Écoles pour décrocheurs

Entre la rue et l’école

Annie Mathieu | Dossiers Décrochage, Éducation

entre-la-rue-et-l-ecole-education-decrochage-scolaire Entre la rue et l’école n’a rien d’un établissement scolaire conventionnel. Situé à Anjou, la coquette maison blanche accueille, depuis une vingtaine d’années, des jeunes de 12 à 17 ans qui sont en raccrochage ou sur le bord de décrocher. L’organisme ne pourrait pas mieux porter son nom.

Dès 9 heures, les premiers décrocheurs –ou futurs décrocheurs– font leur entrée. Il n’y a pas foule, le problème de ces jeunes est bien souvent la motivation ou le manque de discipline qui rend le lever du corps pénible. On est loin du son de cloche strident des écoles publiques. Café brûlant à la cuisine, murs aux couleurs chaleureuses et bureaux aménagés dans un ancien salon, l’ambiance évoque des souvenirs d’enfance, d’une maison familiale où l’on se sent bien. Les jeunes sont omniprésents, l’un fume dehors, l’autre est assis sagement devant ses cahiers d’exercice. «On a une atmosphère familiale et chaleureuse», explique Dominique Poulin, directrice de l’organisme depuis plus de 3 ans. Lors du dernier déménagement, c’est elle, ainsi que d’autres membres du comité d’administration, qui ont insisté pour trouver un lieu personnalisé. «Le respect est aussi très important pour nous», ajoute-t-elle.entre-la-rue-et-l-ecole-decrochage-education-alternative Le matin, des bénévoles offrent de l’aide aux devoirs pour les adolescents qui veulent garder un pied dans le système scolaire et souhaitent raccrocher dans un avenir prochain. L’après-midi, différents types d’ateliers sont offerts. Par exemple, des conseils en matière de cv et d’entrevue à ceux qui souhaitent se lancer sur le marché du travail. Un moyen de les intéresser à ce qui se passe à l’extérieur tout en incorporant quelques notions techniques et d’apprentissage. « On leur donne des outils pour s’orienter professionnellement et les aider dans leur recherche d’emploi», explique Marc Griffiths, l’un des deux intervenants jeunesse de l’organisme. Ce dernier doit interrompre son explication, une urgence met fin à l’entretien. Un jeune, laissé à la porte de l’organisme par ses parents, s’est enfui avant d’en franchir le seuil. Du déjà vu pour les intervenants d’Entre la rue et l’école. L’organisme est reconnu par le ministère de l’Éducation comme un établissement scolaire. Un jeune est obligé de fréquenter ce type d’organisme s’il souhaite décrocher sans avoir l’âge requis de 16 ans pour le faire officiellement. La relation de proximité entre les jeunes et les intervenants, la clef du succès de l’organisme, permet le «cas par cas», selon Dominique Poulin. «L’idéal pour une intervention efficace», croit Kim De Baene, responsable des communications du Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage scolaire (ROCQLD) dont Entre la rue et l’école est membre. Elle soutient qu’un ratio minimal –idéalement un intervenant, un élève– ainsi qu’un suivi psychosocial et un accompagnement personnalisé sont des éléments favorisant la réussite d’une intervention auprès d’un jeune à risque. «L’important est d’assurer le suivi d’un jeune par un adulte en qui il a confiance. Il doit sentir qu’on l’on se préoccupe de lui et de son cheminement», explique Égide Royer, professeur en éducation à l’Université Laval et chercheur au Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES).Un objectif atteint par le personnel de l’organisme. Calculs, grammaire et cahiers scolaires font place à une franche camaraderie le temps de la pause dîner. Assis autour de la table de la cuisine, impossible de dissocier les jeunes des intervenants.

Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage scolaire (ROCQLD)

Né en 2003, le ROCQLD favorise les échanges entre les organismes qui travaillent sur la problématique du décrochage scolaire, assure leur représentation auprès des diverses instances publiques et communautaires et les soutient dans la consolidation et le développement de leurs activités. Le Regroupement compte 34 membres à travers le Québec. Dans la province, il existe, selon Kim De Baene, responsable des communications du Regroupement, environ 200 organismes communautaires qui luttent contre le décrochage scolaire. Une partie de ces organismes sont financés par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du gouvernement du Québec via son programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation (PACTE). D’autres sont financés par différents ministères, de la Famille et des Services sociaux entre autres, ainsi que des fondations et organismes tel que Centraide. Depuis ses 15 ans d’existence, la clientèle qui fréquente Entre la rue et l’école ne diminue pas. «Aux premiers mois du printemps, les élèves s’aperçoivent qu’ils sont en situation d’échec et qu’il ne vaut pas la peine de continuer», explique Mme Poulin. Près de 100 jeunes fréquentent annuellement l’organisme sur une période pouvant s’étirer de quelques semaines à une année. «Le trois quart des jeunes raccrochent» affirme humblement la directrice. Réaliste, elle admet toutefois que cela ne signifie pas nécessairement qu’ils ne redécrocheront pas.

Statistiques sur le décrochage

Les données pour 2007 du ministère de l’Éducation indiquent que le taux d’obtention d’un diplôme du secondaire, tant chez les jeunes que chez les adultes, est de 70,2% pour 2005-06. Le gouvernement comptabilise tous ceux qui obtiennent un diplôme d’études secondaires avant l’âge de 20 ans. Si on considère uniquement les jeunes qui obtiennent un diplôme avant l’âge de 17 ans –soit l’âge moyen pour terminer ses études secondaires– ce taux baisse à environ 60%, souligne Égide Royer, professeur en éducation à l’Université Laval et chercheur au Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES).En 2005-2006, au Québec, 40% des jeunes n’ont pas obtenu leur diplôme d’études secondaires dans un délai ordinaire, soit avant l’âge de 17 ans. Et 29,8% d’entre eux ne l’ont pas obtenu avant l’âge de 20 ans.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Schizophrénie et maniaco-dépression

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Quand ton cerveau t’emprisonne

Tous les midis, Jan s’installe avec ses collègues de travail pour partager son repas. La pause permise est d’une heure mais il ne reste jamais plus de 10 minutes. Calmement, il quitte la table pour passer au dessert : une cigarette qu’il fume seul, à l’extérieur.

Annie Mathieu | Dossiers Santé mentale, Santé

schizophrenie-maniaco-depression-sante-mentale Âgé de 37 ans, Jan apparaît timide, voire un peu renfermé. Quand on le côtoie régulièrement, on se dit qu’il est tout simplement solitaire. Le diagnostic des psychiatres est plus tranché: il est schizophrène et maniacodépressif. Il tient à discuter chez lui, dans son appartement de la Petite Italie à Montréal. Une fois la porte de son 4 et demi franchie, son univers s’ouvre, comme s’il lui était plus facile, entre ses quatre murs, de tenter d’expliquer l’inexplicable: les caprices d’un cerveau qui ne roule pas comme celui de tout le monde.

Santé mentale, des signes peu visibles

Il ne ménage pas les détails, prêt à démystifier la maladie avec laquelle il cohabite depuis 19 ans. Les préjugés, le manque d’infrastructures dans les hôpitaux et l’image véhiculée dans les médias l’agacent. Chez Jan (nom fictif), les signes sont peu visibles, si ce n’est, comme il l’affirme moqueur, qu’il ne socialise pas à la vitesse de l’éclair. Il tremble aussi un peu des mains, effet secondaire d’un des six médicaments qu’il doit prendre quotidiennement. On est loin du malade mental qu’on imagine et pourtant le cas de Jan est grave. «Je suis diagnostiqué schizo-affectif», affirme-t-il sur le ton de celui qui annonce qu’il a attrapé un rhume. L’effet est voulu. «Pour beaucoup de gens, cette étiquette est honteuse. Ils n’ont pas réalisé que cette maladie en est une comme les autres, comme le diabète. Un point c’est tout.»

Schizophrène et maniaco-dépressif

schizophrene-maniaco-depressif-sante-mentale-desinstitutionalisation «Je suis schizophrène et bipolaire», élabore-t-il. Patiemment, il poursuit son explication : «Il existe plus de 250 variantes de la schizophrénie selon le Diagnostic and Statistical Manual (DSM)», le livre de référence pour les troubles mentaux. Il précise : «Mon cas est très grave». Surtout que sa maladie est jumelée avec des troubles bipolaires, ou maniacodépressifs, d’après l’ancienne terminologie. Les schizophrènes sont généralement isolés et vivent des périodes hors de la réalité, qui à leur apogée, sont appelées psychoses. La solitude extrême est aussi un mal commun chez les schizophrènes. Deux chats adorables, Pouêt et Rigatoni, comblent une partie de la solitude de Jan. Mais les félins ne sortent pas au cinéma ni ne partagent sa vie comme une amoureuse. «Physiquement, il y a aussi des différences, poursuit Jan. Par exemple, mes yeux ont parfois un comportement anarchique. Je ressens aussi moins les différences de température. C’est pourquoi il y a beaucoup d’itinérants malades qui semblent bien supporter le froid», explique-t-il.

