à partir de la 10e année, les élèves de l’école francophone réussissent mieux dans les tests provinciaux que ceux de l’école anglophone! L’anglais, ça s’attrape! Il ne faut pas avoir peur de placer son jeune à l’école francophone.»

En fréquentant cette école, le jeune se rend compte qu’il n’est pas le seul à parler français, il a des amis avec qui parler. Le français n’est plus une langue utilisée seulement avec ses parents à la maison. Elle devient une langue d’usage courant qui donne un sens concret dans sa vie.

Yvon Fontaine, président de l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC), est cité dans le plan d’action 2005-2010 du réseau de l’enseignement universitaire: «Pour préserver le maintien de la langue, on doit commencer dès la petite enfance et poursuivre jusqu’au niveau universitaire. Si nos étudiants n’ont pas la chance de faire des études universitaires dans leur langue maternelle, il y a de bonnes chances qu’ils y côtoient les gens de la majorité dans des universités de langue anglaise.»

Le privilège d’étudier en français dans une communauté minoritaire

La communauté francophone, en Colombie-Britannique, est tissée serrée. Les parents s’impliquent dans les écoles, un peu comme au Québec dans les écoles alternatives. Le sentiment d’appartenance est fort. Étudier en français est plus qu’un droit, c’est un privilège. Cette fierté développe une motivation pour le jeune qui peut sentir la présence de toute la communauté derrière lui.

Il y a une grande différence entre une école francophone et une école d’immersion en français. Une école d’immersion permet à un non-francophone d’étudier pendant un certain temps en français pour mieux maîtriser la langue française. L’école francophone donne des racines, des valeurs et une culture francophone aux jeunes qui la fréquentent. Cette confusion doit être expliquée régulièrement aux anglophones qui veulent inscrire leurs enfants quelques années en français. Ils sont dirigés vers une école d’immersion. Parce que pour pouvoir étudier dans les écoles francophones, il faut y avoir droit et démontrer  ses racines francophones.

Le français dans l’Ouest du Canada: un droit chèrement acquis!

La communauté francophone a dû se battre, pour être reconnue. Il ne faut pas penser que le gouvernement de la Colombie-Britannique a accepté d’emblée de soutenir les écoles de sa communauté minoritaire.

En 1989, l’Association des parents francophones de la Colombie-Britannique poursuivait le gouvernement provincial pour obtenir la gestion des écoles francophones et créer un conseil scolaire francophone.

Déjà, d’autres communautés francophones du pays se battaient pour le même objectif. Pour faire respecter leur droit d’exister, les francophones de l’Alberta se sont rendus jusqu’à la Cour Suprême.

En 1990, notre plus haut tribunal reconnaissait l’importance de préserver  la culture de la minorité par  le système  scolaire. «Les écoles de  la minorité servent elles-mêmes de centres communautaires qui peuvent favoriser l’épanouissement de la culture de la minorité linguistique et assurer sa préservation.

Ce sont des lieux de rencontre dont les membres de la minorité ont besoin, des locaux ou ils peuvent donner expression à leur culture», précisaient les juges de la Cour Suprême dans la cause Mahé contre l’Alberta.

La bataille des francophones de l’Alberta a aidé les francophones de la Colombie-Britannique. En 1996, un tribunal de la province confirme le droit à la minorité d’exister par son éducation.

«Le gouvernement de la Colombie-Britannique a échoué à répondre, conformément à la constitution fédérale, au devoir de garantir une éducation en langue française.» Ce jugement oblige le gouvernement de la Colombie-Britannique  à adopter une loi protégeant les droits à l’éducation en langue française et à assurer les moyens financiers et techniques pour y parvenir.

Aujourd’hui, suite à cette lutte pour le droit d’exister, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique gère 39 écoles qui éduquent 4000 élèves. Autant d’institutions et de gens qui font rayonner notre culture et enrichissent la majorité anglophone de cette diversité.

