Témoignage: un nouveau trip

Kevin | Dossier Toxicomanie

Je reviens de mon premier voyage dans le Sud. Ça été super intéressant. J’ai 23toxicomanie-drogue-2 ans. Avant de partir, je consommais 7 à 10 joints par jour. Dans le Sud, j’ai eu peur de me faire arrêter pour possession de stupéfiants. Les prisons là-bas ne sont pas comme ici. Les avocats, dans une langue étrangère, je n’ose même pas y penser. Je me suis lancé le plus grand défi que je n’ai jamais osé réaliser. Une semaine sans consommer.

J’ai tripé comme jamais. Du plaisir à toutes les fêtes et les spectacles chaque soir, la plage dans le jour pour récupérer… J’ai fait plein de rencontres. Certains qui quittaient avant moi m’ont offert du pot qu’ils s’étaient acheté. J’ai demandé de prendre la nuit pour avoir le temps de bien y réfléchir. Le lendemain matin, je leur ai dit que je n’en voulais pas. Je voulais atteindre l’objectif que je m’étais fixé. Je me suis rendu compte qu’après une semaine sans consommer, j’avais les idées plus claires, moins dans la brume.

Après cette semaine de plaisir sans consommer, je me retrouve à Montréal. Pour fêter mon retour, même si je suis seul, je m’allume un bat. Shit! Ç’a fessé comme jamais. En allant me coucher, je n’arrêtais pas de rire. Quand je consomme comme un défoncé, le pot ne me fait même plus d’effet. Mais quand je consomme occasionnellement, ça en vaut la peine.

J’ai maintenant un nouveau mode de vie. Quand je travaille, je ne consomme plus. Je ne consomme que pour le plaisir les week-ends. Je sais que les intervenants en toxicomanie, les parents, auraient aimé que je lance un message plus drastique aux autres jeunes. Je ne suis pas ici pour conter des menteries, mais partager ce que j’ai vécu dans ce voyage spécial qui a changé ma vie et mon mode de vie.

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Autres textes sur Alcool et drogues

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Asie: Traite des femmes et prostitution internationale

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Dominic Desmarais | Dossiers Prostitution et Sexualité

J’ai visité le Delta du mekong. Le Delta, réputé pour être un passage de la traite car il débouche sur le Laos, le Myanmar (Birmanie), la Thaïlande, le Cambodge, la Chine et le Vietnam, reçoit une attention plus particulière depuis peu par l’ONU et les autorités Vietnamiennes.

Je voulais sentir par moi-même le milieu, pour comprendre un peu la vie des gens du côte Vietnamien. Si le trafic se passe entre tous ces pays, le Vietnam connaît trois problèmes criants: la traite des enfants vers le Cambodge, le Laos et la Thaïlande au profit de réseaux de mendiants; la traite des femmes et filles pour les mariages forces et celle des garçons pour l’adoption vers la Chine; la traite des femmes pour le commerce sexuel vers le Cambodge.

prostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-3 J’ai pas pu sentir grand chose, la visite était, à mon grand dam, très touristique. N’empêche. Alors que je goûtais des fruits sous un chapiteau de bambou, j’ai eu droit à un petit spectacle de musique traditionnelle. Dans le groupe, une très jolie jeune femme. Qanh, 21 ans. Mon guide m’a demandé si je l’aimais. Sa question m’a fait sourire. Je lui ai répondu que je ne la connaissais pas, mais que je la trouvais fort belle. Du tac au tac, il me suggéré, sérieusement, de la marier et de l’emmener au Canada. Sans même me demander mon avis, il demande au proprio d’aller chercher Qanh pour que je lui parle… Merde, y’a rien a dire à une jeune fille timide, qui ne comprend pas un mot de ce que je dis, et qui est obligée de venir me parler. On a discuté 5 minutes, sans savoir quoi se dire. J’imagine que mon guide lui a parlé de mariage. Il n’a pas arrêté de me casser les oreilles avec ça pour le reste de la visite… Cet exemple fait partie de la traite des femmes. J’imagine qu’avoir voulu la marier, j’aurais obtenu l’assentiment de ses parents. celui de Qanh? J’ignore si cela aurait été important. Pour mon guide, c’est tout a fait naturel qu’une femme ici marie un étranger afin qu’elle aille vivre dans un autre pays ou la vie sera, pense-t-il, meilleure pour elle. Et pour sa famille, qui au lieu d’avoir une bouche à nourrir, recevra de l’argent de l’étranger, voire un billet aller-simple pour ce pays après quelques années… On comprend que les parents soient d’accord!

