Combattre la sextorsion par l’éducation

Les experts sont unanimes : la meilleure arme contre la sextortion, c’est la prévention. « Il faut s’adresser directement aux ados. Dans le scénario idéal, le jeune irait se confier à un adulte de confiance. Mais dans les faits, ce n’est pas ce qui se passe dans la plupart des cas. Ils ont peur, honte, et veulent se débrouiller seuls », constate René Morin, porte-parole du Centre canadien de protection de l’enfance.

Un texte de Takwa Souissi publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Agressions sexuelles

Depuis quelques années, l’organisation observe d’ailleurs une augmentation marquée des signalements venant de jeunes de 12 à 17 ans. Face à la complexité du problème, elle a décidé de créer plusieurs ressources éducatives pour les jeunes, les familles et les écoles.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Autres textes sur Santé mentale

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Funbusy

Chantal Lee a grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Elle s’est découvert une passion pour l’écriture dès son jeune âge, mais ce n’est que depuis 2001 qu’elle écrit sur une base régulière.

Violence, drogue, faible estime de soi et abus sexuels ont trop longtemps fait partie de la vie de cette femme courageuse. Chantal Lee a réussi à reprendre le dessus et malgré la grave maladie qui l’afflige depuis quelques années, elle partage par le biais de son premier recueil de poésie son inconditionnel amour de la vie.

Prix : 9,95$

Sextos et enjeux scolaires

Qu’est-ce que c’est, un sexto?  Il existe plusieurs formes de sextos. Il est possible d’envoyer des messages, des images ou des vidéos à caractère sexuel. La plupart du temps, on envoie les sextos via un cellulaire à l’aide d’applications : SMS, Facebook Messenger, Instagram, Snapchat, WhatsApp, etc.

Une chronique de Florence V.Savoie et Estelle Cazelais, sexologues, publiée pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Sexualité

On séduit et on est séduit en retour à l’aide de ces nouvelles technologies de l’information; c’est merveilleux! C’est génial pour explorer sa sexualité, ses limites personnelles et sa confiance en l’autre. Par contre, bien malheureusement, certaines personnes n’utilisent pas positivement cet échange. Certaines personnes utilisent les sextos à des fins de chantage, d’exploitation et même de harcèlement.

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Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

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Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

« Des professeurs avaient exprimé leur malaise de pouvoir deviner la poitrine des jeunes filles sous leur chandail »

Une chronique de Florence V.Savoie et Estelle Cazelais, sexologues – Dossier Sexualité

Le mouvement des carrés jaunes est né d’une dénonciation des codes vestimentaires, souvent perçus comme sexistes et plus restrictifs envers les filles. Il a été initié par des étudiantes dans des écoles secondaires du Québec, d’abord dans la région de Québec, puis a gagné les autres régions de la province. Un élément déclencheur : plusieurs adolescentes sont renvoyées chez elles parce qu’elles sont habillées de manière jugée indécente : refus de porter un soutien-gorge, épaules non couvertes, shorts ou jupes trop courtes. Or, ce type de sanctions renforce les stéréotypes sexuels qui nous envahissent déjà trop. 

  • L’éducation des filles est moins importante que celle des garçons.
  • Une femme se définit par sa manière de se vêtir.
  • Certaines parties du corps féminin sont taboues alors qu’elles ne le sont pas chez les hommes.
  • Les garçons sont moins bons à l’école que les filles. Ils ont besoin de plus d’encadrement pour se concentrer. C’est pour cette raison que les filles doivent être décentes (quel mot horrible!)
  • Les garçons sexualisent les filles, ils sont des agresseurs de nature.

Des messages tous plus stéréotypés les uns que les autres qui mettent en boîte les comportements attendus des femmes et des hommes dans notre société, excluant du même coup les personnes trans, les personnes au genre non conforme et les personnes non binaire.

