Être le premier employé de son entreprise

Être à son compte est un choix pour certains, un manque de choix pour d’autres. Tous les vendredis, une nouvelle chronique présente un demi siècle d’expérience en entreprenariat privé et communautaire.

Raymond Viger | Dossier Réussir en affaires

réussir en affaire conseils partir à son compte trucs business entrepreneurN’oubliez pas le contexte dans lequel on situe cette chronique. Vous voulez partir à votre compte, créer votre propre entreprise. Quand je reçois un futur entrepreneur et qu’il me dit qu’il doit trouver de l’argent pour se payer un local aménagé, une secrétaire pour répondre au téléphone, un vendeur pour représenter son entreprise, un salaire décent pour lui … je commence par lui dire qu’il prend un mauvais départ et qu’il devrait demeurer employé.

Avec tous ses frais fixes qu’il s’impose dès le départ, il hypothèque son entreprise. De plus, quand tu débutes, tu dois créer des définitions de tâches, comprendre l’interrelation de chacun des postes, t’assurer qu’il y a suffisamment de travail pour créer un poste à plein temps… Et il faut que l’entreprise commence à faire de l’argent si on veut pouvoir en dépenser éventuellement. L’entrepreneur qui débute devient son premier employé.

L’entrepreneur qui prend les différents postes de travail dès le départ avant de le déléguer à un employé permet de se sécuriser:

  • Il peut remplacer n’importe qui à pied lever.
  • Il n’est pas à la merci de ses employés.
  • Il comprend mieux les différents fonctions de son entreprise et peut faire de meilleurs liens…
  • Il peut plus facilement voir les erreurs de ses employés.

Et le salaire d’un entrepreneur est proportionnel aux profits de son entreprise. N’exigez pas de votre entreprise un certain niveau de salaire si votre entreprise ne réussit pas à faire ses ventes. Faites des profits et votez-vous un salaire qui est un pourcentage des profits réalisés. Et n’oubliez pas d’en laisser pour la Recherche et développement, pour les nouveaux projets, pour créer un « cash flow » positif… Il ne faut pas vider les coffres à chaque occasion que vous aurez. Pour sa croissance, votre entreprise aura besoin de capitaux.

Autres textes de Réussir en affaires

Autres textes sur les Affaires

Autres textes sur Protection du consommateur

Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

Autres textes sur Économie

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

D’un couvert à l’autre: histoire d’un entrepreneur communautaire

D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café GraffitiLe livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

Autres livres pouvant vous intéresser