4e étape, inventaire moral. Alcoolisme et sérénité

De l’alcoolisme à la paix et à la sérénité, Jacques T.

Fraternité, soutien et aide

Raymond Viger Dossiers Alcool et drogueAlcooliques Anonymes

André-Émile P. et Gisèle C. vous offre des ateliers de quatrième étape: l’inventaire moral.

L’atelier est une démarche basée sur les fraternités anonymes des 12 étapes ainsi que De l’alcoolisme à la paix et à la sérénité de Jacques T. (éditions Bibliothèque Québécoise).

Les ateliers se donneront sur une période de 8 semaines, chaque dimanche du 7 septembre au 26 octobre, de 13 h 30 à 16 h 30. au Centre communautaire St-Robert, 701 rue Duhamel Longueuil (par la rue De Lyon), autobus 73.

Les rencontres sont gratuites. Une contribution volontaire est proposée.

L’inventaire moral, un indispensable outil de libération.

L’abstinence et l’assiduité aux réunions des fraternités ne suffisent pas. Il faut changer son caractère, vaincre ses peurs, se débarrasser de ses ressentiments, se découvrir soi-même, apprendre à pardonner et grandir spirituellement par la pratique de toutes les étapes.

Inscription (450) 678-0897. giseleandre@bell.net

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Fraternité d’entraide ateliers quatrième étape

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equilibre-alcoolique-alcoolisme-fraternite-d-entraide-alcool-drogue L’inventaire moral : un indispensable outil de libération!

Une démarche basée sur les fraternités anonymes à 12 Étapes et « De l’alcoolisme à la paix et à la sérénité », de Jacques T.

Un atelier est animé par André-Émile P. — Gisèle C. — et Joël S. D’une durée de  8 dimanche, de 13 h 30 à 16 h 30, débutant le 12 septembre pour se terminer le 31 octobre 2010. Le coût est une contribution volontaire.

Depuis 1999 plus de 300 personnes ont été aidées.

Centre Communautaire St-Robert, 701 Duhamel (par la rue De Lyon) Longueuil (Autobus 73).

Les personnes intéressées, déjà engagées dans une association à 12 Étapes, peuvent s’inscrire dès maintenant au :

Tél. 450-678-0897   giseleandre@sympatico.ca

Autres textes sur Toxicomanie

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Demande d’amour pour un alcoolique

Demande d’amour pour un alcoolique

Témoignage de Marie-Claire, conjointe d’un alcoolique violent

Dossier Alcool et drogue, Alcooliques Anonymes

Poême écrit après avoir vu, une fois de plus, mon ex-mari dans un état alcoolique avancé. Ce poême m’a été demandé dans certaines associations comme les AA (alcooliques anonymes en France). J’ai écrit ce poême en désespoir de cause, mon ex-mari me laissait pour morte dans la chambre conjugale, après un verre de trop.Je n’ai pas de haine, la haine ne sert à rien. Je me suis échappée de cet enfer avant qu’il ne soit trop tard pour moi. Je ne dis pas que j’ai l’occasion de rire tous les jours, mais tous les jours je souris de voir que les oiseaux continuent de chanter et que cela m’apporte beaucoup.

Il est vrai aussi que l’on est toujours seul dans la vie et surtout avec soi-même, mais je crois qu’il faut apprendre à s’aimer un peu soi-même. On peut guérir de tout si on tente de faire cet effort pour soi. Je suis de tout coeur avec les personnes ici présentes qui sont en souffrance.

Je vous adresse toute mon amitié.

Demande d’amour

Je voudrais être ton verre
Je voudrais être ta cigarette
Pourquoi ne suis-je pas en tête
Dans tes pensées et dans tes gestes
Un sein dans chaque main
Ou une main sur chaque sein
Ils vont par deux c’est certain !
Comme ton verre et ta cigarette

Verre à babord cigarette à tribord
Tu vacilles et je désespère
Attendant que tu me préfères!
Dans mon eau j’ai mis du pastis
Dans mes poumons tes cigarettes
Pour toi je m’suis fait la peau douce
Mais ce n’est pas moi que tu goûtes.

Encore un verre dans ta main gauche
Une cigarette dans ta main droite
Elles sont prises toutes les deux
Et moi j’me consume au milieu
De tes deux mains qu’est-ce qu’il me reste
Si tu ne jettes ni ton verre, ni ta cigarette.

