Cocaïne: destruction des neurones

Consommation de cocaïne

La drogue qui pousse le cerveau à s’autodévorer

L’information est sortie à la fin de mois de janvier : des chercheurs américains de l’université Johns-Hopkins ont découvert que la cocaïne pousse les cellules du cerveau (les neurones) à s’autodévorer. Une nouvelle qui fait froid dans le dos.

Delphine Caubet dossiers SantéSciencedrogue

drogue cocaïne cerveauCe phénomène est appelé « l’autophagie hyperactive » et il a été constaté par les chercheurs américains sur des souris qui étaient sous l’effet de forte dose de cocaïne.

Dans le communiqué, le principal chercheur, Prasun Guha, explique que l’autophagie est un processus naturel dans le cerveau: «Il peut être comparé à une femme de ménage débarrassant les poubelles. Mais sous l’effet de la cocaïne, c’est comme si la gouvernante se mettait soudainement à jeter des objets de la maison très importants.»

Comme le rapporte le magazine Sciences et Avenir, Prasun Guha et ses collègues ont constaté que ce phénomène touchait également les souriceaux dans le ventre de la mère qui avait reçu de la cocaïne pendant la grossesse.

Poursuite des recherches

Pour l’instant, ces recherches n’ont été démontrées que sur les souris et les prochaines étapes des scientifiques sont de vérifier ce même phénomène se produit également chez l’homme.

Si tel était le cas, les chercheurs de l’Université Johns-Hopkins ont bon espoir de bloquer ce « cannibalisme neuronien » grâce à une substance chimique appelée le CGP3446B. Ce produit serait en phase II d’un essai clinique pour traiter entre autres la maladie de Parkinson.

Des recherches qui font froid dans le dos à suivre dans les années à venir.

Autres textes sur Toxicomanie

Autres textes sur Science

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

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Autres livres pouvant vous intéresser:

Groupe de soutien sur Facebook

Réseaux sociaux

Une aide au bout de la ligne?

Pour me préparer à un article, je suis depuis plusieurs semaines des groupes Facebook consacrés à la bipolarité. Dans ces groupes de soutien, les membres parlent de leur quotidien, de leurs sentiments. Beaucoup de petites choses qui parfois peuvent m’échapper en tant que non bipolaire.  Je suis donc devenue une fidèle lectrice.

Delphine Caubet dossiers Santé mentaleInternet.

hairy-skin-2-1351907-mLes semaines ont défilé. Je commençais à connaître les membres du groupe, tandis que je m’étais présenté aux administrateurs en leur exposant l’objectif de ma présence. Une présence passive. Je voulais rentrer dans la tête de ces personnes pour comprendre ce qu’est être bipolaire.

Ces groupes sont comme un exutoire pour les membres. Ils y parlent de façon très explicite de leur quotidien et de leurs inquiétudes/expériences en hôpital psychiatrique. C’était ce que je recherchais, mais avoir accès aux pensées de plusieurs centaines de personnes pour la plupart en phase de dépression peut «plomber» un individu.

Omniprésence de Facebook

Comme d’autres, j’ai mon Facebook ouvert pendant que je suis au travail. Même si le coté divertissement est présent, et il surtout indispensable à mon métier.

Un groupe avec plusieurs centaines de membres venant de toute la francophonie, c’est 24 heures sur 24 que les messages affluents… que je sois au travail, le soir chez moi, la fin de semaine, etc. Les posts de mes amis sont entrecroisés de scarification et de dépression. Évidemment, ça ne tenait qu’à moi de régler mes paramètres pour ne plus que les messages du groupe apparaissent dans mon fil. Mais je voulais comprendre.

Sincèrement, au début tout cela ne m’atteignait pas. Mais au fil des semaines, je me suis sentie envahi par les récits de montées de violence et les épisodes suicidaires.

Cela me faisait penser aux journalistes qui ont fait le test d’aimer sur Facebook une page consacrée à l’islam radical. En quelques heures, c’est leur fil entier qui s’est transformé en message de propagande. Un des journalistes avait d’ailleurs confié être bouleversé par cette expérience.