Il faut faire appel à notre gros bon sens et rappeler que deviner la poitrine d’une adolescente en dessous de son chandail, mesdames et messieurs, c’est normal ! Oui, parce qu’à l’adolescence, il se produit un phénomène fort intéressant qui se nomme la puberté… Et avec la puberté vient la poussée des seins chez les jeunes femmes (et même chez certains jeunes hommes !). Vient aussi la poussée de la barbe, de la pomme d’Adam et même des muscles – particulièrement l’élargissement des épaules – chez les jeunes hommes. Mais ça, on ne s’en formalise pas. Eh non ! Ça, ce n’est pas indécent, voyons, ce ne sont que les caractéristiques normales d’un adolescent qui grandit. Comprenez bien mon sarcasme, ici ! Un corps de femme qui grandit devrait être perçu aussi positivement que le corps d’un homme qui grandit. Tu deviens un homme, qu’on dira à notre ado de 14 ans aux bras trop grands. Couvre tes épaules et ta poitrine, qu’on dira à notre cocotte qui s’habitue alors à ne pas aimer son corps qui change, parce que tous les jours on lui rappelle qu’elle doit le cacher, que ce soit à l’école, au travail ou dans la rue.

Se choque-t-on de pouvoir deviner la poitrine d’une dame de 75 ans sous son chandail ? La réponse est évidente. Non ! À moins que toutes les femmes ne se mettent à porter continuellement des chandails amples, nous continuerons à pouvoir deviner les poitrines sous les chandails des femmes, qu’elles aient 17, 42 ou 86 ans, comme il est possible de deviner le pénis et les testicules d’un homme dans ses bermudas ou ses jeans. La question qu’il faut se poser est la suivante : pourquoi est-ce que cela dérange chez une adolescente, mais pas chez une femme plus âgée ? J’y répondrais simplement que la sexualisation est dans l’œil de celui ou de celle qui regarde.

On souhaite voir grandir des femmes qui s’aiment et s’estiment, des femmes qui ont confiance en elles. Laissons-leur alors la chance de choisir pour elles-mêmes la manière dont elles souhaitent se présenter – avec ou sans soutien-gorge, avec ou sans jupe à la mi-cuisse, avec ou sans poils. Et apprenons aux adolescent-e-s à se respecter les un-e-s les autres, à ne pas prendre pour acquises les intentions et les volontés d’une autre personne à partir de son style vestimentaire, à accorder plus d’importance à son parcours scolaire qu’à l’épaule de la fille d’à côté.

En complément à Reflet de Société +

Découvrez cette vidéo réalisé par Marine Spaak dans le cadre du concours Ton court pour l’égalité (Centre Huberpine Auclert) qui illustre très la mécanique sexiste. Comme elle l’explique, tout commence par la focalisation autour d’une caractéristique qui en vient à définir la personne.

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Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

Êtes-vous en manque?

Depuis 2001, l’éducation à la sexualité n’est plus obligatoire dans les écoles. Les jeunes Québécois reçoivent de manière disparate de l’information à ce sujet. Certains assistent à des conférences, d’autres en parlent avec leurs parents ou naviguent sur internet pour répondre à leurs questionnements.

Un texte de Melina Soucy – Dossier Sexualité


«La sexualité est encore un sujet tabou chez les jeunes, croit Audrey, étudiante de secondaire 4 à la Polyvalente des Deux-Montagnes. Nous n’en entendons pas assez parler pour être à l’aise. Je crois que les cours de sexualité devraient être ramenés dans les écoles pour rassurer les jeunes et les éduquer».

Nous y sommes plus exposés que jamais. Mais on rêve toujours d’exclusivité et d’amour.

Les 28 élèves âgés de 16 ans de la classe de Sylvie Richer, enseignante d’histoire, se sont montrés ouverts à discuter de sexualité, mais demeurent néanmoins mal à l’aise avec le sujet. Il n’y avait qu’une dizaine d’élèves qui participaient activement à la discussion, les autres ne se sont confiés que par écrit.

