Safewalls, les affiches du Cirque du Soleil

Du graffiti sur affiches pour le Cirque du Soleil

Safewalls et des artistes internationaux

Issu de l’imaginaire de deux jeunes québécois, le projet Safewalls associe des artistes internationaux au Cirque du Soleil. Après un vif succès, le projet se tourne vers les talents de la relève d’ici. Entrevue avec André et Yan, les deux concepteurs qui ont des idées plein la tête.

Dominic Desmarais Dossiers Cirque du Soleil, Culture

ovo affiche cirque du soleil safewalls

André ressemble à un enfant pris dans un corps d’homme. Expressif et enjoué, sa créativité est à l’image de sa chevelure: abondante et qui tire dans toutes les directions. Il parle beaucoup, toujours avec enthousiasme. Yan, lui, donne l’impression d’avoir les pieds sur terre. Moins volubile, il laisse son complice s’épancher en terminant ses phrases ou en rajoutant un éclairage nécessaire. Les deux se complètent à merveille.

Amis depuis près de 15 ans, ils ont créé le projet Safewalls pour le bénéfice de leur employeur, le Cirque du Soleil. Leur idée, simple en apparence, est d’associer des artistes de renom au Cirque par l’entremise de créations d’affiches pour les spectacles produits par le Cirque du Soleil.

«Le moteur de Safewalls, c’est l’opportunité que le Cirque donne à ses employés de développer leurs idées, leurs intérêts», explique André. Les deux amis, alors colocataires, se sont mis à rêver en réunissant leurs passions pour l’art et Internet. Leur employeur, qui encourage les idées, leur a permis de créer sans se limiter. «Le Cirque du Soleil, ce n’est pas juste un spectacle. Il y a de la musique, des couleurs, des formes. Le projet est un dérivé de ce qu’on faisait déjà.»

Avec Safewalls, André et Yan relient le passé du Cirque du Soleil avec son présent. «Comme moyen promotionnel, le Cirque du Soleil, à ses débuts, demandait à ses employés de placarder les affiches et crier sur la place publique pour annoncer un spectacle. Ça nous a fascinés. On voulait quelque chose d’authentique. Une collection d’affiches qui ont toutes le même format. On a 22 spectacles dans lesquels on peut aller chercher des univers différents», raconte Yan.

«La beauté de l’idée, c’est que chaque spectacle est vu différemment par chacun. Nous avons 17 œuvres originales. On donne carte blanche aux artistes. Notre intention, c’était de choisir des artistes renommés. Comme ça, ces artistes sont associés au Cirque du Soleil.» Ces partenariats sont bénéfiques pour chacun. Les artistes reçoivent l’attention des clients de l’entreprise qui, elle, s’ouvre aux cercles de ces artisans. La renommée de l’un renforce celle de l’autre.

Expériences du passé

cirquedusoleil_ronenglishL’idée de cette réunion entre le Cirque du Soleil et les arts à travers Safewalls est venue de projets passés réalisés par les deux compères. Passionnés d’art et de création, André et Yan organisaient, en dehors du travail, des événements où les participants façonnaient un jouet à leur guise selon une thématique donnée.

«Tous les artistes devaient utiliser le même jouet. Le thème était libre ou, si on l’imposait, il était assez large, comme l’univers du cinéma, par exemple. Et on pouvait leur signifier le thème d’avance pour que les participants se préparent. Ou ils le savaient à la dernière minute et venaient sur place créer en deux ou trois heures leur œuvre. C’était toujours complet. Les gens attendaient avec impatience l’annonce du prochain événement. C’était drôle de voir des jeunes de 6 ans et des personnes de 75 ans créer ensemble», raconte André.