La mienne n’avait aucun rapport évidemment et je n’étais pas parti avec l’objectif de faire une expérience.

Mais un soir, l’une des membres écrit qu’elle va se suicider, elle est prête. Les messages tentant de la dissuader vont crouler et une personne en particulier est atteinte. Elle est quasiment en crise de panique.

Le lendemain, la membre qui avait déclaré vouloir se suicider s’est excusée et a annoncé se prendre en main. Mais pour d’autres, ces quelques lignes ont été importantes et les ont affectés au point que le psychiatre de l’un d’eux lui demande de se retirer de ce groupe.

Aide en bout de ligne?

Pour mon article, j’ai fait différentes entrevues et la majorité loue les services que peuvent rendre les réseaux sociaux. Les personnes ayant une dépendance, par exemple, peuvent y trouver un soutien à 3h matin s’ils sont au bord de la rechute. Pour ceux qui sont isolés, c’est une façon d’échanger avec d’autres comprenant leur réalité.

Mais la question que je me pose est: est-ce que ces groupes peuvent biaiser la réalité et maintenir dans un certain marasme les membres? En période d’inquiétude, on veut partager, exprimer ce que nous avons sur le cœur. Mais lorsque tout va bien, les personnes ont davantage tendance à sortir de ces milieux pour profiter de leur vie. L’intervention se fait donc beaucoup entre personnes en crise. Est-ce toujours pour un bien?

Et vous, fréquentez-vous des pages de soutien? Comment le vivez-vous?

Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Dépendance affective; causes et conséquences

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Quand nos relations amoureuses nous font souffrir

Comment survivre à la dépendance affective?

La dépendance affective est très souffrant. Une souffrance qui peut même mener au suicide.

Raymond Viger Dossiers Dépendance affective, Croissance personnelle, Suicide

192135-gfJ’ai longtemps souffert de dépendance affective. Provenant de ma difficulté à dire non, d’être continuellement au service de l’autre cette dépendance affective, en plus de me pourrir la vie et mes relations, m’a amené à 2 tentatives de suicide.

Suite à mes tentatives de suicide, j’ai été en thérapie. Une première thérapie pour sortir de ma crise suicidaire. Une deuxième thérapie pour démonter ce qui m’empêchait de vivre librement ma vie et de pouvoir en profiter.

Même si l’écriture a toujours fait parti de ma vie, autant personnelle que professionnelle, à partir de mes thérapies elle prend une nouvelle couleur, un nouveau sens. Écrire devient une forme d’auto-thérapie, une façon d’intervenir auprès de moi-même.

quand-un-homme-accouche guide croissance personnelle livre développementJ’ai commencé par mon journal intime. Mais comme le nom le dit, je garde précieusement ces écrits pour moi-même. Pour mes autres écrits, des gens me demandaient sans cesse de leur faire des photocopies. À un point, où j’ai commencé à éditer mes écrits.

J’ai débuté avec Après la pluie… Le beau temps. Un recueil de textes à méditer. Des textes qui m’ont aidé à exprimer mes émotions. Celles que je refoulais à l’intérieur de moi et que je voulais pas laisser sortir. Un recueil de textes qu’on ouvre au hasard d’une lecture, laissant le texte faire remonter une émotion. Selon notre état d’âme, le même texte prendra une couleur différente. Ce recueil de textes se retrouvent dans plusieurs centre de thérapie pour un travail sur soi-même, seul ou en groupe.

images_publicit-lamour-en-3-dimensionsEnsuite est venu le roman de cheminement Quand un homme accouche. Un roman qui peut être lu pour le plaisir d’une histoire humoristique, celle d’un homme qui accouche de son enfant intérieur. Celui-ci devient le thérapeute imaginaire du personnage principal.

Quand un homme accouche est le premier roman d’une trilogie. La trilogie complète est publiée dans L’Amour en 3 dimensions, un roman qui permet de démystifier et dédramatiser la relation à soi, la relation à autrui et la relation à son environnement.