Je voudrais être ton alcool
Je voudrais être ton tabac
Ne pourrais-tu laisser tomber
Ces maîtresses au bout de tes doigts?
J’voudrais tant que tu les délaisses
Pour que mon corps ait tes caresses

Je voudrais être dans tes mains
Dans ta main gauche dans ta main droite
Que tu sois au creux de mes reins
Sans ton tabac et sans ton vin
Laisser tomber ces tentatrices
Qui ne sont que des artifices.

Je voudrais être ton tabac
Et ton alcool entre tes bras
Que tu ne puisses te passer de moi
Au moins autant que ces deux-là.
Que tu n’aies plus le souffle court
Lorsqu’alors nous faisons l’amour
Tenir enfin le premier rôle
Dans tes désirs de tous les jours.

Ressources

Gros livre des AA.

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 Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Un alcoolique peut-il retrouver son équilibre?

Un alcoolique peut-il retrouver son équilibre?

Par Conrad, Roberval   Dossiers Alcool et drogue, Alcooliques Anonymes.

equilibre-alcoolique-alcoolisme-fraternite-d-entraide-alcool-drogue Les alcooliques sont malades d’un empoisonnement toxique contracté parce qu’ils ont substitué l’alcool à la nourriture et au repos. La santé physique peut être restaurée mais aucun traitement ne peut faire d’eux des buveurs normaux.

Comment sortir de son alcoolisme?

Les premiers pas pour se sortir de l’alcoolisme sont de reconnaître sa maladie et d’accepter de se faire traiter. L’usage de l’alcool a introduit un poison toxique dans nos corps physiques. Il en résulte une impulsion maladive à boire, devant laquelle nous sommes impuissants.

Aucun alcoolique n’agit raisonnablement lorsqu’il boit. L’empoisonnement chronique par l’alcool produit un besoin maladif de boire d’où résulte une conduite insensée. Le pouvoir de la volonté n’est pas un facteur de réhabilitation aussi longtemps que l’impulsion maladive n’a pas disparue. Parce que la dépendance empêche tout désir sincère d’arrêter de boire, il est nécessaire de reconnaître franchement notre impuissance.

Ébriété et équilibre

La plupart des alcooliques ont agi de manière insensée seulement durant leurs périodes d’ébriété. Ceci est une pratique courante chez tous les buveurs qui s’enivrent. Pour l’alcoolique qui réduit sans cesse l’intervalle entre les périodes d’ébriété et les fusionnent finalement en un long espace unique d’ébriété, l’affaire devient sérieuse. La conduite insensée résultant d’une soirée passée à boire est généralement excusée. Lorsque cette conduite insensée dure des semaines, des mois et des années, elle devient plus que questionnable.

Ceux d’entre nous qui ont réellement éprouvé un sincère désir de se rétablir de l’alcoolisme ont recouru avec succès à une Puissance Supérieure. Nos personnalités malades ont découvert une source de puissance efficace et bienfaisante dans un Dieu comme nous le concevons. Ce Dieu restaure notre esprit et redresse notre raison.

Le nom que vous donnez à cette Puissance est l’affaire de votre choix. Désignez-la comme il vous plaît. Sa valeur de réhabilitation réside dans le fait que vous croyez à son existence, que vous l’approchez avec foi et que vous dépendez sincèrement d’elle pour le rétablissement de votre équilibre mental.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Découvrir ses dépendances

Découvrir ses dépendances

Marie-France Beaudry   Dossiers Alcool et drogue, Alcooliques Anonymes.

photos-reportage-maison-l-imperatif-centre-de-traitement-alcool-drogue-toxicomanie À travers l’objectif de Marie-France Beaudry, une photographe professionnelle de 28 ans, nous découvrons l’univers de la Maison L’Impératif, un centre de traitement des dépendances situé à Sainte-Madeleine.

Karl, 26 ans, au moment de la rencontre, vient tout juste d’arriver à la Maison. Il se sent déjà mieux. Ici, il est bien entouré, il a même déjà repris du poids.

