Histoire de princesses et contes de fées

La phase princesse dans le développement des petites filles

Le prince charmant est-il toujours au rendez-vous?

C’est une question que se posent la plupart des parents de petites filles : «Est-elle dans sa phase princesse?»

Matthew Johnson, Directeur de Réseau Éducation-Médias | Dossiers Éducation, Famille

histoire-petite-princesse-contes-de-fées-walt-disneyCette perspective ne contrarie pas tous les parents: plusieurs achètent avec plaisir robes, jouets et accessoires de princesse, des chaussures aux sacs à main, tout en rose. D’autres, par contre, sont au désespoir à cause des puissants stéréotypes féminins véhiculés et chaque nouvel article princesse peut être une source de conflit.

Walt Disney est en bonne partie à l’origine de cette culture princesse et en 2009, cette société a étendu son influence en présentant la première princesse afro-américaine, Tiana, dans le film d’animation La princesse et la grenouille. Les princesses sont une très bonne affaire pour Walt Disney. En 2000, la société a commencé à distribuer commercialement les produits dérivés liés à ses personnages pouvant être considérés comme des princesses et ces produits sont devenus l’une des sources de recettes les plus importantes de la société.

Andy Mooney, qui est à l’origine de la gamme de produits princesse, a déclaré au New York Times qu’il avait eu l’idée en voyant les petites filles s’habiller en princesse pour assister aux spectacles de Disney sur glace. Depuis, ces produits dérivés ont envahi presque tous les aspects imaginables de la vie des enfants, de la literie aux pansements adhésifs en passant par le baume pour les lèvres.

L’attrait des princesses

Mais tout cela est-il nécessairement mauvais? Après tout, les princesses figurent dans les contes de fée depuis des centaines d’années; les personnages de Cendrillon et de Blanche-Neige sont nés bien avant que Walt Disney ne s’y intéresse.

Il est facile de comprendre l’attrait qu’exercent les princesses sur les filles et de faire le parallèle avec les garçons: les princesses ont par magie accès à la richesse et aux privilèges; les garçons eux, rêvent de devenir des demi-dieux ou des héros. Là où les versions masculines et féminines divergent, c’est que les garçons imaginent qu’ils vont acquérir des pouvoirs et des habiletés tandis que les princesses possèdent automatiquement richesse, beauté et amour. Pas étonnant que plusieurs parents s’inquiètent des rôles sociaux enseignés ainsi à leurs filles.

Efforts inutiles

Les nombreux articles sur ce phénomène constatent tous la même chose : les petites filles refusent toute critique ou modification de leurs princesses. Dans un article du Los Angeles Times, Rosa Brooks dit n’avoir pas réussi à convaincre ses filles que les princesses risquent davantage de se retrouver sous la guillotine que de faire un mariage de rêve. Tracee Sioux qui rédige un blogue intitulé The Girls Revolution, décrit ses efforts inutiles pour détourner sa fille des princesses. De même, les filles n’acceptent pas facilement les histoires qui tentent de détrôner la princesse classique.

Mais les enfants, experts des contes de fée, s’attachent-ils aux rôles masculins et féminins ou au récit lui-même? Comme l’écrit Lyn Mikel Brown, co-auteure de Packaging Girlhood, le problème, ce n’est pas de jouer à la princesse mais bien que la culture princesse domine de façon si absolue. «Lorsqu’un aspect domine à ce point, on ne parle plus de choix: il s’agit d’une mission qui vise à écraser toutes les autres formes de jeu. Il peut sembler y avoir plus de choix pour les filles, mais si vous y regardez de près, vous verrez que leurs choix sont de plus en plus limités.»

Sa co-auteure, Sharon Lamb, fait aussi remarquer que les possibilités d’action des princesses ne sont pas très grandes et débouchent sur des rôles hypersexualisés vendus aux préadolescentes et aux adolescentes: «Il y a un piège au bout de l’arc-en-ciel parce qu’il ne s’agit pas de progresser naturellement du rose pâle et innocent vers d’autres couleurs mais bien vers le rose flamboyant et sexy – exactement le type de sexualisation que les parents essaient d’éviter.»