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Dossiers Prostitution et Sexualité

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre, au coût de 19,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Aussi disponible en anglais: LOVE in 3D

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Gouvernement: un bon père de famille?

Jean-Robert Primeau | Dossiers Toxicomanie, Alcool

Nos gouvernements sont censés protéger et promouvoir les intérêts de la population. C’est leur mission. Ils doivent sauvegarder le bien commun, le bien public. Évidemment, la confiance de la population à leur égard s’érode continuellement. Cette mission n’en est pas moins capitale. C’est sur la base de cette mission que l’État a promulgué et met en application des lois concernant des drogues dont il prohibe la consommation, la culture, etc. Beaucoup de personnes considèrent que si l’État fait cela, c’est sûrement pour notre bien puisqu’il est là pour ça! Quoi de plus normal?

Est-ce bien ce que l’État veut?

Veut-il notre bien lorsqu’il laisse s’accumuler 42 milliards (42 mille millions!!!) dedrogue-toxicomanie-3 dollars dans la caisse de l’assurance-emploi privant ainsi 58 % des personnes qui perdent leur travail de prestations pour lesquelles elles ont payé des cotisations? (voir à ce sujet l’éditorial du journal Quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean du 7 décembre 2001) La centrale syndicale canadienne, le «Congrès du travail du Canada» va plus loin en affirmant que c’est 2 personnes sur 3 qui perdent leur emploi qui sont privées de prestations! (voir La Presse du 25 mars 2002, en page A9)

«L’actuaire en chef de la caisse, Michel Bédard, estime qu’un surplus accumulé de 15 milliards de dollars dans la caisse serait suffisant pour parer aux coups durs. Le surplus accumulé de la caisse en mars 2002 a été estimé à 42,8 milliards de dollars par la vérificatrice générale, Mme Sheila Fraser». (La Presse, 25 mars 2002) Ce surplus augmente de 6 ou 7 milliards de dollars par année…

Les surplus des cotisations versées dans cette caisse sont détournés vers le fond consolidé du gouvernement, ce qui contrevient à la loi de l’assurance-emploi, qui exige que les cotisations servent pour les fins de la loi, c’est-à-dire l’administration du régime, le versement de prestations et les mesures de formation. Au lieu de cela, les travailleurs et les travailleuses ont financé, à leur détriment, une partie du surplus de 17 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour 2001, les baisses d’impôt pour les entreprises et les riches et le paiement de la dette. Ce qui est bon pour les riches serait-il le bien commun?

Qu’en est-il des OGM?

L’État veut-il notre bien lorsqu’il refuse l’étiquetage des aliments indiquant s’ils contiennent des OGM (organismes génétiquement modifiés)? Pourtant «86 % des Canadiens estiment que l’approche obligatoire est meilleure que l’approche volontaire concernant l’étiquetage des OGM». Au Québec, la proportion atteint 90 %. L’appui le moins élevé est au Manitoba et en Saskatchewan, avec 82 %. (La Presse, 21 septembre) Moins d’un mois plus tard, les libéraux, majoritaires au Parlement canadien, rejetaient un projet de loi sur l’étiquetage présenté par un de leurs propres députés, Charles Caccia. Ça doit être parce que nous ne savons pas ce qui est bon pour nous. Chrétien, lui, le sait. C’est lui le gars bien commun!

Et en santé, oui, en santé, veut-on aussi notre bien?

Tout le monde a entendu les provinces réclamer de l’argent du fédéral pour la santé. Le gouvernement fédéral a des surplus budgétaires énormes et il transfère l’argent au compte gouttes dans les provinces. Il y a bien sûr beaucoup de politique qui se fait sur le dos de ces transferts. Sachons qu’il y a cependant des effets concrets qui existent et qui n’ont rien de politique.

Parmi tous les exemples possibles, prenons le cas du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal. C’est un des quartiers les plus pauvres de Montréal. La clinique locale (équivalent d’un CLSC pour ce quartier) se voit obligée de facturer les hôpitaux qui lui réfèrent des patients rendus à domicile parce qu’elle n’a pas reçu suffisamment de fonds pour assurer ces services! La clinique refusera le transfert d’un patient à domicile si celui-ci a besoin de plus de deux visites d’infirmières par jour, en semaine, et de plus d’une visite par jour, le week-end. La clinique demandera également aux hôpitaux de garder en leurs murs les patients qui auront besoin de plus de 28 heures de services par semaine.»