Pendant cette période, soit de 2006 à 2009, ils font la connaissance de talents prometteurs. Tous deux travaillent au Cirque du Soleil mais ont besoin de projets à l’extérieur pour assouvir leur besoin de créer.
Grâce à Internet, les œuvres de leurs participants sont immortalisées. L’événement est terminé, le jouet tel que redessiné, rangé; mais son image demeure. André et Yan se familiarisent de plus en plus avec les possibilités qu’offre Internet. André, qui a étudié le e-commerce à HEC, expérimente cette nouvelle façon de faire. «Au début, on était limité à ce qui était offert sur le net. C’est une nouvelle habitude de consommation qui s’est créée. L’offre était limitée alors qu’il y avait plusieurs acheteurs en même temps. On a utilisé cette idée pour Safewalls.»

Safewalls, du graffiti sur des affiches

À partir de leurs expériences et de leurs passions, André et Yan peaufinent une idée qu’ils présentent à leurs supérieurs. Safewalls, dont le nom est inspiré des murs légaux pour graffiteurs, voit le jour. «Les gens ont tellement aimé notre parcours: deux employés qui proposent un projet à 7 directeurs et qui montent ensuite jusqu’au vice-président pour le présenter. Notre projet est utilisé en exemple pour dire que le Cirque du Soleil est une maison d’idées. C’est notre passion, c’est pour ça qu’on a monté le projet. On le faisait sans être payés! Maintenant, on ne fait plus la différence entre notre travail et le réseautage. C’est notre vie aujourd’hui, ce projet», explique Yan qui ne compte plus les heures de plaisir qu’André et lui ont passées à matérialiser cette idée.

Avec Safewalls, ils choisissent des artistes qui vont recréer l’imagerie des spectacles du Cirque du Soleil. «On leur demande de faire une version d’une affiche de spectacle et on limite l’offre pour la vendre. Pour nous aider dans notre sélection, on a pris certains spectacles. Par exemple, pour Totem à Londres, on a choisi des artistes anglais. En ayant un pays et un spectacle en tête, on sait qui on veut. Et comme on ne veut pas d’œuvres du même style, on choisi des artistes différents. Les seules contraintes qu’on leur donne, c’est de suivre les valeurs du Cirque du Soleil. Pas de violence, de sexe», explique André.

Les deux complices entrent dans l’univers de la création et des artistes. Ils se lient d’amitié avec leurs collaborateurs qu’ils rencontrent dans leur studio. «Il n’y a rien de plus pur, de non censuré, qu’un studio. Ça en dit long sur l’artiste, son atelier. Ça nous permet de mieux le comprendre, de voir l’origine de certaines œuvres», raconte Yan, honoré par ces rencontres qui l’ont fait voyager un peu partout sur le globe. «Ils deviennent des amis. Ils nous demandent ce qu’on pense de leurs œuvres même si ce ne sont pas celles qu’ils réalisent pour le Cirque du Soleil. C’est flatteur de faire partie de leur univers créatif», ajoute André.

Retour aux sources

Safewalls, par l’utilisation d’artistes renommés à la grandeur de la planète, vise grand dès le début. L’idée est une réussite. «On s’est servi tout de suite de la notoriété du Cirque du Soleil pour s’établir mondialement. On n’est pas parti petit! On a fait un coup d’éclat avec des artistes internationaux, on reçoit des courriels de partout, même d’endroits où le Cirque du Soleil n’est pas présent», dit Yan avec fierté. Mais le projet, animé par les deux employés du Cirque du Soleil, change de trajectoire. André et Yan, subjugués par le talent des gens d’ici, veulent mettre l’accent sur des artistes québécois.

«Là, on revient ici, plus petit, mais avec une marque déjà reconnue. Montréal, c’est rempli de gens hyper talentueux. On peut le dire, on a fait toutes les grandes villes artistiques! Et Montréal n’a pas à rougir», affirme André aussitôt coupé par son collègue. «Tout ce qui manque, ce sont les investisseurs. Et les acheteurs viennent de l’extérieur. Si Safewalls peut ouvrir les yeux des gens de partout et mettre la lumière sur le talent d’ici, tant mieux. Pour l’artiste, ça signifie plus de visibilité et plus de portes qui s’ouvrent.»