«Le rapport à la sexualité chez les Québécois est très paradoxal, explique la sexologue Annie Caron. D’un côté il y a encore beaucoup de tabous et de gêne par rapport à des sujets comme les violences sexuelles ou la masturbation féminine. De l’autre côté, la sexualité est banalisée. Nous y sommes plus exposés que jamais. Mais on rêve toujours d’exclusivité et d’amour.»

Besoin d’éducation

Selon la sexologue, les jeunes n’ont pas d’espace de réflexion critique et les cours d’éducation sexuelle devraient revenir dans les écoles.

«Les jeunes sont obligés de faire leurs propres recherches pour répondre à leurs questions. Ils doivent faire le tri dans les informations sur le web par eux-mêmes. Il y a un manque.»

Ce besoin d’espace de réflexion se manifeste de manière flagrante dans les confessions écrites des étudiants. «Nous devrions recevoir des cours d’éducation sexuelle, car plusieurs jeunes sont en recherche de leur identité et se sentent obligés de passer à l’acte trop rapidement et de plus en plus jeunes», critique Camille.

Pour Alexie, il est nécessaire d’en parler à l’école, car «quand on commence à être en relation intime avec quelqu’un, on se rend compte qu’on ne connaît pas grand-chose sur la sexualité».

Sa camarade de classe, Justine, a pour sa part des demandes précises à faire au gouvernement : «Il devrait mettre en place un plan beaucoup plus gros sur la sexualité qu’un simple cours d’éducation qui nous explique les moyens de se protéger et ce qu’est une infection transmise sexuellement et par le sang (ITSS). La sexualité englobe beaucoup plus d’éléments, c’est plus qu’un condom et une maladie. Il y a la relation entre les deux partenaires, leur orientation, leur environnement, leur consentement et plus encore.»

Bien que la majorité des élèves désirent voir un retour des cours d’éducation à la sexualité dans les écoles, certains émettent des réserves. «Je crois que ce serait mieux si l’éducation sexuelle était un atelier pour que les personnes qui ne sont pas prêtes à voir ce qu’il y a à voir ne soient pas marquées à vie», suggère Valsorim, qui se dit pourtant à l’aise avec le sujet. Son collègue, Mahau, pense pour sa part qu’ «il est important d’en parler, mais sans exagération». Selon lui, trop en parler deviendrait redondant pour un ado.

Depuis le début de leur scolarité, le groupe d’étudiants n’a reçu que quelques parcelles d’informations sur la sexualité. «Au primaire, on ne nous a parlé que de puberté», mentionne Tristan. «On a aussi appris une chanson qui disait : Mon corps, c’est mon corps ce n’est pas le tien, raconte Tilky. On ne comprenait pas vraiment ce que ça voulait dire. On avait même inventé la fin avec des amis: si tu veux le toucher, c’est 2,20$!»

Au secondaire, les jeunes ont principalement reçu des informations de la part de l’infirmière et des professeurs de sciences sur les méthodes de contraception, les ITSS et les organes génitaux. «On a aussi eu 3 conférences, renchérit Justine. Une sur les violences conjugales et deux sur le consentement.»

Après avoir entendu ces réflexions, l’on remarque que la sexualité n’est abordée que sous ses aspects problématiques.

À qui la responsabilité?

«On n’aborde pas la sexualité comme on aborde les mathématiques», rigole Annie Caron.

Selon la spécialiste, une partie de l’éducation pourrait être donnée par les enseignants, mais les sujets plus sensibles devraient être abordés avec des sexologues, comme les agressions, la globalité de la sexualité, c’est-à-dire les orgasmes, le plaisir, etc. «Au moins, laisser aux sexologues le soin d’aborder certaines thématiques plus sensibles.»