Désinstitutionalisation et santé mentale

Parenthèse qui le laisse sceptique quant à la désinstitutionalisation des gens atteints de maladie mentale. «Beaucoup se sont retrouvés dans la rue. Ils n’avaient pas, comme moi, de famille pour les soutenir. Ces derniers ne prennent pas la médication requise, ce qui les rend instables. Ceci ne contribue évidemment pas à enrayer les tabous vis-à-vis ces maladies», explique-t-il. Quant à la bipolarité, cette maladie est caractérisée par des sautes d’humeur, de longues périodes de «down», de déprimes intenses suivies de longues périodes de «high» où on se sent invincible. «On peut même penser avoir énormément d’argent et dépenser de grosses sommes au-dessus de nos moyens réels», illustre-t-il. Pour Jan, tout a commencé à l’âge de 17 ans. Une grève étudiante au cégep l’oblige à rattraper le retard accumulé. Le stress monte pour le jeune homme qui étudie en sciences pures. Plutôt que sur les bancs d’école, il termine sa session dans un lit d’hôpital. Il y restera six mois, le temps de se remettre de sa première psychose majeure. «J’ai pété un câble, explique calmement Jan. Je croyais avoir des pouvoirs paranormaux…Quand je marchais à l’extérieur de l’hôpital, je pensais que j’étais radioactif!», se rappelle-t-il, entre deux bouffées de cigarette. Mentalement, l’expérience est épuisante, comme si le cerveau venait de courir un très long marathon. «En sortant de l’hôpital, je n’étais même pas capable de me faire cuire un œuf », poursuit-il. Il est maintenant contraint à prendre quotidiennement des médicaments pour stabiliser son état. «Tu vois ton avenir qui passe tout droit devant toi», explique-t-il, toujours impassible. « Les psychiatres ne te le disent pas directement mais te font comprendre que tu pourras pas faire n’importe quel métier», se rappelle-t-il. L’université est exclue. C’est cette nouvelle réalité qui est la pilule la plus dure à avaler.

Vivre comme tout le monde

Au salon, son diplôme de technicien en informatique sert de décoration sur des murs peu garnis. Il a fallu 8 ans à Jan pour terminer sa scolarité; son rythme de croisière a été ralenti par 4 hospitalisations, 2 psychoses et 3 cours par session. Ses professeurs n’ont jamais été mis au courant et Jan n’aura eu droit à aucun service spécialisé : la maladie mentale n’est pas considérée comme un handicap au même titre que la cécité. Son diplôme, il en est fier. Il fait partie des 40% de gens atteints de maladie mentale qui ont la capacité de travailler. Pourtant, il n’exerce pas un métier au mieux de ses compétences et de ses capacités intellectuelles. Sa technique en informatique n’est d’aucune utilité dans l’exécution de ses tâches quotidiennes. «L’informatique, ce n’était pas pour moi», explique-t-il, résigné à n’être bon qu’en théorie. Son travail actuel –il est commis de bureau– est routinier et exempt de tout stress. Cela lui convient mieux et correspond aux limites qu’il a appris à se fixer. Difficile de croire en discutant avec Jan qu’il éprouve des problèmes qui l’empêchent de fonctionner normalement. Il explique avoir du mal à garder son appartement en ordre. Une femme de ménage payée en partie par le gouvernement l’aide à le garder propre. Après hésitations, il tente une explication peu convaincante : «Si tu es mélangé dans ta tête, c’est dur de faire du ménage.» Puis, voyant la réaction de son interlocuteur, il réessaie : «N’oublie pas que c’est le cerveau qui est affecté». L’argument est de taille, à la hauteur d’un homme qui a consacré beaucoup d’énergie à apprivoiser son handicap.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Impasses d’un prisonnier

Le mur invisible

À force de se planter face à un mur on finit naturellement par se décourager et abandonner.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville | Dossiers Prison, Criminalité, Développement personnel

développement personnel cherminement croissance personnelle La persistance à l’effort pour atteindre un but exige parfois un peu trop de nous ou, qui sait, nous n’arrivons plus à trouver cette énergie, ce courage nécessaire pour finaliser un parcours engagé. La question est de savoir: avions-nous raison d’abandonner ou au contraire tort d’avoir lâché prise trop tôt?