Les deux créateurs ont été impressionnés par leurs rencontres avec les artistes, d’ici ou de l’étranger. Visiblement marqués par la volonté et les efforts déployés par leurs collaborateurs, ils ont envie de les faire connaître. Avec Safewalls, le monde s’ouvre au talent. Des jeunes québécois sont prêts à prendre la relève.

Autres textes sur Cirque du Soleil

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Guy Laliberté, Fondation One Drop et Gaia

GAIA, exposition de photos et le livre de Guy Laliberté

Guy Laliberté et GAIA

Guy Laliberté publie le livre GAIA présentant ses photos de voyage à bord de la Station spatiale internationale au profit de la Fondation One Drop.

Raymond Viger   Dossiers CultureGuy Laliberté

gaia fondation one drop guy laliberté cirque du soleilDu 1er septembre au 10 octobre 2011, le Quartier des spectacles présente en première mondiale l’exposition GAIA. Il s’agit du projet photographique du fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, qui fait suite à sa « mission sociale et poétique » à bord de la Station spatiale internationale en 2009. 60 photographies géantes, saisies à plus de 350 km de la Terre. Sur la promenade des Artistes du Quartier des spectacles, les photographies géantes sont présentées sur 13 stations avec un fond musicale.

L’exposition devient ainsi accessible au public 24 heures sur 24. Une façon originale de rendre public l’art. Les photos sont saisissantes. On a  l’impression que ce sont des oeuvres d’art naturelles.

Lancement  du livre GAIA de Guy Laliberté

gaia guy laliberté fondation one drop cirque du soleilLe lancement est à 18:30 heures. J’ai reçu une invitation pour le lancement du livre GAIA de Guy Laliberté. Un livre de 300 pages présentant près de 200 photos du voyage spatial de Guy Laliberté.

J’ai planifié d’y être pour 18:15 heures. Ma réalité d’intervenant auprès des membres du Café-Graffiti ne me permet pas d’être aussi précis. Je suis arrivé en retard. Comme il arrive souvent dans ce genre d’événements, j’espère que Guy Laliberté va débuter plus tard que prévu. Malheureusement non, j’arrive pour assister aux dernières phrases de l’allocution de Guy Laliberté.

GAIA et la Fondation One Drop

Publié aux Éditions Assouline, les profits du livre GAIA de Guy Laliberté seront versés à la Fondation One Drop, fondé par Guy Laliberté.

J’ai été surpris par le prix du livre GAIA. Un livre haut de gamme et très luxueux qui ne se vend que 68$! En tant qu’éditeur, je connais les coûts pour publier un livre. Je n’aurais pas été surpris de voir ce livre vendu à 200$. Une façon de rendre accessible l’art à tous. À ce prix, avec la qualité du livre présenté, je me suis laissé charmé. J’ai ramené un livre GAIA à la maison.

Autres textes sur Guy Laliberté

Guy Laliberté réinvente le communautaire avec One drop

Guy Laliberté et le Cirque du Soleil; Prix Nobel de la Paix

Guy Laliberté, touriste de l’espace et la fondation One drop

Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

Sortir de notre noirceur politique

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Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

Canicule, eau et itinérants

Cirque du Soleil et Old Mission Brewery

Le Cirque du Soleil s’implique auprès des itinérants de la Old Mission Brewery en fournissant une grande quantité de bouteilles d’eau. Sous prétexte que les itinérants ne recyclent pas, cette eau ne leur a pas été donné!

Raymond Viger Dossiers Fondation One Drop  , Cirque du Soleil  , Itinérance  , Environnement

fondation-one-drop-bouteilles-d-eau-guy-laliberte-cirque-du-soleilGuy Laliberté avec le Cirque du Soleil ont créé la Fondation One Drop dont l’eau est au coeur de sa mission. Le Cirque du Soleil a fait embouteiller de l’eau. Un don d’une grosse quantité de bouteilles d’eau a été fait à la Old Mission Brewery pour donner aux itinérants. Avec la canicule, il est important d’avoir accès à de l’eau.