Produits dérivés

Walt Disney est certainement conscient de l’aspect sexospécifique qui sous-tend la gamme de produits «princesses Disney». L’entreprise doit procéder avec précaution et veiller à faire des films qui plaisent aux filles sans être trop centrés sur les filles : après les recettes décevantes de La princesse et la grenouille dues à la réticence des garçons à aller voir un film dont le titre comprend le mot «princesse», le nom de l’héroïne du prochain film, Rapunzel, a été remplacé par le plus neutre Tangled  et la société a davantage mis en valeur le rôle principal masculin.

Même si le marketing du film est conçu pour attirer les garçons, vous pouvez être certains que la princesse Rapunzel s’ajoutera à la liste des princesses Walt Disney et que l’on verra son visage sur des centaines de produits vendus sous licence (tous roses bien entendu). Le studio a maintenant pour politique de ne tourner que des films qui pourront déboucher sur des produits dérivés, ce qui signifie qu’à long terme, la vente des brosses à dents et des draps de la princesse Rapunzel sera plus importante que les recettes du film.

Des modèles positifs

Comment les parents devraient-ils réagir à l’arrivée de la «phase princesse»? Ils peuvent tout simplement dire «non» – ce que les parents ne devraient jamais craindre de faire. Mais l’interdiction pure et simple pourrait se retourner contre eux et rendre encore plus désirable tout ce qui est «princesse». Il pourrait être plus efficace de veiller à mettre également les filles (et les garçons) en contact avec des modèles féminins plus positifs. Plusieurs livres pour enfants proposent des personnages qui ont du caractère; dans les films il est peut-être plus difficile de trouver des personnages féminins forts mais les films d’animation produits par le Studio Ghibli – tels que KiKi’s Delivery Service et Mon voisin Totoro – sont un bon début.

Esprit critique

Par-dessus tout, il est important que les parents s’intéressent aux médias qu’utilisent leurs enfants et soient prêts à discuter avec eux de ce qu’ils regardent. Évitez la confrontation, mais posez des questions: Penses-tu qu’il est vraiment possible de changer un être colérique en une personne gentille comme Belle le fait avec la Bête ? Vaut-il la peine de renoncer à sa voix et à sa famille pour un garçon comme le fait Ariel ? Si Mulan est habillée en garçon pendant presque tout le film, pourquoi porte-t-elle des vêtements féminins sur les produits dérivés ? À ton avis, pourquoi Walt Disney a-t-il changé le titre de Rapunzel ?

Peut-être est-il impossible d’échapper à la phase princesse mais si vous enseignez à votre enfant à faire preuve d’esprit critique lorsqu’il ou elle utilise les médias, vous pourrez aider la princesse qui grandit à ne pas s’attendre à ce que le prince charmant – ou la bonne fée sa marraine – résolve tous ses problèmes.

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Mourir dans la dignité

Euthanasie ou crime par passion

Il ne faudrait  pas associer la promotion du respect du droit à une mort naturelle à un rejet des soins palliatifs.

Alain Lampron | Dossier Suicide

Euthanasie-mort-assiste-suicide-aide-pour-mourir-suicide-passionnelCeux-ci permettent de mourir avec plus de dignité. La véritable indignité, celle qui ajoute à la souffrance, est surtout attribuable à certains traitements. À l’attitude du personnel médical qui choisit trop souvent de s’en tenir au protocole et de refuser une dose de morphine supplémentaire à un mourant qui vit péniblement ses dernières heures.  À la décision d’intuber les personnes en phase terminale lorsqu’elles ont perdu le réflexe d’avaler et sont maintenues en vie artificiellement.

