Greenpeace cherche des designs de T-Shirts pour ses bénévoles

Concours de design pour un T-Shirt

Nouveau T-shirt pour Greenpeace

Greenpeace renouvelle sa garde-robe. Un nouveau T-Shirt pour ses bénévoles. Un concours est lancé pour trouver un nouveau design à ce T-Shirt.

Raymond Viger | Dossiers Communautaire, Commerce équitable

Voici la demande textuelle de Greenpeace pour le design d’un T-Shirt:

Dans un esprit de créativité participative, l’équipe de bénévoles de Greenpeace prend l’initiative de lancer cet excitant concours de design! Nous avons besoin de nouveaux t-shirts pour nos bénévoles et de votre expertise en design et en création pour  nous aider à les réaliser. Nous espérons que vous participerez en grand nombre pour nous soumettre un design original. L’heureux gagnant verra sa création exposée sur des centaines de chandails partout au Canada.

Les bénévoles de Greenpeace jouissent d’une grande visibilité médiatique. Le design retenu sera donc très publicisé. Nous remettrons également d’autres prix Greenpeace!

Alors, courez la chance de voir votre T-shirt porter par des centaines de bénévoles à travers le Québec et le Canada.

La date limite pour participer est le jeudi 31 mai 2012.

Les droits d’auteur des designs de T-Shirts présentés

Même si le communiqué n’en parle pas, il faut aller sur le site de Greenpeace pour se rendre compte de ce que j’appelle un abus envers les artistes. En plus d’exiger que le design soit fait avec des programmes tels que Illustrator ou Photoshop en 300 DPI, il faut aussi que le design soit présenté sur un modèle de T-Shirt, il y a cette exigence:

You still own the rights to your design, but by entering the competition, you give Greenpeace permission to use any material submitted (not just the winning entries) on our website, and on promotional materials etc.

Une traduction maison: Vous conservez vos droits d’auteur, mais en participant à ce concours, vous donnez à Greenpeace la permission d’utiliser tout matériel soumis (pas juste les gagnants) pour le site Internet ou pour tout matériel promotionnel. Greenpeace prend donc avantage de tout le matériel reçu, gagnant ou non!

Qui va payer le loyer des artistes?

Je véhicule la demande parce que c’est un organisme communautaire et que beaucoup de bénévoles se mobilisent pour soutenir la mission de Greenpeace. Je demeure tout de même attristé lorsque je vois ce genre de demande.

Pourquoi ne sommes-nous pas capable de trouver un peu d’argent pour l’artiste qui va gagner ce concours? N’oublions pas que plusieurs artistes vont possiblement se mobiliser pour présenter une maquette. Aucun ne sera payé. Pourquoi le gagnant ne le serait-il pas? Même symbolique, le montant permettrait peut-être à l’artiste de manger un repas la journée qu’il sera déclaré gagnant.

Possiblement que mes 20 dernières années à cotôyer des artistes dans les rues qui rêvent de gagner un jour leur vie avec leur art. Possiblement parce que pendant ces 20 annnées, à toutes les semaines, des gens appellent pour avoir des images ou des réalisations gratuites… en échange de visibilité.

C’est beau la visibilité. Mais quand tu as le ventre vide et que tu n’as même pas de quoi peindre et exercer ton art, ça sert à quoi de la visibilité?

Autres textes sur Communautaire

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_imageOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Bistro le Ste-Cath

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.

La classe, la mobilisation des jeunes et les prochaines élections

La révolte des étudiants

Les bases d’une révolte sociale

Nous n’avions pas vu de mobilisation sociale depuis longtemps. Notre société a besoin d’une réforme en profondeur. La mobilisation des étudiants va-t-elle permettre de mettre la table aux changements sociaux que nous avons besoin?

