Communautaire et agriculteurs contre le gaspillage

Sécurité alimentaire

L’Escouade anti-gaspillage

Depuis le printemps 2014, l’Outaouais a son Escouade anti-gaspillage. Une armée de bénévoles prêts à sillonner les champs et les marchés pour récolter les fruits et légumes destinés au gaspillage. Rencontre avec sa coordonnatrice, Nathalie McSween.

Delphine Caubet dossiers EnvironnementCommunautaire

Escouade-anti-gaspiAu Canada, 40% des denrées sont gaspillées. C’est 183 kg d’aliments par an et par personne d’après la Table de concertation sur la faim et le développement social de l’Outaouais (TCFDSO). L’autre réalité est que depuis 2008, la région connait une augmentation de 25% de ses besoins en urgence alimentaire.

Deux solitudes qui se rencontrent en Outaouais.

Ignorance

Lorsque le projet a débuté en 2014, l’Escouade n’avait aucun contact avec les agriculteurs. Elle savait juste que les membres de la TCFDSO étaient pris à la gorge. Les demandes augmentaient tandis que les subventions diminuaient.

Alors ils ont fait un pari: glaner les fruits et légumes dans les champs et les invendus des marchés publics. «Le problème est que les gens ne se connaissaient pas, explique Nathalie McSween. Les agriculteurs ne connaissaient pas les organismes en sécurité alimentaire, et ces derniers ne pensaient pas aux producteurs. On a fait le pari que les agriculteurs seraient prêts à donner leur surplus si des bénévoles venaient les récolter. Et ça a été le cas!» Le projet a été un vif succès.

Complicités

«En été, les agriculteurs travaillent beaucoup, explique Nathalie. Parfois jusque 14h à 16h par jour. Ils n’ont ni le temps ni l’argent de récolter des produits pour les banques alimentaires.» Alors un modèle à la carte leur est proposé: ils ne signent pas d’engagement, mais passent des appels sur une base volontaire pour que des bénévoles viennent chercher les surplus. Et ce modèle a séduit une vingtaine d’agriculteurs.

En 2014, ce n’est pas moins de 7 tonnes de fruits et légumes qui ont été glanés par l’Escouade. Menée par Nathalie McSween, mais surtout appliquée par 75 bénévoles, «des gens avec une conscience écologique».

C’était également une activité familiale qui permettait d’expliquer aux enfants l’agriculture, la nature et le fonctionnement des banques alimentaires. Un autre succès à la carte.

Redistribution

Quand l’Escouade part glaner des produits, elle appelle les banques alimentaires de la région pour les récupérer. Le reste va en ville ou à Moisson Outaouais. «Mais on a besoin de transformations», explique Nathalie McSween.

L’Escouade a déjà récolté 1 000 kg de courgettes, mais les organismes en sécurité alimentaire n’étaient pas capables d’en recevoir autant. «Et cela fait du gaspillage», ponctue la coordonnatrice. Leur projet à l’avenir est de faire une cuisine collective autonome et amicale pour les aînés. Un gros mot pour un projet complémentaire à l’Escouade.

Il s’agira d’une cuisine anti-gaspillage: les produits que les organismes ne pourront pas récupérer seront cuisinés par des bénévoles. «Les cuisines collectives sont stigmatisées comme étant pour les pauvres. Mais d’autres personnes aiment cuisiner ensemble. Ici notre cuisine anti-gaspillage sera amicale, car redistribuée à des absents. En l’occurrence pour les personnes âgées.»

À l’avenir, l’Escouade anti-gaspillage voudrait étendre ses activités aux supermarchés et restaurants pour ramasser les invendus.

Autres textes sur Environnement

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com.

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

La programmation 2015 est affichée sur le site du bistro.

Bistro le Ste-Cath

bistro est montréal restaurant où manger quoi faire salle spectacleUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Publicités

Histoire des potagers québécois

Légumes ancestraux

Bienvenue au Potagers d’antan

Dans un petit village du Québec, un passionné d’histoire et d’agriculture tente de maintenir le passé dans le présent. Dans ses quelque 60 000 pieds carrés de terrain, les fruits et légumes ancestraux du Québec cohabitent. Son potager a des allures de fourre-tout où tabac, framboises et crosne (entre tant d’autres choses) trouvent leur place.