Après avoir frôlé la mort à trois reprises, les souffrances aiguës n’ont représenté pour moi qu’une étape faisant place à une transition difficile à décrire. J’attendais paisiblement, dans un état de conscience altéré où toute possibilité de communication avec le monde extérieur disparaissait graduellement. Seul et vivant intensément l’expérience de la mort, je peux affirmer qu’il n’y avait aucun espace pour ressentir de l’indignité.

Impuissance devant la mort

euthanasie-suicide-assistee-industrie-mort Y a-t-il un véritable souci de compassion derrière la notion rassembleuse d’indignité? N’exprimerait-elle pas une réaction inavouable d’angoisse, d’impuissance et de peur face à l’expression de souffrance du mourant qui nous perturbe en ne s’éteignant pas doucement? La mort fait peur. La souffrance encore plus. C’est probablement pourquoi une portion de la société se sentirait mieux en sachant qu’il y a un accès au bouton du siège éjectable que représente l’euthanasie.

Mourir ne devrait pas être compliqué. Pourtant, la façon de vivre la mort semble problématique. La mort est perçue comme une faiblesse, une erreur que toute une industrie s’acharne à corriger, à repousser, à camoufler.

Légalisation de l’euthanasie

La question de l’euthanasie est complexe. Aujourd’hui c’est illégal, demain ce sera légal. Il suffit d’une loi. Si un jour on autorise l’euthanasie, ce sera parce qu’elle répond à un besoin. Mais lequel? Mettre un terme à la souffrance, pourra-t-on me répondre. Mais quelle souffrance? Physique, psychologique ou morale ? Comment déterminer quel type de souffrance est digne d’un soulagement permanent et quel autre devra être traité ? Comment évaluer le degré de souffrance admissible ? Est-ce que l’angoisse par anticipation, la peur de souffrir donnera le droit à une dernière injection ?

L’évolution de la médecine a complètement transformé notre réalité face à la façon de mourir. Les méthodes permettant de prolonger l’existence sont de plus en plus efficaces: mourir devient une décision à prendre. Une décision qui, dans bien des cas, n’appartient pas au principal intéressé. Nous avons probablement tous vécus ou entendu l’histoire d’horreur d’une personne qui a péniblement terminé sa vie dans un système médical qui s’acharne à essayer un nouveau médicament puis un autre, dans l’espoir de prolonger la vie de quelques semaines, quelques jours, voir quelques heures! Est-ce le prix à payer pour faire progresser la médecine? Pour nourrir l’illusion de pouvoir un jour vaincre la mort?

Le système médical et la mort

Mes expériences m’amènent à être critique envers le système médical. Pourtant, au travers des cauchemars se glissent quelques cas de morts facilitées par des médecins compréhensifs et des établissements extraordinaires.

Il m’est impossible de prendre position sur l’euthanasie. Tout dépend des personnes et des circonstances. Pourquoi recourir à des principes rigides qui exigent des lois alors que la vie est pleine de nuances ? Je préfère les valeurs aux principes car elles sont plus souples et laissent place au jugement, à l’adaptation, mais surtout à l’évolution.

Témoignages

Jean-Claude
Lors d’une de mes visites à Jean-Claude, on m’avertit que ce n’était pas une bonne journée pour lui. Il aurait menacé une préposée avec une fourchette avant de plonger dans le mutisme qui le caractérise. Je prends doucement contact avec lui et, lorsqu’il me regarde, je lui demande comment il va. « De la merde ! », qu’il me répond. Un peu plus tard, Jean-Claude m’avoue dit qu’il en a son voyage, que les journées sont trop longues, qu’il veut partir et me demande de l’aider. Est-ce là un symptôme de démence?