Raymond Viger | Dossiers Éducation, Politique, Économie

la classe manifestation etudiante greve etudiants revolution politique educationLes médias nous présentent les manifestations des étudiants exigeant le gel des frais de scolarité. Quand on lit la mission de l’association étudiante La classe, le gel des frais de scolarité n’est qu’une première étape vers la gratuité scolaire. Même si le gouvernement gèle les frais scolaires, nous ne sommes pas heureux pour autant et il n’y a rien de régler.

Ce n’est pas la seule insatisfaction sociale que nous vivons. Certains demandent des changements en profondeurs dans le système de l’éducation.

Mais il y a aussi le système de santé qui ne réussit pas à nous donner des médecins de famille et un bon service.

Sans oublier les fraudes dans l’attribution des contrats dans la construction qui sont contaminés par les mafias.

Et que dire de nos actions et nos positions environnementales?

Un système politique qui favorise l’agenda personnel des politiciens qui se retrouvent dans le haut de la pyramide mais qui ne semble pas avoir la volonté de se tenir debout devant les compagnies pétrolières, pharmaceutiques, les abus syndicaux, les groupes criminalisés et autres.

Finalement, un système politique qui ne correspond pas à nos valeurs.

la classe manifestation etudiante greve etudiants revolution politique educationLes étudiants se sont mobilisés pour le gel des frais de scolarité. Et si nous nous mobilisions derrière eux pour dire au gouvernement qu’il n’y a pas que les étudiants qui sont insatisfaits de notre système politique?

Le politique est supposé être au service de sa communauté. J’ai plutôt l’impression que c’est le contraire. Un système politique qui nous conte toutes sortes de menteries pour prendre le pouvoir, supposément démocratiquement. Un système politique incapable de se tenir debout devant les lobbys. Un système qui n’est pas à l’écoute de ses citoyens qu’il est sensé représenter…

On ne cesse de réclamer un changement social important. Nous sommes tanné de voir la fraude qui corrompt notre système. Nous sommes fatigué de voir le système politique inerte devant les questions sociales essentielles…

Un ménage politique en profondeur

On rentre au Parlement, on fait le ménage d’un ancien système qui ne nous représente pas adéquatement et on recommence à zéro.

Est-ce une révolution que je propose? Une révolution telle qu’elle se défini: un mouvement politique amenant un changement brusque et en profondeur dans la structure politique et sociale d’un État.

Rien de violent dans cette pensée. La violence viendra de la résistance que l’ancien système politique opposera au changement. La violence viendra de ces politiciens qui utiliseront tous les moyens en leur possession pour éviter d’être tassé. La violence viendra de tous ces gens qui profitent et qui manipulent le pouvoir en place…

Que les gens en poste d’autorité accepte le changement et y participe et il n’y aura pas de violence. Parce que la violence attire la violence. La première violence ne débute pas dans les rues et dans les manifestations.

La première violence vient de cette sourde oreille des politiciens qui n’en font qu’à leur tête.

N.B. Gabriel Nadeau-Dubois, Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin seront à l’émission Tout le monde en parle ce soir.

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Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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La dystrophie musculaire, Chantal Germain et Michel Louvain

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la résilience

Marche pour la dystrophie musculaire

5e anniversaire de la Dystromarche

En 1995, Chantal Germain coanimait le téléthon avec Michel Louvain. Maintenant Chantal Germain vous invite à la Dystromarche.

Raymond Viger | Dossiers Santé , Handicapés

Chantal Germain dystrophie musculaire marche laval handicapéCette année marque le 5e anniversaire de la Dystromarche, événement-bénéfice distinctif de la Dystrophie musculaire Canada.

Appuyer les personnes de votre milieu touchées par une maladie neuromusculaire.

Avec votre aide et votre participation à la dystromarche, nous pourrons continuer à améliorer la vie des personnes touchées par une maladie neuromusculaire.

Il faut 54 muscles pour faire un pas. Faites le premier pas vers l’élimination de la dystrophie musculaire.