Autres textes sur la Francophonie 

Autres textes sur Éducation

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Les 100 ans de Maillardville et le Village international de la francophonie 2010 lors des Jeux olympiques de Vancouver

Raymond Viger | Dossiers Francophonie, Jeux olympiques, Vancouver

logo_village Maillardville est aujourd’hui un quartier de la ville de Coquitlam, en banlieue de Vancouver. Maillardville a été le berceau de la Francophonie en Colombie-Britannique.

L’année 2009 est une année toute particulière pour Maillardville. D’une part, c’est le centenaire de la fondation de Maillardville. D’autre part, Maillardville sera le Village international de la francophonie pour les Jeux olympiques de Vancouver en 2010.

Fête et musique à Maillardville

C’est donc dire que Maillardville passe l’année 2009 à fêter ses 100 ans tout en se préparant pour les Jeux olympiques de 2010. Si vous planifiez un voyage dans l’Ouest du Canada pour les 18 prochains mois, Maillardville doit se retrouver sur votre itinéraire.

Maillardville, c’est aussi le Festival du Bois, le Festival de musique de Maillardville, les 7 et 8 mars 2009. Une célébration culturelle francophone. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que La Bottine souriante fera partie du Festival de musique de Maillardville.

J’ai bien apprécié de découvrir l’histoire de la création de Maillardville. Je vous ai laissé le lien pour voir le texte original de la recherche de Jean Riou. Pour ceux qui le trouverait un peu long à lire, je me suis amusé à vous en faire une petite synthèse. Il est intéressant d’y voir la relation de travail entre les ouvriers Canadiens-français et les propriétaires anglophones, la présence de l’Église, du syndicat et l’arrivée des Caisses populaires dans la communauté de Maillardville.

L’histoire de la fondation de Maillardville

L’histoire de Maillardville a débuté lorsque la Canadian Western Lumber Co. Ltd a des difficultés avec sa main d’œuvre, composé en partie de blancs turbulents venus de l’Europe centrale et d’asiatiques qui servent de cibles au racisme de l’époque.

Des Canadiens-français pour la Canadian Western Lumber

La Canadian Western Lumber décide de se tourner vers les Canadiens-Français, réputés pour avoir une grande expérience dans le travail du bois et dans le métier dur de bûcheron. Pour avoir une main d’œuvre stable et régulière, la Canadian Western Lumber décide d’avoir une communauté canadienne-française proche regroupée autour d’une église.

Théodore Théroux, ainsi que le Père William O’Boyle se chargent du recrutement des ouvriers canadiens-français et leur famille. La compagnie s’engage de fournir gratuitement le bois pour construire l’église, le presbytère et l’école. Ces trois édifices devant être exempts des taxes foncières car la compagnie garantit à ses futurs employés de conserver leur langue et la pratique de leur religion.

Les Canadiens-Français pour acheter un âcre de terrain par famille et la Canadian Western Lumber s’engage à fournir le bois pour que chaque famille puisse se construire sa propre maison.

Notre-Dame de Lourdes, première paroisse de Maillardville

Le 27 septembre 1909, un train du Canadien Pacifique quitte Montréal en direction de la gare de Fraser Mills. Sous la direction du Père Edmond Maillard, curé fondateur de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, le village prend forme.

La vie communautaire se développe rapidement. Une fanfare est formée. Des soirées de bingo sont organisées ainsi que des bazars. C’est en 1912 que la nouvelle communauté prend le nom de Maillardville, en l’honneur du Père Edmond Maillard, premier curé de la paroisse.

Maillardville VS Coquitlam; un débat politique

La communauté de Maillardville aurait pu devenir un village officiellement incorporé pour faciliter son expansion et l’épanouissement d’un village de langue française en Colombie britannique. Mais le gouvernement de Colombie-Britannique et le District de Coquitlam n’ont pas le goût d’avoir un village francophone. Maillardville demeura donc une partie de Coquitlam.