Yvon
Yvon s’est cassé le cou, il y a plus de dix ans, dans un accident du travail. Une procédure chirurgicale, expérimentale à l’époque, lui a miraculeusement « sauvé la vie ». Elle l’a condamné à être prisonnier d’un corps inerte. Chaque matin il se réveille déçu d’être encore en vie. Il aurait préféré mourir. Il est révolté à la pensée des coûts engendrés pour couvrir les soins requis par son état. Malheureusement pour lui, son corps inerte demeure en excellente santé. Il considère depuis quelques temps faire un voyage aller-simple dans un pays où l’euthanasie est légale…

Marc
Marc est atteint d’une maladie dégénérative très rare pour laquelle l’espérance de vie se situe entre 20 et 30 ans. Il a maintenant 26 ans. Malgré sa paralysie totale, Marc souhaite vivre le plus longtemps possible. L’expérience de la souffrance est unique à chaque personne. D’un côté, on retrouve des gens riches et célèbres qui se suicident et, de l’autre, des personnes complètement paralysées qui tiennent à la vie.

Mon père
La mort de mon père a été absolument atroce. Pendant plusieurs jours, alors que son état ne permettait aucun espoir, il a été maintenu en vie par une panoplie de médicaments qui ne lui ont épargné aucune souffrance. Il a fallu hausser le ton et exiger que l’on mette immédiatement un terme à ce véritable acharnement thérapeutique pour qu’enfin il puisse partir. Il n’était pourtant pas question d’euthanasie.

Autres textes sur l’euthanasie et le suicide assisté

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts. Merci de votre soutien.

Autres livres pouvant vous intéresser

Suicide assisté et euthanasie

L’industrie de la mort

Nous assistons à un débat farouche sur la légalisation de l’euthanasie. Mais avant de statuer, ne devrait-on pas essayer de comprendre pourquoi notre société se retrouve aujourd’hui devant ce dilemme ?

Alain Lampron | Dossier Suicide

Ce débat soulève les passions à cause des différentes croyances impliquées et parce qu’un trop grand nombre de personnes meurent tous les jours dans l’absence de dignité. Nombre de gens ont des témoignages bouleversants à livrer. Des gens qui souhaitent que l’expérience qu’ils ont vécue à travers le décès d’un proche soit épargnée à d’autres et reconnue comme étant inacceptable.
Le dilemme se situe davantage au niveau de ceux qui n’ont pas la capacité de passer à l’acte. Ceux qui auraient pu prévoir des clauses bien spécifiques dans un «Mandat en cas d’inaptitude» ou un «Testament de vie» et qui ont négligé de le faire. Ceux qui auraient enregistré de telles clauses mais dépendent d’intervenants qui appliquent obstinément des principes ou règlements allant à l’encontre de leurs dernières volontés.

Langage à définir

Euthanasie-mort-assiste-suicide-aide-pour-mourir-suicide-passionnel Permettre la mort en laissant la nature faire son œuvre ne devrait pas être considéré comme de l’euthanasie. Il est essentiel de faire connaître au plus vite les définitions officielles de cette nouvelle terminologie, de sorte que tout le monde puisse enfin parler le même langage ! L’utilisation de termes tels que «suicide assisté», «meurtre par compassion» et «euthanasie» ne font qu’ajouter une confusion inutile à un débat suffisamment délicat en soi. J’ai l’impression que l’on associe faussement l’euthanasie à l’arrêt de procédures médicales qui maintiennent la vie artificiellement. La véritable euthanasie représente une procédure exceptionnelle. Alors comment se fait-il que les sondages démontrent un aussi grand désir de légaliser l’euthanasie ?

Zombis sous médicaments

Dans mon travail, je visite des centres pour des personnes souffrant, entre autre, d’Alzheimer, de Parkinson et de démence. Chaque épisode de lucidité menant à une expression d’agressivité, de révolte ou de tristesse est rapidement jugulé par une médication plus puissante.

Ces personnes n’ont plus rien de l’homme d’affaires, de l’épouse, de la grand-maman qu’ils étaient. Je ne peux qu’observer les allées et venues de véritables zombis confinés à un mouroir où ils seront maintenus en vie le plus longtemps possible. Le personnel a beau être dévoué, vivre plusieurs années dans de telles conditions n’est pas souhaitable: le droit à une mort naturelle n’y est pas respecté.

