Être en affaire no 12: être le premier et le demeurer

Être le meilleur

Réussir en affaire

Être à son compte est un choix pour certains, un manque de choix pour d’autres. Tous les vendredis, une nouvelle chronique présente un demi siècle d’expérience en entreprenariat privé et communautaire. 

Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

chronique réussir en affaire conseils entrepreneur trucs partir à son compteQuand on est le meilleur, il y aura toujours des gens pour nous copier. Ne perdez pas de temps à regarder les numéros deux. Continuez d’être le numéro un. Le numéro un innove et demeure le premier. Les numéros deux essayent de faire comme nous mais ne savent même pas pourquoi ils le font et comment le faire intelligemment.

Une façon d’être un pas en avance sur nos compétiteurs. On se fait confiance sur la qualité de ce que l’on représente. Cette confiance en soi est perçu par nos clients. Ceux qui se limitent à copier ce que nous faisons ne dégagent qu’un insécurité qui fera baisser ses ventes et baisses ses prix de vente.

Pendant que nos concurrents étudient comment mettre sur le marché une génération d’un produit, nous en sommes à finaliser la génération suivante.

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D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café GraffitiLe livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

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Être en affaire no 11: évaluer et corriger

Se remettre constamment en question

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

comment réussir en affaire trucs partir à son compte conseils entrepreneurUne grave erreur en affaire est de brûler ses clients potentiels. Quand on rencontre un client, on se remet en question, on s’améliore et on retourne ensuite sur le terrain. On écoute notre client. En quoi mon offre ne répond pas à son besoin. Rien de plus bête que de répéter sans cesse la même erreur.

On avance – on évalue – on corrige. On avance – on évalue – on corrige… Notre vie commerciale est une éternelle remise en question. Rien n’est coulé dans le ciment. Il faut évaluer si on abandonne un objectif, si on le modifie ou si on change la façon de le présenter.

Rien ne peut être pris pour acquis en entreprise. La compétition change constamment, les gouvernements changent les règles et les façons de faire, même les fournisseurs nous obligent à nous adapter à de nouvelles règles.

Il nous faut constamment continuer à développer notre entreprise, continuer d’observer notre environnement commercial et s’adapter. C’est la base de la santé professionnelle.

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Être en affaire no 10: devenir un chef d’orchestre

Développer le chef d’orchestre en soi

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

comment réussir en affaire trucs entrepreneurs conseils partir à son compteÀ moins de se limiter à être propriétaire d’un petit dépanneur et de vouloir le demeurer, un entrepreneur n’est pas la personne qui cherche à faire le travail mais à le faire faire.

L’entrepreneur orchestre le travail pour que tout baigne dans l’huile. Il défini le qui fait quoi quand, comment et pourquoi.

Il n’acceptera pas de laisser un de ses directeurs sortir les vidanges de l’entreprise. Il va préférer que celles-ci soit éliminés par un homme d’entretien pendant que son directeur travaille sur des dossiers d’expansion. Un directeur qui sort les vidanges peut penser épargner quelques dollars en n’ayant pas besoin de le déléguer à un employé. Mais il fait perdre combien d’argent sur les projets d’expansion qui ne seront pas réalisés.

Même si le patron peut tout faire, il engage des employés capable de faire chacune de ces tâches mieux que lui.

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Être en affaire no 9: la gestion du temps

Gérer son temps et celui des autres

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comment réussir en affaire conseils entrepreneurs trucs partir à son compteUn adage résume bien la situation. Le temps c’est de l’argent. Est-ce qu’il joue en ma faveur ou pour le bien-être d’une autre entreprise.

Si j’ai un immeuble et que je collecte des loyers à tous les mois, le temps joue en ma faveur. Parce qu’à toutes les années, je pourrais augmenter les loyers, à tous les mois mon hypothèque baissera et qu’à long terme la valeur de mon immeuble devrait augmenter. Après 15 ans, l’hypothèque devrait avoir été complètement remboursé à partir des loyers perçus.