Chantal Germain, la porte-parole de la Dystromarche vous invite:

Michel Louvain Chantal Germain téléthon dystrophie musculaireSamedi 12 mai 2012 dès 10h00 heures

Centre de la nature de Laval 901, Avenue du Parc

Inscrivez-vous sans tarder à la Dystromarche de Laval!

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Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Des sites Internet considérés comme médias écrits

Association des médias écrits communautaires du Québec

Ce week-end se déroule le 31e Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ). Un vote sera demandé pour reconnaître officiellement les sites Internet qui font des nouvelles locales et régionales comme étant des médias conventionnels.

Raymond Viger | Dossiers Culture, Média

Ce week-end à Rivière du Loup, une centaine de directeurs et de rédacteurs en chefs de médias écrits communautaires à travers le Québec se réunissent pour le 31e Congrès de l’Association des médias écrits du Québec (AMECQ).

Les statuts et règlements de l’AMECQ sont appelés à être modifié. La grande question qui sera débattue par les artisans de la presse communautaire: devons-nous intégrer les sites Internet qui font des nouvelles locales et régionales comme étant un média écrit communautaire conventionnel?

Ce changement dans les technologies pour publier un média écrit viendra questionner le ministère Culture et Communication. Un média officiellement reconnu comme étant un média communautaire a le droit à une subvention pour son fonctionnement. La base de calcul pour un média conventionnel est son tirage. Comment le calcul serait fait pour un média électronique? Son lectorat ne se limite plus à sa communauté mais devient international.

À noter que le magazine Reflet de Société n’est pas éligible à cette subvention de fonctionnement pour les médias écrits. La revue est considérée comme un thématique provincial, donc pas éligible pour les médias écrits communautaires qui doivent couvrir les nouvelles locales et régionales.

Autres textes sur Journalisme

Autres textes sur Média

show_imageQuand un homme accouche

Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres pouvant vous intéresser

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel           

Publicité magazine 2012

Le magazine Reflet de Société fête ses 20 ans

Quels ministres seront présents?

Cette année, le magazine Reflet de Société fête ses 20 ans d’implication sociale. 20 ministres et autant de ministères ont été invité à prendre une publicité pour souligner les 20 ans de l’organisme et du magazine. Qui répondra à l’appel?

Raymond Viger | Dossiers Culture, Média

Trois exemplaires ont été identifié pour souligner les 20 ans de l’organisme Le Journal de la Rue et du magazine Reflet de Société: les publications de juin, septembre et novembre. Une demande a été envoyé aux ministres et aux ministères pour être présent en prenant un espace publicitaire. Nous avons commencé à recevoir les traditionnels accusés de réception. Nous attendons encore des implications plus concrètes.

Reflet de Société est un magazine qui permet le financement de l’intervention du Journal de la Rue et de notre présence auprès des jeunes au Café Graffiti. Notre politique publicitaire nous limite à 25% de publicité dans le magazine. Cela permet de garantir que la publicité ne pourra jamais dilué le contenu rédactionnel. Ce ratio est intéressant parce que chaque page de publicité permet d’avoir 3 pages de contenu rédactionnel. Plus il y aurait de publicité et plus nous aurions de textes à publier. Les lecteurs en ressortent gagnant que nous ayons cette limite de 25% de publicité.

Le lectorat de Reflet de Société

Je profite de cette occasion privilégiée pour remercier nos lecteurs et nos fidèles abonnés qui nous permettent de rendre disponible nos textes de sensibilisation et de prévention sur les thèmes sociaux. Votre présence continue permet à l’organisme de s’autofinancer et de garantir notre continuité auprès des jeunes.

Les abonnés au magazine Reflet de Société permettent l’autonomie de l’organisme et de conserver les jeunes au coeur de notre mission.

Autres textes sur Média et publicité

Autres textes sur Internet

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Troll qui commente votre blog ?

guide-referencer-blog-referencement-naturel-livreMaintenant disponible, le livre Référencer son blogue, un mot à la fois. Un livre sur l’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé.

Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écrire qu’il faut maîtriser sont expliqués dans ce guide.