Delphine Caubet dossier Environnement

environnement Potagers d'antan agriculture biodiversité alimentairePour Michel, maître jardinier du Potagers d’antan, la passion s’est déclarée en 2003, l’année où sa conjointe et lui achetèrent une maison du 19e siècle. Avec tant de réparations, le jeune père cherche un autre passe-temps et un défouloir à sa vie professionnelle. Le jardin, à l’abandon depuis des années, s’est révélé à la hauteur de ses attentes.

Ce petit-fils d’agriculteurs n’avait jamais imaginé qu’un jour il aurait sa terre, et que mieux encore, il l’exploiterait. Et dans quel état elle était! Pour continuer sur la thématique d’antan, Michel fait tout avec les outils de l’époque. Alors exit les motoculteurs ou tout autre engin motorisé. Mains et pioches sont ses seuls amis. «Et j’ai trouvé de tout dans la terre! Des marteaux, des sacs… Elle était dans le même piteux état que la maison.»

Semences ancestrales

12 années plus tard, Michel est devenu l’un des rares producteurs de semences ancestrales du Québec. Dans un contexte où l’humanité a perdu 75% de la biodiversité agricole en 1 siècle, Michel fait figure de garde-fou. Il veut préserver ces «trésors», quand bon nombre de personnes ignorent en avoir sur leur terre.

L’éventail de son potager? Lui-même l’ignore. À cette question s’ensuit un monologue recensant quelques une des plantes auxquelles il s’est frotté. Tomates (entre autres la Savignac dont le maître jardinier pourrait vous conter l’histoire entourant le religieux québécois qui la créa), oignons, pommes de terre, haricots, tabac (un insecticide biologique très intéressant, affirme-il), crosne, cerfeuil tubéreux, melons, courges, camerises, fines herbes, prunes, cerises… et la liste continue.

Biodiversité agricole

Tant de diversité permet à Michel de faire des essais, mais aussi de se prémunir d’une hécatombe. Planter diverses tomates n’est pas que pour le plaisir. En cas de gel ou de maladie, chaque espèce tomates a une réaction différente et la diversification accroit les chances d’avoir des survivants. Et les enfants de ces derniers seront plus forts…

Michel s’est fait connaître dans le milieu des semenciers. S’il travaille avec les Européens, des Québécois l’appellent aussi pour lui offrir des semences qui pouvaient être dans leurs familles depuis plusieurs années. Des familles qui ignorent parfois ce à quoi elles ressemblent… Michel prend alors des allures d’explorateur en plantant des semences dont il ignore parfois le résultat.

Potagers d’antan sur le web

En 2010, Michel débute son blogue Potagers d’antan. Depuis ces années à cultiver et à s’intéresser à l’histoire des potagers québécois, le maître jardinier a recueilli une masse d’informations. «Mais si on passe au feu ou que je meurs, tout est perdu.» Alors le Potagers d’antan se déplace sur la toile pour livrer ses secrets. À l’intérieur, on y retrouve des informations sur ses semences rares, leur histoire et bien sûr quelques trucs et astuces de jardiniers.

Cerise sur le gâteau, Michel vend les semences, «le matériel génétique» comme il dit. Là encore le maître jardinier met tout en œuvre pour que continuent à vivre ces plantes ancestrales et ces potagers d’antan.

Si vous aussi le patrimoine agricole du Québec vous intéresse, rendez-vous sur: goo.gl/PE93yK

Autres textes sur Environnement

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Diversité génétique agricole

Agriculture

Disparition massive

Le constat est simple: en 1 siècle la terre a perdu 75% de la diversité génétique agricole. De gros mots pour qualifier une situation inquiétante. 

Delphine Caubet   dossier  Environnement

Semences-du-patrimoineEn quelques siècles, notre agriculture est passée d’une production vivrière (autoconsommation) à une production industrielle. Et la sélection à outrance des «bons» gènes a une conséquence: l’extinction massive de variétés agricoles.

Super-semences

Avec des productions de plusieurs milliers d’hectares spécialisées dans quelques variétés, le Canada et les producteurs veulent du rendement. Et la création des semences est essentielle.

Des laboratoires (bien souvent de l’étranger) créent de super denrées agricoles en sélectionnant les meilleurs gènes. Par exemple, pour créer une super-tomate, le laboratoire sélectionnera les gènes de celle qui a la meilleure productivité, la meilleure résistance aux maladies, la plus belle apparence, etc.

L’objectif: que la semence s’adapte au maximum de types de sol et dans toutes les conditions. Que les producteurs soient au Mexique, au Québec ou en Europe, ils auront les mêmes semences. La vente du produit sera aussi standardisée.