Une seule condition accompagnait ce généreux don. Les bouteilles de plastique devaient être recyclées. Pour éviter une mauvaise presse, le Cirque du Soleil et la Fondation One Drop ne voulaient pas avoir cette impressionnante quantité de bouteille traîner dans les rues de Montréal.

Itinérance et recyclage

bouteilles-d-eau-fondation-one-drop-cirque-du-soleil-guy-laliberte-environnementPuisque les itinérants n’ont pas d’habitude de recycler les bouteilles qui ne sont pas consignées, la direction de la Old Mission Brewery a donc décidé de ne pas remettre les bouteilles d’eau aux itinérants! Ce sont donc les employés qui les utilisent tranquillement.

On veut aider les itinérants pour éviter que la canicule les affectent mais puisqu’ils ne recyclent pas, cette aide leur est refusée. Peut-on faire des omelettes sans casser des oeufs? Aurait-on pu trouver des alternatives à ce problème de conscience?

Intervention et recyclage

Aurions-nous pu identifier les bouteilles données par le Cirque du Soleil et la Fondation One Drop et remettre un dépôt à chaque itinérant qui ramène sa bouteille d’eau? Pour 10 000 bouteilles avec un dépôt de 5 sous, cela aurait nécessité un commanditaire de 500$ pour cette opération. Cela aurait pu être une façon de rendre accessible l’eau aux itinérants, leur donner un peu d’argent, s’assurer que les bouteilles sont recyclées. Cela aurait même pu être une occasion de sensibiliser les itinérants à l’importance du recyclage. Après tout, les itinérants qui vivent dans la rue, si c’est plein de bouteilles vides, cela les affectent autant que nous.

D’autres solutions auraient pu être trouvé. Mais celle d’empêcher les itinérants d’avoir accès à ces bouteilles d’eau était possiblement la moins acceptable de toutes!

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Le Cirque du Soleil réinvente le communautaire avec One drop

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Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

Guy Laliberté, touriste de l’espace et la fondation One drop

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Formation en techniques de scène

 Productions Jeun’est

Les techniciens de scène de demain

Loin des projecteurs, Productions Jeun’Est est devenu un véritable tremplin vers le monde du spectacle pour des jeunes décrocheurs.

Frédéric Lacroix-Couture   Dossier Culture, Communautaire

productions-jeun-est-techniciens-de-sceneL’organisme qui fêtera bientôt ses 15 ans, fournit des techniciens de scène à des grandes entreprises artistiques telles que le Cirque du Soleil. Présentation des coulisses d’une organisation créative.

À l’intérieur de cette ancienne école primaire de la rue Hochelaga, à Montréal, les couloirs blancs sont déserts en cette heure du dîner. Il faut se déplacer jusqu’au bout du corridor, au premier étage, pour apercevoir une quinzaine d’étudiants assis à différentes tables, rigolant et discutant. Ces jeunes qui ont  eu de la difficulté à l’école aspirent tous à intégrer le marché du travail grâce à une formation en technique de scène.

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Pier Colbert

L’homme derrière cet espoir est Pier Colbert. Il a travaillé avec des grands noms de la culture québécoise: le Groupe Sanguin, Michel Rivard, Louise Forestier et Jean-Marc Parent. L’univers artistique le passionne et celui de la jeunesse aussi.

Durant 5 ans, celui qui a dirigé plusieurs festivals et a aussi travaillé pour Guy Laliberté, de 1993 à 2005, a œuvré à titre de président de la Maison des jeunes, MAGI, dans la métropole. À la tête de cet organisme, M. Colbert a côtoyé des adolescents en difficulté et s’est aperçu qu’un meilleur soutien pouvait leur être apporté. «J’ai toujours cru à l’éducation et je me disais qu’il y avait quelque chose à faire au niveau de la formation», explique-t-il.