Le guide est accessible à tous et facile d’utilisation. Il est une bonne référence autant pour la personne qui veut débuter un blogue que celle qui travaille pour un média et qui veut augmenter son trafic et son rendement.

Pour commander le livre, par Internet aux Éditions TNT, par téléphone au (514) 256-9000 au coût de 9,95$.  

L’intimidation ne se vit pas seulement à l’école

Un journaliste peut-il survivre en région?

Journalistes intimidés à Shawinigan

Raymond Viger | Dossiers Intimidation, Médias

L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), nous présente un texte d’Alain Gravel sur un cas d’intimidation de journalistes en région. L’intimidation est un dossier que nous avons documenté avec plusieurs exemples provenant de différents milieux. Le texte d’Alain Gravel nous présente un bel exemple de cas d’intimidation professionnelle. Je vous présente ici le texte d’Alain Gravel dans sa version intégrale, tel que publié par la FPJQ.

Texte d’Alain Gravel publié dans l’édition électronique du 30 et sur son blogue sur Radio-Canada.

J’ai travaillé pendant quelques années en région au début de ma carrière. Il n’est pas toujours facile de rester indépendant comme journaliste lorsqu’on vit en région.

On croise le maire au dépanneur. On est assis au restaurant à une table voisine du président de la chambre de commerce, etc. Lorsqu’on critique un peu trop sévèrement les autorités, les pressions peuvent être vives sur les dirigeants des médias pour faire changer les choses.

Je peux donc facilement me mettre dans la peau de mes collègues de la Mauricie, le journaliste Hugo Lavallée et le réalisateur Pierre Marceau, qui ont signé récemment à notre émission une enquête sur le nouvel amphithéâtre de Shawinigan et son financement public.

Ce qu’on retenait essentiellement de leur enquête, c’est que l’histoire de cet aréna était un cas typique d’un financement public où le privé empochait les profits à travers d’une OSBL (organisation sans but lucratif).

Évidemment, les dirigeants de la ville et des Cataractes ne sont pas contents.

Et ils ne se sont pas gênés pour le communiquer à Hugo, un jeune journaliste qui a beaucoup d’avenir.

Le président des Cataractes, Réal Breton, a décidé de se plaindre directement au journaliste en lui disant au téléphone que « le dossier ne restera pas comme ça, soyez certains de ça. Vous ne salirez pas notre nom en faisant des reportages comme ça. (…) Je ne répondrai plus à aucune de vos questions, et je ne vous donnerai plus jamais d’entrevue.

En général, une personnalité publique se doit de répondre à toutes les questions et n’a pas à faire le tri des « bons » et des « mauvais » journalistes. Même lorsque ça chauffe.

Ce n’est pas tout. Le maire de Shawinigan, Michel Angers, qui a donné une entrevue à notre journaliste durant son enquête, est allé jusqu’à exercer des pressions pour qu’on reprenne le tout, n’étant pas satisfait de sa performance.

30 minutes après que notre équipe eût quitté l’hôtel de ville, il a personnellement téléphoné à celle qui dirige les services français de Radio-Canada dans la région de la Mauricie, Nancy Sabourin, pour lui demander de tout reprendre à zéro.

Le lendemain, il lui a laissé de nombreux messages à cet effet.

Mme Sabourin a accepté que l’entrevue soit reprise, mais que la première ne soit pas effacée et puisse être utilisée.