Geneviève, 29 ans, en est à sa 2e visite. Elle admet que l’échec de son premier séjour est dû au fait qu’elle s’était gardée des portes de sortie. C’est par un heureux hasard, au moment où elle a véritablement touché le fond, que François, lui a téléphoné pour prendre de ses nouvelles. Elle est revenue, mais cette fois, avec la ferme intention de régler ses problèmes.

Hugo, un Français est venu de Paris pour suivre le programme de la Maison. Après 3 mois et demi, il se sent prêt à retourner chez lui. Il a des projets, il souhaite travailler dans la compagnie de sa mère et terminer sa formation de plongeur pour ouvrir une école de plongée avec son frère.

Maxime est le plus ancien de la gang, malgré ses 23 ans. Maxime sait comment il en est arrivé là. Constamment «écœuré» à l’école à cause de son poids, il s’est construit une carapace et s’est réfugié dans la drogue. Depuis son séjour au centre, il a été renvoyé chez lui une semaine pour avoir caché des médicaments. De retour, il a appris sa leçon. Il veut maintenant récupérer son emploi, avoir une 2e chance et repartir du bon pied.

François travaille à la Maison depuis 8 ans. Il y a suivi une thérapie il y a 10 ans. Au début, la douleur est encore fraîche et les interventions sont difficiles. Tranquillement, il apprendra à remplacer la sympathie par l’empathie.
Il est sur place 7 jours sur 7.

En savoir plus sur la photos-reporter, Marie-France Beaudry

L’optimisme des résidents, l’ambiance d’humilité et de sérénité ont marqué la photographe. «On voyait leur intérêt à s’en sortir», explique Marie-France, heureuse de ce que lui a appris son passage à la Maison L’Impératif.

En début de carrière, la jeune femme souhaite parler des «vraies affaires». «Ce que je veux, c’est sensibiliser les gens à ceux qui vivent dans l’ombre, à les démarginaliser. J’admire ceux qui ont le courage de se sortir de situations difficiles. Ils ont beaucoup de mérite», ajoute-t-elle.

La Maison L’Impératif

La Maison L’Impératif est un centre de traitement des dépendances. Situé à Sainte-Madeleine, l’organisme a été fondé en juillet 1992 afin de venir en aide aux personnes avec des problèmes d’alcoolisme et/ou de toxicomanie qui empoisonnent leur vie personnelle et/ou professionnelle.

L’objectif de la Maison L’impératif est de briser l’image que la personne s’est fait d’elle-même au fil du temps, de lui apprendre à être elle-même et exprimer ses sentiments. On y enseigne aussi une chose si simple mais pourtant tellement efficace: 15% du problème en est un de consommation et 85%, de comportement. «Identifie tes comportements, et tu seras en mesure d’apporter des corrections.»

Autres textes sur Alcool et drogue

Pour plus de renseignements:

Maison L’Impératif

Centre de traitement des dépendances

Drogue, alcool, médicaments

Téléphone: (450) 584-2184

Courriel: info@maisonlimperatif.com

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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La codépendance: d’une dépendance à l’autre

La codépendance: d’une dépendance à l’autre

Par Marie-Lyne Caisse Vol 14, No 5    Dossiers Alcool et drogue, Alcooliques Anonymes.

codependance-alcool-drogue-dependance-toxicomanie Quand je dis codépendance, à quoi pensez-vous? Au conjoint d’un dépendant ou une personne à multiples dépendances? Saviez-vous qu’il existe des centres de thérapie qui réunissent dans un même groupe des dépendants aux drogues, des dépendants au sexe et d’autres au jeu compulsif?

Définir la codépendance

La codépendance fait référence au fait d’avoir plusieurs dépendances. Les centres d’aide amènent souvent les personnes à cesser leurs dépendances et comportements nocifs. D’après Madame Diane Borgia du centre CAFAT (Centre de prévention et de traitement de la codépendance et des multiples dépendances), cette méthode n’est pas idéale. «Pour régler une dépendance quelconque, vous devez d’abord régler un problème plus profond.»

Madame Borgia soutient que: «En apparence, votre dépendance peut être de n’importe quelle nature: alcool, drogue, Internet, travail, etc. C’est du pareil au même! Vous souffrez de dépendances affective et émotive. Une personne qui arrête juste de jouer ou de prendre de la drogue, si elle ne règle pas le cœur du problème, elle ne fera qu’un transfert de dépendances en dépendances.»