Étendu confortablement sur mon lit, j’écoutais attentivement la description d’une expérience réalisée à l‘intérieur d’une piscine. Le bassin était divisé en deux parties égales avec une vitre transparente, créant un mur invisible. D’un coté,  des soles et du bar (poisson commun) y furent déversés. On répéta le même geste dans la seconde moitié, cette fois avec leurs prédateurs naturels; des barracudas. Les bars et les soles se réfugièrent aussitôt dans un coin sans bouger, paralysés par la peur d’être dévorés. Les barracudas se fracassèrent le nez à de multiples reprises sur la vitre divisant le bassin.

Cela dura un certain temps. Puis, les poisson les plus téméraires reprirent confiance graduellement et sortirent de leur coin. Les barracudas avec le nez légèrement aplati et endolori finirent par se convaincre que cette nourriture apparemment accessible ne l’était plus…ils abandonnèrent. Le temps passa encore un peu puis ceux qui avaient mit en place la vitre qui divisait la piscine la retirèrent. Ce qui se produisit me renversa. Aucun des poissons ne traversa sa moitié respective. Chacun croyant à tort que les expériences passées décidaient définitivement du reste de leur vie à venir. Le chemin semblait déjà tout tracé.

Existerait-il une moitié de notre vie que nous n’avons jamais explorée ou découverte par cause d’un abandon trop rapide? La réponse est lourde de signification. Pour ma part, combien de fois ai-je hésité, reculé ou simplement rien fait parce que j’avais la certitude de me river le nez sur un mur invisible. Une palissade construite de désappointements, de rejets, d’échecs cimentés avec douleur et souffrance.

Constatant la manière de réagir des poisson face à un obstacle qui n’existait plus, je me suis revu devant tous ces carrefours de ma vie que j’avais transformés en impasses. Certaines expériences difficiles de mon passé m’ayant convaincu de ne plus réessayer, je réagissais exactement comme ces poissons devant ce mur…qui n’existait plus.

Autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Autres textes sur le Développement personnel

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

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Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

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Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.   

Les leçons à tirer des préjugés

Comment devenir meilleur

Les préjugés proviennent toujours d’une paresse cérébrale.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville | Dossiers Prison, Criminalité, Développement personnel

croissance personnelle développement personnel cherminement Afin de nous éviter de sombrer dans l’abrutissement, nous devons absolument remettre en question notre dédain naturel face à ceux qui nous exaspèrent. Quelles que soient soit les circonstances, nous avons à coup sûr un potentiel à développer. Plus difficile est l’évènement, plus grande est la leçon à tirer. Sans quoi, nous devenons semblables à ceux que nous considérons comme idiots. Ce qui entraîne des efforts dans notre perception devrait être perçu comme symptomatique d’un malaise.

Notre cerveau aime conclure rapidement sur des expériences ou des sujets qui blessent ou confrontent. Nous n’avons pas d’effort à faire. Nous creuser les méninges pour comprendre une personne qui nous irrite semble relever du sado-maso. Pourtant, c’est une occasion d’augmenter notre réceptivité. L’effort de comprendre l’autre ou l’évènement développe une habileté, pourquoi s’en passer? La chance d’ouvrir un nouveau pan de notre compréhension est bénéfique à tout point de vue.

Pour la plupart d’entre nous, la guerre nous semble incompréhensible, seuls des abrutis peuvent prendre une décision semblable. Pourtant, comment agissons-nous lorsque nous sommes contrariés, lorsqu’une situation nous irrite au plus haut point? Nous déclenchons une guerre à notre échelle. Je suis convaincu que personne d’entre nous ne se catégorise comme abruti.

Le cerveau étant un muscle, il nécessite de l’exercice quotidiennement, sinon il s’atrophie. Pour lui, la compréhension d’un système ou d’une mécanique demande un effort de remise en question. S’il est en forme, cela s’effectuera sans heurts, sinon la pente de la facilité trouvera grâce à nos yeux. Nos limites sont le meilleur indicateur de progrès qu’il nous reste à faire.