Danger

L’agriculture canadienne étant basée sur certaines productions (maïs, soja, canola, blé, avoine, pomme de terre…), il est essentiel que ces productions soient efficaces et saines. Toute une économie en dépend. Et les producteurs ne peuvent pas choisir n’importe quelles semences, car elles sont légiférées.

La création d’hybrides en laboratoire n’est pas le problème. Mais en conséquence, nous ne produisons que certaines espèces, en très grande quantité.

Pour Lyne Bellemare, coordonnatrice du volet francophone à Semences du patrimoine, ce n’est pas juste une question de patrimoine agricole. «La diversité génétique est en train de disparaitre, alors que c’est essentiel. Si une seule espèce est cultivée et qu’elle est touchée par une maladie, on peut tout perdre. Avoir une diversité c’est assurer la survie. Ceux qui résisteront aux maladies auront des descendants plus forts et immunisés à cette maladie.»

Concrètement, si aujourd’hui nos super-semences sont peu ou pas affectées par les maladies, cela ne garantit pas que ce sera le cas à l’avenir. En sélectionnant démesurément les gènes, on encourt l’extinction ce certaines potentiellement utiles à l’avenir.

Le constat est sévère, en 100 ans 75% de la biodiversité agricole s’est éteinte. Et 90% du bassin de gènes restants n’est pas cultivé explique Semences du patrimoine.

Back-up de dernier recours

Face à ce constat, plusieurs pays ont mis sur place des banques de Matériel génétique pour sauver ce qui peut l’être encore. Il en existe 3 au Canada qui congèlent les semences rares ou maintenant éteintes. La banque de Saskatoon, spécialisée dans les crucifères (choux, brocolis,…) et fougères, contient le plus d’échantillons: 113 000 semences.

Lyne Bellemare explique: «Si un cataclysme se produit, nous pouvons aller chercher des back-up. Mais si nous les ressortons 100 ans après la conservation, ces plantes ne sont plus adaptées à la réalité du terrain.» Concrètement, congeler c’est bien, mais cultiver serait mieux.

D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), «seules 12 espèces végétales et 14 espèces animales assurent désormais l’essentiel de l’alimentation de la planète, alors que dans le passé 10 000 espèces étaient cultivées pour nourrir la planète.»

L’extinction de variétés agricoles fait partie du processus naturel de notre planète. En revanche, une perte de 75% en 100 ans est considérée comme inquiétante par les experts.

Autres textes sur Environnement

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com ou encore programmation 2015

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Biodiversité alimentaire menacée: mécanisation agricole, Monsanto…

Vox Pop

Quelle est votre opinion sur la biodiversité?

L’équipe de Reflet de Société a mis devant le fait accompli des Québécois pour qu’ils commentent cette information: En 100 ans, nous avons perdu 75% de la biodiversité alimentaire mondiale. Qu’en pensez-vous ?

Dossier Environnement

vox pop environnement biodiversité menace agricultureNotre dossier est-il pertinent? Est-ce un enjeu important pour vous? Pour cela, nous sommes allez vous rencontrer dans les rues de Montréal à 3 points névralgiques: un marché public, une grande surface spécialisée dans les bas prix et au Centre-Ville de Montréal. Voici quelques-uns des commentaires reçus:

«Vous m’apprenez quelque chose. Je suis très surpris… c’est dû à l’industrialisation
j’imagine?» Pierre

«C’est sûrement pour le mieux, il y a tellement de produits qu’il faut garder les meilleurs.» David

«Je l’ai lu ce matin! Il faut arrêter d’acheter des produits des États-Unis et aller plus dans nos marchés publics. Il y en a partout et ils sont accessibles. On a payait avec nos impôts pour ça. Les maraichers sont vraiment très bien. Quand les produits québécois arrivent sur les étals, les grandes surfaces ne sont pas prêtes de me voir.» Nicole

«Je sais que c’est vrai. Je vais juste prendre l’exemple de la carotte. On en fait une qui convient à tout le monde, elle est longue, belle… on en a même fait des petites qu’on a plus besoin d’éplucher. Le problème c’est que son rôle à la carotte c’est pas d’être belle! Elle est sauvage et elle pousse dans la terre, les gens l’oublient.» Anonyme

«C’est très inquiétant! Et c’est dangereux s’il y a des maladies. Tout ça parce qu’ils sélectionnent de plus en plus les produits.» Lyse