De son côté, Sébastien Morin, enseignant d’éducation physique à l’école primaire l’Oasis à Lachute, pense qu’une sexologue serait surtout nécessaire au secondaire. «Le sexe fait plus partie de la vie quotidienne à l’adolescence. À 14 ans les jeunes commencent à avoir des relations sexuelles. Je crois que ça un gros impact sur les liens d’amitié et les réputations des élèves, sur leur confiance en soi. Il faudrait une personne ressource pour se confier, car à cet âge-là on a de la difficulté à en parler avec ses parents. Au primaire, ce serait trop jeune».

D’autres professeurs, comme madame Richer, croient plutôt que la responsabilité de l’éducation sexuelle incombe aux parents et aux enseignants à parts égales.

«Mais, il y a des parents qui ne sont pas capables de la faire, donc l’école est là. L’école devrait également aller au-delà des sujets comme les préservatifs et les maladies, il faut aussi leur parler de plaisir et d’amour entre autres.»

Cependant, deux enseignants se disent mal à l’aise à donner de tels cours: «C’est difficile d’intervenir, surtout en tant qu’homme, déplore monsieur Morin. Il y a plusieurs de mes collègues qui ne sont pas à l’aise, car elles ne sont pas formées pour traiter de ce sujet. Une prof me disait récemment que si elle avait une formation, elle le ferait. Les professeurs ne savent pas quels sujets il faut aborder avec les jeunes, ni comment leur en parler.»

Cette peur de mal communiquer l’information pourrait freiner la réintégration des cours d’éducation à la sexualité dans les écoles prévue pour l’automne prochain, car le gouvernement laissera aux écoles le choix d’adhérer au programme ou non. « Le temps d’enseignement et le budget consacré à ces cours sont aussi des problèmes auxquels le gouvernement n’a pas songé, précise Annie Caron. Il n’y a pas de plage horaire prévue pour l’éducation sexuelle. Les enseignants devront donc couper dans leurs propres cours pour y faire de la place».

En complément à Reflet de Société +

L’hypersexualisation des  jeunes filles est une phénomène dont on ne fait plus tabou. Pour mieux comprendre ce phénomène, Chantal Jouanno, sénatrice française, a été chargé d’enquêter sur le sujet. Un reportage de Public Sénat.

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Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

Orgasme féminin : histoire du clitoris

Le court documentaire animé réalisé par la Québécoise Lori Malépart-Traversy a remis au goût du jour un des organes les plus méconnus du corps féminin: le clitoris.

Un texte de Mélina Soucy – Dossier Sexualité

Inspiré de l’ouvrage La fabuleuse histoire du clitoris de Jean-Claude Piquard, le court-métrage partagé sur le web le 18 juin 2017 démystifie l’anatomie du clitoris et retrace la perception du plaisir sexuel féminin à travers les époques. À la fin du documentaire, une question subsiste: le plaisir féminin est-il toujours un sujet tabou aujourd’hui?

«Personne ne peut donner de réponse claire à cela, mais il y a plusieurs facteurs historiques qui expliquent le malaise. Depuis la fin du 18e siècle, le clitoris est devenu moins intéressant, car les hommes ont compris qu’il n’avait aucun rôle à jouer dans la procréation. Une fois que le désir féminin est devenu moins important pour assurer une descendance, il y a eu un changement de paradigme dans la sexualité», explique Julie Lavigne, professeure au département de sexologie de l’UQAM et membre de l’Institut de recherche en études féministes (IREF).

Avant cette découverte, l’orgasme féminin était recommandé, même par l’Église catholique. «Encore là, il y avait un lien avec la procréation. Le plaisir charnel, seul ou à deux, est perçu négativement.

L’Église recommandait cela, car selon elle la femme avait un surplus de sexualité et était beaucoup plus charnelle que l’homme. Si elle assouvissait ses besoins fondamentaux, elle ne tenterait pas autant son partenaire à commettre un péché. Plus tard, lorsque le changement de vision s’est effectué, les dames ont pu dire au revoir au plaisir», renchérit l’experte. Le renversement de paradigme s’illustre par la dissociation du rôle reproducteur et du plaisir de la femme dans la sexualité. «À partir du 19e siècle, la femme est devenue passive. Une fois passive, on n’a plus vraiment besoin du clitoris.