À l’inverse, si je croule sous les dettes avec des paiements d’intérêts élevés à mes créanciers, le temps joue contre moi. Chaque mois qui passe, les intérêts viennent gruger une partie de mes revenus.

Le temps c’est de l’argent

En tant qu’entrepreneur, il faut identifier rapidement ceux qui nous font perdre notre temps, parce qu’en bout de ligne, il nous font perdre de l’argent.

Je n’ai jamais eu le temps d’aller au restaurant avec un représentant. Je n’ai jamais eu le temps de me faire payer une partie de golf par un représentant. Parce qu’en tant que chef d’entreprise, mon temps sert à faire rouler une entreprise.

Deux minutes pour un projet

Quand j’ai parlé avec Pierre Péladeau la première fois, j’avais deux minutes pour synthétiser mon projet et gagné une deuxième entrevue de 15 minutes. M. Péladeau considérait qu’il était important d’écouter tout le monde à la recherche de bons projets. Mais pour se faire, il devait mettre une limite dans le temps accordé. Le temps que l’on accorde à un représentant sur un nouveau produit est un investissement de notre part. Combien suis-je intéressé à investir sur ce produit?

Un représentant de bière voulait m’apporter des échantillons pour que je les teste. J’ai refusé. J’ai demandé la liste de prix et les caractéristiques des bières. En moins de deux minutes j’ai éliminé toutes ces bières qui n’entraient pas dans nos barèmes de prix et de philosophie de fournisseurs. J’aurais goûté aux produits s’il avait pu franchir les étapes que j’ai décidé de définir. Pas parce que le représentant me le propose.

Le personnel

Même chose pour les employés. Un employé peut-il adresser une problématique de façon claire, nette et précise? Sinon, de quelle façon je peux l’aider à atteindre cet objectif? Est-ce que je dois créer un formulaire qui l’aidera à structurer sa pensée avant que je ne le rencontre? Est-ce que j’ai à mettre un intermédiaire entre lui et moi avant notre rencontre pour l’aider à synthétiser sa demande?

Si un employé vit des choses personnelles et a besoin d’une thérapie, ai-je le temps en tant que chef d’entreprise de l’écouter? Est-ce que mes directeurs ont le temps et sont payés pour le faire? Pour soutenir cet employé, il faut évaluer qui peut le soutenir dans l’entreprise ou si ça ne serait plus intéressant de lui fournir une ressource professionnelle extérieure à l’entreprise.

La paperasserie

Que ce soit des banquiers ou des commanditaires, parfois on nous demande des tonnes de rapports. Ceux-ci sont à être négociés. Parfois il nous faut mettre une limite et faire des choix. Je refuse certaines subventions ou certains partenariats parce que tout ce qui est demandé est plus énergivore que les gains d’en faire parti.

Un chef d’entreprise a des choix à faire. Et il doit faire les bons.

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Être en affaire no 8: une vision alternative

Avoir une vision claire

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

Comment réussir en affaire trucs pour partir à son compte conseil entrepreneurDéformation professionnelle, j’ai fait cinq années dans l’aviation comme pilote et instructeur. Vous me demanderez en quoi l’aviation est une école d’entrepreneuriat. La philosophie professionnelle que j’y ai développée m’a permis de mettre les bases de mes réussites commerciales.

Dans l’aviation, on doit avoir suffisamment d’essence pour se rendre à destination et, si pour une raison quelconque on ne peut pas y atterrir, avoir de l’essence pour se rendre à un aéroport de déroutement plus 45 minutes de vol pour se sécuriser.

En affaire, c’est exactement la même chose qu’il faut intégrer. Je pose une action pour atteindre un objectif dans un certain délai de temps. Si je ne réussis pas, je dois connaître des alternatives qui seront acceptables et que je pourrais assumer.