Priorité à la vie

Il devient de plus en plus rare de mourir «naturellement», soit de la perte de fonctions vitales qui accompagnent le vieillissement, d’un accident ou d’une maladie grave. Les avancées médicales, plus particulièrement celles réalisées par l’industrie pharmaceutique, permettent de prolonger le fonctionnement des organes vitaux, sans véritable égard à la qualité de vie. Il semble bien que la mission de préserver la vie, en apparence noble, a généralement priorité sur toute autre considération.

Un malade, même en phase terminale, devrait être consulté et donner son accord avant de recevoir un traitement. S’il en est incapable, cette responsabilité devrait revenir aux proches. Ça, c’est la théorie. En pratique, on vous place généralement devant le fait accompli, sans présenter d’alternative.

Il est extrêmement difficile d’exprimer une opinion divergente. J’ai pu le constater à plusieurs occasions. Alors, à moins d’une mort accidentelle ou d’une mort subite, il faut s’attendre à une longue agonie générant de grandes souffrances, à la fois pour le mourant et pour son entourage.

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Amir Khadir et Québec solidaire: utopie sociale

Impacts et conséquences d’un salaire minimum à 16$

Amir Khadir et Québec solidaire en plein délire

Tel que vu dans le programme de Québec solidaire Amir Khadir, voudrait avoir le salaire minimum à 16$ de l’heure. Désolé M. Khadir, mais vous ne travaillez pas dans le même sens que moi pour aider les gens les plus démunis à prendre leur place dans la société.

Raymond Viger | Dossiers CommunautaireÉconomie, Politique

amir-khadir-quebec-solidaire-programme-salaire-minimum Les impacts d’un salaire minimum aussi élevé sont majeurs et nombreux. Impacts négatifs et suicidaires pour notre société. Une entreprise accepte d’investir sur un jeune parce qu’il ne coûte pas trop cher à former. S’il faut payer plus cher pour la main d’oeuvre, les jeunes auront plus de difficultés à trouver un premier emploi. Les entreprises ne prendront plus le temps de former une relève mais vont chercher une main d’oeuvre déjà qualifiée et expérimentée.

Pour un organisme communautaire comme le nôtre qui n’est pas subventionné, cela veut dire une augmentation de nos coûts fixes de 9 236$ par semaine, soit une augmentation de la masse salariale de 480 298$ par année!!! Mais à quelle place M. Khadir je trouve l’argent pour payer une telle augmentation de mes dépenses?

De plus, avec une telle augmentation du salaire minimum, cela veut aussi dire que mes fournisseurs aussi vont voir leur coûts fixes augmenter. Cela veut donc dire que tous les produits et services que j’achète vont augmenter drastiquement.

Augmentation du salaire minimum et inflation

Ces augmentations vont créer une inflation sans précédent. Sans calculer les augmentations de dépenses qui proviendraient de mes fournisseurs, l’augmentation du salaire minimum à 16$ me forcerait à augmenter mes revenus. Ma source de revenu est la vente d’abonnements au magazine Reflet de Société. Je devrais, du jour au lendemain en augmenter le prix de vente de 35%! Avec une telle augmentation pensez-vous que nous allons pouvoir conserver le même nombre de vente? Pas convaincu.

M. Khadir, une augmentation du salaire minimum à 16$ n’est pas sérieux. Je ne peux pas comprendre comment Québec Solidaire soutient une telle proposition. Déjà les dernières augmentations du salaire minimum nous ont rentré dedans et j’ai dû diminuer le nombre d’employés pour compenser ces augmentations de dépenses.

