Les Jeux du Québec et les Jeux d’hiver de l’Arctique

Le Nunavik se distingue

Delphine Caubet | Dossiers HandicapJeux Olympiques

Les Jeux du Québec… une institution pour les Québécois. Tout le monde a une histoire à raconter sur ses performances au secondaire. Des souvenirs de jeunesse qui parfois, 40 ans plus tard, ravivent le sourire de ceux qui en parlent. Mais une région du Québec n’est représentée que rarement à cette compétition: Le Nunavik.

Crédit Photo: Administration
régionale Kativik

Les jeunes de la région ne sont pourtant pas en reste. Depuis les années 1970, ils se joignent aux Jeux d’hiver de l’Arctique, une compétition internationale d’athlètes nordiques. Au menu, ski de fond, tennis de table, raquette, mais également des jeux traditionnels tels que le one foot high kick (littéralement: le haut coup de pied) et autres sports arctiques.

Jeux du Québec

Avec ses 507 000 km2 et ses 14 communautés, pas facile d’organiser des compétitions sportives au Nunavik. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles cette région ne se joint que rarement aux Jeux du Québec.

Mais pendant 10 ans, le village de Kuujjuarapik a fait de la résistance et a su trouver les moyens pour faire concourir ses jeunes au côté des autres Québécois.

Le directeur des loisirs avait la particularité d’avoir de jeunes Cris et Inuits dans sa communauté et le sport faisait figure d’élément rassembleur. Mais les fonds alloués à Kuujjuarapik ont été supprimés. Aider ce village était bien, mais c’est toute la région qui a un besoin criant d’infrastructures et de fonds pour développer le sport et les loisirs.

Jeux d’hiver de l’Arctique

Mais en matière de sport, l’Administration régionale Kativik choisit de mettre l’emphase sur les Jeux d’hiver de l’Arctique: une compétition sportive internationale entre pays nordiques où les jeux traditionnels trouvent leur place.

L’Administration régionale Kativik le reconnaît: avec son budget, elle ne peut pas se permettre de faire des compétitions de hockey toutes les semaines. Alors, les jeunes concourent dans quelques catégories des Jeux d’hiver de l’Arctique, comme le one foot high kick. Le matériel nécessaire? Une balle avec un fil que l’on suspend et des participants. Dans cette discipline, les joueurs doivent toucher du pied, jambe tendue, la balle en hauteur.

Facile, pensez-vous? Que nenni. Le record pour les femmes adultes des Jeux en 2016 était de… 2,36m. Grâce à Deseray Cumberbatch, le Nunavik obtint la médaille d’argent avec une balle à 2,24m de haut.

Avec le temps, les athlètes de la région gagnent en popularité et ont une incidence positive sur leur environnement. Jean-Philippe Dubois du département des loisirs de l’administration Kativik raconte: «La performance sportive n’est pas le seul critère pour choisir les athlètes qui iront aux Jeux de l’Arctique. Ils doivent adhérer aux valeurs, être positifs et éduqués… Les réseaux sociaux sont très importants au Nunavik et les athlètes y donnent leurs conseils pour une alimentation saine ou par rapport à l’alcool et la cigarette. Ils deviennent des modèles dans les communautés.»

Même si les disciplines représentées nécessitent peu d’équipement, il reste que c’est un défi logistique d’organiser une compétition sur leur territoire. Grâce à des commanditaires, des vols nolisés sont mis à leur disposition pour sélectionner les meilleurs de la région et participer aux Jeux d’hiver de l’Arctique.
Bien plus que du sport, les Jeux d’hiver de l’Arctique sont l’occasion pour les jeunes du Nunavik de rencontrer d’autres personnes de leur âge et de culture nordique. Et quand ils se rencontrent tous les 2 ans, la culture de chaque région est mise en avant au travers de galas et spectacles. Une autre occasion de renforcer la confiance et l’estime de soi chez ces jeunes.

Jeux d’hiver de l’Arctique

Les Jeux d’hiver de l’Arctique sont une compétition sportive internationale entre le Canada (Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nord de l’Alberta, Nunavut), les États-Unis (Alaska), le Danemark (Groenland), la Russie (Yamal), et la Laponie (Finlande, Norvège, Suède).

Bien que le Nunavik y participe depuis les années 1970, la région n’est pas encore un membre officiel, faute d’avoir les infrastructures nécessaires pour accueillir les Jeux. Mais l’administration Kativik affirme travailler activement pour changer cette situation.

En 2016, le Nunavik a été représenté par 56 athlètes qui ont remporté 6 médailles d’or, 9 d’argent et 6 de bronze. Mention spéciale à la jeune athlète d’Inukjuak, Deseray Cumberbatch, qui a remporté à elle seule 5 médailles.

