Le paradoxe bonheur – suicide

Les plus hauts taux de suicide là où on est les plus heureux

Cohabitation du bonheur et suicide

Pour le compte de la Federal Reserve Bank of San Francisco, quatre chercheurs ont publié une étude démontrant que le taux de suicide est plus élevé dans les régions où les gens sont les plus heureux.

Raymond Viger Dossiers Suicide

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Mary C. Daly, Andrew J. Oswald, Daniel Wilson et Stephen Wu de l’Université du Connecticut ont comparé les différents taux de suicide de différentes régions avec le taux de satisfaction de ces habitants. Dans le rapport intitulé The happiness – Suicide paradox, ils en arrivent à la conclusion que plus vous êtes dans un milieu où les gens sont heureux et plus le taux de suicide est élevé.

Je ne suis pas surpris d’une telle conclusion. Si vous habitez une région pauvre, où il n’y a pas d’emplois, où tout le monde vit des choses pénibles… vos propres malheurs semblent moins pires. Pourquoi se plaindre? C’est ça la vie. Je ne suis pas pire que les autres… Vous n’êtes pas différents des autres si le malheur vient frapper à votre porte. De plus, dans les régions les plus dévastés, le soutien et l’entraide est plus naturelle.

Si vous habitez une région où tout le monde est heureux, ont leur petite famille qui nage dans le bonheur, tout le monde peut réaliser ses objectifs et que vous traversez une période difficile, la comparaison, même inconsciente devient infernale. Pourquoi moi? Pourquoi ça m’arrive à moi et que tout le monde est heureux?

Quand votre conjointe vient de vous quitter avec les enfants, que vous vous retrouvez sans travail et que le huissier tourne le coin pour saisir ce qu’il vous reste… le bonheur des belles petites familles avoisinantes devient un cruel fardeau à supporter.

Pas surprenant qu’après un suicide on entende souvent des commentaires tels que: « Je ne comprends pas, il avait tout pour réussir »…

Morale de cette petite recherche, il ne faut pas banaliser les signes de détresse de nos proches. Ce n’est pas parce que tout semble être parfait autour de lui, qu’il a tout pour réussir qu’il est à l’abri de se sentir dépassé par quelques événements qui viennent le bousculer. Restons vigilant et sensible à la souffrance de nos proches.

Ressources suicide

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Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 066

La Belgique: Centre de prévention du suicide0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Guide d’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

2 Réponses

  1. Hummmm… Les réserves indiennes sont un peu une contre-preuve de l’argument que quand on est pauvre, on accepte mieux… Et Le Peuple Invisible a montré que les indiens mangent de la misère, des fois…

    Je parle de moi mais je suis sur que d’autres sont comme cà, mais on porte des fois des masques…. on endure la soufrance, on se dit heureux avec un faux sourire – pour ne pas attrister ou inquieter les êtres aimés…

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  2. Vous amenez effectivement Ubbergeek un exemple extrême qui mérite d’être inclus dans la réflexion.

    Il est vrai que pour les autochtones (Indiens et Inuit), le taux de suicide a été alarmant, parfois même classé comme une épidémie.

    Les épidémies de suicide pour les Inuits étaient souvent reliées au coming out des victimes de viol qui dénonçaient leurs agresseurs. Étant dans de petites communautés, l’agresseur était souvent un membre très connu de la communauté. On ne parle pas que d’une communauté pauvre, mais d’une communauté isolé, traumatisé par des viols et d’autres événements très violents.

    L’histoire des peuples autochtones ayant été difficiles et plusieurs tentatives d’assimilation pour les faire disparaître de la planète mérité d’être considéré comme cas d’exception dans la théorie ci-haut avancé.

    Merci Ubbergeek d’avoir soulevé ce point.

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