Ces nouvelles règles «obligent les hôpitaux à tenir compte de notre capacité réelle d’offre de services, a indiqué la présidente du conseil d’administration de la clinique, Johanne Paquette. Et si les hôpitaux ne se conforment pas à ces nouvelles règles, la clinique leur fera parvenir une facture pour tout service qui dépasse ce qu’elle est en mesure d’offrir». (La Presse, 5 avril)

Au fil des ans, la clinique communautaire dit avoir réduit la fréquence des bains, l’entretien ménager, les soins des pieds, le gardiennage et certains programmes de prévention. «Mais là, nous sommes rendus à la limite de l’endurable, a soutenu Mme Paquette. Nous ne pouvons détourner davantage d’argent des autres secteurs. Nous ne pouvons faire un déficit parce que la loi nous en empêche. Nous ne pouvons couper davantage sans mettre en danger la santé de notre population».

Le directeur de la clinique a affirmé que, de 1996 à 2001, les revenus ont augmenté de 51 % alors que les dépenses grimpaient de 70 %. Voilà où mènent les coupures en santé. Voilà où mène le soi-disant talent du ministre des finances du Canada. C’est sûrement pour le bien des patients qui se sentent de trop dans le système de santé!

Les lois relatives aux drogues illicites

Y a-t-il des chances que le dispositif des lois antidrogues canadien n’ait pas comme but premier de protéger la population mais plutôt de protéger les intérêts de profiteurs de la prohibition ? Si on examine attentivement ces profiteurs, on peut répondre oui à la question. Eugène Oscapella, un avocat canadien, professeur à l’université d’Ottawa et bien connu pour ses positions antiprohibitionnistes, parle de «l’industrie de la lutte contre la criminalité»

Il y a d’abord les criminels eux-mêmes qui s’enrichissent effrontément sur le dos des consommateurs. Selon les sources policières elles-mêmes, les différentes mafias et gangs criminels tireraient 80 % de leurs revenus actuels de la drogue!!! Il y a aussi des bureaucrates, des agents de police, des avocats, des juges, des spécialistes de la toxicomanie, des travailleurs sociaux, des constructeurs de prison, des gardiens de prison et des employés des prisons. «La narcocriminalité et aussi les autres crimes commis pour payer le prix de la drogue sur le marché noir contribuent à l’explosion des emplois dans le système judiciaire», écrit M. Oscapella. «Combien d’avocats du gouvernement paient leur hypothèque en poursuivant des toxicomanes? Combien d’avocats de la défense paient leur hypothèque en défendant des toxicomanes? Combien de personnes dans nos sociétés supposément démocratiques gagnent leur vie sur le dos de ceux et celles qui utilisent ou qui distribuent des substances que les gouvernements ont, de manière arbitraire, décidé de vilipender?» poursuit M. Oscapella.

N’oublions pas les nombreuses banques et institutions financières de toutes sortes qui s’engraissent des profits faramineux du narcotrafic par le blanchiment de l’argent. «Les politiciens et les fonctionnaires ont aussi, trop souvent et trop volontairement, profité des retombées de ce rêve capitaliste par le biais de la corruption».

Et par dessus tout, la prohibition profite aux industries très légales des produits pharmaceutiques, de l’alcool et du tabac. D’ailleurs ces dernières sont bien placées pour payer des contributions juteuses aux partis politiques…

C’est vrai, la guerre contre les drogues est un échec. Mais beaucoup savent transformer les échecs en dollars sonnants et trébuchants. Alors, comme le veut la blague, le gouvernement veut notre bien et il le prend! Mais cela pourrait changer.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Témoignage: Profils du meurtrier

Jean-Pierre Bellemare | Dossier Chronique du prisonnier

Prison de Cowansville

profils-meurtrier-prison-prisonnier-systeme-carcéral Après avoir côtoyé autant de meurtriers pendant plusieurs années, je me suis fait une bonne idée sur ce qui les a entraînés à commettre l’irréparable. Les meurtriers que je connais ne réagissent pas de la même manière ni pour les mêmes motifs. Il est important de les différencier. Celui qui a tué pour une dette d’argent ou pour un affront ne ressemble en rien à celui qui a sauté les plombs à cause de son divorce.