«C’est l’évolution, c’est probablement dû à la mondialisation. Mais en même temps, on a davantage de choix. Dans l’espace, ils peuvent se nourrir qu’avec des pillules… à l’avenir la nourriture sera pour le plaisir et on s’alimentera autrement. Comme dans l’espace.» Antonio

«C’est pas grave. Une tomate est une tomate. Quand je vais au supermarché, je ne demande pas la tomate italienne précisément. Tant qu’il y a des tomates pour ton hamburger et ton ketchup, c’est correct.»  Loïck

«Je n’ai pas le sentiment de pouvoir y faire grand chose. C’est aux politiques de prendre des décisions pour la protection de l’environnement.» Véronique

«C’est la faute du client. Il ne faut pas porter attention aux défauts des produits. Ce n’est pas grave s’ils sont un peu abimés ou si la couleur n’est pas la bonne. Tout ne peut pas être parfait.» Chris

«Ça me fait penser à Monsento. C’est inquiétant, révoltant. On s’accapare des espèces au détriment des autres, ça nuit à la diversité locale. Les agriculteurs ne peuvent plus se procurer des graines ailleurs qu’auprès des multinationales. Il faudrait que des produits à base d’OGM puissent être identifiés dans les commerces et que les autres aient plus de visibilités.» Sana

«C’est dommage, mais j’imagine que c’est pour nourrir plus de monde.» Anonyme

«Il va falloir faire quelque chose pour la retrouver car cela ne peut pas fonctionner comme ça. On a besoin de diversité pour une agriculture durable, car s’il y a un problème, on est fait. On s’en va droit vers une seule variété et on met pas les chances de notre coté pour l’avenir.» Michel, producteur de la ferme Espo’Art

«On est à l’ère de la monoculture. Tant que les grandes industries feront de la monoculture, ce qui les arrange parce que c’est plus payant, on perdra en diversité.» Anonyme

Acheter local ne résout pas toujours le problème…

– Les productions spécialisées du Canada (soja, blé,…) utlisent des semences réglementées, comme celles de Monsanto.

– La mécanisation agricole et industrielle est à mettre en cause. Les producteurs produisent des denrées dont le calibrage correspond à leur machinerie. Parmis les variétés, certains choisiront celles dont la taille fonctionne avec leur équipement.

– Les grandes industries de la vente ont un cahier des charges sur l’esthétique des aliments. Produire est bien, vendre est une autre histoire.

Merci de laisser votre commentaire.

Autres textes sur Environnement

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région:  1-877-256-9009  Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Des champignons Pleurotte dans Hochelaga-Maisonneuve

Champignon de bière et de café

Nouveau produit du terroir

Raymond Viger  Dossiers Le Ste-CathRestaurant

Un nouvel aliment fait son entrée sur la table du Ste-Cath: le champignon Pleurote.

pleurotte champignons blanc de gris hochelaga-maisonneuve terroir pleuroteTous les champignons se ressemblent? Pas celui-là. Il pousse dans Hochelaga-Maisonneuve. Une nouvelle plantation qui a vu le jour.

Un champignon qui pousse dans un terreau de café et de lie bière. Une façon originale de donner une saveur unique à la Pleurotte tout en donnant une 2e vie à ces produits.

Les champignons ne touchent jamais à la terre. Ils poussent dans de grosses chaudières. Les champignons grandissent à travers des trous. Résultat, un champignon propre et goûteux. Un champignon qui parcoure moins d’un kilomètre pour se retrouver dans votre assiette. Écologiquement très responsable.

Un autre produit vedette du Ste-Cath; le champignon pleurote d’Hochelaga-Maisonneuve.

Félicitations à Dominique Lynch-Gauthier et Lysiane Roy Maheu de Blanc de Gris pour cette belle initiative locale.

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com ou encore programmation 2015

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Merci de partager dans vos réseaux.

Les vacances en ville avec Éco-quartier Hochelaga

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Annie Viger               Dossier  Hochelaga-Maisonneuve

L’Éco-quartier d’Hochelaga vous invite à leur 4e édition de l’évènement  »Les Vacances en ville. » Vous pourrez en apprendre plus sur plusieurs techniques d’agriculture urbaine.

10360345_10202376228468464_35271897647415699_nDate: samedi 12 juillet 2014

Heure: 11h à 17h

Lieu: Place Simon-Valois

Coût: Gratuit

Vous pourrez trouver:

Champignons et aquaponie – Violon et Champignon
Insectes – Animanature
Herboristerie – Essentiellement Sol
Apiculture urbaine – Les aiguilles tournent à l’envers
Légumes biologiques – Les Jardins Ratatouille
Germination – Christine Décaire
Prestation musicale en direct
Jeux pour les enfants!