La gestion des émotions

Jean B., membre de Gamblers Anonymes, affirme: «Mon problème de jeu ne représentait que 15% du problème. Le 85% qui reste est ma difficulté de gérer et de vivre mes émotions et mon affectivité. Quand j’ai voulu arrêter de jouer, j’ai mis toutes mes énergies sur le problème de jeu ou dans une autre dépendance. Il a fallu que je fasse un cheminement, changer mon mode de vie pour apprendre à vivre et à assumer le gros du problème, c’est-à-dire mon comportement face à mes émotions. Les émotions qui autrefois me poussaient à jouer, maintenant que j’ai appris à les verbaliser, me permettent de ne plus retourner jouer.»

Pour Bruno, membre de plusieurs fraternités d’entraide: «Quand un événement vient jouer dans mes émotions, j’ai tendance à fuir dans une bulle où plus rien ne me touche. Cette bulle a été le jeu, le sexe, la drogue, l’alcool… Pour régler mon problème, c’était pas juste de péter ma bulle, mais de travailler sur ce qui me poussait à fuir.»

Mieux se connaître pour mieux vivre. Avez-vous déjà entendu cette phrase? La connaissance de soi est essentielle à une vie saine et équilibrée. Plus vous travaillez sur vous et moins de chances vous aurez d’être pris au piège de multiples dépendances ou de comportements compulsifs. En connaissant vos motivations profondes et vos valeurs, et en donnant un sens à votre existence, vous serez mieux armés face aux situations de la vie courante. Vous aurez plus de facilité à prendre une décision et à vous fixer des buts. Il n’y a pas de plus beau cadeau à s’offrir que de se découvrir…

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croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Biographie de l’auteur

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Que signifie être dépendant?

Que signifie être dépendant?

Anne-Marie Miron    Dossier Alcooliques Anonymes.

alcool-drogue-consommation-alcoolisme-alcoolique-toxicomane-toxicomanie Que signifie «être dépendant»? Comment savoir si vous ou l’un de vos proches êtes dépendant de quelque chose? Où pouvez-vous trouver de l’aide? Nous sommes nombreux à prendre part à des activités que l’on associe souvent à des comportements de dépendance ou des comportements compulsifs, des activités telles que boire ou jouer. Mais nous n’en sommes pas tous dépendants. Qu’est-ce qui caractérise un comportement de dépendance? Où commence-t-il?

Les différentes dépendances

Les formes de dépendance sont nombreuses. Drogues illicites, médicaments délivrés sur ordonnance, alcool et inhalants sont tous des substances dont des personnes abusent couramment. Le jeu, les relations sexuelles et le magasinage sont souvent associés à des comportements compulsifs ou à problèmes.

Définir la dépendance

Pour se faire une idée plus claire de ce à quoi ressemblent les dépendances et des moyens qui existent pour les traiter, nous avons interrogé deux experts en la matière : Wende Wood du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM), hôpital de référence au Canada dans le domaine de l’éducation en matière de santé mentale et de toxicomanie, et Sam Waldner, représentant des Samuel Waldner Counselling and Addiction Services, praticien privé qui propose des programmes en douze étapes (dont les Alcooliques anonymes sont un exemple célèbre).

Wood dit que l’on reconnaît un comportement de dépendance au fait qu’il affecte la vie de la personne, à un point tel que toute son énergie et son attention sont consacrées à la poursuite de ce comportement. Cela s’explique, ajoute-t-elle, par le fait que certaines activités (comme boire ou jouer) stimulent une «voie vers la récompense» dans le cerveau. En conséquence, le cerveau veut poursuivre cette activité, malgré les conséquences négatives auxquelles la personne concernée est confrontée. Le désir de «récompense» devient plus fort que l’incidence négative et c’est ainsi que le comportement se poursuit. Par exemple, une personne dépendante au jeu peut continuer à essayer d’entrer dans un casino après y avoir été interdite d’accès ou encore se faire rembourser son assurance-vie de façon à pouvoir continuer de jouer.

Waldner décrit la dépendance comme le fait d’être impliqué de façon continue dans un comportement répété à l’origine d’un certain type de conséquences négatives. Cela s’applique aussi à une personne qui continue à suivre une activité malgré ses effets nuisibles; par exemple, une personne qui n’arrête pas de fumer même si elle connaît les risques pour sa santé auxquels elle s’expose.