Liberté – Un sourire intérieur

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Après la pluie… Le beau temps

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Rêves olympiques: Paranatation

Un champion olympique

Delphine Caubet | Dossiers HandicapJeux Olympiques

Est-ce que tu rêves d’avoir des rêves? Ne crains plus les défaites, les as-tu crus quand ils te disaient que toutes les luttes étaient vaines? Ces paroles du rappeur Nekfeu, le paranageur Hicham Boufekane, les affectionne particulièrement. Car des rêves, il en déborde, dont le plus important est d’aller en sélection nationale et de porter un bonnet à son nom aux couleurs rouge et blanche. Jeux paralympiques accrochez-vous, Hicham est en voie de vous envahir.

À l’image du danseur international, Lazylegz, Hicham Boufekane souffre d’arthrogrypose. Concrètement, les muscles de ses jambes sont faibles, il ne peut plier les genoux à moins de 90 degrés et a une faiblesse sur tout le côté droit du corps.

Est-ce suffisant pour limiter le jeune homme de 17 ans et le brimer dans son quotidien ou ses rêves? Pantoute! Lui-même confie que son handicap n’a jamais été un problème dans sa vie.

Contrairement à Lazylegz, le handicap d’Hicham ne nécessite pas qu’il utilise des béquilles au quotidien. Sa passion, il la vit dans l’eau avec la natation. Tout débute à ses 8 ans, lorsque ses parents soucieux d’avoir un enfant en santé cherchent une activité physique qui n’aggrave pas sa pathologie. Le médecin recommande la natation. Résultat, 10 ans plus tard, Hicham fait figure d’espoir en Paranatation québécoise. Sa pratique du sport ne nécessite aucun suivi médical spécifique et il profite, comme les autres sportifs, de séances de massothérapie pour éviter des tensions dans les muscles

Graine de champion

En 2016, Hicham a concouru à ses 3es Jeux du Québec en paranatation. Et une fois encore, sa participation a été fructueuse avec 3 médailles (2 ors et 1 argent) sur 4 épreuves. Heureux de sa performance, Hicham explique qu’il était exténué avant que ne débutent les épreuves. Il revenait de Gatineau où eurent lieu les Can-Am, plus gros championnat de paranatation au Canada dont il remporta la médaille d’or au 400m nage libre.

Non content de ses médailles, Hicham battit son principal adversaire aux Jeux du Québec: lui-même. Il réalisa ses meilleurs temps en plus d’avoir raflé 4 médailles en quelques jours, sur 2 championnats. «La course est déjà faite avant d’entrer dans la piscine, explique-t-il. Elle est juste le fruit du travail.» Aujourd’hui, entouré de récompenses et reconnu par le comité national, Hicham montre une confiance tranquille qu’il a appris à bâtir avec les années.

Angoisse de la victoire

«Hicham est un guerrier, explique son entraîneur Bruno Benceny. Mais au début, il souffrait d’anxiété avant la course. Au point où parfois je me demandais s’il allait monter sur le podium. Mais il a réussi à sortir de sa torpeur et cette année a été incroyable.»

À trop vouloir bien faire et à avoir l’esprit trop compétitif, Hicham se mettait beaucoup de pression. Mais pour celui qui nage depuis ses 8 ans, la natation reste avant tout un plaisir où il peut tout donner. «Je me sens inarrêtable dans la piscine.»

Loin d’être un simple entraîneur, Bruno est surtout l’une des personnes les plus importantes dans la vie d’Hicham. «Il a été le premier à croire en mes rêves; je peux réussir avec lui.» Côte à côte, les deux hommes respirent la complicité, «même un peu trop parfois», blague Bruno.

Programme sport-étude

Du haut de ses 17 ans, Hicham doit surtout concilier le sport et les études. Depuis 2015, il a intégré le Cégep Maisonneuve en Sciences de la Santé et dispose d’un programme aménagé pour poursuivre la natation.

En plus des études, c’est 18 heures d’entraînement en piscine et 3 heures de conditionnement physique par semaine.

Qu’il soit parasportif ou non, réussir ses études avec un tel emploi du temps relève d’un jeu d’équilibriste. Son entraîneur le suit de près et veille à ce que la famille, l’entraînement et les activités extérieures trouvent leur place.

Hicham n’a encore jamais été sélectionné pour représenter le Canada, mais il espère bien se qualifier en 2017. Son entraîneur voit pour lui un bel avenir de nageur, et même s’il espère être encore à ses côtés, Hicham a déjà su tracer sa voie vers le succès.