Les Canadiens-Français de Maillardville s’impliquent très activement dans leurs communauté. Un chef de police, Emery Paré, est nommé. D’autres se joignent à la brigade de pompiers, participent aux assemblées municipales et à la commission scolaire. Des organismes sociaux sont fondés, dont, le 16 mai 1917, la Congrégation des Dames de Ste-Anne.

Une fois la guerre 1914-1918 finie, la demande pour le bois baisse. Les relations de travail se détériorent. Les accidents de travail sont nombreux et le refus de faire un travail dangereux mène immédiatement au renvoi.

Le syndicat arrive à Maillardville

A partir des années 1927-28, le standard de vie baisse à Maillardville. Quatre coupures de salaire en l’espace de 20 mois ajoutées à plusieurs licenciements provoquent l’exaspération des travailleurs. Les Canadiens-français de Maillardville décident de joindre le syndicat Lumber Workers Industrial Union. Jusqu’à l’été 1931, le travail d’organisation se fait clandestinement.

Le 16 septembre 1931 les travailleurs votent la grève. Un comité de grève est formé : Harold Pritchet, un Canadien-français en est le président. Il deviendra, plus tard, le premier président du futur syndicat International Woodworkers of América (IWA).

La grève va durer trois mois et sera marquée par des altercations avec les forces policières et les grévistes. Les femmes sont même matraquées par la police. Le curé de l’époque, le Père Teck, essaie de faire retourner les ouvriers au travail. Il fait un sermon sur les dangers du communisme et la vengeance radicale et demande une prière pour la fin de la grève. Le Père Teck refusera l’absolution au confessionnal si les ouvriers grévistes ne rendent pas leur carte de membre du syndicat.

Caisse populaire de Maillardville; le centre nerveux de la communauté

La Deuxième guerre mondiale permet de redonner vie à Maillardville. Le 6 avril 1946, une demande d’incorporation pour former une Caisse populaire est signée sous le nom de Caisse Populaire de Notre-Dame de Lourdes. Ce nom sera changé quelques années plus tard pour celui de Caisse Populaire de Maillardville afin d’unir la communauté partagée entre deux paroisses. Tant sur le plan financier que communautaire, la Caisse Populaire de Maillardville est une réussite.

Depuis sa fondation, la Caisse Populaire agit comme centre nerveux de sa communauté. Elle devient même un point d’union pour la communauté divisée en deux paroisses. Après des expansions rapides et trois édifices, la Caisse Populaire de Maillardville est devenue rapidement l’une des plus importantes institutions de Maillardville.

Grève scolaire pour des écoles catholiques

En 1951, une grève scolaire s’organise par la Commission scolaire catholique des deux Paroisses de Maillardville, avec l’autorisation de Monseigneur l’Archevêque de Vancouver. Les Canadiens-français payent des taxes scolaires et foncières pour l’éducation publique laique et ils doivent se cotiser pour soutenir le financement de leurs écoles catholiques. Les Canadiens-français ne peuvent même pas utiliser les autobus scolaires de la municipalité!

Cette grève qui durera une année fait l’effet d’une bombe dans le pays d’autant plus que les grévistes sont de langue française dans cette province de langue anglaise.

Écoles église de Maillardville saisie par la municipalité de Coquitlam

En 1954, la municipalité de Coquitlam de revenir sur la promesse de 1909 d’exempter de taxes foncières l’église et les deux écoles catholiques de Maillardville. La Municipalité de Coquitlam exige les arriérés des taxes. Les écoles et l’église seront saisis en 1956 par la municipalité. Maillardville devra payer les arriérés de taxes de 1909 à 1956 pour récupérer son église. Les écoles catholiques auront gagné officiellement leur exemption. Malgré tout, l’enseignement du français ne deviendra officiel qu’en 1969.

Maillardville participe aussi à la vie communautaire de langue française sur le plan provincial. Ayant participé à la fondation de la Fédération Canadienne-Française de la Colombie-Britannique en 1945, Maillardville continue à participer au développement de cet organisme.

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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