Mais ça va plus loin. Le maire Angers a tenu une conférence de presse le lendemain de la diffusion du reportage en déclarant qu’il était « pathétique que deux journalistes régionaux, M. Marceau et M. Lavallée, dépeignent [comme ça] la ville de Shawinigan sur tout le réseau français de Radio-Canada. […] Décidément, y’a des gens qui ne vivent pas sur la même planète que nous. […] C’est triste, pathétique et, à la limite, mesquin. »

Depuis quand le mandat d’un journaliste est de donner une bonne image de sa région? Notre rôle comme journalistes d’enquête n’est-il pas de réclamer des comptes, de poser des questions sur la gestion des fonds publics. Comme le disait mon patron, Jean Pelletier, dans une lettre ouverte au Nouvelliste : « L’information rend libre même si elle peut déplaire en certains milieux »

Les dirigeants de Shawinigan n’ont en outre pas aimé les images de pauvreté de leur ville que nous avons diffusées. Pourtant, elles correspondent à la description qu’en fait Statistique Canada dans son dernier recensement sur la fréquence du faible revenu dans une communauté. Cet indice le plus révélateur du taux de pauvreté place Shawinigan au 145ième rang sur 149 parmi les régions métropolitaines de recensement du Canada.

Ce qu’il y a aussi d’étonnant, c’est que le président des Cataractes, Réal Breton a finalement accepté durant cette même conférence de presse de dévoiler des chiffres qu’il ne voulait pas donner publiquement durant la confection de notre reportage.

D’ailleurs, le ton de toute cette conférence de presse a été très agressif.

On le voit, notre équipe a été la cible d’une certaine forme d’intimidation, par des menaces à peine voilées.

Ça ne s’arrête pas là. Des commerçants de Shawinigan ont indiqué leur intention de boycotter Radio-Canada dans l’achat de leur publicité. Et la Chambre de Commerce locale a organisé une manifestation dans les rues de Shawinigan pour protester contre notre reportage.

Dans des grandes villes, il est arrive que des pressions soient exercées sur des journalistes ou les directions des salles de nouvelles de grands médias, mais rarement aussi directement.

À la place, les gens qui ne sont pas contents de notre travail déposent des plaintes à l’ombudsman de Radio-Canada, ou au conseil de presse du Québec ou carrément nous poursuivent en Cour.

On le voit, en région ça se fait parfois différemment. Là où ça dépasse les bornes, c’est lorsqu’on tente d’intimider un journaliste pour la seule et bonne raison qu’on n’a pas aimé son reportage.

Surtout qu’à ce jour, personne n’a encore contesté les faits exposés dans l’enquête de Hugo et de Pierre.

Un texte d’Alain Gravel publié dans l’édition électronique du 30 et sur son blogue sur Radio-Canada.

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Tenir paroles

TENIR PAROLES présente le parcours singulier de l’auteur-compositeur-interprète Ian Fournier. Explorateur acharné, pourchasseur insatiable des mots et de leur sens, Ian Fournier a survolé les 30 dernières années armé d’un crayon et d’un bout de papier, toujours prêt à témoigner du monde en chanson. Les 108 textes de TENIR PAROLES, regroupés en dix sections, montrent l’originalité de la démarche de l’auteur et témoignent de son enviable liberté: d’un album à l’autre, en tant qu’artiste-producteur, Ian Fournier a pu changer à sa guise de style musical, parfois même radicalement. C’est ainsi que les chansons colligées dans ce recueil, oscillant entre sonorités rock, poésie et histoire, lui confèrent un relief peu commun, miroir de la carrière de l’artiste.

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Les Journées de la culture, il faut s’inscrire

Inscription au plus tard le 30 juin 2012

28, 29 et 30 septembre 2012

La 16e édition des Journées de la culture est en cours de planification. Mais il faut s’inscrire avant le 30 juin 2012!

Raymond Viger Dossier Culture

Un petit rappel pour certains, une invitation pour d’autres, les Journées de la culture permettent aux artistes de se présenter au public. Des activités artistiques gratuites pendant tout le week-end à travers le Québec.

Pour être intégrées à la programmation officielle des Journées de la culture les artistes doivent s’inscrire avant le 30 juin prochain. Cela vous permet de publier et diffuser votre activité à travers une armada de publicité. Une belle vitrine médiatique gratuite qui mérite d’être utilisée.

Pour faire parti de la fête, contacter les Journées de la culture 514 873-2641 / 1 866 734-4441 / info@culturepourtous.ca

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graffOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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