Paranatation

Durant les compétitions, les nageurs avec un handicap physique ou mental concourent séparément. Pour la détermination du podium des nageurs avec un handicap physique, les premiers arrivés ne sont pas nécessairement les vainqueurs.

Chaque nageur est enregistré dans une catégorie correspondant à son handicap. Hicham Boufekane est considéré comme un S9, c’est-à-dire «un nageur éprouvant une sérieuse faiblesse au niveau d’une jambe; ou éprouvant un très léger problème de coordination; ou ayant perdu un membre».

Le score sera calculé en fonction de la performance comparativement au record mondial. Le podium sera formé des meilleurs temps des nageurs non par rapport aux concurrents dans le bassin, mais en fonction du record de la catégorie.

La natation est l’unique sport accessible à tous, quelle que soit la condition physique ou mentale. L’eau enlève la barrière physique, tandis que la nage travaille la motricité de tout le corps.

Au Québec, le succès de la Paranatation est clair. C’est la 3e édition de cette discipline aux Jeux du Québec et le nombre de nageurs a doublé, passant de 7 à 15. Hicham Boufekane fait partie des pionniers, y participant dès 2012. Quant à l’équipe canadienne de Paranatation, elle est composée de 22 nageurs, 7 d’entre eux proviennent du Québec.

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Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

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Salon du livre de Montréal, éditions TNT

Du 15 au 20 novembre à la Place Bonaventure

Les éditions TNT au kiosque 421, séances de dédicaces:

Mercredi 15 novembre

Jeudi 16 novembre

Vendredi 17 novembre

Samedi 18 novembre

Dimanche 19 novembre 

Lundi 20 novembre

Les éditions TNT. 4260 Ste-Catherine est Montréal, Qc. H1V 1X6

(514) 256-9000. info@editionstnt.com

Autres textes sur Livres

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Premier journal de rue francophone au monde

La 100e édition du Journal de la Rue et de Reflet de Société

Ce numéro représente la 100e édition de notre magazine. En 1992, nous étions le premier journal de rue francophone au monde. En 1993, Macadam est arrivé en France, en 1994, l’Itinéraire à Montréal. Puis, nous sommes passés du papier journal noir et blanc et des textes régionaux à un magazine couleur provincial, un virage pour mieux répondre à notre mission d’information et de sensibilisation sur les thématiques sociales.

Le CRTC a créé une liste de gens que l’on ne peut pas appeler lorsque nous faisons du télémarketing. Un changement de réglementation qui aurait pu et aurait dû nous faire fermer les portes. Parce que les augmentations de coût pour faire du télémarketing ont grimpé en flèche. Parce que maintenant plus de 50% du Québec se retrouve sur cette liste, coupant notre marché de moitié.

Initialement, le CRTC devait remettre en circulation les numéros de téléphone après 5 ans. Le citoyen devait se réinscrire pour bénéficier de la «protection» du CRTC. Celui-ci a poussé l’insulte à l’injure en changeant son orientation. Maintenant les numéros de téléphone deviennent exclus à vie. Et il y a pire. Quand un citoyen décède, déménage ou change de numéro de téléphone, son ancien numéro de téléphone demeure à vie sur la liste des gens que l’on ne peut plus rejoindre. Celui qui héritera de ce numéro se retrouve donc sur la liste des gens que l’on ne peut plus rejoindre et il ne le sait même pas!

C’est la mort annoncée du télémarketing. Sauf pour les compagnies telles que Google qui font leur télémarketing à partir de pays étrangers et qui ne respectent pas de la réglementation canadienne. Ces nouvelles normes nous ont obligés à informatiser nos opérations, augmentant les coûts. Il nous faut maintenant louer des listes de gens que l’on ne peut plus appeler. Près de 300$ par indicatif régional par mois. Avec 8 indicatifs régionaux, 2400$ de frais mensuels, près de 29 000$ par année! Sans compter le coût du traitement de cette façon de faire imposer par le CRTC.

Ce qui est surprenant, c’est que les journaux sont exemptés de cette loi, mais pas les magazines. Les OSBL avec un numéro de charité le sont aussi, mais pas celles ayant des activités commerciales. Deux poids, deux mesures où nous nous retrouvons chaque fois du mauvais côté de la barrière.

