Dossier Santé mentale 

L’objectif d’Humain Avant Tout est de réduire les tabous entourant la santé mentale, briser l’isolement, redonner espoir et inciter les gens à demander de l’aide. L’organisme diffuse des témoignages de personnes qui vivent ou qui ont déjà vécu des troubles psychologiques diagnostiqués ou non. Voici celui de Marianne.

J’ai commencé à souffrir d’anorexie à 16 ans. Je voulais atteindre un certain poids, mais une fois atteint, je ne voulais plus m’arrêter là… J’avais besoin de me sentir bonne et capable de quelque chose. Je pense que c’était une recherche de contrôle et d’évitement de mes émotions négatives. Ça avait d’énormes impacts sur mon humeur et j’avais beaucoup d’idées suicidaires. En secondaire 5, j’ai été hospitalisée trois fois à Sainte-Justine. C’était très confrontant d’être avec 15 autres personnes qui vivaient la même chose que moi. Mes hospitalisations ont été nécessaires, mais je pense que je n’étais juste pas prête à guérir. C’est pour ça que je n’en ai pas bénéficié tant que ça.

Aujourd’hui, je ne me considère plus anorexique, mais j’ai encore des difficultés en lien avec l’alimentation et l’image corporelle. Ce n’est pas autant prenant qu’avant dans mon fonctionnement, mais c’est plus insidieux. C’est tout le temps un peu là dans ma tête et c’est lourd à porter. Mais je ne veux plus que mon identité tourne autour de ça… J’ai eu un déclic dans les derniers mois : j’ai réalisé que j’ai toujours voulu guérir pour les autres, mais jamais pour moi. La maladie est donc toujours revenue, sous une forme ou une autre.

Aujourd’hui, j’essaie de faire la paix avec moi-même et de me donner cet amour-là, cette chance-là d’en guérir. J’apprends à être plus douce et bienveillante envers moi-même. Des fois, je me demande : si les pensées entourant mon image et mon poids ne sont plus là, je vais être comment ? Il va rester quoi ? Il y a un petit deuil qui s’accompagne de la guérison d’un trouble alimentaire…J’essaie de faire plus de choses pour moi, comme peindre et jouer du piano. Je ne suis pas juste ce trouble-là, je ne suis pas juste la maladie et je vois que je peux me définir autrement. Il y a une partie de moi qui se tape sur la tête d’être encore un peu prise là-dedans, mais une autre partie qui est fière du chemin parcouru. Je pense que maintenant, la partie fière est plus puissante que l’autre et je suis en contact avec de l’espoir.

Ressources

Si vous souffrez ou pensez souffrir d’un trouble alimentaire, nous vous invitons à visiter ce site web : https://anebquebec.com

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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