Waldner explique que les principales caractéristiques de la dépendance sont doubles : une perte de contrôle (le comportement de la personne devient imprévisible, comme dans le cas où la personne continue à boire malgré le fait qu’elle ait juré d’arrêter) et un fort sentiment de déni. Nier sa dépendance est un facteur puissant qui pousse la personne à ne rien changer à ses habitudes, du fait qu’elle croit dur comme fer qu’il n’y a pas de réel problème et que la prochaine fois, le même comportement produira des résultats différents. «C’est presque comme si la personne souffrait d’une sorte d’amnésie», ajoute Waldner.

Dépendance à l’alcool ou magasinage compulsif?

D’après Wende Wood, des facteurs tels que l’environnement de la personne et ses dispositions génétiques peuvent jouer un rôle. Par exemple, si les parents de la personne fument, alors le fait d’être exposé à des modèles de rôles qui fument peut jouer un rôle en rendant ce comportement acceptable, ce qui prépare le terrain au moment de fumer la première cigarette. Tous les fumeurs ne deviennent pas dépendants, et il y a certaines dispositions génétiques quant à la quantité de «récompense» fournie par le cerveau, mais sans cette première exposition à la substance, on ne peut établir la voie de la récompense et la dépendance ne survient pas. Évidemment, tous les enfants de fumeurs ne deviennent pas eux-mêmes fumeurs; certains d’entre eux peuvent, en réaction à une influence de leur environnement, décider de ne jamais fumer.

Wood explique aussi que la disponibilité de la substance dont la personne abuse est primordiale. Tandis que le Centre de toxicomanie et de santé mentale n’est pas d’accord avec la théorie de la voie de la récompense pour l’abus de drogue (l’usage de certaines drogues illicites comme la marijuana ou l’ecstasie est une «voie» vers l’usage de drogues plus fortes telles que la cocaïne ou la méthamphétamine), Wood reconnaît que certaines drogues illicites sont plus facilement accessibles que d’autres et donc, sont souvent la première drogue que la personne risque d’essayer. Et, avec le temps, au fur et à mesure que l’accoutumance à la drogue s’installe, la personne risque alors de rechercher d’autres types de drogues.

La disponibilité du produit

Sam Waldner est d’accord sur le fait que la disponibilité joue un rôle dans le développement d’un comportement compulsif ou dans l’abus d’une substance. Il ajoute que l’implication d’un pair entre également en jeu. Ce que différentes formes de dépendance ont en commun, remarque Waldner, c’est le même problème sous-jacent : un trouble de dépendance. Ainsi, bien qu’une personne puisse avoir une propension naturelle à un certain comportement (p. ex. : jouer) et commencer par manifester une dépendance dans ce domaine, le trouble a tendance à finir par se propager à d’autres activités. Autrement dit, une personne avec une dépendance au jeu peut finir par se mettre à abuser de médicaments délivrés sur ordonnance ou d’alcool.

Toucher le fond

Mais à quel moment touche-t-on le fond? Et comment les personnes en arrivent-elles là? Wende Wood met en évidence le fait que «toucher le fond» est une expression subjective. Pour une personne, tout perdre peut signifier perdre son conjoint ou sa maison, tandis que pour une autre personne, ne plus avoir de toit ne signifie pas encore qu’elle a touché le fond. Et ce à quoi «toucher le fond» ressemble dépendra naturellement de ce que la personne avait au départ. En outre, Wood explique que c’est une idée fausse de croire que l’on a besoin de toucher le fond avant de chercher de l’aide; souvent, diverses opportunités dans lesquelles la personne est disposée à recevoir ou à demander de l’aide se présentent à un moment donné.

Sam Waldner explique que souvent, la personne dépendante a besoin de commencer à ressentir la douleur qui résulte de ses actions avant de pouvoir commencer à changer quelque chose. Le processus pour ressentir cette douleur est très long, car la douleur sert souvent de stimulus au démarrage de mécanismes d’autodéfense. Ces derniers protègent et entretiennent l’amour propre (en niant que l’on est dépendant), en permettant à la personne de rationaliser et de poursuivre son comportement. Dans de nombreux cas, la perte ou la perspective de perdre une relation ou quelque chose de valeur similaire peut souvent aider la personne à reconnaître qu’il y a un problème. Des charges retenues contre la personne ou son arrestation (p. ex. : pour possession de drogues illicites ou pour conduite sous l’emprise de drogue) peuvent également contribuer à cette prise de conscience.