J’ai choisi le roman humoristique pour parler de ma dépendance affective pour montrer comment pense un dépendant affectif mais surtout, comment on peut en arriver à changer son mode de vie et retrouver sa liberté émotionnelle.

Bonne lecture sur la dépendance affective et ses conséquences.

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Ressources suicide

suicide suicidaire vouloir se tuer comment mourir sans souffrir se suicider prévention interventionPour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 066

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Internet, Facebook, Twitter… Les nouvelles formes de dépendance

Cyber-dépendance

Internet; une nouvelle drogue

Ce qui a débuté par une activité sporadique est vite devenue une activité de plus en plus régulière, quotidienne.

Claude   Dossiers Internet

J’ai une amie qui a commencé à clavarder sur différents réseaux. Elle a établi des relations avec des gens qu’elle n’a jamais rencontrés, jamais entendu la voix.

Ce qui a débuté par une activité sporadique est vite devenue une activité de plus en plus régulière, quotidienne. Aujourd’hui, c’est plusieurs heures par jour qu’elle passe devant son écran à jaser de tout et de rien avec tous ces étrangers.

Elle avait un copain. Leur relation s’est dégradée et ils se sont séparés. Elle préférait continuer à discuter avec ses cyber-amis. Je ne la vois plus, nous n’avons plus d’activités ensemble comme avant. Elle s’est isolée dans son monde artificiel. Même au bureau, j’ai entendu dire que son rendement a diminué, profitant de toutes les occasions pour aller vérifier ses messages. J’ai peur qu’elle finisse par perdre son emploi aussi.

Pour certains, Internet est une ouverture sur le monde et peut briser l’isolement. Pour d’autres, c’est la fin d’une relation saine avec leur environnement. Je ne sais même plus comment je peux l’aider. Je suis impuissant face à sa cyberdépendance.

NDLR: L’impuissance que nous pouvons vivre lorsque nous voyons un proche dépendant est bien réelle. Nous pouvons prendre le temps de consulter les ressources pour nous aider à rester présent et significatif pour la personne en difficulté.

Il ne faut pas hésiter à demander l’aide appropriée. Demandez à un intervenant psycho social de votre CLSC, il pourra vous diriger dans les ressources disponibles dans votre quartier et vous aider à évacuer les émotions qui peuvent remonter en vous. Si on veut continuer à aider une personne proche, il faut aussi accepter d’être aidé.

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Jeune, drogue et DPJ

La toxicomanie a volé mon fils!

Je suis une mère qui a le cœur meurtri par les combats contre la toxicomanie de son fils.

Sophie L.  Dossier ToxicomanieAlcool et drogue

 Il y a environ quatre ans, je recevais un appel téléphonique pour m’abonner à la revue Reflet de Société. J’ai répondu: «Certainement, j’ai moi-même un fils pas mal rock’n’roll qui va dans les centres d’accueil. Souvent, je me sens impuissante et c’est certain, les jeunes ont besoin d’aide». Après avoir raccroché, j’ai ressenti cette peur froide qu’un jour mon fils devienne toxicomane et vive dans la rue.

À 22 ans, je suis tombée enceinte accidentellement. J’ai gardé  l’enfant même si je savais que le père ne s’en occuperait pas. Il avait de gros problèmes de toxicomanie! Malgré déboires et malchances, j’ai élevé mon fils seule. Dès l’âge de 11 ans, comme il était souvent en retenue à l’école, j’ai demandé qu’il soit transféré dans une classe où il aurait pu recevoir des services pour ses troubles de comportement. Les professeurs et la direction ont refusé sous prétexte qu’il aurait influencé le reste de la classe et leur aurait fait perdre le contrôle. L’école a finalement décidé de le mettre dehors et de lui donner des cours à la maison. C’est là que tout a commencé à dégénérer. Mon fils avait gagné contre le système scolaire: il était hot et je n’avais désormais plus aucune autorité.