Productions Jeun’Est

Mis sur pied en 1996, Productions Jeun’Est cherche à contrer le décrochage scolaire en formant des Montréalais de 18 à 30 ans aux métiers d’arrière-scène tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre dans l’industrie du spectacle.

En dix mois, les participants apprennent la sonorisation, l’éclairage et le gréage qui consiste à planifier tout ce qui est relié aux cordes, aux câbles et aux systèmes d’accrochage des artistes. Des formations secondaires sont aussi offertes telles que le dessin technique, la régie d’instruments et la menuiserie. Et les étudiants n’ont rien à débourser grâce à une subvention d’Emploi Québec.

Chapeauté par la Commission scolaire de Montréal, le programme ne compte pas seulement des décrocheurs scolaires, mais aussi des personnes qui ont «décroché socialement». Par ce terme, la directrice de la formation, Suzanne Desbiens, désigne ceux qui ont déjà fait des études collégiales ou universitaires dans divers domaines, mais sans avoir trouvé un métier qui les intéressait. Ils finissent alors par abandonner.

Myriam Dubreuil a étudié dans plusieurs domaines avant d’atterrir à Productions Jeun’Est. Seulement après 3 mois de formation, la jeune femme de 28 ans se dit beaucoup plus confiante en son avenir professionnel. «Je n’ai plus de doutes. Ce n’est pas comme mes études collégiales en sciences humaines dont je ne voyais pas du tout où elles me menaient.  La formation ici est plus précise et plus courte aussi», affirme-t-elle.

David Vallois, 22 ans, entrevoit quant à lui une opportunité de réintégrer le marché du travail. Après des études en manutention, il n’a pu dénicher un emploi dans ce domaine. Comme il s’intéresse à l’univers des arts, un organisme d’insertion sociale l’a référé à Productions Jeun’Est.

Même s’il n’avait aucune connaissance en techniques de scène, contrairement à Myriam qui a déjà touché à la conception de décors, David n’éprouve pas trop de difficultés à s’adapter. «Je commence à être plus à l’aise avec le gréage. Je partais de zéro. Je ne savais même pas faire des nœuds avant», raconte-il.

Les deux futurs techniciens apprécient l’interaction entre les participants. «On s’entraide beaucoup dans le groupe et les liens se créent facilement. Personne ne fait sa petite affaire tout seul. Je me souviens que les étudiants à l’université ne voulaient même pas prêter leurs notes de cours», raconte Myriam.

Du Cirque du Soleil à la TOHU

La réputation de cet organisme à but non-lucratif n’est plus à faire. Productions Jeun’Est a fourni au Cirque du Soleil, à Spectra, au spectacle Cavalia ainsi qu’à la TOHU plusieurs de leurs techniciens. «Notre carte de visite se résume par le bon travail de nos techniciens que nous envoyons sur des contrats. Les clients sont impressionnés par la qualité de nos finissants», affirme fièrement Pier Colbert.

La capacité du programme à s’adapter aux nouvelles réalités du monde du spectacle a aussi joué pour beaucoup dans la reconnaissance de l’organisme. Suzanne Desbiens mentionne que le secret de Productions Jeun’Est se situe dans sa capacité à répondre rapidement aux attentes du  marché par rapport aux qualifications de la main-d’oeuvre. Au cours d’une session, Productions Jeun’Est peut modifier le contenu d’un atelier afin que leurs étudiants détiennent les nouvelles compétences exigées par le marché.

Prodigium

Pour la direction, il est important que les finissants trouvent un emploi. Après avoir offert pendant 10 ans des services de conception et d’organisation d’événements, Productions Jeun’Est a décidé de lancer en 2006 Prodigium, une division dédiée exclusivement à la vente de services aux entreprises.

Le taux de placement, présentement de 80 %, n’est pas seulement le résultat de la qualité de la formation, mais aussi du talent et de la persévérance des étudiants. «C’est un métier qui n’est pas nécessairement facile. Ça demande du caractère», précise M. Colbert.