Waldner insiste sur le fait que généralement, la personne a besoin d’entendre le même message plusieurs fois (accompagné d’observations spécifiques) de la part de sa famille et de ses amis qui lui disent qu’ils voient un problème. Même s’il y a de fortes chances pour que cette information ne serve pas de stimulus immédiat pour chercher de l’aide, le fait de répéter le message global peut contribuer à contrecarrer la «puissante» composante du déni «bien ancré».

Surmonter sa dépendance

Surmonter sa dépendance n’est pas facile mais reste néanmoins possible. Le traitement sera composé de différents remèdes spécifiques en fonction de la nature de la dépendance ou de la substance utilisée. Cela dit, tous les traitements ont une caractéristique commune: ils doivent être des traitements à long terme. Wende Wood et Sam Waldner sont d’accord sur le fait que la dépendance est un trouble chronique pour lequel il n’existe pas de solution instantanée.

Différences entre désintoxication et traitement

Wood souligne qu’il y a une différence entre la «désintoxication» et le traitement: la désintoxication nettoiera le système de la personne de la substance utilisée, mais c’est un traitement continu qu’il faut, notamment se faire conseiller de façon individuelle ou en groupe, enrichir ses capacités d’adaptation, et, si possible, changer son environnement social (p. ex. : changer d’amis ou déménager). Même si le médicament connu sous le nom de naltrexone (ReViaMD) peut jouer un rôle dans le traitement de la dépendance à l’alcool ou aux opiacés (il empêche les états d’euphorie), Wood constate qu’il ne guérit pas. (En général, le naltrexone ne représente qu’une partie du programme de traitement qui comprend le plus souvent des conseils ou la participation à un groupe d’entraide.) L’usage de méthadone pour aider à traiter la dépendance aux opiacés (p. ex. : héroïne, codéine ou oxycodone) est controversé : si certains trouvent que cela revient à remplacer une dépendance par une autre, le Centre de toxicomanie et de santé mentale pense qu’on peut l’utiliser sans risque au sein d’un programme soumis à une surveillance. Néanmoins, le traitement par méthadone ne guérit pas et, comme tous les traitements de la dépendance, il exige que la personne concernée prenne ses responsabilités et s’implique dans le traitement.

Waldner insiste sur le fait que si les dépendances sont chroniques par nature, il est tout à fait possible de les traiter. Tandis que le comportement à problème peut cesser avec le traitement, explique-t-il, le trouble à l’origine de la dépendance restera, de même que sa composante interne qui consiste à nier être atteint de ce trouble. Ainsi, la clé de la guérison est de continuer à croire que l’on a besoin d’aide de façon à continuer d’en chercher. Dans le cas contraire, il y a un risque de rechute. D’après Waldner, dans le cadre du modèle en 12 étapes, cela signifie «continuer à revenir en arrière», c’est-à-dire continuer à assister à des réunions comme faisant partie d’un traitement continu. Il décrit la situation comme étant semblable à celle d’une personne diabétique : même s’il est possible de parvenir à un certain contrôle de la maladie grâce à un traitement en continu, celle-ci ne disparaît pas et la personne doit entretenir activement sa «guérison» .

Où trouver de l’aide pour surmonter une dépendance?

L’aide est là, elle existe. Savoir où la trouver quand vous en avez besoin fera toute la différence.

Voici un petit échantillon des services qui existent. Pour de plus amples renseignements, cherchez en ligne les services qui existent dans votre région, ou encore consultez votre médecin, votre pharmacien, votre professeur ou votre conseiller d’orientation. Les pages bleues et les pages jaunes de votre annuaire téléphonique fournissent également des informations sur les moyens de trouver de l’aide.

Ressources dépendance, Alcool et drogue

Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission

Alcooliques anonymes

Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies : http://www.ccsa.ca/CCSA/FR/TopNav/Home/

Centre de toxicomanie et de santé mentale

Drogue et alcool Répertoire des traitements

Jeunesse, J’écoute : 1-800-668-6868

The Motherisk Program

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