Centre d’accueil

Deux jours avant ses 13 ans, après plusieurs situations intolérables, j’ai suivi les conseils de la DPJ qui devait m’aider avec mon fils. À contrecœur, j’ai coopéré avec les policiers afin qu’ils l’emmènent de force dans une centre d’accueil. Il devait y rester environ un mois. Quelle déchirure pour le cœur d’une mère! Il y a tant à dire sur ces longs et nombreux séjours en centres d’accueil, ponctués de rencontres avec le juge, jusqu’à ses 18 ans… Mais le problème n’a pas disparu pour autant. Non, il a empiré.

À l’âge de 16 ans, mon fils a revu son père, qu’il n’avait pas vu depuis 10 ans. Ce dernier était toujours toxicomane. Même si mon fils a été très déçu par cette rencontre, il l’a fréquenté pendant un an et demi environ.

Opiacés et toxicomanie

alcool drogue toxicomanie alcoolisme toxicomane consommation Mon fils avait des talents artistiques comme j’en ai rarement vus. Il était très doué, intelligent et très beau aussi. Son état s’est dégradé et maintenant il est dépendant aux opiacés. Il a consommé toutes sortes de drogues. Plus ça allait, moins je le reconnaissais. La drogue l’a magané et beaucoup amaigri. Elle m’a pris mon fils. J’ai souvent essayé de le convaincre de recevoir des soins médicaux car avec toute la drogue qu’il consomme, il aura inévitablement des séquelles.

Avec l’aide de la DPJ, j’ai essayé tous les chemins, mais je me suis retrouvée toujours seule à me battre. J’ai le goût de crier, comme bien des mères j’en suis certaine, cette douleur lourde de voir quelqu’un qu’on a tant choyé et aimé être aspiré par la drogue.

J’ai tout essayé… Jusqu’à devoir le sortir de la maison. J’étais en train de couler avec lui. Je commençais à avoir des idées suicidaires. Seule, comme depuis sa naissance, j’ai dû agir avec fermeté, calme et détermination.

Après l’avoir mis à la porte à contrecœur, je lui ai dit: «quand tu voudras t’en sortir, que tu en auras assez, fais-moi signe et je vais t’aider». Cette période a été très éprouvante! Six mois plus tard, il est finalement venu me voir en disant qu’il n’en pouvait plus, que, quand il n’avait pas sa dose, il avait le goût de se suicider mais qu’il n’en avait pas la force. Il a besoin de sa drogue pour vivre comme de l’air qu’il respire. Et ces marques sur son bras…

Les démarches pour un centre de thérapie

J’ai passé deux jours avec lui à faire des démarches et j’ai beaucoup appris sur les opiacés. Je me suis renseignée, je l’ai écouté, je l’ai aidé, j’ai téléphoné partout. Je n’ai vu que des portes fermées: pas une seule place disponible, les médecins étaient en vacances, rien avant plusieurs mois. C’était complètement décourageant, épuisant. Il voulait de l’aide, là, maintenant, et je craignais que son envie de s’en sortir ne dure pas.

Quelle déception, une fois de plus, de voir mon fils repartir. De mon côté, abattue et pratiquement noyée dans cette mer de larmes, j’ai demandé de l’aide à un centre. Deux mois plus tard, j’attends toujours. Je m’efforce de rester le plus réaliste possible, de prendre soin de moi. Je ne sais pas ce qui va arriver et je me sens totalement impuissante.

Fin des programmes de méthadone

Mon fils m’a téléphoné il y a trois semaines. Il m’a dit qu’il se débrouillait, qu’il avait entendu aux nouvelles que le gouvernement supprimait les subventions des programmes de méthadone. Il m’a alors annoncé qu’il allait entreprendre la démarche cette année. Je lui ai répondu de ne pas se laisser décourager par cette nouvelle et que, même si nous nous heurtions à bien des portes fermées, il fallait persévérer. Tout ce que j’ai pu dire à mon fils est que je l’aimais et que s’il voulait entreprendre une démarche, je serais là pour l’aider. Tout part de lui. Il est le seul à avoir le pouvoir de changer sa vie.