Impacts et conséquences d’un salaire minimum à 16$

Pour un organisme de réinsertion comme le nôtre, une augmentation du salaire minimum à 16$ de l’heure veut tout simplement dire que nous fermons les portes. Je ne vois pas en quoi cela va aider la société de faire fermer les organismes et les entreprises qui offrent des débouchés à des gens qui n’ont pas toutes les compétences pour se trouver un emploi du jour au lendemain. Augmentation du nombre de chômeurs, augmentation de gens qui se retrouvent à l’assistance sociale… M. Khadir, ce que vous nous proposez est la déroute sociale assurée.

J’aimerais M. Khadir que vous nous expliquiez comment vous voulez aider les plus démunis, les plus fragiles et les plus sensibles avec une augmentation du salaire minimum à 16$ de l’heure. Malgré ma carrière en science et mon expérience autant du privé que du communautaire, je ne comprends pas la philosophie et vos calculs qui peuvent soutenir une telle demande.

Sur le site de Québec solidaire, en page 26 du cahier synthèse du programme de Québec solidaire, Québec solidaire soutient une proposition de majorer le salaire minimum à 16$!

Merci de venir nous expliquer parce que je ne sais pas où vous voulez aller avec une telle proposition.

Mise à jour

Tentative d’avoir une réponse de Québec solidaire sur le débat amorcé sur le salaire minimum à 16$.

Synthèse de la saga du débat sur le salaire minimum à 16$.

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L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Samantha Ardente: actrice porno et employée de la commission scolaire

Samantha Ardente est le nom d’actrice porno d’une employée d’une commission scolaire de Lévis. Sous le nom de l’actrice porno Samantha Ardente, une page Facebook, mise en ligne par un étudiant, dévoile au grand jour la vie nocturne d’actrice vidéo porno de Julie Gagnon.

Raymond Viger | Dossiers Sexualité et Hypersexualisation 

Même si la direction  de l’école, représentée par Denis Bourbeau, est formelle sur le fait qu’un enseignant de jour, ne peut moralement pas être une star du porno le soir comme Samantha Ardente, un mouvement de sympathie sur Facebook tente de soutenir l’actrice de vidéos porno Samantha Ardente pour qu’elle puisse conserver son emploi.

La question soulevée est le fait qu’être une star du porno comme Samantha Ardente n’est pas illégale. Cependant, le débat ne devrait pas tourner autour de la légalité mais de la moralité. Être présent dans une école secondaire, c’est être un adulte responsable et significatif pour des adolescents qui façonnent et expérimentent leur mode de vie. Cela nous oblige à être un exemple de moralité et ne nous permet pas de faire ce que l’on veut, même en dehors des heures de travail.

Un débat similaire a déjà eu lieu autour d’une enseignante sexy de Terrebonne qui ne respectait pas le code vestimentaire imposé à ses élèves.

Suspension du jeune de 14 ans

La page Facebook faisant les éloges de Samantha Ardente a été mis en ligne par un jeune étudiant de 14 ans. Immédiatement suspendu par la direction, le jeune devra s’expliquer devant celle-ci. Est-ce que dans des cas d’intimidation et de taxage les directions d’école sont aussi promptes à réagir? Souvenons-nous du jeune qui s’est réfugié dans le haut d’un arbre pour souligner que rien n’est fait pour soutenir les élèves victimes d’intimidation.

Suspension de la mère du jeune!

La direction de l’école a beau affirmer qu’il n’y a pas de lien entre la page Facebook de Samantha Ardente de son garçon et la suspension de la mère, mais c’est un hasard plus que curieux. Les parents ont beau être responsable de leurs enfants, peut-on suspendre un parent pour un geste posé par son enfant!!! Les parents qui ne travaillent pas pour la commission scolaire ne peuvent pas être suspendus par celle-ci. Est-ce que nous créons ainsi une situation d’injustice ou d’abus de pouvoir de l’employeur? Encore une fois:

Autres textes sur Hypersexualisation

Autres textes sur Sexualité

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité

Mes Seins, vidéoclip d’Andréanne Martin

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

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Trois jeunes tués de nuit par le train 668 sans lumière

Accident de l’échangeur Turcot, train 668

Pétitions pour avoir des lumières sur les trains

Le 31 octobre 2010, le train 668 du CN Via rail arrive à 105 km/h près de l’échangeur Turcot et tue 3 jeunes, Mitchell Bracken Guenet, Ricardo Conesa et Dylan Ford.