La routine et le 9 à 5 n’existent pas dans ce domaine. Les responsables de l’organisme montréalais jugent que le rythme de vie particulier du métier convient parfaitement à la génération actuelle et aux décrocheurs.

Lorsque vous assisterez à un prochain spectacle du Cirque du Soleil ou à un événement artistique d’envergure à Montréal, dites-vous qu’il y a certainement derrière cette création un ancien jeune en difficulté qui a franchi les portes de Productions Jeun’Est.

Les jeunes terminent leurs stages à la fin novembre. Leur premier contrat en tant que finissant sera le spectacle de financement du Café-Graffiti qui aura lieu le 20 novembre prochain au Skatepark le TAZ. Une belle occasion de soutenir les jeunes autant du Productions Jeun’Est que du Café-Graffiti. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Pour informations sur les techniques de scène: www.jeunest.qc.ca

Pour le spectacle de financement du Café-Graffiti: 514-259-4926, par Internet ou encore sur le réseau Admission.

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Spectacle de financement pour le Café-Graffiti aHÉROSol 2010

20 novembre 2010 à 20:00 heures

Spectacle de Breakdance, percussions Samajam, Roller blade, Skateboard et BMX.

Au Skate Park le TAZ 8931 Papineau

Pour réserver vos billets: 514-259-4926, par Internet ou encore sur le réseau Admission.

 

Totem et le Cirque du Soleil, un spectacle signé Robert Lepage

Totem et le Cirque du Soleil, un spectacle signé Robert Lepage

Un spectacle décevant

Raymond Viger   Dossier Culture, Cirque du Soleil

totem-cirque-du-soleil-robert-lepage-art-spectacle Peut-être parce que Totem est réalisé par le Cirque du Soleil. Peut-être parce que la mise en scène et l’auteur est Robert Lepage. Les attentes étaient élevées pour le spectacle Totem que je viens de regarder.

Je suis obligé de dire que je suis déchiré pour ma critique du spectacle Totem du Cirque du Soleil. Même si plusieurs numéros étaient extraordinaires, il y avait des longueurs. Je suis resté sur mon appétit. J’en voulais plus. La finale d’hier de Cendrillon sur glace à la Place des Arts étaient beaucoup plus enlevante que la finale de Totem du Cirque du Soleil.

J’avais l’impression qu’on avait pris plusieurs bons numéros et qu’on avait bouché les trous avec des chorégraphies pour compléter le spectacle.

On m’avait dit qu’il y aurait des effets spéciaux à tout casser. Je m’attendais encore une fois à plus.

Totem ouvrira ses portes jeudi le 22 avril jusqu’au 27 juin à Montréal sous le chapiteau du Vieux-Port et se retrouvera à Québec à compter du 22 juillet prochain.

J’ai dû avoir une très mauvaise journée. J’ai dû avoir de la difficulté à voir Totem du Cirque du Soleil avec mon coeur d’enfant.

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Guy Laliberté, touriste de l’espace et la fondation One drop

Guy Laliberté, touriste de l’espace et la fondation One drop

Raymond Viger      Dossier Environnement, Cirque du Soleil, Fondation One Drop, Guy Laliberté

Guy Laliberté, propriétaire du Cirque du Soleil va annoncer en conférence de presse son départ pour l’espace, à bord d’une fusée Soyouz TMA-16, et visitera la Station spatiale internationale (ISS).

Le point de presse devrait se tenir simultanément à l’Expocentre International de Moscou ainsi que dans les bureaux de l’Agence spatiale canadienne. Les voyages dans l’espace pour les touristes civils sont organisés par Space Adventures.

La fortune de Guy Laliberté

Guy Laliberté est milliardaire. Une fortune évaluée à 2,5 milliards. Sans compter que le Cirque du Soleil continue à lui fournir des revenus constants, tout en augmentant de valeur. Ce futur astronaute civil a l’argent pour se payer ce voyage et y retourner autant de fois qu’il le veut. Pas de problème du côté financier avec une fortune qui est égale à celle de Richard Branson, le propriétaire de Virgin.