Depuis, il ne m’a pas téléphonée. Quand je pense à toutes ces choses qu’il m’a dites, tout ce qu’il est prêt à faire pour avoir sa dose, même se prostituer, j’ai mal au cœur dans tous les sens du terme. Mon fils, que j’aime de tout mon cœur, va avoir 19 ans. À l’heure où j’écris ces mots, je ne sais pas ce qu’il fait, où il vit… Vit-il encore? Ma peine est tellement profonde…

Je terminerai en disant «Merci» aux gens qui continuent d’aider les jeunes.

Autres textes sur Toxicomanie

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Documentaire: Amos WA

Documentaire: Amos WA

Raymond Viger                     Dossier Toxicomanie, Alcool

toxicomanie-drogue-4Reflet de Société a présenté une jeune vidéaste, Sonia Langlois, qui venait d’accoucher de son premier documentaire, Amos WA. Réalité souterraine.

Le film, qui touche la consommation de drogues de jeunes d’Abitibi, a suscité maintes réactions. Reflet de Société publiait ensuite la perception de Dany Faucher, travailleur de rue à Amos, entourant le documentaire. Bien que le jugeant utile, M. Faucher considère Amos WA peu nuancé. Il met en garde ceux qui visionneront le documentaire: les jeunes ne consomment pas tous de la même manière que les vedettes du film. Il faut faire attention à la généralisation. Amos WA, bien utilisé, peut être un outil de départ afin de discuter consommation avec ses enfants, ses élèves.

Sonia vient d’apprendre que son documentaire est maintenant disponible partout au Canada. L’Office National du Film a décidé d’en être le distributeur. Pour ceux qui veulent avoir une petite idée de la consommation de certains jeunes en région, il est possible de commander un exemplaire à l’ONF au 1-800-267-7710 ou au www.onf.ca.

autres textes sur alcool  et drogue.

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

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Prozac et les ados agressifs

Prozac et les ados agressifs

Agence Science Presse                       Dossier Toxicomanie, Alcool

Le Prozac calme les adultes… mais rend les adolescents plus agressifs! Du mois, chez les hamsters. Mais les auteurs de la recherche y voient déjà un lien vers le fait que certains antidépresseurs sont réputés rendre irritables certains adolescents, plutôt que de les aider. Une mauvaise note de plus au dossier du Prozac, lui qui n’en avait pourtant pas besoin, décrié qu’il est depuis quelques années pour une utilisation auprès d’adolescents et d’enfants que d’aucuns jugent abusive.

Kereshmeh Taravosh-Lahn et ses collègues de l’Université du Texas ont fait destoxicomanie-drogue-4 injections de fluoxétine (mieux connu sous le nom de Prozac) à des hamsters, jeunes et moins jeunes. Aux uns, une faible dose (10 milligrammes par kilo) aux autres, une forte dose (20 milligrammes). Et à d’autres encore, même si ce ne sont « que » des hamsters, un placebo.

Ils ont ensuite introduit dans chaque cage un hamster plus petit et de même sexe. Dans de telles situations, en général, une bataille s’ensuit. Ici, les hamsters adultes avec la forte dose ont été moins nombreux que ceux qui ont reçu un placebo à déclencher une bataille. Chose à laquelle on s’attendait, puisque le Prozac est censé calmer les agités. La surprise est venue des hamsters adolescents qui, avec une faible dose, ont déclenché 40% plus de batailles que ceux qui avaient reçu un placebo.

En fait, ces résultats ne devraient pas surprendre les neurologues, eux qui nous préviennent depuis longtemps que le cerveau d’un adolescent n’est pas encore complètement formé, et que par conséquent, les médicaments qu’on destine à des adultes ne devraient pas être à tous les coups prescrits aux plus jeunes. Dans le cas du Prozac, spécule Taravosh-Lahn, il semble que des récepteurs différents du cerveau des jeunes soient activés, provoquant cette réaction inattendue, même à de faibles doses. « Nous sous-estimons les différences entre le cerveau juvénile et le cerveau adulte », rappelle-t-il.

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Textes sur la Santé.

Textes sur la toxicomanie. Commentaires du rédacteur sur la drogue.

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