L’objectif d’Humain Avant Tout est de réduire les tabous entourant la santé mentale, briser l’isolement, redonner espoir et inciter les gens à demander de l’aide. L’organisme diffuse des témoignages de personnes qui vivent ou qui ont déjà vécu des troubles psychologiques diagnostiqués ou non. Voici celui d’Ariel.

Dossier Santé mentale 

Mes parents se sont séparés quand j’avais neuf ans, et ça s’est fait assez difficilement. Je pense que c’est ce qui m’a menée vers la délinquance. À 13 ans, j’ai commencé à faire des délits et à consommer des drogues et de l’alcool. Je n’étais pas du genre à exprimer mes émotions, alors ça passait beaucoup là-dedans. En secondaire 3, j’ai lâché l’école. Je passais beaucoup de temps avec de mauvaises fréquentations.

Éventuellement, la DPJ est entrée dans ma vie et je me suis retrouvée en centre jeunesse. Ça a été vraiment l’enfer. Je me rappelle, je pleurais tous les soirs. Tout ce que je voulais, c’était sortir de là. J’ai reçu une ordonnance de placement de trois ans. À un moment donné, j’ai fait une fugue d’un mois. J’ai aussi dû fréquenter cinq écoles secondaires différentes… J’ai vécu beaucoup de bouleversements dans mon adolescence. Ça m’a pris du temps avant de réaliser que j’ai vécu plusieurs abandons dans ma vie…

À 16 ans, j’ai pu aller vivre chez ma sœur, qui a accepté de me prendre sous son aile. Ça a vraiment tout changé. J’ai saisi cette opportunité-là, je me suis prise en main et j’ai arrêté de consommer. J’ai recommencé à me concentrer sur l’école…j’avais le rêve de devenir psychologue. Ma sœur est devenue ma meilleure amie, ma deuxième mère. Elle m’a appris les choses de base comme cuisiner, faire le lavage, mais aussi comment gérer mes relations. Elle était là pour m’écouter, me soutenir et pour m’aider dans mes études. Ça a été difficile de me réapproprier mon passé…comme s’il y avait une Ariel du présent et une Ariel du passé.

Maintenant, je m’en sens capable, entre autres parce que j’en ai parlé en thérapie. Quand j’étais adolescente, on me disait je n’allais pas finir mon secondaire et qu’un avenir dans la rue ou dans la prostitution m’attendait. Il y a 2 ans, j’ai été acceptée au doctorat en psychologie et je viens de terminer ma deuxième année. Je suis fière parce que ce n’est pas facile de se rendre jusque-là, ça demande beaucoup d’efforts. Je crois que mon vécu me permettra d’être une psychologue plus empathique et de mieux comprendre la souffrance des autres.

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