Avenir

Pourrons-nous envisager une autre centaine d’éditions pour Reflet de Société? Le papier va-t-il demeurer notre marque de commerce ? Après avoir été le premier journal de rue francophone au monde, serons-nous le dernier éditeur de magazine papier?
Pour tenter de rééquilibrer notre budget, nous devons nous investir dans de nouvelles activités de financement pour l’organisme. Bistro le Ste-Cath fait partie de cette diversification. Un lieu de socialisation pour le quartier. Une scène pour soutenir les artistes. Un financement pour une quinzaine d’organismes communautaires du quartier. Des outils pour offrir culture, services et aliments à la communauté. Un projet que nous voudrions implanter à travers le Québec.

La fabrication de produits dérivés a remonté dans notre liste de priorité. La publication de livres aussi.

Pour créer un projet d’économie sociale comme le nôtre, il faut non seulement être intervenant de crise, travailleur de rue, journaliste, auteur, conférencier… mais il faut aussi être un homme d’affaires, gestionnaire, administrateur, lobbyiste… La spécialisation ne semble pas faire partie de notre univers. Et il faut être compétent dans tous ces domaines.

Être un généraliste est pertinent et conforme à notre philosophie d’intervention. Considérez l’être humain dans sa globalité. Intervenir dans l’ensemble des sphères de sa vie. Être prêt à faire un bout de chemin avec un être humain qui n’est pas un problème, mais qui a des besoins à satisfaire. Une présence auprès de jeunes, non pas en tant que spécialiste qui veut régler un problème, mais comme un grand-frère qui accompagne un être humain dans sa continuité et son devenir.

Merci à tous nos abonnés qui nous suivent et nous soutiennent dans notre intervention. Au plaisir de vous revoir pour un autre 100 numéros!

Autres textes sur Média

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié. Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Catalogue complet des livres des Éditions TNT

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Les Salons du livre, de Montréal à Paris

Raymond Viger | Dossier International

Salon du livre de Montréal, 15 au 20 novembre 2017

Les Salons du livre en France, printemps 2018

Sous la supervision de Mlle Delphine Caubet, les Éditions TNT préparent un voyage en France pour le printemps 2018.

Ce voyage répond à la demande faite par deux auteurs des Éditions TNT, soit Berekhya ainsi que Xavier Boisrond.

Berekhya lance son 3e recueil:

  • Des Rivières et des Rêves
  • Flash Nude
  • Accompagne-moi

Disponible à 10$ chacun

Xavier publie son premier livre, Salaire minimum et Paix social. 15$

Plusieurs activités de financement seront réalisées pour permettre la réalisation de ce voyage en France.

Delphine a réalisé une collection de signets. Le premier sera présenté au Salon du livre de Montréal du 15 au 20 novembre. Chaque don pour soutenir ce voyage vous donne accès à ce premier signet souvenir.

Acheter un livre permet de soutenir un auteur dans sa créativité.

(514) 256-9000, en région au Québec: 1-877-256-9009. Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4264 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Autres textes sur Cinéma et télévision

D’un couvert à l’autre

D'un couvert à l'autre. 25 ans d'intervention auprès des jeunes.

L’histoire complète du Journal de la Rue et de ses projets:

Pour commander ce livre en édition de luxe, 30 pages couleur pour 23,81$ ou en édition régulière en noir et blanc 19,05$ par Internet, par téléphone (514) 256-9000. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT 

Spectacles gratuits à Montréal. Quoi voir et quoi faire

Programmation du Ste-Cath pour le mois de novembre

 

Bistro le Ste-Cath.

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6. 

 

Avant les rues: la guérison de Manawan

Mahdia Mellal | Dossier Autochtone

Le cinéma québécois est gratifié depuis 2016 du premier long métrage de Chloé Leriche qui est aussi le premier film réalisé en langue Atikamekw.

Fait loin d’être anecdotique, la réalisatrice n’appartient pas à la communauté et ne parlait pas la langue. Le tournage D’Avant les rues a eu lieu à Manawan, un village amérindien de Lanaudière. Chloé a choisi de confier les rôles à des habitants du village sans expérience dans le domaine, autant dire un défi de taille.

La jeune femme férue d’images avoue ne pas l’avoir été dans son jeune âge et pour cause: pas de télé chez elle et encore moins de passion pour le septième art dans son entourage. En revanche, une grande proximité avec d’autres formes d’art. Son attirance pour les images a été suscitée par l’aspect humain, social et le message qu’elles véhiculent.

Réalisatrice de courts métrages, Chloé confie qu’elle aborde une nouvelle étape de sa carrière. «Je retournerais probablement au court métrage, ce n’est pas une voie arrêtée. Pour moi le court et le long métrage sont deux choses différentes.

Par contre, ce film représente d’une certaine façon un accomplissement: faire un long métrage signifie un engagement vis-à-vis de la communauté et implique de trouver le financement et de convaincre les bailleurs de fonds.» Et le budget du film fut de 1,3 million de dollars, dont 20% fut investi par l’équipe.