Autres textes sur Hochelaga-Maisonneuve

Bistro le Ste Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Les Pousses urbaines : une victoire par l’horticulture

Soutien aux décrocheurs

Réinsertion des jeunes

Delphine Caubet         Dossier Environnement, Jeunes, Commerce équitable

Au cœur du quartier Rosemont à Montréal, tenue de travail sur le dos, des jeunes terminent la construction de bacs pour les Ruelles vertes. Dans les semaines à venir, ils effectueront différents travaux d’horticulture et d’agriculture. Majoritairement décrocheurs, ils acquièrent une expérience professionnelle au travers des Pousses urbaines.

commerce équitable communautaire pousses vertes réinsertionLes Pousses urbaines sont nées en 2006. L’idée d’origine était de favoriser la réinsertion des jeunes. Souvent décrocheurs, l’objectif était de leur donner une expérience professionnelle. Soit pour retrouver le chemin de l’école, soit pour avoir une référence sur le marché de l’emploi.

Première victoire

Pendant 10 semaines, une dizaine de jeunes viennent travailler aux Pousses. À l’ordre du jour: horticulture et agriculture urbaine. En tant qu’entreprise d’économie sociale, les Pousses offrent une expérience professionnelle aux jeunes. Grâce à ce secteur original, l’organisme profite du besoin de verdissement de la métropole.

commerce équitable communautaire pousses vertes réinsertion environnementDurant cet emploi saisonnier, les jeunes construisent les bacs des Ruelles vertes, s’occupent des jardins d’une douzaine de résidences de l’OMHM (Office municipal d’habitation de Montréal), tout en semant dans divers potagers. L’hôpital Louis H. Lafontaine (entre autres) leur prête ses terrains pour cultiver. L’expérience est complète, et les jeunes passent par tous les maillons de la chaîne. De la semence à la récolte, pour finir par la cuisine.

Grâce à cette formation (rémunérée!), ils acquièrent des réflexes professionnels de bases: comme arriver à l’heure. Mais en plus, le travail des Pousses vise à les valoriser, notamment en aidant les autres. Et pour certains, c’est peut-être leur première victoire. De quoi leur donner confiance pour une future réinsertion.

S’aider soi-même en aidant les autres

commerce équitable communautaire pousses vertes réinsertion environnementAu travers des contrats, les jeunes peuvent se rendre chez des personnes âgées afin de s’occuper de leur jardin. Ce mélange intergénérationnel vise à briser l’isolement de certaines personnes. Pour les apprentis jardiniers, ce contact vise à les responsabiliser en aidant les autres.

Dans toutes leurs tâches, les jeunes sont soutenus par Matthew Gaddes, le chargé de projet de l’agriculture urbaine. L’année passée, dans les jardins de Louis H. Lafontaine, les jeunes, accompagnés de patients de l’hôpital, ont semé des légumes.

Une partie de la récolte est revendue à prix coûtant au Petit marché de l’Est (marché communautaire), une autre est destinée aux jeunes. Enfin, une part de la récolte est utilisée pour des ateliers cuisine dans les locaux des Pousses. «Car, une tomate ce n’est pas juste la tranche de chez McDonald», s’amuse la directrice, Sabine de Peyrelongue. L’heure est venue de profiter des fruits du travail.

Réinsertion verte

Chaque participant au projet est volontaire. Ces jeunes sont principalement des décrocheurs âgés de 18 à 35 ans. Décrocheurs scolaires souvent, mais également sociaux. Le travail de réinsertion est alors total. Occasionnellement, c’est aussi un travail d’insertion québécoise que les Pousses effectuent. Les jeunes immigrants, fraîchement arrivés, ont besoin d’une expérience locale pour trouver du travail. Les Pousses servent alors de premier employeur.

L’expérience aux Pousses est globale, et les jeunes ont besoin de soutien pour leur discipline professionnelle (ex.: arriver à l’heure) et personnelle (ex.: gestion du budget).

Mais cette année, l’organisme n’a pas trouvé un intervenant psychosocial pour accompagner les jeunes. Ce pour quoi il peut refuser un jeune, comme c’est arrivé il y a peu. Une jeune femme nécessitant un suivi psychologique, l’organisme se trouva dans l’impossibilité de l’accueillir.