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P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

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Louise Gagné, bénévole de l’année

Prix de l’Association des médias écrits communautaires

Le bénévolat de Louise Gagné

Préparé en cachette, la remise des prix du bénévole de l’année.

Valérie R. Carbonneau | Dossiers Bénévolat, Communautaire

«Es-tu libre le 1er mai? J’aimerais que tu viennes souper avec nous», demandait Raymond Viger à Louise Gagné, vers la fin avril. Ce qu’elle ignorait c’est qu’on avait déposé sa candidature à titre de bénévole de l’année pour un média communautaire, dans le cadre du congrès annuel de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).

Surprise qu’on ait pensé à elle, elle remportait l’honneur quelques jours plus tard, dans un hôtel d’Orford. Ses premiers engagements bénévoles remontent certes à loin. De cheftaine chez les Guides à membre du chœur Montjoie, d’hier à aujourd’hui, les exemples sont nombreux et notables.

Génération action

Issue d’une génération qui descendait manifester dans la rue, Louise Gagné n’a pas assez de doigts pour compter les causes qu’elle a défendues. «C’était la Révolution tranquille. La première fois qu’une génération de jeunes était plus instruite que leurs parents», souligne-t-elle. La mise sur pied de l’Union générale des étudiants (UGEQ), les manifs pour les prêts et bourses ou contre la guerre au Vietnam… «On expérimentait tout ça, ce n’était pas théorique! L’implication d’une personne dans la société s’inscrit dans l’histoire.» Une heure d’entrevue ne lui suffit pas pour raconter la sienne de long en large…

Pionnière parmi une centaine de jeunes membres de Bureau de concertation Jeunesse, elle a ainsi participé à l’élaboration d’un programme jeunesse avant la loi de 1975 qui allait reconnaître, pour la première fois, l’existence des droits des mineurs. À la même époque, elle était très impliquée au pavillon Jeunesse d’Expo 67. «J’étais consciente de faire partie de ce phénomène nouveau de la participation des jeunes à la société…»

Un parcours riche, chargé de détours

Sociologue de formation, Louise Gagné avait auparavant tenté sa chance en sciences mais en vain. «On était en 1963», se souvient-elle comme si c’était hier. On lui a refusé l’accès au département de mathématiques «parce qu’elle était une fille». Stupéfaite, elle a demandé au doyen de la faculté et au directeur du département: «Que dois-je faire?… Habille-toi comme un garçon», lui a-t-on répondu.

Pendant plus de 30 ans, elle s’est surtout portée à la défense des droits humains. Notamment auprès des jeunes, des femmes et des réfugiés. Elle a travaillé avec Jacques Couture, important ministre de l’Immigration après avoir été animateur social dans le quartier de Saint-Henri (Montréal) et à Madagascar. Dernièrement, elle briguait les suffrages comme conseillère dans Joseph-Beaubien, un district d’Outremont, dans l’équipe de Louise Harel de Vision Montréal.

Après avoir participé tout au long de ses années de militance à la création d’une trentaine d’organismes communautaires dont certains ont même rayonné à l’international, Louise Gagné a finalement adopté le Journal de la Rue.

«Vers 1992, alors que Raymond Viger et son collègue publiaient le Journal de la Rue avec une dizaine de jeunes, j’ai tout de suite été très sensible à cette idée de présenter le point de vue jeune.» Ainsi, elle a vu le magazine passer de 5000 à 10 000 abonnés, pour atteindre jusqu’à 85 000 abonnés et près de 500 000 lecteurs ici et à l’étranger.

Depuis 1994, elle a été tour à tour administratrice, conseillère, présidente de l’organisme et membre du comité de lecture de Reflet de Société. «La revue stimule l’économie locale à Montréal et dans les autres régions. Les sujets qu’on traite en témoignent.» Elle s’y associe aussi parce qu’on parle de phénomènes sociaux du point de vue des jeunes. «Plusieurs thèmes donnent rarement une réflexion aussi profonde dans les médias», admet celle qui dit se sentir à l’aise parmi les gens engagés au sein de l’organisme.

Au cours des dernières décennies, Louise Gagné travaillait au sein de la fonction publique. «Dans un ministère, il y a des postes que je n’ai jamais obtenus puisqu’on m’identifiait au communautaire», précise-t-elle. Sa fierté est d’avoir toujours défendu l’intérêt de la population.

