Profilage racial chez les jeunes

Racisme et brutalité policière

Le visage caché de la diversité raciale

Le profilage racial est une technique employée par les personnes d’autorité d’un groupe majoritaire et qui consiste à discriminer des individus sur le simple attribut physique comme leur couleur de peau ou de leurs origines ethniques.

Alexandre Lévesque   Dossier Racisme , Égalité hommes-femmes

Le profilage racial est un préjugé émis sur les comportements que peuvent avoir les individus provenant de groupes ethnoculturels. Ils sont alors victimes de discrimination et leur droit à l’égalité est menacé. Cette discrimination se concrétise par la demande d’identification, l’émission de contraventions, une arrestation injustifiée, la brutalité policière, des punitions, l’exclusion et ce, de manière disproportionnée par rapport aux autres individus de la société. Ces personnes sont souvent intégrées dans un processus de judiciarisation sans motif autre que leur appartenance ethnique.

Personnes visées par le profilage racial

Les jeunes d’origine ethnique sont souvent approchés par les policiers et ce n’est pas exclusivement les personnes provenant des milieux défavorisés. Par exemple, un jeune homme noir aisé au volant d’une voiture assez dispendieuse se fera intercepter pour vérifier s’il est le propriétaire du véhicule. Cette discrimination s’exerce à partir de stéréotypes. Les communautés qui en sont régulièrement victimes sont les Noirs, les Latino-Américains et, depuis le 11 septembre 2001, les Arabes. Nous les oublions souvent, mais les Autochtones sont depuis longtemps ciblés comme des trafiquants, des alcooliques et des drogués et ils subissent eux-aussi la répression policière et la discrimination.

Comment se protéger contre le profilage racial ?

D’abord, il faut connaître ses droits. Il faut prendre connaissance du code criminel, de ce que l’on doit faire lors d’une arrestation et des recours qui existent pour se défendre. Il est nécessaire de ne pas laisser sous silence ces comportements racistes. Les plaintes à la Commission de la déontologie policière aboutissent difficilement. Mais il est possible de susciter des questions sur la place publique. Déconstruire les préjugés demeure pour le Québec une perspective intéressante pour empêcher de perpétuer cette discrimination.

Solutions et perspectives envisageables contre le profilage racial

profilage-racial-consequences-discrimination-racisme-brutalite-policiereLa Commission de la Jeunesse et des droits de la personne a débuté à l’automne 2009, une enquête publique sur le profilage racial. De nombreuses personnes ont témoigné sur le profilage racial. Au printemps 2010, une audience publique a été organisé dans plusieurs régions québécoises pour permettre de faire avancer la réflexion sur le sujet et de permettre à la Commission de la Jeunesse et des droits de la personne de formuler des recommandations pour tenter d’éradiquer ce problème qui remet en question l’application réelle de la Charte des droits et libertés par les figures d’autorité dans la société québécoise.

Pour se renseigner sur le profilage racial et sur nos droits civiques, il est suggéré de consulter le site Internet de la Commission de la Jeunesse et des droits de la personne. Il existe certainement des voies pour se sortir de ce fléau social et c’est en sensibilisant les jeunes que l’on peut parvenir à opter pour une nouvelle vision de société. En tant que jeunes, nous pouvons nous intégrer dans la société et jouer un rôle significatif pour réduire les inégalités sans plonger dans la criminalité ou dans la toxicomanie. Des ressources d’aide existent et, en plus, des personnes travaillent pour rapprocher les communautés au sein d’une même société.

Les personnes d’autorité doivent fournir des efforts pour réduire leurs préjugés. Une formation est offerte par la Sûreté de la police de Montréal. Il faut aussi sévir contre les policiers qui outrepassent leur pouvoir en discriminant les jeunes des minorités. C’est en recherchant des outils pour mieux guider les policiers que l’on pourra mettre à la marge le profilage social.

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Mise à jour 17 mai 2011: Débat en cours chez Jeanne Émard sur le rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse  qui a remis son rapport sur le profilage racial et ses conséquences.

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11 Réponses

  1. http://jeanneemard.wordpress.com/2011/05/15/profilage-racial-une-realite-de-chez-nous/

    Un raport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a remis mercredi son rapport sur le profilage racial et ses conséquences.

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  2. Merci pour le lien et pour nous prévenir du débat en cours chez Jean Émard.

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  3. De rien, Raymond!

    Apparement, une conclusion est que la police – et les médias – ont possiblement gonflé l’importance et la menace possible des gangs de rues…

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  4. Un rapport qui mérite d’être lu en entier. Je vais tenter de m’y attaquer ce week-end. J’ai bien aimé une citation du journaliste Brian Myles en page 27:

    Brian Myles, dans un article publié dans Le Devoir, révèle que le SPVM estimait en 2006 que « 500
    individus faisaient partie des gangs, en comptant les membres périphériques et les émules. Le noyau dur était formé d’une cinquantaine de criminels endurcis »56. Il est donc surprenant d’apprendre, dans le rapport Charest de 200957 précité, que le SPVM détient un registre comptant 10 000 noms censés être associés aux gangs de rue. La lutte aux gangs de rue semble donc susciter de manière disproportionnée les actions policières, de même que les manchettes des journaux.

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  5. Ca dit beaucoup sur la police et les médias..

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  6. En même temps, il ne faut pas mettre tous les journalistes dans le même panier. Ici, Brian Myles est un journaliste et c’est lui qui remet en question les agissements de la police.

    Mais je suis parfaitement d’accord qu’il y a des médias qui versent dans le sensationnalisme éhonté:
    https://raymondviger.wordpress.com/2007/05/22/le-conseil-de-presse-blame-le-journal-de-montreal/

    https://raymondviger.wordpress.com/2009/03/23/article-trompeur-dans-le-journal-de-montral/

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