Liée au début de sa carrière au monde de la vidéo, Chloé a notamment été formatrice pendant plusieurs années au Wapikoni mobile. Une première immersion dans la réalité autochtone pour la réalisatrice.

Mais avant de se lancer, elle a longuement réfléchi: «Quand j’ai commencé à fréquenter les communautés, j’ai reçu un choc… J’ai découvert leurs problèmes sociaux et j’ai voulu en parler, mais pas juste ça, tenter aussi de faire évoluer les choses. Le racisme est nourri par l’ignorance et la méconnaissance de l’autre et je trouve que la fiction est un outil très fort qui permet de s’attacher à un personnage. J’aurais bien pu en faire un documentaire, mais selon moi, la fiction peut faire une différence.»

https://player.vimeo.com/video/157231893

BEFORE THE STREETS- (AVANT LES RUES)- by Chloé Leriche (trailer) in theaters april 15th from Funfilmdistribution on Vimeo.

Les relations humaines sont au cœur de sa démarche. Le choix de la distribution non professionnelle est fondé sur plusieurs critères: offrir un tremplin aux jeunes qui souhaitent découvrir le métier d’acteur et l’occasion de s’exprimer sur leurs préoccupations. «Je voulais que les acteurs endossent le film avec moi. Ils sont amateurs, mais ils représentent bien l’idée que je souhaite véhiculer dans le film, les principaux acteurs sont des artistes et sont investis dans la promotion des arts autochtones», explique la réalisatrice.

Chloé Leriche n’a pas manqué de souligner l’ouverture de la communauté Atikamekw. Conscients des retombées socio-économiques, les chefs lui ont ouvert les portes de la réserve et sont allés jusqu’à soutenir financièrement le projet. Cela dénote le besoin réciproque de communiquer avec le monde extérieur. Avant de lancer son film, Chloé a d’abord cherché l’approbation des 3 chefs de la communauté et les 58 conseillers. Comble de la situation, le jeune femme extérieure au milieu leur en a appris sur eux.

Au-delà des défis imposés par le film, entre ajustements et différentes difficultés de gestion sur place, l’artiste reconnaît la complexité sur le plan émotif, tant pour elle que pour les acteurs.
Jacques Newashish qui joue le rôle du beau-père de Shawnouk (l’acteur principal) précise: «Mon rôle, je l’ai vécu avec beaucoup d’émotions, il reflète tellement ma vie, je suis moi-même père de famille et je travaille souvent avec les jeunes de ma communauté. Je vis les difficultés relationnelles qui sont racontées dans le film. Ça me parle.»

Le Québec est à une époque charnière quant à la réhabilitation et à la réparation de son histoire envers les populations autochtones, le travail de Chloé Leriche s’inscrit-il dans cette ligne?

«Humm… c’est sûr, j’ai entamé ce projet il y a de cela 10 ans et c’était déjà d’actualité, mais j’ai aussi beaucoup de fascination pour cette culture ancestrale, je ressentais le devoir d’en parler, pour faire bouger les choses.»

Vous l’avez compris, Chloé n’a pas fini de faire parler de la culture et de la réalité autochtones. Le sujet étant peu documenté, elle demeure consciente de la lourde responsabilité qui repose sur son œuvre.

Manawan en quelques faits

La réserve de Manawan, située entre Val-D’Or et Montréal, compte 2 000 habitants. La langue parlée est l’atikamekw qui a intégré le système éducatif au même titre que le français. Sa transmission orale ne s’est jamais arrêtée à travers les siècles.

Sur le plan économique, la communauté est largement dépendante de l’exploitation forestière, même si l’ethnotourisme est un secteur prometteur. Néanmoins, Manawan souffre d’un chômage élevé, d’un revenu moyen inférieur à la moyenne provinciale, d’une dépendance aux fonds fédéraux et d’un manque de scolarisation.

La communauté a entre autres décidé de faire face à ses problèmes sociaux (suicide, alcool, etc.) en reconnaissant la gravité de la situation et en mettant l’accent sur la santé, les services sociaux, la police et l’éducation. Manawan dispose d’une école secondaire pour permettre à des jeunes d’étudier un peu plus longtemps.

La particularité de Manawan est qu’elle mise sur l’autonomie en termes de télécommunication et le développement technologique. Depuis 2005, le conseil Atikamekw de Manawan est inscrit comme transporteur de télécommunication auprès du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) et il est propriétaire de 200 km de réseau de fibres optiques allant de Manawan à Joliette. Leur service internet est autant offert à des particuliers qu’à des entreprises.

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