«Je travaille pour le monde et le meilleur endroit pour le faire, c’est dans le communautaire…» Le message qu’elle veut léguer: «continuer à faire reconnaître l’expertise de la société civile pour un meilleur équilibre entre les jeunes et les moins jeunes, entre les experts et ceux qui vivent les problèmes.»

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Témoignage sur l’implication bénévole

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Regard sur des gens de cœur. Documentaire sur l’implication bénévole. Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie… Briser son isolement et celui d’autrui.. Découvrir de nouveaux amis… Prendre part à la vie sociale et de quartier… Une source de contact et d’échange… L’acquisition de nouvelles connaissances… Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître…. S’impliquer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 26,50$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Cybercap et le multimédia

CyberCap fête ses 10 ans

Carburer aux multimédias

Comment garder les jeunes à l’école? Comment intéresser un jeune finir ses études?

Frédéric Lacroix-Ccybercap-multimedia-education-jeune-decrocheurouture | Dossiers Éducation, Communautaire, DécrochageInternet

Les intervenants scolaires cherchent souvent des solutions pour garder les jeunes sur les bancs de l’école. Pourtant, il ne faut pas chercher bien loin. En 2000, quelques personnes issues des domaines communautaire et social ont vu dans le multimédia une approche intéressante.

CyberCap s’est donné, il y a 10 ans, le mandat d’améliorer la situation des jeunes en difficulté au niveau personnel, social et professionnel grâce aux nouvelles technologies de l’information. «La jeunesse carbure à la technologie», affirme Christian Grégoire, directeur général de l’organisme.

Louis Chussereault et Benoît Gélinas-Marché, mordus de multimédia, peuvent témoigner de l’apport de leur séjour chez CyberCap. Tous les deux travaillent maintenant pour l’organisme à but non-lucratif. «La formation ici m’a donné la chance de travailler avec des clients et sur des contrats», explique Louis qui n’a pas pu obtenir son diplôme d’études secondaires puisqu’il a échoué son cours de français de secondaire 5.

Ancien travailleur autonome et déclaré inapte à travailler à cause d’un problème de santé durant quelques années, de nouvelles possibilités se sont offertes à Benoît. À la fin de sa formation de 10 mois, il a œuvré à TQS et comme pigiste. «Ça m’a ouvert beaucoup d’horizons.»

Les deux jeunes hommes ont aimé l’interaction entre les gens et le travail d’équipe. Ils ont expérimenté différents volets du multimédia comme le Web, l’animation et la vidéo.

Éviter le décrochage

Christian Grégoire précise toutefois que CyberCap n’est pas une école ou une institution académique. L’organisme montréalais travaille selon deux axes d’intervention : l’intégration socioprofessionnelle et la prévention du décrochage scolaire. Elle veut servir de tremplin vers le marché de l’emploi mais, d’abord et avant tout, maintenir l’intérêt des jeunes pour l’école.

«Prenons l’analogie des feux de circulation. Quand un jeune fonctionne bien la lumière est verte. Quand le feu devient jaune, ça signifie qu’il éprouve des difficultés. Le feu rouge est synonyme de décrochage. Notre but est d’aller chercher les jeunes avant que la lumière devienne rouge.»

Résultats positifs

Le directeur général trace un bilan des 10 dernières années qui ont été  très intéressantes. «Les efforts ont été plus que positifs. Chaque jeune qui retourne à l’école ou sur le marché du travail est une victoire.»

Un des projets de CyberCap a un taux d’intégration de 70 %, estime M. Grégoire. Cette formation est destinée à des personnes âgées entre 18 et 30 ans, sans emploi ou n’ayant pas complété leurs études secondaires. Pendant quelques mois, ils acquièrent des connaissances en production multimédia tout en développant différentes capacités comme la communication et le sens des responsabilités. 400 jeunes ont participé à ce projet depuis sa mise sur pied en 2000.

Récemment, une nouvelle initiative a pris son envol. Ce projet a pour but d’encourager la persévérance scolaire par des activités de sensibilisation et des ateliers d’exploration, notamment.