Quand Pierre Péladeau a tenté de lancer un journal à Philadelphie, il avait mis une limite de 50 millions à son aventure. Si la réalité n’était pas atteinte, on ferme le tout. L’entreprise de Pierre Péladeau pouvait se permettre de perdre 50 millions sans la mettre en péril. S’il n’avait pas mis cette limite, il aurait pu tout y engouffrer et finir dans la dèche.

Si j’ai un restaurant, j’achète des victuailles pour un souper. Si les ventes sont plus faibles que prévus, chacun des produits alimentaires doit pouvoir trouver une deuxième vie et respecter les délais de conservations de chacun. Un produit frais qui a une durée de vie 24 heures pourrait être fumé ou cuit pour en augmenter sa conservation. D’autres pourraient être congelés. Les recettes que je pourrais faire avec ce nouveau produit ne seront plus les mêmes. Je dois donc être capable de faire un spécial et travailler avec mes serveurs pour atteindre ces nouveaux objectifs.

Si j’achète des équipements pour le volume de transactions que j’ai aujourd’hui, qu’est-ce que je fais si mon volume augmente ou diminue. Mes équipements deviennent-ils désuets et non fonctionnels pour ma nouvelle réalité. Même si cela me coûte un peu plus cher, serait-il préférable de louer pour pouvoir changer plus facilement les équipements que d’acheter et de devoir vivre avec des équipements non adéquats? Louer et payer un peu plus cher peu revenir à une sorte de prime d’assurance.

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Être en affaire no 7: la 3e voix

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La 3e voix

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

comment réussir en affaire trucs entrepreneurs conseils partir à son compteTrop souvent en affaire, j’entends des gens tenter d’imposer leur vision des choses à un jeune entrepreneur.

Celui-ci devient prisonnier de deux choix qu’il se fait offrir. Pourtant, il y a d’autres choix que l’on peut développer. Et c’est là qu’un bon entrepreneur se démarque et peut faire sa marque.

Tu m’offres deux choix. Ces choix sont acceptables pour toi et font ton affaire.

Moi j’ai trouvé une troisième façon de faire. Et elle va mieux faire mon affaire. Ce n’est peut-être pas ton choix idéal. Cette troisième voix te fera peut-être grincer un peu des dents. Mais soit, elle sera plus acceptable pour mon entreprise et ma continuité.

Parce que ma responsabilité est la continuité de mon entreprise. Continuité qui passe par la satisfaction de ma clientèle et d’une bonne relation avec différents fournisseurs de  produits et de services.

Cette troisième option que j’ai fait intervenir dans nos négociations font parti de ma capacité de négocier. Et dans une bonne négociation je dois me respecter et te respecter.

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Être en affaire no 6: la relativité d’un sou

L’entrepreneur

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

conseils entrepreneur trucs partir à son compte comment réussir en affaireSi j’achète une automobile une fois à chaque quatre années, que je paye 1000$ trop cher, c’est même pas grave.

Mais si j’achète un produit à mille exemplaires à tous les jours pour le vendre avec profit et que je paye un sou de trop, cela est un crime envers mon entreprise.

Parce qu’un sou pour 1000 exemplaires, représente 100$ par jour, ce qui équivaut à 3650$ par année. Pour les 4 années que j’aurais mon automobile, j’en suis rendu à 14 600$ de trop payé.

Si un certain matin, j’ai quelques heures à investir pour augmenter la qualité de mes achats est-ce que je vais me concentrer sur le 1000$ que je peux épargner sur l’achat aux quatre années d’une automobile ou est-ce que je devrais réfléchir sur ce sou que peux sauver à tous les jours sur les 1000 exemplaires d’un produit que j’achète.

En plus on attire ce que l’on est, ce que l’on dégage. Parce qu’épargner un sou devient important pour moi, le représentant de ce produit viendra possiblement m’offrir des escomptes d’un sou de temps à autre pour me conserver heureux. Il saura que c’est significatif pour moi et que je vais apprécier ses propositions. Je vais pouvoir le considérer comme un partenaire dans notre relation d’affaire.

Soyez paranoïaque avec vos cennes!

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