Le drame passionnel

Une souffrance constante combinée à une douleur lancinante nous dirige vers le blackout (la personne ne voit plus rien). La réalité devient floue. Les alternatives semblent inexistantes. On en vient sérieusement à désirer la mort de quelqu’un. Poussé dans nos derniers retranchements, le bouchon saute, la soupape éclate. Une réponse à une accumulation incroyable de tourments et de malheurs.

L’erreur ou l’accident

Les criminels de quartier se forgent des réputations de durs et seront éventuellement mis à l’épreuve dans des circonstances inattendues. Pour ne pas perdre la face, ils commettront l’irréparable à leur grand dam. Un cas typique: croire qu’en menaçant d’une arme sa victime, l’agresseur obtiendra ce qu’il veut sans que celle-ci ne se défendent. L’imprévisible brouille les cartes. La victime se débat et réagit sans réfléchir, attaque ou crie. L’agresseur, dépassé par les événements, tire, frappe ou poignarde. Mauvais réflexe.
Le tueur n’a jamais eu l’intention de tuer. Il lui sera pratiquement impossible d’en convaincre un jury. L’utilisation d’une arme est considérée comme une admission de culpabilité. Les gars que je connais et qui ont été pris dans ces circonstances regrettent amèrement ce manque de jugement ainsi que la perte d’une vie humaine. Ils n’ont jamais souhaité la mort de l’autre. Leur maladresse dans le maniement d’une arme mêlée au stress intense qu’ils vivent pendant un vol provoque ce genre de meurtre. Ce sont des accidents impardonnables parce qu’ils auraient pu être évités.

Pour le meurtrier qui vit avec les autres détenus, admettre que ce n’était pas le but recherché re-viendrait à reconnaître son étourderie. Il tente de minimiser la gravité des événements. En prison, les autres détenus admirent avec crainte et respect ceux qui ont déjà tué.

Le tueur à gages

Le meurtre étant réservé à une élite de confiance, les erreurs probables sont inadmissibles. Elles entraînent des sentences à perpétuité ou purement l’élimination du tueur, ce qui justifie une méticulosité presque paranoïaque dans ce milieu. Ceux qui travaillent pour les organisations criminelles doivent passer différentes épreuves avant d’être engagés comme tueur. Celui qui a le désir d’accéder à un rang supérieur devra participer automatiquement à des actes répréhensibles.
En vingt ans, j’en ai connu trois ou quatre au maximum. Si je me fie à ce qu’on me raconte, il devrait y en avoir au minimum une centaine. Au pénitencier, le mensonge est une chose commune. Les véritables professionnels n’attirent pas l’attention et sont d’une discrétion totale. Ils ne cherchent pas la renommée. C’est considéré comme un vilain défaut par ceux qui octroient les contrats. Les hommes avec qui j’ai pu échanger ont renversé plusieurs de mes propres croyances. La plupart du temps, les gens qu’ils doivent exécuter ne sont pas des enfants de chœur.

On donne systématiquement tort à celui qui mange une correction en prison. Pourtant, les meilleurs batailleurs n’ont pas nécessairement raison. C’est souvent à tort que nous pensons ainsi. Pour les exécutants, peu importe qui a raison ou tort, c’est celui qui paie qui décide, point final.

Certains criminels auraient fait d’excellents soldats car ils ont cette rare capacité d’obéir froidement aux ordres donnés, sans questionner l’autorité. Ils n’ont pas choisi le bon groupe.

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Autres textes de Jean-Pierre Bellemare

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Centre de remise en forme

Claire Harvey | Dossier Protection du consommateur

Vous êtes souvent à bout de souffle? Vous avez pris quelques kilos que vous aimeriez faire fondre? Le moment est venu de vous abonner à un centre de conditionnement physique, histoire de vous mettre en forme. Voici ce que vous devez savoir sur l’entente que vous conclurez avec l’entreprise.

Le permis

Les centres de conditionnement physique doivent détenir un permis de l’Office de la protection du consommateur (OPC). Ce permis signifie que le commerçant a versé un cautionnement de 15 000 $ pouvant servir à dédommager le consommateur si jamais il ferme ses portes. Pour vérifier si le commerçant possède un tel permis, adressez-vous à l’OPC, au 1 888 672-2556.