On n’a plus de plaisir, on n’a plus de désir. La psychanalyse a eu un impact majeur.

Si une femme a trop de plaisir, elle bascule automatiquement du côté de la pute. Il y a toujours cette mince ligne sur laquelle les femmes doivent naviguer.

Chez Freud, neurologue autrichien et fondateur de la psychanalyse, toutes les femmes qui continuent à se masturber le clitoris sont considérées masculines, car l’activité de se masturber est masculine. La seule manière de jouir de façon mature c’est par une pénétration phallo-vaginale, selon lui», raconte la chercheuse.

Le désintérêt envers le clitoris se manifeste aussi dans les recherches scientifiques. «La première représentation imagée complète du clitoris date de 1998, la même année où il y a eu l’invention du viagra, ce qui est étonnant. C’est surprenant, car ce qui ne sert pas à la médecine, comme le viagra, n’est pas intéressant à étudier. Même maintenant, comment peut-on justifier une recherche sur le clitoris alors que cela ne répond à aucun problème de santé publique? Il faudrait quasiment qu’il y ait un cancer du clitoris pour que l’on commence à s’y intéresser!», croit la professeure.

Même si on parle de plus en plus de la sexualité des femmes aujourd’hui, les femmes sont toujours stigmatisées. «Elles marchent continuellement sur des œufs. Si une femme a trop de plaisir, elle bascule automatiquement du côté de la pute. Il y a toujours cette mince ligne sur laquelle les femmes doivent naviguer. Ça fait en sorte que l’on parle de façon plus nuancée de la sexualité des femmes. Même les femmes entre elles en parlent de cette façon», conclut-elle.

Photo de couverture : Lori Malépart-Traversy. Extrait du documentaire Le clitoris.

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Le sexe et les jeunes

Raymond Viger | Dossier Sexualité

La Presse Canadienne nous informe que le ministère de l’Éducation laisse tomber les cours d’éducation sexuelle dans les écoles secondaires. Ce sera maintenant la responsabilité de l’ensemble des enseignants de parler de sexe à leurs étudiants. Si le ministre de l’Éducation y croit… moi je n’y crois vraiment pas.

La majorité des enseignants ne voudront pas s’aventurer sur le terrain de la sexualité avec les jeunes. D’une part, ils ont des objectifs à atteindre dans leur matière (Français, mathématiques et autres). Déjà on considère que nos jeunes n’ont pas assez de connaissance dans certaines matières, je vois mal comment un professeur de français va faire pour arrêter son cours et parler sexe avec ses jeunes.

D’autre part, ces enseignants ont-ils la formation et la compétence pour parler de sexe avec des étudiants? C’est pas parce que je trippe sur les formules d’algèbre et que je trippe à enseigner la géométrie que je trippe nécessairement à parler de sexe avec mes jeunes.

Il y a aussi un inconfort important qu’il ne faut pas négliger. Avec la peur d’être accusé de pédophilie, la majorité des hommes qui enseignent aux jeunes ne veulent tout simplement pas aborder un sujet comme la sexualité avec les jeunes. Il y a plus de 3 ans, nous avions déjà fait un reportage sur cette problématique.

le Ministère a déjà abandonné le cours de Formation personnelle et sociale (FPS), cours dans lequel on pouvait inculquer des connaissances générales et humaines aux jeunes, une philosophie de vie.

Les jeunes n’arrêteront pas de se questionner sur la sexualité et de vouloir en parler. En tant que société si nous ne prenons pas nos responsabilité, qui va le faire? Internet, un chef de gang, un pimp…?

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couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche. 14 ans et plus. Parental Guidance

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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