L’objectif d’Humain Avant Tout est de réduire les tabous entourant la santé mentale, briser l’isolement, redonner espoir et inciter les gens à demander de l’aide. L’organisme diffuse des témoignages de personnes qui vivent ou qui ont déjà vécu des troubles psychologiques diagnostiqués ou non. Voici celui d’Ariel.

Témoignage de Ludovic | Dossier Santé mentale 

En 2014, un médecin m’a prescrit des médicaments pour ce qui semblait être de l’anxiété ou un TDAH. J’ai dû en essayer plusieurs. De fil en aiguille, je me suis mis à moins bien aller et un jour, ça a explosé. J’ai été hospitalisé pour une psychose toxique, à cause des médicaments… C’était vraiment terrifiant, c’était de l’inconnu. Après un mois, j’en suis sorti avec une nouvelle médication et j’ai été suivi par une psychiatre…J’ai un jour entendu parler du Mouvement Jeunes et santé mentale, dans lequel je m’implique aujourd’hui. La mission est de lutter contre la surmédicalisation. Je sentais que j’avais vécu une injustice en ayant eu un “traitement choc” lors de ma psychose.

Errer dans un cimetière

Alors que j’allais mieux, j’ai dit à ma psychiatre que je voulais cesser la médication. Elle avait des réserves et me disait que ce que j’avais vécu laissait présager un trouble bipolaire, mais j’ai arrêté quand même. J’ai développé à nouveau des symptômes… J’ai dépensé le peu d’argent que j’avais et je me suis inscrit à plein de choses en peu de temps : une fin de semaine de formation en investissement immobilier, un séjour de croissance personnelle, un camp de chansons…J’étais de retour en psychose. Ce qui l’a freinée, ce sont des gens qui ont appelé la police quand j’errais dans un cimetière.

En voie de guérison

Après avoir été hospitalisé à nouveau, le diagnostic s’est confirmé et je l’ai accepté assez rapidement, parce que j’ai vu comment mon entourage était désemparé par ce que je vivais. Je sentais que c’était à moi de faire les gestes nécessaires pour aller mieux. J’ai suivi des ateliers avec l’organisme Relief et j’ai été suivi par une travailleuse sociale. Depuis ce moment-là, je vais beaucoup mieux. C’était des événements confrontant, mais ça m’a montré tout l’amour et le soutien que j’avais autour de moi. Ce que j’ai vécu m’a permis d’être plus humain, je sais que ma vulnérabilité fait partie de moi. Je ne dis pas que je suis bipolaire, mais plutôt que je vis avec un trouble bipolaire, parce que la maladie ne me définit pas…Je me suis rétabli, alors je me dis que je peux réussir plein d’autres choses.

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