Raymond Viger | Dossiers Famille, Justice

train-cn-via-rail-accident-echangeur-turcotUn train de passagers, contrairement au train de marchandise, est silencieux, même à 105 km/hre. Trois jeunes sont tués, les deux autres sont sous le choc. La vie de cinq familles vient d’être chamboulée.

La mère d’un des jeunes, Shelley Reddam, m’a fait parvenir le détail des événements ainsi que deux pétitions pour éviter que ce genre d’accident ne se reproduise. Voici une synthèse de son histoire que j’ai traduit de l’anglais).

En temps normal, les trains arrêtent de rouler à cet endroit à minuit. Le 31 octobre 2010, le train 668 du CN avait 3 heures de retard dû à un autre accident mortel à Toronto, forçant le train du CN à utiliser une autre voie.

La lumière avant de la locomotive n’est pas allumée pleine capacité. Elle est tamisée pour éviter la réflexion de cette puissante lumière sur l’autoroute. Il n’y a que des lumières latérales dans le bas n’éclairant que le devant de la locomotive. Une pratique courante pour éviter que la puissante lumière de la locomotive incommode les citoyens près des voies ferrées. Le conducteur du train 668 n’a pas pu voir les 5 adolescents qui se trouvaient sur le rail de chemin de fer. Il n’a pas pu sonner pour les aviser, encore moins freiner.

train-via-rail-accident-echangeur-turcot Les officiels de VIA et du CN ont mentionné à différentes occasions qu’il y avait souvent des piétons qui passaient à cet endroit. Autant des jeunes que des adultes. Après l’accident, ils ont mis des agents de sécurité visibles. Mais avec le temps, ils ont diminué leur présence et il risque de ne plus en avoir éventuellement.

Avec les années, les trains seront toujours plus nombreux et plus rapides. Les coûts pour clôturer ces endroits sont excessifs. C’est pourquoi je demande qu’il y ait un amendement aux lois actuels. Si on ne peut exiger que la lumière avant de la locomotive soit allumée dans les zones connues de passages fréquents de piétons, peut-on installer des lumières de rue à ces endroits qui pourraient être actionné par un détecteur de mouvement?

Si les lumières des trains causent problème pour les automobilistes de l’échangeur Turcot, pourquoi ne pas installer des écrans pour éviter que les lumières de train ne les incommodent?

Pour éviter la désensibilisation de ce genre d’accident, au lieu de seulement parler des victimes, mettons les noms des gens impliqués. Ici nous parlons de Mitchell Bracken-Guenet, Dylan Ford et Ricardo Conesa

Autres textes sur l’accident de train

Autres textes sur le Graffiti

Autres textes sur Famille 

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Disponible en anglais Love in 3D.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Ginette Reno à Ça finit bien la semaine

Ça finit bien la semaine avec

Ginette Reno

Vendredi soir le 25 mars, Ginette Reno est reçue par Isabelle Racicot et Mélanie Maynard à l’émission Ça finit bien la semaine.

Raymond Viger | Dossiers Culture, Médias et publicité

ginette-renoUne entrevue qui méritait d’être écoutée et même réécoutée. Une Ginette Reno qui s’est livrée humblement avec une grande générosité. Une Ginette Reno qui a été touchante et vraie. Comme elle sait si bien le faire quand elle chante, Ginette Reno a su être près de ses émotions tout en nous les partageant.

Merci Mme Reno pour cette entrevue qui a su faire vibrer nos cœurs. Vous êtes une bien grande dame.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleAprès la pluie… Le beau temps

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme. Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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