Le contrat

Les centres de conditionnement physique doivent vous faire signer un contrat écrit qui ne peut contenir de clauses de renouvellement automatique, et dont la durée ne peut excéder un an. Ce contrat doit obligatoirement contenir le nom et l’adresse du commerçant, le lieu et la date de la signature du contrat, une description des services que le centre s’engage à donner, la date à partir de laquelle le centre offre ses services, la durée du contrat, la somme totale à débourser ainsi que les modalités de paiement. En outre, ce contrat doit comporter un formulaire de résiliation.

Le paiement

Les centres de conditionnement physique ne peuvent percevoir des frais d’inscription ou un paiement avant de commencer à vous offrir ses services. En outre, il n’a pas le droit d’exiger le paiement en moins de deux versements égaux, sauf si le coût des services n’est pas plus élevé que 100$.

La résiliation

Vous souhaitez résilier votre contrat? Si vous n’avez pas encore commencé à obtenir des services, le commerçant doit vous rembourser sans frais ni pénalité. Vous avez obtenu des services? Vous pouvez alors résilier le contrat dans un délai correspondant à 1/10 de la durée du contrat. Dans ce cas, le commerçant peut vous demander de payer des frais correspondant à 1/10 du coût total des services. Par exemple, si vous avez signé un contrat pour faire du conditionnement physique pendant 10 mois, au coût total de 300 $, vous pouvez résilier votre contrat durant le premier mois, et le commerçant ne pourra vous réclamer des frais plus élevés que 30 $.

Pour résilier votre contrat, faites parvenir au commerçant le formulaire de résiliation, obligatoirement joint au contrat. Si vous ne l’avez pas reçu, vous pouvez envoyer au commerçant un avis écrit. Dans un cas comme dans l’autre, il est préférable de procéder par courrier recommandé.

Renouveler un contrat

Avant l’expiration du contrat, le commerçant peut vous faire parvenir un avis écrit où il vous offre de vous réabonner pour les mêmes services et indique la durée, le coût total et les modalités de paiement du nouveau contrat. Toujours avant l’expiration du contrat, il vous suffit d’aviser par écrit le commerçant que vous acceptez son offre et le contrat sera renouvelé.

Cependant, cette procédure n’est pas permise si vous devez payer davantage pour les services que dans le contrat initial. En effet, la somme à payer ne doit pas être plus élevée que celle prévue dans le contrat initial, si la durée du nouveau contrat est égale ou supérieure au contrat initial. Si le contrat de renouvellement dure moins longtemps que le contrat initial, la somme à payer doit alors être proportionnelle ou moins élevée. Par exemple, pour un contrat initial d’une durée de 12 mois au coût de 500$, le nouveau contrat d’une durée de 12 mois devra être de 500$ ou moins, et le coût du nouveau contrat pour une période de 6 mois devra être de 250$ ou moins. Comme les consommateurs abandonnent souvent leur programme d’exercice après quelques mois, il est recommandé de conclure un contrat de courte durée.

Enfin, notez que les établissements publics (cégeps, commissions scolaires, municipalités, etc.) ne sont pas obligés d’appliquer ces dispositions de la Loi sur la protection du consommateur.

Autres textes sur la Protection du consommateur

Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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"Terre Promise" fait parler

Le film Terre Promise fait parler

Joseph Elfassi | Dossiers Prostitution, Sexualité

Le film « Terre Promise », de Amos Gitai, a été présenté à la Salle de Cinéma de Tonnerre lors d’une soirée cinéma-discussion animée par Christine Burtin Lauthe, le jeudi 25 mars. Après la diffusion du long métrage israélien, une discussion ouverte a eu lieu au sein du cinéma de Tonnerre.

Le film montrait, de manière minimaliste, sobre et agressive, le parcours violent de femmes de l’Europe de l’Est qui deviennent marchandise dans les mains de différents proxénètes au Moyen-Orient. Filmé avec un style « caméra à l’épaule », l’œuvre arrive très rapidement à interpeller le spectateur, qui ne peut rien pour ce groupe de femmes, vendues à différents proxénètes selon leur qualités physiques au milieu du désert, lavées à l’arrosoir, battues, et traitées « comme des tableaux, des sculptures, des objets », comme le raconte Diana Bespechi, une des femmes que l’on transforme en prostituée, contre son gré.