Les technologies occuperont toujours une place importante dans l’avenir. On peut s’imaginer que l’idée et la mission de CyberCap se poursuivront encore pour un autre 10 ans. Pour informations: www.cybercap.qc.ca

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L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Troll qui commente votre blog ?

guide-referencer-blog-referencement-naturel-livreMaintenant disponible, le livre Référencer son blogue, un mot à la fois. Un livre sur l’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé.

Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

Le guide est accessible à tous et facile d’utilisation. Il est une bonne référence autant pour la personne qui veut débuter un blogue que celle qui travaille pour un média et qui veut augmenter son trafic et son rendement.

Pour commander le livre, par Internet aux Éditions TNT, par téléphone au (514) 256-9000 au coût de 9,95$ ou encore pour les dates des prochaines formations.

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Spectacle breakdance, danses urbaines et danse hiphop 2013

Une gigantesque piste de danse urbaine

Raymond Viger | Dossiers Breakdance, Hip-hop

Spectacle breakdance aHÉROSolPour le spectacle de levée de fonds aHÉROSol servant à soutenir l’intervention du Café-Graffiti auprès des jeunes, samedi dernier, le skatepark a été transformé en une gigantesque piste de danse urbaine.

Près de 100 artistes urbains et techniciens de scène ont fait vibrer le skatepark sous des rythmes urbains.

La chorégraphe Cindy GoldyLocks

Les breakdancers, sous la direction de Cindy GoldyLocks ont fait sensation. Le cascadeur de Fast Motion et rollerblader Stéphane Julien nous a introduit son protégé Alexis et ils ont performé avec Steve.

breakdance-event-breaker-show-break-spectacle-breakdancing Un spectacle magique et féérique. Des spectateurs de tous âges ont été sidéré par les performance des artistes qui ont présentés sept styles de danses urbaines. Les spectateurs venaient de partout. Des lecteurs de Reflet de Société de Kingsey Falls et de Ste-Hyacinthe étaient présents avec leurs familles.

Pour assurer une excellente présentation, nous comptions sur la direction artistique de Pierre Gagnon qui a su, entre autre, mettre en valeur les œuvres des graffiteurs qui ont été réalisées pour la Maison Simons. La direction logistique de Johanne Pelletier.

Annie-Soleil Proteau et Marianne Verville

Le spectacle aHÉROSol a été rempli de belles surprises. Les équipes techniques du skatepark le TAZ, de productions Jeun’Est et du Café-Graffiti ont travaillé ensemble dans une grande complicité et camaraderie. Surprise, l’animatrice Annie-Soleil Proteau connaissait Marco! Autre surprise. Quelques minutes avant de débuter le spectacle, Annie-Soleil m’e demande si elle peut inviter Marianne Verville sur scène pour présenter un numéro. Aucun problème de mon côté. Mais voilà qu’en parlant avec Marianne Verville j’apprends que le tout avait été planifié depuis plus d’une semaine!!! Une bouffée de fraîcheur pour le spectacle aHÉROSol.

breakdance-show-breaker-event-break-spectacle-danse En ce qui concerne la technique, nous avons maintenant une relève assurée. Josée Beauregard nous a présenté la relève de demain avec Frédérick.

Louise Harel

La présidence des gouverneurs a été tenu par Mme Louise Harel. Plusieurs danseurs et leurs familles ont été très heureux de voir qu’une représentante du gouvernement était présente pour les applaudir et voir leurs magnifiques performances.

Le souper des gouverneurs a été une belle occasion intime entre entrepreneurs qui soutiennent l’intervention du Café-Graffiti. Une occasion pour souligner l’implication depuis au moins 5 ans de Richard Simons de la Maison Simons,  Claude Poirier de Magnus Poirier ainsi que Ginette Charest-Cyr professeure de piano qui, avec ses élèves, offre son spectacle de fin de saison pour le financement du Café-Graffiti.

stephane-julien-rollerblade-cascadeur

Calendrier 2011

Je pourrais vous fournir des photos et un vidéo du spectacle aHÉROSol sous peu. En attendant, comme programme de la soirée, nous avons offert un calendrier 2011 présentant plusieurs artistes du spectacle aHÉROSol.  Le calendrier aHÉROSol 2011 est maintenant en vente pour préparer le prochain spectacle. Pour réserver votre calendrier, contactez le Café-Graffiti au (514) 256-9000.

Merci à tous les artisans du spectacle aHÉROSol 2010 qui en ont fait un gigantesque succès.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

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Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com 

show_imageQuand un homme accouche

Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel     

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