Fondation One drop et un voyage spatial, compatible?

Ce qui me tracasse en apprenant une telle nouvelle c’est la compatibilité de la mission de la Fondation One drop et un voyage dans l’espace.

La Fondation One Drop est sensible à l’accès des peuples à l’eau, mais aussi tout ce qui touche la pollution de l’eau. Pour reprendre 2 citations de la Fondation One Drop:

À lui seul, un litre d’huile de graissage peut contaminer un million de litres d’eau. Cependant, il suffit d’un effort, même s’il ne paraît qu’une goutte d’eau dans l’océan, pour changer de mauvaises habitudes de gestion de l’eau ou donner accès à de l’eau potable.

Le voyage de Guy Laliberté dans l’espace ça fait combien de pollution? C’est l’équivalent de combien d’huile de graissage qui se retrouvera dans la nature?

Tous les ans, 150 millions de piscines olympiques remplies d’eau non traitée sont déversées dans l’environnement.

Si on pollue pour des voyages dans l’espace pour faire des recherches ou installer des équipements qui amélioreront les conditions de vie des peuples, c’est un demi mal. Mais si les citoyens milliardaires tels que Guy Laliberté ou Richard Branson s’amusent à faire du tourisme spatial, la pollution créée ne servira pas la communauté.

Prix Nobel de la Paix

Je ne suis pas en grippe contre Guy Laliberté. Je l’ai déjà proposé pour un prix Nobel de la Paix ainsi que conseiller à la présidence des États-Unis. La création de la Fondation One Drop, sa vision de changer l’implication communautaire et la pression que Guy Laliberté avait mise sur les gouvernements chinois et arabes en avait été les motivations.

Je suis un grand rêveur. La Fondation One Drop fera la diffusion sur son site Internet du point de presse de Guy Laliberté annonçant son voyage dans l’espace. J’ose espérer que le fondateur du Cirque du Soleil se ravisera et qu’il y annoncera que, pour protéger l’eau de la planète, il n’encouragera pas la pollution de ce voyage spatial.

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Le Cirque du Soleil, Kzrystofer Wilke et un spectacle à New-York

Le Cirque du Soleil, Kzrystofer Wilke et un spectacle au Madison Square Garden de New-York

Dossier Hip-Hop ,Graffiti, Cirque du Soleil 

Un des artistes du Café-Graffiti, Krzystofer Wilke, a eu quelques contrats pour le Cirque du Soleil. Un de ces contrats est de faire la préproduction des décors qui seront installés pour un spectacle du Cirque du Soleil au Madison Square Garden à  New-York. Ensuite, Fluke aura à se rendre avec le Cirque du Soleil graffiti-fluke-art-urbain-hip-hop-airbrush-aerosolpour une semaine à New-York pour superviser la construction des décors.

Je dis bien superviser. Parce que le Madison Square Garden est hyper-syndiqué. Tu ne peux rien faire sauf superviser. Ce sont les employés syndiqués du Madison Square Garden qui doivent tout faire.

Les billets d’avion sont achetés. Arrivé aux douanes américaines pour entrer aux États-Unis, petits problème. Sur le passeport, le nom inscrit est Kzrystofer Wilke. Un Québécois de descendance Polonaise. Il a vécu un enfer aux douanes. Même s’il avait les mêmes papiers que les autres artistes du Cirque du Soleil pour faire son travail à New-York, inspection par-dessus inspection, les douaniers ont de la difficulté à le laisser passer. Cela prend tellement de temps qu’il a failli manquer son avion.

À son retour de l’événement, il se questionne sur son nom. Sans vouloir faire du racisme à l’envers, s’il avait porté un nom qui sonne plus québécois, aurait-il eu les mêmes difficultés aux douanes américaines?

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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