Participaient à la discussion Catherine Hugonet et Halina Creusaton, de la Délégation Régionale et Départementale aux Droits des Femmes et à l’égalité de Bourgogne et de l’Yonne, Aurélie Blaise, de la Mission Locale Rurale du Tonnerrois et de l’Avallonais, l’adjudant chef Michel Passarotto, de la plateforme judiciaire de l’Yonne, ainsi que l’invitée Malka Marcovich, Directrice pour l’Europe de la coalition contre la traite des femmes.

« Le film est très fort, c’est un beau film, cinématographiquement parlant », affirme Malka Marcovich. « Cela nous montre bien que la prostitution est un sujet qui dépasse toutes les frontières. » La directrice du CATW met cependant un bémol sur la nature du film. « C’est la vision la plus extrême du phénomène. En réalité, ce n’est pas vraiment un monde à part. Le client, c’est notre mari, notre père, nos fils, » précise-t-elle, en réaction à la malveillance et au sadisme assez évidents des clients et proxénètes des nouvelles prostituées.

L’adjudant chef Michel Passarotto va dans le même sens que Mme Marcovich. Au niveau départemental, les gendarmes vivent cette réalité de manière plus ponctuelle, et « on ressent les contraintes de ces filles, le souffrances. Le film décrit bien leur trajet, parce que c’est comme ça qu’elles arrivent chez nous, en France.» L’adjudant chef explique que les prostituées que l’on retrouve dans ce département viennent le plus souvent de la Bulgarie, de l’Estonie, du Congo et d’autres pays africains, et que leur parcours peut être similaire à celui des femmes dans « Terre Promise » d’Amos Gitai.

Aurélie Blaise tente aussi de rappeler que si certaines prostituées sont effectivement des étrangères, il n’est pas nécessairement vrai que « nulle n’est prostituée dans son village », précisant que dans son expérience, de nombreuses femmes, pour arrondir leurs fins de mois, ou pour pouvoir se procurer de l’héroïne, ou pour simplement mettre de la nourriture dans la bouche de leurs enfants, se livrent à la prostitution, et ce, même si elles sont originaires de Bourgogne.

« Terre Promise », 2004, 88 minutes, une production de Agav Hakafot, est réalisé par Amos Gitai, , mettant en vedette Rosamund Pike, Diana Bespechi, et Amos Lavi.

Autres textes sur la ProstitutionSexualité.

Autres textes sur le Graffiti

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show_imageQuand un homme accouche

Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow en Arizona

Après nous avoir présenté les Français, maintenant les Américains!

Raymond Viger | Dossier Jean-Benoît Nadeau

jean-benoît-nadeau-julie-barlow-journaliste-auteur-conferencier Toute la famille Barlow-Nadeau a quitté le Québec le 6 janvier dernier… pour l’Arizona. Julie Barlow ayant reçu une bourse d’étude Fulbright. Date de retour prévu pour le mois de juin.

Pour ceux qui s’ennuyaient de Jean-Benoît Nadeau, Internet nous le ramène avec un nouveau projet. Jean-Benoît Nadeau tient maintenant une chronique hebdomadaire sur MSN pour nous présenter les Américains. Après avoir publié des livres tels que Pas si fou ces Français et Les Français aussi ont un accent, nous aurons peut-être le privilège de découvrir le côté caché des Américains.

Avec l’arrivée du printemps, le pire est encore à faire pour Jean-Benoît Nadeau et sa famille avec un thermomètre qui risque d’avoir des pointes à 50 degrés!

La première chronique de Jean-Benoît Nadeau est intimiste sur son nouvel environnement. La prochaine traitera de race et recensement. Des sujets sociaux qui devraient nous intéresser et nous présenter les Américains sous un nouveau jour.

Pour prendre des nouvelles de Jean-Benoît Nadeau, de sa famille et des Américains, sa nouvelle chronique intitulée Quelque part à l’ouest du Pecos est maintenant en ligne.

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L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Troll qui commente votre blog ?

guide-referencer-blog-referencement-naturel-livre Maintenant disponible, le livre Référencer son blogue, un mot à la fois. Un livre sur l’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé.

Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

Le guide est accessible à tous et facile d’utilisation. Il est une bonne référence autant pour la personne qui veut débuter un blogue que celle qui travaille pour un média et qui veut augmenter son trafic et son rendement.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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