Mode survie

Si les Pousses urbaines ne peuvent pas combler ce vide au sein de leur personnel, c’est qu’elles reviennent de loin.

En 2010, l’organisation a vécu une page sombre de son histoire. Service Canada, son principal financeur, retira ses fonds. À partir de là, l’organisation s’est mise en mode survie. Elle a signifié à la communauté que c’était le rachat de l’organisme ou sa fermeture.

Les Pousses ont alors intégré la SODER (la Société de développement environnemental de Rosemont). Cette absorption permit de mutualiser les coûts et de s’autofinancer. Notamment grâce à des contrats d’horticulture, comme les Ruelles vertes ou des travaux de verdissement confiés par l’arrondissement. Si les Pousses soumissionnent autant qu’elles le peuvent pour des contrats, la directrice reconnaît que l’organisme doit encore faire ses preuves.

Impact difficile à juger

L’impact de l’organisme est difficile à évaluer, car on n’y tient pas d’analyse officielle. La coordinatrice d’activité, Charlotte Cordier, est chargée de communiquer avec les jeunes après leur passage aux Pousses. D’après elle, sur les deux dernières années, environ 90% des jeunes sont retournés à l’emploi ou aux études.

Mais l’impact à long terme est difficile à juger. Pendant le contrat, le travail est physique, et les jeunes en soirée n’ont pas forcement envie de sortir. De quoi les distancer, certes,  d’un réseau social parfois malsain. Mais passé la période d’appel des Pousses, difficile de savoir quelles habitudes ils ont gardées.

L’un des projets à venir est d’organiser un «événement-bénéfice» pour reprendre contact avec les anciens. Si la coordinatrice reconnaît qu’il sera quasi impossible de tous les retrouver, elle compte bien rassembler ceux qu’elle a vu travailler depuis son entrée, il y a deux ans.

Une façon pour les Pousses d’avoir des rétroactions sur leur pédagogie. «Car ce sont des adolescents. C’est difficile de juger de ce qu’ils pensent. Et encore plus de le leur faire exprimer.»

Travailler la terre en ville

Pour les jeunes décrocheurs, les Pousses sont une chance. Car si l’école n’a pas fonctionné, ils peuvent retrouver une activité rémunérée et physique en ville. De quoi les encourager pour trouver leur propre voie.

Pour les Pousses, l’horticulture et l’agriculture ne sont qu’un prétexte pour aider de jeunes marginaux. Mais leur enseignement n’est pas à sous-estimer. Les premiers jours, une formation leur est offerte pour se familiariser avec le travail de la terre. Par la suite, ils produiront de leurs mains et démystifieront le cycle de la nature.

Et pour certains, les Pousses ont été un révélateur : à l’heure actuelle, deux anciens jeunes y sont revenus… en tant qu’employés!

 Principes de l’économie sociale

Les entreprises d’économie sociale produisent des biens ou des services qui répondent aux besoins de la communauté. Le Café Graffiti et les Pousses urbaines en font partie: ils travaillent à la réinsertion des jeunes.

D’un statut différent, ces entreprises sont régies par plusieurs principes:

1— le principal est leur finalité. Elles n’ont pas pour but de faire des bénéfices, mais de servir la communauté. Leur raison d’exister est donc leur mission sociale. Toutefois, comme toutes entreprises, elles doivent satisfaire à des besoins économiques pour leur survie.

2— Les entreprises peuvent recevoir le soutien ou l’aide de l’État, mais elles doivent rester indépendantes et autonomes dans leur gestion.

3— Leur gestion est administrée de façon démocratique. Lors des prises de décisions, tous les membres ont le même poids, et une personne équivaut à un vote.

4— Si l’entreprise génère des profits, ils ne sont pas reversés aux investisseurs. Selon le choix des membres, les bénéfices peuvent être réinvestis dans l’entreprise ou versés à d’autres organismes d’aide à la communauté.

5— Pour fonctionner, ces entreprises reposent sur la participation individuelle et collective de la communauté. Leur engagement est donc nécessaire.

Au Québec, il existe environ 7 000 entreprises d’économie sociale, coopératives ou OSBL (organisme sans but lucratif). Leurs services se répartissent sur une vingtaine de secteurs, allant de la culture, en passant par l’immobilier, jusqu’aux biens manufacturiers. D’après le Chantier de l’économie sociale, ces entreprises emploient plus de 150 000 personnes au Québec et y génèrent 8% du PIB.

Autres textes sur Environnement

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région:  1-877-256-9009  Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :